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 La vie est faite de question sans réponse. [Erika]

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MessageSujet: La vie est faite de question sans réponse. [Erika]   Dim 4 Jan - 1:45



   
   Sacha & Erika
   La vie est faite de question sans réponse.

D
epuis le début du moins de Décembre, Sacha partageait sa vie entre chez elle, ses recherches, ses cours et son stage au commissariat. Stage qu'elle adorait d'ailleurs et elle s'y rendait avec plaisir tant elle trouvait ça intéressant. Elle avait eu l'occasion de voir et de travailler dans pas mal de section de la police. Le jour d'avant, elle avait près du médecin légiste à la morgue. Mélanger les sciences plus les enquêtes lui avaient permis de se sentir encore plus dans son élément. Pourtant, aujourd'hui, elle n'arrivait pas à être spécialement concentrée. Elle était parvenue, la veille, à obtenir les livres contenant tous les élèves ayant été au lycée de sa mère durant les trois ans où elle y avait été. Bien évidemment, ça faisait un sacré paquet d'hommes sur qui faire des recherches mais Sacha avait confiance en elle et surtout en son instinct. Elle se disait qu'au moment où elle verrait le visage de son père, si il était bien au lycée avec sa mère, elle le saurait. Enfin, en tout cas, elle espérait sincèrement que ça serait le cas sinon elle n'allait jamais s'en sortir. C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin et la rouquine commençait sérieusement à se lasser de tout ça. Pourquoi faire autant de mystère autour d'un seul homme ? A quoi ça leur servait, à sa famille ? Après tout, ils savaient tous à quel point ça lui faisait du mal. Mais il semblait qu'ils en avaient rien à faire et ça accentuait la souffrance de Sacha. Et puis lui alors ? Pourquoi il n'avait jamais cherché à la contacter ? Ne savait-il donc vraiment pas qu'il avait une fille ? Comment c'était possible ? A moins que ... A moins qu'il n'ait plus aucun contact avec sa mère avant qu'il n'ait pu découvrir la vérité. C'était plausible. Mais dans ce cas là, en tout logique, il était plus vieux que sa mère. D'une seule année sans doute.

Assise à un bureau vide sur une chaise à côté de la principale, la jeune fille poussa un long soupir en se rappelant de tout ça. Elle était enjouée à l'idée de voir ses recherches avancer la seconde d'avant mais désormais, ce n'était plus le cas. Elle ne se sentait plus capable de s'en sortir. Du moins, seule. Elle releva le regard et détailla du regard chaque enquêteur qui se trouvait autour d'elle. Peut-être que ... Peut-être que l'un d'entre eux pourrait l'aider ? Après tout, qui était mieux placé qu'un flic pour retrouver quelqu'un ? C'était le plan parfait. Elle se mordit la lèvre en se redressant un peu plus sur sa chaise. Le regard curieux, elle observa, analysa les comportements de chacun afin de trouver la personne qui serait la plus susceptible d'accepter de l'aider. Bien évidemment, ça n'allait pas être simple de persuader la personne qu'elle choisirai. Mais c'était trop important pour elle pour qu'elle ne tente pas sa chance. C'était une occasion en or et elle ne devait pas la rater. Ou alors, elle le regretterai toute sa vie. Jusqu'ici, ses recherches n'avaient mené à rien et ça commençait à la mettre de plus en plus sur les nerfs. Elle se connaissait assez bien pour savoir qu'elle allait craquer d'ici peu. Mais pour le moment, elle se devait d'attendre patiemment la personne qu'elle allait suivre tout au long de la journée, voire peut-être du lendemain aussi.
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MessageSujet: Re: La vie est faite de question sans réponse. [Erika]   Sam 10 Jan - 16:24

&

Début Décembre 2015, matin - Commissariat du Queens

Elle était épuisée, rincée, vidée de toute substance. Les nouveaux horaires qui avaient été attribués à chaque flic de la ville afin de pallier au manque d’effectifs et au besoin croissant de patrouilles dans les rues depuis l’instauration du couvre-feu par le Maire quelques semaines plus tôt avaient rapidement surchargé tout le monde de travail. Erika n’avait évidemment pas échappé à la règle et elle faisait de plus en plus souvent les frais de ses nuits blanches répétitives. La semaine précédente, en voulant rentrer chez elle, elle avait pris la direction de Manhattan et de l’appart de l’avocat dans les bras duquel elle s’était réveillée, complètement désorientée. Un moindre mal étant donné la récente évolution de leur relation mais l’évènement avait suffi à la rendre encore plus tendue qu’elle ne l’était déjà. La jeune femme n’était pas de ceux qui pouvaient se reconnaître physiquement incapable d’une tâche qu’on leur avait confiée. Sa ténacité et son entêtement prenaient constamment le pas sur sa fatigue et la poussaient à lutter, encore et encore. Elle n’aurait pas supporté être celle qui craquerait la première. D’ailleurs, elle ne supporterait pas de craquer tout court. Elle devait tenir, elle n’avait pas d’autre solution.

Arrivée au poste, Erika eut à peine le temps d’atteindre les escaliers, son casque de moto et ses gants encore sous le bras, qu’un autre policer, chargé lui de l’accueil du poste, la héla. Revenant sur ses pas, elle s’approcha du comptoir derrière lequel il se trouvait.

Salut Erika, c’est toi qui prends Sacha aujourd’hui. Elle doit déjà t’attendre en haut je pense. »

Les sourcils de la jeune femme se rehaussèrent.

Sacha ? »
La stagiaire. »

Ah oui. La stagiaire.
Hochant brièvement la tête, elle s’éloigna pour rejoindre l’étage où se trouvaient les bureaux de la Criminelle. Quelle idée de demander un stage dans un poste de police. Erika ne trouvait pas l’idée mauvaise dans le fond mais à l’âge que devait avoir Sacha, il y avait sans doute plus joyeux comme projet professionnel que de vouloir mettre de la vermine derrière les barreaux. Le besoin de justice, le désir d’aider son prochain étaient tout à fait louables mais il ne fallait pas se leurrer sur la difficulté que représentait le travail effectué ici. La gratitude ou la reconnaissance des sacrifices étaient très rarement au rendez-vous et il fallait aimer être payé une misère pour un travail qui pouvait bien souvent mettre la vie d’autrui et la sienne en danger. Erika avait du mal à se représenter les motivations de cette jeune stagiaire. Elles ne pouvaient qu’être naïves et idéalistes. Elle ne devait pas savoir à quoi réellement s’attendre. Sans doute imaginait-elle même des héros combattant le crime et l’injustice, crachant des phrases par trop connues du grand public, mettant derrière les barreaux de puissants barrons de la drogue, d’ignobles monstres violeurs d’enfants ou tout autre figure du mal qu’une adolescente pouvait se représenter à cet âge. Elle apprendrait bien vite - si ce n’était pas déjà fait d’ailleurs – que la réalité était bien plus cruelle et amère qu’elle ne pouvait l’être dans un livre ou un film policier. C’était un métier de chien.
Mais il fallait bien quelqu’un pour le faire.

Rendue à l’étage de la Crim’, Erika salua rapidement les collègues qu’elle croisa et déposa ses affaires à côté de son bureau. Elle jeta ensuite un œil autour d’elle et repéra la rouquine assise à côté d’un bureau encore vide de son propriétaire. Elle semblait attendre patiemment que quelqu’un accepte de la prendre en charge. Erika soupira brièvement et s’approcha d’elle. Elle n’était pas douée avec les ados, elle ne s’était jamais vraiment senti en être une quand elle en avait eu l’âge et comprendre comment pouvait fonctionner un être en pleine transformation la fatiguait d’avance. La seule référence qu’elle avait était en la personne de Sunday, qui n’était plus vraiment une ado. Erika décida donc de l’aborder comme n’importe quel adulte. Infantiliser n’était pas son fort.

Sacha ?  Tu es avec moi aujourd’hui apparemment. Je suis l’agent Stojanović. Tu peux m’appeler Erika. »

Son portable sonna à ce moment-là, interrompant les présentations. Elle décrocha. Un homme retrouvé abattu en plein Central Park. Erika prit ses renseignements et raccrocha. Son regard se reporta sur la jeune fille. Elle évalua la situation un quart de seconde. Après tout, Sacha ne faisait sans doute pas son stage pour rester au poste toute la journée. Autant essayer de lui faire tirer parti des occasions qui se présentaient. Au pire, la gamine serait choquée. Ça n’empêcherait pas Erika de dormir.

T’as déjà vu une scène de crime ? »



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Even though your words hurt the most, I still wanna hear them, every day. You say let it go but I can't let it go. For I'm so scared of losing you and I don't know what I can do about it. So tell me how long, love, before you go and leave me here on my own. I know that I don't wanna know who I am without you.
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