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 Maybe you deserve it... [Igor]

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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Lun 23 Fév - 21:51

    Telle une invitée sournoise elle s’installait confortablement dans son organisme. Trop faible pour lutter, il la laissait prendre possession du peu de raison qu’il lui restait. Déjà sa vision se troublait légèrement, assez pour former un halot étrange sur les sources de lumière de la pièce, assez pour lui donner de légers vertiges s’il décidait de bouger trop brusquement, assez pour lui donner chaud bien qu’il soit assis sur ce canapé. Peut-être n’aurait-il pas dû fumer, il attendait encore l’appel de ses hommes qui confirmeraient s’être débarrassés des corps. Combien de temps s’était écoulé exactement depuis leur départ? Une demie heure? Une heure? Il en avait perdu la notion du temps. Depuis combien de temps se laissait-il aller avec Anja? Depuis combien de temps jouait-il à ce jeu dangereux? Car même sous l’effet de l’herbe Igor se savait sur une pente savonneuse. Cette même pente qu’il s’était évertué à ne pas emprunter au cours de ces dernières années. Tous ces regards déviés dès que la jeune femme posait les yeux sur lui, toutes ces pensées interrompues pour éviter d’aller trop loin et de se torturer d’avantage, toutes ces envies tuées dans l’œuf pour ne pas céder à la plus vile des tentations. Car tout pouvait se résumer ainsi. La tentation. Et sa partenaire en était la plus parfaite et la plus délectable incarnation. Il l’avait détesté pour ça, tellement détesté. Pour avoir fait naître ce désir interdit, cette honte sourde vis-à-vis de Stan, cette envie d’elle qui n’avait jamais complètement disparue. Il avait été facile de la noyer sous la surface les premiers temps. Elle était la femme de Stan, il était son patron et ami, fin de l’histoire. D’autres femmes avaient partagé ses nuits, ses attentions. Ils avaient divorcé et la jolie brune avait disparu de sa vie. Pendant un temps il avait réussi à oublier, pensant être passé à autre chose. Et puis Stan était mort et elle était réapparue, plus belle que jamais, plus présente que par le passé de par cette collaboration forcée. Et le désir était revenu, moins aisé à dissimuler, plus difficile à faire reculer de par l’absence de son ami. Alors Igor s’était raccroché à la seule chose en laquelle il croyait, la loyauté. Ne pas emprunter cette voie pour ne pas le trahir, même après sa mort. Seulement, son deuil était fait maintenant, la colère avait disparu et la peine s’atténuait. Le souvenir planait encore entre les murs du Club mais se faisait moins présent maintenant qu’il en avait les rênes. Mais elle…Anja…rien ne s’atténuait, bien au contraire. Chaque rencontre, chaque échange lui renvoyait plus violemment à la figure ce qu’il s’était évertué à cacher.

    Le doute avait fini par faire son apparition, et avec lui d’autres questions. Cette loyauté avait elle réellement encore un sens aujourd’hui? Stan aurait-il eu le même respect si les rôles avaient été inversés? Il en doutait sincèrement mais se refusait encore à admettre cette idée. Pourtant le gérant le savait sans scrupules, avait été aux premières loges de trop nombreuses fois. Quel masochiste! Il n’y avait que lui pour se torturer de la sorte depuis si longtemps. Sans doute aurait-il dû agir, se prendre une gifle cinglante pour lui remettre les idées en place et enfin passer à autre chose, avec la certitude absolue que cette limite ne serait jamais franchie. Mais c’était trop simple. À la place il avait laissé planer le doute, espéré tout en continuant à se désillusionner.

    Foutue drogue qui faisait de lui un pantin docile. Igor pouvait presque entendre le rire moqueur de la tentation le traiter d’imbécile, le pointer du doigt avec un sourire narquois en lui demandant ce qu’il avait attendu. D’un autre côté il y avait la voix de la conscience, celle qui lui soufflait de prendre sa veste et de rentrer chez lui avant que ce ne soit trop tard, avant qu’il ne glisse une bonne fois pour toutes sur cette saloperie de pente. La vérité était que même s’il en avait eu envie il aurait été bien incapable de conduire jusqu’à son appartement. Et il n’en avait pas envie…

    Pas alors que la jeune femme ne lui avait pas laissé le temps de répliquer à sa menace faussement déguisée, pas alors qu’elle le tourmentait un peu plus en rebondissant sur ses mots. Le temps s’était suspendu après qu’il eût enregistré ses paroles, oubliant par la même l’endroit où ils se trouvaient. Stan n’existait plus, le club non plus. Il n’y avait qu’elle et son sourire, qu’elle et ses yeux emplis de malice, qu’elle et son ton concupiscent. Mille pensées s’entrechoquaient dans son esprit mais aucune ne parvenait à passer l’épais brouillard que formait la drogue dans son cerveau. Pas assez défoncé pour ne pas se rendre compte de ce qu’il faisait, mais déjà trop pour empêcher son corps de se rapprocher du sien.
    Sa main vînt se poser à plat sur le canapé, juste derrière son corps ô combien parfait. Son visage, traître incontrôlable, vînt se perdre quelque part dans le cou de la maquerelle, respirant l’odeur sucrée de sa peau, sa joue à quelques centimètres de la sienne. Il ferma les yeux dans une dernière tentative pour se raisonner, en vain. Enivré par son parfum, par cette proximité nouvelle, il sentit sa respiration s’accélérer et son cœur tambouriner dans sa poitrine.

    « Tais toi » soupira-t-il contre sa peau. Ça n’avait rien d’un ordre et les mots avaient été soufflé telle une supplique. « Tu devrais vraiment stopper ta curiosité ici. Tu n’as pas envie de me voir emprunter cette voie » affirma Igor toujours dans un murmure bien que son ton manquait cruellement d’assurance. « Tais toi » supplia-t-il à nouveau de manière presque inaudible.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mar 24 Fév - 16:19

Elle s'était attendue à de la moquerie. Elle s'était attendue à ce qu'il l'envoie balader, la raillant de se croire si irrésistible. Elle s'était attendue à ce qu'il soit surpris de la voir aussi franche sur ce sujet. Elle s'était attendue à beaucoup de choses... Mais pas à ça. Son sourire glorieux n'avait pas fait long feu. Cela l'avait d'abord étonnée, de ne pas le voir sourire aux sous-entendus qu'elle évoquait. Il était resté étrangement sérieux, et calme. Absent presque. De manière très brève, jusqu'à ce qu'il ne se décide enfin à remuer. Elle avait pensé qu'il allait se pencher pour prendre son verre et effacer d'une gorgée le doute qu'elle venait de semer. Non. C'était vers elle qu'il allait. Qu'il se rapprochait. Bien qu'étonnée, elle n'avait pas bougé. Avait décidé de le laisser faire sans intervenir car, réellement, elle ne savait pas ce à quoi il pensait. La main dans son dos, presque au bord de ses fesses, l'avait d'abord électrisée. Elle s'était statufiée. Pas bien longtemps cependant puisqu'il y avait eu son visage, qu'elle avait vu fondre en direction de son cou. A cet instant précis elle aurait pu le repousser. Lui demander ce qu'il foutait et où il se croyait pour entrer ainsi dans son espace vital. Au lieu de quoi, sa tête se détourna légèrement pour lui faciliter l'accès à sa peau. De manière presque docile. Il n'y avait plus de sourire taquin. Il n'y avait plus de lueur victorieuse dans les yeux. Les frissons les avaient remplacés et la parcouraient de la tête aux pieds en une vague qui, si elle ne s'était pas maîtrisée, l'aurait faite trembler. Elle sentait, contre sa peau, la respiration du russe qui se faisait plus irrégulière. La sienne suivie, faisant se soulever sa poitrine plus rapidement bien qu'elle ne fasse en sorte de rester silencieuse. Cette fois, c'était une autre drogue qui commençait à faire effet...

La brune se surprit à apprécier l'instant et à s'en délecter. Jamais elle n'aurait cru qu'Igor se serait un jour retrouvé physiquement aussi proche d'elle. L'idée, si elle avait été énoncée, lui aurait parue incongrue. Non pas qu'elle les jugeait incompatibles, le blond avait du charme dans son genre et ne devait pas souvent se faire repousser. Mais il restait, pour une petite partie de son cerveau, du camp ennemi. Elle l'avait méprisé pendant de longues années rien que pour avoir été au côté de Stan. Cela laissait des traces. Sauf qu'il n'y avait plus de camp aujourd'hui, plus d'ennemi et qu'elle n'aurait jamais imaginé passer avec lui un agréable moment, même simplement autour d'une vodka. Outre cette histoire de camps opposés, il avait toujours été un ami de Stan. Elle ne savait pas ce qu'il avait bien pu lui dire à son sujet. Elle ne savait de toute façon pas grand chose d'Igor de manière générale. Mais elle n'aurait jamais pensé qu'il aurait pu avoir l'audace de l'approcher, encore moins ici, dans cette pièce. Elle-même aurait pu se sentir coupable, vis-à-vis de son ex-mari, et de son bras droit. Mais elle avait fait bien pire et puis, aujourd'hui il était mort. Même si elle penserait toujours à lui avec nostalgie et mélancolie, la page était tournée. Et les idées et réflexions avaient beau tourner dans sa tête, comme Igor, aucune ne parvenait à s'accrocher à ses pensées. Alors, la seule constatation qu'elle parvenait à en dégager était une sensation : son visage, là, dans son cou, elle aimait ça.

De nouveaux tressaillements la parcoururent quand elle sentit son souffle frapper sa peau, quand elle réalisa aussi ce qu'il lui demandait. Il voulait qu'elle se taise. Il voulait qu'elle se taise parce qu'elle devenait trop curieuse. Et parce que, si elle ne le faisait pas, il risquerait d'emprunter une voie. Non, "cette" voie. Celle contre laquelle il semblait lutter de toutes ses forces. Si elle avait été encore en état d'être perspicace, elle aurait pu l'avoir. Mettre la main dessus. Alors, elle aurait compris. Ce que c'était, cette sensation, ce sentiment qui la traversait souvent lorsqu'il la regardait. Sauf que le joint anesthésiait ses pensées, aidé par l'alcool et ne restait qu'un immense vide dans son esprit alors même qu'il aurait dû se mettre à chauffer, à comprendre. Elle resta interdite encore quelques secondes, laissant les derniers frissons la quitter. Seulement alors, elle se décida à réagir. Féline, elle frotta doucement sa tête, sa joue contre la sienne. Ou alors ce n'était qu'un prétexte pour amener ses lèvres au niveau de son oreille.


    « J'ai horreur qu'on me dise ce que je dois faire... »

Sa voix avait beau être grave, et les mots murmurés, il entendrait certainement dans son intonation le sourire qui revenait à la fin de sa phrase. Alors elle se pencha, le forçant à se détacher le temps qu'elle ne repose son verre sur la table. Son instinct lui soufflait qu'elle n'en aurait pas besoin pour l'instant et que, même, il pourrait peut-être la gêner. Reprenant sa position, elle posa sagement ses mains sur son propre genou mais le visage qu'elle tournait vers lui, sans chercher aucunement à fuir la proximité, n'avait rien d'innocent. Elle laissa ses pupilles s'attarder une seconde sur la bouche du jeune homme avant de revenir fixer son regard droit dans le sien. Sourire au coin des lèvres, elle ne put s'empêcher de se mordre légèrement la lèvre inférieure. Franchissant les derniers millimètres qui les séparaient, elle se stoppa néanmoins avant de provoquer le moindre contact.

    « Pourquoi... ? Pourquoi je n'aurai pas envie que tu prennes cette voie-là ? »

Le sourire insolent était revenu, accompagné d'un regard ravageur. Elle avait beau s'amuser un peu et le torturer, faire durer encore le plaisir, de son côté, elle n'avait à présent plus aucun doute sur la fin de cette soirée. Voie interdite ou pas, c'était bien là qu'elle les emmenait...




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mar 24 Fév - 22:46

    Le simple contact de sa joue contre la sienne l’électrisa. Il n’y avait jamais eu de contact physique entre eux par le passé, pas même une simple poignée de mains. Les échanges avaient toujours été froids et distants, très rarement directs. Sans la drogue le jeune homme ne se serait jamais laissé aller à ce genre de rapprochements, n’aurait jamais franchi la distance de sécurité qui les séparaient. Mais ici, ce soir, c’était comme une bulle hors du temps, sans témoins, sans passé, sans fantômes familiers pour le tirailler une nouvelle fois. Depuis trop longtemps il taisait les envies qu’elle lui inspirait, lui, l’impulsif par nature, obligé de se maîtriser pour ne pas se trahir, d’analyser la moindre de ses pensées pour mieux tenter de la refouler, de la renvoyer là où elle était née. Comme il se sentait lâche à cet instant précis. Comme il n’avait aucune envie d’être fort….
    Dans un dernier sursaut de raison il avait espéré qu’elle le soit pour eux deux, que sa main vienne se poser sur son torse pour le repousser gentiment et lui rappeler que certaines limites ne devaient pas être franchies. Au lieu de quoi il avait senti son souffle sur sa peau, entendu ces quelques mots murmurés sur un ton joueur, le faisant s’interroger quelques secondes sur leur véritable sens. Était-ce sa façon à elle de le rembarrer, ou était-ce là une invitation muette pour l’inciter à continuer? Trop de questions, encore et toujours, pas assez de vivacité pour les traiter. Et cette petite voix, persistante, qui lui soufflait d’oser. Diable tentateur qui lui murmurait à l’oreille de laisser ses mains partir à la découverte de ce qu’il avait mille fois imaginé pendant ces dernières années, de goûter des lèvres celles de la jeune femme. Murmure qui tentait de le persuader que ce soir, elle pouvait lui appartenir si seulement il abandonnait sa stupide loyauté qui n’avait plus de sens, que la trahison n’existait plus parce que son ami était mort. Que c’était sa vie, et non celle d’un défunt et qu’à défaut de pouvoir réfléchir correctement avec sa tête, il devrait le faire avec son corps.
    Son corps dont chaque fibre réclamait Anja.

    Au moment où elle se pencha il crut que le moment était passé, et que la réalité, brutale, allait le rattraper. Il la voyait déjà se lever, prendre son manteau et quitter les lieux, le laissant seul avec sa frustration et possiblement une certaine honte. C’est pourquoi il détailla attentivement chacun de ses geste, qui tournèrent comme au ralenti dans sa tête. Du verre qu’elle reposa sur la table aux mains qu’elle posa sur son genou. De son visage qu’elle reportait sur lui à l’expression de son regard qu’il avait l’impression de mal juger. De son sourire au mordillement de sa lèvre inférieure. Bon Dieu! Avait-elle ne serait-ce conscience de l’érotisme de ce simple geste? Probablement que oui. Après tout, la maquerelle était de ces femmes pleinement conscientes de leur charme, calculant le moindre de leur geste avec attention, pesant chaque mot pour leur donner l’exacte résonance qu’elle cherchait. Et quand elle rompit l’espace qui les séparaient, son cœur manqua un battement. Sans vraiment s’en rendre compte il retînt son souffle avec la sensation dérangeante de se trouver en équilibre au bord d’un gouffre. Deux possibilités : faire marche arrière ou sauter.

    Les mots résonnèrent dans sa tête. Oh oui, elle était maligne, probablement trop pour lui. On lui avait souvent répété qu’il était un homme d’action et non de mots. Et pourtant, il se retrouvait paralysé devant cette sublime créature qui le dominait comme s’il n’avait été qu’un pantin désarticulé. Vainement il souhaita que son téléphone sonne à ce moment précis, les interrompant pour l’empêcher d’aller plus loin. Mais il ne sonna pas.
    Serrant les mâchoires il détailla cette bouche ô combien tentante si proche de la sienne, la respiration saccadée et la tête en vrac. Sans vraiment prendre conscience de son geste il leva la main vers le visage de la russe, la posant délicatement sur sa joue. De son pouce, lentement, il redessina le contour de ses lèvres.

    « C’est mal » furent les seuls mots qui réussirent à passer la barrière des siennes, ne répondant pas réellement à la question de la jeune femme. Il laissa le silence s’installer quelques secondes, relevant enfin son regard vers le sien. « Mais je n’ai jamais été un homme bien » finit-il par avouer en comblant l’espace entre eux pour plaquer ses lèvres contre celle de la brune.

    Il venait de trancher. Au diable les regrets, les doutes, les questions qui viendraient probablement le hanter demain. Pour l’heure il n’y avait qu’elle. Glissant sa main derrière sa nuque comme pour l’empêcher de fuir, il ne tarda pas à intensifier le contact, laissant toutes ces années de frustration et de désir prendre forme dans le baiser qu’il lui offrait.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Mer 25 Fév - 16:49

Ce n'était qu'une question. Une toute petite question. Qui pourtant avait son importance et à laquelle elle souhaitait avoir une réponse. Dès l'instant où son visage s'était enfoui dans son cou, au moment même où elle avait senti son souffle contre sa peau, c'était terminé. A ce moment précis elle avait su qu'ils ne pourraient pas faire machine arrière. Ce n'était pas qu'elle pensait Igor incapable de lui résister, mais, trop proches, elle avait deviné qu'elle en voudrait plus. Et qu'elle ferait tout pour le faire craquer. Prendre cette voie vers laquelle il semblait ne pas vouloir dévier. Mais, réellement, elle avait envie de savoir pourquoi. Se demandait ce qui pouvait le retenir. Ils n'étaient rien d'autres qu'un homme et une femme, pourquoi se priver ? Est-ce que c'était à cause de Stan ? Pensait-il qu'ils trahiraient sa mémoire s'ils cédaient, ce soir ? Elle lui répondrait qu'il se trompait. Que Stan était mort et que, depuis leur divorce, elle ne s'était pas privée pour aller voir ailleurs. Elle ne deviendrait pas une veuve éplorée maintenant qu'il était décédé. Est-ce que c'était à cause de l'endroit ? Se sentait-il mal à l'aise parce qu'ils se trouvaient dans l'ancien lieu où vivait Stan ? Sur ce point-là, d'accord. Peut-être. Tout lui rappelait son ex-mari ici. Mais ce n'était pas non plus comme s'ils se trouvaient dans son ancien lit... Alors, elle lui répondrait qu'ils pourraient toujours aller ailleurs. Même s'ils n'étaient pas capables de conduire ni l'un ni l'autre, il lui suffisait de passer un coup de fil pour qu'on vienne les chercher. L'avantage d'avoir des chauffeurs... Toujours était-il qu'elle ne savait pas vraiment ce qui le retenait et, malgré son sourire enjôleur, elle attendait avec une certaine impatience sa réponse.

De nouveaux frissons, plus légers cette fois, la parcoururent quand elle sentit la main du jeune homme venir s'installer sur sa joue. Elle n'avait pas pensé qu'il prendrait la peine de mettre un peu de douceur avant de se jeter sur elle. Car, non, elle ne voyait sensément pas d'autre alternative possible. Elle en était agréablement surprise néanmoins. Ou alors, ce n'était que pour se donner quelques secondes de plus de répit. Le temps pour lui de chasser ses derniers doutes. Une fois de plus docile, elle ne bougea pas quand son pouce s'amusa le long de sa bouche, se retenant toutefois difficilement d'ouvrir ses mâchoires pour lui mordiller le doigt. Pas encore. Pas déjà. Pas alors qu'il semblait lutter pour chasser ses dernières hésitations. Parce que c'était mal. Enfin, c'était lui qui le disait. Alors c'était ça, son excuse ? C'était mal ? Et pas d'explication plus poussée ? Ce pouvait l'être, peut-être. Pour des dizaines de raisons différentes. Mais ce qui l'intéressait, elle, c'était celle qui l'avait bloqué. Pourquoi était-ce mal ? La question était là, juste au bout de ses lèvres. Elle allait la poser, bien décidée à ne pas rester dans ce flou insuffisant. Mais il la prit de cours en annonçant qu'il n'était pas un homme bien, fondant déjà sur elle. Elle ne le repoussa évidemment pas. L'accueillit en goûtant ses lèvres encore inconnues. Alors ça disparut, les dernières visions qu'elle pouvait avoir de lui comme appartenant au camp adverse. Il n'était plus l'ancien bras-droit de Stan. Il était juste Igor, un homme, blond, russe, sexy, qu'elle trouvait à son goût et avec lequel elle avait envie d'aller plus loin ce soir. Ici, ailleurs, quelle importance.

Si quelques pensées traînaient encore dans son esprit, elles furent toutes balayées par le vent de passion que fit souffler le jeune homme. Un peu surprise par son ardeur qu'elle n'avait pas imaginée si rapide, elle fut encore assez consciente pour sentir le rouge lui monter aux joues. Il n'en fallut pas plus pour que son rythme cardiaque ne s'emballe, son souffle également. Un gémissement fébrile s'échappa même sans qu'elle n'ait le temps de le stopper. Ses mains auraient certainement pu aller se dégourdir vers son chemisier ou sa nuque, pour jouer les exploratrices. Mais elles non plus, elle n'arrivait plus à les commander. Pendue aux lèvres de son partenaire, à son baiser qu'elle n'aurait jamais imaginé aussi intense. Pantelante, elle restait là, immobile, fiévreuse, avec juste assez de bon sens pour laisser son désir grandissant éclater à travers leur baiser. La main d'Igor sur sa nuque lui faisait presque mal. Non, pas vraiment. Mais cela lui donnait l'impression d'être prisonnière et à sa merci, et étrangement cela ne lui déplaisait pas. C'était violent, presque brutal. Pour autant, loin d'être désagréable. Le baiser finit par se stopper de lui-même, quand, à bout de souffle, il leur fallut reprendre un peu d'air. Encore haletante, les yeux de la brune vinrent défier ceux du jeune homme. Elle ne savait pas bien si elle était furieuse, qu'il ait pu la mettre aussi facilement dans cet état-là, ou juste particulièrement exaltée. Elle resta quelques secondes interdite, reprenant peu à peu sa respiration, sans le lâcher du regard. Son sourire avait disparu, il n'y avait plus vraiment de quoi faire la maligne. Quoique...


    « Tu trouves que c'était si mal que ça ? Si oui, il serait plus sage qu'on se quitte là, j'imagine. Sinon... »

Mais elle ne développerait pas plus sa phrase. La lueur qui brillait au fond de ses yeux en disait certainement bien plus que tout ce qu'elle aurait pu dire. L'ombre d'un sourire était revenu s'installer au coin de ses lèvres. Il n'avait toutefois rien de moqueur. Plutôt indécent. Elle avait beau ne rien faire d'autre pour l'encourager, son expression corporelle toute entière lui indiquait le choix qu'elle préférait. Cela allait de son buste, un peu plus tourné vers lui, presque collé à son torse. En passant par son visage, son menton légèrement relevé bien qu'elle soit presque soumise, ses lèvres vaguement entrouvertes qui l'appelaient silencieusement, et ses yeux qui faisaient l'aller-retour vers la bouche d'Igor. S'il n'avait pas encore compris, elle en voulait plus. En avait méchamment envie. Mal, ou pas.




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Ven 27 Fév - 22:42

    Elle ne l’avait pas repoussé, telle fut la seule pensée cohérente capable de passer la barrière sombre de son subconscient pendant qu’il l’embrassait, pendant qu’ils s’embrassaient. Le reste n’était qu’un maelstrom d’émotions transformant ce désir brut qui le consumait en un volcan prêt à exploser. Il brûlait pour elle, littéralement. Maintenant qu’il goûtait avidement à ses lèvres il se demandait comment diable il avait fait pour ne pas craquer plus tôt. Maintenant que sa langue bataillait farouchement avec sa comparse dans un ballet sensuel, sa loyauté lui semblait d’une infinité stupidité. Elle n’avait pas cherché à le freiner, ne l’avait pas repoussé, et mieux encore, participait activement au baiser qu’il lui offrait. C’était tout ce qu’il lui fallait pour complètement perdre pied et se focaliser sur la seule pensée obsédante qu’il lui restait: Anja.
    Car c’était bien d’obsession dont il s’agissait. De l’ardeur avec laquelle la jeune femme lui répondit au léger soupir qui s’échappa de ses lèvres, de son odeur qu’il imprégna instantanément dans son esprit à la douceur de sa peau, tout lui fit se remémorer - malgré ses efforts répétés pour oublier - qu’il avait maintes fois imaginé faire ce qu’ils étaient présentement en train de faire. Bien plus que les regards appuyés détaillant son corps, bien plus que la curiosité piquante, la jolie brune avait titillé de façon sournoise son imaginaire depuis la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Oui, il l’avait méprisé pour ça, et pourtant, à cet instant, Igor n’aurait voulu se trouver avec personne d’autre qu’elle. C’était certain, cette fille allait le rendre complètement fou.

    Quand ils se séparèrent, plus ou moins forcés par le manque d’air il fixa ses iris dans les siennes, tentant de lire à travers l’océan de ses yeux. Il n’y vit d’ailleurs pas le masque habituel de la femme fatale et, fiévreux, presque tremblant, il tenta de calmer son cœur qui continuait de tambouriner dans sa poitrine. Sa main retomba doucement, rendant son entière liberté à sa partenaire, sans parvenir néanmoins à se détacher de ce magnifique regard azur.
    Le jeune homme avait encore du mal à concevoir qu’il avait osé franchir la barrière qu’il s’était si longtemps imposée, que lui, pauvre petit gérant du Fight Club, venait d’embrasser l’une des figures féminines les plus connues de New York. Ce n’était pas vraiment ce qui le séduisait à cet instant mais ils étaient si différents…
    Au final ce dernier se fichait par mal de son statut, de son passé, de ce qui les reliait ou non aujourd’hui. Tout ce qui lui importait était que ce soir, elle lui appartenait. Pour un temps défini et hors de tout il ne la voulait qu’à lui. Peu importe demain, peu importe que ce soit la seule et unique fois, cette nuit il voulait la posséder. Le reste n’avait aucune importance.
    S’il avait trouvé que c’était mal? Ça avait été beaucoup de choses: explosif, libérateur, passionné, mais certainement pas mal.

    « Si tu me laisses ici dans cet état, je te tue » souffla-t-il sur le ton de la plaisanterie, louchant avec gourmandise sur les lèvres de la jeune femme qui lui faisaient furieusement envie. « Je…. »

    Il pesta intérieurement quand la sonnerie de son téléphone retentit, celle-là même qu’il avait souhaité entendre à peine deux minutes plus tôt. Se détachant visuellement de Anja il tendit le bras pour récupérer son bien afin de ne pas faire trop attendre ses hommes et être pleinement rassuré.

    « Dis-moi que tout est réglé David » lança-t-il en décrochant histoire d’entrer dans le vif du sujet. « Parfait. Des complications? » demanda-t-il en lançant un regard à la jeune femme. « Hum non je suis rentré chez moi, j’avais besoin d’un peu de calme. On se voit demain. Bon boulot les gars » conclut le gérant en raccrochant, fixant sa partenaire. « C’est fait, tout est réglé » l’en informa ce dernier en déviant de nouveau ses yeux sur sa fine bouche.

    Car bien qu’interrompu dans son élan passionné Igor n’avait rien perdu de l’envie de la faire sienne ce soir. Son regard, teinté de désir, le trahit d’ailleurs bien vite il en était certain.

    « Je me fiche de savoir si c’est mal » affirma le russe en rapprochant son corps de celui de la maquerelle, passant une main dans son dos, à hauteur de sa chute de reins. « J’ai envie de toi » continua-t-il sur un ton assuré qui le surprit lui-même, l’obligeant doucement à basculer vers l’arrière jusqu’à ce qu’elle se retrouve allongée sur le canapé. « Ici… » Il se pencha au dessus d’elle, sa main remontant sur l’extérieur de sa cuisse, rapidement stoppée par le tissu de sa jupe. D’un geste vif il la lui remonta, le regard ancré dans le sien. « Et maintenant » Il se pencha au dessus d’elle, entre ses jambes. Sa main reprit là où elle s’était arrêtée, se perdant sur le haut de sa cuisse, à la limite du sous vêtement. « Si c’est mal, alors je signe pour l’enfer sur le champ » et il fondit à nouveau sur ses lèvres.



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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Ven 6 Mar - 11:11

Étrange comme une simple sonnerie de téléphone pouvait vous ramener à la réalité. Avec toute cette ardeur, elle en avait même presque oublié pourquoi ils avaient été là, au départ. C'était peut-être parce qu'il n'y avait pas de trace. Il n'y avait pas eu de sang, ni son odeur persistante et ferrailleuse. Parce qu'il n'y avait plus rien, ce qu'il s'était passé dans cette même pièce un peu plus tôt lui était déjà sorti de l'esprit. Ce n'était pas rien, pourtant. Il venait d'y avoir deux meurtres ici. L'un comme l'autre pour s'assurer de la sauvegarde du Fight Club, bien que l'un ayant été coupable et que l'autre non. Un flic et un innocent, tous les deux morts étranglés. C'aurait du être des images qui l'auraient marquée, qui l'auraient empêchée de dormir ce soir, peut-être. C'aurait du être des images qu'elle n'aurait pas balayées avec un verre et un joint. Mais elle les avait déjà oubliées. Chassées. Par habitude, certainement. Son inconscient les zappait assez rapidement parce qu'il en avait vu trop passer. Que si elle devait, tous, les porter en elle et se les remémorer, elle finirait folle ou dépressive. La mort était devenue une chose commune, le meurtre était un allié plutôt qu'un crime. Un mal nécessaire. Un mal qu'elle voyait quotidiennement et qui la touchait, l'affectait de moins en moins. Pourtant mal, ce l'était. Ça, ça l'était vraiment. Et ce qu'ils faisaient à présent, en comparaison, était tout sauf "mal".

L'appel, donc, lui avait rappelé pourquoi ils étaient là, elle et lui, ici. Cela aurait pu lui couper toute envie, ce retour brutal à la réalité. Cela aurait pu lui faire réaliser ce qu'ils s'apprêtaient à faire, où ils s'apprêtaient à le faire. Et si elle avait eu tous ses esprits, peut-être même que cela aurait pu la faire fuir. Mais la drogue avait endormi son cerveau et elle se contentait d'arquer un sourire amusé en l'entendant mentir et annoncer qu'il était rentré chez lui et, surtout, qu'il avait besoin de calme. Elle fut à peine soulagée d'entendre que tout s'était bien passé et qu'ils n'avaient plus à s'inquiéter de cela pour l'instant. Même si la disparition du policier amènerait certainement de nouvelles questions et de nouveaux problèmes, au moins ne pourrait-il pas cafter sur ce qu'il avait découvert des affaires du club. A la vérité, à cet instant précis, elle n'en avait même plus rien à faire. Peut-être aurait-elle quand même réagi s'il y avait eu un problème avec les deux cadavres. Ce n'était pas le cas et elle passait déjà à autre chose. Laissait déjà cette histoire derrière elle. Il fallait dire que la proximité nouvelle avec son partenaire accaparait toute son attention. Plus encore maintenant qu'elle n'avait plus aucun doute sur la suite des événements. Il l'avait dit lui-même, si elle partait en le laissant comme ça, il la tuerait. Heureusement, elle n'était pas décidée à mourir ce soir... Il y avait eu assez de morts ce soir.

Parce qu'elle ne le connaissait pas suffisamment, elle fut surprise de le voir prendre les choses en main. Elle le savait capable de prendre des décisions et de les imposer, de se faire respecter par ses hommes. Mais elle était tellement habituée à dominer et à avoir toujours le contrôle que l'autorité latente que dégageait à cet instant Igor la désarçonna. Seul son regard lui donnait encore une expression mutine et défiante mais tout le reste de son corps suivait le mouvement sans broncher. De son corps qui s'allongea quand il l'y força, à son cœur qui s'animait et s'emballait à ses mots. Il ne lui disait pas qu'il avait envie d'elle juste pour installer un peu plus une certaine ambiance. C'était franc, impulsif, spontané. Et elle le croyait vraiment quand il l'affirmait. Si elle n'avait pas été convaincue, la main du jeune homme qui remontait sur sa cuisse aurait achevé de le faire. Sa précipitation à relever sa jupe lui arracha un battement de cœur désordonné, de même qu'un soupir fiévreux. Et bien que croyante, elle aussi signait volontiers pour l'enfer à cet instant précis. Quand il retrouva le chemin de ses lèvres, le corps de la brune sembla se réveiller. Si elle était restée plutôt passive jusque-là, elle commença à se sentir plus lascive. Ses mains vinrent encadrer le visage du jeune homme avant de glisser vers sa nuque, la base de ses cheveux, puis elles descendirent le long de son cou et s'attaquèrent doucement à déboutonner sa chemise. Et tandis que ses lèvres découvraient encore celles d'Igor, ses jambes quant à elle voulurent s'écarter un peu plus pour le laisser s'installer mais furent bloquées par sa jupe. Plus tard. Elle était finalement venue à bout des boutons et entrouvrit le tissu pour laisser à ses mains le loisir d'explorer le torse. Le bout de ses doigts, ses ongles, effleuraient sa peau et elle stoppa le baiser pour y jeter un rapide coup d’œil, visiblement satisfaite. Joueuse, elle mordit doucement la lèvre inférieure du russe avant de lui lancer un petit sourire indécent.


    « Alors, tu me l'enlèves cette petite culotte ? Promis, je n'essayerai pas de te soutirer d'autres secrets. Pour l'instant... A moins que tu ne préfères rentrer chez toi et être au calme. »

Un léger rire s'échappa de ses lèvres. Parce qu'elle se doutait bien qu'à cet instant précis, il voulait tout, sauf rentrer chez lui, sauf peut-être si elle l'accompagnait. Mais une chose était sûre, il n'y aurait rien de calme. Elle le savait parce que c'était pareil pour elle, elle n'avait absolument pas envie de partir. Ce n'était rien que pour le taquiner un peu, souffler le chaud et le froid, vaguement. Très vaguement car pour l'heure, de son côté elle avait de plus en plus chaud. Et comme il n'y avait pas de raison pour qu'elle soit la seule dans ce cas, elle laissa l'une de ses mains descendre naïvement et s'attarder à la barrière de son jean, sans pour autant entreprendre quoique ce soit. Quoi, elle ? Non, elle ne faisait rien, rien du tout. Preuve en était son sourire totalement innocent. Le seul petit problème était certainement ses yeux qui la discréditaient complètement...




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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Jeu 12 Mar - 22:39

    Peut-être la drogue l’avait elle aidé à trouver cette soudaine confiance en lui qu’il lui manquait d’ordinaire avec Anja quand les évènements dépassaient, même légèrement, le strict cadre professionnel. Peut-être avait-elle fait taire cette voix qui soufflait sur lui un vent froid quand son esprit dérivait là où il n’aurait pas dû. Oui, peut-être..
    Ou ce n’était que le résultat d’une accumulation de choses depuis de trop nombreuses années. Sa conscience tiraillée, les images qu’il s’évertuait, en vain, à effacer, les idées qui traversaient sa boîte crânienne et qu’il obligeait à ressortir aussi vite qu’elles étaient entrées. En vérité le jeune homme se moquait bien de savoir si la drogue était responsable ou non de ce qui était en train de se passer entre eux ce soir. La femme qu’il désirait secrètement depuis qu’elle avait un jour pénétré les locaux du club était présentement allongée sous lui, réceptive à ses baisers et caresses et c’était la seule constatation qui méritait son intérêt. Réceptive, et maintenant active. Quand ses mains vinrent enfin se poser sur lui il soupira contre ses lèvres, ses doigts se resserrant un peu plus sur le haut de sa cuisse. De son visage à sa nuque et de sa nuque à son torse, le chemin qu’elle traça du bout de ses doigts et de ses ongles lui arracha de légers frissons et il ferma un instant les yeux pour mieux apprécier la saveur de cette caresse. Ce n’est que lorsqu’il la sentit lui mordiller la lèvre inférieure que son regard plongea de nouveau dans le sien alors qu’elle lui arrachait un sourire. Arquant un sourcil amusé, il la trouvait soudainement bien impatiente, pour son plus grand plaisir. Et quand sa main dériva très au sud de son anatomie sans pour autant franchir une certaine limite, il serra les mâchoires pour empêcher un soupir de passer la barrière de ses lèvres.

    « Est-ce que j’ai l’air de vouloir être au calme? » répondit-il en peinant à articuler correctement ces quelques mots de par sa respiration saccadée.

    Une simple rhétorique car ses yeux emplis de désir, son cœur qui cognait lourdement dans sa poitrine et son corps, qui, à présent, le trahissait d’une manière évidente étaient autant de signes signifiant que ce qui allait suivre allait être tout sauf calme.
    Et pour l’heure, il préféra s’attaquer au problème de la jupe qui le gênait d’avantage que la petite culotte pour ce qu’il avait en tête. Une jupe qui ne tarda pas à effectuer une descente vertigineuse le long des jambes de la jolie brune, le regard du russe s’attardant sur les nouveaux centimètres de peau découverte. Ce dernier fut d’ailleurs beaucoup moins impatient quand il eut dans l’idée de réserver le même sort au haut que portait la maquerelle, mais non moins satisfait de la contempler en lingerie quelques instants plus tard. Déglutissant devant la perfection de ce corps qu’il avait maintes fois imaginé, il en imprégna chaque détail dans son esprit avant de se pencher pour poser ses lèvres sur le haut de sa gorge, sa calant plus confortablement entre ses cuisses.

    « Tu es….parfaite » souffla-t-il dans une pulsion, les compliments n’étant pas naturels en règle générale chez lui. Posant brièvement ses lèvres contre les siennes, le coin de sa bouche s’étira en un demi sourire. « Je crois qu’il est temps de résoudre le problème de cette fameuse petite culotte. » Et sa main, comme pour joindre le geste à la parole, partit jouer avec l’élastique de cette dernière. […]

    […]Oh, de la petite culotte il s’était occupé, et pas que…Le corps encore tremblant et la respiration difficile, le jeune homme enfouit son visage dans le cou de sa partenaire, fermant les yeux le temps que son cœur retrouve un rythme normal. Il ne voulait pas revenir à la réalité trop tôt, pas tout de suite, pas encore. Igor voulait profiter encore un peu de ce corps collé au sien, de cette étreinte qui bientôt ne serait plus et ne se reproduirait sans doute jamais, de cette plénitude rarement atteinte. Niché au creux du cou de la jeune femme il était bien. Et il ne demandait qu’une minute supplémentaire, une toute petite minute avant de reprendre pied dans la réalité. Comme prédit, les choses avaient été tout sauf calmes entre eux, et s’il s’éveillait demain en pensant avoir rêvé à tout ceci, son corps, marqué par Anja dans quelques assauts sadiques, lui serait un vif rappel que cet appartement avait accueilli leur passion cette nuit. Mais il n’avait pas envie de penser à demain. Le présent était beaucoup plus agréable, du moins pendant un temps encore. Une minute. Une toute petite minute.


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MessageSujet: Re: Maybe you deserve it... [Igor]   Dim 15 Mar - 15:23

Il n'y avait rien eu de calme, il avait raison. Et elle l'avait deviné à la réaction du corps du russe au moment où sa main était venue se perdre à la limite de son jean. Sa jupe avait été la première sacrifiée, son haut avait suivi. Et puis, il y avait eu ces quelques secondes suspendues, ce petit temps étrange durant lequel il était resté là à la contempler de la tête aux pieds. Ce n'était pas la première fois que le regard d'un homme se faisait insistant sur son corps, elle se savait désirable et en jouait. Elle n'aurait su dire pourquoi mais elle sentait quelque chose de différent dans la manière dont il la regardait. Le compliment qu'il lui offrit d'ailleurs la surprit. Parfaite. Elle ne se souvenait pas qu'on l'ait déjà qualifiée ainsi. Belle, magnifique, superbe, jolie oui. Mais parfaite, non. Ou alors cela remontait à bien longtemps... Elle ne réagit cependant pas, distraite par son corps qui s'était rapproché du sien maintenant que la jupe ne les dérangeait plus, et qui lui fit doucement rosir les joues. Il annonça que le tour de la petite culotte était venu. Elle était en train d'acquiescer mais fut stoppée par un soubresaut de son propre corps quand la main du russe s'employa à descendre un peu plus bas que celle-ci. En réponse à l'effet qu'il lui faisait, elle reprit ses lèvres avec fièvre et, quelques minutes plus tard, l'intégralité de leurs vêtements se retrouvait échouée sur le sol. La suite ne fut qu'un mélange de soupirs exaltés, de cuisses palpées, de dos agrippés, de regards désireux, de ventres caressés, de fesses empoignées, d'épaules lacérées, de doigts entremêlés, de cœurs pulsant et de baisers indécents. Peu importait qu'il la domine de toute sa hauteur ou que ce soit elle qui ait repris le dessus, alors qu'elle reprenait son souffle elle avait l'impression que durant tout leur ébat, elle lui avait appartenu. Non pas qu'elle ait tenté d'y résister mais la sensation était bien là, à la fois dérangeante et excitante. Et cela la laissait dans un état un peu second et tortué.

Ce même calme, en revanche, suivait la tempête. Allongée sur le canapé elle ne bougeait pas, sereine, profitant elle aussi de ces quelques instants de répit et du corps d'Igor encore sur le sien. Sa respiration redevenait peu à peu normale tandis qu'elle observait le plafond, ses doigts jouant négligemment à faire des cercles aléatoires sur le haut du dos de son amant. Elle sentait son souffle qui s'écrasait sur son cou et la berçait de légers frissons. Elle serait bien restée là encore un long moment si seulement elle n'était pas arrivée, insidieuse. Cette petite voix qui lui soufflait que ce qu'ils venaient de faire était effectivement mal. C'était peut-être du à la drogue qui ne faisait plus effet, ou aux endorphines et leurs effets euphoriques qui disparaissaient. Elle n'en savait rien mais elle sentait que cela venait. Sous forme de culpabilité, d'abord. Parce qu'Igor était censé être l'une de ses relations professionnelles. Cela lui était déjà arrivé mais, d'ordinaire, elle préférait tout de même ne pas trop mêler le privé et le professionnel. Parce qu'Igor, non content d'être une relation professionnelle, faisait partie d'un pan de sa vie qu'elle aimait mieux ne pas se remémorer. En tant que bras droit de Stan, elle était pratiquement certaine que c'était lui qui l'avait emmenée à l'hôpital, même si elle n'en saurait probablement jamais rien. Et c'était certainement parce qu'elle se doutait qu'il l'avait vue si faible qu'elle s'efforçait à chaque instant de garder le contrôle et une certaine distance. C'était évidemment raté pour ce soir... Et enfin parce qu'Igor, non content d'être une relation professionnelle surgie tout droit du passé, venait de la posséder dans un endroit défendu. Si elle était enfin parvenue à le détacher de Stan dans son esprit, ils venaient quand même de vivre un instant fusionnel et passionné dans l'appartement qui avait appartenu à son ex-mari. Il était mort certes, et cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus à lui être fidèle en quoi que ce soit. Mais tout de même, par respect... Pas ici. Et elle aimait à croire que sans la drogue, elle aurait pu garder une certaine décence pour sa mémoire, mais au fond peut-être que non. Alors, après la culpabilité vint la gêne.

Soudainement, le corps d'Igor contre le sien lui paraissait inapproprié. Son souffle dans son cou la crispait, sa peau contre la sienne la paralysait et elle n'avait qu'une envie, disparaître et ne plus le voir. Pour chasser ce sentiment de malaise et de tort qui l'envahissait. Ses doigts avaient cessé leur danse sur son dos et tous ses muscles s'étaient légèrement contractés. Il dut s'en rendre compte parce qu'elle sentit que lui aussi se raidit. D'une main sur son torse, gentiment, elle finit par le repousser. Son regard croisa le sien durant une seconde qui lui parut la plus embarrassante de sa vie avant qu'elle ne lui offre un petit sourire gauche, son corps tout entier s'échappant déjà pour rompre le contact avec le sien. Sans un mot, ses yeux s'attardant obstinément sur le sol, elle se rhabilla dans un silence penaud. Lui, fit de même. Toujours sans oser le regarder, elle lui demanda s'il voulait qu'elle le dépose quelque part. Mais il préférait marcher. Bien. Sac sur l'épaule à deux doigts de la porte, elle jeta un dernier regard au salon. D'abord aux chaises sur laquelle deux hommes avaient été attachés puis avaient perdu la vie. Puis au canapé qui avait hébergé leurs péchés. Hésitante, elle finit par se tourner vers Igor, déposa un baiser aérien sur sa joue accompagné d'une caresse presque imperceptible tandis qu'elle lui souhaitait bonne nuit. Puis elle s'évapora, préférant le laisser fermer que de rester une seconde de plus ici. Elle ne savait pas encore ce que cela donnerait mais leur prochaine entrevue professionnelle s'annonçait des plus inconfortables... Quand bien même elle ne regrettait en rien ce qu'il s'était produit ce soir.




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