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 Nothing wrong with me [Alex]

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Reine des Glaces
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MessageSujet: Nothing wrong with me [Alex]   Mer 26 Déc - 22:55




    « Bonjour Madame, police, papiers du véhicule s'il vous plaît. »

Anja venait de couper le moteur de sa voiture et regardait les deux agents derrière les verres fumés de ses lunettes de soleil. Son hybride était à l'arrêt mais elle n'avait pas éteint la batterie si bien que la musique rugissait toujours des enceintes intérieures et forçait les policiers à crier. Mimant d'un geste en direction de son oreille, elle haussa doucement les épaules en arborant un petit sourire mielleux.

    « Excusez-moi je n'ai pas compris. Vous êtes perdus ? »
    « Madame, veuillez stopper votre musique ! »

A regret, la brune finit par tourner complètement la clé dans le contacteur de manière à couper le son qui sortait des baffles. C'était bien silencieux tout à coup et elle n'avait qu'une envie, remettre sa musique. Avec toujours autant de sérieux, le policier réitéra sa demande et lui réclama les papiers de sa voiture. Sans avoir l'air pressée d'accéder à leur requête, Anja releva ses lunettes de soleil, nécessaires avec le ciel bas et éblouissant qui couvrait New-York, et les ajusta sur son front. Un léger sourire faussement innocent étirait toujours ses lèvres mais, à n'en pas douter, son regard indiquait qu'elle se foutait d'eux.

    « En quel honneur, les papiers ? »
    « Nous n'avons pas besoin d'une raison pour vous demander vos papiers, Madame. Un simple contrôle suffit. Toutefois, puisque vous demandez, le sol est couvert de neige et vous roulez beaucoup trop vite. »

Elle les avait vu, quand elle avait tourné au coin de la rue. Bien sûr qu'elle les avait vu. Mais cela ne l'avait pas fait freiner pour autant. Cet après-midi, Anja se sentait d'humeur particulièrement frivole et rebelle. Dans ces cas-là, il était inutile de dire qu'elle n'en faisait qu'à sa tête, qu'elle outrepasse la loi ou non. Et ce n'était sûrement pas ces deux gugusses en uniforme qui la feraient changer d'avis ni ne parviendraient à la raisonner. Pour goûter, elle allait avoir droit à deux policiers à se mettre sous la dent... Jouant presque l'idiote, Anja secoua négligemment la tête, ne semblant pas voir d'où venait le problème mais ses yeux les défiaient toujours.

    « Il a neigé, et alors ? C'est en train de fondre. Je suis russe, je sais comment maîtriser mon véhicule même sur une patinoire. Ce n'est pas parce que vous autres américains craignez dix centimètres de neige qu'il faut obligatoirement que nous avancions tous comme des escargots... »
    « Je suis sûr que vous étiez au-delà de la vitesse réglementaire, même sans neige. Vos papiers maintenant s'il vous plaît. »
    « Et si je ne veux pas les donner... ? »

Il s'impatientait. Elle le voyait à ses mâchoires qui se contractaient et à la ride qui barrait son front, sous sa casquette d'agent. Il commençait à être sur les nerfs, d'autant plus que son coéquipier de l'autre côté de la voiture lui faisait signe d'accélérer la cadence. Quant à Anja... Eh bien, le voilà. Son sourire de pure emmerdeuse. Son regard railleur et ses lèvres légèrement retroussées en une défiance qui frôlait l'insolence. Elle n'avait pas envie de donner les papiers de sa voiture. Pas plus qu'elle n'avait eu envie de s'arrêter mais il l'y avaient forcée en se mettant devant elle. Elle était d'humeur particulièrement enquiquineuse aujourd'hui, ils étaient tombés sur un mauvais jour mais tant pis pour eux. Le pire était peut-être qu'il n'y avait pas de raison particulière. Elle avait décidé d'être particulièrement chiante et les pauvres allaient le subir, quand bien même ils ne faisaient jamais que leur métier... D'un autre côté, la russe n'avait jamais vraiment eu les forces de l'ordre en odeur de sainteté. Si elle pouvait les embêter un peu, elle ne s'en priverait pas. Ce ne serait pas la première fois qu'elle aurait un comportement de peste avec des représentants de l'autorité...

Voyant que la jeune femme ne comptait de toute évidence pas leur faciliter la tâche ni coopérer, le policier expliqua que si elle ne voulait pas donner les papiers, c'était qu'elle avait quelque chose à cacher. Il ouvrit la porte côté conducteur tout en demandant à Anja de bien vouloir sortir du véhicule puisqu'ils allaient procéder à une fouille du véhicule. Evidemment, elle n'était pas d'accord. Et, évidemment, elle ne comptait pas gentiment les laisser faire. Son haut talon s'enfonça dans les quelques centimètres de neige à moitié fondu qui recouvraient la chaussée tandis qu'elle se redressait pour faire face à l'agent de toute sa hauteur et de tout son charisme. Ses yeux venaient de s'ancrer dans les siens et lui conseillaient silencieusement de ne pas trop la chercher. Pendant ce temps, l'autre policier s'était positionné derrière le coffre de la voiture et s'apprêtait à l'ouvrir. D'un doigt accusateur qu'elle pointa sur lui, Anja fit vivement volte-face pour le fixer avec des yeux brillants de colère.


    « Je vous interdis d'ouvrir ma voiture. »
    « Vous n'avez rien à nous interdire du tout Madame ! »
    « Et vous n'avez pas à fouiller mon véhicule sans mon consentement ! »
    « Ca suffit, retournez-vous et mettez vos mains sur le capot s'il vous plaît. »
    « Hors de question. »
    « Madame, retournez-vous, mettez vos mains sur le capot et écartez les jambes, s'il vous plaît ! »
    « Sûrement pas ! Pour que vous puissiez vous rincer l’œil et me peloter sous prétexte d'une fouille ?! »
    « Vous insinuez que je ne suis pas professionnel, Madame ? »
    « Je ne fais qu'évoquer une vérité universelle concernant les hommes. Quant à vous, je vous ai déjà dit de ne pas mettre vos mains sur ma voiture ! »
    « C'est bon Jeff, puisque Madame ne veut pas obtempérer, on va aller régler ça au commissariat. »

Le deuxième policier venait de trancher pour le premier, visiblement moins patient que son partenaire. Il referma le coffre, se pencha dans l'habitacle pour attraper les clés toujours sur le contact et claqua la portière derrière lui tout en verrouillant la voiture tandis que son collègue se démenait pour faire entendre raison à une Anja qui devenait de plus en plus colérique et se débattait comme il voulait lui attraper le bras pour l'escorter jusqu'à la voiture de police. Ils durent s'y mettre à deux pour la forcer à aller vers le véhicule, en ayant été forcés de lui mettre les menottes entre temps pour maîtriser la furie. Assise sur la banquette arrière, coupée des deux policiers par le grillage quadrillé, Anja observait les rues qui défilaient tout en ruminant intérieurement et en faisant elle-même monter sa colère. Ce qui avait commencé comme un jeu pour elle était maintenant devenu une question d'honneur. Elle ne se laisserait pas dompter par deux péquenauds qui se prenaient pour des cowboys sous prétexte qu'un badge ornait fièrement leur torse. Elle ne coopérerait pas et peut-être même qu'elle ferait parler d'elle, quitte à jouer de ses relations.

Arrivés au commissariat, la voiture se gara et l'un des policiers l'aida à sortir en lui évitant de se cogner la tête. Ses avants-bras dans le dos et fermement maintenus par la poigne du policier, ils montèrent les marches du commissariat central de New-York et Anja ne se sentit impressionnée que par l'architecture du bâtiment, sûrement pas par les institutions qui y étaient représentées. Juste à l'entrée, un autre agent en uniforme demanda de manière goguenarde si ses collègues partaient à la pêche aux jolies ménagères mais il eut à peine le temps de terminer sa phrase que déjà la russe le fusillait de son regard glacial. Même avec les menottes dans le dos, son autorité naturelle était toujours de mise et l'agent ravala bien vite son rire gras. Il était vrai qu'elle ne se fondait pas exactement dans le décor avec sa jolie robe noire, son manteau russe gris et ses lunettes de soleil toujours sur la tête, et beaucoup se retournèrent sur elle, étonnés certainement de voir une dame avec autant de classe avec les menottes aux poignets. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait à Anja, ce ne serait sûrement pas la dernière non plus mais elle avouait que cela faisait un moment qu'elle n'avait plus senti le métal froid contre sa peau. A croire qu'elle s'était assagie... On la fit asseoir sur un banc, dans un couloir, à côté d'une vieille dame qui sentait presque déjà la mort et qui interpella les agents qui encadraient la russe pour savoir quand on prendrait sa plainte. On lui répondit que ce ne serait pas pour tout de suite, qu'il n'y avait pas d'officier disponible et qu'Anja aussi allait devoir attendre. Elle siffla un « Bande d'incapables » en russe entre ses dents, ne lâchant pas de son regard mauvais les deux agents qui s'éloignaient. Une seconde plus tard, son regard noir se dirigeait sur la senior qui dévisageait Anja de manière presque offusquée. La pauvre femme détourna vite la tête, se rendant compte que ce n'était pas avec la russe qu'elle allait pouvoir papoter en patientant. Car, certainement, Anja n'était absolument pas d'humeur à bavarder, encore moins avec des menottes qui entravaient ses mains dans son dos...




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Dernière édition par Anja Malkovski le Sam 29 Déc - 18:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Ven 28 Déc - 13:41

Devenir agent fédéral au sein de la DEA ne signifiait pas seulement accepter les règles et la hiérarchie. Ancien militaire, je pouvais m’accorder des ordres sans pour autant les suivre à la lettre. L’armée m’avait vacciné contre l’approbation aveugle des consignes stupides. Je conservais mon propre jugement et même si je mettais de l’eau dans mon vin pour ne pas être trop borné, je pouvais parfois n’en faire qu’à ma tête. Disons que j’avais suffisamment d’expérience pour savoir ce que je faisais. Aujourd’hui, je devais mettre mon orgueil de côté pour supporter les incompétents que je rencontrais chaque jour et rester calme en toutes circonstances. Inutile de s’énerver contre des collègues pour obtenir ce que je désirais, ici il fallait user de diplomatie. Au début, ce n’était pas évident, je ne maitrisais absolument pas les codes de ces grattes papiers. Homme d’action, je me sentais dépérir dans ces bureaux cloisonnés. Durant de longs mois, mon rôle s’était résumé à du classement de dossiers, à de nombreuses lectures pour connaitre les dossiers en cours. C’était comme si je devais réactualiser mes connaissances. Au fond, l’agence n’avait pas tord. Mon séjour dans l’armée et ma langue absence m’avait coupés des affaires en cours. New York ne m’avait pas attendu pour changer. A force de patience, le décalage entre moi et la ville n’était plus si important. Cela m’avait demandé beaucoup de temps, mais à présent, j’étais redevenu un citadin comme les autres. Si vous me citez une musique sortie lors de mon séjour en Orient, alors j’étais tout de suite paumé, mais autrement… j’arrivais à m’en sortir. Bien évidement, jamais je ne rattraperais totalement le temps perdu. Je ne pouvais pas m’enfermer et lire tous les journaux parus pendant sept mois, c’était totalement impossible, alors j’avais appris à faire avec. A combler mes lacunes comme je le pouvais, en acceptant de pas tout rattraper. A mes yeux, j’avais le plus important : Mari. Avec elle, j’avais réussis à rattraper mon absence. La vie était loin d’être juste ou parfaite, alors il fallait s’en accommoder et ne pas se montrer trop exigeant. Depuis mon retour, j’étais beaucoup moins impulsif qu’auparavant. Mon traumatisme m’avait rendu « cool », je prenais les choses avec philosophie. Je relativisais énormément ce qui m’arrivait. Par exemple, si Fido – ce chien qui fait le bonheur de Mari – mangeait l’une de mes chaussures et ben… tant pis. C’était agaçant, pénible, mais il n’y avait pas mort d’homme. De la même manière, si le dossier que j’attendais depuis 2 mois n’était toujours pas arrivé parce que machin avait oublié ou untel était parti en vacances, et bien j’enfilais ma veste et allais directement chercher le dit dossier. La procédure n’était pas respectée à la lettre ? Et alors ? On allait m’arrêter ? Non, bien sure que non. De toute façon ce fameux dossier était au commissariat, un lieu que je connaissais très bien. Mes anciens collègues ne verraient aucune objection à me le confier en main propre.

Ainsi, j’enfilais mon blouson et mes gants de motards avant d’enfourcher ma moto. A chaque fois que je montais dessus, j’entendais le kiné me sermonner : conduire avec une jambe aussi fragile ce n’était pas prudent, il fallait faire attention et blablabla… Sauf que je n’en faisais qu’à ma tête. J’aimais trop conduire ma moto pour me priver de ce plaisir. Je n’étais pas revenu à la vie pour me comporter comme un mort. Mais en voyant la neige fondue sur le bas côté, je reconsidérais sérieusement la question. Les routes semblaient glissantes, et je ferais mieux de ranger ma moto dans le garage durant l’hiver… sauf que je me voyais mal venir au boulot à pied ou en taxi. Car oui, je n’avais pas de voiture et Mari n’utilisait sa voiture qu’avec son chauffeur (ou presque), hors de question d’utiliser ce service. J’allais devoir penser à investir dans une voiture, un 4x4 ou… m’arranger pour emprunter une voiture de fonction. Après tout, les agents fédéraux jouissaient de nombreux privilèges, pourquoi est-ce que je n’en profiterais pas ? Je devrais me renseigner, mais pour l’heure, je tenais à obtenir ce dossier rapidement, avec que les flics ne débauchent. De quoi m’inciter à ne pas respecter les limitations de vitesse, mais… la chaussée était glissante alors je n’en ferais rien. Habilement, la moto se faufila dans la circulation New Yorkaise. En un quart d’heure, j’arrivais au commissariat. Rien que le parking me rappelait des souvenirs. Et pas que des bons… Ma moto se gara au côté des voitures de service et à peine le pied à terre, je serrais quelques mains et bottais en touche sur certaines questions. D’un pas assuré, je pénétrais dans le bâtiment principal et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant cette très chère Anja Malkovski sur le banc des suspects en attente… Un sourire moqueur se greffa sur mon visage, et ce n’était pas son regard noir qui allait me faire changer d’attitude. La jeune russe n’avait vraiment pas sa place entre les dealers de camelote et les sans abris en état d’ivresse, et cela rendait la situation encore plus causasse. « C’est Noël avant l’heure dans le service ! » commentais-je avant d’aller serrer la main au planton de service. Malicieux, je ne quittais pas la maquerelle des yeux. D’humeur taquine, même si je savais qu’elle allait essayer de me rabattre le clapet, je demandais : « C’est le karma qui vous amène là ou … vous faisiez le trottoir pour arrondir vos fins de mois ? » Entre nous, j’ignorais pourquoi elle était là, mais…. c’était bien fais. Après ce qu’elle m’avait fais – à moi et à l’association – au gala de charité, c’était de bonne guerre de la trouver en fâcheuse position. Avec une robe aussi chic en plein milieu de l’après midi, j’étais bien en droit de la soupçonner de proxénétisme, je savais que c’était faux. Mais comme elle jouerait les maquerelles c’était amusant de l’imaginer en bas de l’échelle. Lentement, je me penchais pour regarder derrière elle… elle était menottée dans le dos et les deux mains. Ce qui signifiait qu’elle avait vraiment dû faire chier son monde pour en arriver là. Curieux, je m’appuyais contre le comptoir de l’accueil et ouvris mon blouson pour m’acclimater à la chaleur ambiante, bien qu’un vent glacial venant tout droit de Russie allait bientôt sévir.
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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Sam 29 Déc - 19:32

Si elle s'écoutait, elle se lèverait, maintenant, et quitterait le commissariat en reine. Peu importaient les menottes, elle avait suffisamment de relations pour réussir à se les faire retirer dans l'heure. Si elle s'écoutait, elle se lèverait et irait tout droit faire un scandale dans le bureau du capitaine, en lui demandant s'il était normal que ses agents menottent à tout va les personnes qu'ils contrôlaient. Si elle s'écoutait, à cet instant précis, elle serait capable d'engager un truand pour qu'il liquide les deux pauvres agents qui n'avaient pas la moindre idée de celle à qui ils se mesuraient. Si elle s'écoutait, elle les ferait tous fusiller, tous ces incapables qui prétendaient faire régner la justice alors qu'ils ne faisaient que se la couler douce dans leurs bureaux. Bande d'imbéciles. La fureur qui dansait au fond de ses yeux exprimait parfaitement l'état d'esprit dans lequel se trouvait Anja à cet instant précis, encore fallait-il oser plonger dans ses prunelles flamboyantes. Ce n'était pas le cas de cette pauvre vieille qui restait assise à côté d'elle mais qui n'osait même plus respirer et qui devait probablement hésiter entre rester ou partir. Ce n'était pas non plus le cas des agents d'accueil qui tapotaient leurs claviers, probablement trop occupés à essayer de cacher les fenêtres pornographiques sur leurs écrans. Ce n'était pas non plus le cas de tous ces fonctionnaires qui se promenaient un dossier à la main pour leur donner une excuse pour aller discuter un peu au lieu de réellement travailler. Alors elle se demanda qui était le plus à blâmer. Ses filles qui se prostituaient pour gagner de l'argent ou tous ces flics putes de la justice mais qui ne se foulaient même pas pour la faire appliquer. Tas d'incompétents. Si seulement ils pouvaient tous se voir comme elle les voyait actuellement. Peut-être alors certains décideraient de se passer la corde au cou et alors la ville serait débarrassée d'un petit nombre d'imbéciles. Mais au fond, ça ne servirait à rien puisqu'ils en recrutaient de nouveaux tous les jours à la pelle. Le seul atout qu'il fallait avoir pour postuler dans un endroit comme celui-ci était de ne pas trop réfléchir. Et après, on s'étonnait du taux de criminalité dans la Grosse Pomme...

Elle était en train d'insulter mentalement tous ceux que son regard croisait quand une voix attira son attention. Ces intonations, elle les reconnaissait. Ses prunelles glissèrent jusqu'à venir s'ancrer dans celles de celui qui venait de parler et qui la regardait en retour. Noël avant l'heure... Et vue la manière dont il la dévisageait, c'était bien d'elle qu'il parlait, il n'y avait pas de doute. Noël avant l'heure pour quoi ? Parce qu'elle se retrouvait assise sur un banc avec des menottes ? Oh elle se souvenait très bien de leur dernière rencontre. Elle remontait à six mois. Elle se souvenait qu'il s'était comporté comme un goujat, au point qu'elle ne doive récupérer le chèque qu'elle avait pourtant déjà signé pour cette association d'enfants. Parce qu'il avait été odieux et aussi parce qu'elle n'avait pas eu l'information qu'elle voulait, mais ce n'était qu'un détail. Elle se souvenait avoir vu la stupéfaction dans ses yeux quand elle avait déchiré le chèque, il en avait blêmi. C'était probablement pour ça qu'il considérait sa présence ici enchaînée comme un présent. C'était peut-être son Noël avant l'heure mais qu'il ne s'y trompe pas, les cadeaux qu'elle amenait étaient tous empoisonnés... Si c'était possible, ses iris s'assombrirent encore tandis qu'elle suivait le militaire du regard sans le lâcher, l'observant aller saluer quelques uns de ses anciens collègues. Elle se souvenait aussi qu'il devait avoir travaillé ici puisque c'était lui qui avait été chargé de venir prendre sa déposition quand elle était à l'hôpital. Et elle en revenait au même constat : ceux qui étaient engagés ici n'étaient qu'un tas d'incompétents, ce cher Mr Evans en était le preuve parfaite. Il était venu à l'hôpital prendre sa version des faits, alors qu'elle avait encore le visage tuméfié, et elle se souvenait de son manque cruel de compassion et de délicatesse. Elle aurait dû lui cracher à la figure ce jour-là quand il lui avait assuré qu'il était mieux que son bébé soit mort sans qu'elle ne l'ait connu.

Déjà passablement énervée, les souvenirs revenant à sa mémoire n'aidèrent pas et une lueur de réelle haine se mit à danser dans les yeux clairs de la russe quand il insinua qu'elle-même faisait le trottoir. Elle sentit quelque chose gronder, dans les tréfonds de son âme. Un nuage obscur qui remontait et enflammait tout son être sur son passage. Elle avait soudain chaud et ses joues se mirent à rosir de colère. Si elle s'écoutait, elle se serait jetée sur lui pour le gifler. Peu importait qu'il soit en terrain conquis et pas elle. Si elle s'écoutait, elle aurait été capable de mettre un contrat sur sa tête juste pour l'avoir insultée. Pas de sourire malin sur ses lèvres glossées, pas d'étirement moqueur à la commissure de sa bouche, pas d'amusement dans ses yeux. Juste une pure colère sourde et glaciale. Elle aurait pu l'étriper sur place pour ce qu'il venait de dire. Heureusement pour elle, Anja ne s'écoutait pas la plupart du temps et restait maîtresse d'elle-même. Les mâchoires serrées, le visage placide, elle fusillait Evans du regard et les mots qui s'échappèrent de ses lèvres avaient des résonances gutturales, son accent russe ressortant quand elle était énervée.


    « Et si je portais plainte pour injure publique, le cadeau de Noël vous satisferait ? C'est le lieu parfait pour ça. »

Qu'il ne s'y méprenne pas. Ce n'était pas parce qu'ils étaient dans un commissariat, qu'il était entouré de ses amis et que c'était elle qui avait les menottes aux poignets qu'elle le laisserait l'insulter ou lui manquer de respect. Elle connaissait ses droits, que cela lui plaise ou non. Légèrement penchée en avant, son visage restait de marbre mais la violence dans ses yeux pouvait laisser croire qu'elle était sur le point de lui sauter dessus pour le mordre. Chien enragé qu'il ne fallait pas trop taquiné quand il aboyait pour se défendre.

    « Sauf si vous ne m'en pensez pas capable, mais vous et moi avons déjà vus où ça mène quand vous me sous-estimez. »

La menace était réelle. Aucun sourire ne peignait son visage pour sous-entendre qu'elle plaisantait et usait d'humour noir. Elle n'était définitivement pas d'humeur à se laisser emmerder ou titiller par un américain, pas alors que le métal pesait toujours sur ses paumes de main. Mais qu'il le fasse, qu'il la mette au défi. Oh elle adorerait ! Qu'il ose la pousser juste un peu plus et elle jurait qu'elle porterait plainte contre lui. Il lui faudrait un témoin ? Elle n'aurait certainement aucun mal à convaincre la petite mamie assise à côté d'elle. Alors qu'il le fasse. Elle n'attendait que ça, ne demandait que ça. Qu'il la sous-estime et elle pourrait enfin lâcher ce monstre de noirceur qui grimpait en elle en arrachant les lambeaux de son âme depuis que les deux agents l'avaient menottée. Qu'il le fasse s'il se pensait si malin...




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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Jeu 3 Jan - 19:22

Avec des « si », on referait le monde. A commencer par sa propre vie, évidemment, je ramènerais ma fille à la vie et le reste n’aurait aucune importance. Un enfant changeait l’ordre des priorités et quand même bien même celui-ci était mort, mes pensées s’orientaient toujours vers elle. Avec le temps, j’avais appris à penser différemment à Maddison, la tristesse était toujours présente, mais je continuais à vivre. Respirer n’était plus une souffrance de chaque instant, j’avais appris à redécouvrir le monde sur un nouvel angle. Cela dit, tout n’avait pas changé : la criminalité. Et pour combattre celle-ci il fallait commencer par le commencement : identifier le réseau et mieux cerner son fonctionnement. Mon travail était inutile que pour le néophyte. Bien sure, la DEA pourrait faire des actions coups de poings et s’amuser à arrêter les dealers en tout genre… mais à quoi bon ? Arrêter les hommes en bas de l’échelle n’avait aucun intérêt. Ce qui comptait, c’était frapper un grand coup, arrêter les narcotrafiquants qui se remplissaient les poches. C’était un travail de longue haleine qui s’annonçait et récemment, nous avions été récompensés : la mort de G. signifiait une avancée non négligeable contre la lutte contre le trafic de drogue. Aaron avait fait un travail de dingue et je me demandais comment il avait réussi à tenir aussi longtemps en immersion. Bien que je l’ai croisé récemment, j’ignorais si le jeune homme était totalement remis de cette aventure. L’expérience me disait qu’Aaron était véritablement marquée par cette histoire. J’avais lu ses rapports et sans l’accuser de quoi que se soit, il manquait des éléments. On ne pouvait pas tout écrire dans ce genre de situation. Il avait probablement omis des détails qui ne lui semblaient pas important, mais… Sans Aaron, on n’arriverait à rien. Je ne disais pas qu’il était indispensable, mais il était devenu un expert vivant et sans ses compétences, on n’irait pas loin. Sans le reconnaitre, j’avais hâte qu’il revienne. Qu’il soit d’attaque pour qu’on puisse faire du bon boulot. En attendant, il fallait bien s’occuper de la coordination entre les flics et l’agence. Et comme j’étais un ancien flic j’étais le mieux placé pour le faire. Finir chercher un dossier, ce n’était pas un simple prétexte, cela me permettait de garder mes contacts et dans le boulot de flic, il n’y avait rien de plus important.

En parlant de connaissances, il y en a une dont je me passerais bien. C’était le genre de personnes auxquelles je ne pensais pas du tout en venant au commissariat. Le type de femme que je préférais oublier, tellement elle ne me semblait pas particulièrement intéressante… J’étais certain qu’elle pouvait être passionnante, mais … pas pour moi. Cette jeune personne avait autant de défaut que de classe. Son sang-froid reflétait une hypocrisie et un égoïsme sans égal. En la voyant, j’avais immédiatement pensé à haute voix que c’était Noël avant l’heure. C’était évident qu’une dame de sa classe n’avait rien à faire ici, sauf que malgré ce qu’elle pensait Madame Malkovski n’était pas au dessus des lois, elle devait se soumettre à l’autorité des forces de l’ordre, que cela lui plaise ou non. Cela aurait été une personne lambda cela ne m’aurait rien fais. Mais comme la dame de glace avait décidé de déchirer son chèque… j’avais la rancune sévère. Ce chèque aurait pu faire beaucoup pour les enfants malades, c’était un don. Mais Anja n’avait rien compris. Pour elle, c’était un investissement. Elle avait une mentalité désolante et si un collègue pouvait lui remettre les idées en place, je ne disais pas non. Bien évidemment, Anja me fusilla du regard et je n’y prêtais aucun intérêt. Son regard noir glissait sur moi dans l’indifférence total. Sérieusement, elle s’attendait à ce que je tremble ? Il fallait qu’elle redescende de son piédestal. Si elle ne le faisait pas tout seule, je pouvais le faire à coup de coup de pied au derrière. Bien que je n’avais jamais eu recours à la violence avec les femmes, je devais admettre que certaines mériteraient une exception : Anja Makolvski. Comme un serpent, cette dernière venait de se redresser pour déverser à nouveau son venin. Les crocs étaient visibles, la femme était prête à mordre. « Et si je portais plainte pour injure publique, le cadeau de Noël vous satisferait ? C'est le lieu parfait pour ça. » Un mince sourire se dessina sur mon visage, je savais ce qu’elle allait dire. Ou plutôt je devinais cette rancœur qu’elle avait contre moi. Parce que j’étais flic, qu’elle n’était pas très au clair avec la loi même si elle cachait bien son jeu. Parce que j’étais le fils d’un homme qui lui devait énormément d’argent. Il y avait une multitude de raisons – plus ou moins bonne – pour qu’elle me haïsse. Alors, je ne lui reprochais rien… Etre détesté ou aimé n’avait pas vraiment d’importance, surtout de sa part. Son accent à coupé au couteau voulait tout dire, elle perdait son calme. Parfaitement serein, je m’appuyais au comptoir et répondis : « Ne vous gênez pas. » Si Anja voulait perdre son temps et porter plainte contre moi pour des motifs fumeux, alors qu’elle ne se prive pas du plaisir. Contrairement à elle, je n’étais pas au-dessus des lois et franchement… On pouvait porter plainte contre moi, je m’en fichais. Qu’est-ce qui allait se passer ? Concrètement, elle allait perdre son temps. Sa plainte serait enregistrée, cela ferait un mini-scandale jusqu’à ce qu’elle finisse par être classée sans suite. Il me suffirait d’expliquer que mon père lui devait de l’argent, d’où sa rage envers moi. Et j’avais plusieurs témoins pour expliquer notre rencontre à la soirée de charité. Je n’avais aucune raison de m’en faire. Et même si j’étais viré, j’avais toujours d’excellents contacts, mon étiquette de héros de guerre ne se détacherait pas de si tôt, je pourrais toujours en profiter. Mais sérieusement, je me fichais de ce qu’elle pourrait faire contre moi.

« Sauf si vous ne m'en pensez pas capable, mais vous et moi avons déjà vus où ça mène quand vous me sous-estimez. » Et nous y revoilà… en pleine petite gué-guerre, décidément, elle ne lâchait pas le morceau. « Je n’ai pas dis que je vous sous-estimais. Vous pouvez porte plainte contre moi. Quoi que je puisse dire, vous n’en faites qu’à votre tête alors… » Je haussais les épaules, signe que cela m’importait très bien. Je n’étais pas un jeune bleu qu’elle pourrait traumatiser comme elle semblait le penser. J’étais plutôt coriace dans mon genre et maintenant que l’effet de surprise était passé, je savais à quoi m’attendre avec elle. Pas question de rentrer dans le jeu de la vengeance sournoise. « Qu’est-ce qui s’est passé pour que vous ayez le droit aux menottes ? » demandais-je sans moquerie. Redevenu sérieux, j’essayais d’avoir une question d’adulte pour satisfaire ma curiosité. Je pourrais très bien interroger le piquet pour savoir ce qu’il en était, mais je lui laissais une chance de s’afficher en persécutrice de la police – Melle Malkovski n’était jamais victime, elle gouvernait le monde, voyons ! Mais si elle comptait me faire tourner en bourrique, alors je m’arrangerais personnellement pour qu’on l’ « oublie » sur son banc. Ce n’était pas une revanche. Juste un retour du boomerang bien mérité.

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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Mer 9 Jan - 23:40

Elle avait pensé qu'il se serait insurgé, montant sur ses grands chevaux parce qu'elle menaçait de porter plainte pour une simple blague. Elle avait pensé qu'il se serait énervé, peut-être, contaminé par la vague de haine qui semblait émaner de la russe. Elle avait pensé qu'il lui aurait ri au nez, se moquant de sa fierté qui lui laissait croire qu'elle pourrait porter plainte contre un ancien flic dans son commissariat. Bref, elle avait pensé beaucoup de choses sauf qu'il l'encouragerait. Loin d'essayer de la dissuader d'une manière ou d'une autre, il l'incitait à aller au bout de ce qu'elle disait puisqu'il savait pertinemment qu'elle ferait ce qu'elle voudrait, peu importe ce qu'il dirait. Evans n'était peut-être qu'un ex-policier qui ne réfléchissait pas beaucoup mais au moins avait-il appris de la dernière fois. Il semblait avoir bien compris qu'il ne servait à rien d'essayer de la pousser à bout parce qu'elle repousserait elle-même plus loin les limites encore jusqu'à faire comprendre à l'autre qu'il ne pourrait pas gagner avec elle sur ce terrain-là. Il ne l'avait pas cru capable de reprendre un don fait à une association pour enfants ? Elle avait elle-même récupéré le chèque et l'avait arraché devant ses yeux. Inutile de dire alors que s'il lui interdisait de porter plainte contre lui pour si peu, elle se serait fait une joie de le faire et de peut-être même le tourner en scandale. Parce qu'Anja, c'était ça aussi. L'esprit d'insoumission à l'état brut et la contradiction jusqu'au bout des ongles. Difficile d'imaginer qu'elle avait été plus jeune une enfant très obéissante, pourtant c'était le cas. Et elle ne pouvait pas exactement dire que c'était Stanislas qui lui avait insufflé ces vices. Ils étaient déjà cachés en elle, son ancien mari n'avait fait que les révéler. Ainsi même s'ils étaient séparés depuis plus de trois ans elle avait gardé ses habitudes rebelles et indociles, parce que ça faisait partie d'elle. Et têtue comme elle était, plus on lui interdirait quelque chose, plus elle voudrait le faire. On lui dirait blanc ? Elle répondrait mille fois noir.

Evans semblait avoir assimilé ces traits de sa personnalité et grand bien lui fasse car même s'il avait l'air de jouer l'intouchable et l'indifférent, quelque part tout au fond de lui, il devait bien savoir qu'il valait mieux pour lui qu'il ne joue pas trop avec elle. Même s'il ne le reconnaitrait jamais, mais lui-même ne s'en rendait peut-être pas compte, guidé par un instinct presque animal qui devinait la supériorité de l'ennemi et le poussait à faire patte blanche. Ca ne vous est jamais arrivé, de reconnaître la dangerosité de quelqu'un ? De savoir, instinctivement, qu'il ne vaut mieux pas l'énerver ? C'était exactement le genre de réactions que le charisme de la brune pouvait provoquer. Parce que quelque chose dans son regard indiquait qu'elle faisait partie des gros poissons, ceux qui ne plaisantaient pas. Les méchants, les vrais. Alex se sentait peut-être en sécurité mais la vérité était qu'il était aussi exposé que les autres. Ce n'était pas parce qu'il avait été policier qu'il était mieux protégé, ni même parce qu'il était militaire ou glorifié superhéros de guerre. Il pensait que le pire qui pouvait lui arriver était qu'elle porte plainte et qu'il perde peut-être son job ? Il ne savait pas. Réellement, il n'avait aucune idée de l'étendue de ses influences. S'il la cherchait vraiment, il devrait s'estimer chanceux si elle ne faisait que le faire virer. Elle pouvait faire tellement plus... Il y avait plus important que le travail dans la vie. Il devait pourtant le savoir, ayant déjà perdu la chaire de sa chaire. Il devait pourtant le savoir, à quel point cela pouvait faire mal. La perte d'un être cher. C'était précisément ce dont Anja était capable si on lui riait un peu trop à la figure. Un malheur était si vite arrivé... C'était ça qu'il n'avait peut-être pas encore compris : la maquerelle ne se croyait pas au-dessus des lois, elle était au-dessus des lois. Et était même hors-la-loi.

Mais elle n'en était pas encore à avoir de telles intentions à son égard. Pas pour si peu - même si cela pouvait très vite arriver. D'autant plus qu'il venait mine de rien de faire machine arrière en allant dans son sens. Ce n'était qu'un petit rien mais ça suffisait à lui faire ranger les crocs. Elle ne porterait pas plainte, pas pour l'instant en tout cas. Elle le fixa de son regard sombre comme il haussait les épaules puis décida de l'ignorer et de regarder ailleurs. Le menton bien droit même si ses mains étaient menottées dans son dos, Anja balaya le couloir du regard et l'engloutit dans la noirceur de ses yeux. Les mâchoires encore un peu serrées, elle avait du mal à se calmer et le rose colérique sur ses joues ne s'était pas encore estompé. Ca grondait en elle, pourtant elle ne pensait étonnamment à rien. De nouveau, la voix de l'américain l'arracha à sa contemplation morbide et elle posa une seconde les yeux sur lui, semblant hésiter de l'intérêt à lui porter. Elle n'avait pas envie de lui répondre. Encore moins de discuter. Elle voulait juste qu'il lui fiche la paix, qu'on prenne sa déposition, qu'on lui donne son amende, qu'elle la paye et que cette histoire soit terminée. Lunatique. Ca ne l'amusait plus, l'excitation était partie. Sans lui répondre encore, elle tourna la tête vers la vieille dame toujours assise à côté d'elle, raide comme un piquet. Anja se demanda même si elle n'allait pas devenir bleue à forcer de respirer aussi peu. Après quelques secondes à la dévisager, la rombière osa tourner le regard légèrement vers elle. C'était presque étrange d'ailleurs parce que si ses yeux venaient de croiser les siens, son visage lui semblait ne pas avoir bougé d'un millimètre. Il n'y avait pas de menace dans son regard, pas plus que de moquerie. Juste une profonde mauvaise humeur et les ténèbres de la colère qu'elle venait d'essuyer. Aussi, Anja ne comprit pas vraiment qu'elle mouche la piqua mais la grand-mère finit par ne plus supporter l'échange visuel et se leva, partant rapidement à petits pas pressés. Un peu comme une chrétienne fuirait le démon - la comparaison n'était pas hasardeuse puisqu'elle crut apercevoir les mains ridées qui faisaient le signe de la croix. Sans comprendre mais sans non plus y prêter un grand intérêt, le visage d'Anja toujours aussi fermé qu'une porte de prison revint se diriger vers Evans et elle daigna enfin lui répondre, le timbre de sa voix ne montra aucune amabilité mais pourtant pas vraiment d'hostilité non plus.


    « Il faut croire que les cowboys n'aiment pas qu'on leur tienne tête.
    Vous étiez pas militaire ? »

A traduire : qu'est-ce que vous foutez là, vous avez rien de mieux à foutre que de venir faire coucou à vos anciens collègues ? En un peu plus poli tout de même...




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Sam 12 Jan - 22:57

Plus souvent qu’elle le pensait, Mademoiselle Malkovski se trompait lourdement sur les intentions des gens qu’elle rencontrait. Tout simplement parce que la nature humaine se révélait bien plus complexe et surprenante qu’on pourrait le croire. Sans me vanter, j’étais habité par une montagne de contradictions, un paradoxe modèle. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’était pas évident d’arriver à me comprendre. Pourtant, à bien des égards, je faisais de nombreux efforts pour faire taire mon asociabilité chronique et à ma grande surprise, je me révélais plutôt sociale. Curieusement, la personnalité que je présentais aujourd’hui n’était pas nouvelle, au contraire, elle était ancienne. Je m’efforçais dans ne pas y penser, mais dans mes rapports avec les autres, que cela soit les inconnus ou les collègues, j’avais le sentiment d’être comme avant la mort de Maddison. C’était absurde, car beaucoup de choses avaient changés depuis, mais... c’était le sentiment que j’avais. Quelque part, j’étais serein. Après tout ce que j’avais vécu – le pire du pire – il ne pouvait plus m’arriver que le meilleur. Et quand bien même, l’avenir ne me faisait plus peur. A dire vrai, je ne voyais pas très bien de quoi je pourrais avoir peur. Certainement pas d’une russe manipulatrice, imbus d’elle-même qui souhaitait détruire ma carrière sous prétexte d’une introduction maladroite. Soyons sérieux, une minute, il en fallait beaucoup plus pour m’atteindre. J’avais des états de services moyens en tant que flic – un certain contexte dépressif avait entaché mon dossier de nombreux manquement à la règle -, mais un passé plus que glorieux de militaire héroïque. Alors si Anja m’attaquait pour des prétextes aussi fumeux, sa plainte ne tiendrait pas longtemps. Au pire, la DEA me taperait un peu sur les doigts, mais… si peu. En cas de gros problèmes, j’avais plusieurs contacts, des politiciens très bien placés qui pouvaient toujours m’aider. Jamais je ne voudrais faire appel à eux, mais je savais que si nécessaire je pouvais toujours passer un ou deux coups fils. Ils m’avaient assurés qu’il saurait m’aider, tout comme j’avais aidé le pays, alors effacer une plainte idiote ne serait pas compliquée. Cependant Anja n’avait pas porté plainte, et j’étais persuadé qu’elle ne le ferait pas. Cela sera une perte de temps, elle état suffisamment intelligente pour le savoir. Ce n’était quand même pas aux vieux singes qu’on apprenait la grimace. Bien qu’Anja avait tout de même réussi à se faire duper par un vieil ivrogne pas franchement futé. Paix à l’âme de mon père, mais son cerveau devait baigné dans autant d’alcool que de liquide céphalo-rachidien. Cela ne l’avait pas empêché de contracter de nombreuses dettes. Je m’étais d’ailleurs fais casser la gueule pour ça. Ce n’était pas un souvenir glorieux, et la présence d’Anja en réveillait de nombreux. Il y a quelques années, mon père se tenait où elle était assise, dans un état d’ébriété étonnant. Des collègues l’avaient arrêtés parce qu’il avait volé un panneau stop pour je ne sais quelle raison. Quand j’étais revenu, il avait prétendu vouloir offrir ce panneau à Maddison et il m’avait dit que j’étais un aussi mauvais père que lui. Charmant accueil dont je me serais bien passé. Ce n’était qu’un exemple d’humiliation dont mon père avait le secret, ce n’était pas un mauvais type mais il était facilement influençable et il avait un gout certains pour la boisson. Je me demandais comment Anja avait pu rencontrer mon père. Ces deux là ensemble… c’était totalement fou et cela ne m’étonnait pas que cela se soit mal passé entre eux. Cela dit, ce n’était absolument pas mon problème. Mais avec le culot d’Anja je m’attendais à voir ce sujet réapparaitre entre nous. Après tout, il était certain qu’il lui devait encore de l’argent. Les morts ne remboursaient jamais leur dette…

La jeune femme ne démordait pas de ce petit air souverain qui lui collait à la peau. C’était affreux. Une poupée de glace qui désirait conquérir le territoire américain. Entre nous, la Russie lui allait tellement bien qu’elle ferait mieux d’y rester. Son visage s’associait aisément à la froideur de son pays. Son regard fit fuir une pauvre petite vieille, et j’en fus le premier désolé. C’était une petite vieille, pas besoin de l’agresser gratuitement. Elle n’avait rien demandé à personne. Cette pauvre femme pensait avoir vu la diable en personne. Décidemment, elle donnait bien trop d’intérêt à cette russe expatriée. Un officier me donna un papier à remplir, le formulaire standard quand un officiel venait récupérer un dossier, cela permettait de mieux tracer nos échanges. Qu’est ce qu’il fallait pas inventer pour se compliquer la vie… Je commençais à compter le formulaire et relevais les yeux vers Anja. « Il faut croire que les cowboys n'aiment pas qu'on leur tienne tête. Vous étiez pas militaire ? » Les cow-boys ? Je soupirais et précisais agacé. « Les « cowboys » comme vous dites sont des représentants de la Loi. Si vous ne les respecter pas, alors c’est la Loi qui vous insultez. » Franchement, qu’est ce qu’elle croyait ? Qu’elle pouvait jouer la vachette qui fonçait sur les cowboys et ne pas souffrir des conséquences. « Vous vous seriez pliée à l’Autorité, ca aurait duré deux minutes… Attendre sur un banc menotté pour un instant de gloire, ca pose question, non ? » Sans savoir les détails de l’affaire, je comprenais l’essentiel : Anja avait agit comme une adolescente qui défiait l’autorité juste pour tester les limites. Elle allait découvrir qu’il y en avait. On ne faisait pas ce qu’on voulez dans la vie. Quant à mon passé de militaire, celui-ci ne la regardait pas, et sans m’en cacher, je ne tenais pas à lui dévoiler ma vie. Je connaissais sa réputation et je m’en méfiais plus que de raison, alors inutile de lui dévoiler des informations qui pourraient la pousser à s’intéresser d’un peu trop près à moi. « Militaire un jour, militaire toujours. » répondis-je de manière évasive. Après tout ce n’était pas faux, j’étais très attaché à mon passé de militaire. Mais aujourd’hui, ce n’était plus un job à temps plein, plutôt une manière d’être. Une façon de vivre dans la rigueur et la discipline, sans être psychorigide. J’avais toujours cet esprit carré, typique des militaires. C’était une manière d’être, que je jugeais utile dans la vie de tous les jours. L’armée ne m’avait pas seulement appris un métier, devenu aujourd’hui une passée, elle m’avait appris à vivre. Puis à revivre. Même réserviste, je me considérais encore comme un militaire. Malgré tout ce que j’avais enduré, je gardé foi en l’armée de l’air. C’était ma deuxième famille et cela le sera toujours. Mon discours n’allait pas plaindre à Anja, mais comme elle l’avait peut-être deviné je me fichais royalement de son jugement.
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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Ven 25 Jan - 23:39

Touché. Elle savait qu'en qualifiant les policiers de cowboys, elle allait titiller la fierté de représentant de l'ordre qui devait subsister en lui. Evidemment. Et ce serait mentir que de dire qu'elle ne l'avait pas fait exprès cela dit, elle s'était freinée dans les mots choisis. "Cowboys" était certainement le moins pire qu'elle aurait pu citer, étant donné tout le bien qu'elle pensait de cette grande famille qu'était la force publique. Elle ne savait même pas pourquoi elle se retenait quand elle avait une si jolie occasion pour cracher en toute impunité son venin. Peut-être était-ce parce que lui-même s'était contenu en n'essayant pas de la pousser plus à bout, du moins était-ce l'impression qu'elle avait. Plus certainement, elle n'était définitivement pas d'humeur. Elle préférait faire des scandales et s'insurger quand elle était un peu plus guillerette, un peu plus mielleuse et qu'elle avait toutes les cartes en main. Ce qui n'était, à l'heure actuelle, pas tout à fait le cas. Pour commencer, elle était assise avec les mains attachées dans le dos par des menottes qui commençaient à lui faire mal. Même si encore et pour toujours elle était toute puissante dans le jeu du chat et de la souris, il n'en demeurait pas moins qu'elle était pile dans la gueule du loup et, si elle ne croupissait pas derrière les barreaux malgré ses activités parfaitement illégales, elle savait néanmoins parfaitement qu'il ne faudrait qu'un faux pas pour qu'on lui tombe dessus. Aussi, au sein même du commissariat et même si cela la dégoûtait profondément et la démangeait au plus haut point, il lui fallait montrer patte blanche un minimum. Elle n'était pas dupe, elle s'était certes largement couvert les arrières et la police ne pouvait rien contre elle mais elle savait parfaitement qu'elle se trouvait dans leur collimateur. Et c'était peut-être cette conscience intelligente qui lui avait valu jusque-là de toujours s'en sortir. Aussi, il aurait été très bête de se mettre dans le pétrin simplement par mauvaise humeur ou parce qu'un policier la cherchait un peu trop. Il n'était pas le premier, et il ne serait certainement pas le dernier.

Sans le lâcher de ses yeux glacés, elle vit l'irritation se peindre sur son visage. Il n'appréciait pas qu'elle rabaisse ainsi ses anciens collègues et les compare à des cowboys dont le seul intérêt était de fanfaronner avec leurs chapeaux bien vissés sur leurs têtes, leurs bottes pointues qui sonnaient sur le sol et leurs armes rangées dans leurs étuis, qui semblaient leur donner une assurance tout à fait ridicule qu'ils perdaient dès qu'ils ôtaient leurs uniformes. Le terme était parfaitement choisi : à part parader dans la ville et exhiber leurs soi-disant pouvoir, ils ne servaient pas à grand chose. Elle s'en serait doutée, lui-même ayant été par le passé un "cowboy", il n'était pas d'accord avec sa définition et il le lui fit savoir après un soupir. Il rectifia d'abord, peu importait comme elle les appelait, ils restaient des représentants de la loi. Sa phrase suivante eut au moins le mérite d'arracher un sourire à la maquerelle qui avait jusque là une mine aussi engageante qu'une porte de prison. Lueur allumée au fond de ses yeux clairs, sourire narquois au coin des lèvres. Si vous ne les respectez pas, alors c’est la Loi qui vous insultez. Au fil des secondes, son sourire s'élargit comme elle fixait Alex. Elle ne dirait rien mais elle n'avait pas besoin de lui faire un dessin pour qu'il comprenne. C'était bien ce qu'elle faisait. Bien sûr, elle insultait la loi. Il venait de taper dans le mille. Elle insultait la loi. Elle emmerdait la loi, lui crachait à la gueule, la baisait, la giflait et l’empalait à son talon. C'était précisément cela qu'il n'avait pas encore compris. Elle se foutait de la loi et jouait même avec elle sans le moindre scrupule. Anja n'était pas fondamentalement une anarchiste mais cette loi-là en tout cas, cette justice-là, elle n'en voulait pas.

Retrouvant un peu de sérieux, elle réfléchit une seconde à ce qu'il disait. Est-ce que cela valait le coup de poireauter délaissée sur ce banc, les menottes au poignet, pour quelques instants de rébellion alors qu'elle aurait gagné du temps si elle avait plié... Déjà, il y avait quelque chose qui n'allait pas. Plier. Si elle s'était pliée à l'autorité... Ces mots ainsi assemblés constituaient une magnifique antiphrase. Si elle. Elle, Anja Malkovski, maquerelle russe égocentrique. S'était pliée. Si elle, elle, Anja Malkovski, maquerelle russe égocentrique, s'était pliée, autrement dit s'était écrasée ou rabaissée. A l'autorité ! Si elle, elle, Anja Malkovski, maquerelle russe égocentrique, s'était pliée, autrement dit s'était écrasée ou rabaissée, à l'autorité, autorité qu'elle méprisait et qu'elle estimait ne pas avoir à respecter. Est-ce qu'il s'écoutait quand il parlait ? Jamais Anja ne pliait. Ce verbe ne faisait tout bonnement pas partie de son vocabulaire, elle ne connaissait ce mot que s'il était précédé de "faire". Faire plier. C'en était même dramatique mais elle possédait une telle outrecuidance qu'elle préférait parfois se mettre en danger plutôt que de lâcher un peu de mou et faire des concessions. Entière, avec elle c'était tout ou rien. Soit elle gagnait, soit elle perdait, il n'y avait jamais de moitié. Heureusement pour elle, la majorité du temps elle gagnait et elle préférait ne pas penser à cette chance insolente qui tournerait peut-être un jour. Anja ne pliait pas, Anja résistait, affrontait, bataillait puis écrasait. Avec l'autorité, il en allait de même à la seule différence que l'ennemi était un peu plus coriace, multiple et colossal. Mais cela n'y changeait rien et elle préférait attendre ici une heure s'il le fallait plutôt que de se soumettre. Qu'ils crèvent. Y compris cet américain qui pensait se foutre de son jugement mais qui ne pouvait pas s'empêcher de réagir à la petite pique qu'elle avait lancée. Se redressant légèrement pour s'étirer les muscles du dos et les omoplates, la brune ne le lâcha pas du regard comme elle commençait sa réponse avec fiel.


    « Vous voulez que je vous dise Alex, comment elle fonctionne, votre vénérée loi ? On va me faire mariner sur ce banc un peu, peut-être, en espérant que ça me fasse réfléchir mais vous comme moi savons que ça n'aura pas le moindre impact sur moi. On va prendre ma déposition, on va me faire un petit sermon dont je me foutrais totalement et on va me donner une amende. Amende que je paierai parce que l'argent, c'est ça qui intéresse votre loi. Un joli chèque et justice est faite. »

Ouh joli slogan ! Elle le gardait en mémoire, elle aurait peut-être l'occasion de la ressortir celle-là ! Fière d'elle - pour changer - un sourire amusé orna son visage quelques secondes, toutefois bien vite remplacé par une petite moue sournoise.

    « Policier, militaire... Comme Papa. Méfiez-vous Mr Evans, bientôt vous aussi vous allez me devoir de l'argent. »

De la manière dont il lui avait répondu, elle en déduisait qu'il n'était plus dans l'armée. Du moins plus officiellement. Mais comme tout bon petit scout qui se respectait, il clamait son allégeance à tout bout de champ. S'il se retrouvait ici, cela voulait-il dire qu'il était reparti vers sa vocation première et était revenu vers la police ? Cela expliquait peut-être qu'il ait aussi mal pris sa remarque sur les cowboys. Elle ne savait pas ce qu'il faisait exactement mais elle se renseignerait. Ce genre d'informations pouvaient toujours être utiles à un moment ou à un autre. Plus tard, pas maintenant. Elle doutait qu'il se montre très expansif sur sa vie personnelle mais vu le rictus narquois qu'elle arborait, elle pouvait aisément comprendre pourquoi.




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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Sam 2 Fév - 18:37

Contrairement à Anja Malkovski, mon cœur et mon âme n’étaient pas fais de glace et d’amertume, l’indifférence ne marquait pas chacun de mes pas. D’un regard, je ne cherchais pas à faire plier mon interlocuteur. Avec patience, je cherchais juste à comprendre ce que je savais déjà : les gens ne changaient pas. On a beau faire tout un discours en faveur du pardon et de la seconde chance, il ne fallait pas se leurrer, la nature humaine est ainsi faite : la plupart des gens ne cherchent pas à évoluer. Ils s’enlisent dans le défaut et se condamne de leur petit monde. Chacun vivait dans sa bulle d’égoïsme et cela faisait longtemps que je n’y faisais plus attention. Comme tout le monde, j’apprenais à faire avec. Mais qu’on mettait à mal mes valeurs, ma discipline, tout ce pourquoi j’avais œuvré pendant des années, j’avais la rage au fond du cœur. Insipide la russe crachait son venin sur tout ce qui définissait mon pays. Franchement, si elle n’avait pas contente elle n’avait qu’à rentrée chez elle. Dans ce pays où la démocratie n’était qu’une vulgaire farce et où un seul homme tirait les ficelles de la politique. Pourquoi critiquer ce monde où elle n’avait pas sa place ? Il n’y avait rien de plus désagréable que la sensation d’être critiqué par quelqu’un qui ne savait rien et pensait tout savoir. Dans son orgueil, je lisais à quel point Anja était une femme de pouvoir, prête à tout pour le garder et en obtenir davantage. Sa vie était une belle illusion où Madame se prenait véritablement pour celle qui tirait les ficelles. Pour qui elle se prenait ? Même menotté sur un banc, elle n’en perdait pas son aplomb et c’était déconcertant. Cette force de caractère attirait l’attention. Elle faisait tellement bloc contre moi que cela en était d’autant plus suspect. Mon instinct me soufflait que cette femme cachait quelque chose. Comme si ca faisait de s’insurger était juste une manière de titiller les Autorités. Pas seulement moi, mais tout ce que je représentais, en particulier la Loi. Par expérience, je savais que les personnes qui agissaient ainsi avaient toujours quelque chose à se reprocher. Dans son cas, je connaissais partiellement la réponse : la maquerelle. Malkovski trainait dans des affaires de prostitution. J’ai été flic durant de trop nombreuses années pour ignorer ce qu’elle faisait. Mais… je ne connaissais aucun détail et mes collègues ne devaient avoir que des présomptions, sinon ses fesses se seraient habituées à la raideur du banc depuis longtemps. Rien qu’avec son style vestimentaire, il était évident que cette femme et moi ne trainions pas dans les mêmes plates bandes. Habituée des soirées mondaines, j’en venais à me demander si Mari ne savait pas quelque chose à son sujet. Non pas que cela me ferait plaisir, mais si Mari avait des informations – vu qu’elle avait côtoyée ce milieu assez luxueux – autant que j’en profite.

Comme la nouvelle délinquante devait le deviner, je ne la portais pas dans mon cœur. Mais vraiment pas. La dernière fois, elle avait manqué de respect à moi-même – ce qui ne me faisait ni chaud, ni froid – mais aussi, et surtout à cette association en reprenant son chèque. Ce n’était rien de plus qu’une femme capricieuse, hautaine et respectueuse. Cette deuxième rencontre confirma ma première opinion. Ce n’était pas une attaque personnelle, c’était l’Autorité en question qui était remise en question, mais aussi la justice. Je ne pouvais pas laisser dire ça. Peut-être que j’étais trop patriote, mais… les gens ne se refaisaient pas ! Un flic n’était pas un cow-boy et ce n’était pas une Russe qui allait m’apprendre ce qu’était un cowboy ou comment faire mon métier. Sa réplique me piqua au vif, et bien sure, je réagissais en conséquence. Je n’allais pas la laisser m’insulter sans réagir, ce n’était définitivement pas dans ma nature. Je me demandais ce qu’elle dirait si la démocratie tombait au profil d’un système anarchique. Plus de justice, plus de Loi. Comment de temps mettrait-elle avant de se rendre compte que le commun des mortels avaient besoin de la Loi ? Tout comme ses représentations, c’était vitale. Cette structure, parfois trop rigide, maintenait notre civilisation à flot. Et accessoirement cela lui évitait de se faire violer en rentrant chez elle… L’organisation qu’elle cherchait à piétiner lui assurer une sécurité qu’elle avait tendance à négliger. Un jour, cela se retournera contre elle. J’ignorais quand, mais j’étais persuadé que le vent tournait et révélait la véritable nature des gens. C’était juste une question de temps, une affaire de patience.

Une patience que j’avais un peu titillé : « Vous voulez que je vous dise Alex, comment elle fonctionne, votre vénérée loi ? On va me faire mariner sur ce banc un peu, peut-être, en espérant que ça me fasse réfléchir mais vous comme moi savons que ça n'aura pas le moindre impact sur moi. On va prendre ma déposition, on va me faire un petit sermon dont je me foutrais totalement et on va me donner une amende. Amende que je paierai parce que l'argent, c'est ça qui intéresse votre loi. Un joli chèque et justice est faite. » Pour ne rien arranger, elle se permettait de donner des leçons – cela ne changeait pas beaucoup – et son discours me dégoutait. Quelle garce. Pour le fric réglait tous les problèmes. Sur le fond, elle n’avait pas tout à fais tord, tout système avait ses failles, cela ne voulait pas dire que la Justice était inutile. Je secouais la tête de droite à gauche, marquant ainsi mon désaccord. C’était n’importe quoi. « Votre argent ne suffira pas toujours à vous sortir de là. » Un jour, cela ne suffira pas et ce jour, sa chute, arriverait bien plus vite qu’elle ne le pensait. Je me ferais d’ailleurs un plaisir à l’accélérer. L’amusement laissa place à la sournoiserie, un air mesquin qui ne me plaisait pas : « Policier, militaire... Comme Papa. Méfiez-vous Mr Evans, bientôt vous aussi vous allez me devoir de l'argent. » Mon sourire s’élargit, cette femme me connaissait bien mal pour penser que je pourrais avoir des problèmes d’argent. D’une, je n’étais pas un flambeur, amateur de jeux d’argent comme mon père. De deux, en cas de problème j’avais Mari. Ce n’était pas une solution sur laquelle je comptais m’appuyer, mais en cas de coup dur elle serait là pour moi. A quelques jours de nos vacances aux sports d’hiver c’était une certitude. « Ne rêvez pas Anja. Ce soir là n’arrivera jamais. Vous ne le savez pas encore, mais je suis très différent de mon père. » J’ignorais précisément la nature de sa relation avec mon père, mais quelque chose me disait qu’entre nous, cela serait pire… Avec un sourire mitigé, je l’abandonnais alors qu’un homme venait moi me saluer pour m’enquérir avec lui de ce fameux dossier dont j’avais besoin. Pendant que je m’entretenais avec mon ancien collègue, Anja ferait ce qu’elle faisait de mieux : patienter en enmerdant son monde, en somme, son sport préféré. Pour ma part, je ne comptais pas lui accorder trop d’intérêt, mais il serait temps quelqu’un s’intéresse de près à cette maquerelle qui agissait dans l’ombre tout en attirant la lumière.
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MessageSujet: Re: Nothing wrong with me [Alex]   Dim 10 Fév - 21:24

Il avait tout compris. Peut-être finalement n'était-il pas si bête que ça, malgré son métier. Oui, pour elle, le fric réglait tous les problèmes. Cela faisait plus de dix ans qu'elle l'avait compris et si Alex pensait encore le contraire c'était qu'il était bien naïf et alors valait-il peut-être mieux qu'il garde les yeux fermés. C'était peut-être terrible et c'était probablement le cancer de cette société, ce qui la tuait à petit feu mais, définitivement, l'argent arrangeait tout. Anja était bien placée pour le savoir. Ses filles vendaient leurs corps pour de l'argent. On la payait pour récupérer les informations qu'elle récoltait. Si elle avait un petit soucis, il lui suffisait de faire un chèque car personne n'était incorruptible. Cela faisait maintenant quelques années qu'elle évoluait dans les bas-fonds de New-York, côtoyant la quintessence des enflures mondiales et leur point commun à tous était évidemment les billets verts. Pourquoi accorder autant d'importance à un simple morceau de papier ? Parce qu'avec lui venait la notion de pouvoir. La société voulait de l'argent, l'argent amenait le pouvoir, le pouvoir permettait de contrôler la société. C'était aussi simple que cela. Un cercle vicieux et c'était certainement à cause de lui que le monde se portait si mal. Mal si l'on ne se trouvait pas dans les élites, ce qui n'était évidemment pas le cas d'Anja qui, elle, se portait très bien. Elle brassait l'argent, le prenait, le redonnait, le dépensait, l'encaissait... Elle n'en avait jamais manqué mais cela ne l'empêchait pas de connaître sa valeur. Alors, oui, pour elle, l'argent réglait beaucoup de choses.

Cependant il avait raison. L'argent ne suffirait pas toujours à la sortir des problèmes. Alors, quand les billets ou les chèques ne suffisaient plus, entraient en jeu les relations. De ce côté-là, inutile de dire que le carnet de la russe était particulièrement bien rempli. Parce qu'elle avait choisi exactement le domaine qui intéressait et touchait tout le monde : le sexe. Elle avait de tout dans son agence. Des hommes qui s'ennuyaient et voulaient un peu de compagnie, des hommes mariés et pères de familles mais qui recherchaient plus, des pervers qui payaient pour assouvir leurs désirs dont la majorité des femmes ne voulaient pas entendre parler, des femmes qui voulaient essayer autre chose, des dégueulasses qui pensaient que l'argent pouvait leur apporter un peu de la tendresse qu'ils n'arrivaient pas à trouver d'eux-même. Et parmi tous ceux-là, ces hommes et ces femmes, tous les corps de métiers se cachaient si tant est qu'ils avaient un peu d'argent car la clientèle que visait Anja était luxueuse. Cela allait des policiers véreux, aux hommes d'affaires de passage en passant par des magistrats hauts placés ou encore aux gros bonnets mafieux qui agissaient dans l'ombre. Tout cela, évidemment, Alex ne le savait pas. Mais c'était exactement pour cela que la russe ne s'inquiétait pas. Le jour où l'argent ne suffirait plus, elle trouverait toujours quelqu'un pour la sortir des emmerdes soit par respect, soit par chantage, soit par peur qu'elle ne décide d'en entraîner une bonne partie dans sa chute. Car une chose était sûre, si un jour Anja plongeait, alors elle entraînerait avec elle une bonne partie de ses clients et cela ferait certainement le plus gros scandale jamais publié. Elle en avait emmagasiné, des secrets que ses filles avaient récoltés sur l'oreiller. Et si elle devait tomber, elle n'aurait aucun scrupule à les dévoiler. Aussi, non, elle ne s'inquiétait pas vraiment car il y aurait toujours quelqu'un pour la rattraper avant qu'elle n'entraîne tout le monde dans sa chute.

C'était pour toutes ces raisons qu'Anja était aussi sûre d'elle et arrogante, aussi puante et orgueilleuse. Insolente. Elle avait tout compris du monde et de ses ficelles et était parvenue à se rendre, si ce n'était intouchable, au moins très bien protégée et à l'abri. Peut-être se trompait-elle et verrait-elle un jour le retour de bâton, on ne pouvait jamais réellement savoir, mais pour le moment tout portait à croire qu'elle avait visé assez juste puisqu'elle parvenait pour l'instant toujours à s'en sortir. Tant qu'elle aurait des clients, que son affaire tournerait et qu'elle continuerait de cueillir les vices indicibles, elle ne pensait pas avoir trop à s'inquiéter. Il se pouvait même qu'un jour, Alex Evans finisse lui aussi par venir dans son agence. Il ne fallait jamais dire jamais. Et vu ses antécédents et la lignée de laquelle il venait, il n'était pas exclure qu'il suive un jour le chemin de son père et qu'il lui doive, à son tour, de l'argent. Si elle ne pensait pas cela impossible, elle le disait surtout à voix haute pour titiller et piquer un peu le policier. Loin de s'offusquer, il lui répondit plutôt avec le sourire, probablement amusé qu'elle puisse si lourdement se tromper. Il pensait être différent de son paternel. Vraiment ? L'air sournois resta présent dans le regard de la jolie brune mais son sourire se fit un peu plus mystérieux, un peu plus dangereux peut-être. Comme elle le voyait qui s'éloignait avec l'un de ses collègues elle répliqua tout de même, suffisamment fort pour qu'il l'entente.


    « Qui vivra verra ! Je pense moi que vous êtes bien partis pour suivre votre père mais l'avenir nous le dira. »

Sa voix s'était faite un peu plus amusée. Le policier qui restait à l'accueil lui lança un drôle de regard mais elle le soutint jusqu'à ce qu'il ne retourne à ses occupations. Quelques minutes plus tard, on venait enfin la chercher pour prendre sa déposition. Comme prévu, on lui ferait la morale, on lui donnerait une amende, elle payerait et l'affaire serait terminée. Le plus embêtant serait certainement qu'elle devrait rejoindre sa voiture en transports en commun, à moins qu'elle n'appelle un taxi. Le petit voyage par la commissariat avait au moins eu l'avantage de lui faire recroiser le chemin de l'américain et de lui rappeler que Henri lui devait toujours de l'argent et qu'elle ne savait toujours pas où il avait disparu. Quand elle aurait des affaires un peu moins urgentes à régler, elle se pencherait certainement sur la question et elle était persuadée qu'alors elle serait amenée à recroiser la route de son fils. Pour le meilleur mais surtout pour le pire.




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