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 Maybe you deserve it... [Igor]

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MessageSujet: Maybe you deserve it... [Igor]   Ven 1 Aoû - 1:51




Qu'il fasse jour ou nuit, elle avait l'impression que l'éclairage restait le même dans cet endroit. Seuls les lampes suspendues sous les abats-jours formaient quelques halos aléatoires et froids dans la large pièce centrale. Le tout rendait une ambiance tamisée, feutrée mais pas réellement propice à l'intimité. Au contraire, l'atmosphère s'en trouvait presque plus oppressante, plus dangereuse. Ces lumières, c'était presque les mêmes que celles qui éclairaient les rues la nuit. Dès que l'on entrait dans leur éclat, l'on se sentait un peu plus rassuré mais dès que l'on les quittait... L'on se demandait ce qui allait bien pouvoir surgir des ténèbres et nous sauter dessus. C'était l'ambiance du Fight Club et c'était certainement ce qui en faisait un endroit presque suspendu dans le temps. Ici, peu importait la vitesse ahurissante qui faisait tourner la Grosse Pomme. Ici, peu importaient les animosités qui, à l'extérieur, faisaient la une des journaux. Ici, tout était très simple. Animal. Le peu de clarté nuançait les couleurs trop criardes et reposait la rétine. Il en allait de même pour les sons. Ici, il n'y avait rien de très compliqué. Ce n'était que des coups, des raclements, des claques, des essoufflements mais même leurs sons paraissaient étouffés, presque mats. Ici, dans le Fight Club, tout n'était que bestialité. Les hommes retournaient à leur état primal et animal pour ne laisser parler que leurs poings. Ici, tout se réglait au cours d'un combat. Souvent même alors qu'il n'y avait rien à régler... Simplement pour le plaisir. Et le défoulement.

C'était exactement ce qu'étaient en train d'observer les pupilles de la maquerelle. A demie-cachée dans la pénombre, ses yeux suivaient les mouvements, les esquives, les coups. Au fond, ces combats ressemblaient à des chorégraphies. Elle avait toujours eu cette impression d'assister à un spectacle de danse quand elle regardait deux combattants sur le ring du Fight Club. La seule différence étant qu'il n'y avait pas autant de sang lors de ballets... Alors qu'elle détaillait la beauté d'un poing tendu ou d'un bleu se formant sur la peau, elle songea qu'elle avait toujours aimé ça. Les observer. Elle avait beau détester la violence, et à juste titre, ici, elle était belle. Presque poétique même. Cela dit, la nouvelle propriétaire des lieux n'était pas venue faire des envolées lyriques en se délectant d'une scène de lutte, loin de là. Malgré les prémices d'un petit sourire en coin sur ses lèvres, sa visite n'était ni anodine ni courtoise. Quand enfin son regard capta celui du blond qui était en train d'enchainer les coups, quand elle sut qu'il l'avait remarquée et noté sa présence, alors seulement elle se détourna et se détacha du spectacle. Se frayant un chemin parmi la foule légèrement excitée des spectateurs, elle s'éloigna de la scène centrale pour rejoindre une porte plus discrète. Elle fit tourner la clé dans la serrure et referma la porte derrière elle sans pour autant s'enfermer, certaine qu'il la rejoindrait quand il en aurait fini avec son combat.

Depuis quelques mois, il n'était pas rare de voir l'ex-femme de l'ancien patron déambuler dans les locaux pour la simple et bonne raison qu'il les lui avait légués à sa mort. Aussi, environ une fois par mois, Anja venait au Fight Club pour faire l'état sur les comptes et voir si tout se passait bien. De manière approximative, elle n'avait aucune envie de savoir si le club avait une forte augmentation du nombre d'adhésions ou du taux de fréquentation. Tout ce qui concernait les combats, elle l'avait délégué à l'ancien bras-droit de Stan : Igor. Et, malgré le décès du fondateur de ce club, force était de constater qu'Igor et elle formaient plus ou moins une bonne équipe puisque le Fight Club était toujours debout. Les autorités avaient certainement escompté le contraire, s'imaginant déjà un délaissement complet et la fin de cette horde de soldats violents. C'était raté. Aussi avaient-ils contre-attaqués. Si au départ Anja n'avait pas une seule seconde pensé à eux lorsqu'elle avait découvert que quelqu'un s'était introduit dans les appartements verrouillés de Stanislas, elle avait vite déchanté. Il avait suffi d'un coup de fil, du même policier qui l'avait mise au courant de la perquisition de sa villa pour Sevastyan. Cette source, elle la savait sûre. Alors, si elle lui disait qu'un flic avait infiltré le Fight Club pour trouver des preuves d'un marché clandestin ou d'affiliations avec des organisations criminelles, elle la croyait. Ce devait être cette taupe fouineuse qui avait réussi elle ne savait comment à pénétrer dans les anciens quartiers de Stan, dont elle était pourtant la seule à avoir la clé. Elle avait évidemment tout de suite mis Igor au courant, parce qu'ils ne pouvaient pas courir ce risque. Et si elle venait aujourd'hui, c'était pour savoir où sa petite enquête en était. Justement, il arrivait. Elle avait juste eu le temps d'allumer une cigarette et d'en aspirer quelques bouffées avant qu'il ne pousse la porte et la rejoigne dans le salon. Recrachant doucement sa fumée, ses yeux clairs se posèrent sur le russe avant qu'elle ne se décide à parler, un tantinet sarcastique.


    « Joli combat... J'ose espérer que tu n'affrontais pas celui que nous cherchons ? »

Une lueur taquine dans le regard, elle le sonda quelques secondes avant de l'inviter à s'asseoir. Il n'avait pas du revenir ici souvent depuis l'exécution de son ancien patron. Elle ne savait pas si cela le mettait mal à l'aise ou non mais, s'exiler dans les quartiers de Stanislas était une nécessité. Il leur fallait malheureusement toute la discrétion possible et une certaine intimité pour discuter de cette nouvelle affaire. La dernière chose qu'ils voulaient, évidemment, était que l'infiltré sache qu'ils en avaient après lui...




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 20 Aoû - 23:13

Le coup partit, rapide, violent et le Russe vacilla quelques secondes en se retenant de justesse aux cordages qui délimitaient la zone de combat. La foule s’agita de plus belle, certains huant son adversaire, les autres scandant son nom en rythme, sans doute pour le motiver. Il porta la main à son visage, à hauteur de l’arcade sourcilière, et rencontra un mince filet de sang qui s’y échappait. Loin d’attiser la colère sourde qui le caractérisait pourtant si bien, ce fut avec un large sourire qu’il accueillit la découverte de sa blessure, s’autorisant même un léger rire alors qu’il se repositionnait sur ses deux pieds, prêt à continuer le combat. Le coup avait été bien envoyé, Igor l’admettait, mais c’était d’avantage son erreur que la réussite de l’autre et c’est sans retenue aucune qu’il lui répondit par deux directs suivis d’un violent crochet du gauche qui firent perdre l’équilibre au brun qui lui faisait face. Il lui laissa le temps d’encaisser et de reprendre son souffle, désireux de voir ce que Mark avait dans le ventre. C’était son nom. Mark J. Darber. Et ce soir, après quelques combats irréguliers, il rencontrait le gérant des lieux. Ce n’était là ni un honneur ni une punition, juste une étape dans le processus d’acceptation, une manière de mesurer le respect qui lui serait dû par la suite, de découvrir ce que ce gars avait dans les tripes sans forcément s’intéresser à  l’histoire de sa vie, très probablement médiocre de toute façon. C’est ce qui plaisait tant à Igor. À l’extérieur, ce type n’avait aucune valeur à ses yeux. Un bureaucrate de plus moulé dans un costume bon marché, payé à remplir la paperasse des autres et considéré comme une larve. Le genre de type à tout accepter sans broncher, à rire des blagues de ses collègues dans l’espoir vain de s’intégrer à un groupe et à baisser les yeux dès qu’on le fixait avec un peu trop d’insistance. Mais ici il se façonnait, régressait à l’état primaire de l’Homme pour mieux s’affranchir de ses complexes, extériorisait toutes les années de silence pour exploser de la manière la plus vraie qui soit. Sans mots, dans le sang et la poussière des lieux. Oui, à l’extérieur, Igor aurait probablement craché sur un type comme Mark, mais ici, ce soir, il était son égal. Un égal qui allait tout de même dérouiller sévère.

Le temps que son adversaire reprenne complètement ses esprits son regard dévia au loin sur une silhouette familière mais détonant avec l’ambiance générale. Anja. Une seconde suffit pour qu’ils se mettent d’accord silencieusement et Igor se concentra de nouveau sur le combat. Il en était presque désolé pour lui mais il allait devoir accélérer un peu les choses, rendez-vous oblige. Il fonça sur l’homme, pivota au dernier moment et enserra la gorge de ce dernier de son avant bras. Vu son état de fatigue et les coups assénés depuis un bon quart d’heure, il ne faudrait pas longtemps pour qu’il tombe à genoux. L’air lui manqua rapidement et ses ongles se plantèrent dans la chair du russe dans un dernier recours. Une premier genou rencontra le ring, suivi de son comparse, et il frappa trois coups du plat de la main en signe de reddition. Le combat était terminé.

Souriant de satisfaction autant pour lui-même que pour le nouveau venu, il lui ébouriffa les cheveux et le laissa choir au sol, faisant signe aux autres de s’occuper de lui et de le remettre d’aplomb. Ce n’était plus son problème, Igor avait joué son rôle pour ce soir.
Il lui fallut dix minutes encore pour se débarbouiller et reprendre une apparence plus digne, soignant rapidement sa blessure à l’arcade et enfilant un t-shirt qui ne sentait pas le bouc, avant de prendre la direction des anciens quartiers de Stanislas. Ce n’est qu’une fois devant la porte qu’il hésita le temps d’une seconde. Il n’était pas revenu ici depuis la mort de son patron, par respect et loyauté. C’est pourquoi il souffla un bon coup pour faire le vide avant de rejoindre la nouvelle propriétaire des lieux. Ce n’est pas sur elle que se posa son regard en premier mais bien sur la pièce dans laquelle il venait de pénétrer. Il ne savait pas trop pourquoi mais ici, sans lui, avec elle, il ne se sentait pas particulièrement à son aise. Ça sonnait faux en quelque sorte, comme si ça ne devait pas arriver. Le gérant chassa ses sombres pensées d’un mouvement de tête et se focalisa sur la brune au moment où elle recrachait la fumée en des volutes insaisissables, à son image.

Arquant un sourcil à sa remarque il finit par s’approcher et prendre place sur un fauteuil, fouillant vainement les poches de son jean à la recherche de sa drogue.

« Offre moi une clope et j’associerai cette remarque à une simple rhétorique. »

Il la fixa du même air taquin qu’elle lui offrait, ne pouvait s’empêcher de penser que cette femme restait plus charismatique que tous les bien pensants de cette foutue ville. Elle dégageait ce quelque chose de mystérieux et de classieux que les femmes du présent ne savaient plus mettre en valeur. Et pour ne pas glisser d’avantage sur un terrain miné, il se concentra de nouveau sur l’affaire qui les intéressait ce soir.

« J’ai réduit la liste des suspects à deux, histoire d’entrer dans le vif du sujet. »

Pourquoi faire des détours quand il pouvait la rassurer d’entrée de jeu.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Ven 24 Oct - 18:58

Elle ne savait pas ce qu'ils avaient, tous, avec leurs arcades sourcilières. Cet endroit de l'anatomie devait être plus fragile qu'il n'y paraissait car elle ne dénombrait plus le nombre de fois où elle l'avait vu blessé. Chez Stan, déjà. Un nombre incalculable de fois, elle avait désinfecté cette petite plaie après ses combats. Chez son fils, aussi. Il s'était ouvert sur le tiroir d'une commode et en avait hérité une cicatrice qui lui donnait plus que jamais une douloureuse ressemblance avec son père. Chez Erwan, encore. Il n'y a pas si longtemps, ici-même et faite de la main de l'homme qui venait de la rejoindre. Chez Igor, enfin. Comme il s'avançait dans la pièce, elle ne pouvait pas s'empêcher de détailler la petite blessure qui ornait son sourcil, s'y attardant certainement une seconde de trop. Elle finit par en détourner le regard, chassant par la même occasion cette étrange impression qui venait de la gagner comme les souvenirs s'étaient superposés. Elle préféra se concentrer sur sa cigarette, pour en tirer une légère volute avant qu'un nouveau sourire n'étire ses lèvres à la réponse du russe. La lueur taquine ne quitta pas ses yeux tandis qu'elle s'avançait vers lui, tendant son paquet de cigarettes ouvert en signe de paix. Sa remarque n'avait rien d'accusatrice mais, comme il l'avait deviné, n'était que pure rhétorique. Rien qu'une manière comme une autre d'entrer dans le vif du sujet... Elle déposa le paquet sur la table basse lorsqu'il se fut servi, s'installant à ses côtés sur le canapé qu'il occupait déjà en lui tendant aussitôt un briquet pour enflammer son poison. Car, s'il n'avait pas de cigarettes, elle se doutait qu'il n'avait pas non plus de feu... Elle eut à peine le temps de porter à nouveau le tube à ses lèvres qu'il évoquait de but en blanc ce qui les avait amenés à cette réunion peu ordinaire. Elle marqua une pause en entendant la nouvelle puis continua son geste et reprit une nouvelle bouffée tout en prenant le temps de réfléchir quelques secondes.

Deux. Il avait réduit la liste des suspects à deux. C'était une avancée considérable. Mais c'était toujours un de trop... Quand elle avait franchi les portes du Fight Club, elle n'avait pas pu s'empêcher de chercher, d'essayer de trouver un indice en les observant un par un. Rien qu'un petit quelque chose, un détail qui clochait chez l'un des membres. Elle était bien placée pour le savoir, ces taupes-là se trahissaient toujours. Le dernier qui s'était intéressé de trop près à ses affaires, elle l'avait vu aussi. Repéré. Il s'était fait passer pour un client de son agence et elle l'avait retrouvé dans son bureau, à fouiner. Cela lui avait mis la puce à l'oreille mais elle avait fait l'erreur de n'y avoir pas plus prêté attention. Si elle avait réagi suffisamment tôt, jamais la police n'aurait trouvé de preuve de la présence de Sevastyan auprès d'elle et, par conséquent, jamais elle n'aurait eu à lui ôter la vie pour protéger la sienne... Une chose était sûre, Anja retenait toujours ses leçons et ne commettait pas deux fois la même erreur. Alors, si son indic lui faisait savoir qu'une taupe se trouvait au club, il était hors de question qu'elle prenne cette information à la légère et qu'elle la laisse traîner. Les conséquences, elle le savait, étaient souvent désastreuses... La dernière fois, les erreurs s'étaient enchaînées et ils avaient retrouvé le corps de l'enfant. Ce n'aurait jamais dû arriver. Ils avaient relié son ADN à celui de son père et l'avaient arrêté. Ce n'aurait jamais dû arriver. Ils l'avaient eu pour le seul crime qu'il n'avait jamais commis et cela lui avait valu la peine capitale. Ce n'aurait jamais dû arriver. Pas plus qu'elle n'aurait du se retrouver là, propriétaire de son club à lui, à comploter avec son ancien bras-droit pour tenter de découvrir sous quel visage se cachait un flic. Mais songer à ce qui aurait dû ne pas être ne l'aiderait en rien, il fallait agir tout simplement. Chassant le fantôme de son ancien époux, elle hocha doucement le menton avant de tourner son regard clair vers le blond après une courte réflexion.


    « Très bien. Deux, ce sera déjà plus facile à départager. Qui sont-ils ? Ils viennent au club depuis longtemps ? »

Se repassant mentalement les visages de tous ceux qu'elle avait pu croiser aujourd'hui, elle essaya d'imaginer lesquels d'entre eux faisaient parti des deux suspects. Lesquels d'entre eux auraient pu ressembler à des policiers ou du moins, laisser passer un petit signe qui les trahiraient. Ne voyant pas vraiment, elle cessa son petit jeu. Mais après tout, peut-être n'étaient-ils simplement pas là aujourd'hui... Le club n'était pas une entreprise, chaque membre était libre d'y passer quand bon lui semblait et, si certains venaient plus régulièrement que d'autres, rien ne les y forçait. Cela dit, à bien y réfléchir, l'espion devait faire parti des plus assidus s'il voulait avoir une chance de capter quelque chose d'intéressant. Les têtes du club étaient déjà particulièrement discrètes, ce n'était pas en venant tous les trente-six du mois qu'il ferait avancer son affaire... Comme elle songeait à cela, la maquerelle se dit qu'elle n'avait pas posé les bonnes questions à Igor.

    « Non, plus important. Pourquoi as-tu retenu ces deux-là ? »

A n'en pas douter, cette question-là était bien plus pertinente. Ils n'auraient pas deux chances pour coincer le mouchard mais bien une seule. Aussi ne devaient-ils pas la manquer. Dans le cas contraire, l'indiscret se sentirait en danger et ferait d'autant plus profil bas. Peut-être même qu'il ne remettrait jamais les pieds au club et qu'ils n'auraient pas d'autre occasion de l'attraper. Ils devaient agir oui, mais intelligemment. Ne pas se précipiter. Garder leur sang-froid et réfléchir. Elle avait eu l'occasion de le remarquer, c'était quand elle se laissait emporter par ses sentiments que les choses dégénéraient. Aussi fallait-il rester rationnel et ne pas prendre de décision hâtive. Plus que jamais, il était bon de rester de glace et de regarder les choses avec distance, prendre du recul pour voir le problème dans sa globalité. Tapotant sa cigarette au-dessus du cendrier pour en faire tomber les cendres, elle n'eut pas la moindre gêne en annonçant le verdict inévitable.

    « Il va sans dire qu'en cas de doute, si nous ne parvenons pas à les départager, nous devrons nous occuper des deux. »

Et par "nous", elle entendait principalement Igor. Elle ne mettait jamais les mains dans le sang, Dieu seul savait qu'il était bien trop difficile à faire disparaître...




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Ven 7 Nov - 4:07

Le jeune homme la remercia d’un simple mouvement de tête lorsqu’il extirpa une cigarette du paquet qu’elle lui tendait, se collant le tube de nicotine entre les lèvres. Ce dernier se sentit nettement moins soulagé néanmoins quand la brune décida de s’installer à ses côtés. Son regard se porta sur la flamme vacillante du briquet, et penchant son visage dans sa direction, croisa le temps d’une seconde l’azur de ses yeux. Tirant sur sa clope il se décala instinctivement sur le canapé afin de mettre une certaine distance entre eux. Il ne savait trop pourquoi mais la proximité avec Anja le mettait mal à l’aise. Le grand blond était loin d’être timide avec les femmes et bien qu’il n’ait jamais été rentre dedans à jouer la carte de la drague pour parvenir à ses fins, s’il voyait arriver une opportunité il reculait rarement. Mais les femmes qu’il côtoyait habituellement lui ressemblaient, évoluaient dans la même sphère et ne brillaient pas de cet éclat particulier dont était dotée la Russe. Tout en elle respirait la sensualité et l’érotisme et ce qui était vulgaire chez certaines devenait presque classieux quand les gestes étaient effectués par ses soins. C’est pour cette raison qu’il la savait dangereuse car consciente de ses atouts et devenue reine quand il s’agissait d’en user. Après tout elle ne devait pas être parvenue au sommet en restant sage et bien sous tout rapport, les deux faits étant incompatibles selon lui.
Se concentrer sur le problème présent lui semblait encore la meilleure solution face à la gêne qu’il ressentait et au début de mal de crâne qui pointait après les coups reçus. Tirant plus longuement sur la cigarette offerte, il ferma les yeux quelques secondes pour en apprécier les effets, recrachant au dessus de leur tête la fumée grisâtre. Une première question fut lancée et le gérant se cala plus confortablement dans le canapé, sans avoir le temps d’y répondre. Sa comparse rectifia le tir et il se décida enfin à ne plus éviter son regard, laissant planer un silence durant quelques secondes.

« J’ai commencé à enquêter dès que tu m’as prévenu et ai éliminé tous les anciens, ceux qui étaient là du temps de Stan et qui ont les mains tellement sales qu’ils plongeraient avec le Club » commença-t-il en se redressant légèrement. « Il n’y avait que dix types susceptibles d’être notre taupe, des mecs qui ont débarqué y’a moins de six mois et venant assez régulièrement pour mener à bien une quelconque investigation. Trois ont été amenés par mes gars, de vieilles connaissances à eux qui trempent dans des petits business et traînent aussi loin que possible des flics » continua le jeune homme en tirant une nouvelle fois sur sa cigarette. « Trois ont fait de la taule parce qu’ils ont préféré finir à l’ombre plutôt que dénoncer leurs potes, je les ai donc rayés de la liste. J’ai fait surveiller les quatre autres par Willis et Esposito. Deux de ces types bossent quatorze heures par jour sur différents chantiers pour joindre les deux bouts et viennent ici pour évacuer leur merde. On en arrive donc aux deux derniers trous du cul. »

Il leva la main pour s’excuser des grossièretés, sans trop savoir d’ailleurs pourquoi il s’excusait - il ne le faisait jamais- et reprit après avoir fait tomber les cendres de la moitié de clope qu’il lui restait.

« Je les fait surveiller à temps plein depuis quelques jours mais on ne peut malheureusement pas les suivre partout. Ils bossent tous les deux dans des bureaux privatisés et rien ne nous dit qu’une équipe ne se planque pas quelque part là-dedans. Je suis en train d’éplucher leur vie dans le détail, leur enfance, les écoles fréquentées, un quelconque trou dans leur parcours ou un détail qui ne colle pas. Ils continuent tous les deux de venir régulièrement, preuve qu’ils ne se doutent de rien. Je l’aurais sous peu, c’est une certitude. » conclut le Russe dont le regard se durcit subitement.

Quand Anja lui dicta indirectement la façon dont les choses finiraient en cas d’échec il ne put s’empêcher de la regarder avec un mélange de dédain et de moquerie. Nous? Vraiment? Il souffla et détourna le regard, fixant un point imaginaire devant lui. Igor savait se salir les mains quand il le fallait, ce n’était pas un soucis. Il l’avait fait à maintes reprises pour le compte de Stan et le referait autant de fois que nécessaires pour garder le navire à flot. Mais ce dernier n’était pas un tueur né, loin de là.

« Je le trouverai » trancha-t-il en se massant la tempe qui commençait à se réveiller au pire moment qui soit. Tournant le visage vers la jolie brune, il reprit. « Dans le cas contraire, tu sais très bien que je ferai ce qu’il faut » termina-t-il sur un ton résigné qui ne laissait pas de place au doute.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 31 Déc - 17:30

Silencieuse, elle écouta sans afficher de réactions lorsqu'il lui expliqua la façon dont il avait procédé pour réduire sa liste de suspects de dix à deux. Les dix concernés étant des membres plus ou moins récents, évidemment. Elle imaginait mal cette taupe avoir infiltré le Fight Club des années auparavant sans s'être jamais faite prendre, ni dénoncée par ses collègues. Il n'y avait pas que dans le monde du crime que l'on aimait l'argent. Certains flics étaient prêts à divulguer des informations précieuses contre de jolis billets. Ou contre des services rendus. Elle était bien placée pour le savoir, c'était comme ça qu'elle avait appris l'existence de cet intrus. Sans toutefois avoir assez de détails pour en connaître son identité ou avoir un indice qui aurait permis de le coincer plus tôt. D'où l'enquête qu'avait du improviser le pauvre Igor. Toutefois, c'était des choses qui arrivaient. Avec son agence aussi, elle avait eu des soucis semblables. Cela faisait partie du jeu lorsqu'on profitait d'une part de marché suffisamment conséquente pour rapporter de l'argent, et qui frôlait ou baignait dans l'illégalité. La seule chose à faire était de jouer ce jeu et de réagir assez rapidement pour ne pas finir perdant. Il n'y avait qu'une solution : couper la tête de l'espion avant qu'il n'ait pu réunir assez de preuves. Encore fallait-il savoir à quoi ressemblait cette tête...

C'était ce qu'Igor cherchait ardemment. Il avait déjà mis de côté certains des hommes qui trempaient déjà dans des affaires pas nettes ou lavés de tous soupçons. N'en restaient plus que deux, visiblement difficiles à départager malgré des surveillances accrues. Et comme elle le spécifiait, s'ils n'arrivaient à trouver le seul coupable, il faudrait s'occuper des deux. Il avait beau la regarder en l'accusant presque de lui léguer le sale boulot, il savait pourtant que ce serait la seule solution. Il le lui prouva d'ailleurs en assurant qu'il saurait faire ce qu'il fallait, même si cela incluait de punir un innocent. La brune le fixa quelques secondes sans rien dire. Il aurait pu songer qu'elle cherchait à sonder son âme. Ce n'était pas tout à fait faux. Ses yeux clairs le détaillaient comme si elle jugeait de sa capacité à effectuer ce qu'il avançait. Ils avaient beau se côtoyer depuis des années, elle ne connaissait pas le russe si bien que ça. Il n'avait jamais eu à travailler pour elle, or Dieu savait qu'elle était exigeante. Néanmoins, il avait été le bras droit de Stanislas et une petite voix lui souffla que s'il n'était pas digne de confiance et prêt à se salir les mains, il ne serait déjà plus de ce monde. Et elle ne l'aurait pas non plus placé à la tête du club. Prenant une nouvelle bouffée toxique, elle trancha et dissipa le doute qui semblait planer - même si ce n'était pas vraiment le cas -, en recrachant la fumée.


    « Je le sais. »

Une infime trace de sourire naquit sur ses lèvres avant qu'elle ne se penche pour écraser dans le cendrier le mégot qu'elle tenait du bout des doigts. S'il ne l'avait pas encore compris, elle venait de certifier qu'elle lui accordait son entière confiance en ce qui concernait les affaires du club. Elle savait comme il tenait à ce lieu, et c'était précisément cela qui pourrait le pousser au pire pour assurer la pérennité de l'endroit. Alors non, elle n'avait pas le moindre doute quant au fait qu'il saurait prendre les bonnes décisions, y compris les plus drastiques. Sa cigarette ratatinée, elle se retourna vers lui et aperçut de petites perles de sang qui naissaient là où son arcade avait été abîmée. Sans rien en dire encore, elle se leva et se dirigea vers la cuisine ouverte attenante au salon. Elle ouvrit quelques placards avant de trouver son bonheur. Lorsqu'elle revint s'installer sur le canapé, une bouteille de vodka, deux verres et un mouchoir avaient pris place sur la table basse. Elle servit les deux verres, sans y toucher encore, puis imbiba le tissu de quelques gouttes d'alcool.

    « Ne bouge pas. »

Aussi vive qu'un serpent, sa main jaillit pour atteindre sa cible et, lorsqu'elle la retira, quelques traînées rouges tâchaient le mouchoir. Il avait fallu faire vite, elle savait comme les hommes détestaient qu'on touche leurs plaies. Et comme ils pouvaient être douillets... Déposant le tissu incriminé sur la table, elle eut un petit sourire malin pour se faire pardonner.

    « Je ne voudrais pas que tu tâches le canapé... »

Haussant vaguement les épaules, elle se détourna pour attraper cette fois les deux verres. Non, promis, elle ne le lui jetterait pas au visage ! Lui en tendant un, elle souleva doucement le sien dans sa direction.

    « A ces... "trous du cul" dont l'un d'eux nous quittera bientôt. »

Cette vulgarité, qu'il avait employée quelques minutes plus tôt, l'avait dans un premier temps choquée, avant qu'elle n'en sourie. Elle n'avait plus l'habitude de ce franc-parler. Dans son entourage, ses relations, ses clients, étaient tous bien trop polis. Bien trop lisses. Quelque part, cela lui plaisait de retrouver un peu de rustrerie, et de vérité, même si cela devait passer par des gros mots. Entrechoquant son verre au sien, elle but d'une traite la vodka. Il était temps de trinquer oui, de toute manière ils ne pourraient rien faire de plus pour aujourd'hui. A présent, il fallait juste patienter jusqu'à ce qu'Igor mette la main sur le coupable... Ou qu'il ne décide d'assumer ses responsabilités pour sauvegarder le club.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 28 Jan - 1:23

    La confiance, voilà le chemin sur lequel glissait peu à peu leur relation, et ce n’était pas pour lui plaire. Igor avait confiance en elle sur beaucoup de points : sa capacité à faire tourner une affaire et la faire prospérer, son aptitude à démêler les problèmes et à se sortir de mauvais pas, son talent pour obtenir ce qu’elle désirait peu importe la manière employée, mais pas pour ce qui le concernait lui. Le jeune homme avait la certitude qu’elle n’hésiterait pas à faire tomber sa tête pour épargner la sienne, mais ce n’était pas là un reproche puisque la réciproque était vraie. De quoi entacher quelque peu le terme de « confiance ». Car s’il ne niait pas que la russe était une belle plante, il la savait aussi carnivore. Et cela rendait leur collaboration beaucoup plus compliquée que ce dont il avait eu jusque là l’habitude. Les femmes compliquaient tout, il en avait fait maintes fois l’expérience. Le jeune homme n’avait jamais eu à se méfier de Stan ou des hommes qui bossaient avec lui et quand on décelait un problème on le réglait sur le ring, de façon nette, sans tergiverser ni jouer sur les mots. Après le combat, on se prenait une bonne bière et le conflit était réglé. Mais les femmes….elles avaient besoin de mots, de certitudes déguisées en promesses verbales, de donner dans la psychologie pour tel ou tel comportement, ç’en était épuisant. Quoi qu’avec Anja, il ne pouvait tabler ni dans l’une ni dans l’autre catégorie, ce dernier restait dans le flou, sans connaître jamais ses réelles intentions, ses envies, ses attentes. Le mystère autour d’elle, même après toutes ces années, restait entier, et ça ne l’aidait en rien à se situer dans cette nouvelle vie. Sa seule certitude au fond, le seul point commun qu’il se trouvait avec elle était la volonté de garder le club à flot et d’éviter que la police ne vienne fourrer son nez dans leurs affaires pour le voir couler. Pour le moment c’était tout ce dont il avait besoin, au diable les interrogations sur la jolie brune ou sur ce que l’avenir lui réservait en continuant de collaborer avec elle.

    Elle le savait. Il fixa son regard dans le sien, sans ciller cette fois-ci bien qu’elle se faisait insistante, non mécontent qu’elle se lève pour se diriger vers la cuisine. Retrouvant ainsi son espace vital, il put apprécier un certain soulagement de ne pas la voir persister. Lui faisait-elle confiance? Il en doutait sincèrement puisque lui-même restait méfiant, mais peut-être le savait-elle capable de faire certains choix pour sauvegarder ce qui avait été construit entre ces murs. Quand elle revînt son regard se porta sur la bouteille de vodka et les deux verres qui trônaient devant lui, la remerciant intérieurement pour la future dose d’alcool dont il avait bien besoin après tout ça. Fronçant les sourcils en la voyant imbiber un mouchoir de quelques gouttes du précieux nectar, il ne comprit pas sa revendication avant de voir sa main fondre vers son œil et un léger picotement envahir son arcade, le faisant gémir plus de mécontentement que de réelle douleur. Il porta sa main là où la blessure s’était rouverte, lui lançant un regard noir avec un sourire amer.

    « Et prévenir ça aurait été moins drôle je suppose? » râla le jeune homme pour la forme, levant les yeux au ciel. Gâcher une aussi bonne vodka pour si peu, encore un truc de bonne femme…

    Il ne lui pardonna finalement qu’une fois son verre en main, attendant qu’elle termine son toast pour le moins surprenant. Il arqua un sourcil devant la grossièreté de la jeune femme, peu habitué à l’entendre parler si crûment et la regarda avaler sa boisson d’une traite.

    « Elle joue les grandes dames mais boit comme un homme et jure comme un charretier » lança-t-il en la fixant avec amusement avant d’avaler son propre verre de la même façon. Bon Dieu que ça faisait du bien! Il le reposa sur la table basse, laissant planer un léger silence le temps d’apprécier le breuvage, s’attardant sur ce qui les entourait. « Si on m’avait dit qu’un jour je trinquerais avec toi…ici qui plus est, j’aurais probablement coller une droite au type pour qu’il arrête de débiter des conneries. » Après tout, il buvait un verre avec l’ex femme de son ancien patron et ami, celle-là même qui lui avait longtemps retourné l’esprit d’une désagréable façon et qui continuait de le hanter par bien des manières.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 28 Jan - 16:42

    « Il joue les grands gaillards mais se met à geindre comme un enfant quand on lui désinfecte un bobo. »

Elle avait profité qu'il soit en train de boire pour s'amuser à lui retourner la petite pique qu'il venait de lui envoyer. Sourcil arqué, rictus au coin des lèvres, elle ne pouvait s'empêcher de sourire en le toisant du coin de l’œil. Oui oui, elle avait bien entendu son petit gémissement. Et il s'en doutait, ça aurait été définitivement moins drôle si elle l'avait prévenu avant. Remarquez qu'elle avait fait cela, non pas pour être comique - ce n'était pas exactement un adjectif qui qualifiait Anja - mais bien pour épargner ce pauvre canapé. Le fait qu'une certaine cocasserie soit amenée n'était pas voulu mais ce n'était pas plus mal. Cela détendait un peu l'atmosphère, alourdie par la menace qui pesait sur le Fight Club et les décisions qu'il fallait prendre pour l'enrayer. Néanmoins il n'avait pas tord, elle s'était elle-même surprise à jurer ainsi. Ce n'était pas dans ses habitudes mais elle savait s'adapter à son interlocuteur. Elle pouvait être un véritable caméléon lorsqu'il le fallait, même si elle se devait de maintenir une certaine ligne directrice et de n'en pas déborder, surtout avec son agence, il restait indispensable qu'elle manie l'art de la souplesse. Trop droite, elle aurait perdu de nombreux clients. Trop laxiste, ce serait ses filles qui en auraient pâti. Tout n'était qu'affaire de juste milieu, comme toujours. Elle avait beau être têtue et avoir parfois la réputation d'être une princesse pourrie gâtée - ce qu'elle avait été autrefois -, plus le temps passait et plus elle se rendait compte qu'elle était sans cesse forcée de jouer l'équilibriste pour ne pas pencher plus d'un côté que l'autre, quelque soit le domaine de sa vie que cela concernait. Savoir rester sur le fil. C'était encore le cas alors qu'elle titillait Igor pour le simple plaisir de ne pas lui laisser le dernier mot, mais sans toutefois passer du côté de la méchanceté gratuite. Qui aime bien châtie bien, c'est du moins ce qu'en dit le dicton.

Elle n'irait peut-être pas jusqu'à dire qu'elle "aimait bien" Igor. Aimer était un mot beaucoup trop fort, même diminué par un adverbe aussi banal. Aimer se rattachait à amis et ceux-là, la maquerelle les comptait sur les doigts de la main. Ils étaient peu à susciter suffisamment son intérêt et à savoir gagner sa confiance pour entrer dans le cercle très fermé de ses proches. Trop méfiante, trop distante. Le prix était élevé pour parvenir à l'approcher et à toucher son cœur, les épreuves étaient nombreuses pour avoir ce droit. Mais elle estimait que c'était justifié car dès lors que la barrière était franchie, il était très rare qu'elle revienne en arrière - hormis trahison impardonnable. A partir du moment où elle avait admis qu'elle tenait à une personne, celle-ci devenait presque privilégiée car alors, Anja ne la laisserait jamais tomber et ferait tout ce qui était en son pouvoir pour la sortir de mauvais pas. Or du pouvoir, elle en avait. Alors non, Igor ne faisait pas partie des gens qu'elle "aimait bien". Tout au plus l'appréciait-elle. Ils avaient beau s'être côtoyés des années durant, elle ne le connaissait pratiquement pas. Il fallait dire qu'il n'était pas des plus loquaces - et aussi qu'il était rare qu'Anja voit plus loin que le bout de son nez... Sans oublier que quand elle avait divorcé de Stanislas, il s'était naturellement retrouvé dans le camp de l'adversaire. A bien y songer il avait certainement dû subir quelques dégâts collatéraux lors de leur petite guerre. Étrange comme aujourd'hui cela n'avait plus la moindre importance. Maintenant qu'il n'était plus là... Il n'y avait plus de guerre, il n'y avait plus de camp. Juste un partenariat un peu forcé pour perpétuer ce qu'il avait mis sur pieds. Elle était simplement contente de s'apercevoir qu'elle ne s'était pas trompée, jusqu'ici Igor s'était montré à la hauteur.


    « J'espère que tu ne comptes pas me coller une droite maintenant que ça se produit... »

La remarque était à la fois amère et provocatrice. Aucun membre du Fight Club n'était sans savoir cette tragique partie de l'histoire de leur ancien patron, en tout cas aucun membre présent depuis assez longtemps pour l'avoir connu. C'était le cas d'Igor. Il était pertinemment au courant du passage à tabac que Stan avait infligé à son ex-femme. Maintenant qu'elle était la propriétaire des lieux, elle préférait tourner ce drame à son avantage. Oui, elle avait été faible, assez pour atterrir dans une situation qui lui avait valu de se faire battre. Ce n'était plus le cas aujourd'hui et c'était bien le message qu'elle délivrait : fou serait celui qui oserait encore lever la main sur elle. Elle ignorait en revanche que c'était justement le blond qui se trouvait aujourd'hui à ses côtés qui l'avait amenée à l'hôpital. Aussi ne mesurait-elle pas toute la possible portée des mots qu'elle venait de proférer. Ce fut donc tout naturellement qu'elle changea de sujet, leur resservant à chacun un verre. Après tout, il l'accusait de boire comme un homme. Autant lui donner raison... Mais dans le milieu dans lequel elle évoluait, c'était malheureusement une chose nécessaire. Si elle perdait ses esprits au premier verre, jamais elle n'aurait pu arriver là où elle en était aujourd'hui...

    « Plus sérieusement, qu'est-ce qui te surprend le plus ? C'est de trinquer parce que tu pensais qu'on ne serait jamais d'accord ? Ou c'est le lieu parce que nous sommes dans les anciens appartements de Stan ? ... »

Après avoir remis le bouchon sur la bouteille, elle poussa doucement le verre vers lui pour l'inviter à trinquer de nouveau. Elle laissa une seconde s'installer, hésitant à poser la dernière question qui lui traversait l'esprit. Attrapant finalement son propre verre entre ses doigts, la brune se laissa doucement retomber en arrière, le dos appuyé sur le canapé alors qu'elle amenait le verre à ses lèvres sans pour autant boire encore. Entre temps son sourire avait disparu et elle dardait de nouveau ses iris implacables vers Igor, lâchant finalement les mots qu'elle avait retenus.

    « ... Ou alors c'est parce que c'est avec moi ? »




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 28 Jan - 22:36

    Un sourire naquit sur les lèvres du jeune homme face à la remarque de la jolie brune. Touché! Mais il l’avait bien cherché. C’était même étrange de sentir l’atmosphère perdre de sa lourdeur au fil des minutes. S’ils arrivaient à plaisanter ensemble sans méchanceté gratuite, c’était déjà un grand pas en avant, une bonne chose pour deux forts caractères comme les leurs. Il faut dire, pour être honnête, qu’Anja n’était pas la première personne à laquelle il penserait pour une soirée de rigolade, ni même la deuxième, ou la troisième….
    Cette légèreté naissante fut cependant de courte durée quand elle reprit la parole pour une phrase en apparence anodine. En apparence seulement. Son visage se crispa légèrement une fois les mots assimilés et il tourna brièvement le visage vers elle sans soutenir son regard. Il baissa les yeux, jouant avec ses doigts auxquels il trouva soudainement un intérêt naissant, mal à l’aise. La honte réapparut, sournoise.
    La plupart du temps Igor n’y pensait pas, même en sa présence, et ce souvenir, désagréable, restait là où il devait être, rangé soigneusement dans un tiroir sombre de sa mémoire. Mais l’entendre rebondir ainsi sur ses propres mots le ramena à ce fameux jour où Stan l’avait envoyé chez lui pour s’occuper d’Anja. Quand il était entré et l’avait trouvé inerte, sur le sol, couverte de bleus et de sang, il l’avait cru morte et s’était arrêté un moment, immobile au milieu du salon, sans savoir comment réagir. Il s’était contenté « d’admirer » l’œuvre morbide de son patron et ami, imaginant la violence avec laquelle ce dernier avait du la rouer de coups. Puis la jeune femme avait eu un soubresaut et il s’était précipité vers elle pour lui porter assistance, la soulevant le plus délicatement possible - de peur de la casser - pour a conduire à l’hôpital. Les choses auraient dû s’arrêter là mais sans trop savoir pourquoi il s’était faufilé dans sa chambre à l’insu des médecins et avait veillé sur elle deux bonnes heures pour s’assurer qu’elle s’en sortirait. Deux heures à écouter les battements de son cœur sur le monitoring, à écouter sa respiration régulière et son visage ravagé par les coups. Puis comme il était arrivé il s’était éclipser et n’avait plus jamais reparlé de cela à personne. Il n’empêche que ce souvenir restait gravé dans son esprit d’une façon très peu plaisante.

    « Je suis un cogneur mais….pas ce genre de cogneur » souffla-t-il en laissant son regard dériver quelques instants sur ses bras autrefois meurtris.

    Il ne fut pas mécontent de l’entendre changer de sujet et le russe fixa toute son attention sur ses gestes à défaut d’avoir le cran de la regarder en face après tout ce qui venait de lui traverser l’esprit. Il regarda son verre se remplir à nouveau du liquide transparent et glisser vers lui alors qu’elle le surprenait par de nouvelles interrogations. Le silence s’installa, et la fin de sa phrase fit mouche. Attrapant son verre il redressa son visage vers elle, tentant de la sonder pour comprendre le sens réel de sa question.
    Il n’en était pas certain mais c’était la première fois qu’il l’entendait parler de son ex mari depuis sa mort et depuis leur collaboration dans la sphère privée.

    « Sans doute un peu des trois » répondit-il en haussant les épaules. « J’avais l’habitude de prendre un verre avec Stan dans cette pièce et tu es son ex-femme. J’ai longtemps cru que te détester était la chose à faire….bon, détester est sans doute un peu fort comme terme, disons…mépriser. Faut dire que vous étiez plutôt compliqués dans votre genre et difficiles à suivre » continua ce dernier en prenant la voie de la sincérité plutôt que du mensonge déguisé en fausse politesse. « Et je ne te fais pas confiance » lâcha ce dernier en la fixant sans méchanceté aucune. « Tu es bien trop belle et intelligente pour que je me laisse aller à te faire confiance » précisa-t-il tout de même, regrettant ses mots à l’instant où ils sortirent de sa bouche. « Mais je dois avouer que je ne pensais pas que tu me mettrais à la tête du club et conserverais son indépendance - sous entendu par-là la Mafia - alors à défaut de ma confiance tu as au moins ma loyauté, la seconde valant certainement plus que la première. »

    Et il but son verre cul sec, comme le premier. Igor possédait de nombreux défauts et était loin d’être le gendre parfait que l’on présentait fièrement à ses parents. Mais loyal il l’était. Quand il avait choisi son camp c’était pour de bon. La trahison n’avait jamais été et n’était toujours pas une option dans sa façon de voir les choses. Alors oui, tant que Anja conserverait l’esprit du club et ne chercherait pas à lui mettre à l’envers, sa loyauté lui était acquise.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Jeu 29 Jan - 10:46

Elle ne savait pas si elle devait être rassurée ou pas. Il avait beau dire n'être pas "ce genre de cogneur", elle ne savait que trop bien comme les dérapages pouvaient être rapides. C'était certainement dû à son tempérament extrême et très fort, mais elle avait tendance à éveiller le pire chez ceux qui la côtoyaient. Même chez ceux qu'elle qualifiait comme ses amis, arrivait toujours un point de leur relation où par son égocentrisme et son obstination, elle les décevait. La suite dépendait en général de l'attachement qu'ils lui portaient. Si celui-ci était suffisamment fort, ils lui pardonnaient. Sinon, les choses se gâtaient et ils finissaient simplement par disparaître de sa vie. Cela valait peut-être mieux car elle ne savait pas comme elle aurait réagi à un couteau dans le dos. Très mal, certainement. Par chance cela ne lui était encore jamais arrivé. Et Stanislas, me direz-vous ? Avec lui, c'était un peu différent... Paradoxalement il était probablement celui qui avait le plus tenu à elle, mais il était aussi celui qui n'avait pas su la comprendre. Ou alors elle avait été trop naïve pour croire que cet amour pourrait tout pardonner, y compris rejoindre la mafia russe. Elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine mélancolie chaque fois qu'elle songeait à tout cela. A lui, à leur histoire, à tout ce gâchis. Alors même si Igor lui assurait en sous-texte qu'il ne la toucherait jamais, elle n'en était pas si certaine. Et ce doute était peut-être même accentué par le malaise qui semblait provenir du russe. Elle le devinait dans ses gestes, dans son regard fuyant. Le ton de sa voix aussi. Pourquoi diable aurait-il été gêné ? Elle avait plus de honte à éprouver que lui, c'était tout de même elle qui s'était trouvée à l'hôpital...

D'ordinaire, en voyant une telle faille, elle en aurait profité pour s'engouffrer dans l'interstice et titiller la plaie. Elle l'aurait poussé, d'une façon ou une autre, à avouer ce qu'il cachait, pourquoi parler de ça le mettait dans cet état - même si elle ne voyait certainement que la surface de l'iceberg. Oui c'était ce qu'elle aurait pu faire. Ce qu'elle aurait dû faire. Après tout, traquer les secrets était la majeure partie de son métier, ce sur quoi elle avait basé son fond de commerce. Or elle n'avait pas le moins du monde envie de creuser pour en savoir plus. C'était peut-être du à sa propre nostalgie. Peut-être aussi parce que si elle grattait son entaille à lui, les siennes se rouvriraient aussi au passage. Et cela l'énerverait, qu'il voit ses faiblesses. Malheureusement elle savait très bien que sous la colère, il lui arrivait parfois de ne pas maîtriser ses mots et d'en laisser plus voir que ce qu'elle aurait bien voulu. Hors de question. Ainsi donc se contenterait-elle de rester en surface avec Igor, maintenant cette distance toute professionnelle qui les liait. Aborder des sujets banals, ou presque. S'étonner avec lui de la situation actuelle sans pour autant aller plus loin. Du moins, c'était ce qu'elle souhaitait mais Anja restait Anja et ses questions restaient perspicaces, quand bien même elle ne voulait pas s'impliquer trop. A en juger du regard qu'il lui lança à sa dernière phrase, elle songea qu'elle aurait peut-être mieux fait de retenir sa langue. Trop tard...

Le verre toujours à la main, aussi immobile qu'une statue, elle écouta ses réponses d'une oreille à la fois distraite et attentive, plus vraiment très sûre d'avoir envie de les entendre... Il ne faisait que faire écho à ce qu'elle pensait déjà. La situation était étrange parce qu'ils avaient presque été formatés à se voir dans des camps adverses. Qu'il se rassure sur ce point, la réciproque était valable bien qu'aujourd'hui elle tentait de gommer ce qui avait été pour essayer de continuer à avancer. La mélancolie s'accentua quand il évoqua à quel point le couple qu'elle avait formé avec Stan avait pu être compliqué. Ce fut son tour de détourner les yeux et de se mettre à fixer la table d'un air absent. Jusqu'à ce qu'il ne la surprenne par sa franchise. Il ne lui faisait pas confiance. Bien. C'était certainement dans la logique des choses. Elle avouait qu'hormis en ce qui concernait le club, elle ne lui faisait pas confiance non plus. La raison de cette défiance, en revanche, elle ne l'avait pas vue venir. Trop belle et intelligente, disait-il. L'espace d'une seconde, elle retrouva cette sournoise impression. Même si elle ne la reconnut pas, c'était la même que lorsqu'il lui était arrivé de capter certains de ses regards par le passé. Sans qu'elle sache réellement l'identifier, elle sentit une petite étincelle s'allumer au fond d'elle et l'embraser. Ce fut aussi fugace qu'intense mais durant cette seconde, elle considéra Igor sous un autre angle. Elle l'avait toujours vu comme le bras droit de Stan mais, après tout, il n'en restait pas moins un homme. Et elle, une femme. Chassant vite cette pensée, elle préféra se raccrocher à sa loyauté dont il lui parlait à présent. S'il enfila son verre, elle préféra le reposer sans y toucher. Contrariée sans même savoir pourquoi, elle jugea que le poison d'une nouvelle cigarette lui convenait mieux. Elle l'alluma rapidement, presque pressée de s’intoxiquer, avant de s'enfermer quelques instants dans son mutisme. Au bout de quelques secondes elle se décida à reprendre la parole, presque perdue dans ses pensées, trouvant toujours la table très intéressante.


    « Je sais que notre partenariat n'est pas une évidence. Après tout ta loyauté, c'est d'abord à lui que tu l'as donnée. Je l'ai haï, vraiment, de toutes les fibres de mon être après ce qu'il s'est passé, et pendant de longues années. Et puisque tu étais à son côté, tu faisais logiquement partie du lot. »

Elle marqua une pause, ne sachant pas elle-même où elle voulait en venir exactement. Elle avait l'impression de réfléchir à voix haute.

    « J'ai été la première surprise quand il m'a annoncée qu'il me léguait tout. Parce que comme tu l'as dit, c'était compliqué. Et je pense que moi, si les rôles avaient été inversés, je ne lui aurai rien donné. J'aurai pu ne pas m'embêter avec le club et remettre le bébé dans les mains de la mafia, ils le convoitent depuis si longtemps. Je pourrais encore le faire d'ailleurs. Mais si ça avait été mon intention, toi et moi ne serions pas là aujourd'hui et ça grouillerait de russes ici. »

Elle fronça les sourcils à cette évocation. Elle avait beau être en très bon termes avec eux pour son agence, dans son esprit le club devait rester indépendant.

    « Si j'avais du le faire, je l'aurais fait quand j'en ai hérité. Il n'y a plus de risque maintenant. Je me suis engagée et quand je donne ma parole, je la tiens. ... Tout ça pour dire Igor, que je n'ai pas besoin de ta confiance. Tout ce que je te demande c'est de faire ta part du job. A savoir, maintenir le club tel qu'il était. »

La brune se stoppa une nouvelle fois, prenant le temps de se pencher pour faire tomber ses cendres dans le cendrier. Elle retrouva le confort du dossier et, après une nouvelle bouffée, tourna son visage vers son partenaire. Il n'y avait toujours pas de sourire sur son visage mais l'air absent avait disparu pour laisser place à une détermination mêlée à une profonde sincérité.

    « C'est ce qu'il aurait voulu, je crois. Toi et moi. Pour le club. »




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Jeu 29 Jan - 18:34

    Dans quoi s’embarquait-il au fond? Igor n’en avait pas la moindre idée. L’année dernière encore sa vie était simple. Loin, certes, de cette monotonie qu’il exécrait tant mais simple. Une place de choix en tant que bras droit de Stan, un cercle solide d’amis et de connaissances au sein du club et la certitude de voir l’entreprise perdurer encore un long moment. Une vie loin des interrogations futiles, qui collait parfaitement avec sa vision du monde et de comment vivre sa vie. Et puis tout avait foutu le camp, tout s’était envolé comme un château de cartes à partir du moment où les flics étaient venus cueillir son patron. Le russe ne l’avait jamais cru coupable de ce qu’on l’accusait. Certes, il n’avait jamais réellement connu Dennis et les deux hommes n’étaient pas du genre à parler paternité et responsabilités vis-à-vis de sa progéniture, et, il devait l’admettre, durant ces dernières années il avait dû effacer à de nombreuses reprises les traces de l’ancien gérant dans des affaires louches. Dissimulation de cadavres, passages à tabac….Alors oui, Igor n’avait jamais douté que son ami puisse tuer une personne de sang froid, mais pas son propre fils. Stan n’avait jamais eu de raison d’aller aussi loin, mais c’était pour ce crime qu’il avait été condamné et pas un autre, et la pilule avait eu du mal à passer. Mais comme chercher la vérité ne le ramènerait pas, ni son ancienne vie, ce dernier avait simplement laisser tomber et avait continué sa route.
    Pendant de longs mois et même après qu’Anja l’eut placé à la tête du club le jeune homme avait songé à quitter la ville pour refaire sa vie ailleurs, loin de tous ces souvenirs encombrants. Après tout, il avait déjà tout abandonné une fois et ne s’en était pas trop mal sorti. Mais il était resté. Par loyauté, lâcheté, fainéantise, il n’en savait trop rien mais les faits restaient les mêmes. Les choses avaient évolué et il avait dû faire avec.
    Le russe avait eu la chance de s’imposer naturellement auprès des autres membres sans rencontrer de rancœur ou de mépris, voire de jalousie. Mais ce n’était pas tous les jours faciles. De statut de « camarade » il était passé à celui de meneur, celui qui prenait les décisions et tranchait en cas de besoin, qui devait forcément aller contre certains pour imposer la volonté d’une majorité. Et surtout, il avait dû faire digérer aux autres que l’ex femme de Stan était le propriétaire légal des lieux et les convaincre de lui laisser une chance avant de prendre la poudre d’escampette. Ceci n’avait pas été une mince affaire, car lui-même, à l’époque, avait vu d’un très mauvais œil cette présence féminine dans le club. Igor avait toujours évolué dans un milieu masculin, depuis son « gang » en Russie jusqu’au club à New York alors voir soudainement cette poupée de glace prendre les commandes….aïe! Mais il s’était vite souvenu que c’était la volonté de son ami, et avait pris son parti sans qu’elle ne le sache vraiment. Et voilà où il en était…

    …À boire un verre avec elle, à discuter sans se sauter à la gorge ni se cracher au visage des vérités blessantes, et à lui décrocher plus que quelques mots, ce qui était déjà un exploit en soit quand on le connaissait un minimum.
    Il l’écouta attentivement alors qu’elle reprenait la parole, acquiesçant de façon muette à ses dires. On ne pouvait nier leur sincérité mutuelle, même quand il s’agissait de s’avouer une méfiance commune. Mais les choses avaient besoin d’être mises à plat, dans le cas contraire, cette collaboration risquait fort de foncer droit dans le mur. Et puisqu’ils étaient d’accord même dans leurs désaccords, cette conversation était loin d’être inutile, bien que le jeune homme n’avait pas prévu de s’attarder autant en sa compagnie, moins désagréable qu’il ne le pensait soit dit en passant. Il se surprit même à se sentir soulagé de l’entendre dire à voix haute que la mafia ne ferait jamais partie de l’équation. Igor l’avait compris depuis quelques temps déjà mais imprimer ces quelques mots dans son esprit était d’autant plus rassurant.

    « Je fais ma part, toi la tienne, et on s’assure de maintenir cet endroit à flots loin des flics et des Russes. Ça me va » répondit-il en haussant une nouvelle fois les épaules et en attrapant le verre que la jolie brune avait troqué contre une clope pour le siffler d’une traite.

    Le jeune homme ne souhaitait pas rebondir sur le pourquoi du comment Stan avait tout légué à Anja. Tenter de comprendre son ancien patron aurait été aussi simple que de résoudre un casse tête chinois. Il était mort et avait certainement emporté plus d’un secret avec lui, et au fond, ça ne le regardait pas, ça ne le regardait plus.
    Fixant ses iris dans les siennes, il laissa planer une seconde de silence, méditatif quant à la dernière phrase prononcée. Et il finit par acquiescer lentement.

    « Je le crois aussi » affirma ce dernier dans un mince sourire. « Aussi surprenant que cela puisse paraître, je pense qu’on pourrait faire une sacrée bonne équipe Miss Malkovski ».


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Lun 9 Fév - 0:15

Le marché semblait clair. Igor continuait de gérer le club et ses membres, elle s'occupait plutôt de la partie administrative. Chacun avait un rôle bien défini et cette collaboration avait pour seul but, comme il le disait, de maintenir le club à flots loin de la police et de tous ceux qui pouvaient le convoiter - les Russes n'étant évidemment pas les seuls à lui avoir fait les yeux doux pour gagner cette magnifique force de frappe assez bien organisée. C'était ce qui était prévu dès le départ, ou en tout cas depuis qu'elle avait hérité du club et qu'elle avait mis Igor à sa tête. Mais il était vrai que, de temps à autres, une mise au point ne faisait pas de mal. Les choses étaient dites, clairement, sans fioritures, et cela leur permettrait d'avancer de façon plus sereine. Elle se fit même la réflexion qu'elle ne pensait pas qu'il y aurait pu avoir autant de sincérité entre eux. Mais à bien y réfléchir, Igor n'était pas de ceux qui prenaient des gants et jouaient sur les mots. Il avait toujours été plutôt franc et droit, au fond cela n'aurait pas du la surprendre. Plus intéressée par sa cigarette, elle ne protesta pas lorsqu'il but le verre qu'elle avait délaissé. Elle n'était de toute façon pas sûre de vouloir encore le boire... A la vérité, à cet instant, elle voulait simplement terminer cette discussion et retourner à son agence. Dans un lieu familier et qui lui était propre. Elle voulait juste se détacher de cette étrange sensation et chasser cette mélancolie qui s'était emparée d'elle. Et tant qu'elle resterait ici, dans son club, dans son ancien appartement, cela ne la lâcherait pas... Elle ne cilla pas quand il amena son regard dans le sien, ne réagit pas immédiatement non plus. Elle laissa à son tour passer une seconde, le temps d'étudier son sourire et de le juger sincère. Alors seulement, elle autorisa ses lèvres à s'étirer.

    « Nous ferons tout pour que ce soit le cas. L'avenir nous donnera raison, ou tord. »

C'était terminé maintenant, non ? Tout était dit, elle pouvait partir ? Oui, elle le décidait. Écrasant définitivement son mégot, elle se leva, emportant avec elle la bouteille, le mouchoir et les deux verres. Elle rangea la première, jeta le second et rinça rapidement les derniers qu'elle laissa sécher sur l'évier avant de revenir dans le salon et d'attraper son sac. Elle voulait partir maintenant. Vite. Elle avait l'impression que cette pièce l'étouffait... Jetant un dernier regard à Igor, elle s'avança déjà vers la porte. Il était assez grand pour fermer lui-même. Quelques derniers mots, avant de quitter la pièce, puis le club.

    « On se tient au courant rapidement, pour la résolution de notre petit problème. »


A few weeks later


    « J'arrive. »

Déjà, elle avait enfilé son manteau et fermé son bureau, elle était même pratiquement arrivée à la sortie quand elle raccrocha. Avant de partir toutefois, la maquerelle revint sur ses pas pour aller prévenir sa secrétaire qu'elle devait s'absenter et qu'elle ne savait pas combien de temps cela lui prendrait. Mandy lui assura qu'elle préviendrait Nina, son bras-droit, qui était actuellement en rendez-vous avec un client. Totalement confiante dans ses employées - elles avaient après tout fait parfaitement tourné l'agence seules durant sa période dépressive suite à la mort de Sevastyan -, Anja quitta l'agence et se dirigea vers sa voiture garée à quelques pas. Pas de chauffeur aujourd'hui, elle avait eu envie de prendre elle-même le volant le matin-même. Les chansons qui passaient à la radio n'apaisèrent pas sa contrariété lorsque quelques ralentissements vinrent troubler son trajet. Il lui fallut presque une heure pour rejoindre le Queens et quelques minutes de plus pour trouver à se garer. Mâchoires serrées, elle finit par pénétrer dans le club sans même prendre la peine de saluer quiconque. Elle se dirigea directement vers la porte qui menait aux appartements de Stanislas, ses talons claquant sur le sol et résonnant sur les murs nus du club. Pénétrant dans la pièce, elle referma aussitôt derrière elle et fut surprise en avançant de découvrir, non pas un, mais deux hommes bâillonnés et attachés, installés sur des chaises. Dans la pièce se trouvait également Igor et deux autres membres du club qu'elle avait souvent croisés sans pour autant les connaître. Ils avaient certainement aidé le russe à amener les deux suspects ici aussi songea-t-elle qu'il devait leur faire confiance. Sans rien dire encore, elle déposa son sac puis son manteau sur le bord du canapé, s'appuyant sur celui-ci en biais de manière à voir tout le monde, bien que son regard se dirigea vers son partenaire.

    « Deux hum ? J'imagine que finalement, rien n'aura permis de trancher... »

Elle avait demandé qu'il la prévienne, le jour où il aurait trouvé la taupe et se déciderait à s'occuper de lui. Pourquoi, elle n'en était pas sûre elle-même. Probablement pour pouvoir regarder en face le policier sous couverture qui avait voulu faire couler ce que s'était donné tant de mal à monter son ancien mari. Elle voulait le défier du regard elle-même et voir dans ses yeux le regret d'avoir voulu s'attaquer à un trop gros poisson. C'était peut-être même une pulsion purement sadique. Peu importait, elle l'assumait. Et, en tant que nouvelle propriétaire des lieux, même si elle ne se salissait pas elle-même les mains, elle jugeait nécessaire d'être présente quand le sale boulot était fait. Détournant son attention d'Igor pour la diriger vers les deux hommes, la brune se redressa et s'approcha d'eux, tournant autour de leurs deux chaises en laissant ses doigts effleurer leurs épaules.

    « Sans remords messieurs ? Pas d'aveu de dernière minute ? C'est tout de même terrible pour un représentant de la loi de savoir qu'il entraîne avec lui dans sa chute un innocent... »

Oh, comme ils devaient mépriser son ton si condescendant.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Sam 14 Fév - 23:28

    Raccrochant le téléphone, le jeune homme écrasa sa cigarette sur le bitume humide, soufflant une dernière bouffée de nicotine. Il s’accorda une minute de repos supplémentaire dans le calme de la ruelle avant de pénétrer à nouveau dans la cage aux lions. Traversant la salle principale d’un pas rapide, le russe ne prêta pas attention à ce qui se déroulait sur le ring ni aux autres membres présents ce soir. La soirée serait courte de toute façon, il s’en était assuré par un nombre de combats réduit. Non, ce qui le préoccupait se déroulait plus loin, à l’écart des yeux et oreilles indiscrets. Longeant le couloir qui menait aux appartements de son ancien boss, il ouvrit la porte et la referma prudemment derrière lui, reprenant le masque qu’il portait depuis le début de la soirée, depuis que Willis et Esposito, deux de ses hommes de confiance, avaient escorté deux invités jusqu’ici. Igor leur adressa un signe de tête pour les informer que la commission était faîte et s’assit sur une chaise en face de deux hommes soigneusement ligotés et bâillonnés, se murant dans le silence en les fixant tout à tour, le regard vidé de toute émotion.

    Et pourtant, il s’en passait des choses à cet instant précis dans son esprit. Nombre de questions continuaient de hanter sa caboche tandis que d’autres avaient trouvé réponse une heure plus tôt. Il avait passé un long moment à interroger les deux hommes pour démêler le vrai du faux. Ça n’avait plus grande importance maintenant, la finalité serait la même, ce soir, au Club, il y aurait deux morts. Mais Igor avait eu besoin de savoir, pour lui-même, pour sa propre conscience et parce que c’était son incapacité à trouver la taupe à temps qui l’obligerait à éliminer un innocent dans peu de temps de ses propres mains. Déléguer n’était pas une option puisque aveu de faiblesse, et on ne restait pas longtemps respecté dans ce genre de milieu si on étalait ses doutes sur la table comme une fillette de dix ans.
    Aucun des deux hommes n’avait avoué sa culpabilité évidemment, mais ils n’en avaient pas eu besoin. Tandis que le jeune homme les avait assommés de questions, le premier avait perdu tous ses moyens, transpirant la peur par chaque pore de la peau et tremblant de tous ses membres. Le second en revanche, loin de se laisser démonter, était resté d’un calme olympien tout au long de cet interrogatoire improvisé. Pas une goutte de sueur, pas un battement de cil plus rapide qu’un autre, et aucune parole pour tenter de sauver sa peau. Et Igor avait su. Il fallait avoir été entraîné pour réagir, ou plutôt ne pas réagir dans ce genre de situations, et être flic pour comprendre que les choses étaient scellées et que deux personnes allaient mourir ce soir. Que par conséquent, tenter de sauver sa tête ou celle de la personne à ses côtés était inutile.
    Et bien que soulagé d’avoir finalement mis un visage sur la taupe qui les avait infiltrés quelques moins plus tôt, qu’une partie de leurs ennuis prenait fin ce soir, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable à chaque fois que son regard se posait sur Alec Sheperd, 38 ans, marié et père de deux enfants, qui était un jour venu ici pour rompre la monotonie du quotidien et avait trouvé dans le club un exutoire à sa frustration et qu’il tuerait dans très peu de temps maintenant. Car loin d’être un enfant de cœur, le russe était loin d’être un tueur né. Il avait déjà commis l’irréparable, par impulsivité, par colère et jalousie. Mais planifier deux meurtres et les mettre à exécution était quelque chose de totalement différent, une chose avec laquelle il devrait vivre à partir de demain.

    Il se perdit ainsi un long, très long moment, et ne sut dire combien de temps s’était écoulé quand le bruit familier de talons martelant le sol le ramenèrent à la réalité. Anja faisait son entrée et il coula vers elle un regard neutre alors qu’elle prenait possession des lieux. Discrètement il prévint ses deux hommes du regard, qui, il le savait, ne voyait pas d’un très bon œil sa présence ici. Il les comprenait, lui-même n’étant pas spécialement à l’aise avec l’idée qu’elles assistent à tout ça, elle et sa manucure parfaite…Mais la brune était la propriétaire des lieux et ils faisaient équipe alors il s’était simplement tut. Igor continua d’ailleurs sur cette lancée, ne répondant pas à sa remarque et se contentant de la fixer en serrant les mâchoires, un léger mépris enflammant ses prunelles. La maquerelle avait beau être sexy et diablement séduisante vêtue ainsi, elle détonait avec l’ambiance générale et tous ici savaient que ce n’était pas elle qui se salirait les mains. Ce n’était sans doute pas à elle de le faire mais pendant une seconde Igor la détesta juste pour être là et être qui elle était. Silencieux toujours il la regarda faire son petit numéro, se retenant de lever les yeux au ciel. Ce n’était pas un jeu! Pourtant, à la voir déambuler telle une panthère ferrant ses proies, sadique comme sa réputation le laissait sous entendre, il ne peut s’empêcher de sourire mentalement.

    « C’est lui la taupe » trancha-t-il sans préambule en se relevant, marchant en direction de la jeune femme et du flic. Ce dernier releva d’ailleurs les yeux vers lui avec défi. « Je sais que c’est trop tard mais c’est lui. Alec s’est quasiment pissé dessus quand je l’ai interrogé. Mais lui, il a été entraîné pour ça, entraîné pour rester calme, pour accepter une mort certaine » expliqua Igor en lui retirant l’adhésif qui lui obstruait la bouche sans délicatesse, lui arrachant un gémissement plaintif. « David, dis lui ce que tu m’as dit toute à l’heure » ajouta-t-il en se tournant vers Esposito.

    « C’est impossible que les flics aient trouvé quoi que soit sur nous. Quand un flic est en infiltration il n’a quasiment aucun contact avec ses supérieurs, pour sa propre sécurité. Ils ne se voient que très rarement pour échanger des informations et s’ils avaient eu la moindre information valable ils se seraient déjà pointés ici. Même s’il sait quelque chose, il n’a pas eu le temps d’en avertir ses supérieurs. »

    « David a fait parti d’un gang il y a quelques années et il a déjà connu ce genre … d’ennuis » précisa le jeune homme pour couper court et en fixant à nouveau le flic. « Il ne parlera pas…mais quoi qu’il sache, il l’emportera avec lui ce soir et…. » s’interrompit Igor alors que leur invité se mettait à rire.

    « Regardez-les…si fiers de m’avoir attrapé! » rit ce dernier en fixant son regard sur le russe. « Le brave petit toutou jubile parce qu’il a réussi à faire fonctionner ses méninges au lieu de se contenter d’obéir aux ordres. C’est donc à ses claquement de doigts que tu réagis? » questionna-t-il avec moquerie en louchant sur Anja. « Je comprends, ses cuisses sont plus appétissantes que celles de ton ancien boss, et sûrement beaucoup plus accueillantes… »

    Le coup partit, dans l’estomac et le flic se courba en deux sous le choc, tentant de reprendre son souffle entre deux quintes de toux. Igor l’obligea à se remettre droit en le tirant brutalement par les cheveux mais s’arrêta là pour les coups. Pas de sang, c’était la règle qu’il s’était fixée ce soir. Pas de traces.

    « Ça doit être ça qu’on appelle l’humour de flics. Si tu veux te faire plaisir c’est maintenant, après on passe aux choses sérieuses » lança-t-il à sa partenaire en s’écartant des deux futures victimes.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Dim 15 Fév - 20:31

Parfaite spectatrice, puisque après tout elle n'était là que pour ça, Anja resta parfaitement silencieuse et stoïque en suivant la discussion qui suivait son cours. Quand Igor désigna l'un des deux hommes comme étant le coupable et infiltré, elle baissa les yeux vers lui. Le port de tête hautain, le regard dédaigneux, elle méprisa de toute la hauteur que lui conféraient ses talons ce misérable qui avait cru être assez intelligent pour les duper. Comme souvent quand elle se trouvait dans ce genre de situation, il lui prit l'envie de lui cracher à la figure. Mais comme toujours dans ses cas-là, elle se retint. Ce n'était pas classe du tout et définitivement pas digne de son rang. Pourtant Dieu savait qu'elle aurait adoré... Le russe avait déduit lorsqu'il les avait interrogés qui était qui en fonction de leurs différentes manières de réagir. Cela semblait plutôt juste et sur ce coup-là le policier n'avait pas été très intelligent. S'il avait voulu rester sous couverture jusqu'au bout, il aurait mieux fait de jouer l'idiot et de faire le surpris. De feindre la peur. Son self-contrôle était probablement tout à son honneur en sachant ce qui allait arriver ensuite. Mais c'était ce qui l'avait trahi, finalement. Anja se tourna d'un même mouvement vers l'un des deux hommes auquel Igor venait de s'adresser. Et ce qu'elle entendit la rassura. Alors, ils avaient réagi à temps. Le flic n'avait pas eu le temps de rapporter ce qu'il avait éventuellement pu trouver à ses camarades, autrement ils auraient déjà fait une descente au club. Et comme le concluait parfaitement Igor, il n'en aurait jamais l'occasion. Au moins était-elle satisfaite de ce point. Le Club restait sauf, comme ils le souhaitaient, et c'était finalement tout ce qui comptait. Elle remercia ledit David pour son intervention d'un signe de tête avant qu'un rire ne la surprenne.

Sans pouvoir le retenir, son sourcil droit s'arqua singulièrement. Il riait ? Il venait de se faire repérer, accuser, allait emporter un innocent avec lui et cela le faisait rire ? D'une légère rotation, la maquerelle pivota pour reporter son regard noir vers l'idiot. Comme il parlait, un masque d'impassibilité envahit son visage. Ce n'était pas à elle qu'il s'adressait mais à son partenaire. Il le narguait, le moquait même. Pire, il l'insultait de n'être rien d'autre que son chien et de lui obéir au doigt et à l’œil. Si c'était ce qu'il pensait réellement, il n'avait réellement rien compris à la façon dont tournait le club... S'il croyait qu'elle pouvait ordonner aux hommes du club et que ceux-ci la suivraient aveuglément, il se trompait. Et Igor en faisait partie. Elle avait beau être la propriétaire des lieux, ce n'était pas elle la véritable meneuse. Alors merci mais un chien, elle en avait déjà un... Mais elle comprenait le mouvement. Le dernier affront, l'ultime provocation puisqu'il se savait condamné. Soit il avait du cran pour oser dire pareilles choses, soit il était complètement débile. Elle penchait pour un peu des deux. Quand il se tourna vers elle, elle comprit que ce serait son tour de subir ce dernier assaut suicidaire. Du moins, une partie d'elle car il ne s'en prenait pas à toute sa personne. Seules ses cuisses étaient visées. Toujours aucune expression ne déformait son visage, à cet instant elle devait même probablement ressembler à une statue de marbre. Elle ne savait pas si c'était normal mais ce qu'il disait la laissait étrangement vide. Cela ne l'atteignait pas. Elle aurait du s'insurger qu'il ose mentionner Stan. Elle aurait du se vexer qu'il la pense si facile. Elle aurait du avoir envie de le gifler, même si elle n'en aurait pas eu le temps. Elle admettait ne pas l'avoir vu venir. Même si ses paroles la laissaient sans réaction, elle ne s'était pas attendue à celle, si violente, d'Igor. C'était assez étrange d'ailleurs, elle avait l'impression d'assister à la scène sans être vraiment présente, comme si elle n'était même pas dans son propre corps. Le regard glacial et implacable, elle dévisagea le policier qui se remettait difficilement du coup qu'il venait de prendre. Il lui fallut quelques secondes de plus pour réintégrer son enveloppe charnelle et se rendre compte qu'Igor s'adressait à elle. Son regard coula finalement vers lui tandis qu'elle focalisait toute son attention vers le jeune homme, le fixant intensément sans la moindre gêne.

Son geste la troublait. Certainement parce qu'elle avait du mal à le comprendre. Il avait réagi avec une telle rapidité... A tel point qu'elle réalisait que ce ne pouvait pas être réfléchi. Une impulsion. Non calculée, non pondérée, juste intuitive. Son instinct l'avait poussé à frapper le policier au moindre mot de travers. Non. Il aurait pu le faire bien plus tôt, au moment même où il se faisait traiter de "toutou". Mais il ne l'avait pas fait. Ce n'était pas à ce moment-là que son impulsivité s'était déchainée, c'était quand il avait commencé à l'attaquer, elle. Et elle ne comprenait pas. Pourquoi ? Que pouvait-il bien en avoir à faire que ce crétin lui bave dessus ? Était-ce parce qu'il avait touché à son honneur ? Non, ce n'était pas ça non plus. Il n'avait pas réagi quand le flic avait mentionné son physique. C'était quand il avait parlé de la façon dont ses cuisses pouvaient être accueillantes. Sous-entendu qu'elles auraient pu l'accueillir lui, Igor. C'était ça qui avait fait partir son poing. Alors de nouveau, cette étrange sensation qui lui était familière mais qu'elle ne reconnaissait pas. Le cheminement de ses pensées n'avait duré qu'une poignée de secondes. Suffisamment pour, certainement, mettre mal à l'aise son partenaire qu'elle observait toujours. Sans pourtant rien révéler de ce qui lui traversait l'esprit, elle se détourna finalement. Cela l'agaçait. Elle n'avait pas compris son geste même si elle avait l'impression de toucher du doigt ce qui l'avait motivé. Comme un mot dont on cherche à se souvenir mais qui nous échappe et reste coincé sur le bout de la langue, condamné à ne pas être verbalisé de manière claire. Et cela l'énervait, de ne pas parvenir à cerner complètement une chose. Aussi restait-elle avec ses doutes, frustrée. A nouveau elle toisa la taupe qui reprenait encore doucement sa respiration de manière saccadée. Elle finit par se mettre face à lui. Elle se baissa, posant ses mains de chaque côté de lui sur le dossier de la chaise, se penchant suffisamment pour que ses lèvres soient à hauteur de son oreille droite. Elle murmura quelques mots, si bas que seul lui pouvait les entendre malgré le silence religieux qui planait dans la pièce.


    « Tu as échoué. Ta mission aura été un échec, du début, jusqu'à la fin. Cela commence même à devenir récurrent chez vous, la police. Je ne sais pas si vous êtes de plus en plus mal formés ou juste incapables mais vous nous facilitez drôlement la tâche. Cela en devient même trop facile. Tu veux que je te dise ? Pendant que tu t'évertues à tenter de faire couler ce club, nous restons libres. Moi, surtout. Tu vois, cet homme ? Celui que tu considères comme mon "petit toutou" ? Dans quelques minutes, il t'ôtera la vie, et celle du pauvre homme assis à côté de toi. Et il restera libre. Celui qui était son ancien boss ? Vous l'avez arrêté et mis à mort simplement à cause d'une erreur de ma part, il n'était même pas responsable. Le gamin, c'est moi qui l'ait tué. Et pourtant, tu vois, libre comme l'air. Et toi, tu vas y passer sans même pouvoir prévenir tes petits copains de tout ce que tu as pu découvrir. Et tu croupiras quelque part sans même que ta famille puisse t'enterrer et te dire adieu convenablement. Alors, je ne sais pas toi, mais moi je trouve que l'uniforme, il ne vaut pas vraiment le coup... »

Se redressant, la brune lui remit le morceau de scotch sur la bouche assez rapidement, de peur qu'il ne se mette à hurler et qu'il ne révèle le petit secret qu'elle venait de lui avouer. Ici, personne n'était au courant. Seuls ses gardes du corps savaient, pour Sevastyan. Et quelque chose lui disait qu'il ne valait mieux pas que la rumeur lui attribuant la chute de leur ancien patron n'atteigne les oreilles des membres de ce club. Elle commençait seulement à se fondre dans le paysage, il aurait été dommage que tous leurs efforts communs soient ruinés si rapidement... Quand son regard croisa celui du flic, elle y lut de la rage, et du dégoût. Cela l'amusa. Elle lui tapota doucement la joue avant de se détourner pour aller vers le pauvre innocent qui y resterait aussi ce soir. Devant lui aussi elle s'accroupit, cependant à lui, elle fit face et le regarda droit dans les yeux en parlant. Elle chuchota même un peu plus fort, n'ayant cette fois rien à cacher.

    « Je suis désolée Alec mais l'aventure va s'arrêter là pour toi. Même si nous savons maintenant que ce n'est pas toi le traître, je suis sûre que tu comprends que nous ne pouvons pas te laisser repartir. Tu n'es pas inscrit depuis très longtemps et nous ne savons pas si nous pouvons te faire confiance. Même si je suis certaine que tu me répondrais oui si on te demandait. Mais c'est trop dangereux, on ne peut pas prendre ce risque. Alors ce soir, tu vas mourir. A cause de lui. Vois ça comme un sacrifice, pour que le club puisse perdurer sans être menacé. Aussi, sois sûr que nous veillerons à ce que ta dévotion ne soit pas vaine, et que ta famille ne sera pas dans le besoin. »

Anja lui offrit un petit sourire, presque sincère, tandis qu'elle hochait doucement la tête comme pour le consoler. Alec acquiesçait également, des larmes silencieuses s'échappant de ses yeux. Il n'avait de toute façon pas le choix et le savait. Elle espérait au moins qu'elle aurait réussi à apaiser ses craintes concernant l'avenir de sa famille. Un dernier sourire avant qu'elle ne se relève, réajuste sa jupe et se tourne vers Igor. D'un simple regard, elle lui fit comprendre qu'il pouvait y aller. Ils étaient prêts, elle aussi. La brune s'éloigna des deux hommes pour revenir s'appuyer sur le canapé, sans pour autant détacher ses pupilles du spectacle morbide qui allait se dérouler sous ses yeux.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Lun 16 Fév - 4:22

    Son regard retomba durement sur le flic tandis qu’il se tenait de profil, dos à ses hommes, porté par le silence des lieux. Un silence qui perdura plus qu’il ne l’aurait dû et força le jeune homme à relever ses yeux sur sa partenaire qui le dévisageait avec insistance. Arquant un sourcil interrogateur il ne fut pas mécontent de la voir se détourner pour se mettre face au salaud qui les avait tous conduits dans cette pièce ce soir. Intrigué soudainement par ce qui se déroulait sous ses yeux Igor eu bien du mal à détacher son regard de la jeune femme et de son petit manège, partagé entre un agacement certain de la voir faire ainsi durer les choses et un intérêt non dissimuler. De ses mains posées sur le dossier de la chaise de part et d’autre du flic, de son corps penché au dessus de lui telle la dominatrice qu’il s’imaginait qu’elle était, de sa bouche si près de son oreille que personne d’autre excepté le concerné ne pouvait entendre cet échange devenu intimiste, rien ne lui échappa, du moins pas visuellement. Car à cet instant il aurait donné beaucoup pour pouvoir entendre les derniers mots qu’elle lui offrait, sans savoir réellement pourquoi la curiosité le tenaillait. Une curiosité qui s’intensifia quand Anja se redressa et remit prestement le bâillon sur la bouche de la taupe et que ce dernier lui adressa un regard emplit de haine, bien loin de la moquerie graveleuse des dernières minutes. Pourquoi le contraindre au silence maintenant? Il ne le saurait probablement jamais car le russe était certain qu’il n’obtiendrait pas la vérité de la bouche de la maquerelle.
    Quand ce fut le tour d’Alec le trentenaire préféra se détourner, trouvant un intérêt soudain à un tableau accroché au mur et qu’il avait pourtant toujours détesté. Mais son attention resta néanmoins ancrée sur les mots s’échappant des seules lèvres féminines de la pièce, qui firent douloureusement écho à ce qui se passait dans sa tête depuis plusieurs semaines, et encore plus ce soir. S’il y avait la moindre chance que Alec soit digne de confiance, qu’il puisse intégrer le cercle fermé dont lui-même faisait partie dans cette organisation, Igor l’aurait épargné. Mais cet homme, guère plus âgé que lui, ne serait jamais comme lui, David ou les rares en qui il avait confiance. Ce n’était qu’un type ordinaire venant chercher un exutoire au Club, mari et père. Et la famille restait la plus grande faiblesse d’un homme. Il aurait suffi que l’on menace ses gosses pour qu’il déballe tout ce qu’il avait vu ou entendu. Un risque bien trop grand. Un risque qui devait être éliminé aussi sûrement que la menace que représentait ce flic.

    Quand le silence revînt il capta l’approbation muette de sa partenaire et la suivit du regard tandis qu’elle se réinstallait tranquillement sur le canapé. Il avait douté qu’elle resterait jusqu’au bout, au moins maintenant il était fixé. Retirant la veste de cuir qu’il portait, il remonta doucement les manches de sa chemise, le regard fixé sur le flic. C’est pourtant à ses hommes qu’il s’adressa sans même les regarder.

    « Veillez à ce que tout se déroule bien de l’autre côté. Ils devraient en être au dernier combat. Ne les laissez pas s’attarder. »

    Ils obtempérèrent en silence et le jeune homme attendit qu’ils referment la porte derrière eux pour s’approcher de ses deux victimes et se placer derrière Alec. Posant une main sur son épaule, il se penche jusqu’à son oreille.

    « Je veillerai à ce qu’elle tienne parole en ce qui concerne ta famille… »

    Un murmure comme dernière confidence qui lui seul entendit et à laquelle il acquiesça. Igor ne s’excusa pas, ça aurait été hypocrite et malhonnête, avouer qu’il n’avait pas le choix. Il l’avait. Et il avait choisi de le tuer. Fouillant dans la poche arrière de son jean, il en sortit une fine lanière de cuir qu’il enroula lentement sur l’une de ses mains, et fermant les yeux quelques secondes, il les rouvrit au moment où la lanière s’enroulait autour de sa gorge et qu’il serrait pour l’étrangler. Bien que solidement attaché, le corps d’Alec s’arqua sous le choc et il se débattit dans une vaine tentative de survivre, le bâillon retenant ses gémissements alors que l’air lui manquait. Serrant les mâchoires le russe tira plus fort, essayant d’accélérer le processus pour que sa mort soit plus rapide. Le temps lui parut pourtant interminable avant que le corps de l’homme ne soit plus parcouru de soubresauts et que sa tête retombe mollement sur son torse. Se reculant d’un pas, il se rendit compte que lui-même avait dû retenir sa respiration tout le long et soupira bruyamment pour évacuer la pression. C’était fait. Il l’avait tué…
    Son regard se porta sur sa main qui tremblait, dernière preuve qu’il n’était définitivement pas un tueur né et ce ne sont que les gémissements du flic qui le ramenèrent à la réalité. Se rendait-il compte que son tour était arrivé? Fixé sur sa main, Igor ne le vit pas s’agiter, pas plus que ses mouvements de tête frénétiques en direction de Anja. Mais quand il posa ses yeux, froids comme la glace, sur lui, sa main ne tremblait plus, et c’est face à lui qu’il se posta de toute sa hauteur, laissant pendre le long de son corps la lanière de cuir sur laquelle cet enfant de salaud loucha avec appréhension.

    « Ne crois pas que ça va être aussi rapide… »

    L’uppercut qu’il lui asséna fut aussi violente, sinon plus, que le coup précédemment envoyé à l’estomac. Si violent que lorsque sa tête partit en arrière, la chaise bascula et le flic chuta de tout son poids vers l’arrière, son épaule droite heurtant violemment le sol et émettant un craquement peu agréable. Le cri qu’il dut produire ne se résuma néanmoins qu’à une longue plainte étouffée. S’avançant tranquillement, Igor le fixa un long moment sans bouger, le regard neutre, plus réellement lui-même après ce qu’il venait de faire, et c’était cette enflure qui allait en payer le prix.

    « Ça c’est pour avoir tenté de nous enculer » Il lui asséna un violent coup de pied dans les côtes sans se préoccuper de ses gémissements et de la toux qu’il ne pouvait pas évacuer à cause du bâillon. S’accroupissant au dessus de lui, il vînt agripper son index. « Ça c’est pour Alec » Et il lui péta le doigt. « Pour Stan, parce que je suis sûr qu’il t’aurait fait bien pire que ça » Il lui péta un second doigt et se releva. « Pour m’avoir fait prendre des décisions drastiques » Et le frappa violemment là où aucun homme n’aimerait être frappé.

    Pendant de longues minutes le russe s’acharna sur lui sournoisement, s’évertuant à ne pas faire couler le sang. La disparition du flic soulèverait évidemment des questions, de ses collègues, de ses supérieurs, et mieux valait ne pas laisser de traces trop importantes ici. Les coups, encore les coups, jusqu’à ce que ses mains glissent sur sa gorge et l’enserrent avec force. Jusqu’à ce que la vie du flic quitte peu à peu son corps, beaucoup plus rapidement, malheureusement, qu’Alec, avec tout ce qu’il venait de subir.

    « Je veux que tu meures en sachant que ta famille te suivra sous peu, enfoiré! »

    Igor lui cracha presque cette dernière attaque au visage et les yeux du flic s’écarquillèrent une dernière fois avant qu’il ne passe lui aussi l’arme à gauche. Ce n’était pas vrai, jamais le russe n’irait chercher l’identité de sa famille et ne la traquerait, mais il était mort en le pensant et c’était déjà une satisfaction en soit. Il jeta un dernier regard à sa victime, se sentant incroyablement las, comme vidé de toute émotion. Le temps qu’il se redresse ses hommes revenaient, s’attardant sur le spectacle des deux corps gisant au sol.

    « Le Club est vide »
    « Vous savez ce qui vous reste à faire. »

    Deux sacs mortuaires sous le bras, ils acquiescèrent et se mirent au travail sans demander plus de précisions, détachant Alec et le flic et les glissant à l’intérieur. Igor, quant à lui, prit grand soin de tourner le dos à tout ce joli monde, les morts, ses hommes, et Anja, à qui il n’avait plus adressé le moindre regard depuis qu’il avait commencé « son oeuvre ». Il se contenta de fixer les jointures de ses mains, rougies par les coups portés, tentant de reprendre pieds dans la réalité. C’était un sentiment étrange, celui d’avoir pleinement conscience de ce que l’on avait fait sans pourtant l’avoir complètement assimilé. Encore une fois il en oublia la notion du temps et c’est la voix de David qui le fit se retourner.

    « Les papiers de la voiture? »
    « Dans ma veste » désigna-t-il d’un signe de tête. Le genre de voitures pour ce genre de services. « Inutile de préciser qu’ils ne sont utiles qu’en cas de contrôle de routine. »
    « Inutile de préciser. »
    « Appelez moi quand c’est fait. »

    Un dernier hochement de tête et ils embarquèrent les deux corps, laissant le gérant seul avec Anja à qui il daigna enfin accorder un regard.

    « Tu peux retourner dans ta tour d’ivoire, le spectacle est terminé » lança-t-il avec dédain en s’adossant à un meuble. Il avait envie d’un verre, de dix verres, d’un joint, d’une femme, n’importe quoi qui lui ferait oublier cette soirée.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Lun 16 Fév - 10:46

Ce fut une cigarette qu'elle lui offrit en guise de salut. Lorsque le silence fut revenu dans la pièce, que les bruits mats de corps déplacés et de sacs glissés se furent tut, seulement alors elle s'autorisa à bouger. Son visage se releva vers Igor et elle encaissa sa remarque sans broncher. Elle n'aimait pas le ton qu'il avait employé, ni ce que cela sous-entendait. Cependant elle ne pouvait pas lui en vouloir, il avait à moitié raison. Qu'importe qu'il la voit lui aussi comme une princesse pourrie gâtée, qu'importe qu'il pense qu'elle ait voulu être là par caprice. Après ce qu'il venait de faire, et de vivre, elle ne lui en tenait pas rigueur. Elle lisait dans son attitude comme il cherchait à présent à se protéger, à se replier sur lui-même. Rentrer dans sa bulle pour chasser les images, certainement, de cet innocent à qui il venait d'ôter la vie. Cela impliquait de vouloir la chasser, afin de se retrouver seul. Elle comprenait. Mais elle pensait que ce n'était pour l'heure pas la solution et qu'une cigarette lui ferait dix fois plus de bien qu'une introspection trop hâtive. Quelques secondes s'écoulèrent, le temps qu'elle encaisse et ravale sa fierté, puis elle se redressa et s'avança vers son sac. Elle en sortit son paquet de cigarettes, un briquet. Elle en porta une à ses lèvres, l'alluma, tira une unique bouffée avant de franchir les quelques mètres qui la séparaient du russe. Arrivée face à lui, la brune saisit le tube entre son pouce et son index et fit opérer à la cigarette un 180° afin de l'amener pratiquement jusque devant les lèvres d'Igor. Il n'avait plus qu'à s'en saisir.

Durant tout le "spectacle", elle n'avait pas cillé. Ses yeux étaient restés bien ancrés sur la scène, les moindres gestes, toutes les expressions qui pouvaient défiler sur les faciès de chacun des protagonistes. Elle n'entendit pas le dernier murmure d'Igor à Alec mais, si cela avait été le cas, cela l'aurait certainement fait sourire. Il avait raison de se méfier, il lui arrivait souvent, notamment avec ses filles un peu trop rebelles, de souffler le chaud, promettre la lune mais ne laisser que du froid et un arrière-goût amer de déception. Un habile jeu pour obtenir ce qu'elle souhaitait sans trop de difficultés et sans tenir elle-même sa part du marché, sans le moindre remord. Pourtant, ce soir, elle ne mentait pas. Elle veillerait à ce que la famille du pauvre homme reçoive une jolie somme, suffisamment pour ne pas être inquiétée pendant quelques années. Si elle ne sourcilla pas quand Igor étrangla l'un de ses hommes, elle ne put s'empêcher de détourner les yeux quelques secondes quand il roua de coups le policier. C'était étrange, l'inverse aurait du la faire réagir. Après tout, le seul meurtre qu'elle avait commis de ses propres mains était cet enfant, qu'elle adorait pourtant, mais qu'elle avait étouffé. Il était le seul, en dehors de lui elle n'avait jamais pris une vie. N'en avait jamais été capable. Stan le savait pertinemment, tout comme elle savait que ce flic pouvait s'estimer heureux que l'ancien patron ne soit plus en vie. Malgré la violence que laissait déferler les coups d'Igor, ce n'était rien comparé à ce que Stan aurait pu être capable de lui faire. Elle le savait car même s'il avait du tuer un de ses hommes, comme venait de le faire Igor, sa main n'aurait pas tremblé. Pourtant ce fut cette violence qui la fit regarder ailleurs, rien qu'une seconde. Même si ce n'était pas le premier passage à tabac auquel elle assistait, elle se demandait toujours si cela avait ressemblé à ça, quand Stan l'avait battue. Elle se demandait si elle avait ressemblé à ça.

Prenant sur elle-même elle avait pourtant regardé de nouveau, jusqu'au bout. Les bruits violents envahissaient la pièce, les gémissements et plaintes, la respiration lourde du bourreau. Chaque son l'agressait mais elle ne broncha pas. Quand Igor menaça d'aller traquer la famille du flic, elle se demanda s'il comptait réellement le faire ou non. Même s'il avait fait ce qu'il fallait pour Alec, elle avait vu. Elle avait vu comme cela lui coûtait de prendre la vie d'un innocent. Malgré l'environnement dans lequel il évoluait, Igor n'avait pas un mauvais fond. Il n'avait pas cette noirceur présente au fond de lui, griffant ses entrailles pour se libérer et s'exprimer. Elle ? Elle pouvait l'avoir. Cela lui était déjà arrivé, de s'en prendre aux proches de quelqu'un qui lui résisterait un peu trop. La plupart du temps, cela ne restait qu'une menace, mais s'il le fallait, elle la mettait à exécution. Et c'était cela qui comptait, savoir que le couperet pouvait tomber, que ce n'était pas juste une menace en l'air. Elle avait néanmoins remarqué que, depuis la mort de Stan, le monstre en elle semblait s'être apaisé. Après tout, elle n'avait plus personne à haïr, son bébé avait été vengé, ne restait que la désolation. Le silence qui suivit la mort du traître fut plus assourdissant encore que les coups qui avaient précédé. C'était terminé. Et déjà, les deux autres revenaient pour faire le ménage. Ça avait été rapide, finalement. Plantée devant Igor après sa cigarette offerte, ses deux mains vinrent chercher l'une des siennes. Elles la soulevèrent lentement, le temps qu'elle observe durant une seconde la peau rougie, abîmée d'avoir trop cognée. Avant que cela ne devienne gênant, elle lui rendit sa liberté, relevant ses iris vers celles du jeune homme.


    « Il fallait le faire. »

Sa voix était basse, son ton grave. Même si elle avait pu laisser cette impression, ce n'était pas un jeu non. C'était sûrement facile à dire, pour elle qui ne s'était une fois de plus pas salie les mains. Elle ne savait pas si ses mots aideraient Igor à accepter ce qu'il venait de se passer sans culpabiliser. Elle ne savait même pas s'il avait réellement besoin d'être aidé. A vrai dire, ils ne se connaissaient pas assez pour qu'elle sache ce qui pouvait se passer à cet instant dans l'esprit du blond. Aussi, il était difficile pour elle de savoir comment réagir. Devait-elle partir ? Devait-elle rester ? Son instinct lui soufflait de ne pas s'enfuir une fois le travail achevé, comme il avait l'air de penser qu'elle le ferait. Mais comme elle ne savait rien du tout sur l'attitude à adopter, peut-être se trompait-elle complètement. Le plus simple, lui sembla-t-il, était finalement de demander. Entre deux mouvements, dont l'un la fit pivoter un peu vers la porte, elle parut hésitante. Elle ne voulait pas s'imposer. Elle ne voulait pas fuir non plus.

    « Tu préfères que je te laisse ou... ? »




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Lun 16 Fév - 22:03

    C’était terminé, et il ne restait plus que le silence, pesant. Trop tôt pour ruminer, trop tôt pour oublier. Alors Igor restait là, avec toujours cette envie de se noyer dans l’alcool ou toute autre substance qui lui permettrait de planer. La drogue n’avait pourtant jamais été son truc. Oh, il avait essayé plus jeune, mais son tempérament extrémiste lui aurait fait perdre tout contrôle et il en avait eu très vite conscience, alors il avait décidé de ne pas emprunter cette voie. Sa seule drogue était la nicotine, mais ce soir, il n’aurait pas dit non à quelque chose de plus radical. Seulement, s’il avait accompli sa part des choses, le jeune homme préférait rester en pleine possession de ses moyens tant que ses hommes n’auraient pas confirmé la disparition des corps dans l’East River. Même si la voiture venait un jour à être découverte, la nature aurait fait son travail et toute trace ADN de son méfait serait inexploitable. Son regard dévia vers les deux chaises à présent vides mais ce n’est pas aux victimes qu’il pensa sur le moment mais à la suite des évènements. Bien que l’histoire avait été réglée ce soir ils devraient se montrer prudents dans les mois à venir, tous autant qu’ils étaient. La disparition du flic ne passerait pas inaperçue et ils resteraient dans le collimateur des services de police, pointés du doigt directement. Certes, ils ne pourraient pas se permettre une descente sans preuves mais ils rôderaient tels des vautours en cherchant le moindre prétexte pour enfoncer les portes du Club. Pendant quelques mois ils devraient montrer pattes blanches, n’accepter aucun nouveau membre, se contenter des combats dans l’enceinte même des locaux en abandonnant les quelques marchés annexes que Igor avait développé dans l’ombre. C’était frustrant mais la seule chose sensée à faire.

    Le silence, mais pas la solitude. Il a regarda approcher, s’attendant à ce qu’elle le mouche après la réplique cinglante qu’il lui avait adressée. Elle n’en fit rien et se contenta d’allumer une cigarette pour finalement la lui tendre. La dernière fois que la femme d’affaires lui en avait offerte une ils se trouvaient déjà là, à discuter de ce même sujet épineux. Il lui avait assuré être en mesure de trouver la taupe, de pouvoir réduire la liste des suspects à un seul individu et qu’il pouvait régler toute ça. Il avait réglé le problème, mais n’avait pas entièrement réussi. Sa présence l’avait en premier lieu surpris, puis agacé, et finalement, quelque part au fond de lui, le russe était soulagé qu’elle se trouve à ses côtés. Décidément, il n’y avait qu’elle pour lui faire ressentir autant de sentiments contradictoires en si peu de temps et c’est sans doute la raison qui le faisait souvent la mépriser. Ce dernier détestait les pensées qui naissaient à son contact et qui n’avaient jamais réellement disparues au fil des années. Atténués peut-être après son divorce d’avec Stan et sa disparition soudaine dans sa vie. Mais la jolie brune était revenue, plus présente encore que par le passé, et il s’était rendu compte que rien ne s’effaçait jamais vraiment. Aspirant une longue bouffée empoisonnée, il fut surpris par la douceur de son geste alors qu’elle regardait les dégâts qu’il s’était lui-même infligés, ses yeux détaillant les traits fins de son visage, cette bouche diablement tentante…non…il n’était pas dans son état normal ce soir, et il était dangereux de s’aventurer sur ce chemin. Quand elle releva ses prunelles dans les siennes il la fixa sans ciller jusqu’au moment où elle rompit le contact, et le silence. Coulant à nouveau son regard sur les deux chaises vides, il acquiesça lentement, perdu un instant dans de sombres pensées.

    « Oui. Il le fallait. »

    Essayait-il de s’en convaincre lui-même? Il n’empêche que ces quelques mots ne l’apaisèrent nullement. Il n’y avait de toute façon rien à apaiser. C’était son erreur, sa culpabilité, qui s’atténuerait avec le temps, seulement le temps. Igor avait toujours rebondi, peu importe les problèmes, était même reparti de zéro dans un pays inconnu quand il avait atteint le point de non retour. Il rebondirait une nouvelle fois et comme toujours, continuerait sa route sans regarder en arrière. Reportant son attention sur Anja quand elle reprit la parole, il tira sur la cigarette avant d’expirer la fumée au dessus de leur tête. Sa présence lui rappelait trop nettement ce qu’il venait de faire, mais son absence probablement aussi. Et il n’avait pas envie d’être seul, pas tout de suite.

    « Je n’ai pas envie d’être seul » répondit ce dernier en tirant une dernière fois sur la cigarette avant de la lui tendre. « Peut-être que tu peux attendre un peu avant de retourner dans cette….fameuse tour d’ivoire… » proposa ce dernier avec un sourire en coin, sans doute la meilleure excuse qu’il pouvait lui faire en orgueilleux qu’il était. « Mais il va me falloir quelque chose de plus drastique qu’une simple clope » prévint ce dernier.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mar 17 Fév - 15:26

    « Peut-être que je peux attendre un peu... »

Un sourire en coin s'étira sur ses lèvres pour faire écho au sien, le regard à la fois complice et railleur. Si c'était sa manière de s'excuser, voilà la sienne de lui pardonner. Elle ne lui en voulait pas de s'être montré un peu sec et désagréable, les circonstances étaient atténuantes. A sa place, elle le savait, elle aurait été bien pire. Loin d'être une enfant de chœur, ni d'être connue pour sa formidable bienveillance, quand quelque chose n'allait pas, il valait mieux la laisser tranquille. Dans ces moments-là, réellement, elle était mieux seule. Car si quelqu'un tentait de s'accrocher, de rester à tout prix alors qu'elle n'avait rien demandé, cela avait le don de l'agacer plus encore. Et elle savait comme elle pouvait se montrer blessante, méchante. Tout pourvu qu'on la laisse tranquille dans sa bulle, même si cela voulait dire faire mal verbalement. Elle n'avait alors aucun scrupule, sachant souvent où appuyer pour enfoncer plus encore le couteau dans la plaie et donner à l'autre l'envie de partir. Alors, même si le ton qu'avait employé Igor quelques secondes plus tôt ne l'enchantait pas, elle s'en remettrait. Mais, puisqu'il avouait lui-même ne pas avoir envie de rester seul, alors très bien. Elle resterait et ne rejoindrait sa "tour d'ivoire" que plus tard. Quand elle sentirait que cela irait un peu mieux, certainement. Restait néanmoins un petit problème : la cigarette n'était pas suffisante. Faisant mine de réfléchir une seconde, elle finit par proposer, le plus sérieusement du monde.

    « Cannabis ? Cocaïne ? Crack ? Héroïne ? Qu'est-ce que tu veux ? »

Et la maquerelle se transformait en dealeuse de drogues. Pas bien longtemps cependant. Après à peine une seconde, elle leva elle-même les yeux au ciel, se rendant compte qu'elle n'était pas vraiment crédible. Bien que, si elle l'avait voulu, elle aurait pu.

    « Je plaisante... »

La drogue ne correspondait pas exactement à l'image qu'elle pouvait dégager, elle en était consciente. Pourtant, Anja avait elle aussi ses démons. Il lui arrivait, de temps à autres, de fumer un joint. Cela ne faisait jamais de mal. La cocaïne, en revanche, était une autre affaire. Surtout à fortes doses. Elle ne se revoyait encore que trop clairement, allongée dans son canapé, une traînée de poudre blanche sur la table, une bouteille de vodka l'accompagnant. C'était juste après la mort, le meurtre plutôt, de Sevastyan. Sombre période durant laquelle elle s'était enlisée, ne sortant même plus de chez elle. Son corps en avait eu quelques séquelles, dramatiquement amaigri. Elle n'arrivait même plus à se regarder dans un miroir... Elle avait heureusement repris du poil de la bête depuis. Une chose était certaine en tout cas, elle n'était pas prête de réessayer la drogue dure. Elle venait de hausser les épaules, s'excusant pour cette blague qui n'était même pas drôle, quand son téléphone sonna. Après un petit geste de la main à Igor pour lui demander d'attendre, elle retourna vers son sac, y trouva l'appareil et décrocha. Ses sourcils se froncèrent aussitôt. Elle resta quelques secondes silencieuse, à écouter, mais finit par trancher, en russe.

    « Je me fous que Krysta n'ait pas voulu subir ses pulsions malsaines. Si ce n'était pas dans le contrat elle a eu raison. Il n'avait qu'à être plus clair dans ses envies durant l'entretien, je ne vais certainement pas revenir maintenant à l'agence alors qu'elle ferme dans... » Elle se détacha une seconde du téléphone pour vérifier l'heure, avant de le ramener à son oreille. « ... un quart d'heure, simplement pour l'écouter se plaindre. »

Quelques secondes s'écoulèrent de nouveau, durant lesquelles elle écouta attentivement. Si elle parlait russe, ce n'était pas pour cacher quoi que ce soit à Igor. C'aurait été idiot, c'était également sa langue maternelle. C'était pour plus de discrétion avec Nina, à l'autre bout du fil, qui avait face à elle un client mécontent. Le client, même s'il parvenait à capter quelques mots à travers le combiné, n'y comprendrait ainsi rien du tout. Silence au bout du fil, la brune jeta un coup d’œil à son partenaire, l'observa quelques secondes, hésitante, après tout sa conscience professionnelle la tiraillait tout de même. Mais elle finit par trancher.

    « Je ne peux pas rentrer. Mets-le dehors, dis-lui de revenir demain et nous verrons ce que nous pourrons faire. Evidemment, Nina, tu y mets les formes. »

Une nouvelle seconde s'écoula avant qu'elle ne raccroche. Contrariée, elle resta muette quelques instants, visage fermé, prit une grande inspiration et soupira silencieusement en rangeant son téléphone. Les sourcils toujours légèrement froncés, elle se tourna vers Igor, le fixa une seconde.

    « Il reste de la vodka. Je crois que j'ai besoin d'un verre aussi. »

Elle détestait ça. Quand ses clients, surtout les nouveaux, se croyaient tout permis sous prétexte qu'ils payaient ses filles pour leurs services. Elle les détestait, tous autant qu'ils étaient, incapables de se satisfaire normalement. Ces clients-là, les "particuliers", avaient toujours des requêtes spéciales qui lui donnaient envie de vomir. Elle protégeait ses filles comme elle pouvait mais tant que cela ne dépassait pas certaines limites - et qu'ils payaient -, elle ne pouvait rien dire. Dans ces moments-là, pour éviter de ruer dans les brancards, réussir à se contenir et ne pas mettre en péril son business, comme elle venait de le dire, il lui fallait un verre... Même si, elle en était consciente, sa petite frustration n'était rien comparée au drame qui venait de se dérouler dans la pièce. Déjà, elle s'avançait dans la cuisine pour aller chercher la bouteille si salvatrice.

    « J'espère que ce sera assez drastique pour toi ? »




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mar 17 Fév - 18:34

    D’un simple hochement de tête il lui signifia sa gratitude sans pourtant se trahir par des mots. Le jeune homme aurait été plus à son aise en compagnie de ses hommes, à boire jusqu’à plus soif en écoutant leurs récits scabreux en se contentant de rire sans y prendre part, mais il n’avait pas envie de ça. Avec eux il aurait été obligé de ne montrer aucune émotions, de rester de marbre voire de se vanter de ce qu’il venait de faire, au moins en ce qui concernait la taupe de flic, de rire de son geste en insistant sur le fait qu’il l’avait bien mérité et qu’il avait bien dégusté avant de rendre son dernier souffle. Certes, Igor n’avait aucun scrupules à lui avoir ôté la vie mais il ne se voyait pas non plus épiloguer sur les détails en se congratulant lui-même d’être un dur à cuire. Ici au moins il n’avait pas besoin de faire semblant. Le russe était bien trop fier et orgueilleux pour se laisser aller sur son vrai ressenti des choses, et c’était tant mieux car quelque chose lui disait que se donner ainsi en spectacle rendrait l’ambiance quelque peu embarrassante, mais il n’avait pas non besoin de prétendre être un autre juste pour sauvegarder son honneur et conserver le respect de ses gars.
    Quoi qu’il en soit, si la surprise de trouver du réconfort en la présence de la brune restait présente, la surprise de sa proposition fut beaucoup plus grande. Écarquillant les yeux et entrouvrant légèrement la bouche dans une interrogation orale qui ne vînt jamais, il la regarda comme si cette dernière venait de lui proposer un plan à trois avec sa propre mère. Quoi que si la mère en question était taillée dans le même moule que la fille….il n’eut pas le temps heureusement de dériver d’avantage sur la question et laissa passer un léger rire nerveux en secouant la tête. Le grand blond avait bien du mal à imaginer Anja fumant de l’herbe ou du crack ou même sniffant de la cocaïne sur un coin de table. Elle était bien trop maîtresse d’elle-même, bien trop sérieuse. Mais après tout, il ne connaissait d’elle seulement ce que cette dernière déniait laisser voir, et il parierait volontiers que c’était bien peu.

    « Bien joué ‘M.C’ Malkovski… » souffla-t-il en bon joueur en la nommant de cette même abréviation qu’aimaient se donner les rappeurs influents dans ce pays. « Mais tu viens de louper un truc, il paraît que je suis vachement plus marrant une fois défoncé » ajouta-ce dernier sur un faux air innocent en haussant les épaules.

    La sonnerie d’un téléphone retentit et Igor n’eut pas le loisir de s’interroger plus longuement sur sa réelle envie d’herbe ou non. Par respect il dévia son regard et tenta de ne pas prêter une oreille trop attentive à ce que la jeune femme disait, bien qu’entendre une personne parler russe restait sacrément rafraîchissant pour lui. Il s’était assez fait taper sur les doigts les premiers mois après son arrivée au club par son refus de parler anglais. Maintes fois Stan l’avait engueulé et il avait fini par perfectionner son anglais et atténuer son accent pour ne pas être trop facilement repérable. Mais sa langue lui manquait, de même que son pays dans lequel il n’était plus le bienvenue au risque de finir ses jours à l’ombre.
    Bien que décidé à accorder une certaine intimité à la maquerelle il ne put s’empêcher de tiquer et de hausser les sourcils à plusieurs reprises. « Pulsions malsaines? » Qu’est-ce que pouvait bien englober ce terme…sado-masochisme? Non il ne voyait rien de malsain là dedans bien qu’il n’en soit pas friand lui-même. Et puis il était certain que certaines filles bossant pour Anja ne refuseraient pas la chose si elle restait soft. Or, la demoiselle semblait avoir refusé. Peut-être quelque chose de plus violent? De plus pervers? Il doutait fort que la patronne autorise que l’on défigure ses filles. Mais il doutait également de cette option, auquel cas sa partenaire n’aurait pas reporté l’affaire à demain. Quand elle raccrocha il conserva néanmoins le silence, se gardant bien de lui dire qu’elle pouvait partir si c’était vraiment urgent. Même s’il la devinait soucieuse après cet appel, elle semblait avoir pris sa décision, et comme elle le dit elle-même, avoir également besoin d’un verre.

    « Il faut bien un début à tout… » répondit-il en haussant une nouvelle fois les épaules et en se dirigeant vers le coin salon pour prendre place sur le canapé. « Tu sais s’il s’est montré violent avec elle je peux aller lui régler son compte, je n’ai jamais aimé qu’on abîme un joli visage » proposa ce dernier sur un ton plus que sérieux. « Je peux te rendre ce service, disons en échange d’une nuit gratuite avec..hum…Krysta? » continua ce dernier, la fixant quelques secondes avant de sourire en coin. « Je plaisante » finit-il par avouer en reprenant les termes de la jeune femme employés plus tôt. Au moins, niveau blagues nulles, ils se trouvaient à égalité.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 18 Fév - 0:15

Une bouteille dans la main, deux verres dans l'autre, Anja rejoignit le russe dans le salon. Même s'il n'avait pu faire autrement que d'entendre sa conversation téléphonique, elle ne pensait pas qu'il serait revenu sur le sujet. Pour la simple et bonne raison que l'agence était son business et que, de ce lieu-là, elle en restait seule maîtresse. Personne n'avait à se mêler de ses affaires lorsqu'elles concernaient son entreprise, et d'ailleurs personne ne l'osait. Bec et ongles surgissaient dès qu'il s'agissait de toucher à ses filles ou à sa manière de les gérer. Igor restant malgré tout un garçon plutôt discret, elle avait songé qu'il n'aurait pas relevé sur ce qu'il avait pu entendre. Néanmoins l'agence restait ce qu'elle était et ce n'était pas la première fois qu'elle éveillait la curiosité... Elle venait de s'installer elle aussi sur le canapé quand Igor lui fit sa proposition. Après avoir déposé tout ce qu'elle tenait sur la table, elle tourna son visage vers lui pour juger de son honnêteté et de ses intentions. L'offre lui semblait étrange. Elle avait beau savoir qu'il était digne de confiance lorsqu'il s'agissait de régler certains problèmes - la preuve avait été faite ce soir -, peut-être l'image d'un membre du Fight Club se rapprochant de trop près de son agence restait dans son esprit encore inconcevable. C'était drôle, ce qu'il disait. Il était prêt à tomber sur un type sans même savoir ce qu'il avait fait alors qu'il n'avait jamais rien tenté contre son ancien boss. Stan n'avait jamais vraiment été quelqu'un de tout à fait respectueux. Il avait abîmé une fois l'une de ses filles en guise d'avertissement. Il avait aussi fait en sorte que la mère biologique de Sevastyan perde le premier enfant qu'elle avait tenté de lui faire. Il avait toujours été fier de sa cruauté et même si les raisons étaient différentes, elle était l'exception qui confirmait la règle. Elle aussi, il l'avait abîmée. Elle en avait encore quelques cicatrices, au poignet. Pourtant, elle doutait qu'Igor se soit jamais opposé. Alors oui, cette proposition lui semblait étrange. Plus encore après ce qu'il venait de faire. Il venait d'ôter deux vies et réclamait déjà pour en prendre une troisième. N'en avait-il pas eu assez ? Elle aurait pu, lui balancer ça à la figure. Elle jugea que ç'aurait été malavisé et préféra se taire.

Encore un peu perturbée par le coup de fil qu'elle venait de recevoir, son visage n'avait eu aucun mal à retrouver son impassibilité et ce fut ainsi qu'elle l'observa quand il transforma sa proposition chevaleresque en marché. Il échangeait un recadrement dans les règles contre une nuit avec Krysta. Lui aussi, il n'y avait que ça qui l'intéressait. Surprenant comme il dégringolait subitement dans son estime... A ce stade, il pouvait aller serrer la main de la Mafia Rouge et s'en faire des amis car il ne valait pas mieux qu'eux. Son regard glacial restait dardé sur lui, jusqu'à ce qu'il n'annonce, sur le même ton qu'elle, qu'il plaisantait... Vraiment ? Plaisantait-il ? Et si elle acceptait, plaisanterait-il toujours ? Tentée de le provoquer, elle se retint néanmoins quand elle comprit qu'il disait vrai. Oui, il plaisantait bel et bien. Elle le voyait dans son sourire. Bien... Il l'avait eue. Elle espérait que sa tête valait au moins autant le coup que celle qu'il avait faite quand elle avait joué la dealeuse, parce que ça avait quand même été quelque chose. Un peu vexée tout de même qu'il se soit joué si facilement d'elle, elle ne parvint cependant pas à retenir un léger rire et un rictus amusé. Elle secoua doucement la tête, trouvant soudainement l'un des verres très intéressant, avant de capituler.


    « Bravo. Et c'était bien tenté. Sans rire, tu as bien fait d'essayer. Ce que tu as fait ce soir mériterait certainement une petite récompense... mais pas celle-là. »

Les filles restaient en dehors du club. C'était sa nouvelle règle. Certes, il arrivait qu'elle "offre" leurs services en échange de bons procédés. C'était toutefois extrêmement rare et il fallait que le service en vaille la peine car alors, elle faisait travailler ses employées à perte. Oh il y avait toujours des petits pourboires, mais rien qui ne rentrait directement dans les caisses de l'agence. Aussi, non, ce qu'il avait fait ce soir pour le club n'était malheureusement pas suffisant pour lui permettre de gagner gratuitement une nuit de plaisir. Sans se départir de son sourire, elle déboucha la bouteille et servit les verres, en poussant délicatement un vers le jeune homme. Elle sortit également son paquet de cigarette de son sac, qu'elle laissa s'échouer sur la table en signe qu'il pouvait se servir s'il le souhaitait. De son côté, elle but une gorgée de sa vodka avant de clarifier.

    « Je ne pense pas que tu proposais vraiment mais, rassure-toi, les jolis visages de mes filles sont en sécurité. Le partenariat avec les russes sert aussi à ça... »

Elle n'entrerait pas dans les détails. N'avait de toute façon pas à le faire. Elle préférait tout de même l'évoquer, histoire qu'il sache sur quelles plates bandes elle évoluait. Une nouvelle salve d'alcool traversa sa gorge et elle sentit qu'elle commençait déjà à se détendre un peu.

    « En revanche je crois que tu te trompes. Je pense que tu n'as pas besoin d'être défoncé pour être "marrant". »

La brune se remit à fouiller dans son sac à main et en sortit un petit miroir qui s'ouvrait. D'un petit mouvement de l'ongle, l'un des miroirs sauta et elle en sortit un petit sachet contenant de l'herbe.

    « Mais puisque tu dis que tu l'es plus, on peut toujours vérifier. »

La mine nonchalante, sourire à la commissure des lèvres, sa main tendait à présent le petit sac de drogue vers son partenaire. C'était lui qui roulait, bien sûr...




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Dernière édition par Anja Malkovski le Mer 18 Fév - 9:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 18 Fév - 1:32

    Un partout, balle au centre. Le jeune homme porta la main à son cœur afin de paraître faussement déçu. C’est qu’elle était dure en affaires…il ne méritait même pas une nuit avec l’une de ses filles après ce qu’il venait de faire? Cet échange avait au moins le mérite de le détendre et de lui faire oublier ce qui s’était déroulé plus tôt en ces lieux, et rien que pour ça il lui en était grandement reconnaissant. Et puis Igor n’était pas du genre à payer pour du sexe de toute façon, peu importe la qualité du service. Partant du principe qu’il était idiot de payer pour une chose que l’on pouvait obtenir gratuitement, il ne se tournait jamais vers les professionnelles. Il comprenait que l’on choisisse cette facilité, mais ce n’était pas pour lui et de toute façon, les filles d’Anja restaient bien au dessus de ses moyens. Ö joie du capitalisme, il existait même une échelle sociale au sein de la prostitution. Cette pensée lui arracha un sourire discret et il n’alla pas plus loin dans la conversation. Le jeune homme ne connaissait que les grandes lignes de l’agence, face visible et immergée de l’iceberg, mais rien de la profondeur de ses eaux. Son fonctionnement, ses règles, où s’arrêtait le nez crochu de la mafia dans les affaires de la maquerelle, de tout ça il était étranger et comptait bien le rester.

    « Recalé avant même d’avoir obtenu un rendez-vous avec la grande patronne, c’est moche » répondit-il sans rebondir d’avantage.

    Il s’imaginait difficilement dans le bureau de sa partenaire, à développer son profil et ses envies et besoins sexuels. Il lui faudrait dire qu’il les aimait grandes, fines, brunes de préférence au regard clair…non il se ferait griller en moins de deux secondes et se verrait gentiment escorter vers la sortie c’était certain. Il n’empêche, le grand blond resta bloqué sur quelques mots de la businesswoman : « pas celle-là »
    Que méritait-il alors? Cette bouteille de vodka, il n’allait pas dire non, plus qu’une envie c’était un besoin vital ce soir et il suivit le moindre geste de la jeune femme quand elle le servit et poussa un verre dans sa direction. La remerciant d’un signe de tête il porta le verre jusqu’à ses lèvres, stoppé néanmoins dans son élan par l’évocation des Russes. Durant quelques secondes il se rembrumit mais ne fit aucun commentaire et avala une longue gorgée de vodka.

    « Je suis sûr que tu gères tout d’une main de maître » affirma doucement ce dernier en tournant son visage vers elle.

    Mais il n’y pouvait rien, à chaque fois qu’il associait le terme Mafia à la jeune femme, le résultat le replongeait dans le passé, le fameux jour où Stan avait franchi la ligne et l’avait rouée de coups. Il ne put empêcher son regard de dévier sur ses bras, sur son corps, de remonter détailler les traits de son visage. Mais elle n’était plus cette poupée de porcelaine brisée qu’il avait eu peur de casser quand il s’était occupé d’elle. Cette Anja là, il ne l’avait vu qu’une fois et ça lui avait suffit. Il préférait nettement la compagnie de la femme assise à ses côtés.
    Arquant d’ailleurs un sourcil face à sa remarque, il attendit la suite. On l’avait souvent qualifié de taciturne, d’impulsif, de râleur, mais « marrant » n’était probablement pas ce que l’on retenait en premier de lui. La regardant fouiller dans son sac il fronça les sourcils et ne put retenir un rire franc de passer la barrière de ses lèvres quand il découvrit un petit sachet d’herbe planqué sous le miroir de poche.

    « Regardez-moi ça! » lança-t-il, surpris, mais d’une façon plutôt positive. Jamais il n’aurait imaginé qu’Anja Malkovski se trimballait avec de la drogue sur elle. « Je savais que le sac à main des femmes était un océan de mystères » railla ce dernier, un instant interdit, avant de saisir le présent qu’elle lui tendait. « Voyons si je n’ai pas perdu la main » déclara le russe en s’affairant, préférant prendre son temps et faire les choses bien. Il avait toujours été méticuleux, même quand il s’agissait de rouler un joint.

    Quelques minutes lui furent tout de même nécessaires pour former leur petit trésor et ma foi, il ne fut pas mécontent du résultat. Attrapant le briquet qui trônait sur la table, il alluma et tira une première bouffée, fermant les yeux pour en apprécier le goût avant de la recracher dans une fumée épaisse.

    « Putain elle est bonne! Ça fait des années que j’ai pas fumé. » Il tira une nouvelle fois, avec plus d’insistance, et tendit le joint à la jolie brune qui avait fourni le matériel. « Maquerelle de luxe et dealer de drogues, y’a pas de doutes, faut que je te présente à ma mère. Tu es riche et incroyablement séduisante, je suis sûr qu’elle oubliera vite tes deux premières qualités et que je ne suis jamais devenu toubib » blagua Igor en buvant une autre gorgée de vodka, gardant son verre en main tandis qu’il s’adossait plus confortablement au canapé, tournant son visage vers Anja. « C’est pas juste je fume jamais je vais forcément planer avant toi et ça rend bavard cette merde, si j’en avais pas tant besoin je me rendrais compte que c’est un plan carrément merdique pour moi » souffla le jeune homme dans un nouveau sourire. À vrai dire il s’en foutait. Il commençait à se sentir bien et c’était tout ce qui lui importait présentement.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 18 Fév - 12:35

Sa surprise l'amusait. Il était vrai qu'elle n'avait pas vraiment l'allure d'une femme à garder de la drogue dans son sac. Assurément, elle ne serait pas la première que les policiers arrêteraient s'ils espéraient chopper quelques consommateurs et/ou dealers. Ça ne collait tout simplement pas avec son image. Les femmes dans son genre ne s'abaissaient pas à fumer de la drogue, cela risquerait de ternir leur réputation. Du moins c'était certainement l'un des clichés qu'elle devait véhiculer. Tant mieux quelque part, cela la mettait hors de tout soupçon. Néanmoins, il ne fallait pas toujours se fier aux apparences... Il y avait son visage public, officiel. Celui qu'elle montrait à ses clients, aux mafieux, en société. Et il y avait l'autre Anja, qui ne se montrait que dans le cadre du privé... Celle-là, elle l'admettait, elle ne la laissait pas sortir devant n'importe qui. Mais ce soir, après ce qui venait de se passer, avec le ton sur lequel ils discutaient, elle considérait plutôt cela de l'ordre du privé que des affaires. Il fallait savoir faire la part des choses. Aussi, se sentant plutôt en confiance, ne cherchait-elle pas particulièrement à garder un masque. Il ne l'avait certainement jamais vue comme ça. Il ne la reverrait certainement pas comme ça de sitôt non plus. Mais cette drogue, dans son sac, n'était là qu'en cas d'urgence. Il était très rare qu'elle consomme mais, en cas de situation exceptionnelle, au moins avait-elle ce qu'il fallait. Prévoyante en toute circonstances, même lorsqu'il s'agissait de s'évader... Lorsqu'elle ne déraillait pas, évidemment. Il y avait eu cette fois, il y a quelques années, une soirée faite de cocaïne. Elle ne se souvenait plus de grand chose mais, puisque accompagnée par un célèbre acteur, les paparazzis les avaient suivi dans leurs péripéties et elle avait pu voir les dégâts le lendemain dans les tabloïds... Il y avait tout de même peu de chance que cela arrive avec un joint. Heureusement. Igor venait d'ailleurs de finir de le préparer. Il en prit une bouffée et son enthousiasme la fit sourire tandis qu'il en inspirait une seconde.

    « Bien sûr qu'elle est bonne... L'avantage d'avoir un bon réseau. »

Ce n'était pas peu dire. Le panel de ses contacts et leur diversité la surprenait parfois elle-même. Des dealers, des mafieux, des tueurs à gages, des terroristes, des maquereaux, des juges, des magistrats, des commissaires, des politiciens, des avocats, des chirurgiens, des hommes d'affaires, des banquiers, des traders et même des archevêques... C'était ce qui la confortait aussi dans son assurance. Même si elle avait toujours été fière, savoir l'influence et le pouvoir qu'elle détenait accentuait grandement la chose. Elle savait bien que l'on n'était jamais réellement intouchable, ç'aurait été dangereux de l'envisager, mais en tout cas s'en approchait-elle fortement. Que lui n'ait pas touché à un joint depuis des années la surprit certainement autant qu'il ne l'avait été en découvrant qu'elle en cachait dans un miroir. Loin de l'imaginer comme un consommateur fréquent et assidu, elle n'aurait pas été choquée s'il avait avoué en prendre de temps en temps. A nouveau, les apparences étaient malicieuses... Pinçant entre ses doigts le tube qu'il lui donnait, elle prit une bouffée qu'elle recracha en toussant, riant tout en même temps.

    « Excuse-moi... J'ai juste un peu de mal à t'imaginer en médecin. »

Elle lui offrit un sourire pour se faire pardonner, espérant qu'il ne le prendrait pas mal mais c'était bel et bien vrai. Igor était trop... russe pour être docteur. Trop bourru, trop franc, trop impulsif. Ce n'était pas exactement les qualités requises pour le métier. Elle en savait quelque chose, elle était sortie avec un médecin. Étrange comme tous les hommes de sa vie avaient décidé de faire un petit détour par cette pièce, ce soir. Stan, qui planait malgré tout quelque part puisqu'ils se trouvaient dans son ancien salon. Et maintenant Erwan. Elle se demandait ce qu'il était devenu. S'il allait bien. Avait-il ouvert un autre cabinet ailleurs ? Il s'était fait passer pour mort auprès de la mafia, pour leur échapper. Elle savait qu'il était toujours vivant, quelque part. Leur histoire avait été compliquée, pas dans le même sens qu'avec Stan évidemment. En dents de scie. La fin l'avait particulièrement déçue et lui laissait un goût amer qu'elle chassa par une nouvelle inspiration. La mélancolie, qui ne la traversa que durant un quart de seconde, fut rapidement remplacée par un sourire comme elle imaginait Igor lui présenter sa mère. L'idée était tellement incongrue ! Ou alors, elle préférait se concentrer sur la bizarrerie de la chose pour ne pas relever le compliment qu'il venait de lui faire. C'était toujours là quand même, en arrière-plan, cette sensation qu'elle ne parvenait pas à identifier. Sentant qu'il tournait son visage vers elle elle l'imita, pas plus gênée que cela par la proximité, qui restait pourtant tout à fait raisonnable. Un petit rictus étira le coin de sa lèvre alors qu'elle l'observait en biais, sourcil arqué. Elle le détailla quelques secondes, avant de prendre un air confidentiel.

    « Ne t'inquiète pas. Garder les secrets, c'est mon métier. »

Le clin d’œil complice suivit avant qu'elle ne tire une dernière fois sur la cigarette rieuse, qu'elle rendit au jeune homme. Croisant l'une de ses jambes sur l'autre, elle se pencha légèrement en avant pour saisir son verre et resta dans cette position, appuyée sur son genou. Et voilà qu'elle se retrouvait d'humeur taquine. Le visage tourné aux trois-quarts vers Igor, elle continua.

    « Même si j'avoue que maintenant, je serai curieuse de savoir ce que tu peux bien avoir à cacher. »

La brune but une gorgée de son verre, sourire aux lèvres.

    « Peut-être que j'arriverai à te soutirer une ou deux informations avant la fin de la soirée, qui sait. Et, non, je n'ai absolument pas honte de profiter de ton état de faiblesse. »

Elle ne l'inventait pas, il venait de dire lui-même qu'il décrocherait avant elle. En tout cas, cela l'amusait de le faire marcher un peu, même si elle n'avait pas encore décidé si elle avait vraiment envie de dénicher ses petits mystères. Pour l'instant elle se distrayait. Chassait les images des coups, de l'étranglement, des corps. Balayait les inquiétudes liées à l'appel de Nina. Elle verrait tout ça le lendemain. Ce soir, elle voulait simplement se détendre. Après tout, ils venaient de sauver le club, ils pouvaient bien fêter ça.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 18 Fév - 18:31

    Lui aussi avait toujours eu du mal à s’imaginer en médecin, c’était d’ailleurs ce qui l’avait poussé il y a longtemps - dans ce qui lui semblait être une autre vie - à ne pas respecter le vœu de ses parents. Ce n’était pas faute de l’avoir poussé depuis son plus jeune à donner le meilleur de lui-même dans les études dans l’optique de lui offrir la vie qu’ils n’avaient jamais eu. Devenir une personne importante et respectée, gagner sa vie confortablement et évoluer dans les grandes sphères moscovites, voilà les discours qui avaient bercé son enfance. Ses géniteurs avaient vécu dans l’ombre de la capitale et avaient subi son attraction durant presque toute leur vie sans avoir l’opportunité d’y tenter leur chance, et dans une certaine mesure, maintenant qu’il était adulte, Igor comprenait le message qu’ils avaient tenté de lui inculquer. Mais plus jeune il était resté sourd à tous leurs conseils soit disant bienveillants. L’école, ça n’avait jamais été son truc. Loin d’être idiot et même plutôt curieux de tout, le jeune garçon qu’il était n’avait pas accepté l’autorité de ses professeurs et avait sabordé ainsi sans l’aide de quiconque ses chances de poursuivre de grandes études. Ses parents n’avaient pourtant pas abandonné l’idée d’en faire un homme honnête et peu à peu leur relation s’était dégradée. L’adolescence avait été le point de non retour, celui qui l’avait fait quitter le foyer familial pour la grande ville. Le russe avait bel et bien fini par atterrir à Moscou, mais certainement pas pour y entrer en faculté et encore moins pour y entreprendre une grande carrière. À la place, il y avait eu la succession de petits boulots, et les bandes de malfrats. La suite n’avait pas été plus glorieuse, et puis il avait dû tout quitter, et c’était finalement ici qu’il s’était construit, dans un pays qui avait toujours exercé à la fois une fascination certaine sur sa personne et une répulsion de par tout ce qu’on lui en avait dit. Ses parents, il ne les avaient revus, et ça n’avait pas crée de grand vide dans sa vie pour autant. Après tout, bien que malhonnête et gérant d’un fight club, il restait gérant, c’était déjà un accomplissement en soi non?

    « Moi aussi j’ai du mal. Tout comme avocat ou PDG d’une grande firme. Je suis très bien là où je suis, tant pis pour les billets verts et les putes de luxe » répondit ce dernier, se rendant compte qu’il avait visé sans le vouloir le business de la jeune femme. « Sans vouloir t’offenser ».

    Mener la grande vie n’avait jamais été pour lui, et aujourd’hui encore moins. Il n’avait ni les manières ni la diplomatie pour évoluer dans un monde basé sur l’apparence, la réputation et un porte monnaie boursier bien garni. Les stock options ne lui parlaient aucunement et il n’auraient su dire avec précision en quoi consistait la chose. Les politesses et les sourires de façade lui donnaient envie de vomir, quant à la réputation, c’était sur le ring qu’on la façonnait et non sur le nombre de toiles de grands maîtres que l’on possédait dans son salon. Le respect, Igor ne l’avait peut-être pas de la société et des grands de ce monde, mais ici, personne ne lui faisait front ou ne discutait ses décisions, et au fond, ça lui importait plus que tout le reste. Reprenant le joint qu’elle lui tendait, il tira généreusement dessus, souriant à sa réplique.

    « Ouais je suppose qu’il serait fâcheux d’apprendre que le Juge Sanders aime qu’on lui donne la fessée vêtu d’une couche culotte ou que le Pasteur McFadden aime les très jeunes filles tout juste sorties de l’adolescence… » chuchota ce dernier sur le ton de la confidence.

    Bien sûr il venait d’inventer les noms et les situations mais le jeune homme était certain qu’Anja avait dû voir passer bon nombre de pervers depuis le temps qu’elle exerçait sa profession, et certainement des plus tordus que les deux exemples qu’il venait de citer. Louchant un instant sur ses jambes qu’elle croisait, il remonta son regard dans le sien, un sourire « nostalgique » au coin des lèvres.

    « Nous possédons tous nos squelettes au fond du placard je suppose » répondit-il avant de prendre une nouvelle dose d’herbe. Lui soutirer des informations? Il n’était pas certain que ce soit une bonne chose, surtout si elles la concernait. Sourire aux lèvres il frappa doucement son genou du sien, ça lui apprendrait à vouloir profiter de son état de faiblesse. « Sadique jusqu’au bout… » souffla-t-il sans méchanceté. « Mais tu connais la règle, tout ce qui se passe au club, reste au club. Dans le cas contraire, je me verrai dans l’obligation de te défier sur le ring et je ne voudrais pas me faire mettre une raclée par une ‘gonzesse’ devant tous mes hommes » blagua le jeune homme en insistant sur le terme qui la désignait et en buvant cette fois-ci une gorgée de vodka.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Ven 20 Fév - 21:43

Elle avait secoué doucement la tête, pour lui signifier qu'elle ne se sentait pas offensée. Elle comprenait, qu'il n'aime pas ce monde-là. Son monde. Celui où évoluaient des avocats, des PDG de grandes firmes qui profitaient des billets verts et des putes de luxe. Cela ne lui correspondait pas. Elle irait même jusqu'à dire que dans un sens, c'était difficilement compatible avec son caractère. Certains étaient faits pour ça, d'autres non. Elle y avait grandi, y avait toujours vécu. Elle aimait l'argent, et de pouvoir évoluer dans ces sphères, l'un des requins les plus dangereux de l'aquarium, certainement. Elle aimait son confort, et ses œuvres d'art dans son salon. Elle aimait le pouvoir que cela lui conférait, y compris celui de jouer les hypocrites lors des soirées caritatives avant de tout envoyer balader, se riant bien du politiquement correct. C'était ça qu'elle aimait avec l'argent, il lui donnait la possibilité de faire tout ce qu'elle voulait. C'était, à la base, une composante de son caractère, indéniablement. Mais la richesse rendait cela plus facile. Pourtant, elle avait beau être infiniment fière d'appartenir, presque de régner dans ce monde-là, cela ne l'empêchait pas de mépriser une bonne majorité des gens qui en faisaient partie. Plus encore les clients de son agence. C'était son gagne-pain alors elle ne cracherait pas dessus mais au fond d'elle, quelque part, cela la répugnait. C'était d'ailleurs étrange, ce contraste. Elle n'avait aucun scrupule à vendre le corps de ces filles qu'elle embauchait. Cela ne lui posait pas le moindre soucis éthique de les envoyer assouvir les désirs les plus tordus contre de généreux billets. Tout simplement parce qu'elle voyait cela tel que c'était : un business dans lequel il y avait de l'argent à se faire. Et tout en même temps, bien qu'elle soit toujours très souriante et avenante avec eux, elle détestait ces hommes qui venaient la voir parce qu'ils n'étaient pas capables de trouver une fille qui voulait bien d'eux et de leur perversité. Alors non, elle ne les respectait pas. Pas vraiment. Elle estimait par exemple beaucoup plus ses gardes du corps, qui faisaient ce boulot parce que cela leur plaisait, et par loyauté. Elle estimait par exemple beaucoup plus Igor, qui venait de commettre deux meurtres pour préserver un endroit auquel il tenait. Des putes de luxe, il n'en avait pas besoin. Parce que mentalement, il n'y avait rien de malsain chez lui. Du moins, pas de ce côté-là. Elle avait beau ne jamais l'avoir vu avec une fille malgré le temps depuis lequel ils se côtoyaient, elle ne doutait pas que tout se passait très bien pour lui. Alors, définitivement, elle n'était pas offensée.

Sa remarque suivante avait beau l'avoir faite sourire, elle avait préféré ne pas relever. Il n'avait pas tout à fait tord. C'était même exactement ça. Le fait de savoir les penchants sexuels de ces hommes pourtant bien sous tous rapports aux yeux de la société lui donnait un avantage certain, un moyen de pression. Mais cela allait plus loin encore. Leurs perversions n'étaient pas forcément le plus intéressant dans l'histoire, c'était plutôt ce qu'ils révélaient aux filles sur l'oreiller, après avoir été satisfaits. C'était pour ça que les russes l'avaient approchée et l'avaient aidée à développer mondialement son réseau. Ils savaient la valeur inestimable qu'avaient ces petits secrets récoltés et qu'elle était la seule à posséder et à bien vouloir divulguer, ou non. Les hommes ne voyaient que le côté sexy de la chose, mais il y avait tellement plus... Elle ne savait pas si en prenant ces exemples, Igor espérait qu'elle confirmerait ou donnerait d'autres histoires plus croustillantes mais, si c'était le cas, il ne serait pas le premier dont la curiosité serait piquée. C'était toujours pareil avec ses amants, chaque fois qu'ils en arrivaient au moment où elle annonçait son métier, ils la regardaient d'abord avec stupéfaction puis avec une lueur lubrique dans le regard. De son côté elle ne s'en cachait pas, n'ayant absolument pas honte de ce qu'elle faisait - tout à fait légalement bien sûr. Arrivaient fatalement les questions coquines, qu'elle esquivait subtilement ou qu'elle recalait sèchement selon son humeur. Elle savait que cela éveillait la curiosité des hommes, et cela l'amusait quelque part. Elle ne pouvait que sourire quand on lui disait l'imaginer donner des cours de plaisirs à ses filles. Ce n'était pas exactement comme cela que ça se passait... Incroyable comme l'imagination des hommes s'emballait dès qu'il était question de sexe. Malgré tout, il était extrêmement rare qu'elle raconte ce qu'elle pouvait avoir vu dans le cadre de son travail. Encore une fois, pour elle, ce n'était rien d'autre qu'un business.

Lorsqu'il poussa son genou du sien, vu l'équilibre dans lequel elle se trouvait, ce ne fut pas que sa jambe qui vacilla mais tout son corps. Elle râla pour la forme d'un gémissement qui démontrait bien qu'elle était moins incommodée qu'elle ne le montrait, gardant le sourire. Son geste, et l'accusation qu'elle prenait personnellement pour un compliment avaient au moins le mérite de l'empêcher de s'attarder trop longtemps sur les cadavres du placard. Surtout les siens, qui gazouillaient morbidement d'un rire enfantin. Elle ne s'était en revanche pas attendue à ce qu'il invoque la règle du club pour la dissuader de creuser un peu trop. Elle ne savait pas ce qui l'amusait le plus. La façon dont il s'y prenait pour essayer de la décourager, le mot qu'il employait pour parler d'elle ou le simple fait qu'il suggère qu'elle pourrait le mettre ko, même pour rire. Anja n'avait même jamais demandé à Stan de l'entraîner. Elle aurait pu, pour avoir au moins les bases pour se défendre. Elle ne l'avait pas fait. Parce qu'elle n'imaginait pas devoir un jour se servir de ses poings. Elle n'en avait pas besoin, elle avait à disposition des dizaines de paires de poings pour ça, et bien plus forts que les siens. Et puis, depuis qu'elle s'était faite taper dessus, elle avait comme un léger blocage avec la violence. En tout cas quand cela venait d'elle ou était dirigé vers elle. Même si elle avait en permanence un pistolet dans son sac, elle ne s'en était jamais servi. N'en était pas capable. La logique aurait voulu qu'elle lui envoie une petite pique pour détourner l'attention ailleurs que sur elle. Mais la drogue commençait à faire doucement effet et son sang-froid laissait un peu à désirer...


    « Gonzesse ? C'est le premier mot qui te vient à l'esprit pour me qualifier, vraiment ? Gonzesse ?! »

Son sourire montrait bien qu'elle n'était que faussement vexée.

    « Igor, tu devrais pourtant savoir que Madame la Gonzesse ne se bat pas, sinon j'aurai moi-même tranché la gorge des deux hommes tout à l'heure. Et tu sais comme moi que si on allait sur votre ring, je ne tiendrais pas deux secondes. Il me semblait pourtant que tu m'avais dit ne pas être de ces cogneurs-là... »

S'il voulait jouer à la taquiner, elle jouait. Elle n'était cependant pas certaine de qui serait le vainqueur, surtout avec leurs esprits qui s'embrouillaient peu à peu.

    « Et maintenant, j'ai envie d'être encore plus sadique et de te tirer les vers du nez. Tu as tout gagné. Mais, rassure-toi, je te l'ai dit je suis une tombe alors, ça restera forcément au club. »

A son tour, elle le bouscula gentiment d'un coup de coude en haussant les sourcils, avant de finir son verre cul-sec, de le reposer sur la table et de pivoter un peu sur le canapé pour se trouver plus en face de lui.

    « Je t'écoute, présente-moi l'un de tes squelettes... »

Et même si elle était très sérieuse, son port de tête ne pouvait s'empêcher d'être arrogant et son sourire, provocateur.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Sam 21 Fév - 23:07

    Oh non, de tous les qualificatifs qui existaient sur cette foutue planète, gonzesse était loin derrière une longue liste pour la désigner. Igor se souvenait très bien de la première fois où il avait aperçu la jeune femme. C’était ici même, au club, et son attention avait été accaparée par cette femme qu’il n’avait encore jamais vu, qui détonait avec l’ambiance générale des lieux mais foulait son sol comme si elle en avait été la reine. C’était du moins l’impression qu’il avait eu et la seule pensée cohérente qui avait alors réussi à traverser sa matière grise avait été un « wow ». Du moins jusqu’à ce qu’il comprenne qu’elle était en réalité la femme de Stan et qu’il se sente horriblement honteux de la façon dont il l’avait regardé et de toutes les pensées peu catholiques qui lui étaient venues en tête.
    Après ça, malgré tout ce qu’il avait pu entendre à son sujet de la part de son ancien patron ou des membres plus vieux que lui, il avait essayé de se faire sa propre opinion, jamais réellement fixé sur ce que Anja lui inspirait. De la méfiance, de la sympathie, du mépris, de l’attirance, de la colère, de la compassion…il l’avait trouvé à la fois garce, intelligente, douée mais sadique, accomplie mais suffisante, supérieure et manipulatrice. Et puis une fois, une seule fois, fragile. Après autant d’années à la côtoyer sans parvenir à la cerner, mystérieuse était finalement le premier mot qui lui venait à l’esprit quand on la nommait en sa présence. Un mystère dont il n’était d’ailleurs pas certain de souhaiter percer les secrets. Après tout, il suffisait de retirer tout mystère à une personne pour voir son intérêt décroître de jour en jour.

    « Non, ce n’est certainement pas le premier qui me vient à l’esprit » répondit-il de façon énigmatique après un coup d’œil en coin.

    Malgré le sourire de la jeune femme les mots qui suivirent le mirent mal à l’aise. Moins qu d’habitude, car déjà l’herbe commençait à faire son effet. Il la sentait s’insinuer insidieusement dans son organisme et venir troubler son esprit agréablement, le faisant se sentir à la fois lourd et léger. Mais la sensation de malaise restait présente. Igor avait la désagréable sensation que ces derniers temps, chaque fois qu’il se trouvait en présence de la maquerelle, quelque chose le ramenait invariablement à cette fameuse nuit. Et puis il la côtoyait régulièrement plus il avait envie de lui avouer que c’était lui. C’était lui qu’on avait appelé, lui qui l’avait découverte, avait paniqué, s’était inquiété pour elle, l’avait porté aussi prudemment que possible jusqu’à sa voiture pour la conduire à l’hôpital, veillé sur elle pendant plusieurs heures dans sa chambre pour être certain qu’on s’occupait bien d’elle. Lui qui était désolé pour ce que Stan lui avait fait. Lui qui ne lèverait, en conséquences, jamais la main sur elle. Mais comme toujours, par lâcheté, par pudeur, par respect pour l’image si forte qu’elle renvoyait, le gérant garda le silence, se contentant de la fixer de longues secondes sans ciller, le regard sans doute un peu vitreux à cause de la drogue.

    « C’est justement parce que je ne pourrais jamais te cogner que tu me mettrais une trempe… » affirma le grand blond dans un sourire forcé qui ne pouvait tromper personne.

    Et pour s’embrumer un peu plus l’esprit et surtout ne pas s’enterrer avec ce genre de pensées, il tira généreusement sur le joint avant de le poser sur le bord du cendrier. Pour le moment, il avait sa dose, et il préféra terminer son verre de vodka histoire de continuer sur la lancée de ce cocktail détonant. Son commentaire lui rendit finalement le sourire et il accepta son coup de coude en bon joueur, son attention toute reportée sur elle. Il arqua un sourcil, suspicieux.

    « Oh alors c’est comme ça que ça fonctionne, t’es sympa avec moi cinq minutes et tu crois que je vais te dévoiler mes secrets? On peut même pas appeler ça confidences sur l’oreiller, je n’ai pas eu la partie oreiller » se plaignit sans vraiment se plaindre le jeune homme. « Il me faudrait plus qu’un peu d’herbe pour te dire que j’ai aimé une femme comme un dingue quand j’étais plus jeune, le genre d’amour qui aurait pu me pousser à arrêter toutes mes conneries. Je te dirais jamais qu’elle m’a trahi pour un petit friqué de la capitale. Ni ce qu‘ils sont devenus…non je dirais jamais tout ça » débita-t-il sans vraiment savoir pourquoi il avait avoué tout ça. Perché? Sans doute un peu mais pas au point de ne plus savoir ce qu’il disait. Peut-être parce que c’était il y a bien des années maintenant et qu’il ne ressentait aucune honte pour ce geste. Peut-être parce que c’était plus facile de se lancer sur ce terrain que sur d’autres, plus minés. « T’as de la veine, je ne suis pas un garçon curieux, je laisserai donc tes squelettes là où ils sont. » susurra ce dernier dans un sourire. « Il n’empêche, je comprends pourquoi c’est toi la maquerelle et pas une autre. Tu me fais avouer des choses personnelle, aidée de la drogue, et t’as même pas eu besoin de retirer ta petite culotte »

    Un clin d’œil complice et il les resservit tous les deux en vodka. Si la drogue le rendait plus bavard, elle le rendait aussi plus téméraire, car d’ordinaire, jamais il ne se serait permis ce genre de remarques à Anja.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Lun 23 Fév - 2:23

Ca planait, juste là. Quelque part, entre eux deux. Il aurait suffit qu'elle tende la main, elle en était certaine, pour le saisir. Il aurait suffit qu'elle le veuille pour mettre, enfin, le doigt dessus. Parce que c'était le même, immanquablement, cet étrange sentiment qui la traversait toujours de manière trop fugace pour qu'elle parvienne à le reconnaître. A nouveau il se présentait alors qu'elle ne faisait que plaisanter. Mais la réponse d'Igor, elle, était trop sérieuse et ce fut ce moment précis que choisit la sensation pour poindre, avant de s'échapper tout aussi vite. Si ce n'était pas au mot "gonzesse" qu'il pensait en premier pour la qualifier, alors quel était-il ? La question lui brûlait les lèvres, était sur le point de sortir mais elle la retint. Quelque chose lui disait que la réponse serait trop compliquée, à envisager, à analyser, à assimiler. Et elle n'était pas encore assez atteinte par la drogue pour se permettre de glisser sur ce terrain sans prêter attention aux dangers que cela impliquait. Elle n'était pas encore assez défoncée pour lui poser une question en se moquant de savoir si la réponse pourrait la mettre mal à l'aise ou non. Alors, plutôt que de le saisir, du bout des doigts, elle préféra le laisser filer de nouveau. Elle ne saurait pas, pas encore, ce que c'était. Ce qui planait, juste là. Quelque part, entre eux deux. Pourtant, elle avait beau garder sa bonne humeur et son ton blagueur, taquin, ça revenait. Un peu trop vite à son goût même. Cette fois ce n'était pas dans ce qu'il disait, mais la manière dont il avait de la regarder. Elle reconnaissait le léger voile dû à la drogue qui faisait peu à peu effet, mais elle savait aussi qu'il n'y avait pas que cela et que quelque chose était caché, juste derrière. Il affirmait, à nouveau, que sur un ring face à lui elle gagnerait parce qu'il ne lèverait pas la main sur elle. C'était tout à son honneur mais, une fois de plus, elle avait du mal à y croire, aussi sincère qu'il puisse paraître.

S'il savait, impulsif comme il était, elle devinait qu'il ne parviendrait pas à retenir son poing. Pas plus que ne l'avait fait Stan quand il avait appris qu'elle s'était alliée aux russes. Ca avait été brutal. Incontrôlable. Une rage folle qui l'avait poussée à abattre ses poings sur elle de manière répétée et toujours plus douloureuse. Jusqu'à ce que la colère ne s'apaise, et qu'il ne pense l'avoir tuée. Non, elle était encore vivante. Était-ce simplement parce qu'il l'aimait, qu'elle devait aujourd'hui remercier d'avoir eu la vie sauve ? Elle n'en savait rien. Une chose était sûre, aucune affection ne retiendrait la main d'Igor, ne l'empêcherait d'aller jusqu'au bout si jamais il venait à savoir. S'il venait à apprendre que c'était elle, la coupable. Elle l'avait vu aujourd'hui, il était capable d'aller très loin pour le club. Elle n'en avait d'ailleurs jamais douté puisqu'elle l'avait mis où il se trouvait aujourd'hui, à la tête de ce lieu. Elle ne doutait pas non plus des conséquences s'il venait à apprendre, à comprendre, que c'était uniquement de sa faute à elle si son patron avait été arrêté. Ce meurtre grâce auquel ils étaient parvenus à avoir un échantillon de son ADN, une preuve pour l'inculper, enfin, après tous les crimes qu'il avait commis mais qu'ils n'avaient jamais pu démontrer. Le fils biologique de Stan, qu'elle avait tué de ses propres mains. Sa seule négligence avait été de ne pas s'assurer de ce que ses gardes avaient pu faire du corps. Trop difficile, elle avait préféré les laisser gérer ça. L'après. Rien ne permettait de remonter jusqu'à elle mais elle n'avait pas prévu que le cadavre soit un jour retrouvé, déterré. Le plus ironique dans tout cela était que des centaines, des milliers de fois durant toutes ces années de haine, elle avait cherché le plan parfait pour faire couler son ex-mari. Elle l'avait trouvé sans faire exprès, sans avoir même cherché. Elle aurait préféré qu'il ne fonctionne pas, pouvoir faire machine arrière. Impossible, il était trop tard. Et Stan avait payé à sa place pour un crime qu'il n'avait pas commis. Il était mort par sa faute. Elle avait obtenu ce qu'elle avait voulu depuis leur divorce, au moment où elle ne le souhaitait plus... S'il l'apprenait, Igor serait-il toujours incapable de la cogner ? Elle ne pensait pas. Alors, vite, détourner l'attention pour ne pas laisser paraître son trouble, ne pas lui laisser envisager qu'elle pourrait un jour lui donner une raison de revenir sur ce qu'il certifiait.

Elle retrouva vite son humeur badine, aidée par la surprise apparente d'Igor. Oui, c'était comme ça que ça fonctionnait. Cinq minutes, cela lui suffisait pour arracher les premiers secrets. Les moins graves, les moins enfouis tout au moins. Pour les autres, il ne fallait évidemment qu'un peu plus de temps... Elle aurait dû être suspicieuse en l'entendant parler de confidences sur l'oreiller mais, la drogue aidant, un léger rire s'échappa des lèvres de la brune. Elle aurait aimé revenir une seconde sur cette phrase mais il enchaîna sans lui en laisser le temps - et vu son état ce n'était peut-être pas plus mal. Son sourire s'évanouit quelques instants, le temps qu'il ne lui présente son premier cadavre, comme elle l'avait demandé. Et même s'il avait l'air de le faire un peu à contre-coeur, un peu sans réel contrôle aussi. Silencieuse et attentive, elle l'écouta lui parler d'une époque révolue durant laquelle, beaucoup plus jeune apparemment, il avait aimé une femme. Vraiment aimé. Mais que celle-ci l'avait trahi pour un autre, plus riche apparemment. C'était moche. Si sa façon de l'aimer avait été réciproque, elle n'en aurait rien eu à faire de l'argent. Elle en savait quelque chose, Stan n'avait pas un sou quand ils s'étaient connus. Elle avait beau être plus qu'aisée et ne pas être dans le besoin, justement, elle savait de quoi elle parlait. Il lui avait fallu tenir tête à ses parents pour leur faire accepter qu'elle n'épouserait jamais un jeune aristocrate. Elle était désolée pour Igor, mais sans réellement l'être tellement cela lui paraissait lointain. Un petit sourire revint flotter sur ses lèvres, même s'il affirmait qu'il ne lui dirait jamais tout ça, il venait juste de le faire. Et selon lui, cela justifiait la raison pour laquelle elle était la maquerelle, et non pas de l'autre côté de la barrière, puisque sa petite culotte était toujours à sa place. Elle aurait dû éclater de rire. Mais voilà, ça revenait. Ca planait, juste là. Quelque part, entre eux deux. Alors elle le fixa pendant quelques secondes encore, même après qu'il ait terminé de remplir leurs verres. Très sérieusement, malgré l'ombre de sourire qui étirait les commissures de ses lèvres.


    « Tu ne le diras peut-être pas mais j'imagine que la fille, et son petit friqué, ont terminé de la même façon que nos deux amis un peu plus tôt. Après tout, je t'ai demandé de me parler de tes cadavres... Et c'est là tout le pouvoir d'une maquerelle. Savoir obtenir exactement la même chose que ses filles mais sans devoir être obligée de vendre son corps pour ça. Ca prend juste un peu plus de temps... Et ça ramène moins d'argent. Toujours est-il, heureusement que tu n'es pas curieux. Club ou pas, je ne peux pas risquer que tu découvres mes cadavres. Ils sont bien trop nombreux et je devrai te faire éliminer si ça arrivait. Je t'avoue que ça m'embêterait beaucoup, il faudrait que je mette quelqu'un d'autre à la tête du club et que je reparte de zéro sur tout le travail qu'on a fait jusque-là. Sans compter que je ne suis pas sûre de trouver quelqu'un qui soit fait pour le poste autant que toi. »

Ca, c'était pour la partie sérieuse. Une petite lueur s'alluma dans son regard alors qu'elle continuait, sans même lui laisser le temps de réagir à la menace latente qu'elle venait de formuler.

    « Par contre méfie-toi Zolnerowyk. Ca fait deux allusions en moins de cinq minutes, je vais finir par me poser des questions... Sans compter la présentation à ta mère, je pourrais me demander si tu ne regretterais pas un peu que je n'ai pas eu besoin de retirer ma petite culotte pour te soutirer ces quelques informations et qu'on n'ait pas cette conversation sur l'oreiller... »

Plus que jamais c'était là, à planer. Quelque part, entre eux deux. Mais cette fois elle ne cherchait pas à le fuir ou à l'éviter. Encore moins à l'ignorer. A nouveau, son sourire était provocant à la différence près qu'il y avait cette fois un petit côté lubrique qu'amenait la petite flamme qui dansait dans ses yeux. Pour lui laisser le temps d'analyser ce qu'elle venait de dire, elle se détourna quelques instants, attrapa son verre et but une nouvelle gorgée de vodka. Le verre pendu au bout des doigts, elle reporta son regard incendiaire vers le jeune homme, prête à ne rien manquer de la moindre de ses réactions.




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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Maybe you deserve it... [Igor]

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