Partagez | 
 

 CONCOURS Exemples de RP

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Quel est votre RP préféré parmi ceux proposés par les membres ci-dessous ?
Cash Systol
0%
 0% [ 0 ]
Paige M. Costanza
6%
 6% [ 1 ]
Sidney F. O'Connor
38%
 38% [ 6 ]
Raphael J. Weaving
25%
 25% [ 4 ]
Alaina B. Milk
0%
 0% [ 0 ]
London J. Hopkins
0%
 0% [ 0 ]
Anja Malkovski
6%
 6% [ 1 ]
Stanislas Lebovski
6%
 6% [ 1 ]
Gabrielle Peterson
0%
 0% [ 0 ]
Damon Macchiavelli
0%
 0% [ 0 ]
Hamm O. Grey
19%
 19% [ 3 ]
Total des votes : 16
 

AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:08

Bonsoir à tous !

Comme nous vous en avions parlé plus tôt, il y a même un peu plus d'un mois, nous avons créé un topic où vous, membres de TDS, pouviez proposer vos RPs pour les voir apparaître dans la vitrine des "Exemples de RP". Ainsi, nous procédons comme prévu à un sondage. Lisez les RPs proposés et votez pour votre préféré. Un seul choix est possible pour éviter les "abus" et vous obliger à voter pour celui que vous avez le plus aimé, celui qui retranscrit selon vous mieux l'idée que l'on peut se faire du forum, et celui qui vous semblerait le mieux dans la vitrine du topic "Exemples de RP".

Ceux qui auront le plus de votes seront affichés dans ce topic, et il y aura 4 ou 5 gagnants (selon s'il y a ex-aequo pour les 4e ou non Wink). 11 propositions sont sous vos yeux, merci de prendre le temps de les lire et de voter, et que les meilleurs gagnent !

(Il me semble bon de rappeler que le vote est anonyme, et pour ceux qui auraient des multicomptes, merci de ne pas abuser de ça pour re-voter, soyez honnête et respectueux pour ceux qui n'ont qu'un seul vote Wink).

Dans les posts suivants seront postées les différentes propositions.

Passez une bonne soirée !

EDIT : Le sondage sera clos le dimanche 27/02 !


Dernière édition par C. Justice Gray le Lun 28 Fév - 1:52, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:09

Cash Systol a écrit:
Allez hop, un exemple, tant de RP que de façon de remplir le formulaire Wink

Pseudo personnage : Cash Systol
Pseudo(s) partenaire(s) : Aux participants de l'intrigue I - Braquage de la Banque Internationale
Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/t603p20-intrigue-i-braquage-a-la-banque-liste-i
RP proposé :
Citation :
A l'instant même ou Systol amorçait un geste pour se relever et prendre part au combat opposant ses hommes à la Loi armée de New York, une voix amplifiée par mégaphone se fit entendre dans le brouhaha incessant de l'affrontement :

- C'est parti, ramenez-moi Systol, mort de préférence !

S'il n'avait pas eu la gorge obstruée par une rivière de sang, Cash aurait certainement soupiré d'exaspération. Qu'on le prenne pour cible était d'une banalité affligeante, mais qu'on s'estime en mesure de le tuer avait le don de lui faire lever haut les yeux vers le ciel. Comme s'il suffisait d'y croire pour avoir sa peau maintenant qu'on estimait sa carcasse à plusieurs dizaines de milliers de dollars ? Son regard agressé par les fumigènes chercha dans la poussière environnante une trace du magot qu'il peinait à abandonner pour sauver sa vie. Ce casse représentait tellement plus que de l'argent à foison, il représentant un affront, une provocation suprême qu'il avait touché du bout des doigts avant qu'on ne lui arrache la possibilité de se poser comme étant le seul et unique brigand à avoir su percer la muraille de la banque la plus protégée du pays. Un sentiment de rancœur et de frustration absolue s'empara de lui tandis que les secondes s'égrainaient en diminuant toujours plus le nombre d'alliés vivants qu'il lui restaient dans la banque. La voix de son arrogance envoya des pulsions suicidaires par vagues répétitives à son cerveau en hyperactivité. Dans un flash de folie pure, Cash se vit courant entre les balles pour assassiner le maire sous les yeux de tous les médias, laissant derrière lui l'image de l'être le plus cinglé et le plus malfaisant que l'histoire ait jamais compté. Mais la froide logique reprit vite le dessus et vint calmer ses envies de vengeance immédiate. La pleine confiance qu'il avait en ses capacités d'évasion lui revint presque aussi instantanément qu'elle était partie et déjà il envisageait de s'enfuir pour mieux remettre ça, un autre jour, dans un autre endroit, avec toujours plus de tapage et de sang pour illustrer la grandeur de la décadence dont il faisait l'apologie.

Rangeant son arme, Systol prit la voie de l'égoïsme en assumant pleinement le fait de laisser des dizaines d'hommes loyaux mourir pour lui tandis qu'il furetait déjà la recherche d'une issue de secours. Il fallait agir vite, pendant que les fumigènes et la panique des otages ne s'étaient pas encore dissipés. Accroupis et sans plus attendre, Systol profita de la lente avancée du SWAT vers les guichets des employés pour se réfugier dans le seul coin de la banque encore occupé par ses complices. Personne ne fut disposé à lui accorder le moindre regard, tout le monde étant bien trop occupé à sauver sa propre vie et c'est donc sans rencontrer d'opposition ni d'obstacle que Systol parvint à franchir la porte des locaux de service. Là, dans le calme relatif que lui offrait le couloir menant à l'arrière de la banque, Cash s'accorda 10 secondes de réflexion. S'il agissait rapidement, il arriverait à sortir avant que des agents du SWAT n'aient la bonne idée de pénétrer par derrière. Seulement, il ne pouvait prendre le risque de sortir tout courant de la banque, sous peine de se faire fusiller par les hypothétiques agents déjà en faction du côté Sud de l'édifice. Son regard se posa alors sur le placard des employés, là où les responsables de guichets rangeaient leurs vêtements de civils pour endosser l'uniforme de la banque. Le pari était osé, mais il fallait essayer ...

En moins de temps qu'il n'en aurait fallu pour lui faire une injection dans le couloir de la mort, Cash se débarrassa de sa tenue jadis immaculée et enfila le " Jean / T-shirt " d'un employé un peu plus gros que lui. Il se débarrassa promptement de son arme et fouilla tous les sacs à main posés sur les étagères à la recherche d'un objet tranchant. Lorsqu'il tomba sur une paire de ciseaux de couture, il n'hésita pas et se coupa les cheveux aussi courts que le peu de temps dont il disposait le lui permettait. Enfin, il inspira profondément pour s'attaquer à la partie la plus difficile de sa métamorphose : le changement de faciès. Bien que les éclats de verre l'aient déjà fort amoché, Systol ne pouvait pas prendre le risque d'être reconnu. C'est ainsi qu'il serra les dents avant de s'infliger à lui-même d'horribles souffrances. Ses doigts élargir les trous déjà béants de ses joues, ses ongles arrachèrent peau et sourcils pour transformer son visage en véritable pièce du boucher. La douleur était telle qu'il faillit perdre connaissance, mais la satisfaction du travail bien fait le ramena à la raison.

Sans plus attendre, il se précipita vers la porte de service et se retrouva dehors, en plein jour, face à une rangée d'agents spéciaux suréquipés qui le mirent en joue avec des mouvements brusques.

- PITIÉ ! NE TIREZ PAS, NE TIREZ PAS ! S'exclama-t-il d'une voix qui n'avait rien à voir avec la sienne.

Il fléchit les genoux et s'effondra sur le sol, les mains levées jusqu'à la dernière minute en signe d'inoffensivité.

- BOUGEZ-VOUS, VOUS VOYEZ BIEN QU'IL N'EST PAS ARMÉ ! Hurla une voix féminine en se rapprochant à grands pas du corps volontairement immobile de Cash.

Des mains le retournèrent et une exclamation horrifiée le rassura quant à l'horreur innommable qui habitait désormais chacun de ses traits. Pour le spectacle, il s'accorda même une toux grasse qui fit gicler le sang sur la tenue immaculée de l'urgentiste.

- Cet homme est gravement blessé, il faut l'amener à l'hôpital !
- Un instant, montrez nous son visage ! Ordonna une voix masculine et méfiante que Systol reconnu comme étant celle du maire. Mon dieu ... Oh mon dieu !
- Avec tout mon respect monsieur le maire, cet homme ne correspond en aucun cas au signalement du Cow Boy. Regardez ses vêtements, je serais fort surprise que le criminel ait pris le temps de se changer et de se refaire une coupe de cheveux dans la foulée, entre deux échange de coups de feu !

Connely sembla soupeser le vrai du faux avant de soupirer et de parler dans son talkie walkie.

- Avis à toutes les unités, possibilité d'évacuer les otages côté Sud, je répète, possibilité d'évacuer les otages côté Sud, ne tirer qu'en cas de doute sérieux. Allez-y Maja, et faites ce que vous pouvez pour ce pauvre homme.

Systol retint le sourire diabolique qui menaçait d'étirer ce qu'il restait de ses lèvres. Il avait réussi. Des brancardiers vinrent le porter pour l'amener à l'ambulance dans laquelle le corps médicale se préparaient à l'arrivée des autres victimes du braquage. On l'installa sur un lit de fortune et - depuis l'endroit où il se trouvait - Cash put ouvrir les yeux sur la façade Nord de la banque, celle-là même qui venait de se faire ravager par la rocket.

- Ne bougez pas monsieur, je reviens tout de suite. Par pitié, ne touchez pas votre visage, nous allons tout arranger. Le somma la jeune femme à la blouse pleine de sang.

Systol attendit qu'elle s'éloigne pour se relever. La tête lui tournait dangereusement, signe qu'il n'y était pas allé de main morte dans ses mutilations et qu'il avait tout intérêt à dégager prompto avant de finir dans les pommes. Au dehors, personne ne semblait disposé à s'attarder sur la seule et unique victime sortie de l'enfer de la banque. Médias, officiers, médecins, tous avaient le regard tourné vers le bâtiment pris d'assaut par les forces de l'ordre. Avec un sourire démentiel, Systol sauta du camion et s'éloigna à vive allure pour se mettre à couvert dans une ruelle adjacente. Il savait que ce n'était qu'une question de temps avant qu'on ne découvre ses vêtements et le reste de sa chevelure sur le sol du couloir de service, aussi s'empressa-t-il de déguerpir dans la noirceur des ruelles étroites qui reliaient les avenues entre elles.

Le fait était qu'on avait encore jamais vu quelqu'un repousser aussi loin les limites de l'évasion. Une intense satisfaction s'empara de Systol qui - non content d'avoir provoqué la mort de dizaines de personnes et d'avoir fait augmenter la tension de tous les citoyens ayant des placements à la banque internationale - se félicitait d'avoir, en plus de ça, ridiculisé une nouvelle fois le maire et sa clique en leur glissant entre les doigts comme de l'eau qu'on enrage de ne pas savoir contenir.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : Si je propose ce Rp là plutôt qu'un autre c'est avant toute chose parce qu'il parle aussi bien de criminalité que d'autorité. On y stipule l'action du Maire sur le braquage, ainsi que celle des braqueurs, je pense que l'ambiance Dark Side avec le sang, les valeurs immorales et tout ce qui s'en suit y est assez bien représentée. Bien que j'y parle de la défiguration de Cash, je le vois avant tout comme un post tiré de la première intrigue du forum et qui - donc - le représente en partie.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:10

Paige M. Costanza a écrit:
Je me lance pour le fun Wink

Pseudo personnage : Paige M. Costanza
Pseudo(s) partenaire(s) : Cash Systol, l'ennemi public numéro 1 en personne x)
Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/t3837-acte-xvii-guet-apens-paige
RP proposé :
Citation :
Faîtes vos jeux. Rien ne va plus ! Oui, c’était un peu près l’état d’esprit avec lequel je m’enfonçais dans des ruelles toutes plus lugubres les unes que les autres, affublée de vêtements dix fois trop serrés qui me coupaient la respiration. Enfin peut-on appeler ça des vêtements d’ailleurs ? Au mieux c’était une nuisette… Encore que je me demandais si une nuisette n’était pas plus habillée ! Cette robe, rouge bien sur, était si courte qu’elle était entièrement dissimulée sous mon manteau noir. Pourquoi rouge ? Parce que les russes adorent le rouge, tout simplement… Mes cheveux étaient lissés avec un tel soin, qu’on aurait cru à des rajouts. Mon maquillage était, quant à lui, volontairement tape à l’œil et contrasté. Un rouge intense recouvrait mes lèvres et un épais trait de crayon noir conférait à mon regard une intensité jamais égalée. Mes cils étaient courbés de manière si docile que, là aussi, on aurait pu aisément croire à un accessoire de mode. Enfin, pour compléter cette allure de femme fatale russe, des bottes en cuir noires à talons aiguilles remontaient jusqu’à mon genou. Bref, vous l’aurez compris, ce n’était pas exactement la tenue règlementaire du MI6. Et heureusement ! Je n’allais pas débarquer dans un cercle de jeu clandestin russe habillée en tailleur pantalon noir et chemisier blanc. Autant mettre une pancarte sur mon front avec écrit « Je suis du MI6 alors ne me loupez pas ! ». Non, la première chose qu’on nous apprend lorsqu’on est espion c’est de se fondre dans le décor qu’on infiltre. Si vous infiltrez une branche terroriste d’Al-Qaïda, vous mettez le voile. Si vous cherchez à vous faire bien voir devant une famille bourgeoise anglaise, vous sortez le serre-tête et la jupe plissée bleu marine. Et si vous voulez, comme dans le cas présent, entrer dans un cercle de jeu russe très fermé, vous vous habillez en callgirl russe. C’est aussi simple que ça. Bien sur, lorsque je m’étais préparée à mon appartement, je n’avais pas pris en compte un facteur des plus importants : si je tombais sur la cible que je recherchais, cette tenue serait un véritable handicap. Non seulement se battre en talon aiguille n’est pas très recommandée mais en plus, vu le peu de tissu qui me recouvrait, je n’avais pu dissimuler aucune arme sur moi. Et vous croyez que tout cela m’aurait arrêté ? Non…bien sur que non. Non pas que je fus prise d’une forte envie de suicide récemment, mais le fait est que j’avais vraiment besoin d’attraper Systol. Plus que n’importe qui d’autre. J’avais besoin de ce terroriste pour retrouver ma crédibilité d’agent du MI6. En effet, depuis quelques temps, cette crédibilité ne tenait plus qu’à un fil. Fil de très mauvaise qualité qui pourrait céder d’un moment à l’autre. Le temps m’était compté et j’étais prête à suivre n’importe quelle piste, plus ou moins sérieuse, ayant un rapport de près ou de loin avec l’ennemi public numéro 1. Et cela incluait donc également les pistes qui me menaient droit dans la gueule du loup : le territoire russe.

Le territoire russe était dangereux à double titre pour moi. D’abord, si un de ses habitants venaient à comprendre que j’étais un agent du MI6, j’aurais le droit à des cours de natation avec une batterie de voiture à chaque pied. C’est très difficile de nager avec des batteries de voiture parait-il… Puis, si par chance il ne découvrait pas que je faisais partie de l’agence britannique mais qu’ils apprenaient que j’étais un membre plus ou moins estimée de la mafia italienne, ce ne serait pas des cours de natation qui m’attendraient mais bien des séances de torture. Bref, il y avait vraiment de quoi être nerveuse, vous ne croyez pas ? Et pourtant je n’avais pas le droit de trop montrer mon stress. Je devais faire comme si j’avais ma place ici. Une chance que mon russe n’était pas entièrement rouillé. Je ne remercierais jamais autant le MI6 de nous avoir enseigné tant de langages que maintenant… Je continuais d’avancer tout en m’assurant de garder une démarche rapide et assurée. Rapide et assurée, mon œil ! Un pot d’échappement un peu trop fort au démarrage d’une moto et voilà que je croyais qu’on me tirait dessus. Je sursautais et me tournais vivement pour découvrir les feux arrières d’un véhicule terrestre à moteur s’éloignés. Je posais ma main sur ma poitrine. Je sentais mon cœur battre à tout rompre. Je fermais quelques secondes les yeux et pris une profonde inspiration pour me calmer. Je devais à tout prix restée calme. C’était ma meilleure chance. Et bah, je suis mal barrée… Franchement, il n’y avait pas de quoi stressée… Ce n’est pas comme si j’étais venue toute seule… Oh minute ! Si, si, je suis venue toute seule et absolument personne ne savait ou je me trouvais à cet instant précis. Ni Marco, ni Ian, ni personne… Et, bien sur, j’avais laissé mon portable chez moi. De cette manière, j’étais certaine que personne ne pourrait me tracer en cas de soucis. Maline Paige… Bien joué ! Bon aller, tu peux encore faire demi-tour et te comporter comme une fille raisonnable. File dans ta voiture et va appeler Ian ! Vous avez déjà vécu de plus scabreuses situations, il saura t’aider… Sauf s’il est trop occupé à chercher un moyen de me tuer et de faire passer ça en accident… Si ça se trouve il m’a suivit ici et il va me balancer aux russes pour se débarrasser de moi ! Non, non, non… ça n’a aucun sens ! Reprends-toi ma veille ! D’autant plus que, ça y est… Tu es arrivée.

Je montais les trois premières marches qui menèrent à une lourde porte métallique, probablement blindée. Je pris une dernière inspiration et me jetais dans l’arène en frappant trois grand coup. Une petite trappe s’ouvrit et je croisais alors le regard glacial d’un russe qui, à son expression, aurait bien fait de moi son quatre heure. Il me demanda le mot de passe et je priais intérieurement pour que les sources du FBI où j’avais récupéré le fameux mot de passe, soient fiables. Dans un russe impeccable je prononçais les trois mots qu’il attendait de moi et la porte s’ouvrit. Désormais j’avais en face de moi un colosse qui devait faire le triple de ma taille en hauteur et en largeur. Un débardeur noir laissait largement entrevoir les muscles saillants de ses biceps. Ce type pourrait me tuer en une simple étreinte… C’était très flippant et pourtant je ne laissais rien paraitre. J’avais vécu pire. Certes je n’avais jamais été seule, mais j’avais vécu pire. Heureusement, l’adrénaline était là pour me booster un peu et éviter à mes jambes de s’entrechoquer. J’ôtais ma veste que je tendais à l’homme qui venait de m’ouvrir. Son regard se fit de plus en plus pervers et lorsqu’il osa me mettre la main aux fesses je pris son annulaire gauche que je pliais à 180° sur le dos de sa main. Le tout en lui suggérant d’aller s’adonner à quelques pratiques adoptées depuis des générations par la communauté homosexuelle – et pas qu’eux d’ailleurs. L’avantage de cette prise c’est que, avec un effet de surprise, elle était efficace sur n’importe qu’elle adversaire y comprit le sosie russe de l’ex-gouverneur de Californie. Bien sur, il leva la main sur moi mais je me baissais à temps pour éviter la gifle du siècle. Je finis par lui expliquer que j’appartenais à une des familles les plus puissantes de Moscou et que s’il continuait ainsi, c’est lui qui apprendrait à nager avec des batteries. J’ignore s’il était particulièrement stupide ou si l’affront de mon regard l’avait convaincu mais le fait est qu’il me conduisit bien sagement au salon privé.

En traversant les longs couloirs je me posais sans cesse la même question : « dans quoi est-ce que je m’embarquais ? ». Tout ce que j’avais à faire c’était de me faire admettre à la table de poker et d’engager la discussion avec de dangereux mafieux russes sur le sujet de Cash Systol afin de collecter quelques informations. C’est dingue comme ce plan ne m’apparaissait comme stupide que maintenant. Mais j’imagine qu’il était trop tard pour faire marche arrière. Au pire je pourrais toujours jouer la carte de la séduction pour amadouer un des mafieux et le faire parler au lit. Vous cherchez une bonne agence de callgirl ? Je vous suggère le MI6… Finalement, après bien des couloirs, j’atteignis enfin le salon privé. En entrant, un frisson me parcourut la moelle épinière. J’étais la seule femme de la pièce et les hommes déjà installée à table avaient tous levé les yeux sur moi. Tous sauf un dont je ne voyais que le dos. Le colosse alla murmurer deux mots à ce que je pensais être le maitre de jeux qui annonça :

« Mlle Petrovitch va se joindre à la partie. »

Une vague étude préalable du sujet, m’avait appris que la famille Petrovitch était une famille très puissante et qui avait de nombreuses relations dans la mafia. On murmurait qu’elle comptait de nombreux membres et que beaucoup n’avait encore jamais montré leur visage. Voilà pourquoi j’avais cru que cela était une bonne couverture. La mystérieuse cousine du troisième degré de l’oncle du mari de la tante… Bref vous voyez le genre. Bien sur il n’allait pas me croire sur parole. Ils allaient demander des preuves. Des preuves physiques. En effet, en farfouillant dans des dossiers top-secret des agences gouvernementales russes – et non je ne divulguerais pas mes sources – j’avais appris que les membres la famille Petrovitch avaient tous sans exception un tatouage de l’étoile rouge dans la nuque. Tatouage que j’avais fait plus tôt dans la matinée. Un doute m’envahit… Allait-il remarquer que le tatouage était récent ? Vu l’obscurité de la pièce, j’en doute. De toute façon il était trop tard… L’un des hommes s’approcha de moi et me souleva les cheveux pour vérifier ma nuque. Ce fut les secondes les plus longues de ma vie. Finalement, cela l’avait satisfait puisqu’il me salua et se présenta en m’embrassant la main. Un sourire se dessina sur le coin de mes lèvres. J’étais rentrée. Le plus dangereux était derrière moi – du moins je le croyais. Bien sur, j’aurais énormément de mal à expliquer à Marco le tatouage de l’étoile rouge dans la nuque mais chaque problème en son temps… Je pris place à la table de poker à côté de l’homme qui ne m’avait pas décroché un regard et dont le visage était dissimulé par un chapeau. Surement une technique pour ne pas qu’on repère ses mimiques de bluffeur. On me donna des jetons et je pris en main mes premières cartes. Le jeu pouvait commencer.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : Parce que moi j'aime la Paige badass un brin suicidaire et chtarbée x) Et aussi parce que des rares postes que j'ai écrit et que j'aime bien (parce qu'il y en a pas des masses de ce genre là) c'est celui qui reflète le mieux la situation du personnage, son caractère et qui montre l'ambiance "Dark Side" du forum.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:10

Sidney F. O'Connor a écrit:
    *arrive rouge comme une tomate*
    B'jour...


    Pseudo personnage : Sidney F. O'Connor
    Pseudo(s) partenaire(s) : Hyppolite A. Marshall
    Lien du sujet : Dog Fight
    RP proposé :
    Citation :
    Marshall. O'Connor. La longue histoire voudrait tout simplement que les deux hommes ne pouvaient pas s'entendre, ils avaient tous les deux des caractères semblables certes, mais une philosophie très différente. En effet, Hyppolite Marshall aimait se mêler de ce qui ne le regardait pas, ennuyer les gens étaient son passe-temps favoris et il pouvait vous pourrir la vie autant qu'il voulait, mais souhaitait qu'on lui foute la paix. Fitz, c'était une autre histoire, on ne le faisait pas chier, on ne le menaçait pas ou on ne le provoquait pas et il vous laissera tranquille peut importe que vous soyez un saint ou un criminel. Par contre, dans le cas contraire, il se fera un plaisir de faire de vous faire constater de la qualité médiocre de votre misérable vie ou il vous en mettra une sévère dans la figure, généralement ça détend l'atmosphère et c'est plus direct. Il avait en vérité une âme de diplomate, peu importe ce qu'avancer les puristes. Face au recruteur, l'agent savait pertinemment quelle carte jouer, l'indifférence, son interlocuteur pouvait le trouver arrogant, mais il n'avait jamais dû regard dans un miroir, car Narcisse lui-même en pâlirait. Ce qui l'intéresse ? Sa petite personne, le profit qu'il peut tirer d'une situation. Ce qui l'irritait, l'indifférence et l'absence totale de réaction à toutes ses attaques pathétiques et sournoises. Il n'avait pas quitté son siège de juge pour rien, après tout l'avantage c'est d'avoir le pouvoir et la possibilité de s'exprimer, ce que lui permettait son activité actuelle, être juge voulait dire écouter les autres parler et non s'écouter parler.

    Analyse psychologique d'O'Connor 101, il avait décidément manqué sa vocation de psychologue/psychanalyste. Il se rendit soudain compte que son interlocuteur ne s'était pas gêné pour lui répondre en le comparant à un chien à son tour. Un léger sourire moqueur se dessina sur les lèvres de son interlocuteur qui jeta un coup d'oeil sur son arme chargée avant de la glisser dans son holster et s'installer en face du recruteur. Il ne comptait pas camper ici ce soir et s'il voulait garder le fauteuil l'agent le balancera avec lui avec tant pis pour la vitre il était prêt à payer de sa poche. Mais il n'était guère le temps de se montrer violent ou hostile, laisser Hyppolite s'amuser était ce qu'il pouvait faire de mieux, il n'avait pas de temps à perdre. Il récupéra les quelques dossiers disposés sur la table pour les lire en diagonale. Simple curiosité.

    « A l'évidence, te demander le pourquoi de ce voyage impromptu sera synonyme d'un gaspillage de salive inconvenant, je me contenterai donc de te poser cette autre question, O'Connor : connais-tu la différence entre un martyr et un héros ? » Sidney s'arrêta aussitôt dans sa lecture, levant les yeux vers son interlocuteur, refermant le dossier qu'il venait à peine d'ouvrir, « Un martyr meurt pour ce en quoi il croit, un héros meurt parce qu'on ne lui donne pas le choix. » Your point is ? Car à ce moment précis l'agent ne voyait pas exactement où voulait en venir son interlocuteur dont le sourire c'était soudain effacé, « Es-tu un héros, Sidney O'Connor ? »

    ♤♤♤

    « Es-tu un héros, O'Connor ? » Venu de nulle part, Sidney continuait d'appuyer sur la blessure de son camarade. Autour d'eux les coups de feux avaient cessé depuis longtemps, mais personne n'était venu les chercher. Avec sa veste O'Connor avait fait un garrot sur la jambe droite de son camarade et continuait à appuyer sur celle que le soldat avait aussi au flanc. La question tombait de nulle part, sous la chaleur accablante du désert, dans un moment critique. Le camps n'était plus très loin, ils allaient y arriver, O'Connor ne laissait jamais un homme derrière lui. Jamais.

    Les snipers avaient été pris en embuscade par les talibans. Arrivés quelques semaines plus tôt en renfort, les marines étaient venues prêter mains forte alors que l'armée de terre attendait la relève. Ce fut plutôt calme malgré les échanges violents, que des blessés, mais l'embuscade de ce matin était la plus meurtrière depuis qu'ils étaient arrivés et Sidney avait conscience de trainer avec lui un mourant plutôt qu'un blessé grave. Planqué dans un trou d'obus les deux hommes tentaient de réguler leur respiration, la blessure continuait à saigner abondamment malgré le bandage improvisé du marine.

    « Sidney... Te considères-tu comme un héros ? » Répéta l'homme agrippant au bras d'O'Connor qui s'était muré dans le silence. « Put**n, tu crois que c'est vraiment le moment ? » L'homme éclata de rire crachant un peu de sang, le sniper palissa un peu plus, « Ne déconne pas Max ! » Il retira la main de Sidney de sa blessure, ce dernier la posa de nouveau automatiquement. « Laisse tomber, c'est fini. » Le sniper voulait protester. « Laisse-moi là et fait moi plaisir, dis à ma femme que j'ai décidé de refuser la médaille. » Le plongeur durci son regard. « Qu'est-ce que tu... Tu sais qu'il te les donneront quand même. » Le soldat roula des yeux. « A quoi servira une médaille à ma femme imbécile, ces trucs c'est que des conneries, tu te considères comme un héros en tirant sur ces hommes ? » Sidney arrêta d'appuyer sur la blessure de son interlocuteur, le regardant dans les yeux avant de lever les yeux. « Non. » L'homme eut un sourire et exerça une pression plus forte sur le bras de son supérieur pour le réconforter. « Alors, dis-leur pour moi... ».

    ♤♤♤

    Dans les films, le soldat mourant a toujours le temps de dire une dernière phrase et pensé pour sa femme, l'homme en face de Sidney était tout simplement mort ainsi. On l'enterra avec les honneurs et la médaille, mais la femme de l'homme n'est jamais venue la chercher. Fitz, lui, n'avait jamais été capable de donner une véritable réponse à cette question (et la narratrice a mis plus de deux semaines pour trouver la réponse -no comment-), la définition d'Hyppolite se tenait, c'était un point de vue comme un autre, mais en aucun cas l'avis d'O'Connor qui depuis longtemps continuait à affirmer qu'il avait le choix autant que les personnes qui croyaient au destin ou autres conneries spirituelles du genre. Septique, oui. Pessimiste, parfois. Fataliste, il préférait crever. Oh, on l'avait déjà appelé un héros, on lui avait même donné des médailles dans ses services dans l'armée et même au NCIS, mais il ne les avait jamais acceptés ou venu les chercher. Il ne faisait pas un boulot pour les promotions ou les galons, il faisait ce boulot parce que c'était la seule chose qu'il aimait faire, qu'il savait faire et surtout qui le faisait vivre. Il préférait tenter de mettre un peu de justice, défendre ses principes et valeur, que de tout foutre en l'air. Une citation disait que, un courage indompté, dans le coeur des mortels, Fait ou les grands héros ou les grands criminels. Une citation qui résumait plutôt bien les situations, dans lesquelles, pouvait se trouver l'agent spécial. C'était à lui de choisir un bord et il l'avait choisi depuis longtemps, bien que parfois il allait au-delà des limites du légal, mais les personnes étaient bien hypocrites d'affirmer qu'elle n'avait jamais rien fait d'illégal. On tous garé sa voiture dans un parking interdit, même cinq minutes avec les feux de détresse ou encore emprunté sans jamais rendre la gomme de son voisin, comme penser très fort à la mort d'une personne. Oui, c'était aussi illégal, futile, mais illégale.

    Un ange passa. Il ne devait pas s'être écoulé plus d'une minute depuis que le recruteur avait posé la question à Sidney qui l'avait observé le temps de sa rapide réflexion. Il voulait une réponse, il le la lui donnerait, l'agent spécial ne se défilait jamais devant une question même la plus difficile qu'elle soit. Avachi sur son siège, les doigts croisés posé sur la table et le sourcil levé, il continuait à se demander où voulait en venir son interlocuteur et s'il il avait réussi à lui faire perdre pied quelques secondes, O'Connor savait se maîtriser un minimum,

    « Je n'ai jamais rien dis de ce genre. » Répondit-il froidement avant de se redresser sur son siège rapprochant son visage blessé de son interlocuteur, son éternel expression neutre, mais autoritaire sur le visage. « Tout le monde peut être un héros. Qu'il s'agisse d'un scientifique, ou d'un soldat, ou un toxicomane, ou d'un politicien médiocre... » Il se redressa et se dirigea de nouveau l'étagère, se baissant avec précaution pour ouvrit une porte coulissante où se trouvait quelques bouteilles et des verres. « Un homme peut être un héros parce qu'il souffre et désespère, ou parce qu'il pense logique et analytique, ou parce qu'il est ''sensibles' 'ou parce qu'il est cruel. » Il retourna sur ses pas poursuivant son petit speech improvisé. « Nous sommes tous, le héros de quelqu'un ou alors personne ne l'est. On peut y croire ou non, ça ne changera pas ta vie, ni la mienne, mais celle d'une personne peut-être. » Il se servit un verre avant de poser la bouteille sur le bureau. « Ne te retiens surtout pas de bailler pour moi. Je te connais assez pour savoir que ton esprit est tout simplement hermétique à ce genre de discours. » Il buva une gorgée avant de baisser les yeux vers son interlocuteur avec un air innocent indiquant son verre, « Tu veux quelque chose ? »
    Pourquoi proposez vous ce RP ? : Je me permets de citer la personne qui m'a encouragé à posté ici, parce que ça m'a beaucoup touché.
    À propos du sujet :
    « C'est trop con que c'est un rp et pas un sujet, sinon c'était dog fight y'a pas photo ! »
    Et concernant le choix du Rp :
    « Sidney est pris au dépourvu par la question, mais ça fait écho à son histoire. Il répond franchement ce qui pense et cette réponse-là précisément est valable pour tous les persos du forum. Peu importe le rôle qu'on a, qu'on soit un gentil ou un méchant, tout nos persos - et même les boulets maladroits, les coeurs brisés, les suicidaires, les suicidés - ont tous eus où vont avoir un moment de gloire sur ce forum. On est tous le héros de quelqu'un, peu importe les défauts, les conneries, les maladresses, les quelques fautes d'orthographe... »

    Quant à moi, je dirais tout simplement que je n'ai jamais autant bossé sur un Rp. Ça m'a obsédé au point où j'ai demandé des avis à tout le monde autour de moi y compris au bureau. Cela m'a aussi fait beaucoup réfléchir à la philosophie de mon personnage, la mienne aussi d'une certaine façon. Et comme l'a si bien dis la personne citée, un certain nombre de personnage du forum, bon comme mauvais se voient réunir dans cette réponse qu'apporte Sidney. Je pense à Amaury et O'Conneil. Paige et Marco. Gabrielle et Ama ainsi que leur petite bande, tout récemment, =) en particulier et puis à d'autre que je suis toujours un peu. C'est certainement la meilleure marque de mon investissement envers le forum qui, je crois, ne m'étais jamais arrivé auparavant...

    Voilà.
    *pars en courant*
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:10

Raphael J. Weaving a écrit:
Pseudo personnage : Raphael J. Weaving
Pseudo(s) partenaire(s) : Cash Systol
Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/t2927-peripherie-de-new-york-acte-xvi-sacrifices-et-recompenses-raph
RP proposé :
Citation :

Systol avait été silencieux trop longtemps, et plus il lisait le journal et moins il parlait, plus Weaving se prostrait sur sa chaise. Il avait même replié ses jambes contre lui, entourant ses genoux de ses bras maigres. Son regard était celui d'un chien trop battu, apeuré, ses tremblements ceux d'un camé en manque et aussi ceux d'un gamin chopé la main dans le sac en train de faire une grosse connerie. L'oeil vitreux, le teint livide, dans un monde presque parallèle par rapport à celui dans lequel Raphael avait toujours été habitué à évoluer, il semblait être devenu un autre. Avoir pris conscience de la gravité de ses actes, s'être rendu compte qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible et que le fait qu'il avait été impulsif et trop corruptible le jour de son association avec Cash Systol lui coûteraient cher, le jour où il se ferait prendre. Car même s'ils étaient bien cachés, et que le terroriste, maintenant réveillé, savait échapper aux flics et autres membres de l'Autorité, Raph' savait bien qu'il n'hésiterait pas à l'abandonner sur le côté au moindre faux pas. D'ailleurs, c'était ce que le fou dangereux venait de lui rappeler, d'un air si menaçant et si convaincant que Weaving en eut un dernier frisson. Il n'avait plus le droit d'avoir peur, plus le droit de se souvenir du prix et du goût de la vie, il devait désormais être tel un mort-vivant, invincible, flippant, et en totale opposition avec ceux qui vivaient encore, qui avaient la chance de vivre encore, en fait. Mais si l'état de Raphael s'apparentait déjà à celui d'un zombie, il n'y avait plus que l'état d'esprit à changer et à remettre à zéro. Et pour cela, Systol avait tout prévu et avait trouvé la solution. Autrement dit, il tenait fermement les couilles de Weaving entre ses doigts crochus, sachant pertinnement que son fidèle disciple accepterait. Mais toute cette mission, tout ça, c'était du suicide, et du grand n'importe quoi.

Le terroriste bandé attrapa presque violemment son toutou et l'obligea à se lever, à se tenir droit et à se sortir les doigts du cul. Mais Raphael était fatigué, était à bout de forces, et si sa détermination restait entière, bien qu'atteinte, il avait perdu sa hargne, sa haine, sa violence, son envie de se battre, d'aller toujours plus loin en cours de route. Il était toujours fidèle, mais il n'était plus que ça, à présent. Une coquille remplie uniquement d'une fidélité presque misérable, minable, rien d'autre. Peu de sentiments, une odeur désagréable, un teint à faire pâlir les morts... Oui, Systol avait raison : il n'était plus qu'un cadavre en devenir.

« Un mandat d'arrêt international c'est comme une étoile juive, ça se porte fièrement pour ne pas laisser à l'autorité le droit de te mépriser pour ce que tu es, à savoir mon assistant et, accessoirement parlant, un ennemi d'état toi aussi. Tu ne peux pas endosser ce titre avec dépit, je ne le tolérerai pas Raphael, sache-le. Faire un pas de travers ce n'est rien, c'est foirer sur toute la ligne qui pause problème, or avec moi il n'y a pas de ligne qui tienne ! »

Il ne répondait rien, il ne savait plus quoi répondre. Systol avait raison, Systol prêchait la bonne parole, si bien que le seul effet que ce speech eut fut de modifier la direction du regard de Raphael, qui s'écroula sur le sol, toujours dans une position de prostration, mais ses yeux restaient toujours fixés sur le sol. Quand son bras fut relâché de l'étreinte de la main de Cash, l'adolescent jeta un oeil à la marque rouge que les doigts du terroriste avaient laissé sur sa peau diaphane. Il était résistant, ce petit, avec sa détermination à se jamais s'incliner complètement (qui avait bien diminuée en deux ou trois semaines de solitude), mais son corps, lui ne l'était plus.

Et la solution fut presque apportée sur un plateau d'argent. Une boîte, une boîte blanche. D'une couleur pure immaculée. Une fois sous ses yeux, Raphael ne pouvait regarder ailleurs, sauf au moment où Cash tapa dans son genou. Action, réaction, le principe reprenait du service petit à petit alors que le terroriste venait de piquer de façon brûlante la curiosité du gamin, qui espérait y trouver une ou deux rares dernières miettes de cocaïne, un tout petit quelque chose, de quoi partir au moins dix minutes, oublier, planer...

Mais c'était pire que ça, ou mieux, selon le point de vue. Une seringue. Une seringue propre, belle, stérile, une seringue. Se piquer ? S'il n'y avait que ça, alors Raphael se soumettrait. Il se soumettait toujours, de toutes façons. Esclave de la drogue, de Systol, du sexe, de la violence, de sa haine, de son impulsivité, de son manque de maturité, de sa jeunesse, et de tant d'autres choses qui lui mettaient des oeillères et l'avaient rendu ainsi.

« Ceci, est une récompense pour ta fidélité et les soins que tu m'as prodigués ces dernières semaines. Mais, que ce soit bien clair : plus de doutes, plus de peurs, plus d'hésitations. Je refuse que tu puisses douter de l'efficacité de mes plans et t'informe que la prochaine fois que je te vois te pisser dessus c'est la mort, rien d'autre. »

Admiration. Alors que Cash « jouait » à ne pas donner réellement la seringue à Raphael, celui-ci lui vouait un culte des plus grands. Il avait un fix de Mother Superior sous les yeux, il allait pouvoir tester quelque chose de nouveau, il allait pouvoir décoller et repartir pour quelques heures, afin d'être mieux, de se retrouver, et d'être de nouveau celui que son si bien-aimé maître avait « engagé ». Il allait lui montrer sa détermination, il allait lui montrer son acharnement, il allait lui montrer que plus jamais il ne le décevrait. C'est ainsi que dans un presque ultime effort, il trouva la force de se lever sur ses pieds, le regard incrédule, la mâchoire inférieure tombant d'un centimètre, entrouvrant ainsi sa bouche tout aussi incrédule. Ses mains se remirent à trembler de plus belle, mais ce n'était plus à cause du manque mais à cause de l'excitation. Il ne répondit rien, ne voulant pas perturber ce moment d'intense satisfaction, de soulagement, ce moment parfait presque irréel, digne de son inconscient, mais le fait qu'il fût désormais debout et non plus prostré par terre montrait bien qu'il était prêt à retrouver son équilibre, et qu'il lui fallait juste cette libération...

Systol laissa à Raphael la seringue qu'il caressait du bout des doigts, interdit. Il devait halluciner, mais non, visiblement, non, et lorsque le cuir lui fouetta le bras lors du jet de ceinture peu précis que Cash venait d'effectuer, il sut encore plus que tout était bien réel.

Mais la question était, devait-il se presser, pour montrer sa hâte de faire les choses bien, de recouvrer son statut de vrai assistant, et non pas de pisseux pleureur et apeuré ? Ou devait-il prendre son temps, pour lui montrer à quel point il appréciait le geste et il admirait ce qu'il avait entre les doigts. Doucement, il leva son regard vers Systol, un regard droit, franc, déterminé, motivé et qui annonçait qu'il n'y aurait pas de déception, et accessoirement que le terroriste pouvait quitter la salle.

Raphael s'assit tranquillement, tournant le dos à Cash ainsi qu'à la porte de la chambre, mit la seringue entre ses dents et se fit un garrot autour du bras gauche à l'aide de la ceinture. Récupéra la piqouze. L'observa fixement. Se prépara psychologiquement pendant une trentaine de secondes, le temps qu'une de ses veines ressorte bien. Posa l'aiguille contre l'endroit qu'il souhaitait piquer. Inspira profondément. Planta. Injecta lentement. Haletant. Fermant les yeux. Retira l'aiguille. La posa. Desserra le garrot. Se laissa tomber en arrière. Partit.

C'était fini, il n'y avait plus de retour en arrière possible.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : Je le propose car c'est un des RPs dont je suis le plus fière, et je pense qu'il démontre bien l'étendue de la manipulation de Cash sur Raphael. Je pense donc qu'il représente plutôt bien l'esprit Dark Side du forum, puisqu'il parle de terrorisme, des hors-la-loi, il montre bien l'état d'esprit des personnages, ça parle de drogues, de doutes, de choses à la fois humaines et inhumaines.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:11

Alaina B. Milk a écrit:
*la fraîche et tendre recrue débarque* ^^"

Pseudo personnage : Alaina B. Milk
Pseudo(s) partenaire(s) : Samuel L. Grant
Lien du sujet : Turn Up The Satan
RP proposé :
Citation :
Arrogance. Encore, toujours. Humour inutile, se voulant blessant, amplifiant cette arrogance exacerbée. Toujours dans son rôle de connard. Il le savait, et semblait aimer ça puisqu'il recommençait à chaque fois; il passait outre les menaces d'Alaina, attisant chaque fois plus sa colère et son insatiable appétit de sang. Il ne la craignait pas; il ne semblait pas craindre la Mort, cette divine tentatrice. Et il continua de la défier en aspirant le sachet de cocaïne subtilisé à sa camarade de jeu.

« Et moi aussi, je sais qui tu es. T’es qu’une putain de dealeuse sociopathe, fuyant l’enfermement avec la vivacité de celle qui l’a déjà subi. Non, moi, j’ai buté personne, j’préfère nettement emmerder. Mais, t’as d’la chance, tu m’amuses également, je vais donc résister à mon envie de foutre le camp ; par la fenêtre, s'il le faut. »

« Bien joué Watson; t'as presque tout juste. »

Fuir l'enfermement. C'était ce qu'Alaina faisait depuis maintenant cinq ans; depuis que ses pas, ou plutôt ceux de Rob, l'avaient menée à New York. Elle fuyait cet asile de dingues, cette prison mentale, où vos pensées se retrouvaient enfermées dans un carcan, où l'on était privé de toute liberté de penser; de toute liberté d'agir. Shooté aux médicaments, électrochocs et autres traitements de cheval, assommé de paroles chaque jour que Dieu fait, par des hommes prétendant savoir mieux que vous ce qu'il y avait dans votre tête. Entouré par des gens dont les capacités mentales étaient diminuées par cent, par des infirmiers au coeur vide de sentiment. Passant le plus clair de son temps dans une chambre lugubre, aux murs gris délavés, accentuant le mal être des patients. Avec pour seules visites un abruti congénital, à peine capable de compter sur ses doigts. Oui, c'était ce qu'Alaina fuyait. Et bien plus encore.

Elle n'eut pas le temps de franchir les quelques mètres qui la séparaient de la salle de bain qu'elle se retrouva projetée sur le lit, croulant sous le poids d'un corps tremblant encore de la dose de bonheur qui venait de parcourir ses veines. Se retrouvant privée de son sachet de coke, elle eut à peine le temps d'esquisser un geste qu'une voix lui intimait de se taire, attrapant ses lèvres dans un fougueux baiser, les mordant jusqu'à en laisser s'échapper quelques goûtes de sang. La bestialité et la sauvagerie de ses gestes réveillèrent son rire de démente, étouffé par cette bouche qui emprisonnait la sienne. Son soutien-gorge se retrouva à terre avec une facilité déconcertante, laissant à son assaillant la liberté de disposer comme bon lui semblait de cette quasi nudité. Les gestes d'Alaina étaient entravés avec une violence et une brutalité lui arrachant chaque fois un éclat de rire plus démentiel encore. Il continuait de jouer avec elle, d'attiser son désir, la frustrant encore plus lorsque sa jupe relevée se retrouva de nouveau sur ses cuisses.

Elle n'avait pas besoin de tourner la tête pour savoir ce qu'il faisait; depuis le début, elle avait deviné ce qu'il comptait faire. Il aurait fallu être aveugle ou bien stupide pour ne pas le remarquer. « Tu crois que j'ai pas compris c'que t'essayais de faire ? » Phrase n'ayant pour toute réponse que d'autres baisers, complètement précipités cette fois-ci. Ses gestes se firent moins précis, plus maladroits, et son corps se mit bientôt à trembler au dessus du sien. Elle profita de ce moment de faiblesse pour se dégager de son étreinte, se laissant choir au sol, ramassant son soutien-gorge qui était à portée de main. Elle se releva et se rhabilla le plus naturellement du monde, le laissant secoué de spasmes sur le lit, insensible à son agonie. Ce ne fut que lorsqu'il tomba au sol qu'elle daigna porter son attention sur lui.
Après un dernier spasme, indiquant l'arrivée imminente de son trépas, elle s'approcha de lui, s'agenouillant près de son buste. Elle lui tira doucement la tête en arrière, soufflant deux fois dans sa bouche, puis exerçant dix pressions continues sur sa poitrine. Elle renouvela l'exercice plusieurs fois, jusqu'à sentir les faibles battements de son coeur, et un léger souffle émaner de sa poitrine. Elle approcha alors sa bouche de son oreille, savourant sa victoire.

« Si tu dois crever, ce sera de ma main; pas avec MA drogue. J'vais trouver ton nom, et quand je l'aurai, je te retrouverai, et je te butterai. »

S'asseyant sur ses talons, elle tira un téléphone portable de sa poche, et offrit au Samu un monologue digne d'une grande tragédienne par sa justesse et son émotion. Esquissant un sourire, elle tira une cigarette et un briquet de la poche de sa chemise, et se pencha de nouveau à l'oreille de son camarade. « Au fait, j'm'appelle Alaina. » Elle se leva, allumant la cigarette restée dans sa main lorsqu'elle se dirigea vers la porte de la chambre pour la déverrouiller. Jetant un dernier regard à son ennemi, elle tira une bouffée de sa clope en train de se consumer, avant de passer la porte sans se retourner, souriant avec délice.

Satan n'a pas encore gagné.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : C'est un des RPs pour lesquels j'ai été la plus enthousiaste, car j'ai vraiment adoré ce topic avec mon partenaire, bien que très glauque et sombre, mais auquel j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à participer. Je pense que ce post reflète très bien la relation des deux personnages, ainsi que son évolution, et le caractère d'Alaina, sa manière d'être et de penser. Il parle de drogue, de folie, de violence, de mort, des sujets qui sont au coeur du forum.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:11

London J. Hopkins a écrit:
Pseudo personnage : London J. Hopkins
Pseudo(s) partenaire(s) : Stanislas Lebovski
Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/the-fight-club-f62/desagrement-t1077.htm#48778
RP proposé :
Citation :
Je me suis écroulée au sol lorsqu’il se décida enfin à retirer sa main de ma gorge. Je respirais fortement avec ma main sur ma gorge pour la soutenir, comme si elle allait tomber si je n’avais pas ma main en dessous. Elle me faisait mal, j’aurais certainement des hématomes tout le long du cou demain, mais je n’eu pas le temps de souffler assez longtemps que le voilà qui revenait à la charge m’attrapant et me trainant par les cheveux.
Pas une seule larme n’avait coulé sur mes joues, pas même la claque qui m’avait faite tomber au sol. Pas une seule larme je n’avais pleuré depuis ma naissance. Je n’ai pas pleuré en apprenant la mort de ma mère, pas plus en voyant mon frère se faire tabasser, pas plus lorsque mon père m’a séparée de lui, et moins encore lorsqu’Easton a levé sa main sur moi me faisant faire une fausse couche. Je ne savais pas ce que c’était de « pleurer » et je ne pleurerai certainement pas pour cette pourriture qui était en train de me trainer dans son club par les cheveux. Je le haïssais. La colère était enfin présente entièrement en moi. Je n’étais pas quelqu’un de nerveux. J’étais même d’une extrême patience. J’arrivais à calmer Eben rien que par ma présence. J’arrivais à rester détendue lorsque je menais des cambriolages risqués. Je ne bronchais pas lorsqu’on me frappait… La violence n’était pour moi qu’un moyen de passer ses nerfs, et non un moyen de résoudre les problèmes. Dans le fond, en me giflant, en m’étranglant, en me donnant un coup de poing dans la figure, en me trainant par les cheveux et en me cognant contre les murs ou les meubles, … oui ça me faisait mal. Je ne pleurais pas, mais j’en étais pas moins humaine. J’avais mal, physiquement et intérieurement. Mon corps n’en pouvait plus, il était faible et je n’avais jamais su m’en servir pour me défendre, d’où l’arme à feu dans mon sac à main. Psychologiquement je vivais un échec de plus. Je savais qu’en devenant cambrioleuse je risquais de me faire frapper plus d’une fois et d’en mordre la poussière, mais lorsqu’on m’avait dit ça, je m’étais plus imaginé des propriétaires cambriolés me faisant la peau, pas mon amant.
Lui, celui avec qui j’avais passé tant de nuits, tant de bon moments, cette pourriture. Je le haïssais, mais je n’arrivais pas à lui en vouloir. Tout cela était ma faute. Je le détestais d’avoir porté la main sur moi, mais je n’arrivais pas à lui en vouloir. Je détestais souvent les hommes, mais je n’arrivais jamais à leur en vouloir. Je ne pouvais m’empêcher de vivre sans eux. Un peu masochiste sur les bords finalement…
Lorsqu’il me traina jusqu’à l’extérieur de son bureau, non loin des rings, pour menacer indirectement les gars de mon gangs que s’ils mettaient les pieds un par un ici il les tuerait. J’étais mal, mal pour moi, parce que mon gang n’avait rien demandé, et que je venais de les mettre dans un gros merdier. Et j’étais mal, parce que j’avais dans mon gang un combattant du Fight Club. J’ignorais s’il le savait ou non, je priais pour que non, car je ne voulais pas qu’il le tue par ma faute. L’homme en question ? Alessandro Heartkill. Une de mes dernières recrues que j’avais remarqué justement au Fight Club et qui avait un passé judiciaire assez intéressant pour moi et le gang.
Il me ramena dans son bureau me cognant le visage contre son bureau ne lâchant pas prise sur moi. Je respirais fortement et rapidement, n’osant même plus bouger. Je le regardais du coin de l’œil faire des gestes violents, le visage rempli de haine et de violence. Il me lâcha enfin me laissant m’écrouler au sol. J’étais à genoux, bras tombant sur le sol, tête baissée, les cheveux devant les yeux. J’étais épuisée, je n’avais plus de force. J’ignorais même si mes jambes pourraient encore me tenir. Je me suis crispée lorsque je le vis s’accroupir vers moi et poser de nouveau la main sur mon visage pour me forcer à le regarder. Mon regard était vide de toutes émotions, neutre, impassible, …

    ▬ Te protéger de qui ? De moi ? Putain, mais est-ce que j’ai l’air d’un flic ? Tu avais peur que moi, Stanislas Lebovski, sous mandat d’arrêt international, j’aille te dénoncer ? Faut réfléchir deux secondes à l’incohérence de tes paroles !
    ▬C’est plus compliqué que ça…


Ça l’était en effet. Je savais qu’en plus d’avoir les flics à ma recherche d’avoir les journaux aussi. Si cela se savait que la petite Lady London fricotait avec la Suisse, mon visage risquait d’être plus à découvert et les flics aurait une porte d’ouverte en plus pour m’attraper : la connaissance de mon visage. Et cela, je ne pouvais pas me le permettre. Il se releva me laissant croupir au sol. J’essayais tant bien que mal de me relever, mais en effet, mes jambes n’avaient plus autant de force que lorsque j’étais arrivée ici. Je mis du temps à me relever, et lorsque j’eu enfin réussi à me mettre droite, sur mes deux jambes, je le voyais en train de vider mon arme. Lorsqu’elle fut vide, il la posa sur son bureau et alla s’asseoir derrière.

    ▬ Tu peux récupérer ton arme et t’en aller, si tu veux.


Si tu veux… les derniers mots me restaient en travers de l’esprit. Il venait de me frapper pendant de longues minutes, passer sa colère sur moi par des gestes violents. Il devait certainement me haïr, mais j’étais libre de rester comme de partir. « Si je voulais ». J’avais envie de rire, mais je n’en avais pas la force. Je le fixais dans les yeux quelques instants, laissant le silence s’installer de nouveau entre nous deux. Puis je titubais vers le bureau, pour poser ma main lourdement sur mon arme et l’attraper maladroitement. Je m’accroupis quelques instants pour ramasser mon poignard qui avait glissé et prendre mon sac pour y mettre mes armes dedans.
Je me dirigeais vers la porte, avant de m’arrêter juste devant. Je ne le regardais pas, je n’avais pas envie de croiser de nouveau son regard haineux.

    ▬ Je te déteste, mais je ne t’en veux pas…


Je sortis du bureau, lentement. En traversant le club je sentis le regard des combattants se porter sur moi. J’imaginais ce qu’il pouvait penser. Si Stan avait levé la main sur moi, une femme, il avait du souci à se faire, car il serait certainement sans pitié avec eux. Je pensais à Alessandro. Je devais le protéger maintenant que par ma faute il risquait de se faire buter par Stan.

Dans ma voiture je me suis collée la tête sur l’appui-tête. Les yeux fermés je revoyais chaque coups que Stan venais de me donner. Non, je ne lui en voulais pas. Je le détestais, mais en quelques semaines, voir quelques mois, ma colère serait passée et j’irai certainement le revoir. Masochiste… Je ne pouvais me résoudre à ne plus le voir, j’avais encore en tête tous ces bons moments passés avec lui malgré sa violence.
Rouvrant mes yeux, je pris mon téléphone et composa le numéro de mon garage.

    ▬ Danny ? … Oui c’est Jay… Je ne vais pas repasser au garage aujourd’hui, je rentre chez moi… non, tout va bien… Préviens Alessandro que je veux le voir demain au garage… Oui je sais que le garage est fermé demain, mais je veux quand même le voir… Merci… Oui, bonne soirée à toi aussi…


Pas une seule larme n’avait coulé sur mon visage, aujourd’hui encore. J’ignore quand je verserai ma première larme, si toute fois j’en verserai une un jour, mais aujourd’hui j’étais une fois de plus victime des violences des hommes, et j’allais devoir, une fois de plus passer au-delà.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : Il y a tellement de raisons pour que je propose ce RP et pas un autre. Mais pour être assez brève : Stan est un personnage clef du forum, un Prédef des Hors la loi important, ça montre ainsi sa personnalité, que rien ne effrayai (pas même frapper son amante hum...). Et puis, il s'agit de mon tout premier RP sur le forum. Avec Stan je crois que le lien de nos personnages c'est un peu comme un coup de foudre. Le lien de Stan et London et si complexe, ils sont si complexes tous les deux, ils se détestent autant qu'il s'aime, London le déteste, mais elle est tellement magnétisé par lui qu'elle ne peut se résoudre à le détester. Je trouve qu'on voit dans ce RP toute la complexité de mon personnage. Une complexité dont je suis assez fière. L'ambiance du forum est assez bien représentée je trouve, car ce ne sont pas que les méchants contre les bons, mais également les méchants contre les méchants, que personne n'est à l'abri. Et puis surtout : J'adore RP avec Stan, j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce RP, certainement un de mes RPs que je préfère.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:12

Anja Malkovski a écrit:
    Pseudo personnage : Anja Malkovski
    Pseudo(s) partenaire(s) : Antonella M. Luciano
    Lien du sujet : La haine c'est l'amour qui a sombré
    RP proposé :
    Citation :
      MARINA : Yacht “ночью красивой” - 2h30 a.m

      Si les dix minutes précédent l’arrivé de mon invité furent certes longues ce ne fut rien comparé à ma surprise lorsque ledit invité arriva… Ou ladite invitée devrais-je dire. Ce que j’avais devant moi ne ressemblait en rien à tout ce que j’avais pu m’imaginer. Alors que j’attendais une espèce de vieux loubard tordu, voilà qu’une gamine de vingt ans à peine me faisait face. Comme quoi la vie est toujours pleine de surprises… La stupeur laissa cependant rapidement place à la joie la plus intense. Quel délice ! Une gamine allait botter le cul à Stanislas Lebovski. Le destin ne pouvait pas me faire de meilleur cadeau. Parfaitement à l’aise la jeune femme s’exprimait sur un ton qui me plût de suite. Quel cadeau ! Je n’en revenais pas ! Confortablement assise sur l’un des nombreux fauteuils du « salon » je l’invitais à faire de même. En effet il n’était pas de mise qu’elle se présente. L’avantage avec ces rendez-vous là c’est que le vif du sujet commence d’emblée. Pas de discussions inutiles, pas de blabla tourne-en-rond. C’était parfait. Consciente que ma vengeance ne pouvait mieux s’annoncer, je répondis à mon interlocutrice d’une voix posée.

        ANJA Je suis un peu surprise je dois l’avouer mais rien ne saurait être plus parfait, fis-je dans un sourire carnassier. Vous comprendrez pourquoi dès que j’aurais fini de vous expliquer. Je n’ai pas l’habitude de tourner autour du pot donc je vais immédiatement vous expliquer pourquoi vous êtes ici.

      Sweet, sweet revange…

        ANJA Comme on vous l’a dit je requiers vos services et si vous êtes ici c’est que cela vous intéresse. Ce que je vous propose n’est pas une petit entreprise mais d’après votre … curriculum, je ne doute pas que vous serez largement à la hauteur. Que cela soit bien clair. J’aime le travail bien fait et s’il s’avère que ma proposition se solde par un échec il se pourrait bien que vous deviez fuir ce pays. Je n’ai pas l’habitude d’être compréhensive et encore moins clémente.

      Autant mettre les « points sur les i » tout de suite. Bien que, comme je l’avais dit, je ne doutais pas un instant que cette fillette réussisse ce pourquoi je désirais l’engager je me devais d’être claire afin d’éviter tout mal entendu. De plus, si cette collaboration s’avérait fructueuse je ne comptais certainement pas m’arrêter là. Il était donc tout à notre avantage que je me « présente ». Je n’allais certes pas lui dévoiler mon identité et mes activités pour des raisons évidentes de sécurité mais il était certain que nous devions nos jauger. J’allais le faire pour elle et j’étais persuadée qu’elle était en train de le faire pour moi. On n’en arrive pas à ce niveau et plus encore on n’y reste pas sans un minimum d’intelligence. Tout en parlant je scrutais son visage. Elle me regardait sans aucune crainte, gêne ou sentiment comparable. Parfait. Je n’avais pas besoin de m’encombrer avec une malade mentale pleutre. Jamais encore je n’avais collaboré avec un pyromane. Car oui, il faut bien l’avouer, « Phoenix » n’était ni plus ni moins une pyromane. Une pyromane diablement sexy malgré son accoutrement pour le moins banal. Tant mieux, cela signifiait qu’elle se comportait parfaitement normalement en public - ou du moins je l’espérais - . Si c’était une première pour moi, je n’en étais en revanche pas au début de mes collaborations. J’avais néanmoins eu de nombreux échos quant à des collaborations entre membres de la mafia rouge et pyromanes. M’est avis qu’ils étaient particulièrement mal compris dan le milieu du grand banditisme. Leur instabilité d’humeur, leurs pulsions… Ils étaient davantage comparés à de véritables malades mentales qu’à des « artistes ». C’est ainsi que la plupart se voyaient. Des artistes du feu. Je n’avais jamais éprouvé de réel plaisir à regarder un bâtiment brûler mais je comprenais parfaitement le fait qu’un feu puisse fasciner. Ses couleurs chaudes, ses flammes dansantes, léchant tout à portée de brasier… Il a de quoi captiver. Je préfère d’ailleurs travailler en collaboration avec un pyromane - ce qui inclut un certain degré de maladie il faut l’avouer - qu’avec un gros bras ayant des penchants pour les enfants. J’avais assisté à plusieurs reprises, en Russie, à des mises à mort de pédophiles. Il faut dire que nous n’étions guère tolérants envers ce genre de … timbrés. Particulièrement violentes…

        ANJA En revanche si cette entreprise réussit il se peut que vous ne soyez jamais autant sollicitée. Je connais bon nombre de personnes intéressées par vos … qualifications et il suffit d’un coup de fil pour que votre « carrière » se voit propulsée. Je n’accorde que très peu d’importance à ce pays, seules mes affaires me passionnent. Cela étant dit, passons aux choses sérieuses.

      Ne sachant pas vraiment à qui j’avais affaire j’accordais beaucoup d’importance à ce discours certes bref mais à haute valeur informative.

        ANJA Nombreuses sont les personnes qui exercent un métier absolument inintéressant et qui se cantonnent à vivre dans le malheur. Nous n’appartenons pas à cette catégorie.Qui refuse donc d’exercer sa passion en contrepartie de larges sommes… Il se trouve qu’une personne en particulier à éveillé ma colère. N’étant pas de ceux qui subissent j’ai donc décidé d’agir. Et quel agissement ! C’est ici que vous entrez en scène. Je suppose que vous connaissez cet hideux bâtiment nommé « Fight Club ». Je ne veux plus le voir. Qu’il soit rayé de la carte m’enchante au plus haut point et c’est ce que je vous propose.

      D’un sec claquement de doigts j’invitais Piotr, l’un de mes plus fameux garde du corps, à entrer dans la pièce accompagné d’une petite valise qu’il déposa sur une table basse à proximité. Bien qu’hautement sécurisée il s’affaira de l’ouvrir et dirigea la mallette vers mon interlocutrice de façon à ce qu’elle puisse juger du contenu.

        ANJA Faites ceci pour moi et cet argent sera votre. Cette mallette contient 100 000$. Non négociables bien entendu, ajoutais-je dans un sourire. Ce prix est largement suffisant pour ce que je vous propose et inclut bien entendu votre silence le plus complet. Nous y trouvons toutes deux notre compte.

      Si cette somme était colossale ce n’était pas pour rien. J’avais pour habitude de payer grassement mes collaborateurs et il en était de même pour eux lorsqu’ils avaient un service à me demander. Mes services n’étaient pas des moindres aussi j’y appliquais le tarif fort. Cet argent me permettait en outre de me protéger de tout retournement de situation. Les flics de cette ville, complètement débordés par e crime y régnant avaient pris la fâcheuse habitude d’offrir l’argent du gouvernement afin de « retourner » les témoins clés. Mais qu’étaient donc 5000$ face à 100 000$ ? Tout était sur la table. J’étais consciencieusement restée silencieuse quant à mes motivations profondes et rien ne sortirait de plus de ma bouche omis les détails concernant l’affaire. Il en restait tout de même un bon paquet à régler. Une offre pareille ne se laissait pas passer et j’étais prête à parier ma main au feu que cette fameuse Phoenix ne s’attendait pas à la promesse d’un tel pactole en échange de ses services. Je posais néanmoins cette demande inutile afin de poursuivre.

        ANJA Ma question est donc la suivante : acceptez-vous ce marché ?

      Cette somme considérable aurait convaincu un Saint de commettre un meurtre. Nul doute qu’elle allait accepter. 100 000$ en liquide, une promesse de jobs tout aussi juteux, seul un fou pourrait refuser. Et encore… Pour 10 fois moins j’achetais le silence de n’importe quel témoin clé et pour cette même somme je m’offrais n’importe quel verdict. L’argent pourrit tout, y compris les sentiments. Cependant, vous êtes vous déjà demandé : que ferions-nous sans cet argent ?


    Pourquoi proposez vous ce RP ? : Bien que je n'ai écrit que peu de RP finalement je décide de me lancer, pour le fun comme dit Paige, Wink Si j'ai choisi celui là c'est tout d'abord car j'ai pris énormément de plaisir à l'écrire et j'annonce d'ailleurs de grand remerciements à Antonella avec qui c'est un réel plaisir d'RP. Il représente, selon moi (et pour moi mais tout est subjectif), un mal qui ne dort jamais, un mal latent, différent des violences disons "actives" que l'on retrouve sur le forum. New-York TDS c'est la croisée entre de nombreuses voies dont le mal trop souvent caractérisé par la violence "immédiate" (pas sur le forum en général, de manière générale - TV, radio, cinéma...) . Ce topic propose une sorte de mal sournois, pervers, qui attend son heure en potassant les détails d'une violence prochaine. Puisque mon personnage s'inscrit dans les hors-la-loi je ne pouvais pas proposer un topic bisounours et je trouve que celui ci colle bien avec elle. De plus, il s'inscrit dans l'ambiance malsaine latente mais qui ronge de plus en plus New-York.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:12

Stanislas Lebovski a écrit:
Pseudo personnage :Stanislas Lebovski
Pseudo(s) partenaire(s) :Jarvis McGooken
Lien du sujet :http://www.ny-thedarkside.com/t2317-l-arroseur-arrose-pv
RP proposé :

Citation :
5h00 du matin. Nous sommes dans l’appartement de Stan, on ne sait ou, dans New-York. L’état du domicile de La Rage, est dans un état inquiétant. Alors que d’habitude, tout est très bien rangé, chez le patron du Fight Club. Chaque chose a sa place. Mais en parlant de ça, on est chez lui, mais lui ou est-il ? En parcourant les pièces, on s’aperçoit que La Suisse est dans sa chambre, dans son lit. Quoi de plus normal à 5h00 du mat’…Ce qui n’est pas normal par contre, c’est que La Rage ne dort pas. Non…Pourtant il est allongé dans son lit. Mais en s’approchant un peu de lui, on peut voir ses yeux bleus, scintiller dans la nuit. Grand ouverts, tel un hibou. Il tremble, il a des sueurs froides…Non décidément, il y a quelque chose, de pas ordinaire. Ca fait déjà quelque jour, que le roi, n’a pas donné signe de vie au Fight Club. Combien de temps exactement ? Oh, il ne saurait pas le dire, il a totalement perdu la notion du temps. Je dirais même que « le temps » est devenu une règle assez relative, pour La Suisse. C’est simple, il ne dort plus…Alors, le jour ou la nuit, ça n’a plus tellement d’importance pour lui. L’un dans l’autre, il est toujours dans le même état. Mais qu’a-t-il, exactement ? Ses symptômes, ne laissent aucun doute...Les yeux injectés de sang, larmoyants, troubles du sommeil et du comportement, hallucinations, délires…La Rage, a la rage ! Il y a quelques jours de ça – trois pour être exact, même si Stan n’en est plus aussi sûr – Lebovski a eu la mauvaise idée de suivre un gars dans la rue, qui lui avait raconté, il ne sait plus trop quoi, qui aurait pu aiguiser sa curiosité. Bah oui, dans l’état ou il est, il n’est plus sûr de rien. Fatigué à l’état d’épuisement, plus ce satané virus, il en venait même à se demander s’il n’avait pas rêvé tout ça, ou si ce n’était pas encore une de ses hallucinations. Puisque depuis trois jours maintenant, il voyait des églises et des bonnes sœurs partout. Enfin, pour en revenir à nos petits moutons, et pour faire court, Stan s’est retrouvé dans un vieux règlement de compte avec un de ses anciens collaborateurs, qu’il avait légèrement roulé. Si Lebovski a réussi à tuer le colosse, ce dernier lui a laissé sa marque. S’il ne faisait rien, pour remédier à ça, il allait crever sous peu. Avouez que ce serait ironique, pour celui qu’on nommait La Rage, de mourir du virus qui porte le même nom. Ah la vie fait bien les choses. Extrêmement irritable et nauséeux, Stan se lève quand même de son lit. Les cheveux en batailles, les yeux humides, blanc comme un cachet d’aspirine, Stan se dirige vers le séjour. Sauf qu’en franchissant le pas, de la porte de sa chambre, La Suisse sursaute. Eh oui, tout arrive dans une vie…Même Stan qui sursaute.

- Fous-moi la paix, sale pute ! Dit-il, sauf qu’il n y a personne à côté de lui.

En fait, c’est la nonne, le retour ! Heureusement, elle disparaît de sa tête, en quelques secondes. Mais il lui fait confiance, elle reviendra. D’un pas, vacillant Stan se rend dans le salon, à la recherche d’un petit bout de papier, ou était marqué les coordonnés d’un médecin. Un médecin ? Ouais enfin, il ne sait pas si on pouvait appeler ça…Plutôt un boucher, qui allait tripoter les gens, une fois qu’ils étaient morts. Enfin bon, c’était sa seule issue pour se faire soigner de ce foutu truc , sans se faire pincer par les flics. Parce que s’il se rend à l’hosto, soit c’est la mort, soit c’est, et bah oui, encore la mort. Mais il ne savait quelle fin choisir entre mourir de La Rage, ou alors d’une injection létale. Enfin en tout cas, il prend en tout cas dix minutes à retrouver ce papier, qui en fait était posé sous ses yeux, sur la table basse. Une fois en main, il se précipite vers la sortie de son appartement. Dans la rue, il prend un taxi et tend le papier au chauffeur, pour qu’il l’emmène directement voir ce docteur…Comme il s’appelle déjà ? Travis McCool ? Johnathan M…Pourquoi il cherche son nom ? Il s’en fout, bordel ! Le chauffeur démarre, et Stan lui, se fait tout petit à l’arrière de la voiture jaune. Il reste relativement calme, jusqu’à ce que…

- Putain tu fonces contre l’église ! Ralentis, y a une église !


Eh oui, Stan voit une église, au plein milieu de la route, aux portes de Manhattan.

- RALENTIS, CONNARD !

Suivit d’un coup de poing dans l’arrière du crâne du chauffeur. Ce dernier se tenant la tête, somme à Stan de dégager illico presto, de sa caisse, ou alors il appelle les flics. Ce que ma fois le soviet fait, sans vraiment rechigner. Il n’a pas vraiment le temps de le tuer aujourd’hui, mais on remet ça à plus tard. C’est donc, à pied qu’il va continuer. Habillé d’un banal jogging noir, les mains dans les poches de ce même jogging, c’est l’air anxieux et déstabilisé, que Stan arpente les rues. Observent d’un œil systématique TOUTES les personnes qui passent à côté de lui et se retournant sans arrêt, presque d’un geste automatique et machinal, pour s’assurer que personne ne le suivait. Sauf que quand il se retourne, pour regarder droit devant lui, Stan lâche un petit cri, avant de se jeter à terre et de ramper à reculons. Eh oui…La nonne le retour, encore ! Il revient bien 15 m en arrière, s’écorchant les coudes, contre le bitume, sous les yeux curieux et moqueurs des passants, avant de réaliser, que non, il n y avait pas de bonne sœur. Reprenant ses esprits, les yeux toujours aussi rouges et humides, Stan se relève difficilement. Venant s’ajouter à ça, l’abondance de salive, qu’il vient de déverser sur la veste de son jogging. Qui a dit que Stan était sexy ? Viens, viens l’embrasser qu’il remplisse tes poumons de sa bave, jusqu’à ce que ça te noie. Enfin, dans tous ses périples, il arrive enfin, en bas de l’immeuble de destination. Ne remarquant même pas l’ascenseur, La Rage entame l’escalier.

- T’arrêtes. T’arrêtes, je te dis. Non t’arrêtes et puis c’est tout ! Chuut.


Ne lui demandez pas à qui il parle, il en a foutrement aucune idée, lui-même. Et cette scène, ne serait en somme pas si grave, si le concierge, n’y avait pas assisté. Mais La Rage, ne se dégonfle pas.


- Vous entendez pas une mouche ? Renchérit Stan à l'attention du concierge, en bougeant sa tête rapidement, avec des gestes saccadés, pour tenter de capter le bruit de « la mouche ». Puis le russe fait des gestes encore une fois rapide de la main, à côté du lobe de son oreille, comme justement pour chasser une mouche. Enfin, après avoir été béni, du regard de travers de l’homme, le soviétique, continue sa montée dans les escaliers. Il arrive devant la porte de ce…Quoi déjà ? Ah oui, légiste. D’accord, il toque. Le mec ouvre et lui dit un truc, que franchement Stan, n’a ni écouté, ni comprit, et puis il tente de refermer la porte. Pourquoi ? Stan pose sa main, contre celle-ci, afin de la bloquer dans sa trajectoire, qu’elle aurait certainement terminée, sur son pif. Puis il poursuit, à lui dire un truc, mais ce qui parvient aux oreilles de Lebovski, c’est « blablabla », au sens propre du terme. Aussi, quelques minutes de silences s’installent, dans l’esprit de Stan, ou il se demande, pourquoi ce type, dit « blablablabla… ». Le virus empiète sérieusement sur le soviet.

- Monsieur, j’ai la rage ! Il faut que vous me soignez !
Dit-il, sur un ton de représentant de vente….

Pourquoi proposez vous ce RP ? : Tout simplement parce que je me suis réellement éclaté en l'écrivant. Very Happy Plus sérieusement, c'est un des seuls rp's ou j'ai pu me permettre de jouer Stan de manière un peu moins prise de tête et surtout plus légère. De le faire aller dans un sens plus marrant qu'à l'habituelle. De plus c'est un rp, que je trouve très complexe et paradoxal, puisqu'absurde et logique à la fois. Il est totalement désorienté, sujet à des hallucinations et donc tout ce qu'il fait ou dit n'a aucun sens. Pourtant quand on connait l'histoire du personnage, on s'aperçoit vite que ses délires, bien que totalement hors sujet, suivent tout de même une certaine logique et révèlent les angoisses cachées du personnage, qui ressurgissent dans une sorte de subconscient. Ce qui par ailleurs le rend un peu plus humain et atteignable. Un psychiatre saurait certainement mieux interpréter que moi le déroulement de ce poste, en tout cas, pour clore, moi j'ai adoré l'écrire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:13

Gabrielle Peterson a écrit:
Pseudo personnage : Gabrielle Peterson
Pseudo(s) partenaire(s) : Marlene Hayes-Courtchesne
Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/t3107-113-marlene-h-c
RP proposé :
Citation :

Par chance, la journée de Gabrielle ne fut pas aussi mouvementée que son réveil. Réveil par un téléphone. Rendez-vous reporté… en avance. En avance, le plus tôt possible. En fait, elle était déjà en retard. En quelque sorte, normalement elle devait voir cette personne que dans trois heures environ. Mais peu importe, elle était en retard. Tellement en retard, tellement si peu de temps, qu’il n’y eut pas de café de pris. Ce qu’il y eut de pris c’était une ecchymose sur son genou gauche, pendant qu’elle mettait un pantalon d’une main, et un chandail de l’autre. Mauvaise idée, car elle ne put pas se rattraper sur rien lorsqu’elle perdit l’équilibre. Rien, sauf ses genoux, surtout celui de gauche. Elle finit de mettre son chandail, puis son pantalon, marchant ensuite, pas très bien du côté gauche. Une brosse à cheveux passée vite fait dans ses cheveux, pendant qu’elle cherchait son sac à main ainsi que son sac où qu’elle mettait des exemples de photos dedans. Brosse amenée jusqu’à la salle de bain où qu’elle se brossa les dents, arrêtant pour mettre de la pâte à dents dessus, recommençant, pendant qu’elle sortait de la pièce pour aller mettre ses souliers, retour à la salle de bain pour porter sa brosse à dents, et partir de chez elle ensuite, tendant d’ignorer la douleur de son genou, qui avait tout de même diminuée.

Gab prit l’autobus à temps. Une chance qu’il y avait des personnes à cet arrêt parce que sinon, elle l’aurait ratée. Autobus pleine, dernière d’embarquée dans ce groupe, elle était donc debout, se tenant à une barre de métal. L’autobus fit de nouveaux arrêts, embarquant et débarquant des personnes. Dont elle, une dizaine d’arrêts plus tard. Un autre autobus. Qu’elle attendit. Probablement ce qu’elle aimait le moins dans le fait de prendre les transports en commun ; outre le fait de ne plus avoir sa propre voiture. Autobus prit, arrêts effectués, nouveau débarquement pour la photographe qui marcha une dizaine de minutes avant d’arriver à son lieu de rendez-vous. Qui servit à quelque chose. La précipitation du matin avait donc été utile. Il avait aimé les photos d’exemple qu’elle lui avait montré, lui expliqua ce qu’il voulait ainsi que quand il les voulait au maximum. Entente faite, elle partit donc. Moins précipitamment. Plus lentement, avec un arrêt dans un Starbuck non loin pour manger et prendre son café non pris. Et puisqu’elle n’était pas en retard nulle part, n’ayant pas d’autres rendez-vous de la journée, elle put donc penser quelque peu à ce qu’elle allait faire dans la soirée. Qui allait débuter elle ne savait trop quand, quand son invitée allait arriver. Dans la soirée.

Un café pour emporter, chemin de retour fait. Moins précipitée, elle marcha plus longtemps. Prenant un arrêt quelques rues plus loin. Question de vraiment se réveiller, avec l’air si empli de bonne odeur de pots d’échappements, et de pouvoir vraiment se concentrer à dans presque dix heures. Le "dans presque dix heures" n’était pas compliqué en soi. Loin de là, en fait, c’était plutôt la tournure des évènements bien inattendus qui l’était. Enfin, inattendu, un grand mot. Ce n’était pas comme si c’était la première fois que cela arrivait, ni encore moins la dernière fois. Sauf que cela est perçu autrement lorsque cela arrive à quelqu’un que l’on connaissait. Juste à y penser, maintenant c’était terminé heureusement, une colère s’emparait d’elle, sentiment qu’elle ressentait rarement. Ainsi que la honte ne n’avoir rien pu faire par le passé. Gaby n’avait jamais réellement été capable d’avoir une vraie bonne relation avec Daniel. Elle avait toujours trouvé qu’il avait quelque chose qui clochait, encore plus vrai lorsqu’elle voyait Marlene et lui ensemble –elle n’en n’avait jamais parlé, ne se sentant pas obligée d’être amie avec le petit copain de Marlene-. Avec raison au final. Elle s’était même demandée pourquoi elle ne s’en était pas aperçue avant, pourquoi elle ne s’en était pas doutée. M’enfin, ce n’était pas à s’en voulant sur ce qu’elle aurait dû deviner qu’elle allait pouvoir aider son amie.

Amie main… elle secoua la tête, souriant à la vieille femme, se levant ensuite pour lui laisser la place. Regardant ensuite autour d’elle. Elle n’avait pas manqué son arrêt qui était le prochain. Chez elle, la première chose qu’elle fit elle se changea. Il faisait déjà chaud à l’heure qu’il était et cela serait probablement pire dans quelques heures, au fur et à mesure que le soleil se lèverait encore plus haut dans le ciel. Se changeant, elle regarda son genou. Une ecchymose c’était effectivement formée sur son genou. D’un bleu moyen si elle se fiait aux autres blessures de ce genre qu’elle avait eu. Un de plus ou de moins, ce n’était rien. Un short en jean fut donc enfilé, ainsi qu’une camisole. Elle alla ensuite vérifier si elle avait des messages. Boites vocales négatif, e-mails quelques uns, rien de bien important. Comparativement à l’arrêt du cours de ses pensées qu’elle avait eu quelque instant plus tôt. Prenant un livre, elle alla s’installer sur son balcon. Livre pour tenir ses mains occupées, car elle ne le lut pas. Bien qu’elle soit un peu plus âgée que la jeune brunette, les situations qu’elle avait vécues, elle, cela ne lui était jamais arrivée. Ni de près, ni de loin ; tout autant qu’elle sache. Et ce n’était pas parce que c’était une situation inconnue que cela l’avait empêchée de l’aider et l’empêcherait de l’aider. Bien au contraire. La soutenir au maximum, autant qu’elle le pouvait dans ce qu’elle vivait.

Ce qu’elle vivait était : une ancienne future mère célibataire ayant quitté son copain violent. Le dernier point était important. "Ayant quitté son copain violent". Ce qui était à ses yeux, une bien grande preuve de courage. Peu importe comment elle avait réagi sur le moment, c’était du courage. Le premier point, "ancienne future mère célibataire", était encore plus important. Raison pour laquelle elle avait quitté le père de l’enfant, qui n’en voulait pas. Sans l'avoir battu, coups dans le ventre lui ayant fait perdre le bébé. Être là pour elle, après que ses nouvelles lui aient été annoncées, c’était ce qu’avait décidé Gabrielle. La soutenir du mieux qu’elle le pouvait, que Marlene voulait aussi. Marlene qui allait arriver dans la soirée, dans quelques heures, elle ne savait quand exactement. Elle n’avait pas prévu grand-chose, rien en fait. Toute une soirée, mais elle avait tout simplement décidée que c’était la jeune femme qui déciderait ce qu’elle voulait faire et elle lui avait bien dit Exige et j’exécute. Demande et j’obéis. Te faire plaisir. Lui faire plaisir, tout simplement. Que se soit regardé des films à l’eau de rose ou encore violent, ou juste resté à ne rien faire, assise ou couchée. Ou encore jouer à des jeux de société, si tel était le cas elle espérait que Marlene en ait amenée car elle avait seulement des cartes, ou bien refaire le monde. Ou n’importe quoi d’autres.

Quelques heures plus tard, pendant qu’elle fouillait dans le frigo par simple gourmandise ; et elle avait le choix, des tonnes de cochonneries diverses étant dedans achetés pour la soirée juste au cas, on cogna à la porte. Elle s’y dirigea donc.

- Salut. dit-elle à Marlene, après avoir ouvert la porte, tout en la prenant dans ses bras, la relâchant quelque instant plus tard. Entre. et elle la laissa passer, fermant ensuite la porte derrière elles, entrant ensuite un peu plus dans son studio.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : Pour montrer que même dans les moments les plus sombre et triste de ce qui peut être vécu tout ne peut pas n'être que négatif, qu'il y a d'autres personnes qui sont là pour aider à affronter la situation, à essayer de remonter le moral.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:13

Damon Macchiavelli a écrit:
Pseudo personnage : Damon Macchiavelli
Pseudo(s) partenaire(s) : Sarah R. Weavers
Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/t2629-au-casino-on-boit-du-whisky-en-jouant-ca-donne-une-excuse-pour-perdre-pv
RP proposé :
Citation :
    P.MCMILLANQui a eu l'idée fantasque et pédalesque de commander des kirs? Je veux du whisky.

    S.OWENVa t'faire voire McMillan...




Je regarde Steve Owen et Patrick McMillan se quereller en étant accompagné par la neuvième symphonie de Beethoven: Molto Vivace, tandis que je bois mon kir avec dégoût. Patrick n'a pas tord, le Kir ne peut être apprécié que par les palais féminins. Owen porte un costume croisé à six boutons de laine avec pantalon à pince de chez Garrick Anderson bleu foncé, une chemise Ralph Lorenn beige, une cravate Hugo boss de même couleur que la chemise, des chaussures John Foster, et sur son visage, sont logé une paire de lunettes en corne Oliver People. Il met toujours ses lunettes lorsqu'il est dans une pièce éclairée par une lumière artificielle. McMillan lui, porte un costume finement rayé de couleur noir Burberry, une chemise blanche rayée Calvin & Klein, une cravate rayée rouge et blanche, et des mocassins Brooks Brother. Mes deux compères continu leurs dispute fugace, et je demande à un petit trésor de serveuse, gros seins, belles hanches, de nous amener trois Jack Daniel's avec glaçons. Nous sommes tout les trois au bar luxueux logé à l'étage au dessus du Lucky Nights Casino. On remarque très vite dans quel endroit nous sommes, lorsque le Jack Daniel's est à vingts dollars le verre. Patrick est trader chez Goldman, autant dire qu'il gagne quasiment autant d'argent que moi. Steve lui est aussi trader mais chez Morgan Stanley. Patrick est la personne la plus intéressante que je connaisse, et c'est aussi mon meilleur ami, je pense. J'oserai jamais lui dire un tel aveux, parce que trop de chose m'exaspère chez lui. Son narcissisme, sa culture encyclopédique, et sa plastique plus musclée que la mienne. Aujourd'hui je porte un costume croisé rayé avec un pantalon à pince signé Armani, une chemise blanche Hugo Boss, une cravate rouge Hugo Boss aussi, et des mocassins noirs en cuir Gianni Emporio.

Les Jack Daniels arrivent, et Patrick et moi même rendons nos kir quasiment pleins. Une fois la serveuse partie, Owen lance une discutions sur les récents incidents survenus lors du conflit Israëlo-Palestinien, en tenant des propos tantôt antisémites, tantôt sensés. Je ne les écoute plus pendant quelques instants et pense à ma soirée d'hier au Nova. J'y ai fait la rencontre d'une mignonne. Mannequin, gros seins, bon cul, belles hanches, beau visage, un physique parfait. Après lui avoir parlé durant plus de deux heures, en luttant contre l'ennuie lorsqu'elle me parlait de sa possible et future carrière chez Dior, je l'invitai à mon appartement. Je lui ai fait l'amour trois fois, jusqu'à ce que mon mental bascule une nouvelle fois. Son ineptie m'avait tellement agacé que lorsqu'on s'y remettait pour la quatrième fois, je lui ai volontairement arraché un mamelon avec les dents. S'en suivit d'un cri de terreur et d'un «Oh mon dieux». Je ne lui laissais pas le temps de crier d'avantage et c'est avec une fureur incontrôlable que je lui assénais de violents coups de poings au visage, jusqu'à lui défoncer entièrement la mâchoire. Ses cris devinrent des gémissements sourds, ne pouvant dès à présent plus parler. Je pris ensuite le manche de mon cran d'arrêt, et lui cassai quelques dents à l'aide de celui-ci. Je finis par lui trancher les veines de chaque bras, et c'est en la regardant se vider comme une truie, essayant vainement de crier, que je lui lance «Essaye donc de poser pour Dior à présent, avec ta gueule complètement défoncée, SALOPE!» J'essayais ensuite une fellation avec la bouche inerte de cette candide, mais la douleur était trop forte, alors j'ai arrêté.

Je suis extirpé de mes pensées par Steve qui me demande alors mon avis sur ce qui s'est passé avec l'armée Israélienne sur le bateau palestinien. Je réfléchis quelques instants à ce qui vient de me demander, et bois quelques gorgées de mon whisky. Que veux-t-il que je lui réponde? Donner un avis subjectif sur un tel sujet est tout bonnement insipide et sans importance. Mais je lui fait part tout de même que les autorités nationales se rendent compte un peu tard des actions inhumaines du Mossad et du Tsahal. Et que si ont veut arrêter le conflit, il faudrait déjà que nos représentants politiques affirment moins expressivement leurs cotés pour l'Israël, et qu'ils restent objectif sur ce conflit. Patrick plussoie avec un: «Il a tout dit». Owen me regarde, déconcerté, et ne peut s'empêcher de compléter son discours par une blague sur les juifs. Je le regarde sans rien rétorquer, préférant ignorer cette once de haine. Quelque chose me perturbe pour que je puisse prendre pleinement part au débat. Après avoir tué cette mannequin, je me souviens lui avoir couper les mains puis les avoirs placé dans mon placard, enfin je crois. Ensuite j'ai gardé aussi la tête, qui est dans mon frigo entre la bouteille d'Evian et la sauce mayonnaise sans matières grasses. J'ai jeté le reste du corps dans un sac poubelle avec les ordures logées a l'Upper East Side. Seulement j'ai un certain doute quand à l'endroit où se trouvent les mains de cette salope. Dans le placard de la cuisine me semble le plus logique mais n'aurais-je pas commis l'erreur de les disposer à cotés de mes produits de toilettes. Rien qu'à imaginer ces mains à coté de ma crème rafraichissante où de mon parfum Jean-Paul Gauthier me répugne et dans un élan, me couple le souffle. Je me tourne vers Steve qui me regarde, d'un air perplexe.

    S.OWENMacchiavelli? Ça va vieux? Tu parais moins bronzé que tout à l'heure.
    D.MACCHIAVELLI Non non c'est bon, je... Je vais aller me rafraichir au toilette. Je... Je reviens mes amis... Dis-je, avec une voix étranglée.




Je simule un air calme et détendu, tandis que je m'empresse d'aller aux toilettes des hommes. Je vais directement aux lavabos et ouvre les valves du robinet pour laisser s'écouler une eau minérale, avec les sels minéraux non modifiés mais qui n'a pas put être filtrée et désinfectée. Je ne préfère donc pas boire cette merde, et je me rince simplement le visage. Je relève mon regard vers la glace et me contemple pendant plusieurs minutes, sans dire un mot. Peau parfaite, coupe parfaite, visage parfait. Il n'y avait rien à redire sur mon physique aujourd'hui. J'inspire et j'expire fortement par les narines. Je me suis suffisamment calmé pour retourner au bar. Lorsque que je reviens à notre table, mes deux acolytes ont disparu pour se retrouver face à deux mignonnes assisent sur une des banquettes. Bon culs toutes les deux, avec des têtes de catins. Je les auraient bien baisé si je n'avais pas une légère douleur au pénis, suite à ma nuit d'hier. Par respect - que eux n'ont visiblement pas - je ne vais pas m'immiscer dans la discutions car trois hommes sur deux femmes n'a jamais marché comme technique pour aguicher. Je préfère donc les laisser tout les deux comme des lâcheurs qu'ils sont, et décide de descendre à l'étage d'en dessous pour jouer un peu d'argent, ça allait me détendre. Je me dirige vers le comptoir ou une caissière, gros nénés, lèvres pulpeuses, me fournis des jetons en échange d'une certaine liasse de billets venant de mon porte monnaies en cuir, Burberry. Je me rend tout d'abord devant la table de craps, seul jeu du casino qui ne me broie pas les couilles avec ces règles à la con. Je regarde les gens jouer, et demande si je peux participer. Ces derniers ne se montre point hostile et m'accepte dans leur partie. Je crois qu'il y a John Clipton avec eux, car il me salut en me disant si les affaires vont bien. Je lui dis que ça va, sans être trop sur de moi. Je commence plutôt bien avec un onze d'entrée de jeux. Je souris et laisse mes compagnons de jeu applaudir, quand je remarque une présence à quelques mètres. Une ravissante blonde au minois familiers. Belle poitrine, hanches à croquer - dans le bon sens du terme -, cul d'enfer. Elle me fait penser à Jessica Anderson, mais je me rappelle que celle-ci est partie en Europe depuis deux jours. Je la regarde avec insistance et arrive enfin à poser un nom définitif sur cette personne: Sarah R. Weavers. Une ancienne flic qui maintenant travail pour la mafia Italienne. Personnellement je ne la crois pas trop, mais son physique me fait oublier son parcours énigmatique. Je lui souris lorsqu'elle semble aussi me reconnaître, et j'espère qu'elle va venir à ma table pour me saluer.
.
Pourquoi proposez vous ce RP ? : Je pense que ce rp à son utilité pour présenter un peu la caste des personnes richissime de New York. Là on a affaire à trois hommes encore jeunes et plein de fougues. Ils paraissent si inaccessible et intouchable face à toutes les atrocités de New York...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 13 Fév - 23:13

Hyppolite A. Marshall a écrit:
    Pseudo personnage : Hamm O. Grey
    Pseudo(s) partenaire(s) : Jarvis C. McGooken
    Lien du sujet : http://www.ny-thedarkside.com/t2310-a-cheval-donne-on-ne-regarde-pas-la-bride-pv?highlight=cheval+bride
    RP proposé :
    Citation :
    Il semblait soudain à Amaury Grey que cela faisait des années qu’il n’avait pas enfoncé sa main dans le cul d’une vache. Les animaux imposants lui manquaient : il lui avait été donné une fois de passer dans un cirque pour inspecter l’état de santé des otaries, des chameaux, voir même des éléphants. Mais à présent, la taille des bestioles en observation ne pouvant dépasser la taille du petit salon qui formait la salle principale de son appartement – si ça ne tenait qu’à lui, nul doute qu’il aurait rendu ce fait physiquement possible, mais une sale histoire de proprio et de charges voyez vous – cela réduisait de beaucoup l’installation d’un hippopotame dans la salle de bain.
    La restriction expliquant le manque, le manque expliquant l’euphorie. Après s’être assuré d’avoir totalement niqué l’unique tympan qu’il restait à Jarvis, Hamm s’était donc mis à joyeusement courir vers le grand animal, sautillant tel un petit poney au pays des pâquerettes. Ravi. Totalement ravi. Un sourire qui dépassait l’entendement sur le visage, il galopa enfin à la hauteur de la bestiole et dû se forcer à se briser deux vertèbres en levant la tête. C’est que c’est grand, une girafe.

    Je savais qu'en venant ici, tu grésillerais comme un lapin dans une pelleteuse. C’était Jarvis et ses métaphores qui arrivaient en traînant des pieds, d’un pas excessivement lent qui aurait permis à trois générations de lapidés de se reproduire sans trop de soucis. Hamm se tourna vers le légiste et lui adressa son sourire le plus radieux. Là, à cet instant, il était heureux. D’abord parce qu’il sentait qu’aujourd’hui allait être une excellente journée. Ensuite parce qu’il la passait en compagnie de Jarvis. Enfin parce que la girafe était déjà venu marquer son territoire en trifouillant dans sa main à l’aide de ses nasaux. Il ne put s’empêcher de rire comme un gamin, constatant que l’animal devait chercher une quelconque nourriture à se mettre sous la dent jusqu’à l’arrivée du prochain touriste. Et si tu tiens à ce qu'on épargne le lapin, je peux rectifier ma métaphore en disant que tu clignotes comme une guirlande sur un sapin de Noël. Hamm eut un nouveau rire, tournant la tête vers son ami.

    « Tu essayeras la grenouille dans le microonde un jour : des résultats étonnants. »

    Jarvis contemplait la girafe comme si elle n’aurait jamais pu soudainement enfiler ses chaussures et leur faire un petit bout de claquettes depuis l’enclos. Ce qui, en soi, n’était pas faux ; mais la rêverie était encore permise non ? Il avait déjà l’air de l’ennuyer. Hamm était déçu qu’il ne ressente pas la même excitation que lui mais ne lui en tint pas rigueur. Après tout, ce n’est pas comme s’il n’avait jamais côtoyé Jarvis McGooken et sa jerk-attitude. Lorsque ce dernier lui demanda d’étaler sa large science de la connaissance animale, l’ethnologue ne sut donc pas surpris de l’entendre rajouter ce qui aurait pu passer pour de l’arrogance mais qu’il accueillit en riant à nouveau. Jarvis, non, décidément, ça c’était un phénomène.

    « D’accord, de la breveté : la girafe est un mammifère. » Il s’arrêta. Sourit. Regardait son camarade. « Et elle… mange de l’herbe. Driiiing ! Voilà, fin de la classe. » Lui cria-t’il tandis que son ami était déjà en train de tranquillement s’éloigner. Si les cours de sciences naturelles avaient été aussi instructifs et conclusifs, certainement tout le monde aurait encore les mains dans la terre plutôt que dans la peinture ou le CSS - tout dépend des cas. Evidemment, comme l’avait si judicieusement indiqué Jarvis, Hamm en connaissait un bon rayon sur la girafe. Associant des technologies de pointe à des parties mécaniques rustiques et fiables, cet animal est une merveille du design high-tech. La girafe est en effet équipée de série d'un moteur 2.9 turbo D avec transmission par pignon. C'est du solide. Ses deux antennes de 4500 W lui assurent une réception optimale, jusque dans les confins de la savane. Son capteur phonique ultra sensible lui permet d'entendre une mouche taper du poing à deux cent kilomètres, et de le signaler à ses congénères en activant instantanément son puissant mégaphone qui fait "pouic", comme le montre le diagramme ci-dessous :


    Spoiler:
     

    Bref, c’est une belle bête.
    Une belle bête qu’Amaury Grey contemplait encore alors que le légiste continuait sa visite le plus naturellement du monde. Ce qu’habituellement, tout le monde faisait d’ailleurs. Mais Hamm avait déjà décollé dans sa quarante et unième dimension alors que l’animal commençait à lui mordiller les doigts, tournant cette grosse langue immonde violette autour de sa main. Il n’y prêta pas attention, se contentait de la flatter comme un flatte un cheval ou... une femme ? Bon tu comptes la demander en mariage ? Je te préviens tout de suite : t'es pas son genre !
    La réflexion de Jarvis lui fit relever la tête. « Laisse-moi au moins le temps d’en arriver au verre dans un bar. C’est le premier patin qui risque d’être fatal ! » Il rit, mais plus pour lui-même – après tout, n’importe quelle girafe ferait l’affaire, tant que ce n’était pas cette mante religieuse d’ex-femme – et l’ethnologue rejoingnit l’Ecossais déjà impatient de repartir. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, ce dernier se tenait face à une cage de lémuriens qui reprenait avec certitude un morceau de metal symphony dans un garage. Hamm se boucha les oreilles et fit signe à Jarvis d’avancer avec lui…

    …lorsqu’il se remit soudainement à courir aussi vite que les permettait ses jambes, se précipitant jusqu’à l’enclos qui avait retenu toute son attention. « Des pingouins ! JARVIS DES PINGOUINS ! » Et le voilà reparti dans de multiples sautillements/éclats de joie/manifestations d’euphorie douteuses. Ca, par contre, les pingouins, il n’en avait jamais approché, ce qui expliquait peut-être pourquoi ses yeux brillaient comme la Tour Eiffel pendant le Jour de l’An. Mais soudain, l’enthousiasme d' Hamm retomba. Il se tourna vers Jarvis en les pointant du doigt : « Jarvis. Pourquoi sont-ils en cage ? »

    Pour comprendre cette question des plus farfelue, il faut remonter aux troubles conséquents d’une enfance trop abusive sur le pipi de fourmi. Monsieur Grey, un ethnologue respectable, mais un homme un peu con, qui pensait que l’éducation de son fils ne dû se faire que par d’idiots principes qui avaient pour points communs de tourner autour du règne animal, et notamment : pas de cages, pas de laisses, pas de grilles. Aussi le boycott des Zoo était-il assuré par la famille Grey, qui se formalisait des délires du père comme on se formalise, disons, des mouches à merde. Alors, pour l’esprit quelque peu dérangé du jeune Amaury, le Zoo n’étant pas dans les priorités du chef de famille, cela voulait donc signifier qu’il ne s’y trouvait rien qui dû être contesté - à l’inverse des cirques par exemple, où monsieur ne se gênait pas pour lancer des scandales à chaque représentations- et devait être, par conséquent, un havre de paix pour tous les animaux qui y vivaient en parfaite et quasi-totale liberté. Ce qui expliquait certainement cette réaction atypique et presque idiote : pourquoi sont-ils en cage ?
    S’il n’avait pas réagit face à la girafe ou les singes, peut-être était-ce encore l’habitude. Parce que l’un prenait trop de place, les autres faisaient trop de bruit, une manière de les punir non ? Mais les pingouins. Ils étaient silencieux, calmes, nageaient doucement dans l’eau avec comme la peur d’en éclabousser le bord; bref, ils se tenaient parfaitement pénards. Alors, pourquoi ?

    Tout en constatant avec étonnement que l’un d’entre eux avait quelques traits communs avec une connaissance commune, l’agent Sidney O’Connor, Hamm tourna un visage déterminé vers son camarade. « Il faut les sortir de là, Jarvis ! » Et déjà, sous les yeux ébahis de trois gamins jouflus, il passait déjà la première barrière de sécurité, s’arrêtant au bord du petit ravin qui délimitait l’espace visiteur de la pseudo-banquise en polystyrène sur laquelle bronzaient quelques manchots. Près à sauter.

    Pourquoi proposez vous ce RP ? : J'ai pensé à ce RP parce qu'il ne représente absolument pas l'esprit du forum *splaf*
    Euh. Et bien. Ca pourrait être un RP qui illustrerait le côté "on est des foufous" de la vitrine de TDS... Pour dire qu'on ne fait pas que du mélo-dramatique (mais qu'on le fait bien, cf toutes les propositions du dessus), et que OUI c'est possible de caser pingouin, moteur 2.9 turbo D avec transmission par pignon et mariage dans le même post.
    Et puis aussi parce que McGooken a totalement réinventé les RP "interactifs".
    Voilà x)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Dim 27 Fév - 22:43

Avis aux retardataires : pour ceux qui n'ont pas voté, le sondage ferme ce soir ! (vers minuit Wink)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   Lun 28 Fév - 2:08

Merci à tous ceux qui ont voté, le sondage est officiellement fermé !

Les résultats :
En première place, avec 37% des voix : Sidney F. O'Connor.
En deuxième place, avec 25% des voix : Raphael J. Weaving.
En troisième place, avec 18% des voix : Hamm O. Grey.
En quatrième place, ex aequo avec 6% des voix : Paige M. Costanza, Anja Malkovski et Stanislas Lebovski.

Merci à tous les autres participants et aux voteurs, bien sûr ! Smile

Les 6 personnes nommées ci-dessus peuvent maintenant retrouver leurs RPs ICI !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: CONCOURS Exemples de RP   

Revenir en haut Aller en bas
 

CONCOURS Exemples de RP

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Save The human right to food: International mission to Haiti
» Exemple de developpement eco-touristique
» La métaphore
» Les mémoires d'un tyran
» Le manichéisme

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
New York - The Dark Side :: ♠ AVANT-PROPOS ♠ :: Annonces :: Sondages-