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 Loneliness in tears. ▬ Igor D. Zolnerowyk

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MessageSujet: Loneliness in tears. ▬ Igor D. Zolnerowyk    Jeu 11 Sep - 2:05

AUTUMN & IGOR




La lueur du soleil à tenter de pénétrer entre ces murs. Autumn n’a fait que tourner le dos pour ne pas y avoir à faire, les yeux trop fragiles, trop humides pour pouvoir endurer une quelconque luminosité. Elle n’a perçu cela pour la dernière fois que lorsqu’elle avait voulu le rejoindre, celui dont elle s’était éprise ; par erreur encore une fois. Le voilà parti, sans un mot, lui laissant la surprise de découvrir l’appartement vidé de tout mais surtout de lui. Elle ne sait plus vraiment comment elle est parvenue à rentrer chez Stacey ce soir-là, l’important c’est qu’elle y soit arrivé : sans la moindre égratignure, sans la moindre tentative désespérée malgré toutes les occasions qu’elle aurait pu avoir sur le trajet du retour. Sa raison a du s’éteindre, sa stupidité également ; son humanité toute entière probablement. Parce qu’elle est de nouveau couchée sous ses draps, durant des heures et des heures à ne plus savoir s’il fait nuit ou s’il fait jour. Ça ne lui importe peu. Elle tombe de fatigue parfois et se réveille pour attendre ne serait-ce qu’un coup de fil, qu’une lettre ; qu’un mot quant à la décision qu’il avait pris sans elle. Abandonnée, une nouvelle fois, à son sort ; laissée dans une obscurité à laquelle elle avait cru échapper. Toutes les histoires ont une fin, Autumn ne fait que les subir. Elle n’a pas le temps de profiter des instants qu’on lui offre qu’on les lui reprend déjà, arrachant cette joie de ses propres bras, déchirant son cœur jusqu’à ce qu’elle n’est plus cette sensation d’être. Comment peut-elle être encore là après tant de souffrances, tant de maux ? C’est une question à laquelle elle ne peut répondre, à laquelle elle ne veut répondre ; surtout.

Des journées se sont écoulées, Stacey – allant et venant dans l’appartement – avait fini par s’y habituer. Ce n’était pas la première fois qu’Autumn se retrouvait dans cet état. Elle avait un don hors du commun pour user d’hyperbole dès lors que quelque chose lui arrivait. Elle aurait préféré devoir en jouer cette fois-ci mais la disparition soudaine d’Alexandro l’affectait réellement. Ce nom, ce foutu prénom résonne dans sa tête après qu’elle y ait songé. Quelques larmes s’invitent sur ses joues tandis que l’écran de son téléphone s’allume une énième fois dans les ténèbres de sa chambre. « Tu devrais sortir. » Elle balance l’objet quelque part dans la pièce, dieu seul sait où. Mais elle n’en reste pas là, se prend du courage pour enfin se lever et gagner la salle de bain. S’ils souhaitent qu’elle sorte, elle allait le faire. Une petite heure d’écoulée, un mot laissé sur la table à l’intention de sa colocataire et voilà qu’elle quittait l’immeuble ; l’air absente, perdue mais déterminée à aller elle ne savait même pas où. Autumn ne comptait plus que sur ses sens pour la guider, l’amener vers un lieu animé au sein duquel elle pourrait disparaitre silencieusement, tranquillement. Sa cascade rousse flottant dans son dos, son petit corps vulnérable tapis sous un jean et une veste en cuir trop grande pour elle ; elle n’attire pas forcément l’œil mais parvient à en accrocher quelques-uns ; malgré elle.

Finalement, c’est une entrée baignée de fumer qui attire son regard, des conversations, des cris à ne plus en finir derrière une porte bien dissimulée. De la stupidité, de la bêtise. Voilà ce qui caractérise la jeune femme lorsqu’elle décide de s’en approcher pour finalement s’y aventurer ; toute seule. La mauvaise idée. Des néons s’accrochant à une dernière parcelle de vie, un parfum salé se rependant au travers toute la salle malgré l’immensité de cette dernière. Autumn sait que sa place n’est pas ici mais elle est aimanté par le danger, toujours à courir pour tenter de le toucher au moins du bout des doigts. Elle se souvient être déjà venue mais pas vraiment dans un état convenable, et il se pourrait que ce soit pire ce soir car déjà, elle s’empare d’une bouteille laissée là. Sans se soucier de ce que ce peut-être, de ce qui pourrait bien se trouver dedans. Elle se laisse tomber dans un coin, s’enchaine tout ce qu’elle trouve sans user de sa conscience, du peu de raison qu’il lui reste pour s’attribuer des limites. Autumn tente seulement d’oublier, de faire abstraction de la triste réalité des choses : quoi qu’il puisse se passer dans sa vie, elle serait seule et elle ne pourrait rien faire contre cela. Avoir essayé d’y remédier avait déjà été une erreur de sa part. Et quand bien même l’espoir lui avait permis de s’en sortir jusqu’alors, plus une seule étincelle de cela ne subsistait en son for intérieur. Ce n’est qu’un petit temps plus tard, après avoir pris le risque de boire vite et sans se ménager – en proie à une fatigue certaine – que la jeune femme en ressent les conséquences. Le monde autour d’elle tangue et danse au rythme des battements de son petit cœur. Elle sent qu’on la touche et qu’on la prive de sa veste, qu’on veut la porter pour dieu sait quoi mais elle n’est pas capable d’en placer une, de se débattre qu’on ces bras qu’elle ne connait pas, trop occupée à tenter de remettre ses idées en place.


Dernière édition par Autumn C. Johnson le Jeu 19 Fév - 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loneliness in tears. ▬ Igor D. Zolnerowyk    Ven 31 Oct - 5:09

Il y avait foule le soir, de quoi remplir suffisamment les caisses et contenter tout ce joli monde, le gérant en premier. Et quelque part, Igor l’était, contenté. Sauf que son attention n’était pas portée sur ce qui se passait dans cette salle chargée de testostérone, de cris et de coups. Si son regard était fixé sur le ring et sur les deux adversaires qui combattaient présentement, son esprit virevoltait à mille lieux, tentant vainement de mettre en ordre les dizaines de pensées qui s’entrechoquaient entre elles. Car le problème de taille qui le maintenait éveillé la nuit n’avait pas disparu, loin de là. Une taupe s’était glissée dans ses petites affaires, une taupe qu’il n’avait pas encore identifiée et ça commençait à avoir raison du peu de patience qu’il lui restait. Depuis une semaine il était à cran, restait sur ses gardes et avait mis en attente bon nombre de projets pour ne pas éveiller encore plus les soupçons des poulets. Igor ne faisait plus confiance à personne et pire que ça, il sentait la paranoïa grandir en lui, à tel point que le jeune homme ne confiait plus rien d’important à ses hommes exceptés les deux plus fidèles qui auraient tout à perdre à le trahir. La liste de ses suspects avaient été réduite à deux hommes, aux antipodes l’un de l’autre mais dont l’histoire ne collait pas, et il avait pleinement conscience que s’il ne parvenait pas à identifier clairement qui était le cafard qui venait chier sur son terrain de jeu, il lui faudrait éliminer les deux. Le Russe ne risquait pas de l’oublier. Outre sa propre conscience, une certaine brune plantureuse aurait eu tôt fait de le lui rappeler.
Le grand blond ne craignait pas la prison, il survivrait à une incarcération. Il ne baissait pas son froc devant les forces de l’ordre de cette ville corrompue non plus, ce n’était pas ça. Il craignait bêtement de perdre tout ce à quoi il tenait, tout ce pour quoi il avait fait des sacrifices. Il ne pouvait pas avoir fait ça pour rien, il ne l’acceptait pas, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Stan avait peut-être légué tout ça à son ex-femme mais elle l’avait placé là où il était actuellement, pour que rien ne change, pour que cet endroit conserve l’esprit dans lequel il avait été créé. Et Igor avait au moins la certitude qu’il ne laisserait pas une bande de connards en uniforme lui enlever ça.
Non, décidément, ce soir, il ne servait à rien sinon à faire acte de présence. Tout ce que le jeune homme souhaitait était rentrer chez lui, s’enivrer avec un alcool quelconque et rejoindre Morphée pour oublier ne serait-ce que quelques heures tous les ennuis qui lui tombaient sur le coin de la gueule.

C’est pourquoi après avoir donné ses directives à son second il se redressa dans l’optique de prendre la poudre d’escampette. Personne ne remarquerait son absence vu le nombre de participants de toute façon alors à quoi bon. Prenant sa veste et l’enfilant rapidement il tenta difficilement de se frayer un chemin au milieu de la foule compacte et dû jouer du coude pour parvenir à se sortir de cette fourmilière humaine. Ce n’est qu’à cet instant qu’il distingua une chevelure qui n’avait rien à faire ici. Plus qu’une cascade de cheveux roux, c’est la silhouette toute entière qui faisait tâche dans le décor. Le Russe s’arrêta, regardant un homme d’âge moyen la soutenir par la taille pour ne pas qu’elle s’effondre et prendre la direction de la sortie. Le doute s’installant il leur barra la route à un mètre à peine de la porte qui donnait sur une ruelle, le visage fermé et le regard dur.

« C’est ta copine? Demanda-t-il à l’homme qui lui faisait face et qui semblait contrarié d’être pris au dépourvu de la sorte.
- Ouais elle a un peu trop forcé sur la bouteille je vais la ramener chez elle, répondit ce dernier sur un ton peu sûr de lui.
- Oh! Je vois….Il avança d’un pas, dépassant le type d’une bonne tête. Donc si je prends son portefeuille tu seras en mesure de me donner son identité et son âge je suppose? Un silence pesant s’installa entre eux alors que son vis-à-vis perdait peu à peu contenance. Igor trancha dans le vif. Tu as cinq secondes pour dégager avant que je ne te force à monter sur ce ring pour te défoncer la gueule. »

Il n’en lui en fallut qu’une seule pour disparaître alors que le gérant du club prenait la relève pour soutenir la rouquine et la porter jusqu’à une chaise, un peu à l’écart de la foule. Levant les yeux au ciel, il lui tapota doucement la joue pour lui faire reprendre pied avec la réalité, jusqu’à ce que ses iris claires rencontrent les siennes.

« Je ne sais pas ce que tu cherches ce soir, Red Hair, mais ce n’est pas ici que tu le trouveras… »

Soupirant parce que las de devoir gérer un nouveau problème ce soir, il finit tout de même par retirer sa veste pour la coller sur les épaules de la demoiselle.

« Si tu prends appui sur moi tu te sens de marcher jusqu‘à la sortie? J’crois qu’un bol d’air frais te ferait pas de mal. »


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MessageSujet: Re: Loneliness in tears. ▬ Igor D. Zolnerowyk    Jeu 19 Fév - 16:40

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Aussi, la jeune femme prend peur, littéralement. Elle ne sait déjà plus comment elle est arrivée ici, pourquoi elle est entrée en ces lieux. Et ça l’inquiète, ça l’attriste aussi. Beaucoup. Plus qu’elle ne l’aurait pensé. Parce que c’est sa décente aux Enfers dû à Alexandro qui l’a mené jusqu’ici. Et elle se surprend même à lui en vouloir, à rejeter la faute sur ce fantôme qui l’a quitté depuis un petit moment déjà. Parce qu’elle refuse d’endosser ses responsabilités, parce qu’elle refuse de voir la vérité en face ; c’est de sa faute, c’est sa stupidité qui l’a mené jusqu’en ces lieux. Et c’est aussi de son fait si on l’approche en cet instant, si on profite de son état lamentable pour peut-être prévoir de la faire disparaitre, prévoir de laisser quelques morceaux de sa personne à droite ou à gauche histoire de jouer avec les autorités. Elle n’aura été qu’une simple victime, que l’idiote n’ayant pas réfléchie en se trainant dans ce genre d’endroit. Tant pis, elle ne se débat plus, Autumn refuse de lutter en sachant que ça ne servira à rien. Alors ses perles claires se cachent derrière ses paupières, elle fuit le peu de luminosité qui parvenait à brûler ses pupilles, à lui faire tourner la tête aussi violemment que l’alcool ingurgité un peu plus tôt. Pourtant, il faudrait qu’elle se reprenne doucement en mains, il faudrait qu’elle se relève, qu’elle combatte cette perdition qui la caractérise si bien depuis qu’elle se laisse sombrer dans les eaux troubles de sa personne. Il n’y a plus que sa mémoire, que les souvenirs qu’elle garde de ses amours pour se raccrocher, pour survivre. Non, elle ne le peut pas. Elle est trop faible, elle s’en est persuadée et c’est probablement l’une des raisons qui l’a poussée dans ce nid infâme, dans cet antre qu’elle veut désormais quitter. Autumn veut que ça se termine, elle veut que tout cela ne soit qu’une fin rapide, efficace, silencieuse. Elle n’a plus que cela comme espoir, que cette idée en tête alors qu’on persiste à vouloir s’emparer de son corps, de cet amas de chair et de sang qui ne parvient plus vraiment à rester debout seul. Ça lui arracherait presque un sourire à la manière dont elle se sait pathétique, ayant encore un peu de lucidité pour s’en rendre intérieurement compte.

Et alors qu’elle s’imagine déjà dehors, sous les horreurs qu’on lui réserve très certainement, Autumn parvient à distinguer une nouvelle voix. Dur, sûre d’elle, presque réconfortante aux mots qu’elle peine tout de même à distinguer. Mais elle ne se sent pas encore le courage de pleinement revenir de sa torpeur, de son absence momentanée ; moralement parlant. Parce qu’au niveau physique, on la retient encore, on l’empêche de s’effondrer à même le sol. Et pour cause, toutes les bouteilles qu’elle s’est enfilée, toute cette fatigue qu’elle a laissé s’accumuler sans trop s’en soucier. Si Stacey la voyait, elle lui en aurait très certainement retourné une à la manière dont elle pouvait jouer les téméraires. Ce à quoi elle songe déjà pour quand elle retrouvera son petit chez-elle, cet appartement qu’elle n’aurait en aucun cas dû quitter. Elle soupire, difficilement, essaie de tenir sur ses jambes alors qu’on la laisse quelques secondes planées. Elle n’a pas écouté, elle n’est pas parvenue à suivre la conversation qui se déroulait devant elle bien qu’elle ait gardé les yeux fermés ; encore un peu absente. Ce sont des autres épaules qui s’imposent à elle, une toute autre musculature qui vient la soutenir avec – semblerait-il – bien plus de facilité. Aussi, elle s’y repose, le temps qu’on ne vienne l’asseoir sur une chaise bien moins confortable que les épaules de l’homme à en présumer les mains qui tapotent ses jours ; délicatement. Elle hésite, ne sait pas trop ce qu’elle doit faire désormais mais elle réussit à ouvrir les yeux, à poser ses grands yeux bleus sur le blond qui s’impose à sa première vue. « Je ne sais pas ce que tu cherches ce soir, Red Hair, mais ce n’est pas ici que tu le trouveras… » La rouquine le contemple, elle attarde ses prunelles fatiguées sur sa silhouette qui ne lui dit rien, qu’elle n’a jamais croisée auparavant. Elle détourne alors le regard, essaie de se concentrer sur autre chose mais il revient à la charge, laisse sa veste glisser contre les épaules féminines. Autumn ne dit rien, se contente seulement de le toiser, de froncer les sourcils pour savoir ce que lui désire maintenant ; pas trop convaincue de l’idée qu’il cherchait seulement à la sauver des griffes de l’autre homme un peu plus tôt. Ivre ne voulait pas dire moins idiote, au contraire. « Si tu prends appui sur moi tu te sens de marcher jusqu‘à la sortie? J’crois qu’un bol d’air frais ne te ferait pas de mal. » Et c’est instinctivement qu’elle accepte, qu’elle acquiesce alors que son bras vient se passer autour des épaules masculines, s’y accrochant autant que possible.

Le vent frais vient frapper immédiatement son visage fatigué, ses traits plus vides que jamais alors qu’elle se réveille doucement ; n’ayant plus vraiment le choix aux frissons que ça lui procure. Ses deux perles azures commencent à s’habituer à l’espace qui l’entoure, lui laissant la vue un peu moins trouble qu’au départ. Elle se sent mieux, elle commence à retrouver ses esprits bien que s’en remettre totalement mettra surement du temps ; une nuit entière. Tant pis, elle loupera ses cours demain pour rattraper ses conneries. Ce ne sera pas une première, bien au contraire. Autumn se retrouve finalement à patauger dans ses pensées, dans cet océan de songes qu’elle se doit de quitter, qu’elle doit laisser derrière elle pour en revenir à ses responsabilités, à la réalité des choses qui continue son cours malgré sa perte récente de lucidité. Il lui faut tout de même quelques minutes pour parvenir à se souvenir de comment parler, de ce qu’il serait judicieux de faire alors qu’elle demeure accrochée à l’homme l’ayant sorti des griffes de l’une de ces nombreuses personnifications de la perversité. Ce qu’elle prend enfin en compte, ce dont elle se souvient bien que très vaguement. Aussi, l’azur de ses prunelles se braque instinctivement sur l’homme qui la maintient, qui l’a mené jusqu’au dehors de cet endroit qu’elle ne connait pas d’ailleurs ; désormais appuyée contre un mur mais la main toujours posée sur l’un des bras du jeune homme. Une manière de s’assurer qu’il ne va pas partir, la laisser là comme une idiote après l’avoir en quelques sortes sauvée d’une potentielle mort, si ce n’est pas pire. Oui, elle considère que le reste l’aurait été face à un long sommeil dont elle n’aurait pu revenir. Finalement, la rousse tente un sourire ; quelque chose de triste mais de sincère. Elle s’en veut, au fond d’elle, ne l’admet seulement pas encore. « Merci. Pour tout à l’heure. » Souffle-t-elle difficilement, cherchant presque ses mots pour une phrase aussi simple que cette dernière. Mais elle se devait de lui dire, de lui faire comprendre qu’elle était reconnaissante bien qu’elle ne se souvienne déjà plus des mots qu’elle avait pu entendre de sa part. C’était l’attention qui comptait, de toute manière. Et elle se doute qu’il ne s’attend pas à des miracles au vu de son état, elle le devine aisément à l’air las qu’il aborde, qu’il porte sur ses traits sans s’en cacher. Elle le comprend, ne lui en veut pas. Autumn reste un fardeau quand elle en vient à se comporter de la sorte, une véritable enfant qu’on ne peut pas encore raisonner. « J’aurais dû faire un peu plus attention. » Chuchote-t-elle, plus à elle-même qu’à l’homme qui se tient encore à ses côtés, le regard dur et lassé faisant rougir les joues de la jeune femme. Bien-sûr qu’elle a l’air ridicule à ses côtés, n’importe qui le serait.
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MessageSujet: Re: Loneliness in tears. ▬ Igor D. Zolnerowyk    Mer 25 Fév - 21:35

    Comment diable cet oiseau frêle avait atterri chez lui? C’était la question que continuait de se poser le jeune homme alors que la rouquine passait un bras autour de ses épaules et qu’il la soutenait d’un bras autour de sa taille. Lentement, pour ne pas la brusquer ou lui donner le tournis - la dernière chose qu’il souhaitait était de nettoyer derrière elle - il la conduisit à l’extérieur du club, dans la ruelle sombre et étroite qui jouxtait les lieux. En d’autres circonstances l’endroit aurait pu sembler angoissant et la situation dangereuse, mais il doutait que la demoiselle soit réellement en état de se préoccuper de ce genre de détails. Igor n’était pas certain, à vrai dire, qu’elle soit vraiment consciente de ce qui l’entourait et de ce à quoi elle avait hypothétiquement échappé s’il n’était pas intervenu. Car le gérant n’avait aucun doute sur les intentions de l’homme qui avait tenté de s’éclipser avec elle loin des regards indiscrets. Son visage, à présent, était imprégné dans son esprit et ce dernier comptait bien s’assurer qu’il ne remettrait plus les pieds ici, en tout cas pas sans passer par la case du ring, si possible contre sa propre personne. Le fight Club avait beau être un espace où les règles dites normales de la société ne s’appliquaient pas, où la liberté primait sur le reste, et où l’on pouvait extérioriser certains de ses démons d’une façon qu’il jugeait lui-même saine, il n’en restait pas moins le chef et le russe, loin d’être un homme bien, possédait quelques valeurs morales qu’il ne valait mieux pas bafouer. Tenter de profiter d’une femme dans un état second en était une. Certes, Igor n’avait jamais été un gentleman envers la gente féminine. Les petites attentions du quotidien, les beaux discours plein de poésie ou les roses rouges offertes sans raison particulière, il ne connaissait pas. Il était dur, souvent distant, indépendant et appréciait son espace vital. D’un autre côté, il n’était pas du genre menteur. S’il avait quelque chose à dire il ne se gênait pas et les rares fois où il s’était impliqué dans une relation suivie avec une femme, il ne l’avait pas trahie pour une autre en espérant obtenir le beurre et l’argent du beurre.

    Il n’empêche qu’au milieu de tout ça, entre le salaud fini et le parfait petit ami, le trentenaire n’avait pas non plus l’âme du bon samaritain. Surtout pas en ce moment, et surtout pas ce soir, il avait trop à gérer pour ça. Oui, il se serait bien passé d’aider cette fille mais non, il ne pouvait pas décemment la laisser croupir dans cette ruelle en rentrant bien gentiment retrouver ses potes. Elle restait une parfaite inconnue et dans une certaine mesure il se moquait pas mal de ce qui pouvait lui arriver. Dans une certaine mesure…car elle avait franchi les portes de son antre et il était en partie responsable d’elle maintenant. Au moins jusqu’à ce que les cloches d’une quelconque église merdique sonne la prochaine heure.
    On pouvait dire qu’il cumulait les emmerdes ces derniers temps, et de tous les endroits encore ouverts dans la grosse pomme, de tous les bars ou night clubs aux néons étincelants qui attiraient les regards, il avait fallut que cette fille se retrouve ici, dans son club à lui, qui ne possédait ni devanture, ni néons fluo, ni même de flèche pour indiquer une quelconque entrée. Y’a pas à dire, au grand loterie de la vie, il avait franchement tiré le mauvais numéro!

    Bien que las de la situation et fatigué par tout ce qu’il avait à gérer depuis quelques semaines Igor lui laissa le temps de reprendre pied à la réalité - du moins autant que son état le lui permettait - et continua de la soutenir alors qu’elle prenait appui contre un mur. Elle le remerciait, et sincèrement, il n’en avait rien à foutre. Il n’attendait aucun remerciement, aucune gratitude, il la voulait simplement loin du Fight Club et s’assurer qu’elle n’en retrouve jamais le chemin. Était-ce trop demander qu’une soirée de répit, une toute petite et unique nuit? Il fallait le croire. Il préféra garder le silence plutôt que d’être blessant. Après tout, à part d’être perdue au mauvais endroit, la jeune femme ne lui avait rien fait et vu son état, lui faire payer pour tout ce qui lui tombait sur le coin de la gueule aurait été un brin injuste, facile, et gratuit. Il valait mieux que ça, du moins l’espérait-il.

    « Ouais, t’aurais dû! » trancha-t-il dans le vif sans pour autant être spécialement accusateur ou agressif. Le ton était resté neutre. Il était bien trop crevé pour lever le ton ou chercher la dispute, et trop jeune pour une leçon de morale. Il finit par soupirer, l’air frais lui faisant hérisser les poils maintenant que sa veste se trouvait sur les épaules de la brindille à ses côtés. Au moins elle ne s’était pas mise à chialer, c’était déjà ça de pris. « Je t’appelle un taxi? Ou un ami? » proposa le jeune homme, réfléchissant ensuite qu’il n’avait aucune envie de poireauter jusqu’à ce que l’un ou l’autre se pointe. « J’avais prévu de me casser alors, au pire, je peux te reconduire chez toi. T’es clairement pas en état de tituber jusqu’à ton appart’ » fit-il remarquer en lui jetant un regard neutre. Finalement, il commençait à ressembler à un putain de samaritain…


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