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 Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]

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MessageSujet: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Ven 2 Jan - 16:33



   
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.
Victoria Bellec. Pas Beckam, mais elle n’a rien à envier à cette dernière. Victoria est une femme autoritaire, riche, belle. Elle manie sa boite – ligne vestimentaire – d’une main de fer, sans aucun gant de velours. Pourtant, cela fonctionne à merveille. Habile, préventive, piquante. Il est aisé de la comparer à une araignée, venimeuse de préférence. Mariée quatre fois, autant de divorces, elle aime les hommes. Il est nécessaire qu’ils soient plusieurs d’abord, elle ne leur trouve que peu d’intérêt autrement. Des dizaines à sa botte, des centaines d’amants et prétendants, des employés exclusivement masculins, c’est une véritable reine dans sa ruche bourdonnante.
Icône d’une mode quasiment inaccessible, le commun des mortels ignore jusqu’à son existence car la popularité ne l’intéresse aucunement. D’ailleurs, bon nombre de marques sont en fait reliées à la prestigieuse Bellec qui s’amuse à se dissimuler derrière différents styles. Toujours de qualité.

Victoria Bellec. Magnifique créature, ensorcelante, le fantasme parfait. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de la dévorer. A vrai dire, à l’époque ou nous nous sommes rencontrés, madame était en instance de divorce. Rangez donc vos insultes, je n’ai pas rendu ce malheureux cocu. D’autres ont remplis ce rôle.
Un collègue s’occupait de son divorce, je suis simplement venu au procès pour vérifier de mes yeux la soit disant beauté qu’elle incarnait. J’ai confirmé. Validé. Dégusté. Ce qui ne devait être qu’une nuit s’est transformé en ébats réguliers, brûlants, volés. Sept mois de relation en tout. Paradoxalement je crois n’avoir rien appris d’elle, rien d’autre que son corps et ses faiblesses physiques. Ça ne m’intéressait pas, au contraire, je préférais ne la savoir qu’objet du désir, sans me préoccuper du reste.
J’aurai du ?

Trois de ses anciens époux ont disparus. Le premier très rapidement après le divorce, le second un an après, le troisième n’a pas encore été retrouvé, à vrai dire.

Victoria Bellec. A la tête de l’empire du goût, de la justesse, du prêt à porter de luxe. Intouchable et inaccessible, je suis l’un des rares amants à avoir mal protégé mes arrières. Il est en fait très facile de faire le lien entre elle et moi, quelques photos ont même circulées sur les tabloïdes de l’année 2009. Comme toujours, j’ai eu trop d’assurance, d’arrogance. Je n’ai pas considéré les conseils, me sentant, à son image, intouchable de mon côté.
Mais la police, maligne investigatrice, a tôt fait de me trouver très utile…

♣ ♣ ♣

Les cheveux encore humides de ma douche matinale, je me présente au poste, boudeur, grognon. Aucune envie de discuter avec des crétins en uniforme assez fiers d’eux pour me convoquer sans craindre mes perfidies.
Erika, cependant, est un argument qui pourrait être – certes fourbe – très efficace. Je doute néanmoins que notre « histoire » soit connue de qui que ce soit. Aussi, je suppose qu’il s’agit d’un ancien client récidiviste qui fait appel à mes services.
Mais pourquoi ce silence de la part des agents ?
Lorsque l’on me reçoit enfin, devinez qui se présente à moi :

« Erika ? Il y a un problème ? »

Peinant à masquer mon inquiétude soudaine, je l’a rejoins un peu trop familièrement avant de reprendre contenance. Elle a l’air d’aller bien, quoiqu’un peu dure. Mais la flicette est la flicette, je ne suis pas plus étonné que ça face à sa mine sérieuse et concentrée.

« Pour une fois que je me tiens tranquille…il faut quand même que les flics me convoquent ! »

Un léger sourire pour essayer de briser la glace que je crains de se voir reformer depuis la dernière fois…

« …Vous avez besoin de moi ? »
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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Sam 3 Jan - 20:52

&

Fin novembre 2015, 9h du matin - Commissariat du Queens

Le soleil ne s’était pas encore levé sur la grosse pomme ; des cris retentissaient déjà dans le poste de police du Queens.

C’est HORS de question ! »
Mais réfléchis ! C’est la seule solution qu’on ait ! »
J’en ai rien à foutre que ça soit la seule ! On n’enverra pas un civil en première ligne, point barre. »

Les deux flics se toisèrent. Tenus de coopérer pour l’enquête qu’ils avaient en cours, on ne pouvait prétendre à l’amour fou entre Erika et Mason. Ils s’affrontaient depuis l’aube sur le moindre détail de l’opération qui consisterait à faire avouer ses crimes à une veuve noire. Le hasard ou l’implacable ironie du destin avaient voulu que Lockhart, l’avocat, son avocat figure sur la liste de ses plats favoris en matière d’hommes. Que l’histoire soit ancienne et n’ait pas fait long feu indifféraient complètement la jeune femme. L’avocat était ce qu’il était, ils ne se connaissaient pas ou peu à l’époque et le débat pouvait s’arrêter là. L’idée de Mason en revanche lui hérissait les poils jusqu’à l’échine. De une parce qu’elle incluait un civil dans une histoire de meurtres maritaux, de deux parce qu’elle faisait appel à la réputation de serial baiseur de l’avocat. Elle ne démordait pas mais malheureusement Mason non plus.

J’ai demandé son avis au Capitaine.. » commença-t-il.
Super l’esprit d’équipe Mason ! » cingla la jeune femme en haussant les sourcils.

L’homme la regarda une seconde sans rien dire puis finit par hausser les épaules. Le mauvais caractère de Stojanovic et son entêtement n’étaient plus à démontrer depuis longtemps. Ils avaient beau ne pas travailler habituellement ensemble, on ne pouvait empêcher les rumeurs de circuler et Erika avait jusqu’à présent toujours honoré ce qui se disait dans son dos. Il n’était pas surpris qu’elle n’aime pas son idée. Elle était compétente, certes, mais elle était incapable de transgresser les règles qu’on lui avait apprises. Ses principes l’enchaînaient.
Il poursuivit en ignorant le regard noir de la jeune femme.

… Il est ok pour envoyer Lockhart du moment qu’il porte un micro et qu’on est à côté pour intervenir. »
Mais bien sûr qu’on va être à côté et surveiller ! Et quand elle se penchera sur lui pour le tuer, on lui tendra l’arme? J’en reviens pas que le chef approuve cette idée. C’est insensé ! .. C’est un civil !! L’un des avocats les plus réputés de New York ! Depuis quand la police se permet de passer au-dessus des règles ?! »

Il en fut ainsi jusqu’à l’arrivée du Capitaine qui trancha en faveur de Mason après avoir écouté la jeune femme tempêter pendant une dizaine de minutes. Réduite à obéir et bouillonnante de rage, Erika ne décrocha pas un mot pendant qu’on appelait la secrétaire de l’avocat pour le faire venir dans la matinée. Elle se retint de démonter son collègue pièce par pièce lorsqu’il tapa dans ses mains pour ensuite les frotter comme s’ils préparaient quelque chose d’extraordinairement fun. Elle s’appliqua ensuite à élaborer le plan le plus sérieusement du monde, mettant de côté tout le bien qu’elle pensait de cette opération. Il n’était pas question que ses sentiments interfèrent là-dedans. Lockhart devait s’en sortir vivant. Elle n’aimait pas l’idée simplement parce qu’ils allaient le placer dans un rôle qui l’amènerait à séduire une autre femme mais bien parce que cette femme était réputée dans la police pour avoir fait disparaître trois de ses ex-maris sans qu’elle ait encore pu être reliée de façon tangible à ces disparitions. La justice américaine ne fonctionnait pas encore aux présomptions de culpabilité…

Il n’était pas neuf heures lorsque l’avocat arriva au poste. Prévenue par l’accueil central de son arrivée, Erika l’attendit près des ascenseurs, tournant en rond comme un lion en cage. Elle releva la tête au moment où les portes s’ouvrirent sur sa silhouette familière.

Erika ? Il y a un problème ? »
Non. Viens, je vais t’expliquer. »

Il l’avait sans doute connue plus cordiale (ou pas d’ailleurs) mais il comprendrait une fois la situation exposée.

Pour une fois que je me tiens tranquille…il faut quand même que les flics me convoquent ! » lança-t-il en la suivant.

La remarque lui arracha un sourire qu’elle partagea avec l’avocat. Elle le fit entrer dans la salle de réunion où Mason et elle avaient travaillé une bonne partie de la nuit. Le flic salua brièvement l’avocat puis tourna son regard vers Erika.

…Vous avez besoin de moi ? » demanda Lockhart en la regardant à son tour.
Tu te souviens de Victoria Bellec ? Vous avez eu une liaison de.. (elle consulta un papier posé sur la table pour vérifier) 7 mois, il y a 2 ans. »

Analysant la réaction de l’avocat à ce moment-là, Erika songea à l’étrangeté de la situation. Ils avaient partagé bien plus qu’une simple nuit quelques jours plus tôt, cédant enfin à leur attirance mutuelle et aujourd’hui elle l’interrogeait sur l’une de ses ex, s’apprêtant à le renvoyer dans ses bras pour servir la sécurité de la ville. Elle avait connu des histoires de cœur moins ironiques. C’était sans doute le prix à payer pour tenter d’unir un avocat tombeur de dames et une flic de la Criminelle.

L’heure qui suivit, Mason et Erika se relayèrent pour expliquer le plan à Lockhart afin de lui faire comprendre le rôle qu’il aurait à jouer dans toute cette histoire. L’importance de son jeu et la prudence de ses remarques quant à ce qu’il allait devoir faire avouer à la suspecte furent maintes fois citées. Il en allait aussi de sa sécurité après tout. Comme convenu à la base, une équipe d’intervention se tiendrait dans la chambre d’hôtel jouxtant celle où l’avocat amènerait Victoria Bellec à ses plus sombres confessions. Erika et Mason le guideraient et suivraient ses faits et gestes via l’ensemble micro, oreillettes, mini-caméra dont il serait équipé avant son rendez-vous. Il allait sans dire que s’il avait le moindre souci ou le moindre doute quant à sa sécurité, il donnerait le mot-signal convenu et l’équipe interviendrait.

Une fois la situation claire et posée, les explications données, les doutes levés, Erika sonda le regard de l’avocat une seconde avant de se décider à parler.

T’es pas obligé de dire oui. C’est ton choix. »

Le regard de la jeune femme quitta celui de Lockhart pour se dresser face à celui de Mason, appuyé dans un coin de la pièce, bras croisés. Elle le détestait pour la situation dans laquelle il les mettait. Sa mâchoire se contracta en le voyant esquisser un sourire. Elle préféra se replonger dans le regard de l’avocat, y attendre sa réponse.



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 5 Jan - 11:03



 
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.
La tension qui règne dans les lieux est palpable. Rien d’étonnant à vrai dire, un commissariat n’est pas un endroit de détente à l’atmosphère légère, mais l’inquiétude que je devine dans les yeux d’Erika est différente de ce que j’ai croisé alors.
Cela vient peut être de notre nouvelle relation… Mes sentiments pour elle ont-ils le pouvoir de changer ma vision des choses ? De tout ce qui entoure nos professions respectives ? Des risques qu’elle prend chaque jour ? Des implications et des responsabilités qui nous tiennent ? Est-ce là l’explication de mon appréhension ?

Quand nous pénétrons le bureau dans lequel la belle me guide, la tension devient plus sévère. Sombre. Je n’aime pas le regard hautain que le flic pose sur moi. On me regarde rarement avec sympathie mais celui-ci ne m’inspire que des emmerdes.

Puis, avec un retardement de deux années, la sanction tombe. Victoria Bellec. J’acquiesce, sans doute un peu vite, pour confirmer. Bien entendu que je m’en souviens. J’oublie très facilement le nom de mes amantes, jusqu’à leur visage à vrai dire, mais rien de Victoria ne m’a échappé. Petit rappel : je ne savais pas grand chose d’elle, la leçon ne fut donc pas compliquée à retenir.
Belle, fatale, manipulatrice, délicieuse. Voilà à peu près tout ce que j’en sais.
Mais cette évocation me trouble. Premièrement parce qu’après deux ans, il faut que ce soir la flicette qui m’en parle. Deuxièmement parce que j’ai toujours su que cette fréquentation n’était pas une bonne idée.
Il était temps que le revers de la médaille se dévoile. Mais quel rapport avec moi ?

Il fallut environ une heure à ce duo improbable de policier pour m’expliquer de quoi il en retourne. Quelle affaire. Tenaillé d’abord par l’absurdité de la situation qui m’a fait commettre quelques traits d’humour mal acceptés, je me suis ensuite senti coupable et voici que j’appréhende énormément.
On me confit en fait une tâche bien douteuse, dangereuse, et difficile à réaliser avec succès ! Je crains non seulement de faire perdre un temps précieux aux forces de l’ordre, mais également de décevoir Erika.

Bordel, il suffirait d’échouer pour perdre le peu d’estime qu’elle a trouvé en moi l’autre soir ?
Je tente de me calmer en plongeant avec joie dans son regard maitrisé.

« …D’après ton commissaire Moulin, vous n’avez pas trente-six autres solutions. »

Le commissaire en question – qui n’est probablement pas commissaire d’ailleurs – continue de me fixer avec animosité alors que je souris à celle qui, en fait, est la seule personne qui m’intéresse.

« Je vais faire ce que je peux…Tu sais j’ai beau avoir la tête d’un mafioso, je n’ai jamais fait ça ! »

Et que personne ne compare la mission périlleuse que l’on me confie à mon travail d’avocat. Manier les mots, soit. Faire cracher la vérité à des coupables, très bien. Les menez aux aveux malgré eux, je sais m’y prendre et n’ai aucun doute sur mes compétences.
Mais jouer à ce petit jeu avec une meurtrière ? Une femme que j’ai intimement connue ? C’est un exercice que je n’ai jamais mis en pratique. Manier l’art de la parole et le don de manipulation est une chose, l’user dans le but de piéger et dans un intérêt qui n’est pas le mien…cela s’avère très complexe.

« Je dois la contacter ? Ne va-t-elle pas trouver cela suspect ? Si elle est si machiavélique que vous le dites, elle n’aura aucun mal à me démasquer ! »

Pas d’affolement… Je dois réfléchir. Erika et l’autre crétin m’aident à retrouver mon sang froid, me faisant clairement comprendre qu’il me sera vital. Nous réussissons à trouver les bons arguments. Un événement de mode est organisé en ville depuis quelques jours et l’on m’a photographié avec Erika lors du bal de la police. Si Victoria se renseigne un minimum, elle verra sans mal que le coureur de jupons que je suis est insulté d’amoureux ? De romantique ? Quelle meilleure idée pour reprendre ma place de Don Juan insatisfait que celle de contacter une dévoreuse d’hommes, ancienne amante ?
Nous misons là dessus. Soit elle avale le morceau, soit j’aviserai. Le temps presse, visiblement.

Avant de lancer les hostilités, je me permets de retirer ma flicette à ses camarades pour un rapide tête à tête.

« Ne t’en fais pas, tout ira bien. Elle ne s’en prend pas à ses amants que je sache et puis, je suis trop charmant pour qu’on me veuille du mal. »

Je lève les yeux au ciel et attrape sa main, en m’essayant au sérieux.

« Je me fiche de cette femme, d’accord ? Tout ce que j’espère c’est t’être utile…tu m’accordes un restaurant à ta prochaine pause ? »

Je viens déposer un baiser au coin de ses lèvres avant de m’éloigner pour appeler la miss Bellec.  Acteur aguerri, je parviens sans mal à convaincre la plupart des flics présents ainsi que Victoria. Peut être un peu trop facilement. Sans nous laisser l’occasion d’organiser une rencontre dans la semaine, la croqueuse souhaite me voir ce soir même. Emporté par mon rôle et sans doute craignant de la voir m’échapper, j’accepte, déjà entreprenant.
Après tout, nous n’étions que des amants. Mais quels amants !

Je raccroche et reviens vers l'équipe formée pour m'escorter.

« Nous devrions prendre un verre au bar de l’hôtel avant de rejoindre la chambre. Je doute qu’elle évoque l’un de ses époux dans un lieu public… »

Il me faut un costume plus luxueux ! Réserver la meilleure chambre et récupérer l’attitude du chasseur que j’ai, aussi surprenant que cela puisse paraître, commencé à oublier depuis Erika.

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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 12 Jan - 9:51

Lockhart ne tarda pas à pointer l’évidence. Ils avaient besoin de lui et il représentait sans doute leur unique chance d’attraper cette femme avant qu’elle ne nuise encore. La question était de réussir à lui faire mordre à l’hameçon et l’avocat rappela sur ce point qu’il était loin d’être un maître. Ils passèrent donc un moment à discuter de la meilleure manière d’agir pour lui, il fallait trouver le savant dosage de conversation afin d’amener Victoria à avouer, même indirectement, tout en ne mettant pas l’avocat en trop grand danger. A aucun moment, elle ne devait soupçonner qu’il était allié aux flics, porteur d’un micro ou sous la surveillance d’une dizaine d’agents. Lockhart semblait sceptique et Erika ne pouvait le blâmer pour ça bien qu’elle ne soit plus en droit de critiquer l’idée maintenant qu’elle avait été approuvée par le Capitaine. De plus, avouer à l’avocat combien elle trouvait l’idée mauvaise de l’envoyer en première ligne d’une tueuse en talons aiguilles n’aurait sans doute fait que compliquer les choses. Fierté blessée, fausse réassurance, elle connaissait assez la gente masculine et la grandeur de son estime de soi. Et quand bien même Lockhart aurait saisi sa réelle inquiétude – ce qui se vérifierait quelques minutes après – ils n’avaient pas cinquante options. Autant qu’il aille à ce rendez-vous muni de toute la confiance dont il était capable.

Les derniers détails devaient attendre le coup de fil à Victoria Bellec. Mason sortit informer le reste de l’équipe du déroulement des opérations laissant l’avocat et la flic seul à seul. Lockhart se rapprocha instantanément d’Erika.

Ne t’en fais pas, tout ira bien. Elle ne s’en prend pas à ses amants que je sache et puis, je suis trop charmant pour qu’on me veuille du mal. »

Le trait d’humour ne parvint pas à dérider la jeune femme. L’avocat changea de tactique.

Je me fiche de cette femme, d’accord ? Tout ce que j’espère c’est t’être utile…tu m’accordes un restaurant à ta prochaine pause ? »

Hochant machinalement la tête, les sourcils perpétuellement froncés, Erika ferma les yeux en sentant les lèvres de l’avocat venir se déposer au coin des siennes. Elle soupira et tâcha de se détendre, encadrant le visage de Lockhart de ses deux mains, elle l’embrassa à son tour doucement avant de le laisser s’éloigner pour passer son coup de téléphone. Tandis qu’il jouait le jeu avec leur suspecte, Erika l’observait, songeuse. Elle ne fit pas attention à Mason qui rerentrait discrètement dans la pièce. Il la rejoignit sans dire un mot.

Je, j’ignorais que la rumeur était vraie, dit-il finalement, Lockhart et toi, vous.. »
Eh bien maintenant tu sais. » le coupa Erika sans lui accorder le moindre regard.

Lockhart raccrocha et revint vers eux.

Nous devrions prendre un verre au bar de l’hôtel avant de rejoindre la chambre. Je doute qu’elle évoque l’un de ses époux dans un lieu public… »
Pas faux, acquiesça Erika. Deux agents ont été dépêchés pour t’installer le micro et la caméra chez toi. C’est trop dangereux et ça paraîtrait trop suspect que tu arrives en même temps que nous sur les lieux donc il faudra venir par tes propres moyens. Le principe est que tout doit te paraître parfaitement normal et habituel. Ne change rien de ce que tu fais d’habitude en sa compagnie, n’essaie pas de la forcer à avouer, laisse-la te parler, laisse-toi guider parce ce qu’on te dira dans l’oreillette. On sera là du début à la fin. »

* * *
Un peu plus tard dans la journée

Compte tenu de l’absence incontestée de simplicité dans les goûts de Victoria Bellec, Erika ne fut guère étonnée de se retrouver à garer la camionnette dans laquelle se ferait toute la retransmission et la liaison entre les équipes au pied d’un des hôtels les plus luxueux de la ville. Ils étaient arrivés séparément aussi avec les agents postés dans la chambre adjacente à celle que Lockhart avait réservée. Mieux valait ne prendre aucun risque. Une fois arrêtés, Mason et elle passèrent à l’arrière du véhicule, allumant les ordinateurs et autres outils qui leur serviraient à rester en contact permanent avec l’avocat.

Erika était tendue comme un arc. Son regard allait d’un écran à un autre, préparant, vérifiant, inspectant le moindre détail. La mission pouvait être une réussite, elle le savait, pour autant envoyer l’avocat là-dedans lui plaisait toujours aussi peu. Restait à voir s’il saurait se débrouiller. Personne ne doutait de son penchant pour les belles femmes mais qu’advenait-il de cela lorsqu’il se savait écouté et dirigé par Erika ? Oserait-il jouer franc jeu ? Toute l’opération résidait là-dedans.

Un des écrans changea soudain de visuel, l’appartement de l’avocat apparut. Erika s’approcha de l’écran et attrapa l’un des casque-micros. Regardant l’image et l’agent qui y apparaissait en train d’équipe l’avocat, elle demanda :

August ? Tu m’entends ? »



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Mer 14 Jan - 20:47



 
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Il a fallut que je leur donne ma veste. Qu’elle passe entre leurs mains suspicieuses avant de pouvoir l’enfiler. Un micro a été soigneusement caché dans mon costume et l’un des agents, prévenant, a tenu à le dissimuler au mieux au cas ou Victoria et moi en viendrons à des échanges plus physiques que prévus.
Enfin, non. C’est clairement ce à quoi la veuve noire s’attend et c’est ce que je dois montrer. Il faut que je sois gourmand, pressé, avide, dominant et charmé. Mais attention, il faudra être capable de lui soutirer les informations suffisantes pour que les flics aient en mains les cartes qui leur manquent.

C’est à moi de jeter les dés.

▬ August ? Tu m’entends ? »

« Oui ! Tu m’as fait peur, c’est terrible d’avoir ta voix eu creux de l’oreille, tu as le droit de garder ce genre de petit jouet pour un exercice privé ? »

Je termine de boutonner les manches de ma chemise, qui dépassent légèrement de la veste avec un rien d’insolence, et m’adresse un regard dans la glace.

Ce n’est pas l’heure de déconner, mais figurez-vous que le stress n’atténue pas mon sarcasme. Au contraire. J’ai besoin de détendre l’atmosphère lourde qui vient courber mon dos depuis l’annonce du plan génial de la police…
Si Erika n’était pas impliquée, autant vous dire que j’aurai pris les choses différemment. Mais nous en sommes là. Elle, moi, nous deux, ces poulets dans mon appartement et cette ancienne amante, qui s’avère être dangereuse.

« Bon…j’y vais. Je ne dois pas être en retard, j’ai toujours été ponctuel avec elle et… »

Humpf. C’est embarrassant. Et ça ne fait que commencer. On me fait comprendre de ne pas m’adresser aux personnes qui sont dans mon oreillette, non sans moquerie. Une grimace réprobatrice, puis j’oublie l’attitude des autres pour me concentrer sur elle.
Erika…
Victoria ! Victoria. C’est Victoria qui compte. Je dois redevenir celui que j’étais à ses côtés, celui que j’ai toujours été auprès de mes amantes. Celui que j’étais, avant de tomber amoureux. Bordel. Ça pourrait presque être l’intrigue principale d’un film ou d’un bouquin ! Ou le thème d’une chanson, admettons.

J’avale un verre de whisky malgré les recommandations que l’on me fait – encore – et je sors. Tout a été organisé, orchestré. En si peu de temps, c’est impressionnant.  
Je prends ma voiture – équipée également de micros – et me rends à l’hôtel à l’heure indiquée. La nuit est tombée, les nocturnes arpentes joyeusement les rues à la recherche de l’établissement qui comblera leurs divers appétits, et la panique commence déjà à monter d’un cran.
A peine arrivé devant l’hôtel luxueux, je confis la voiture et les clés sans un mot pour les subalternes. Vite. Un verre. J’ai besoin de boire et c’est une idée fort judicieuse : ça me détendra sans que cela paraisse suspect.

« Elle n’est pas là. »

Dis-je en me frottant nerveusement la nuque, avant de m’appuyer contre le bar. Il ne faut pas un mot de plus pour que l’insupportable collègue de la flicette hurle que je n’ai pas à leur parler. Ça va merde ! Je ne suis pas James Bond !
Je reconnais néanmoins que c’est peu prudent de parler. J’ai simplement envie de ne pas me sentir seul…

Deux minutes passent, durant lesquelles j’ai tout juste le temps de faire l’inventaire – comprenez la check-list des personnes présentes – et avaler une première gorgée d’un vin blanc agréablement sucré.
Alors, délicatement, la main féline et espiègle vient glisser sur ma joue tandis que la belle s’installe face à moi.

« Tu ne m’attends pas pour boire, trésor ? »

« Je n’aime pas donner l’air de m’ennuyer, une autre chasseuse pourrait me prendre pour cible, alors que ce soir : je suis à toi. »

Sourires calculés, mimiques avenantes et paroles suavement dosées, la conversation démarre sur un ton taquin et faussement poli. Nous n’avons pas besoin de ces hypocrisies mais nous avons toujours aimé ces instants, prologues aux préliminaires.
Tout est maitrisé, normal. Surement parce que j’ai réussi à « oublier » ma mission pour mieux entrer dans le rôle que l’on m’a confié.
Pourvu que ça dure…


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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Dim 18 Jan - 22:14

Elle entendit l’avocat sursauter au bout du micro.

Oui ! Tu m’as fait peur, c’est terrible d’avoir ta voix au creux de l’oreille, tu as le droit de garder ce genre de petit jouet pour un exercice privé ? »

Le regard sarcastique de Mason, lui aussi en train d’écouter, dissuada la jeune femme de répondre. Elle se contenta de lever les yeux au ciel puis de marmonner un bref ‘pas vraiment’ à l’adresse de l’avocat. Après tout, il devait se douter qu’elle ne serait pas seule à suivre le déroulé des opérations. Et au pire, elle se ferait pardonner sa mauvaise grâce plus tard, lorsqu’ils seraient à nouveau rien que tous les deux.

Lockhart poursuivit ses préparatifs tandis que les policiers patientaient. Erika regardait machinalement les écrans devant elle. Sur l’un d’eux apparaissait toujours l’appartement de l’avocat, sur les autres on pouvait voir différents coins de l’hôtel et du bar. Le décor était planté, ne manquait plus que les protagonistes.

Bon…j’y vais. Je ne dois pas être en retard, j’ai toujours été ponctuel avec elle et… »
Ne vous adressez pas à nous Monsieur Lockhart, contentez-vous… d’être vous. » l’interrompit Mason d’une voix passablement agacée.

Il lança malgré lui un regard équivoque à Erika qui détourna simplement la tête comme si elle ne l’avait pas vu. L’avocat prit encore le temps de boire un verre, ce qu’elle mit sur le compte du stress, et prit finalement sa voiture pour se rendre au point de rendez-vous convenu avec Victoria. S’ils avaient été seuls à se parler, la jeune femme aurait sans doute laissé parler son cœur afin de rassurer l’avocat, lui donner confiance en leur périlleuse mission, lui rappeler qu’il n’avait rien à lui prouver à cet instant et ce d’autant plus qu’elle l’envoyait re-courtiser une ancienne amante. Tout ceci était tellement tordu. Elle détestait le mettre dans cette situation et elle détestait tout autant s’y trouver.

Le trajet jusqu’à l’hôtel s’effectua en silence. Une fois la voiture confiée à un voiturier, l’avocat pénétra dans le bâtiment et se dirigea très logiquement vers le bar où devait le retrouver Victoria. Mason et Erika avaient les yeux rivés sur les différents écrans, repérant les moindres détails autour de Lockhart, scrutant les visages à la recherche de celui attendu. Ce fut finalement les chuchotements de l’avocat qui confirmèrent à nouveau à l’évidence.

Elle n’est pas là. »
BON DIEU D’MERDE ! NE NOUS PARLEZ PAS LOCKHART ! » beugla Mason.

Il tourna son regard furibond vers Erika qui sourit pour la première fois depuis le début de leur collaboration. Les traits de son visage se firent aussi exquis que l’ironie de sa réponse. Elle savoura sa vengeance.

Je t’avais dit qu’il ne fallait pas embarquer de civil en première ligne. »

L’homme lui adressa un air sinistre, n’appréciant pas franchement l’humour de la jeune femme. Ils oublièrent cependant rapidement leur petit échange lorsqu’au-dessus du bruit de fond que produisaient les conversations du bar de l’hôtel, la voix d’une femme se fit entendre.

Tu ne m’attends pas pour boire, trésor ? »

Victoria Bellec apparut en visuel sur l’écran du milieu.

Je n’aime pas donner l’air de m’ennuyer, une autre chasseuse pourrait me prendre pour cible, alors que ce soir : je suis à toi. »

Erika eut un léger froncement de sourcils protestataire. Elle s’était préparée à entendre ce genre de choses, elle n’allait pas tomber dans le panneau. Elle se concentra sur l’image de la femme en face de l’avocat. Elle s’était clairement habillée pour être dévêtue. Pour peu, la flic aurait pu plonger dans les profondeurs de son décolleté. Passant sur ce détail, elle observa les traits de Victoria. C’était surtout ce qui importait ici. Pour le moment, son visage était impassible, habillé de ce masque de séductrice qui tombait rarement en plein conversation mondaine avec un ancien amant. L’avocat devait certainement arborer le même. Erika ne pouvait le voir. Loin de s’enliser dans les retrouvailles, la conversation démarra.

A moi vraiment ? » s’étonna innocemment Victoria.

Son sourire s’étira, gourmand, détenteur d’informations. Elle n’avait pas l’air d’être dupe de la flatterie. Sans doute excellait-elle dans cet art elle aussi.

Mais qu’en est-il de ta.. comment dirais-je ? Cette gueuse des bas-fonds dont les curieux se sont arraché la photographie quand l’article sur vous est sorti. Qu’est-elle devenue ? On t’y prêtait de bien étranges sentiments.. surtout pour toi à vrai dire. »

Erika releva brusquement la tête et pensa tout haut.

Attends.. c’est moi qu’elle traite de gueuse là ?! »

Mason tourna vivement son regard vers elle et lui demanda sans prononcer un seul mot mais en articulant et en gesticulant furieusement si elle était folle ou simplement malade. Erika faillit lui répondre avec la même agressivité et se reprit à temps, se rappelant que Lockhart n’était pas dans la meilleure des positions à l’heure actuelle et qu’elle n’était pas là pour étaler sa colère au grand air. Inspirant profondément, elle attendit une pause dans la conversation qu’elle entendait pour s’adresser à l’avocat.

Excuse-moi, ne te laisse pas distraire parce que je suis là. Fais ce que tu as à faire. Re, rebondis sur ses potins à elle. Apparemment elle filait le parfait amour avec son dernier mari. »

Et avec les deux précédents aussi d’ailleurs …



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 19 Jan - 17:42



 
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.


▬ Attends.. c’est moi qu’elle traite de gueuse là ?! »

J’ai bien peur que oui. Évidemment je parviens à rester silencieux, même s’il est difficile de faire abstraction d’Erika. J’ai l’impression qu’elle est là, tout près de moi. Ce serait tellement bien. Mais impensable pour notre mission !
J’hausse un sourcil faussement interrogateur à l’égard de la garce qui se penche vers moi dans l’intention – surement – de me présenter un décolleté plus plongeant encore.

▬ Excuse-moi, ne te laisse pas distraire parce que je suis là. Fais ce que tu as à faire. Re, rebondis sur ses potins à elle. Apparemment elle filait le parfait amour avec son dernier mari. »

Machinalement, je ramène ma main à mon oreille pour replacer correctement le micro. Erreur. Dois-je répéter que je n’ai jamais été mis dans une situation si difficile ? Le geste paraît naturel, Victoria ne soupçonne rien, son regard de feu plongé dans le mien, sa main venant frôler mon genou.

« Ne me dis pas que tu crois les crétins qui rédigent ces articles de foire ! »

Déjà piquée au vif, la belle referme ses ongles sur ma jambe en secouant lentement la tête, comme si la question n’était pas là. Comme si la source importait peu et que seule l’information méritait débat : Lockhart et une flic rencontrée au bal annuel des forces de l’ordre ?
Je comprends à son regard et reprends, en restant le plus concentré possible.

« …Les sentiments que l’on me prête sont uniquement là pour attirer la clientèle. Je n’ai fréquenté cette femme que le temps d’une soirée, bien agréable pour tout te dire. La presse s’est chargée du reste. »

J’espère faire taire ses interrogations. Je pensais que Victoria ne s’intéressait pas à ces histoires, aux fréquentations de ses amants. Elle est possessive, certes, mais cela fait des mois qu’on ne s’était pas vus et il faut dire que je n’ai toujours pas digéré le succès de la photo d’Erika et moi…
J’avale une gorgée en cherchant à reprendre contenance, offrant meilleur verre à la belle.

« Tu sais, il s’est bien dit un jour que tu étais ma favorite ! Les tabloïds racontent ce que les gens veulent entendre. D’ailleurs quand ils parlent de la disparition de ton dernier époux, ça s’est vendu comme des petits pains. »

Les yeux changent presque de couleur. Je penche le visage sur le côté, jouant la provocation à fond, pour ne pas risquer de faire tomber la mascarade. Autant qu’elle me prenne pour un enfoiré plutôt qu'elle devine le piège !
Elle tombe dans le panneau. Sans retirer sa main, elle se fait plus douce un instant, puis vient réclamer la mienne pour enlacer nos doigts.

« Ils ont toujours aimés voir les célébrités souffrir. Je n’ai rien lu concernant mon cher mari…crois-moi, je suis bien trop occupée à enquêter de mon côté sur cette disparition ! »

Un sombre voile passe alors sur son visage, la rendant pour une fois plus diabolique que sexy. Veut-elle me faire croire qu'elle est en deuil, que monsieur a disparu du jour au lendemain et qu'elle n'est au courant de rien ?
L’effet ne dure pas. Déjà, elle retrouve le parfait contrôle de la situation et rebondi en s’aidant de mes propos stupides.

« Et je suis ta favorite. Ils ont tapé juste, pour une fois. »

J’ignore si c'est l’évocation de son mari qui la motive à passer la seconde, mais je reste méfiant malgré ses avances explicites.
Après avoir vidé un premier verre, elle s’installe contre moi, appuyée contre ma cuisse alors que sa main tâte étrangement mon torse.

« Il faut que je te le rappelle ? Ne me dis pas que tu as oublié le paradis dans lequel je suis la seule à savoir t’emmener… »

Ses lèvres attrapent les miennes, langoureusement. Je partage un baiser électrisant alors que je sens sa main continuer sa visite. J’ai l’impression qu’elle me fouille. J’aimerai faire part de cette idée à Erika, mais autant dire que c’est impossible.
Le front collé au mien, elle susurre alors avec une malice étrange, comme si elle savait que l’Iceberg entendait :

« Je vais te faire oublier ta mésaventure avec la flic. Te rappeler comment sont les vraies femmes. »

Elle m’attrape par la cravate, m’obligeant à quitter mon siège et mon verre par la même occasion. Un sourire à la serveuse qui récupère le récipient en me rendant une œillade complice, je commence sérieusement à douter de mes qualités d’espion.
Que suis-je sensé faire ? Repousser Victoria reviendrait à signer mon arrêt de mort. Quand bien même elle n’a aucune envie de m’abattre, elle partirait. Ce serait un affront, ce serait même lui faire comprendre que je suis surveillé !

Bordel.

Dans un raclement de gorge, j’espère faire passer un appel à l’aide, un SOS. Que peuvent faire les flics ? Rien, je crois. Mais j’ai peut être besoin d’un encouragement. C’est malsain ? Clairement.

Nous entrons vite dans la chambre cependant – à ma grande surprise – la miss ne me saute pas dessus. Elle verrouille la porte, ferme les volets en nous plongeant dans un noir glacial.

« Quel est le problème, August ? Où est passée ton implacable domination ? Où est l’instinct animal ? Quelque chose te tracasse…j’ai peur que tu finisses par m'ennuyer. »

Aurait-elle compris ? Je calme ma respiration comme je peux. C’est impossible qu’elle sache. Je la laisse approcher et l'observe dégrafer un à un les boutons de ma chemise.

« …Ne m’insulte pas. Je n’ai pas changé. Ou peut être en mieux. »

Domination. Si c’est ce qu’elle attend, c’est peut être la solution pour éviter qu’elle s’interroge dangereusement.
Je l’attrape par les hanches pour coller fermement nos bassins.

« La rumeurs circulent comme quoi tu serais…menaçante. J’ai sans doute voulu m’assurer que toi non plus, tu n’as pas changé. Que les gens se trompent et que ton unique arme est ton terrible charme. »

…Va-t-elle poursuivre ? Avaler cette esquive ? Va-t-elle vouloir en savoir plus ? J’attise les soupçons, mais la démarche n’est peut être pas stupide. Si elle pouvait révéler un seul indice suffisant pour que l’équipe d’Erika débarque, ce serait parfait !

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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Dernière édition par August S. Lockhart le Lun 26 Jan - 19:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Ven 23 Jan - 22:17

Tandis que l’avocat poursuivait, imperturbable, sa conversation avec Victoria, Erika se taisait et écoutait, laissant son coéquipier prendre de temps à autre les commandes de l’échange qu’ils suivaient indirectement. Elle n’avait jamais été sensible à ce genre de critiques. Se faire traiter de la sorte était même une première, pour autant elle n’aurait pas pensé réagir aussi vivement. L’enquête et l’implication de Lockhart la mettait sur des charbons ardents. Pour se calmer, elle tâchait de se mettre à la place de l’avocat tenu de courtiser une ancienne relation au péril de sa vie et surtout sous les yeux et les oreilles attentives de sa nouvelle amante. A sa place, elle aurait sans doute refusé. A voir ce que l’avocat préférer subir, les foudres de son ancienne amante ou celle de la nouvelle ? Pour sa part, s’il s’était agi d’elle et de sa décision, elle n’aurait pas tenté de réveiller la jalousie d’une serbe diplômée par la ville de New York de son cursus dans la Police. Mais après tout, Lockhart aimait peut-être vivre dangereusement.

Et puis, qui disait qu’elle était jalouse ?

…Les sentiments que l’on me prête sont uniquement là pour attirer la clientèle. Je n’ai fréquenté cette femme que le temps d’une soirée, bien agréable pour tout te dire. La presse s’est chargée du reste. »

Erika hocha silencieusement la tête, se souvenant de l’article, de la soirée. Les choses étaient déjà compliquées à ce moment-là. Elles étaient, somme toute, toujours difficiles mais d’une autre façon. Le point de vue n’était plus le même. Les doutes aussi avaient évolué, tout comme leurs sentiments. La soirée remontait à deux mois à présent. Une éternité, il lui paraissait.

Tu sais, il s’est bien dit un jour que tu étais ma favorite ! Les tabloïds racontent ce que les gens veulent entendre. D’ailleurs quand ils parlent de la disparition de ton dernier époux, ça s’est vendu comme des petits pains. »

Erika et Mason s’étranglèrent de concert. Se regardant d’abord d’un rapide coup d’œil affolé, ils se ruèrent ensuite sur les expressions de la femme en face de l’avocat dont la caméra microscopique offrait une vue détaillée et précise du visage. Si elle fut sensible à la provocation évidente, Victoria n’en laissa cependant pas paraître une trace sur ses impeccables traits liftés. Son sourire sembla même s’étirer un peu plus. Elle se rapprocha de l’avocat pour y planter ses griffes. Erika observa silencieusement le jeu de leurs doigts.

Ils ont toujours aimé voir les célébrités souffrir. Je n’ai rien lu concernant mon cher mari… crois-moi, je suis bien trop occupée à enquêter de mon côté sur cette disparition ! »

A nouveau les deux flics se regardèrent, fronçant les sourcils cette fois. Même August ne pouvait être dupe de cette mascarade. Victoria ne sembla pour autant pas s’attarder sur les tabloïds et leur usine à scandale. Elle reprit d’une voix nuancée d’une pointe d’insistance mais toujours aussi légère et  badine.

Et je suis ta favorite. Ils ont tapé juste, pour une fois. »

Erika leva les yeux au ciel. Au moins, la conversation reprenait un virage plus doux et plus sûr pour l’avocat. Jouer la provocation n’était pas une mauvaise idée dans certaines circonstances mais vu le potentiel danger dans lequel il pouvait se retrouver d’une seconde à l’autre, la jeune femme préférait qu’il s’abstienne. Inconsciemment, elle espérait presque qu’il échoue, que le sujet ne puisse plus être abordé et que la police doive chercher un autre moyen. Inconsciemment, et cela dura une brève nano-seconde. Le temps pour elle de reprendre ses esprits et de se souvenir qu’elle avait avant tout une conscience professionnelle. Victoria Bellec devait être arrêtée.

La caméra dissimulée sur Lockhart afficha soudain une masse de cheveux blonds. Erika et Mason durent se reporter à une caméra installée dans le bar mais plus à distance, donnant un angle plus confortable de la situation mais moins précis car le visage de Victoria n’était plus visible. Erika fronça les sourcils en voyant l’absence totale de distance entre les deux protagonistes et surtout en devinant la main féminine se promenant sur le torse de son avocat. Réprimant un commentaire acide, elle se contenta de ravaler ses opinions et d’observer la réaction de Lockhart. Qui ne broncha pas, au contraire de Victoria.

Il faut que je te le rappelle ? Ne me dis pas que tu as oublié le paradis dans lequel je suis la seule à savoir t’emmener… »

Un sourire plein de morgue se dessina sur le visage d’Erika tandis qu’elle secouait lentement la tête. Elle ne doutait décidément de rien cette femme. Si elle savait. Si elle savait…
Captant le regard de Mason posé sur elle, Erika put pratiquement lire ses pensées et cessa brutalement de sourire pour retourner à son écran de surveillance. Elle lâcha un soupir agacé pour clore la conversation qui n’avait pas eu lieu. Elle détestait paraître un livre ouvert.

Et l’autre, , qui minaudait.

Je vais te faire oublier ta mésaventure avec la flic. Te rappeler comment sont les vraies femmes. »

Spoiler:
 

Ni une ni deux, Erika et Mason eurent à peine le temps de voir l’écran se reformer sur la silhouette de Victoria tirant sur la cravate de l’avocat qu’ils disparaissaient déjà du bar pour grimper dans les étages. En contact permanent avec les autres équipes, Erika prévint celle de la chambre adjacente de l’arrivée imminente de leur cible. Ils n’entreraient qu’à leur signal de toutes les manières.

Parlant de signal, l’avocat en envoya un à qui voulait bien y prêter attention. A défaut de pouvoir parler librement, il se racla très discrètement la gorge tandis que Victoria regardait ailleurs. Se rapprochant à nouveau de l’écran, Erika regretta de ne pas pouvoir voir le visage de l’avocat à cet instant. Difficile de savoir s’il s’agissait d’un simple raclement de gorge ou d’un appel à l’aide. Elle prit le parti de croire à un appel.

Tu te débrouilles bien. Ne joue pas trop la provoc’ non plus, on ne sait pas comment elle peut réagir la prochaine fois et.. »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. L’écran était brusquement devenu noir et Victoria s’exclama :

Quel est le problème, August ? Où est passée ton implacable domination ? Où est l’instinct animal ? Quelque chose te tracasse… j’ai peur que tu finisses par m'ennuyer. »

Sentant que la situation était doucement en train de lui échapper, l’avocat rectifia le tir, retrouvant l’espace d’un instant le charisme dominateur qui séduisait toutes ces femmes.

…Ne m’insulte pas. Je n’ai pas changé. Ou peut-être en mieux. »

A présent aveugles, Mason et Erika devaient s’en remettre à ce qu’ils entendaient. La situation n’étant pas tout à fait stable pour l’instant, ils s’abstinrent de demander à l’avocat de trouver un moyen pour allumer ne serait-ce qu’une lampe d’appoint afin de leur rendre leur visibilité. Toutes performantes qu’elles étaient, les micro-caméras n’étaient pas encore équipées de lumière infra-rouge. Ils en payaient le prix à cet instant.

La rumeur circule comme quoi tu serais… menaçante. J’ai sans doute voulu m’assurer que toi non plus, tu n’as pas changé. Que les gens se trompent et que ton unique arme est ton terrible charme. »
Attention... Ne la cherchez pas trop non plus. On n’a aucun visuel pour vous couvrir. Trouvez un moyen de rallumer une lumière. » intima Mason à l’oreillette.
Tamise la lumière. Dis-lui que lorsqu’elle sera nue, tu voudras continuer à la voir. » lâcha Erika d’une voix étrange.

Se tournant vers elle, Mason l’observa. Concentrée sur un écran noir, Erika prétendit ne pas le voir. Au fond d’elle, la jeune femme bouillait. Privée du spectacle de son avocat avec une autre qu’elle, elle ne savait si elle devait s’en réjouir ou s’en offusquer. Professionnellement parlant, elle aurait dû pousser des cris car cette absence complète de visibilité rendait encore plus dangereuse la situation – on ne pouvait voir et à peine entendre quelqu’un d’autre arriver dans la pièce. Pour le reste, étant donné qu’avec de simples effleurages et un non moins simple baiser volé aux lèvres de Lockhart, Erika se sentait déjà prête à commettre un meurtre des plus lents et des plus douloureux… sans doute valait-il mieux qu’elle ne voit rien !

Mais le plus important restait Lockhart et peu importait ce en quoi consistait sa mission, elle devait l’aider. Prenant donc sur elle, Erika ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer et finit par reprendre la parole à contrecœur.

Ne la laisse pas t’échapper. Donne-lui ce qu’elle attend pour qu’elle arrête d’avoir des soupçons. Elle te parlera après. »

Elle se retint d’ajouter que les femmes parlaient toujours après l’amour. C’était comme d’être face à l’évidence et de continuer à la nier. Elle venait de donner les clés à l’avocat pour obtenir ce qu’il voulait de cette femme – après tout que ne pouvait-il obtenir d’elle une fois leurs vêtements ôtés ? – pour autant, elle ne pouvait se résoudre à l’idée que Lockhart allait déshabiller cette femme, l’embrasser, la toucher. Son esprit se réduisait à penser qu’il pouvait exister un moyen d’obtenir les aveux de Victoria avant cette phase fatidique. Alors que sa raison savait déjà qu’il était impossible qu’elle parle avant. Pas dans cet état de méfiance. Pas alors qu’elle attendait ardemment le retour de l’amant fougueux et dominateur qui la ferait grimper aux rideaux.

Les Hommes étaient bien peu de choses en fin de compte…



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 26 Jan - 19:01



 
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▬ Tu te débrouilles bien. Ne joue pas trop la provoc’ non plus, on ne sait pas comment elle peut réagir la prochaine fois et.. »

▬ Tamise la lumière. Dis-lui que lorsqu’elle sera nue, tu voudras continuer à la voir. »

▬ Ne la laisse pas t’échapper. Donne-lui ce qu’elle attend pour qu’elle arrête d’avoir des soupçons. Elle te parlera après. »


Le professionnalisme d’Erika me surprendra toujours. Je connais pourtant cette implication extrême, ce sérieux, ce goût pour la justice et la loyauté. C’est ce que l’on remarque dès la première rencontre, ça saute aux yeux, ça étonne même. Nombreux agents des forces de l’ordre sont dotés de valeurs louables, mais je mettrai ma main à couper que ma flicette est la plus atteinte.
En temps normal – si l’on peut accorder une once de normalité à notre relation – je trouve ça beau. C’est une force qui m’impressionne et me séduit. Aujourd’hui pourtant, c’est avec un peu de gêne que j’écoute la jeune femme me guider.

Ses conseils s’enchainent avec bien peu de compassion, avec des sentiments si bien dissimulés qu’ils sont tout bonnement invisibles. J’évite néanmoins de ressentir la moindre rancœur. Je sais que ce que j’entends n’est pas nécessairement ce qu’elle ressent. Une autre facette de sa personnalité que j’ai vite saisie : Erika est extrêmement pudique. Nous sommes peut être un couple aujourd’hui…disons…des amants en tout cas, aucun de nous ne s’est ouvert plus que lors de notre première nuit. Si physiquement nous avons trouvé un langage, un partage entier et honnête, il reste énormément de points intimes et personnels à aborder.

Je me perds quelques instants dans ces pensées bien mal placées alors que les mains de Victoria atteignent déjà la peau de mon torse.

Tamiser la lumière, tamiser la lumière. Plutôt que d’analyser les propos de celle que j’aime, si je pensais à exécuter ses idées !
J’enlace délicatement cette amante d’une autre époque, déposant mon visage contre son cou, laissant mes lèvres embraser davantage sa peau.
Tamiser la lumière. Vite.

Je la repousse pour me dégager de la porte, préférant cette liberté de mouvement qui me revient. Prenant la direction du lit, je jette un œil sur le mur adjacent pour y chercher un interrupteur. Visiblement ma réponse l’a calmée et mes gestes terminent de lui faire oublier mes provocations. C’est donc une bonne chose, n’est ce pas ? Je n’arrive pas à me réjouir ni profiter de la scène pourtant délicieuse. Mes mains feignent une investigation qui n’abouti pas. Elles se glissent sous les vêtements, effleurent sans insister suffisamment, caressent avec beaucoup de trop de retenue.
J’aime user de douceur, mais mes attentions sont plus hésitantes que délicates ce soir et je sais que je fais fausse route avant même qu’elle réagisse.

Lancé de dé a écrit:
1.2.3 : Victoria n’est – pour une fois – pas si soupçonneuse, visiblement ravie de retrouver l’amant que je suis.
4.5.6 : Victoria n’a pas été convaincue par mes propos, elle se laisse faire avec plaisir pour l’heure, mais a bien l’intention de comprendre mon attitude différente.

Je fais basculer la belle sur le lit, me plaçant au dessus d’elle en misant sur l’emprise qu’elle semblait réclamer. Ses vêtements rejoignent peu à peu ma chemise sur laquelle ils s’empilent. Profitant de sentir ses doigts venir chercher les miens, je capture ses mains en les plaçant au dessus de son visage tandis que je laisse nos baisers s’enflammer.
Mais la tactique est bien maladroite. Je suis probablement trop sévère avec ses poignets, je fais celui qui ne remarque pas ses envies de caresse, ses besoins d’expression. Je fais taire cette dévoreuse en peinant à passer à l’étape qui suit celle des baisers langoureux…

Dans un râle clairement explicite, elle se libère et, croisant ses jambes dans mon dos, Victoria inverse nos positions. Ses mains plaquées contre mes épaules s’appuient fortement, ne me laissant aucune chance de la repousser.
A moins d’abandonner le jeu dans lequel la police m’a placé. Bien entendu.

« Alors…dis-moi. »

Habile, maligne, elle s’applique en glissant ses lèvres de mon visage au bas de mon ventre, faisant clairement monter la température là où j’ai volontaire échoué tout à l’heure.
Je cherche sa main, m’agrippe au drap en la laissant dégrafer mon pantalon. Mais sa torture prend fin. Sensuelle, elle s’allonge contre moi et attrape mon visage entre ses mains.

« Qu’est ce que tu veux, August ? Tu crois qu’en me faisant l’amour tu obtiendras tout de moi ? Tu crois que je suis assez stupide pour ne pas comprendre que tu m’utilises ? T’es sans doute le meilleur avocat de la ville. Je connais tes façons, je devine ta sournoiserie…t’es pas là pour prendre ton pied. Pas uniquement en tout cas. Alors, si t’espères en avoir plus, t’as intérêt à tout me dire. »

Tamiser la lumière. Bordel.

Nous sommes toujours dans le noir, si les flics qui me surveillent ne voient rien, je ne vois pas beaucoup plus ! Mes yeux pourtant se sont un peu habitués et je parviens à dessiner sa silhouette, le contour de son visage. Guère plus…
Que soupçonne-t-elle ? Que puis-je inventer pour lui avouer être intéressé sans dévoiler la présence de la police ?

Un crissement métallique, inquiétant, interromps le cheminement de mon esprit. Comme un claquement dissimulé d’un objet de luxure ?  Ou le chargement d’une arme ?
...
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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Mer 28 Jan - 19:01

Ne pouvant leur répondre, les deux flics durent s’en tenir à patienter le temps que l’avocat trouve un moyen de rallumer la lumière pour leur permettre de juger la situation. A peine distinguaient-ils les ombres parmi les ombres. Lockhart devait ramener la lumière, et vite. Erika ne tenait plus assise depuis que l’écran était devenu noir. Elle attendait, presque désespérément, que quelque chose se passe, qu’un bruit, une image, n’importe quoi lui parvienne. Elle venait d’autoriser l’avocat à faire ce qu’il se retenait de faire depuis le début et elle ne savait pas s’il fallait s’en sentir mieux qu’une seconde auparavant. Son esprit tournait comme un lion en cage, observant les écrans, écoutant les bruits transmis par le micro, cherchant le moment où ça démarrerait. La mission, il fallait penser à la mission et rien qu’à elle. Ce qu’elle ressentait à l’instant ne devait pas entrer en ligne de compte. Lockhart était l’appât, il obéissait à la mission, voilà tout. Toute séduisante qu’elle était, Victoria ne pouvait le faire craquer. D’ailleurs qu’avait-il bien pu lui trouver à l’époque ? Et quelle idée de fricoter avec une sociopathe hein ? Ne se rendait-il pas compte que cela n’amenait jamais rien de bon ? Ne sentait-il pas à l’instant tout le poids de son erreur d’antan ? Ou n’était-ce qu’un mauvais choix…

Mais qu’est-ce qu’il fout ?! » s’exclama soudain Mason, tirant la jeune femme de ses pensées.

Sourcils froncés, elle s’approcha de l’écran où on distinguait difficilement leurs ombres. L’image sembla soudain tourner sur elle-même sans que l’on puisse deviner pour autant ce qu’il se passait. Seul le soupir de dépit et d’agacement de Victoria put les informer de l’ambiance dans la chambre. Il ne laissait présager rien de bon.

Alors…dis-moi. Qu’est-ce que tu veux, August ? Tu crois qu’en me faisant l’amour tu obtiendras tout de moi ? Tu crois que je suis assez stupide pour ne pas comprendre que tu m’utilises ? T’es sans doute le meilleur avocat de la ville. Je connais tes façons, je devine ta sournoiserie…t’es pas là pour prendre ton pied. Pas uniquement en tout cas. Alors, si t’espères en avoir plus, t’as intérêt à tout me dire. »

Le temps sembla se suspendre. Erika, déjà pâle en entendant Victoria annoncer qu’elle avait flairé le piège, devint carrément livide en reconnaissant le cliquetis familier d’une arme qu’on charge. Une pierre lui tomba dans l’estomac. Elle tourna vivement la tête vers Mason et ôta son casque.

On arrête la mission. Jvais le chercher. »

Elle atteignait déjà la porte de la camionnette quand la voix de Mason claqua et contre toute attente, l’arrêta net.

Erika, tu restes ici ! »

Faisant volte-face, elle lui lança un regard incendiaire. De quel droit se permettait-il ?! August était en danger !
Mason ne se laissa pas démonter. Il en avait vu d’autres et cette mission était son bébé. Cette veuve noire n’allait pas lui échapper encore une fois.

Tu restes ici et tu me laisses gérer. En fonçant dans le tas comme tu t’apprêtes à le faire, non seulement tu vas faire tuer Lockhart mais en plus tu feras capoter la mission. Victoria n’a encore rien lâché sur son implication dans les différents meurtres. Il peut encore réussir. »

Erika revint vers lui et désigna les écrans d’un doigt comme pour mieux appuyer sa colère.

Elle a une arme Mason. Une arme ! Il n’a même pas de gilet !! Et tu vois bien qu’elle n’y croit pas ! »
Elle n’y croit pas parce qu’il n’y met pas tout son cœur. » répliqua patiemment l’homme.

Ils se regardèrent en chiens de faïence un bref instant avant que la jeune femme ne lâche d’un rire sec :

Oui ça c’est tellement facile à dire pour toi ! »
Il n’y met pas tout son cœur parce que t’es là ! Parce que tu écoutes. Que tu vois, que t’entends tout ce qu’il fait. Tu t’es regardée depuis le début de la mission ?! Mets-toi à sa place, il doit pratiquement te tromper en direct en sachant que tu vois tout ce qu’il se passe et que c’est toi qui donne les ordres. »
Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autre ?! C’était ton idée cette mission ! J’ai jamais demandé à l’envoyer là-dedans ! » s’époumona Erika.

Tandis qu’elle fixait Mason, elle écumait de rage. Les secondes étaient comptées pour l’avocat et ils étaient là à s’engueuler sur l’imprudence de cette mission mais sa nécessaire conclusion. Elle savait qu’elle aurait dû insister, faire pression sur son chef plutôt que de laisser l’avocat s’embarquer dans cette galère. Il était sur le point de se faire trouer la peau maintenant ! Elle aurait bien détruit Mason sur place si cela ne faisait pas perdre à August de précieuses secondes de vie. Et en même temps, le flic avait odieusement raison, si elle débarquait dans la chambre, en espérant qu’elle y arrive à temps, elle ne pourrait localiser Victoria à temps pour l’empêcher de tirer sur August. Elle était coincée. Ils étaient coincés. Erika sentit ses mâchoires se contracter à l’idée qu’elle allait peut-être perdre l’avocat, là, dans quelques instants. Elle n’avait pas le temps de s’effondrer. Elle..

Laisse-moi gérer à partir de maintenant. T’es beaucoup trop émotive pour continuer. » intervint soudain Mason.

L’insulte cueillit Erika au creux de l’estomac. Elle leva vers l’homme un regard noir, prête à bondir sur lui. Sa main s’était crispée sur la poignée de la porte arrière.

Mets-la toi où je pense ton émotivité Mason. S’il en sort pas en vie, j.. »
Mais il va s’en sortir t’inquiètes. » l’interrompit-il avant de se retourner face aux écrans.

Leur altercation avait miraculeusement duré à peine plus d’une ou deux minutes et aucun coup de feu ne semblait être parti. Mason rattrapa la situation en s’adressant à nouveau à l’avocat.

Lockhart, on n’a pas beaucoup de temps. Faites exactement ce que je vous dis. Erika est sortie. Il n’y a plus que vous et moi. »

Il marqua une brève pause le temps de lancer un coup d’œil à la jeune femme. Repliée dans le coin opposé de la camionnette, elle était silencieuse, les bras croisés contre sa poitrine, le regard toujours noir. Son attitude entière clamait son désaccord. Il revint aux écrans.

Elle a clairement une arme pointée sur vous mais il est encore temps de faire pencher la balance. Ne paniquez pas. Ça fait partie du jeu. Elle veut vous dominer. Vous tester. Ne la laissez pas faire. Ne la laissez pas croire qu’elle a de l’emprise sur vous. Dominez-la. Contrôlez-la. Jouer les fidèles ne vous sauvera pas et je vous laisse imaginer la colère d’Erika si je lui apprends que son précieux avocat n’a pas réchappé… »

Nouveau coup d’œil vers la jeune femme. Elle ne le quittait pas des yeux, prête à intervenir. Il ne s’était jamais senti aussi surveillé qu’à cet instant face à cette femme dont il tenait pratiquement le destin de son amant entre les mains. Ce n’était guère le moment de merder. Pour August comme pour lui.

Elle fera de ma vie un enfer. Et j’aime bien ma vie, sachez-le. Alors ne déconnez pas. … Faites-le pour elle. »

Il coupa le micro et se tourna finalement vers sa co-équipière du jour. Erika le garda sous le feu de son regard. Les mots n’étaient pas assez forts pour exprimer ce qu’elle ressentait à cet instant. De la haine à l’état liquide coulait dans ses veines. Peu importait les tactiques de Mason, peu importait que cela réussisse en fin de compte. L’avocat pouvait bien en réchapper effectivement, Mason n’était pas réputé pour perdre son sang-froid ni son expertise dans les missions, mais elle ne pourrait jamais lui pardonner d’avoir mis une seule seconde en danger son avocat. Jamais.



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 2 Fév - 22:06



 
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.


▬ Lockhart, on n’a pas beaucoup de temps. Faites exactement ce que je vous dis. Erika est sortie. Il n’y a plus que vous et moi. »

Les secondes sont des heures, la chaleur est étouffante et la moindre de mes respirations me parait faire tellement de bruit que je n’entends plus rien d’autre. Je ne sais pas où se trouve exactement Victoria, je ne sais pas ce qu’elle regarde, je peine à savoir si elle respire même…
Mais je dois obéir à ce flic de mes deux. Je dois croire qu’Erika l’a laissé seul pour me guider. Je dois, en fait, oublier tout ce que je suis, ce qu’elle est pour moi et ce que je risque de ne plus être d’ici peu. Je dois simplement obéir.

Mais on ne devient pas obéissant en trois secondes.

▬ Elle a clairement une arme pointée sur vous mais il est encore temps de faire pencher la balance. Ne paniquez pas. Ça fait partie du jeu. Elle veut vous dominer. Vous tester. Ne la laissez pas faire. Ne la laissez pas croire qu’elle a de l’emprise sur vous. Dominez-la. Contrôlez-la. Jouer les fidèles ne vous sauvera pas et je vous laisse imaginer la colère d’Erika si je lui apprends que son précieux avocat n’a pas réchappé… »
▬ Elle fera de ma vie un enfer. Et j’aime bien ma vie, sachez-le. Alors ne déconnez pas. … Faites-le pour elle. »


L’envie de le rembarrer est dévorante. Les répliques piquantes me brûlent les lèvres et il faut que j’inspire profondément pour les chasser. Ça n’a pas du lui échapper. Victoria est attentive, intelligente, perspicace, dangereuse…
P*tain, j’vais jamais m’en sortir.

Je déglutis et tends la main devant moi, lentement. Elle le sait, elle me voit. Allez savoir, sa vision nocturne est sans doute meilleure. Si c’était possible, elle appartiendrait à une espèce capable de voir dans le noir. Mais la belle n’est qu’une tueuse, gourmande et égoïste. On se ressemble presque. Avide de gloire, d’argent, de sexe. Centré sur nous même pour ne pas souffrir du reste.

J’ai moi aussi tué quelqu’un…
…Sarah…

Un contact froid et silencieux se fait alors entre l’arme et ma peau. Contre le torse, le flingue est directement placé sur mon cœur. Il bat, fort, fier. Je cherche son regard et soudain la vue me revient. Je trouve ses yeux, je trouve ces lumières menaçantes, sans trembler.
Lentement je passe mes doigts le long de son corps, glissant avec malice contre ses failles, ne craignant pas sa poigne qui s’intensifie pourtant clairement. Elle hésite, elle frissonne. Elle ne sait plus si je joue, si je teste. Je la sens aussi perdue que je le suis, ça me rassure. Je ne percute probablement pas les risques que je prends et c’est bien mieux ainsi : ça m’évite de me braquer, d’être prudent.
La prudence n’est, pour une fois, pas de mise.

Comme en plaidoirie, il faut s’immiscer dans les failles les plus audacieuses, quitte à provoquer une contre attaque inévitable. Jouer un coup d’avance, savoir ce que l’on déclenche pour parfaitement le parer.

Je finis par descendre le long de son bras, atteindre le flingue et poser ma main entre lui et mon cœur. Le coup traverserait les deux, sans le moindre mal. Ses yeux récupèrent les miens, elle s’approche, glisse l’index contre la détente. Je me crispe mais tente de ne rien montrer. Elle sait qu’elle m’inquiète, mais cette pression qu’elle me met pourrait effrayer n’importe qui. Toutes mes facettes, n’importe quelle personnalité. Un menteur comme un amant honnête.
Victoria se perd dans sa plaidoirie, à moi de saisir cette opportunité.

« C’est quoi, ça ? Tu m’as bien griffé ou mordu, tu ne m’avais jamais menacé avec un flingue. »

J’attrape l’arme, son poignet est fébrile. Elle pense s’être trompée, l’embarras et la perplexité la font flancher. Je la fais lâcher prise. Fermement, j’attrape sa main et  la guide jusqu’au lit. Avec soin je fous l’automatique sous le meuble et m’allonge sur la jeune femme d’un même mouvement. Je m’appuie sur elle, elle résiste un peu, son sourire s’étire. Je joins ses mains au dessus de sa tête et nous lance dans un baiser langoureux.

Je n’entends plus le poulet, je ne sens plus l’oreillette – pourtant toujours présente. Je m’amuse avec sa langue, presse nos bassins et emmêle nos jambes sans relâcher ses doigts.

« …J’tue pas de simples amants… »

« Ah, je n’suis qu’un simple amant ?... »

« Tu n’as jamais eu un statut officiel. Que je sache. »

« Tu aurais pu épouser un salaud dans mon genre ? »

« Non. Impossible. C’aurait été trop dur de me débarrasser d’un corps si parfait… »

Pour moi, tout est là.
Mais pour la police, est-ce suffisant ? Que peuvent-ils conclure de ces propos ambigus, lourds de sous entendu ?
J’attends une indication, un conseil. J’attends, mais je ne peux ralentir. Sa main m’échappe et elle m’enlace alors qu’il ne reste plus un seul vêtement sur sa peau.

Victoria s’est laissée prendre si facilement ?


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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Sam 7 Fév - 19:02

La tactique de Mason eut-elle l’effet escompté ? Le visage du flic ne trahit rien pendant plusieurs secondes qu’un simple froncement de sourcils. Erika, qui ne suivait plus la conversation depuis qu’elle avait posé son casque, ne quittait pour autant pas son collègue du regard, traquant le moindre signe lui indiquant que Lockhart obéissait à ce qu’il lui avait demandé de faire. Pouvait-on le blâmer de tourner autour du pot sans oser s’en approcher quand l’ombre d’Erika avait été constamment au-dessus de lui ? A quoi s’étaient-ils attendus tous ? A ce que l’avocat revienne à ses bas instincts aussi vite qu’il était capable d’oublier Erika ? Etait-elle la seule imbécile à vouloir lui faire confiance ? Parce qu’après tout, la jeune femme avait trouvé cette idée stupide et suicidaire dès le départ mais était-ce par peur de le voir y rester ou de se voir abandonnée au regard d’une cougar croqueuse de diamants ? Au fond, n’avait-elle pas souhaité éviter l’ultime tentation, ne pas créer l’occasion ?

Depuis quand manquait-elle à ce point de confiance en elle…
Soupirant, Erika chassa ses idées noires et se rapprocha finalement des écrans pour récupérer le fil de la conversation. Elle ignora le regard de Mason et se contenta de deviner les formes parmi les ombres de la chambre d’hôtel, les raccrochant à ce qu’elle pouvait entendre. Tous ces questionnements ne lui ressemblaient pas. Elle n’était pas femme à se poser ce genre de questions. Elle était faite d’action, pas de tergiversations. Mieux valait laisser cela à d’autres et se concentrer sur la meilleure manière de sortir l’avocat de là, qu’il soit en train de coucher avec une autre qu’elle ou pas. Qu’est-ce que cela pouvait bien changer à son sentiment après tout.. ? Elle n’était pas son… Ils n’étaient pas… Erika pesta intérieurement et envoyer bouler ces nouvelles pensées. Ne pouvait-on pas arrêter cette chose une heure ou deux ?!

…J’tue pas de simples amants… »

Le couperet tomba sans prévenir. Mason et Erika relevèrent la tête au même moment, le cœur battant. L’avocat ne se laissa pas distraire et poursuivit d’une voix innocente et charmeuse :

Ah, je n’suis qu’un simple amant ?... »
Tu n’as jamais eu un statut officiel. Que je sache. »
Tu aurais pu épouser un salaud dans mon genre ? »

Ils la sentirent vaciller au bord du piège, retenant leur souffle, n’osant donner de meilleure indication que celles que l’avocat suivait de lui-même. Victoria ne flancha pas au moment de s’incriminer, sa voix bien distincte dans l’obscurité de la chambre. Certaine de sa sécurité.

Non. Impossible. C’aurait été trop dur de me débarrasser d’un corps si parfait… »

Le temps sembla suspendre son vol. L’avocat n’osa rien ajouter. Erika cligna plusieurs fois des yeux pour réaliser ce qu’il venait de se passer. Victoria venait de s’inculper. Ils avaient leur preuve. Il.. August avait réussi ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, il avait réussi !
Tout se passa très vite ensuite car il n’y avait plus un instant à perdre. Se tournant vers Mason, Erika l’interpella.

Ça te suffit ? »

L’homme hocha brièvement la tête, se reprenant à son tour. Erika lui laissa le soin de contacter l’équipe de la chambre d’à côté. Ils entreraient certainement avant elle. Remontant l’escalier de l’entrée, la jeune femme entra en trombe dans le hall de l’hôtel et prit directement les escaliers de service pour atteindre l’étage où se trouvait Lockhart. L’adrénaline pulsait dans ses veines, ne rendant pour autant pas ses gestes moins précis. Sans un bruit, elle sortit son arme de service de son étui et s’assura que la voie était libre avant de sortir des escaliers pour remonter le couloir jusqu’à la chambre. Une fois devant, elle reçut confirmation par Mason que l’équipe d’intervention était entrée. Elle entra à son tour, rengainant son arme pour sortir son badge et s’avancer au milieu des policiers d’un pas déterminé. Elle accorda une fraction de seconde son regard à l’avocat, debout dans un coin, la chemise encore ouverte. En vie. Sain et sauf. Elle aurait aimé se répéter ces mots, encore et encore. Au lieu de cela, elle se reconcentra sur la magnifique créature immobilisée au centre du lit sous le feu d’une dizaine d’armes. La reconnaissait-elle ? La gueuse des bas-fonds ? A leur sourire échangé pour des motifs pourtant bien différents, Erika aurait juré que oui. Elle la reconnaissait. Son regard dériva vers l’avocat comme pour saluer la façon dont il l’avait piégée. Erika ne lui laissa pas le temps de dire quoique ce soit.

Victoria Bellec, vous allez nous accompagner au poste. Mon collègue a quelques questions à vous poser. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. »
C’est visiblement déjà le cas, Detective. » fit-elle, pragmatique.

Erika ne lui refusa pas ce constat. Elle était effectivement dans de beaux draps. Bien qu’elle n’ait pas confessé mot pour mot les meurtres, ses propos suffisaient à lever plusieurs soupçons contre elle et autorisait plusieurs perquisitions que la police n’avait pu obtenir auparavant, faute de preuve. Paradoxal mais c’était ainsi que la justice américaine fonctionnait. Et quoiqu’il pouvait en être, cela ne relevait plus des services d’Erika. Elle aurait aimé susurrer quelques phrases acides à cette femme qui avait naïvement cru qu’elle pourrait lui subtiliser l’avocat par quelques tours de passe-passe et une vie de rêve mais elle s’en abstint. D’abord parce que ça n’était pas professionnel, ensuite parce qu’elle avait un avocat qui l’attendait dans un coin de la pièce et qu’elle avait mystérieusement et furieusement besoin de rejoindre. Mason arriva à temps pour prendre le relais et tout le monde finit par sortir, laissant les deux amants seuls dans la chambre.

Erika hésita une brève seconde avant de s’approcher de l’avocat. Des sentiments contradictoires se mêlaient dans son esprit et levant les mains pour attraper son visage et l’embrasser, elles s’arrêtèrent à mi-chemin et entreprirent de reboutonner sa chemise avec application. Elle ignorait pour quelle raison elle le faisait. C’était machinal. Lorsque ses doigts parvinrent à la nuque de l’avocat, ils s’immobilisèrent une seconde. Erika les observa avant de lever les yeux vers l’avocat. Franche.

Je ne peux pas imaginer qu’une autre femme te touche. (Son regard glissa sur le côté, vers l’extérieur avant de revenir dans celui de Lockhart.) Ne.. Ne te laisse plus embarquer dans mes enquêtes. Même si on te le demande. »

J’ai besoin de toi en vie.
Elle tut sa dernière phrase et se contenta de regarder l’avocat et de mesurer l’intensité de ce qu’elle pouvait éprouver pour cet homme sitôt qu’il était mis en danger de mort immédiate ou à proximité d’une autre qu’elle. Dans un cas comme dans l’autre, elle s’était sentie capable de tuer pour le récupérer. Le constat lui donnait vertiges et nausées autant qu’il l’effrayait. Était-il capable de la changer ?



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Mar 10 Fév - 10:44



 
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.


C’est bien la première fois que je goûte d’aussi près au mélange excitation-peur. L’arme sous le lit n’est techniquement pas accessible mais je suis encore bien refroidi par ce canon qui fut pointé contre mon torse il y a quelques minutes. Concernant l’excitation – bien que je voudrais ne pas la ressentir, juré – je ne peux rester de marbre sous ces lèvres expertes. Les mains, cependant, viennent me déranger progressivement lorsqu’elles rejoignent mes fesses.
J’ai certainement intérêt à ne pas compter ces secondes infinies qui me séparent encore d’Erika. Une main contre la hanche de Victoria, je feins une caresse qui me sert surtout à l’empêcher de se débarrasser de mes vêtements ;

Puis nous entrons dans le vif du sujet. Non, pas celui là, l’autre.
La porte s’ouvre, nous sommes immédiatement propulsés hors du lit, réflexe étonnement efficace et louable. La belle, craintive et sur l’instant persuadée que nous faisons partie du même camp, se blottit derrière moi.
Elle aurait pu essayer de récupérer une autre arme, mais je m’interpose puis, si heureux d’avoir été sauvé, la livre volontiers aux flics qui entrent à la suite de la première équipe…
Erika !...

La courte entrevue entre celle que j’aime et celle que j’ai failli aimer – physiquement seulement – est électrique. Machinalement je détourne le regard, reboutonne mon pantalon et acquiesce quand un des agents me demande si tout va bien.
Je crois que oui, mais l’impression est confirmée quand mon agent préférée me revient.

Sur le point de faire un pas, je m’immobilise finalement, ne sachant comment la retrouver. Dois-je l’enlacer ? J’ai tellement envie d’un baiser mais l’odieux parfum de Victoria me colle à la peau. Le goût de ses lèvres, le contact encore chaud de son corps. Sale, voilà comme je me sens ;
Si on m’avait dit un jour qu’une amante si délicieuse m’inspirerait dégoût…
Erika s’attaque alors à ma chemise. Si la voir me déshabiller fait partie de mes meilleurs souvenirs, je me délecte de ce moment improbable, la trouvant à la fois si exquise, professionnelle et dangereuse.
Victoria n’est rien. Mon véritable démon, c’est Erika.

« …Je doute que vos missions soient toutes aussi sulfureuses je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes ! »

Ma main vient chercher la sienne pour l’enlacer fermement alors que je plonge un regard qui se veut sérieux dans le sien. J’ai eu peur, moi aussi, et je sais que ce n’était pas juste pour elle d’avoir accepté ce petit jeu. J’ai voulu l’aider, elle et son équipe, je me suis cru assez solide pour supporter ça. Mais non seulement je ne suis qu’un avocat, je ne dois certainement pas mettre ainsi notre couple en danger.
J’ai été stupide. Néanmoins, je suis ravi que tout ce soit si bien terminé : Victoria est coincée.

« Pitié, dis moi que nous avons le droit de terminer la soirée tranquillement. Hum ? Tu viens chez moi ? Ne…ne dis pas non. Je suis sûr qu’il reste des tas de choses à faire et que tu es indispensable mais fais les patienter quelques heures. Viens avec moi. »

Le regard des quelques curieux m’importent peu. Je les ignore sans le moindre mal. Après ce que je viens de vivre, j’ai parfaitement le droit de retrouver un coin paisible, familier, en prenant dans mes bras la seule qui puisse désormais s’y lover.


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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Jeu 12 Fév - 21:04

L’avocat, comme toujours, prit les choses de façon plus légère et détendit immédiatement l’atmosphère bien qu’Erika soit certaine qu’il ait eu au moins aussi peur qu’elle lorsque Victoria avait pointé le canon sur lui.

…Je doute que vos missions soient toutes aussi sulfureuses je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes ! »

La main de Lockhart s’empara de la sienne, laissant naître un sourire discret au coin des lèvres de la jeune femme. Il prenait sans doute le sujet moins à la légère qu’il n’y paraissait dans ces quelques paroles, pour autant elle lui était reconnaissante de ne pas dramatiser. Il lui était déjà assez pénible d’avouer des sentiments qu’elle ne maîtrisait que partiellement et qui la rendaient capable de bien des actes. Mieux valait-il ne pas s’étaler, faire diversion et passer à autre chose. L’avocat semblait de cet avis.

Pitié, dis-moi que nous avons le droit de terminer la soirée tranquillement. Hum ? Tu viens chez moi ? Ne…ne dis pas non. Je suis sûr qu’il reste des tas de choses à faire et que tu es indispensable mais fais les patienter quelques heures. Viens avec moi. »

Erika hésita, son regard plongé dans celui de l’avocat. Il disait vrai, il lui restait des tas de choses à faire, beaucoup de paperasse. Mais ce soir son besoin d’être auprès de l’avocat surpassait cet orgueil qu’elle avait de se croire irremplaçable dans ce qu’elle faisait. Mason pouvait bien gérer la paperasse. Après tout, c’était de sa faute si Lockhart s’était retrouvé en danger et comme il s’était plu à le répéter, cette enquête avait toujours été son bébé. Erika n’avait été qu’une collègue venue prêter main forte à la demande des supérieurs des deux flics. Elle pouvait le laisser boucler l’affaire. Ne pas faire de zèle pour une fois.

Regardant à nouveau l’avocat, elle hocha la tête comme assentiment. Ils sortirent de la chambre, la jeune femme laissa sa main dans celle de l’homme. Elle s’en rendit compte une fois dans le spacieux ascenseur et ne changea rien pour autant. Ils prirent la voiture que l’avocat avait utilisée pour venir jusqu’à l’hôtel. Erika resta plus ou moins silencieuse durant le trajet, repensant à ce qu’elle avait dit ou fait ou même pensé durant la mission. Leur relation évoluait. Encore et toujours. Il était effrayant d’en faire ainsi le constat sans avoir eu le sentiment d’y être pour quelque chose, d’avoir demandé ou agi en ce sens. Elle n’en était pour autant pas contre, simplement.. toujours un peu méfiante. Mais il était dans sa nature de l’être. Et sans doute l’avocat était-il dans le même état d’esprit. Qui sait. Depuis qu’ils avaient passé cette.. nuit ensemble ; ils n’avaient que très peu abordé le sujet de ce qu’était et représentait pour chacun leur relation. Les règles, les frontières… Tout cela ne pouvait-il naturellement se mettre en place ?

Arrivés à l’appartement de l’avocat, elle le laissa les installer, sortir des verres et une bouteille de vin. Ce n’était pas encore un endroit qui lui était familier. Elle s’y comportait comme une invitée. Après tout, elle n’y avait passé que quelques nuits, rien de plus. Et Lockhart n’avait même encore jamais vu l’appartement de la jeune femme. Preuve des précautions que chacun prenait.
Erika s’installa, prenant le verre qu’il lui tendait en le laissant s’asseoir avant de prendre la parole d’une voix posée, ses sourcils froncés trahissant malgré elle son souci.

La police te doit une fière chandelle pour ce que tu as fait ce soir. J’ose espérer qu’ils sauront te remercier pour ça. »

Elle prit une gorgée de vin avant de poursuivre, plongeant son attention dans le fond de son verre.

Je n’étais pas.. d’accord avec l’idée de Mason. Je n’ai jamais trouvé que mettre des civils sous couverture était une bonne idée et s’agissant de toi, je l’étais encore moins. Je tenais à ce que tu le saches. »

Elle n’aurait pas pu le lui avouer avant la fin de la mission tant cela aurait pu mettre en péril sa conviction de vouloir aider la jeune femme et sa sécurité à cet égard. Maintenant qu’il était sain et sauf, elle pouvait lui révéler ce qui lui avait pesé sur le cœur toute cette affreuse et interminable journée.

Elle ajouta en souriant :

Et j’aurai réellement fait un enfer de sa vie si Mason ne t’avait pas sorti de là vivant. »

Encore qu’il faille plus, selon elle, attribuer le mérite à l’avocat qu’au policier. Après tout, des deux, il était celui qui s’était retrouvé en face du canon d’une arme sans gilet, sans protection, à peine une chemise pour s’en protéger.



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 23 Fév - 10:16



 
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.


Personne n’osa nous demander de rester. Les contraintes administratives auxquelles nous seront surement obligés plus tard ont été dispensées. Sans un mot mais main dans la main, nous sommes partis. Comme blessés par le souvenir amer de cette mission aussi périlleuse que dérangeante, nous nous sommes contentés d’être côte à côte. De profiter de l’autre dans un silence reposant.
La page est tournée. Victoria a été arrêtée et je ne veux plus jamais entendre parler d’elle.
...

▬ La police te doit une fière chandelle pour ce que tu as fait ce soir. J’ose espérer qu’ils sauront te remercier pour ça. »

J’attrape mon verre sans pour autant le conduire à mes lèvres.
La police peut-elle vraiment exprimer sa reconnaissance ? Si oui, de quelle manière ? Je ne suis pas le genre de citoyen modèle qui ne vit que de la sympathie des gens et du bonheur de rendre service aux forces de l’ordre. Je n’attends rien de la police. Ma participation aujourd’hui était exceptionnelle et, quelque part, c’était peut être moi qui leur devais ce coup de main ;

▬ Je n’étais pas.. d’accord avec l’idée de Mason. Je n’ai jamais trouvé que mettre des civils sous couverture était une bonne idée et s’agissant de toi, je l’étais encore moins. Je tenais à ce que tu le saches. »

« Je le sais. »

Dis-je avec un fier sourire, que je dissimule derrière le verre que je porte cette fois jusqu’à mes lèvres. Je suis touché par ses propos, mais je n’ai pas douté d’Erika durant ma rencontre avec l’ancienne amante. J’étais persuadé qu’elle s’inquiétait, certainement pour m’accrocher à un retour consolant, à une image apaisante, heureuse. La seule chose qui m’a permis de ne pas chuter, lorsque les flics m’ont posés sur ce fil branlant, c’est l’espoir qu’Erika soit là. Qu’elle vienne me retrouver après le numéro ; ou qu’elle vienne se précipiter en bas, si je devais tomber.

▬ Et j’aurai réellement fait un enfer de sa vie si Mason ne t’avait pas sorti de là vivant. »

« Qui ça ? »

Ironie quand tu nous tiens. Je sais parfaitement qui est ce type. Cliché du policier distant, hautain, efficace mais indéniablement insupportable. J’ai pas l’impression de lui devoir grand-chose, à part m’envoyer entre les griffes de Victoria, je n’ai trouvé aucune de ses interventions bénéfiques ;
Ça vient peut être de mon obsession pour la flicette…je n’entendais qu’elle et lorsqu’elle est soit disant sortie du camion, je n’entendais que mon envie de la retrouver.

« Ne penses plus à cette histoire, c’est terminé. Mason a vu juste, puisque j’ai réussi – coup de chance – à extirper à Victoria les aveux qui vous intéressaient. »

Je ne peux m’empêcher de penser à tous les risques qu’elle prend, tous les jours. Erika a fait de son quotidien un champ de bataille. Parce qu’elle a choisi de lutter contre la délinquance qui dévore notre ville, j’ai l’impression que son combat ne prendra jamais fin. Pour autant, elle ne se décourage pas.
Cette triste réalité explique-t-elle ses rares sourires ? Ses angoisses ? Sa discrétion ?

Le verre retourne sur la table basse pour que je puisse attraper la main de la jeune femme. Sans une pensée pour notre relation et son évolution pour éviter d’attiser la peur que ces idées provoquent, je caresse ses doigts et plante mon regard dans le sien.
J’me sens bien avec elle, je ne veux pas que sa vocation soit un rempart à notre…histoire ? Je ne veux pas non plus qu’elle soit bouffée par les remords, ou l’inquiétude ! Je suis un grand garçon. Et puis la vie est faite de dangers, c’est ainsi.

« …J’aimerai qu’on puisse se voir plus souvent. J’veux dire, pas seulement quand j’attire des criminelles gourmandes avec mon corps parfait. Tu vois ? »

Un sourcil haussé en guise de taquinerie, je reprends vite mon sérieux. J’ai tendance à oublier que les réactions d’Erika sont rarement celles des autres femmes. Ce qui est également différent, c’est ce que j’en pense. Extrêmement attentif à ses discrètes réponses, je crains toujours d’être à côté de la plaque.
Fichtre, toutes ces années à ne penser qu’à moi pour finalement être obnubilé par une seule femme. C’est frustrant.

Je me lève et l’attire à moi, sans forcément lui laisser le choix. Je déteste la pudeur entre nous. Elle est naturelle, normale même. Quand on sait qui je suis, quand on connait Erika. Rien ne pouvait prédire une telle relation entre deux personnes si opposées ;
Maintenant que nous en sommes là, je n’ai pas l’intention de laisser la moindre gêne s’installer.

« J’suis bien quand t’es là. »

Penchant lentement le visage contre le sien, je laisse nos fronts se caresser, puis nos nez. Nos souffles mêlés et les paupières closes, j’enlace la belle et cherche ses lèvres avec une envie toute contrôlée.


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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Ven 27 Fév - 23:18

Qui ça ? » demanda l’avocat, faisant mine de ne pas comprendre.

Erika qui portait son verre à ses lèvres cessa son mouvement pour le fixer une seconde ; voyant naître un sourire taquin au coin de ses lèvres, elle eut à son tour envie de sourire et secoua doucement la tête. Il ne cessait donc jamais.

Ne penses plus à cette histoire, c’est terminé. Mason a vu juste, puisque j’ai réussi – coup de chance – à extirper à Victoria les aveux qui vous intéressaient. »
Et il te doit lui aussi un sacré service. Il n’aurait rien pu faire sans toi. On n’avait aucun moyen de pression sur elle. »

Etranges les chemins que la Justice devait parfois emprunter pour faire valoir ses droits. Les criminels et autres malfrats s’étaient au fil du temps faits plus sournois, plus malins, utilisant les nouvelles technologies à leur avantage, contournant les interdits par leurs innombrables failles. La Police devait sans cesse être sur le pied de guerre, se renouveler, se maintenir à niveau face à des cerveaux parfois bien plus intelligents que les leurs car entravés par aucune des limites que la loi pouvait imposer aux forces de l’ordre. Et par moments il était nécessaire de recourir à des solutions presque aussi tordues que celles qui ont encore cours de l’autre côté des frontières du bien et du mal. En impliquant un civil afin de ne pas éveiller de soupçons, en faisant jouer une relation, par exemple. Des solutions extrêmes que le caractère trop professionnel de la jeune femme empêchait d’en discerner la finalité. Pour elle, trop de facteurs dépendaient ainsi d’une personne non expérimentée, à même de paniquer, de faire une connerie, de se mettre en danger. Rien de tout cela n’était carré et s’agissant de l’avocat … Bref. Comme énoncé par Lockhart un peu plus tôt, mieux valait ne plus penser à cette histoire. Ils avaient fait leur devoir, chacun, et Erika veillerait à l’avenir à ce que l’avocat ne se retrouve plus jamais impliqué dans ses enquêtes.

Déposant son verre sur la table, il se rapprocha d’elle et saisit sa main avec douceur. Erika posa son verre à son tour et se remit en place pour laisser à l’avocat la possibilité de parler. Il sembla hésiter avant de se lancer.

…J’aimerais qu’on puisse se voir plus souvent. J’veux dire, pas seulement quand j’attire des criminelles gourmandes avec mon corps parfait. Tu vois ? »

Elle voyait très bien.
Ne répondant pas tout de suite, elle se contenta de l’observer et de sourire, réfléchissant à sa proposition. Cela faisait à peine quelques jours et pourtant.. Etaient-ils en droit d’exiger plus maintenant ? N’était-ce pas un peu prématuré ? N’étaient-ils pas… Dans ce ruisseau risquant peu à peu de devenir fleuve de questions dans l’esprit de la jeune femme, elle discerna nettement le mouvement de l’avocat se relevant et l’attirant à lui sans retenue comme pour chasser toute gêne entre eux. Parce que gêne ne pouvait subsister dans pareille relation. Erika le savait et c’est pourquoi elle le laissait faire, se laissant approcher, caresser, toucher par ces mains qui finiraient peut-être un jour par connaître son corps par cœur. N’était-ce d’ailleurs pas en train de devenir son souhait ?

▬ J’suis bien quand t’es là. » chuchota-t-il comme une confession.

Erika ferma lentement les yeux, l’avocat posa son front contre le sien. Leurs respirations s’entremêlèrent. Leur nez se frôlèrent avec tendresse, approchant leurs lèvres, s’assaillant l’un l’autre du désir de s’embrasser. Le rythme cardiaque de la jeune femme s’emballa. Elle céda la première à l’appel, attrapant les lèvres de l’avocat avec avidité lui laissant à peine le temps de respirer. En fin de compte, peu importait les questions de temps, de juste distance, de timing … peu lui importait tant qu’elle l’avait. Aussi souvent que nécessaire, aussi longtemps que possible. Aussi passionnément qu’à présent mais aussi différemment. Tout le temps. A chaque instant. Surtout maintenant…

Bon dieu, elle l’avait dans la peau cet avocat.

***

La nuit passa, exquise, tendre et passionnée, intime et sauvage.
Etait-il meilleur moment que celui où Erika se réveilla dans les bras de Lockhart ? Elle ne bougea d’abord pas d’un iota, écoutant la respiration de l’homme endormi, se calquant dessus par moment. Etait-ce vraiment nécessaire de poser la question du rythme de leurs fréquentations ? Fallait-il aborder ces sujets pour lesquels la jeune femme était si pudique, si réservée ? Ne valait-il pas mieux laisser faire les choses, les laisser s’installer comme elles le devaient et voir après ? Tout cela paraissait si compliqué à penser. Et ce n’était qu’une simple question, pourquoi en faisait-elle autant pour une simple question ?

Soupirant et s’énervant contre elle-même, Erika réveilla malgré elle l’avocat. Elle le sentit émerger doucement et se tourna vers lui pour le voir ouvrir les yeux.

Tu veux dîner avec moi demain soir ? Je ne devrais pas rentrer très tard. »

Piètre explication, elle rentrerait sans doute plus tard que lui mais bon. Ce qui importait surtout était le message contenu à l’intérieur de sa question.
Se redressant sur un coude, Erika replia son bras pour appuyer sa tête dessus et observer l'avocat. Sa main libre vint lui caresser distraitement le visage, son regard se perdant petit à petit dans le vague.

Tu apprendras bientôt que je ne suis pas de ceux qui parlent facilement de ce qu'ils ressentent. Il faut parfois.. décrypter les codes. Je ne suis pas aussi habile que toi avec les mots et ils ne me sont pas toujours d'un grand secours alors... »

Ne trouvant pas comment terminer sa phrase sans paraître péremptoire, elle la laissa en suspend et contempla l'avocat en soupirant.



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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Lun 2 Mar - 11:45



 
Pas des erreurs, juste de mauvais choix.


Ses lèvres, ses mains, son regard et son souffle sont autant de sortilèges avec lesquels elle m’ensorcelle et me condamne à l’aimer chaque fois un peu plus. Consentant – et j’en redemande – je laisse ses atouts me captiver et attiser un feu en moi qui n’a jamais été aussi vif, intense, sincère.
Je dévore son corps avec une passion sans nom et atteins à ses côtés les cimes d’un plaisir que je pensais inaccessible.
Il n’y a peut être pas de bons ou mauvais amants. Il n’y a en fait que de mauvaises ou bonnes alchimies, de malheureux ou parfaits couples…

…lorsque le matin vient mettre fin à cette nuit merveilleuse, je peine à quitter Morphée. La réalité n’a jamais été aussi belle et pourtant, je sais qu’Erika n’est pas une femme qui se détient. Mon caractère possessif est légèrement frustré par ce désir impossible à assouvir. Je voudrai que la jeune femme ne me laisse jamais. Je voudrais avoir la certitude qu’elle soit toujours à mes côtés, toujours prête à me soutenir et désireuse de m’aimer ;
J’ai peur que sa réalité prenne déjà trop de place, pour que la mienne en fasse partie.

▬ Tu veux dîner avec moi demain soir ? Je ne devrais pas rentrer très tard. »

Pour sûr. Mais je ne réponds pas. Mes sourcils se froncent tandis qu’un sourire s’étire sur mes lèvres. Cette proposition me parait irréelle sachant que la veille, je me suis permis d’exprimer une envie peut être un peu précoce.
J’ai été maladroit.
Essaye-t-elle de faire des efforts ?

Lentement je ramène une main contre sa joue alors qu’elle se penche au dessus de moi. La vue de son fin visage est un régal et je souris bêtement, bercé par les souvenirs de notre nuit et le goût électrisant de notre relation.

▬ Tu apprendras bientôt que je ne suis pas de ceux qui parlent facilement de ce qu'ils ressentent. Il faut parfois.. décrypter les codes. Je ne suis pas aussi habile que toi avec les mots et ils ne me sont pas toujours d'un grand secours alors... »

Après quelques secondes de silence, je laisse mon bras retourner contre mon corps, sans cesser de sourire.
Habile avec les mots, certes, sans doute génial en fait. Mais je les ai si peu souvent utilisés dans un contexte aussi intime. Je n’ai jamais parlé de moi, jamais évoqué mes souhaits ni décris mes sentiments.
Hier soir cependant j’ai voulu lui avouer que sa présence m’est nécessaire. Je crains de l’avoir effrayée, aussi, je me redresse pour l’enlacer et nous laisse tomber dans les coussins, tel un gamin joueur.

« J’ai toujours su que tu étais…discrète, et je ne te reproche rien. Je ne veux pas que tu te sentes obligée de me dire des choses. Ni d’organiser nos rencontres. Je veux vraiment que tu sois libre, Erika. »

Alors pourquoi jouer les grands romantiques ? Pourquoi avoir un cœur qui palpite aussi bruyamment quand je sais qu’elle va venir ? Pourquoi, bordel, suis-je si impatient, si inquiet, si excité ?
Le sang froid qui m’habite se tire, ma fréquentation avec la demoiselle est probablement nocive.
J’adore ça.

« Pardonnes-moi. J’ai jamais été aussi, possessif ? » Dis-je en l’interrogeant du regard. « Erika, t’es tellement… » Je m’arrange pour me placer au dessus d’elle en faisant glisser mon index contre son ventre. « …parfaite. Je le suis pour n’importe qui sauf pour toi. Tu comprends ? Je suis mieux que tous les autres, j’en ai toujours été persuadé ; hem ; mais depuis toi j’ai peur que…tu me voies différemment ? »

Je ne devrais pas lui parler, en fait. Me contenter de la dévorer des yeux, de la savourer toutes les nuits qu’elle veut bien m’offrir et stocker précieusement les souvenirs qu’elle me laisse.
Qu’est ce qui me prend à jouer les beaux-parleurs ?

« Demain soir ça me va très bien… Dinons demain soir. »


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MessageSujet: Re: Pas des erreurs, juste de mauvais choix. [Pv : Erika]   Mer 4 Mar - 22:13

Pour toute première réponse, l’avocat l’attrapa, la faisant basculer doucement sur les coussins pour se remettre au-dessus d’elle. Erika se laissa faire mais garda son regard dans le sien, tâchant de lui faire comprendre qu’elle attendait tout de même une réponse verbale, un signe quelconque qu’il comprenait ce qu’elle avait tenté de lui dire. Elle n’eut pas à attendre très longtemps.

J’ai toujours su que tu étais…discrète, et je ne te reproche rien. Je ne veux pas que tu te sentes obligée de me dire des choses. Ni d’organiser nos rencontres. Je veux vraiment que tu sois libre, Erika. »

Elle esquissa un rapide sourire, sensible à ses mots mais encore sur la réserve. Il n’aurait pas été le premier homme à lui reprocher d’être trop secrète, trop renfermée, inatteignable. Mais étrangement, elle se souciait assez de son avis pour porter de l’intérêt à sa réponse. Elle ne mesurait pas encore à quel point il lui était important d’avoir cette réponse et cette compréhension, elle savait simplement que pour le moment, elle n’avait pas la moindre envie d’interrompre l’avocat.

Pardonnes-moi. J’ai jamais été aussi, possessif ? » Il l’interrogea une seconde du regard avant de poursuivre. Erika, t’es tellement… Son doigt vint se promener sur le ventre de la jeune femme, lui tirant un sourire sous la caresse. …parfaite. Je le suis pour n’importe qui sauf pour toi. Tu comprends ? Je suis mieux que tous les autres, j’en ai toujours été persuadé ; hem ; mais depuis toi j’ai peur que…tu me voies différemment ? »

Elle plongea son regard dans celui de l’avocat. Le voir différemment. Evidemment qu’elle le voyait différemment. Heureusement d’ailleurs. Elle ne se serait sans doute jamais laissée attendrir par son côté serial-baiseur collectionneur de belles femmes s’il n’avait pas montré d’autres facettes de sa personnalité ô combien complexe mais si simpliste au premier abord. Encore maintenant alors qu’ils commençaient à peine à découvrir un langage que leur corps respectifs parlaient à deux, elle était surprise de voir à quel point la personnalité de l’avocat lui échappait encore, même dans les grandes lignes. Là où elle avait connu un homme assuré, prétentieux, imbu de lui-même et ne doutant jamais de ses capacités ni de son charme, elle découvrait à présent un être capable de douter, de se poser des questions, d’hésiter sur la marche à suivre. Peut-être était-ce aussi lié à la personnalité même de la jeune femme. Elle montrait clairement et ce depuis le début tous les signes de son indépendance d’esprit. On ne pouvait blâmer l’avocat de douter. Bien qu’il prétende ne pas vouloir la brider. Il fallait leur laisser du temps. Cette nuit n’était que la deux ou troisième qu’ils passaient ensemble. Les évènements de la journée avaient mis les nerfs d’Erika à vif, elle avait bien cru devenir folle lorsqu’on lui avait annoncé que son avocat allait devoir courtiser une de ses ex-maîtresses. Et on ne parlait même pas du moment où Victoria avait dégainé son arme contre le torse de Lockhart. Tout cela faisait beaucoup d’émotions à la fois. Trop pour y voir clair à cet instant et prendre une décision réfléchie. Mieux valait se laisser le temps d’y penser. Se revoir et … y penser.

Demain soir ça me va très bien… Dinons demain soir. » conclut l’avocat, en écho aux pensées d’Erika.

Elle eut un bref sourire, passant son index le long de l’arête de la mâchoire de Lockhart. Malgré le cheminement de leurs pensées, il lui avait tout de même ouvert son cœur pour lui faire part de ses doutes. Le rassurer était une chose qu’elle était en mesure de faire sans que cela n’ait l’air de l’engager trop au point de ne plus lui laisser de porte de sortie. Même si quelque part en elle, une infime parcelle d’elle s’en fichait royalement, tout ce qui comptait était que l’avocat se sente bien, qu’il ne doute jamais d’elle.

Je te vois différemment mais ce n’est pas un mal. Sois en certain. Avant je ne te supportais pas plus d’une seconde, maintenant … eh bien j’arrive au moins à passer la nuit avec toi, c’est déjà un début ! »

Elle laissa éclater un rire avant de reprendre. Son doigt suivant le relief de la clavicule de l’avocat.

Pour ce qui est de la possessivité, ma foi… certains te diraient que tu as très mauvais goût, une gueuse des bas-fonds, qui pourrait bien vouloir de ça ? »

Elle se cambra pour atteindre son visage et l’embrasser pour faire taire toute objection quand la sonnerie de son téléphone retentit au travers de l’appartement et la fit retomber comme un soufflé dans les oreillers. Soupirant bruyamment d’exaspération, elle grommela :

Mais c’est pas vrai, mais foutez moi la paix cinq secondes. »

Voilà ce que c’était que d’être liée à son travail comme à sa vie.
Repoussant, malgré tout, doucement l’avocat pour s’extraire du lit, Erika se concentra sur la sonnerie pour trouver l’endroit où elle avait posé son téléphone. Une fois déniché, elle décrocha juste à temps. Comme il fallait s’y attendre, le poste avait besoin d’elle. Une signature, un rapport, un avis.. elle n’avait pas bien saisi mais le fait était là, elle devait aller bosser. Raccrochant en ronchonnant intérieurement, elle commença à rassembler ses affaires. Une fois toutes en main en une espèce de boule informe, elle se tourna vers l’avocat qui n’avait certainement pas loupé une miette de la conversation et connaissait la suite.

Un jour, j’arriverai à prendre le café le matin avec toi. »

Un jour… Mais pas aujourd’hui malheureusement. Comme dans un vieux téléfilm où l’amant laisse sa conquête de la nuit seule dans son lit pour s’éclipser au petit jour, Erika se rhabilla, vola un dernier baiser à son avocat et sortit dans la brume matinale.

▬ Fini pour moi ▬



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