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 Venus in furs (pv)

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MessageSujet: Venus in furs (pv)   Venus in furs (pv) I_icon_minitimeLun 7 Jan - 20:15

INXS - Devil Inside
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By paperdreamss & guys20in20

La tête plaquée contre le bois collant du bar, la sueur recouvrant mon front, je tapais du poing contre le meuble. Émettant des grognements de bête, je priais tous les Dieux de la terre pour ne pas défaillir sur place. L'autre main agrippait les cheveux en haut du crâne, sans doute dans l'espoir qu'une autre douleur ferait oublier celle qui était actuellement en train de brûler ma gorge, mes cordes vocales, le gosier tout entier et probablement la prostate. Ainsi que les poumons. Et puis soudain, je me redressai comme un diable dans sa boîte, poussant un criant triomphant. Autour de moi, des tonnerres d'applaudissements alors que je venais tout juste de battre un autre Écossais à une partie de jeu alcoolisé. Le challenge avait été assez simple : un premier shot de whisky à boire cul-sec. Le second round avait consisté en deux shots de whiskys mélangés, le troisième à trois autres whiskys différents mixés et ainsi de suite. Si mon adversaire avait eu de l'endurance, je venais de le battre. Pendant que j'avais lutté, la tronche sur le bar, il s'était enfui aux toilettes pour vomir. Si ce n'est qu'il n'avait pas été assez rapide et qu'il avait vomi partout. Et après, ces foutus Ricains iront dire que les Écossais ne savent pas se tenir.
Alors que je tentais, avec beaucoup de peine, de ne pas chuter du tabouret, agrippé au bar comme si ma vie en dépendait, je réalisai que plusieurs billets verts m'avait été jetés sous le nez. Je les avais regardé sans vraiment comprendre leur signification. Visiblement, notre show avait bien diverti les habitués des lieux – qui avaient ce soir eu droit à un loisir peu commun ici. Encore secoué et toussotant pour tenter de dégager les voies respiratoires, je balayais de gestes de la main une proposition pour une seconde partie. À vrai dire, je me relevai, remontant la ceinture de mon pantalon. Ces gens étaient tout à fait charmants mais ce n'est pas ici que je désirais finir la soirée. Avant de partir, je reçus encore quelques poignées de mains, des encouragements et autres félicitations. Je comprenais tout ce qu'on me disait ; je n'étais pas saoul. Enfilant ma veste, je veillai à ne pas filer de coups en faisant des mouvements brusques. Et tandis que le patron – placé derrière son bar – me saluait, je refermais la fermeture du vêtement, titubant légèrement jusqu'à la sortie. Une fois dehors, je ressentis le besoin de planer. Là, tout de suite, maintenant. Je n'avais pas de reggae dans les oreilles mais le joint que je sortis de ma poche devrait largement suffire à s'offrir un rendez-vous avec les nuages. Non loin du bar malfamé tout juste quitté se trouvait une ruelle. Je m'y enfilai afin de pouvoir fumer tranquillement. Un vrai rebelle de vingt ans !

Désormais soulagé et prêt à repartir de bon pied, je marchai quelques rues. La drogue n'avait pas été idéalement dosée et ses effets n'étaient pas hardcore. Ce que je ne pouvais – logiquement – pas voir, c'est que mes yeux avaient rougi, un peu. Tant pis, quand on bosse dans la médecine légale, on peut toujours prétexter qu'on est fatigué. Ou alors qu'on a manipulé un produit toxique auquel on a fait une réaction allergique, plus tôt dans la journée. Cherchant où aller, je me fis remarquer que finalement, je ne connaissais pas bien le Bronx. Je pourrais retourner là où Isabelle travaillait. Mais de une je n'aimais pas l'endroit, et de deux je ne sais pas comment je réagirais si, par hasard, je tombais nez-à-nez avec elle. Non, je n'y étais pas prêt. Et ce n'est pas avec plus d'une bouteille de whisky et du cannabis dans le sang que j'allais pouvoir briller de ma prestance.
De l'autre côté de la rue se trouvait un club de strip-tease. Il y a encore quelques mois, fréquenter un tel endroit m'aurait presque fait rougir ; je n'y aurais pas été à l'aise. Tandis que présentement, je m'y dirigeais sans réfléchir. Sans trop de surprise, on me fouilla à l'entrée. On me demanda même une preuve de mon âge – chose que je ne compris pas, dans le fond. Je n'étais jamais venu ici – ou alors je ne m'en souvenais pas – et à vrai dire, je ne savais pas à quoi m'attendre. À quoi la clientèle pouvait bien ressembler. S'il n'y avait qu'une pièce principale ou bien s'ils avaient aussi des shows privés. Qui sait, peut-être qu'avoir une minette presque nue dansant devant mes yeux me permettrait de penser à quelque chose de plus joyeux que le boulot. Car c'est bien connu que les strip-teaseuses sont réputées pour vous faire penser à l'amour, aux animaux mignons et à la paix dans le monde. Pas vous ? Moi si.
L'endroit était assez étrangement foutu. D'abord, je fus projeté dans une salle qui servait de bar. Les boissons étaient certainement trop peu chères et le service d'une qualité plus que médiocre. En vain, je n'étais pas ici pour goûter à tous leurs spiritueux. Et curieusement, tout était assez silencieux. Face à moi, un peu plus loin, se trouvait une lourde porte en fonte. Au dessus de celle-ci prônait un néon rose, incarnant une femme presque nue, de dos, penchée et les jambes écartées. Demeurant stoïque plusieurs instants, perdu dans la contemplation de cette invitation qui manquait cruellement de finesse, je finis par décider d'aller voir ce qui se cachait de l'autre côté de la cloison. Un grand bonhomme chauve, caché derrière des lunettes de soleil, barrait l'entrée. Mais comme je n'avais pas l'air trop méchant, je n'eus pas besoin de négocier. Il ouvrit la porte d'un coup sec et tout à coup, le changement d'atmosphère fut frappant. J'aurais pu en tomber sur les fesses. La musique sensuelle – et probablement érotique – comblait le fond sonore. Les clients, essentiellement des hommes, lançaient de l'argent aux filles qui, surélevées sur des podiums, offraient à tous ces mâles en manque une vue sur leurs corps sans trop de remords. Des cris, des sifflements. La pièce était plutôt vaste et je pus compter au moins quatre nanas qui se trémoussaient sur des barres sans doutes mouillées de leur transpiration. Des hôtesses en tenue sexy s'assuraient que les clients étaient tous contents, proposaient des shows privés à ceux qui avaient l'air d'être les plus riches. Ambiance tamisée, dégoûtante et suintante, je me demandais si j'avais ma place ici. Trop tard, le molosse derrière moi m'avait filé une tape dans le dos et m'avait poussé dans la fausse aux lions. Gare aux morsures.

Il était évident que ce n'était pas le lieu idéal pour pêcher une compagne de soirée. Et pourtant, j'avais repéré une femme – bien que plus jeune que moi – seule. Elle sirotait un breuvage et quand je fus armé d'un verre de mon whisky préféré, je choisis de m'approcher d'elle. Évidemment, si j'ose dire, elle ne me remarqua pas. Certainement parce qu'elle était déjà occupée à observer une des filles danser. Je regardais pendant un moment dans la même direction qu'elle avant de lui dire :

J'espère qu'il ne s'agit pas de votre meilleure amie ! Et si c'était sa fille ? Non, la différence d'âge n'était pas suffisante. Plaisantant, j'ajoutai : J'imaginerais tellement bien mon meilleur ami faire un métier comme celui-là. Il lui suffirait de se raser le derrière et il pourrait faire carrière. J'eus un petit rire, émettant une pensée pour ce brave Sidney. Vieille canaille qui devait se la couler douce au soleil, ne se nourrissant plus que de noix de coco et de crevettes grillées. Je m'appelle Jarvis., balançai-je sans aucun rapport avec le début de la conversation. J'étais très amical, en toutes circonstances, ne l'oubliez pas. Et mon accent redoublait quand j'étais sous l'influence d'une quelconque substance – l'alcool suffisait, d'ailleurs. Si vous devinez d'où je viens, je vous offre une bouteille de champagne. Vous avez trois essais. Si après les trois tentatives vous échouez, je vous paierai seulement un verre. J'étais assez bavard, ce soir. Il ne fallait pas s'offenser, j'avais tendance à prendre de la place, quand je n'avais pas les idées totalement claires.
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Anja Malkovski


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MessageSujet: Re: Venus in furs (pv)   Venus in furs (pv) I_icon_minitimeLun 14 Jan - 0:39

Si Anja se retrouvait assise à profiter du spectacle de ces jeunes demoiselles qui se trémoussaient sur la musique lascive qui rugissait dans tout le club, ce n'avait évidemment pas été le but premier de sa visite. Une demie-heure plus tôt, la russe était installée à l'étage dans un confortable fauteuil de cuir, une cigarette au bord des lèvres, face au patron du club. Derrière elle, une immense vitre teintée les protégeait des regards indiscrets tout en les laissant observer à loisir le spectacle qui se déroulait plus bas, et probablement garder un œil sur la clientèle par la même occasion. Jambes croisées, le haut talon d'Anja restait suspendu dans les airs tandis qu'elle s'amusait à abuser de son charisme et de son autorité naturelle. C'était pareil à chaque fois qu'elle allait à un rendez-vous d'affaires, que ce soit avec des alliés ou des ennemis. Chaque fois, elle avait l'impression d'entrer dans la peau d'une autre et de jouer un rôle. Le rôle cependant avait été créé sur-mesure et lui collait à la peau. Femme d'affaires intraitable qui transpirait le pouvoir et n'acceptait pas le refus, les yeux brûlants de détermination. Ici, c'était un peu différent. Elle n'était pas en terrain connu, c'était la première fois qu'elle venait faire affaire ici, néanmoins elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir comme le plus gros poisson nageant dans la marre. Parce que les filles en bas étaient peut-être en train de danser nues, ou de faire un peu plus que leur travail dans les salles privées, mais ce n'était jamais "que" un club de strip-tease. Elle jouait dans la cour du dessus en ayant réussi à maquiller tout un réseau de prostitution derrière son agence d'escortes. Indéniablement, et une fois de plus, elle se sentait reine et savait pertinemment qu'elle repartirait avec ce qu'elle voulait, d'une manière ou d'une autre.

Elle était venue pour récupérer une fille. Une demoiselle qui était parvenue à s'échapper d'un réseau de prostitution plus ou moins clandestin que la mafia russe contrôlait et qui avait trouvé refuge dans ce club. La-dite demoiselle aurait pu tout aussi bien être simplement liquidée mais elle avait en sa possession des informations compromettantes sur un italien que les rouges surveillaient depuis un moment. Mais elle n'était pas exactement coopérative et ne voulait rien lâcher, pensant peut-être à raison que dès qu'elle aurait parlé, elle disparaîtrait mystérieusement. Aussi la mafia avait fait appel à Anja pour qu'elle s'occupe de cette fille et qu'elle parvienne à la dompter, ses méthodes rarement violentes ayant fait leurs preuves. Ainsi, la maquerelle venait aujourd'hui pour récupérer cette fille et voir ce que le patron demanderait en échange. Les négociations ne furent pas très difficiles. Elle ne pensait pas que les deux golgoth qui l'escortaient avaient fait penché la balance, son joli chéquier étant suffisamment convaincant. Après quelques minutes de discussion l'affaire était réglée et le patron lui confiait même qu'il espérait pourquoi pas faire de nouveau affaires avec elle. On lui proposa gentiment de rester profiter un peu du spectacle si elle le désirait avant de la conduire dans les loges, pour voir la fille en question. Anja se présenta, expliqua la situation, mit en confiance la jeune fille et la rassura sur ses craintes d'un sourire presque maternel. Elle indiqua ce qui allait se passer ensuite, que l'un de ses hommes allait l'emmener dans ce qui serait son nouvel habitat et que sa nouvelle colocataire lui parlerait de la manière dont cela se passait à l'agence. Anja resta encore un peu, pour s'assurer que la gamine n'allait pas paniquer ni tenter de s'enfuir, puis elle la confia à l'un de ses hommes de main.

Le deal terminé, la russe décida de rester un peu et de profiter de sa soirée. De manière générale, elle préférait les hommes mais il lui était déjà arrivé d'opter pour une compagnie plus féminine. Elle avait certes sous ses ordres des filles toutes aussi jolies et certainement bien plus classieuses, mais elle se voyait mal demander à ses employées de lui faire une petite danse... Et puis, pourquoi se priver de regarder de belles choses ? Son choix fait, elle retourna dans la salle principale, celle où les filles se trémoussaient sur scène, suivie par son garde du corps qui s'éclipsa quelques mètres plus loin, et alla s'installer sur un tabouret au pied d'un podium, commandant à une serveuse qui passait un verre de vodka. Une seconde, elle s'amusa des reflets que les lumières provoquaient sur sa robe verte satinée, mais son attention fut bien vite accaparée par la jolie plante qui dansait sous son nez. La petite brune avait des courbes parfaites et se mouvait sensuellement au rythme de la musique, s'amusant à déclencher les acclamations des hommes en chaleur un peu plus loin. Trop occupée à détailler de son regard critique le corps de la danseuse, Anja remarqua à peine que quelqu'un venait de s'installer à côté d'elle. Elle n'en prit d'ailleurs réellement conscience que quand il lui adressa la parole. Tournant légèrement la tête et ses yeux clairs vers le nouvel arrivant, elle mit une seconde à comprendre que c'était à elle qu'il s'adressait. Tendant vaguement l'oreille pour se focaliser sur sa voix plutôt que sur la musique et comprendre ce qu'il racontait, elle réussit à saisir quelques mots. Il espérait que ce n'était pas sa meilleure amie qui dansait là. Pourquoi, cela aurait-il été gênant ? Trop solitaire, Anja n'avait pas exactement de "meilleure amie" mais si cela avait été le cas, elle imaginait que cela aurait peut-être été embarrassant. Était-ce plutôt un moyen détourné de savoir ce qu'une femme faisait dans un endroit tel que celui-ci, ailleurs que sur la piste ? Sans vraiment attendre de réponse il poursuivit, annonçant qu'il voyait bien son meilleur ami faire ce métier. A condition qu'il se rase les fesses... Charmant. Un peu surprise, les sourcils de la russe se surélevèrent légèrement mais un petit sourire amusé finit par retrousser le coin de ses lèvres à la vision qui lui traversait l'esprit. Il s'appelait Jarvis et lui proposait un petit jeu. Si elle trouvait d'où il venait il lui payait une bouteille de champagne et, même si elle ne trouvait pas, elle gagnait au moins un verre. L'idée des bulles ne la motivait pas vraiment mais sa manière de l'aborder était originale alors elle acceptait.


    « Je ne suis pas très douée avec les accents... Mais puisque quoi qu'il arrive je suis gagnante, je veux bien jouer. »

Se détournant pour le moment du spectacle qui se déroulait sur la scène, elle pivota légèrement pour lui faire bien face. Comme si ses traits allaient lui donner un indice supplémentaire sur son pays d'origine. Il devait être un peu plus vieux qu'elle, n'était pas tiré à quatre épingles et pour dire vrai, ses yeux étaient même un peu... explosés. Réelle fatigue ou abus d'alcool ? Malgré tout, il avait un visage sympathique mais qui ne l'aidait pas beaucoup sur ses origines. Regardant une seconde en l'air, elle réfléchit un instant, se demandant où elle avait déjà pu entendre ce genre d'accent. Car, oui, le Jarvis en question avait un accent bien prononcé, c'était le moins qu'on puisse dire.

    « Hum... Je dirais que vous venez du vieux continent. Un des quatre pays du Royaume-Uni mais je ne sais pas lequel. Je brûle, Jarvis ? »

Elle ne pensait pas se tromper. Son élocution était fluide malgré son accent, l'anglais était sa langue maternelle néanmoins ses intonations n'étaient pas celles d'un londonien. Il devait venir d'un des trois autres pays. Restait à savoir lequel... Un petit sourire mystérieux ornait ses lèvres tandis qu'elle le fixait, dans l'attente de sa réponse. Anja n'avait pas révélé son prénom, elle en était bien consciente, mais chaque chose en son temps...




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.


Dernière édition par Anja Malkovski le Dim 10 Fév - 1:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Venus in furs (pv)   Venus in furs (pv) I_icon_minitimeVen 25 Jan - 1:05

À quand remontait ma dernière visite dans un club de strip-tease ? Certainement que la majorité de nos lecteurs n'étaient encore qu'en soquettes et grenouillère à cette époque. C'est une expérience que je n'avais, à coup sûr, jamais vécu à New York. Ou alors, si tel a été le cas, j'étais trop saoul pour m'en souvenir. En prenant de l'âge, mon goût pour ce loisir avait diminué. Quand on a appris à vraiment aimer les femmes, on n'éprouve pas le besoin de les regarder se trémousser contre des barres en métal – objets que ces pauvres agents d'entretien sont obligés de lustrer chaque matin, avec Dieu seul sait quelles pensées loufoques leur passant par la tête. Alors est-ce que ce soir, je faisais pour autant un bond dans le temps ? Peut-être ; pourquoi pas, ce serait amusant. Ne serait-ce que repenser à mon pauvre moi quand j'étais âgé d'à peine vingt-cinq ans, ça prête à sourire – à se tordre de rire sur le parquet, même, pour être honnête, si on a eu la chance de me connaître à cet âge. Oh physiquement j'étais à peu près le même. Des favoris légèrement plus courts mais des cheveux nettement plus soyeux, un accent que mes propres parents ne comprenaient pas, un corps de sauterelle dans des bottes de géant. Bref, un tableau assez risible, je vous avais prévenu.
Contemplatif du spectacle qui nous était offert, j'en vins à me demander combien ces filles se faisaient en une seule soirée. Pour accepter que des inconnus reluquent avec perversité ce dont Dame Nature vous a fait don, qu'on puisse vous siffler honteusement, qu'on puisse même vous toucher sans que vous n'ayez le droit d'appeler au secours. Dans quelle société avais-je choisi d'évoluer ? Pensif, ce regain de lucidité n'était dû qu'à mon instinct de mâle réagissant à l'approche d'une femelle. Bon, j'avoue que mon approche n'avait pas été la plus conventionnelle et que j'avais pris le risque de me ramasser une gifle mais heureusement, la brune ne s'offusqua pas. Certes elle me regarda d'un drôle d'air mais je mis cela sur le compte de la surprise, due au fait qu'elle ne s'attendait sans doute pas à ce qu'un homme l'aborde ce soir. Aussi étrange que son approche puisse être. Sachez que c'était la première fois que j'utilisais cet « argument » de devinette. On aurait pu faire connaissance autrement mais allez savoir pourquoi, cette idée m'avait semblé rigolote. (N'oubliez pas que j'avais quelques verres dans le nez.) Je fus content de voir qu'elle se prêtait au jeu. Songeant que plus je parlais, plus elle aurait de chances de deviner. C'était un peu tard pour une telle observation puisque j'avais déjà déblatéré un flot de paroles comme si nous avions élevé les cochons ensemble.
La nommer gagnante avant même qu'elle n'ait pu commencer le jeu la mettait sur un piédestal dont le confort aurait séduit une majorité de femmes. Calant mes fesses contre une table proche de celle qui se trouvait devant elle, je ne tardai pas à sentir une main me pousser d'une bonne tape dans le dos. Le client assis à la dite-table ne semblait pas content à l'idée que j'aie élu domicile juste devant lui. Je me redressai, l'air de rien, buvant un peu pour paraître décontracté. Alors qu'en vérité, l'envie de me retourner pour lui sauter à la gorge me brûlait les doigts. Zen, Jarvis, ce ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Je n'avais pas l'alcool dangereux, ni triste. Toutefois, il m'arrivait d'avoir des pulsions sanguines après avoir fumé. Peut-être faudrait-il que j'en touche un mot à mon médecin ? Je suis sûr qu'il serait ravi d'apprendre que je me drogue.

En effet, vous brûlez ! J'ai déjà trop parlé, je me suis fait avoir à mon propre jeu.

Je levai mon verre et en descendis le contenu cul-sec. Un regard à droite, un autre à gauche, un troisième rivé sur la brunette. Non, il n'y avait pourtant rien à célébrer. Cet élan de bonne humeur n'avait aucune justification mais c'était simplement la façon que j'adoptais afin de m'exprimer. La pauvre, elle n'avait rien fait pour mériter ça. Pauvre... pauvre qui déjà ?

Rappelez-moi votre nom., ajoutai-je en me débarrassant du verre, abandonné sur la table du mec que j'avais perturbé durant sa séance de rinçage d'œil. Si on considère que la proposition du Royaume-Uni était une réponse, il ne vous reste plus que deux chances pour trouver. Réfléchissez bien ! Dépourvu d'un moindre talent pour faire monter la pression, je haussai vaguement les sourcils, essayant de l'intimider. Autant vous le dire tout de suite : ce fut un échec. Mais on va corser le jeu., lui fis-je savoir, avec à l'appui un regard qui traduisait le « défi » que je lui lançais. Derrière elle – face à moi – se trouvait un mec endormi sur une table. Une main accrochée à un verre vide, l'autre emprisonnant une poignée de billets, je marchai vers lui. M'assurant que personne ne regardait, je m'emparais de son argent. Oh ça va hein, on sait tous que de toute façon, c'est dans cet établissement que les billets verts auraient passé la nuit. J'avais fait attention à ce qu'elle voit mon petit manège. Puis, après être revenu vers elle, je tirai une chaise que je plaçai face à elle. J'y posai mon derrière et je la regardais avec un grand sourire. D'un signe de tête, je désignai le type endormi : C'est simple, à chaque seconde écoulée, il perd de l'argent. Ça rend la chose encore plus drôle, non ? Avais-je fumé la moquette ? J'ignore ce que mon dealer avait fabriqué mais c'était de la bonne – meilleure que la dernière fois. Prête ? Évidemment je ne lui laissai pas le temps de répondre : j'avais déjà fait une petite boule avec le premier billet et je le lançai en direction de la scène. Il atterrit aux pieds de la danseuse la plus proche. Le but était évidemment la stimulation : si la brunette se rendait compte que j'étais vraiment en train de jouer avec le feu, peut-être que, dans la précipitation, elle donnerait deux mauvaises réponses et aurait perdu le jeu. Ou alors elle attendrait sagement que je sois à cours de billets pour appeler la sécurité. Hum, à première vue, je la pensais joueuse. Le gars était assez « riche », j'avais une bonne quinzaine de billets à portée de main ; et je continuais de les froisser pour pouvoir les jeter, qu'importe où ils retombaient. J'avais l'air d'un fou. Mais voyez-vous, je trouvais ma petite occupation hilarante et je me mis à rire – rire qui redoubla quand un billet de vingt finit sa course entre les seins de la jeune fille debout devant nous qui avait repéré mon petit business. Je me sentais comme un employé de zoo qui nourrit les otaries. C'est une expérience que je n'ai encore jamais vécu mais quelque chose me disait que les sensations étaient très proches. Tic tac, tic tac, mademoiselle, les secondes s'égrenaient.
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MessageSujet: Re: Venus in furs (pv)   Venus in furs (pv) I_icon_minitimeDim 10 Fév - 4:23

Elle brûlait. Elle s'en doutait bien mais il le lui confirma, ajoutant qu'il avait trop parlé. Elle ne le contredirait pas, s'il avait été un peu moins bavard, elle aurait certainement eu plus de mal à reconnaître son accent et à localiser presque du premier coup son origine. Encore une fois, Anja n'était pas très douée avec les accents, sauf s'ils étaient vraiment très prononcés. Elle l'observait s'asseoir puis se relever, dégagé par un client mécontent, peut-être un peu gauche avec son verre à la main, les gestes certainement un peu moins assurés à cause de l'alcool. Ses yeux clairs restaient dardés sur lui et le détaillaient, s'imaginant peut-être que le pays d'où il venait allait s'inscrire en toute lettre sur son front. Cela n'arriverait pas, il lui faudrait deviner et réfléchir un peu. Pour une fois qu'elle décidait de se poser un peu et de se détendre, on sollicitait quand même son cerveau... Néanmoins contente d'avoir été si précise pour son premier essai, le petit sourire amusé resta sur ses lèvres tandis qu'il voulait qu'elle lui rappelle son prénom. Mais elle ne pouvait pas le lui rappeler, elle ne le lui avait pas encore dit. Aussi, pour toute réponse, il eut droit à un léger haussement de sourcils mystérieux. Elle aurait très bien pu le lui révéler dans la foulée mais elle préférait garder le silence. Elle ne savait même pas vraiment pourquoi d'ailleurs, puisqu'elle finirait assurément par le lui dire à un moment ou à un autre. Peut-être était-ce simplement parce qu'il l'avait mise d'humeur joueuse, alors elle avait envie de jouer jusqu'au bout, allez savoir.

En parlant de jeu, le leur n'était pas terminé. Elle n'avait pas encore deviné le pays exact et, oh!, il considérait sa première supposition comme une tentative. Ce n'en était pas tout à fait une, ça aurait même très bien pu être le genre de la russe de rechigner et de réclamer une chance supplémentaire mais, puisque quoi qu'il arrivait elle gagnait quelque chose, elle préféra s'abstenir et accepta les deux chances qui lui restaient. Elle n'eut cependant pas le temps de se remettre à chercher puisque, décidément très joueur, il voulait modifier un peu les règles. Ah ? Encore un peu plus surprise, elle le suivit des yeux, curieuse de voir comment il comptait s'y prendre. A une table un peu plus loin derrière elle, un homme était affalé sur sa chaise et dormait à poings fermés tant et si bien qu'il ne sentit pas Jarvis lui retirer les billets qu'il avait en main. Cela l'avait toujours à la fois fascinée et déroutée, ces gens qui buvaient et buvaient et buvaient jusqu'à pratiquement en perdre conscience et que leurs corps ne se mettent en sommeil sans même qu'ils ne l'aient réellement décidé. Chose étonnante, ils ne tombaient que rarement lorsqu'ils se mettaient ainsi à comater, cet homme-là parvenait même à garder son verre dans sa main sans le lâcher inconsciemment. Bien sûr, Anja avait déjà été saoule. Ce n'était pourtant pas mince affaire puisqu'elle tenait bien l'alcool comme toute russe qui se respectait - c'était un peu cliché mais tellement vrai. Plus jeune et avec Stanislas, elle se mettait parfois dans des états pas très jolis mais il la ramenait toujours sur son dos, il lui tenait même parfois ses cheveux quand elle était malade. Aujourd'hui et alors qu'elle était un peu plus raisonnable, il lui arrivait encore parfois de sortir sur un coup de tête mais elle se mettait rarement minable. Les seules fois où elle devenait vraiment incontrôlable et n'avait aucun souvenir étaient quand elle prenait de la drogue, comme cette fois où elle avait consommé de la cocaïne avec le célèbre acteur Samuel Grant... Les médias s'en souvenaient encore.

Réellement curieuse de savoir ce qu'il comptait faire avec les billets du pauvre inconscient, elle ne le lâcha pas des yeux tandis qu'il s'installait face à elle, presque ridiculement impatiente de voir comment allait évoluer le jeu. Elle le reconnaissait, ce Jarvis était très fort. Elle n'arrivait même pas à se rappeler la dernière fois qu'on l'avait abordée de manière si originale et autrement qu'en la complimentant sur son physique. Sans plus faire durer le suspens, il expliqua : il allait littéralement dilapider l'argent de ce pauvre homme comme les secondes s'écouleraient jusqu'à ce qu'elle ne trouve. Le sourcil droit de la brune s'arqua légèrement. Un peu perplexe, elle ne savait pas si elle trouvait cela réellement "drôle". Jouer avec l'argent n'avait jamais vraiment été son truc, elle était après tout une femme d'affaire. Cela dit, s'il espérait qu'elle s'offusque et se dépêche de trouver une réponse pour ne pas gaspiller l'argent de cet inconnu il était mal tombé pour la simple et bonne raison qu'Anja était totalement insensible au fait qu'il jette par les fenêtres les billets d'un étranger. Elle n'avait pas bu assez pour trouver cela hilarant mais puisque son humeur joueuse ne l'avait pas quittée, elle décida de se prêter au jeu. Un peu intriguée, elle suivit du regard la première boule d'argent qui atterrit sur la scène. Reportant ses pupilles alertes sur le trentenaire elle se mit à réfléchir assez rapidement et à voix haute, essayant de ne pas le laisser distraire par son rire.


    « Hum... Alors je sais qu'il y a l'Angleterre, l’Écosse, l'Irlande et.... Je ne me souviens jamais du dernier. »

C'était tout de même un monde ça, le dernier lui échappait toujours. Il ne manquerait plus que ce soit justement le pays d'où venait Jarvis et l'ironie serait parfaite. Prenant encore une seconde pour réfléchir tout en le considérant, elle se dit qu'il ne devait pas être anglais. Ayant une agence à Londres, elle connaissait plutôt bien l'accent british et ce n'était pas celui qu'avait l'homme face à elle. Ne lui restaient en mémoire que l'Irlande ou l'Ecosse. Voyant les boulettes volantes défiler, la plupart rattrapées par la jeune fille qui était étrangement venue danser devant eux - et parce que même si elle ne l'aurait pas parié au départ, le jeu la stressait tout de même -, elle lança un peu une réponse un peu au hasard.

    « Irlande ? »

Sa moue peu convaincue ne trompait évidemment personne. Elle affichait une petite grimace, le nez retroussé, la lèvre inférieure doucement mordue. Cependant elle ne comptait pas rester sur un échec. Malicieuse et sans même lui laisser le temps de répondre, elle prit les rennes du jeu, se pencha légèrement par-dessus la table pour attraper un des billets de ses mains avant de se rasseoir. Elle pinça le papier entre ses deux mains, l'étirant doucement devant son visage alors que c'était à son tour de lui lancer un petit regard défiant. Ses lèvres s'étirèrent d'espièglerie comme elle enchainait.

    « Si vous trouvez d'où moi je viens... Déjà je vous dirais mon prénom, et j'irai aussi mettre ce billet dans le sous-vêtement de la demoiselle que vous choisirez... Sans les mains. Bouche, sinon ce serait trop facile. »

Elle s'était évidemment appliquée à essayer de camoufler son accent russe tandis qu'elle parlait et maintenant qu'elle avait terminé, elle affichait un petit air coquin. S'il voulait jouer, elle jouait. Mais une chose était sûre, Anja n'était pas une enfant, encore moins de chœur. Loin d'être insensible ni aux hommes ni aux femmes, ce lieu éveillait sa sensualité alors autant en tenir compte et l'inclure dans les règles. Restait à savoir s'il était aussi joueur qu'elle.




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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