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 Just, trust me. [Pv : Gabrielle]

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MessageSujet: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Lun 18 Aoû - 22:57

Just trust me
Gabrielle & August.


Le parfum du café se répand dans le bureau de la secrétaire, avant d'atteindre sans mal la salle d’attente ainsi que mon bureau. Venant chatouiller mes sens, cet arôme entame de me déconcentrer, alors que j’entends la sonnerie répétitive des mails qui s’entassent dans ma boite de réception. Cette fois c’en est trop : je n’arrive plus à tirer quoique ce soit de ce compte rendu policier. Je repousse le dossier, lâche un profond soupir avant de me décider à rejoindre la jeune femme récemment recrutée.

Pas évident d’être secrétaire d’un avocat, je veux bien l’admettre, mais je déteste le désordre qui règne sans arrêt dans cette pièce.

« Madame Highman est venue chercher le document que vous m’aviez donné et madame Peterson est en salle d’attente. »

« Qui donc ? »

Dis-je sans la regarder, en m’approchant de la cafetière pour m’offrir une pause de quelques minutes. Je ne retiens pas le nom des personnes que je n’ai eues qu’au téléphone ou que j’ai vues de rares fois. La plupart des procédures ne nécessitent pas la présence du client et quand bien même, ma secrétaire fait une bonne partie du boulot en ce qui concerne l’administration.
Ma question signifie plutôt « quel est le dossier de cette dame ? Quelle est son affaire ? Quel est mon rôle ? » et la nouvelle juriste apprend vite car elle se plonge dans les courriers pour me redonner les détails.

« Elle fait partie de vos clients, mais vous n’avez jamais plaidé pour elle, il s’agissait simplement de contrôle de légalité d’acte administratif. Un testament apparemment. »

Fronçant les sourcils, je fais appel à ma mémoire profonde, mélangeant quelques clientes. Quand la jeune femme continue son exposé, le visage de Peterson me revient. Aussitôt je souris. En effet, une photographe d’une petite trentaine d'années, belle comme le jour.
Je quitte mes pensées pour me concentrer suite à l’évocation de la plainte qui explique sa présence aujourd’hui. Plainte d’un paparazzi. Pauvre bougre, je vais en faire des miettes.

« Très bien, faites la entrer dans deux minutes. »

Je retourne à mon bureau en refermant le sien. Le temps de faire un minimum de place, de relancer le CD de jazz d’ambiance et d’ouvrir le dossier portant pour titre Gabrielle Peterson, la secrétaire fait entrer cette dernière après avoir frappé à la porte.

«  Bonjour madame ! Installez-vous je vous prie. Puis-je vous proposer un café ? » Un coup d’œil à mon assistante qui s’occupe d’aller préparer la boisson – s’il y a demande. « Mis à part la raison de votre venue, comment allez-vous ? Vos talents de photographe vous permettent-ils encore de vivre de votre passion ? »

Je prends toujours des nouvelles de mes clients. Parce qu’un avocat en sait souvent plus qu’un banquier, qu’il a souvent un rôle de confident, même inconscient. Et puis, pour faire un travail de qualité, j’estime nécessaire d’en connaitre plus que l’affaire pour laquelle on m’engage. C’est une logique relativement controversée, mais mes clients ne se sont jamais plaints.
Quand la jolie Gabrielle a terminé de me répondre, je m’installe face à elle, derrière le bureau, et l’observe avec une intègre concentration. Pas de stylo en main, pas de regard en direction de l’écran, juste de l’application.

« Maintenant, s’il vous plait, éclairez-moi sur celui qui a porté plainte. Donnez-moi le plus de détails possible, même si certains vous paraissent inintéressants. Que s'est-il passé ? Après quoi, je vous dirais comment nous allons procéder. »


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Lun 25 Aoû - 2:21

Encore une fois, Gabrielle avait un problème à cause d'un homme. Pour une fois, ce n'était pas suite à une relation. Elle ne l'avait jamais rencontré avant et ne pensait pas le revoir après. N'empêche, elle avait un problème à cause de lui. Elle avait reçu une lettre chez elle indiquant que monsieur John Tillman (elle avait appris son nom par la même occasion) portait plainte contre elle suite aux évènements ayant eu lieu il y avait de ça deux jours. Il était sensible le monsieur, elle ne l'avait même pas touché. Elle l'avait menacé, c'était vrai, mais il l'avait bien mérité. Le respect, il ne connaissait pas ? N'empêche, c'était une première fois. Habituellement il n'y avait pas de retour. En espérant que ce soit une première et une dernière fois. Puis, elle continuait de se demander comment il avait fait pour savoir qui elle était. Elle n'avait pas dit comment elle se nommait. M'enfin, il devait avoir ses techniques pour trouver les autres. Ou bien il avait juste demandé à ses copains paparazzis (!) s'ils ne connaissaient une fille faisant ce qu'elle avait fait. Peu importe comment, elle avait reçu cette lettre.

Ne pouvant pas ignorer cette lettre comme elle avait tout d'abord voulu le faire, elle avait appelé son avocat. Enfin, son... elle ne l'avait vu qu'une seule fois auparavant. Alors... c'était le seul dont elle avait le numéro. Autant continuer avec lui. Ce qu'elle avait fait, elle avait parlé de la lettre, de la situation et la voici donc à attendre dans la salle d'attente, tapotant du pied contre le sol. Elle put enfin y aller. Elle sourit à la secrétaireé « Bonjour... un café, merci. » fit-elle, souriant à la secrétaire, tout en s'installant ensuite sur la chaise. « Oui, ça va... de mieux en mieux en mieux. Même sans ça je pourrais vivre sans problème... » Parce que Jane lui en avait laissé beaucoup. Il devait au courant, puisqu'il s'était occupé du testament. Enfin, pas officiellement. De s'assurer que tout était correct. Elle avait connu une autre sorte de Jane que celle des médias. « Et vous ? » lui demanda-t-elle. Ce n'était pas parce que c'était lui qui travaillait (et qu'elle le payait) qu'elle devait en oublier ses bonnes manières. Elles étaient même bienvenues plutôt que de s’épancher encore sur le fait qu'elle n'avait pas été là durant les derniers temps auprès de Jane. Elle n'avait pas été près de personnes durant un certain temps, mais elle était la seule qui s'était enlevée la vie. Bon, raconter ce qui était arriver.

« J'me promenais sur Times Square. J'adore l'ambiance... j'ai vu un type derrière un distributeur de journaux, accroupi, avec un appareil photo. Je voulais savoir son sujet — c'est plus fort que moi — donc j'ai regardé et j'ai vu qui ils photographiaient... » Un couple de célébrités avec leurs enfants, sortant du Disney store. « Et... j'ai vu rouge. Je peux pas comprendre comment quelqu'un pour violer l'intimité des autres comme ça ! » cria-t-elle. Elle rougit ensuite, se rendant compte qu'elle avait crié. « Désolée... » fit-elle, faisant un sourire d'excuse et passant la main dans ses cheveux. « Hum... je lui ai juste dit que s'il prenait encore une photo, j'allais lui enfoncer son appareil dans le derrière. » Juste. Une chance. Elle ne l'avait pas fait. « Mais que je le ferais pas parce que j'avais trop de respect pour son appareil... » Bah oui. Il n'avait pas dû choisir son propriétaire. Elle avait beaucoup d'estime pour ce dont elle se servait tout le temps pour faire son travail. « C'est pas de sa faute s'il a atterrit entre les mains d'un type comme ça. » rajouta-t-elle, s'adressant cette fois si à l'avocat. Elle n'avait pas dit ça au paparazzi. Elle n'en n'avait pas eu le temps. Il s'était enfui dans un bus avant. Il avait dû avoir peur des autres ''jolies paroles'' qu'elle aurait pu lui sortir ; quoique le poing menaçant qu'elle avait brandi n'avait pas dû aider, elle avait suivi quelques cours d'auto-défense et savait s'en servir. « Voilà. »

À quel point était-elle dans le trouble à présent ? Pas beaucoup pensait-elle, elle ne l'avait pas touché. Elle l'avait empêché de continuer son travail, il était vrai, mais elle ne savait pas combien de photos il avait pris avant. Ce qu'elle regrettait. Elle aurait dû le lui prendre, elle aurait vraiment eu une raison de se faire poursuivre.
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Ven 29 Aoû - 20:48

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Elle me demande comment je vais ? C’est charmant. Je lui adresse un regard étonné mais pas moins reconnaissant. Pour autant, je me contente de hocher la tête pour lui assurer que les choses se déroulent bien pour moi. Ce n’est surement pas aussi simple mais vous vous doutez certainement que je ne vais pas lui exposer ma vie.
Je replace sur elle toute mon attention, nous sans esquisser ci et là quelques sourires. La jeune femme est, comme la dernière fois, pétillante de vie. Le genre de personne qui, sans s’en rendre compte, répand généreusement la vitalité. Elle me parait impulsive, expressive, entière, franche, juste assez naïve pour être mignonne mais largement assez féroce pour être capable de se méfier, de se défendre.

Passé ce petit jugement de personnalité, je me concentre sur l’affaire à proprement parler. Après tout, c’est la raison de sa présence.
Tandis qu’elle me raconte sa mésaventure, Gabrielle me parait totalement honnête. Souriez, je vous assure que c’est important de remarquer ce genre de détail, de se faire cette réflexion. Il m’est indispensable que le client soit sincère dans son récit. Beaucoup sont fautifs, d’une façon ou d’une autre et bien trop se permettent de mentir. S’ils mentent : je ne peux pas les défendre ! La plupart des gens s’imaginent d’abord que l’avocat défend soit une victime, soit un coupable.
J’aimerai qu’ils soient davantage comme la belle, qu’ils assument, avec intégrité.

« Et... j'ai vu rouge. Je peux pas comprendre comment quelqu'un pour violer l'intimité des autres comme ça ! » S’énerve-t-elle sans altérer mon air impassible.  « Désolée... »

« Continuez, j’vous en prie. »

Dis-je en souriant poliment. Je peux comprendre que cette histoire la tracasse encore, et je ne vais pas me permettre de la remettre à sa place si elle hausse le ton. Quel mal ? Aucun. Cette réaction me confirme simplement ce que je pensais déjà : elle est sincère. Elle débite ses mots comme ils viennent, sans calcul ni hypocrisie. Je peux donc la croire, sur parole.
J’espère simplement qu’elle n’omet, par inadvertance plus que par intérêt,  aucun détail.

« Voilà. »

Conclut-elle, avec simplicité. Je laisse planer le silence quelques secondes, griffonnant deux ou trois notes immédiates, puis reviens à Gabrielle. Il me manque quelques détails, indispensables pour aider ma cliente à s’en sortir sans trop de dommages.

« Bien. Tout d’abord, merci de votre honnêteté. Ensuite : il faut savoir que certaines célébrités voient l’espionnage des paparazzis d’un bon œil. Je m’explique. Ces gens vivent du regard des autres, de l’influence qu’ils dégagent et de la sensibilité de leur public. En se montrant en famille, faisant naïvement semblant d’être en vacances sans se douter qu’un paparazzi rôde : leur côte de popularité peu augmenter de manière fulgurante ! Surtout en période de promotion… »

Je marque une pause, prenant soin de m’assurer que la demoiselle comprend mon raisonnement. Sans lui laisser le temps d’intervenir, je continue.

« Il arrive même, dans les cas les plus tordus, que ces paparazzis soient engagés par les ‘stars’ elles-mêmes et prennent des clichés commandés. Avec des angles de vue et des scènes qui prouvent l’espionnage mais qui, en fait, sont parfaitement calculés. »

Cette première explication n’aide aucunement les affaires de la miss Peterson. Je le sais bien. Mais c’est en cela que consiste mon travail : analyser toutes les hypothèses. Étudier chaque possibilité, trouver les arguments et les armes de tous les partis pour être capable de les utiliser à bon escient.
Je laisse ma cliente savourer son café un moment avant de me rapprocher de mon bureau et donc, de Gabrielle.

« J’ai besoin de savoir à qui ce soit disant journaliste vend ses photos. Travaille-t-il pour un magazine en particuliers ? Est-il indépendant ? Si vous l’ignorez je vais devoir me renseigner, ça peut prendre quelques semaines. Connaissez-vous son identité ? »

Quelles que soient ses réponses, je dois prendre les devant pour montrer à ce crétin que la demoiselle est protégée. Et bien protégée.

« Je vais demander une conciliation. Nous discuterons avec son avocat et un greffier prendra note. On peut surement trouver un terrain d’entente. »


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Mar 9 Sep - 4:36

L'avocat allait bien, enfin, il avait hoché la tête. Gabrielle ne chercha pas à aller plus loin, elle comprenait qu'il devait y avoir des limites client/avocat. Elle l'avait demandé par politesse. Bien que souvent la politesse amenait l'autre à répondre qu'il allait bien même si ce n'était pas le cas. Elle se mit ensuite à raconter ce qui était arrivé. Une fois terminée, il prit quelques notes, se mettant ensuite à parler. « Je sais... » Elle savait très bien que tout n'était pas tout blanc ou tout noir. Il y avait des nuances infinies de blanc, de noir, de gris. « Mais, je pouvais pas le savoir. Et il faut penser à toutes celles ne demandant pas... ''l'aide'' des paparazzis. Elles sont sûrement plus nombreuses que le contraire. » Il fallait espérer tout du moins. En tout cas, il y avait souvent des réactions négatives des célébrités fassent au harcèlement qu'elles pouvaient subir. C'était le genre d'informations qu'il y avait de temps à autres aux nouvelles. Elle n'allait pas non plus se mettre à parler des nouvelles qui passaient souvent trop de temps à parler des vedettes. C'était une autre histoire.

August en revint ensuite au sujet principal, soit le paparazzi, il voulait des informations. Ce dont elle ne possédait presque pas. « John Tillman. » dit-elle, tout en sortant de son sac la lettre qu'elle avait reçu chez elle et l'ayant amené à le contacté. Elle aurait peut-être dû commencé par la lui présenter en premier ? Au moins elle la lui montrait maintenant. « C'est la lettre que j'ai reçu disant qu'il portait plainte contre moi. » lui expliqua-t-elle, tout en lui remettant la dite lettre. « Je sais pas à qui il les vend... j'avais jamais entendu parler de lui avant. Je sais même pas comment il a fait pour savoir qui j'étais. » Elle n'avait pas fait la bêtise de se présenter. Elle était sociable, peut-être pas toujours très rapide, mais il y avait quelques limites. Ça prendrait quelque semaines, elle pensait être capable de vivre avec ça. « Je peux regarder sur Facebook ? » proposa-t-elle. Il avait peut-être ses collaborateurs dessus. Ou bien elle n'apprendrait rien. Elle avait son Facebook et un autre professionnel avec ses photos. Les deux étaient à son nom, l'autre avait comme ajout photographe. Mais elle en connaissait d'autre dont le nom de la personne n'était pas employé et dont on ne pouvait pas toujours deviné à qui il appartenait. Peut-être que ce serait la même chose avec celui de Tillman. Ça ne lui coûterait rien d'essayer. Au nombre de temps qu'elle passait déjà sur ce site, ça ne ferait pas une grande différence. Elle aurait même déjà regardé si elle avait pensé que son employeur aurait pu être important. Il était vrai que ceux publiant les photos étaient aussi pires que ceux les prenants.

Elle ne savait pas trop ce qu'était une conciliation dans le domaine juridique, mais elle se contenta de hocher la tête et de faire la fille qui comprenait tout, même si ce n'était pas du tout le cas. Elle verrait bien en temps et lieux ce que c'était. C'était peut-être justement le reste de ce qu'il disait, parler avec l'autre avocat. Elle voulait juste que le tout se termine le plus rapidement possible et que ça se termine bien. En soit, que Tillman perde... on ne pouvait pas laisser gagner un type qui s'en prenait à l'intimité des autres comme ça, non ? Ce serait injuste, autant pour les photographes gagnant leur vie de la bonne façon que pour les célébrités qui n'avaient pas à être harcelées de cette manière. Oui, elles avaient choisi cette voie, mais il y avait quelques limites. Elle pouvait comprendre les débordements de photos lors des premières, lors des autres sorties officielles, mais le reste du temps ? Elle trouvait ça complètement déplacée. Pour les célébrités qui elles pouvaient payer pour être prises sur le fait, elles n'avaient pas à faire payer les autres. Qu'elles annoncent officiellement leurs sorties et là, il y aurait vraiment beaucoup de publicités. Oui, parfois, elle rêvait un peu en couleurs, mais ça ne l'empêchait pas de savoir qu'il y avait peu de risques pour que tout ça arrive... elle tenait tout de même à gagner. En même temps, qui voulait perdre, hein ? « Je peux adopter son appareil photo, je vais en prendre soin. » proposa-t-elle. Ça ne serait sûrement pas une proposition acceptée, mais elle avait au moins proposé quelque chose de plus gentil que de le lui enfoncer là où il ne faisait jamais jour.
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Dim 14 Sep - 11:24

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« John Tillman. »

Ce nom ne me dit rien. Il m'inspire simplement une poignée de moqueries sur un sobriquet qui sonne si faux. Qui est ce photographe assez prétentieux pour s'inventer un nom "d'artiste" ? À moins que ce soit son vrai prénom ainsi que son véritable patronyme. Auquel cas, je ne suis donc pas le plus mal loti à ce sujet.

« C'est la lettre que j'ai reçu disant qu'il portait plainte contre moi. »

Mon premier réflexe, après m'être emparé de la lettre, est de chercher le nom du juriste qui va prendre la défense de cet animal. Quelle que soit l'affaire, l'essentiel du dénouement est dû aux avocats. C'est triste, sans doute, mais c'est une réalité dont il faut avoir conscience.
Maitre...David. Inconnu au bataillon. C'est presque une bonne nouvelle sachant que j'ai en mémoire les références les plus à craindre. En même temps s'il ne s'agit que d'un petit paparazzi et connaissant la façon dont les journaux traitent leurs employés, il ne serait guère étonnant que le brave homme ai engagé un moins que rien.

« Je sais pas à qui il les vend... j'avais jamais entendu parler de lui avant. Je sais même pas comment il a fait pour savoir qui j'étais. »

Ce point est inquiétant. Comment savait-il que l'impertinente était Gabrielle Peterson ? Il peut y avoir plusieurs explications...néanmoins, ça me préoccupe.

« Je peux regarder sur Facebook ? »

« Faites. »

Ne pas sous-estimer les ressources offertes par les réseaux sociaux. Aussi, pendant qu'elle fouille sur le net à la recherche d'information, je retourne la question dans tous les sens : comment ce paparazzi a reconnu Gabrielle ?
Très jolie, très compétente également, il pourrait être une sorte de fan. Un collègue assez marqué par son travail - et ses jolies formes - pour l'avoir immédiatement identifiée. Pourquoi pas. Ce serait l'explication la plus saine.

« Vous trouvez quelque chose d'intéressant ? »

Dis-je en me plaçant face à mon ordinateur pour entrer quelques données et, moi aussi, procéder à une recherche rapide. Quelques secondes suffisent, je replace mon regard sur la jeune femme, esquissant un sourire relativement confiant.

« En tout cas je pense avoir les bons arguments pour faire retirer cette plainte, s'il faut vraiment aller devant le juge. La conciliation cependant devrait suffire. Disposez-vous d'un peu de temps, aujourd'hui ? Je peux organiser ça d'ici la fin de journée. »

Ne va-t-elle pas s'inquiéter de voir que je n'ai besoin que de quelques heures pour préparer le dossier ? Surement. Si elle a des questions, je suis prêts à l'écouter. Ma tactique est quasiment montée, ne reste qu'à faire face à mon adversaire afin de prendre en compte ses armes, ses qualités et surtout ses failles.

Dès que la jeune femme m'a répondu, je m'empare du téléphone pour réclamer moi-même un rendez-vous dans les bureaux de l'autre avocat. Si Gabrielle est prête à affronter ça aujourd'hui, si elle en a le temps, je vais m'arranger pour lui retirer cette épine du pied avant ce soir.
Autrement - et en fonction des disponibilités de l'autre parti - nous devrons reporter la conciliation et nous revoir plus tard.
La décision lui revient, on me dit au bout du fil que Maitre David est disponible et qu'il peut convoquer son client, monsieur Tillman, dès à présent.

{Hj : Si Gabrielle accepte, n'hésite pas à les faire se déplacer jusqu'à l'autre cabinet en marquant une ellipse temporelle de quelques heures si besoin. Je ne voulais pas prendre la décision pour toi Razz Et si tu as des questions n'hésite pas à me mp Wink}


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Dim 21 Sep - 22:59

Puisqu'elle pouvait regarder sur Facebook, Gabrielle le fit. Elle sortit son téléphone intelligent, allant sur Facebook un instant plus tard. Elle fit une recherche et trouva rapidement celui qu'elle cherchait. Regardant vite fait, elle vit que ce n'était pas du tout personnel. Il n'y avait aucune information pouvant être vraiment utile. Il y avait un numéro de téléphone, mais ça devait être pour le rejoindre de manière professionnel. ''Il y a une vedette ici'' ou quelque chose comme ça. Par contre, ce qui était très clair, c'était qu'il affichait ses photos ; en mauvaise qualité. Il y en avait pour tous les goûts... pas pour les siens. Elle referma la page, dégoûtée d'autant de voyeurisme. « Non... il espionne les autres mais se protège très bien... y'a pas une loi pour contre autant de photos comme ça ? » Peut-être que oui, mais elle n'y pourrait rien. Tant que ce n'était pas lui qui l'avait prise en photo, ça ne fonctionnerait pas vraiment. Et même là, elle n'en savait rien en réalité. Ce n'était pas le genre de chose qu'elle ferait. Enfin, elle avait déjà collaboré avec un détective privé pour prendre des photos à l'insu de la personne, mais elle ne l'avait mis nulle part. Sans parler des photos de corps qu'elle avait déjà pris en remplaçant un ami photographe au FBI. Une chance qu'elle avait l'estomac bien accroché.

Un instant plus tard, il dit qu'il avait les bons arguments. Elle soupira, soulagée, contente que sa cause ne soit pas impossible. Elle cligna des yeux, surprise que cela puisse se faire aussi rapidement. Elle n'était pas contre par contre. « Pas de problème, ça me va. » lui dit-elle. Plus rapidement ça serait fait, mieux ça serait. Et ça lui coûterait moins cher aussi. Pas qu'elle était nécessairement très près de ses sous, mais elle ne voulait pas non plus dépenser énormément pour ça. Surtout qu'elle ne comptait pas s'excuser de son comportement peu importe ce que le résultat allait donner et qui allait gagner. Si elle perdait, elle allait payer le montant, mais il était hors de question qu'elle s'excuse de ce qu'elle avait fait. Elle allait aussi continuer de faire la même chose lorsqu'elle verrait une scène de ce genre. Non, elle ne comptait pas apprendre de ses erreurs, parce qu'elle ne voyait aucune erreur dans ce qu'elle avait fait. Fait assez rare dans son cas. Elle avait toujours tendance à ne pas toujours être très sûre d'elle et à se dire qu'elle avait mal agi.

Quelques heures plus tard, comme tout avait pu être organisé pour la fin de la journée, elle était de retour chez August, attendant John ou tout du moins, l'avocat de ce dernier. Elle ne savait pas si Tillman allait se présenter ou non. Durant ces quelques heures, son avocat l'avait préparé, lui avait dit ce qu'il risquait d'y avoir. Elle avait ensuite été se promener afin de s'aérer un peu les idées, puis de prendre un mokaccino glacé ; autant en profiter pendant qu'il faisait encore assez chaud pour ça. Dans le bureau, assise, elle attendait que les deux ou bien un seul arrivent. En espérant que ça ne tarde pas. Elle voulait passer à autre chose. Une chance que ça n'avait pas traîné, elle ne savait pas trop ce qu'elle avait fait si cela avait été le cas. Elle aurait patienté, elle n'aurait pas eu trop le choix, mais elle ne savait pas du tout comment elle aurait trouvé l'attente. Elle était assez patiente habituellement. Peut-être parce qu'elle n'avait aucune patience avec les paparazzis. Elle se maintenait avec eux.
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Ven 26 Sep - 10:24

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Sans bâcler mes affaires en cours, je me suis arrangé pour être libre assez tôt et prendre la défense de Gabrielle Peterson. J'aurai sincèrement préféré me rendre chez l'autre avocat. Je n'ai pas à rougir de mon bureau, ni même de ma secrétaire ou des locaux dans lesquels nous recevons, mais quitter cet espace quelques heures avant la fin de la journée m'est toujours apparu comme un privilège, un loisir trop rare. Lorsque je me rends chez un autre avocat, que ce soit pour prêter main forte ou plaider à son encontre, j'ai souvent l'impression de partir en campagne.
L'air frais, l'inconnu, la fierté d'écraser un juriste sur son territoire. C'est bête, voire animal. Mais tellement jouissif. Je ne fais pas partie de ceux qui sont intimidés en dehors de leurs murs. Bien au contraire.
À l'image de ma vie privée, mes appartements sont quasi inaccessibles et bien peu ont pu y entrer, amantes comprises.

Mais cette fois, c'est ici que ça se passe. Dans mon cabinet. Soit. Je ne vais pas me démonter pour si peu et jouer avec les avantages que trouvent les autres au moment ou je pénètre leur antre. Ce maitre David n'a pas beaucoup d'expérience malgré la quarantaine passée. Il est plutôt habitué au cas de couple et aux procès sans autre but que de faire verser par le mari infidèle une somme plus conséquente à la pauvre mère abandonnée.
Une cause comme une autre, certes, mais qui ne permet aucunement de faire des prouesses orales et excès d'influence.
Je vais écraser ce type.

« Gabrielle, venez. J'espère que cette histoire ne vous a pas gâché la journée ! Surtout n'ayez crainte et faites-moi confiance : laissez-moi parler. Ne dites pas un mot. Si je m'en sors bien, ça ne prendra que quelques minutes. »

Trop confiant ? Réaliste. L'avocat et son client nous sont annoncés alors que j'installais la miss Peterson dans la petite salle. Après les présentations - sans oublier le greffier - je vois rapidement avec Maitre David pour évoquer les "règles" de cette conciliation, puis nous prenons place.

« Mr Tillman, vous êtes donc photographe, et journaliste c'est bien ça ? Votre spécialité n'est autre que l'incroyable vie des stars qui, si j'en crois vos brillants articles, ont en fait des vies assez similaires aux nôtres.  »

Sans lui laisser l'occasion d'intervenir tout en lui laissant penser que nous discutons, je poursuis.

« Votre métier, risqué et jugé, vous a déjà coûté plusieurs plaintes et pourtant, jamais, vous n'avez choisi d'abandonner. Vous revendiquez haut et fort le droit d'utiliser l'image de ceux qui, sans aucune gêne, l'affiche pour des millions de dollars quand ça les arrange. Les personnages publics sont, selon vous et je respecte ce choix, responsables de l'affluence des paparazzis à leurs fenêtres. C'est pourquoi aujourd'hui, c'est vous qui portez plainte. »  

Une légère pause, je fais mon possible pour masquer l'ironie et le sarcasme qui transpirent de mes propos alors que Me David, excédé, ne fait qu'ouvrir la bouche sans qu'aucun son ne s'en échappe. Son client, de son côté, me fixe avec méfiance. Il ne peut me contredire, mais il n'est pas encore prêt à entrer dans mon jeu. Évidemment. Je représente la partie adverse : je suis son ennemi.
Laissez-moi quelques secondes.

« Vous avez tout compris. Je ne viole aucune liberté, ces gens ont choisis tout seul de s'exposer. Ils veulent pouvoir contrôler une image qu'ils ont donnés au peuple ! »

Son discours est irritant et je sais que le mien n'avait rien de rassurant pour ma cliente. Mais je maintiens, essayant de la persuader d'un regard solide : je sais ce que je fais.

« Bien entendu monsieur Tillman. Votre argumentaire est sans faille...Mais pourquoi porter plainte ? Pourquoi, alors que vous avez su brillamment utiliser les failles du business de ces divas, vous attaquez-vous à une collègue ? Ne voyez-vous pas qu'en vous surprenant en train de photographier ce couple de célébrités presque introuvables, mademoiselle Peterson a explosé de jalousie ? Vous jouez votre réputation de modèle... De précurseur. »

Un nouveau coup d’œil à ma cliente, autoritaire, pour la sommer de se taire. Je ne suis pas là pour dénoncer et accuser ce type. Je ne plaide pas non plus la cause des stars et leur intimité bafouée. Je suis là pour éviter à Gabrielle de débourser des milliers. C'est ici mon seul but.
Aussi, je ne suis pas gêné de mentir à propos de mon opinion, ou celle de la jeune femme que je représente... Si elle voulait bien comprendre que j'agis dans son intérêt.

« ...J'ai passé des semaines à faire des recherches, j'ai été séparé de ma famille pendant des jours afin de trouver leur planque et de prendre ces clichés ! C'est un grand sacrifice ! »

Mon air conciliant est parfaitement exécuté et, tandis que l'autre se vante, je lui sers un verre d'eau en acquiesçant.

« Pouvez-vous réellement en vouloir à une jeune femme qui, malgré sa bonne réputation, n'a jamais su partir à l'aventure comme vous le faites depuis des années ? »

Le silence s'installe, mais c'est sans compter sur maitre David qui ne voit ses intérêts nulle part dans cette conversation. Aussi, il se rapproche de la table, se racle la gorge et, avec un sourire satisfait, s'apprête à attaquer.
J'anticipe.

« Laissez tomber cette plainte monsieur Tillman. Vous êtes dans le même camp, tous les deux. Vous êtes en colère parce que vous avez été freiné dans votre art... Vous souhaitez des excuses. Acceptez-les, et Peterson prendra à sa charge les frais de dossier. »

La dernière remarque rassure le juriste qui se rassoit, plus satisfait que jamais. Les sous vont tomber sans qu'il n'ai à ouvrir la bouche ? Décidément, il se sent doué... pauvre gars.
Voyant son avocat confiant et en accord avec ma décision, Tillman soupire et fini par hocher la tête, regardant Gabrielle droit dans les yeux.

« Eh bien...J'attends vos excuses, et mon appareil photo ! Après quoi, je retirerai la plainte. »

« Merveilleux ! Gabrielle ?... »

Dis-je en me penchant vers la jeune femme pour la supplier d'accepter. À elle désormais de feindre l'embarras, de jouer la désolée et de s'excuser. Si elle refuse, notre affaire pourrait lui coûter gros car même en agissant pour "protéger" une famille en repos, elle a été violente, menaçante et malheureusement - quoiqu'on en dise - elle a incommodé un homme en plein travail.
Les dommages et intérêts pourraient vite s'envoler sans que je ne puisse la protéger.


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Lun 13 Oct - 18:48

Gâcher sa journée... jusqu'à ce qu'August lui pose cette question, Gabrielle n'y avait pas du tout pensé. Comme quoi ça n'avait pas vraiment gâché sa journée. « Il en faut plus pour me démoraliser. » dit-elle, souriant un peu ; elle n'arrivait pas à faire plus, elle était trop nerveuse pour. Elle s'en serait passée, mais ça n'allait pas gâcher sa journée. Elle qui était toujours prête à essayer des nouveautés, elle était en train d'en expérimenter une... pas une qu'elle aurait voulu essayer ou qu'elle aurait pensé à, mais c'en faisait une de plus. Elle ne pourrait pas dire que ça ne lui était jamais arrivé. Ce n'était rien de trop grave non plus. Ne pas dire un mot. Elle hocha la tête. Laisser parler son avocat. La base quoi. Elle n'avait pas vraiment trop de mal avec ça. Elle allait vite changer d'avis, mais elle était loin de s'en douter. Comment aurait-elle pu penser à une technique de se genre pour se ''défendre'' ? Il était vrai, qu'elle n'avait pensé à aucune technique en particulier, mais certainement pas à celle qu'allait utiliser August. Sa journée n'était pas mauvaise, mais elle était tout de même nerveuse. Après tout, elle ne savait pas du tout à quoi s'attendre. Elle était loin de s'imaginer jusqu'où son avocat irait.

Elle fut installée dans une salle, et deux autres hommes entrèrent. Tillman et son avocat. Elle les salua, ce n'était pas une raison pour ne pas être polie, attendant ensuite qu'ils s'installent... et que son avocat se mette à parler. Il lui avait dit de ne pas parler et elle comptait bien l'écouter. Elle ne voit pas trop où il voulait en venir, mais il devait bien amener le sujet d'une manière ou d'une autre. Attendre était la seule chose qu'elle pouvait faire. Il résumait ce que Tillman, et les autres paparazzis faisaient, en un ton un peu trop joyeux. M'enfin, il fallait bien les appâter, faire croire qu'il était du même côté. En espérant que ce soit ça et pas le contraire : qu'elle était la seule avec un tantinet de logique. Il ne... ah non. Elle allait lui... foutre son verre d'eau dessus. Sérieusement ? S'il ne violait aucune liberté, elle allait demander qu'on le suive tout le temps et qu'on prenne des photos de lui pour voir ce que ça faisait... rien de légal probablement. C'était la même chose pour les célébrités. Elle ne voyait pas du tout en quoi c'était compliqué à comprendre. Un peu d'intimité que diable !

August la regarda. Pourquoi ? Elle n'avait rien fait, un vrai miracle avec ce qu'elle avait envie de faire à Tillman. Elle se mit à tousser. Elle avait avalé sa salive de travers et était en train de s'étouffer avec celle-ci. Quoi ? Quoi ? Elle ? Jalouse ? Il avait pris quoi au juste pour penser ça ? Il ne l'avait pas écouté précédemment ? Elle avait pourtant très bien parlé du fait qu'elle les détestait, elle ne pouvait pas en être jalouse. Il était sourd ? Et sa réputation à elle dans tout ça, hein ? S'il se mettait à dire à tout le monde qu'elle était jalouse ? La plupart du temps, sa réputation elle s'en fichait. Peu lui importait ce qu'on pouvait penser d'elle. Mais là, ça serait autre chose. Aux nombres de fois où elle avait dit ce qu'elle pensait des types du genre de Tillman, ça serait très contradictoire. On pourrait peut-être même venir à penser que c'était la vérité et qu'on savait que ça cachait quelque chose.

N'importe quoi. Pourquoi il la regardait comme ça, hein ?  Encore une fois. Elle était trop en colère pour réussir à parler. Le seul truc dont elle était sûre en ce moment, était qu'elle allait oublié son numéro, son nom et son existence. Ah que oui. Elle n'allait le recommander à personne. Elle allait dire que ce n'était que des conneries lorsque Tillman dit une chose qu'elle ne comprenait pas. Pourquoi il parlait de son appareil photo ? Qu'est-ce qu'il en avait fait pour l'accuser ? « J'ai jamais touché à votre appareil photo. » dit-elle, surprise. Ce n'était pas une surprise feinte. Elle ne savait pas du tout ce qui lui était arrivé, encore moins pourquoi il amenait ce sujet. Elle l'avait menacé, mais elle ne l'avait pas plus touché ou amené son appareil photo. Elle avait menacé de le faire, mais elle l'aurait jamais fait. Elle n'était pas une voleuse. Elle ne savait donc pas du tout où était l'appareil photo du paparazzi. Elle ne savait pas trop quel coup fourré il voulait la mettre, mais elle ne voulait pas du tout entrer dedans. Elle regarda August, ayant finalement besoin de lui, paniquée. Elle le lui aurait dit si elle lui avait pris son appareil photo. Elle lui avait dit qu'elle voulait le lui enfoncer là où il ne faisait jamais jour, mais elle était loin de l'avoir fait. Elle ne s'était même pas approché de lui, enfin pas trop, alors, comment aurait-elle pu lui prendre son appareil photo ?
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Mar 21 Oct - 10:05

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Je ne m’attendais pas à ce que l’autre aille sur ce terrain là. J’ai tout prévu, quasiment, mais le mensonge n’a pas été pris en compte pour la simple et bonne raison qu’il n’est dans l’intérêt de personne.
Si ce paparazzi veut vraiment jouer à ça, je pourrais bien faire en sorte d’utiliser ses médisances pour l’écraser plus vite que prévu. La jeune femme que je défends semble perdue, il y a de quoi. Je la crois sur parole lorsqu’elle affirme ne pas avoir touché à l’appareil photo du soit disant professionnel qui lui fait pourtant un reproche grave.

« C’est une accusation ? Mr Tillman ? Vous accusez Mlle Peterson d’avoir volé votre appareil photo ? »

Le doute se lit désormais dans son regard. Il ne sait quoi répondre et son avocat n’a pas l’air plus à l’aise. Tout laisse penser que cette histoire d’appareil photo disparu vient d’être montée de toute pièce ! Je préfère cela. Certains clients m’ont déjà mentis et croyez le, découvrir des chapitres de l’affaire en cours de route, devant le juge ou même devant le greffier, c’est toujours très embarrassant.

« Je n’sais pas si c’est elle, mais qui aurait volé mon appareil photo si ce n’est une femme qui ose m’agresser dans la rue ?! Elle en a après moi alors elle est peut être partie avec l’appareil, car moi je ne l’ai plus. »

« C’est un très bel argument : votre cliente a tout du profil de la voleuse en l’occurrence et… »

« Vous n’avez pas la moindre preuve ! »

Dis-je en haussant également le ton, pour faire comprendre à mon collègue à quel point les paroles prononcées peuvent avoir de graves conséquences. Une accusation sans preuve, pendant une conciliation, et sans autres informations que les dires d’un type humilié : ça va leur coûter cher s’ils ne s’arrêtent pas immédiatement.

Je ne viens pas de découvrir le barreau. La justice est ma spécialité, je tiens à calmer leurs ardeurs maladroites.

« Bien. Monsieur Tillman. Je suis navré que vous ayez perdu votre appareil photo. Cependant vous n’avez jamais évoqué sa disparition jusqu’à maintenant. Cette attaque démontre une vaine tentative. Gabrielle Peterson n’est pas responsable. Elle est ici car vous vous êtes plaint de son comportement alors que vous étiez en train de violer des vies privées. Tenez-vous à ce que je répète ma plaidoirie ? »

Le silence revient. Je me cale dans mon fauteuil, satisfait d’avoir pu convaincre ces deux ânes sans émettre à mon tour la moindre menace. L’avocat adverse comble le vide en remplissant les verres d’eau, et je comprends que c’est à moi de conclure :

« Gabrielle, s’il vous plait. Qu’importe ce qui a motivé votre attitude : excusez-vous d’avoir été violente et agressive. S’il vous plait. Nous ne pouvons pas tous partager les mêmes opinions ni effectuer notre métier de la même façon. Excusez-vous auprès de monsieur, et l’affaire sera réglée. C’est clair ? »

Petit avertissement accordé aux deux hommes installés en face de nous. S’ils cherchent à détourner ma méthode, nous allons porter plus loin l’atteinte à la vie privée et ils savent tous les deux qu’ils risquent gros. Ici, je leur propose d’étouffer l’excès de colère de la belle, d’oublier sa démonstration musclée de justice.

Peut-elle enfin s’excuser et comprendre que je la tire d’un mauvais pas ?


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Dim 2 Nov - 3:09

August voulut reconfirmer ce que Tillman venait de dire. Une accusation. Ça faisait vraiment officiel. Ça faisait vraiment trop officiel aux oreilles de la photographe. Elle avala sa salive difficilement, espérant (encore plus qu'un peu plus tôt) que tout s'arrangerait. Car il devait avoir une assez grosse différence entre ''agression'' (oui des guillemets car elle ne l'avait même pas touché) et être accusée de vol. Il l'accusait encore une fois. Oui, il était sûre que s'il mettait tout dans le même panier, c'était elle qui avait fait ça et qui avait aussi manger sa grand-mère par la même occasion. Il y en avait qui aimait un peu trop jouer au victime. Par contre, se faire vraiment traiter de voleuse, c'était autre chose. Gabrielle cligna des yeux. Elle avait tout du profil de la voleuse. C'était une première. Elle avait manqué sa vocation. Elle aurait dû devenir voleuse et non pas photographe. Ah, tout ce temps perdu à prendre des photos. Elle s'était trompée tout ce temps. Elle allait devoir se procurer plus de vêtements noirs à présent. Oh, comme elle remerciait grandement les deux autres d'enfin lui avoir ouvert les yeux. Elle allait s'y mettre tout de suite. Elle était sûre qu'il devait y avoir un stylo qu'elle pouvait chaparder du bureau de l'avocat. Bah oui hein, sans expérience, elle n'allait certainement pas commencer par une banque. Là, elle risquerait de se faire prendre comparativement au stylo.

Bon, okay. Elle était partie dans un délire totalement faux, car jamais elle n'essaierait de faire quelque chose comme ça. Pour lui, ça devait être normal. Entre voler une image et voler un objet il ne devait n'y avoir qu'un pas. Enfin, elle supposait. L'avocat se mit à parler, continuant de la défendre. Elle le payait pour ça après tout... de toute manière, elle n'aurait pas trop su quoi dire à part qu'il mentait (ce qu'elle avait déjà dit). Elle se serait répétée, essayant de ne pas l'insulter... ou de vraiment l'agresser peut-être. Elle n'était pas du tout de nature violente, mais après un certain moment, s'il n'y avait pas d'autres solutions, elle pensait que c'était la meilleure option. Au moins il pourrait porter plainte vraiment pour quelque chose.

S'excuquoi ? Si ça pouvait la faire déguerpir plus rapidement de cet endroit... « Désolée. » fut tout ce qu'elle dit. Parce qu'elle ne le croyait pas du tout. Et que la seule autre chose qu'elle voulait dire était qu'elle souhaitait ne plus jamais le revoir. Car puisqu'elle n'était pas désolée elle n'hésiterait pas à recommencer. Parfois, elle n'apprenait pas de ses erreurs. Ça devait être son côté blond qui faisait encore à sa tête. Elle vivait avec ça depuis toujours. Elle était habituée. Il n'y avait plus qu'à savoir si son excuse allait suffire ou non. Il fallait l'espérer, après tout, elle ne l'avait pas faussement accusé de vol. Elle aussi elle pourrait porter plainte contre lui. Il devrait peut-être penser à cette option. Bon, elle ne voulait pas vraiment porter plainte contre lui, mais elle pourrait peut-être le laisser entendre si son ''excuse'' n'était pas assez bien pour lui. « À jamais. » rajouta-t-elle, tout compte fait. Question qu'il comprenne bien qu'elle n'avait plus du tout envie de le revoir. Tillman, naturellement. L'avocat de ce dernier n'y était pour rien dans ce que son client avait raconté comme âneries. Elle se mit ensuite à boire l'eau qui avait été mise dans les verres un peu plus tôt, plus pour s'occuper les mains que par soif.
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Mer 19 Nov - 18:26

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Les regards se croisent avec plus de respect, les tensions s’atténuent progressivement. J’ai bien cru que Gabrielle refuserait d’obtempérer, ce qui aurait pu nous valoir des complications. Mais non, malgré son air boudeur, elle accepte de s’excuser et les deux hommes qui nous font face savent trouver leur intérêt dans la tournure que prend la conciliation.
Je suis bien trop futé – pour ne pas dire sournois – et l’avocat adverse le sait. S’ils essayent de jouer les plus perfides c’est perdu d’avance, j’aurai toujours de quoi utiliser la carte de la violation de vie privée. Je l’ai soigneusement gardée, inutile de l’évoquer devant ces débutants. Cependant j’ai pris un risque : celui de perdre la confiance de ma cliente. Effectivement en l’incitant à s’excuser ça revenait un peu à la ridiculiser. Cela faisait partie de ma tactique. Pas de la faire passer pour une bourde, mais bien de ne pas aborder le sujet le plus fâcheux…

J’ai un coup d’avance sur eux, et ce coup là leur serait fatal. Ils acceptent donc la douce défaite pour ne pas avoir à déclencher un procès bien plus sérieux et onéreux.

Après quelques obligations administratives – signatures et validation – il est temps de quitter la table. Je me lève et serre poliment la main du juriste et du paparazzi sans oublier la personne présente pour prendre en note tout ce qui a été dit. J’invite miss Peterson à me suivre un peu plus loin dans le couloir pour lui toucher deux mots :

« Vous avez été parfaite. Les plaintes n’iront pas plus loin et ce cher monsieur Tillman se sait dans une bien mauvaise posture, il ne devrait pas reprendre ses activités intrusives avant un moment. »

Le moindre faux pas pourrait lui être fatal, surtout si je m’occupe d’être à nouveau l’avocat auquel il se confronte. Ce premier dossier ne lui apporte rien, au contraire. Il fut bien bête de porter plainte alors qu’il était en faute ! Il a lui-même ouvert un dossier à son nom, se mettant dans une situation délicate.

Satisfait et pas peu fier, je continue :

« Ma secrétaire vous enverra les honoraires par courrier, ils ne reviendront pas à la charge. J’en suis certain. »

Beaucoup d’assurance, de prétention. Ma propre attitude me fait sourire. Je n’ai pas tant de mérite que ça, des idiots de la sorte sont capables de se condamner sans l’aide de personne ! J’aurai aussi bien pu les laisser parler, ils auraient compris avoir choisi la plus mauvaise méthode.
Décidément, certains ne sont pas fait pour pratiquer la loi.

Bien conscient d’avoir réussi avec brio, je ne fais pas attention aux réactions de ma cliente. Dans l’idée, elle devrait être soulagée. Non ? Je pose enfin mon regard sur son joli minois et constate sans mal un brin d’agacement.
Quoi encore ? Ces photographes sont d’éternels insatisfaits !

« …Quelque chose ne va pas mademoiselle ? »


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Mar 2 Déc - 23:23

Les papiers furent signés. Plus personne ne reviendrait à la charge avec cette histoire. Tant mieux. Gabrielle avait trouvé que c'était une assez grosse perte de temps, surtout pour au final, se faire ridiculiser d'une certaine manière. À ses yeux, ça lui était apparu comme ça. Et si Tillman se mettait à en parler autour de lui ? Toutes ses années à se dévouer contre les paparazzis seraient détruites en un instant. Elle ne savait pas trop à quoi August avait pensé, mais il demandait sûrement trop cher pour ça.  Elle ne voulait pas gagner et perdre en même temps. Il était sûre d'avec comment il l'avait décrit elle ne pouvait qu'être parfaite. Il l'avait refaite à son image probablement. Image qu'elle n'aimait pas du tout. Elle savait très bien qu'elle était loin d'être la perfection incarnée, mais elle préférait être elle que ce qu'August avait fait d'elle. Elle exagérait peut-être, elle se doutait que c'était pour que l'affaire n'aille pas plus loin, mais elle n'avait pas les idées totalement claires en ce moment. Elle pensait sérieusement à ne pas le payer, peu lui importait si les honoraires lui étaient envoyés par la secrétaire ou par le curé voisin. Puis, par sa secrétaire ? C'était trop compliqué pour lui d'envoyer une lettre ?

Elle était restée silencieuse depuis la signature, restant dans ses pensées, espérant réussir à se calmer. Ce qui ne fonctionnait pas du tout. Elle espérait surtout sortir rapidement et ne plus jamais croiser son futur ex avocat. Ce dernier remarqua qu'elle n'était pas bien. Si quelque chose n'allait pas ? Oh bah. Tout allait bien. Il faisait beau, le soleil brillait, les oiseaux sifflaient, les papillons papillonnaient... et elle était jalouse d'un paparazzi ! Comment ça pourrait aller bien au juste ? Elle ? Jalouse ? Il avait pris quoi au juste avant de dire ça ? « Jalouse ? » fut tout ce qu'elle parvint à dire. Parce qu'elle était trop fâchée pour réussir à faire des phrases cohérentes. Son ton le montrait bien. En un seul mot, elle avait réussi à faire passer toute la hargne qu'elle ressentait. Elle ne rigolait pas, elle prenait ça très au sérieux. Elle ne voyait pas du tout comment il avait pu faire cette tirade avec ce qu'elle lui avait dit. C'en était complètement à l'opposé. Elle avait bien peur qu'avec comment Tillman la trouvait et le fait qu'il venait de perdre, il en profite pour se remonter en disant ça. Après tout, s'il avait réussi à découvrir qui elle était, il devait avoir un certain cercle. Ça ne devrait pas prendre de temps avant qu'il en fasse le tour et qu'il fasse connaître la nouvelle de sa ''jalousie''.

Elle s'était arrêtée de marcher, croisant les bras, et tout en foudroyant August du regard. Elle ne comptait pas aller voir la secrétaire ni encore moins partir avant d'avoir des explications. Et elle ne voulait pas de ''c'était pour gagner''. Il allait devoir trouver autre chose. Elle voulait bien des excuses aussi. Elle voulait aussi se calmer afin de réussir à enligner quelques mots afin de mieux expliquer ce qu'elle ressentait.
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Lun 19 Jan - 22:35

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« Miss Peterson ? »

Ok, je vois qu’il y a un problème. Elle tire la tronche de celle qui a été dupée et honnêtement, je ne vois pas en quoi. A moins qu’elle n’ait pas compris ma tactique et, du coup, sa fierté en a pris un coup. Croit-elle avoir perdu ? Ne comprend-elle pas qu’une autre voie aurait été dangereuse ?
Je fronce les sourcils, m’appuie contre le mur le plus proche en croisant les bras pour mettre un regard impatient dans le sien.
Pas d’autres solutions : on doit régler ce différend ici, son attitude est explicite.

« Laissez-moi vous rappeler que vous vous en sortez indemne. Que la seule conséquence de votre comportement impulsif et puéril sera les frais que vous me devez. »

Je commence un peu fort et, inutile d’attendre, je sais déjà qu’elle va exploser. Ma foi, ce sera peut être une bonne chose car si elle reste ainsi c’est moi qui vais perdre pied ! Ce regard cuisant qu’elle pose sur moi m’emmerde. J’ai gagné, bordel. J’ai brillé en fait. Elle n’a rien à me reprocher, j’aurai aimé un peu plus de reconnaissance.

Et puis elle est si mignonne quand elle sourit, c’est bien dommage de faire cette tête.

« Vous étiez en tort dans cette affaire, Gabrielle. Si j’avais laissé l’occasion à l’autre avocat de passer à l’offensive, vous seriez empêtrée dans un procès à l’heure qu’il est. Quelle que soit l’affront que représente le métier de paparazzi, vous avez agressé ce type. C’est une faute condamnable sans qu’il ne soit nécessaire de prouver quoique ce soit ! Vous n’aviez pas à vous en prendre au photographe, votre acte suffit pour encourir une amende de plusieurs dizaine de milliers de dollars. »

Je baisse d’un ton et quitte mon mur pour esquisser un discret sourire. Finalement, je peux comprendre cette moue vexée. Mon orgueil démesuré souffre dès qu’il s’agit de perdre ou d’être confronté à l'humiliation.
Voilà peut être ce qui la rend si bougon ?

« …Veuillez m’excuser d’avoir été si brutal, durant la conciliation. Je n’avais pas le choix, vous étiez vraiment dans une sale position… »

Doucement j’amène ma main contre son bras pour le « cogner » avec un air complice. Si possible.

« Faisons la paix voulez-vous, nous sommes dans le même camp ! »

Et, puisque je ne perds pas une occasion, puisqu’elle est vraiment très charmante cette photographe et que je n’ai aucune envie de retrouver ma secrétaire, je tente le tout pour le tout. Même s’il n’est que 18h, les soirées longues sont parfois les meilleures, non ?

« Je vous offre un verre ? »


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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Sam 31 Jan - 18:27

Plus rien n'allait. Gabrielle n'avait jamais pensé qu'une victoire aurait pu être aussi amer. Elle trouvait qu'elle avait perdu. « Puéril ? » répéta-t-elle, incrédule ; il n'améliorait pas son cas. S'occuper de la vie privée des autres étaient puéril à présent. Enfin, dit comme ça, probablement. Ça faisait très commère. Elle n'avait rien à redire sur l'impulsif. Elle savait qu'elle l'était. C'était même un de ses plus grands défauts. Elle n'avait jamais été très douée pour contrôler cette partie d'elle. Il était vrai que la plupart du temps ça ne lui apportait pas autant de problème. Elle ne rencontrait pas tout le temps des paparazzis et c'était une première qu'il porte plainte après. La plupart du temps, ils savaient que ce qu'ils faisaient ne se faisait pas et donc il restait à l'écart par la suite. « J'l'ai pas touché ! » Agressé, agressé, agressé... depuis quand engueuler quelqu'un était un crime hein ? Elle s'était peut-être montrée menaçante, mais il devait être vraiment impressionnable pour avoir porté plainte. Elle n'avait fait que parler. Rien qu'une ou deux séance chez le psy n'aurait pas pu effacer.

Mieux ça que des milliers de dollars. Elle ne pensait pas. « Ç'aurait pas été un problème. » Elle devait bien faire quelque chose de son héritage reçu de feu sa meilleure amie ; bien qu'elle aurait préféré qu'elle ne se suicide pas. Elle n'était pas vraiment dépensière et suite au conseil de son père (bah oui, tête en l'air comme elle l'était elle écoutait parfois son adorable papa), elle avait investi ou avait laissé investir les autres, bref, une partie de son argent était entre de bonnes mains. Sans parler de son logement qu'elle ne payait pas car il lui avait été aussi légué et de son revenu de photographe ; montant variable selon le budget de la personne pour la même qualité. Elle était bien loin son arrivée à New York où elle avait dû vendre sa voiture pour pouvoir continuer d'avoir un toit sur la tête et dormir dans des chambres assez louche. Donc, elle était plus riche qu'elle ne l'avait jamais été. Son enfance dans un appartement à ne pas toujours avoir tout ce qu'elle voulait était bien loin aussi.

Des excuses n'allaient pas régler le tout. Elle recula lorsqu'il tendit sa main. Dans le même camp ? « C'est simple pour vous. » commença-t-elle à expliquer le pourquoi du comment elle était fâchée, car il ne semblait toujours pas comprendre. « Qu'est-ce qui va m'arriver s'il décide de colporter partout que je suis jalouse de lui ? Que j'ose pas faire pareil ? Que tout ce que je défends depuis tout le temps... c'est de l'hypocrisie ? » Une réputation ça se défaisait beaucoup plus facilement que ça se faisait. « Vous, vous avez juste à... encaisser votre chèque. J'ai gagné. Le reste, ce que vous avez dit... peu importe. Vous n'allez pas avoir à vivre avec les conséquences. » Et il osait l'inviter à prendre un verre ? Il n'avait pas compris quoi dans ce qu'elle avait dit ? Si c'était pour essayer de la calmer, ça ne fonctionna pas du tout. « Si je peux le renverser sur votre tête. Encore et encore. » Quand on la cherchait, on la trouvait. Elle ne se connaissait pas aussi déchaînée.
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Dim 8 Fév - 13:56

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Hum, j’ai peut être négligé un point qui ne devait pas l’être. Du moins, pas de manière si désinvolte, je vois que mon attitude a exaspéré une si charmante demoiselle. Navré, je me contente de la laisser s'exprimer sans un geste, sans un mot. Je pense qu’il est plus judicieux d’écouter Gabrielle sans l’interrompre afin que toute sa rancœur soit vidée. Si je me permets d’engager un débat aucun doute qu’elle ne me laissera pas m’en tirer ;
Même si, nous le savons, j’aurai les meilleurs arguments, je serai obligé de la laisser gagner pour ne pas froisser ce qu’il reste de sa fierté.

« Si je peux le renverser sur votre tête. Encore et encore. »

Hum.
A cette réplique qui se veut piquante, j’acquiesce, comme si j’acceptais l’éventualité qu’elle m’humilie de la sorte. Dans un lieu public. A-t-elle terminé ? Je fais un pas vers elle, ne craignant nullement le faux poison qu’elle pourrait encore cracher.
La demoiselle Peterson est intelligente. Elle a raison de souligner qu’une telle affaire pourrait s’ébruiter et, par conséquent, causer du tort à sa carrière, néanmoins :

« J’ai réglé cette affaire dans les plus brefs délais. C’est la meilleure façon d’avorter toute stupide rumeur, je doute que quiconque apporte de l’importance à cette affaire. Les photographes de qualité dont vous faites partie ne vont-ils pas plutôt louer votre action contre un paparazzi que s'intéresser aux les arguments que j’ai évoqués ? »

Je m’en veux certes un peu. Non pas que je craigne que la réputation de ma cliente soit entachée, mais je regrette amèrement d’avoir perdu son estime. J’aurai du être plus prudent, prendre des pinces.
Une carrière ne peut être bafouée, je comprends ça, ce serait inacceptable. Ceci dit, ce n’est pas cette médiocre conciliation qui va abimer quoique ce soit ! Pourvu qu’elle le comprenne.

« Tout le monde sait que les tours et détours que j’utilise pour aider mes clients sont rarement à prendre au premier degré. Gabrielle, les seuls qui pourraient décider de vous en vouloir sont les paparazzis de l’espèce de ce Tillman. »

Peut-elle saisir cette nuance ? Se rassurer quand à ce qu’on va tirer de notre petite entrevue ? Cette affaire ne s’ébruitera nullement et si cela arrive, ce ne sera jamais à l’encontre de ma cliente.
Vous doutez que je puisse tout prévoir ? Figurez-vous que je n’en suis pas à mon coup d’essai. Le premier qui pointerait du doigt Peterson pour l’accuser d’idolâtrer un crétin comme Tillman serait aussitôt renié par toute une profession tant l’affront parait improbable. Et c’est l’action même de Gabrielle qui défait mon argument : elle a délibérément bondit sur ce type parce qu’elle déteste ce qu’il incarne.
Non, aucune crainte pour elle, sa carrière, sa clientèle ou son talent.

« Je vous assure que Tillman ne « colportera » rien du tout. Il n’est quand même pas si stupide… »

Ce serait se tirer une balle dans le pied. Bien qu’il en soit capable, son avocat saura lui conseiller de la fermer et probablement de prendre un peu de congé avant de refaire des photos de célébrités.

Je passe une main contre ma nuque en haussant les épaules.

« Bien, visiblement un verre ne vous tente toujours pas ? Sinon, je connais bien un bar sympathique, ça permettrait de conclure tout ça de manière plus, amicale. Hum ? »


©️ OMEGA
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MessageSujet: Re: Just, trust me. [Pv : Gabrielle]   Ven 20 Fév - 4:48

Lockart la laissa vider son sac complètement sans piper un seul mot. Gabrielle ne savait pas trop si elle devait s'en réjouir ou non. Elle n'avait pas vraiment l'impression d'être écoutée parce qu'il ne réagissait pas. Ce serait assez frustrant de parler dans le vide. Il finit par bouger la tête : il acceptait de recevoir des verres sur sa tête ? C'était surprenant. S'il le souhaitait, elle pourrait toujours le faire. Peut-être qu'il en avait toujours rêvé ou qu'il aimait ça. Il fit ensuite un pas vers elle et elle croisa les bras en une veine tentative de protection. C'était simplement pour lui montrer qu'elle ne voulait pas qu'il approche plus qu'il ne l'était déjà. À moins de vouloir recevoir autre chose sur la tête. Il ne tarda pas à se mettre à parler. Il disait que les vrais photographes n'allaient pas prendre ça au sérieux. Ouais. Ils allaient peut-être le prendre au sérieux afin de prendre sa clientèle ou une partie ; elle n'avait pas que des riches. Ses prix diminuant ou baissant selon le demandeur. Elle haussa ensuite les épaules. Elle ne connaissait en rien la réputation de son avocat. Elle ne savait pas trop si les autres le connaissait. Elle ne s'intéressait pas vraiment au droit à part quand elle en avait de besoin. Rarement, c'était déjà au moins ça.

N'empêche, avec tout ce qu'il avait dit, sa colère avait commencé à diminuer. Elle était apparue pendant qu'il la défendait et elle l'avait laissé mijoté pendant qu'il terminait. Il avait bien fallu qu'elle explose à un moment ou à un autre. Ce qu'elle avait fait, dès qu'ils avaient été seuls. Elle n'avait pas du tout pensé. Elle avait trouvé ça complètement injuste de la part d'August ce qu'il avait dit pour la défendre, qui allait contre tout ce qu'elle pensait vraiment. Elle aurait préféré payer que d'entendre ça. Naturellement, il était trop tard pour. Comme le véritable objet de sa colère n'était plus là, elle s'en était donc pris à son avocat qui aurait dû l'avertir de sa défense. Là, elle avait été complètement prise par surprise et avait éclaté. Sans réfléchir. Ça ne la changeait pas vraiment de d'habitude. Elle avait seulement pris un ton plus éclaté que les autres fois. Pauvre avocat.

Qui s'en remettait assez bien vu son insistance à l'inviter, encore une fois. Elle rit légèrement, secouant la tête. Certains ne savaient pas abandonner. « Je pense que j'ai besoin d'un bain. » Être seule. Être loin de lui tout du moins. « Je vais penser... et voir si je vous en veux encore ou pas. » De dix elle était tombée à cinq, mais ça pouvait encore fluctuer vers le haut. Elle ne savait pas trop comment, peut-être avec une phrase qu'il pourrait dire de trop. Autant ne pas tenter le diable. « Bonne fin de journée... » dit-elle, souriant timidement, pas très sûre de ce qu'elle devait vraiment dire. Elle devrait peut-être le remercier, mais elle ne se sentait pas très reconnaissante. Elle voulait éviter de trop se remettre à parler au cas où sa langue décide de jouer des tours et qu'elle se remettre à engueuler l'avocat. Elle allait peut-être s'en acheter et en couper, question de maltraiter un avocat légalement.
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Just, trust me. [Pv : Gabrielle]

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