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 Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]

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MessageSujet: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Mer 11 Fév - 18:53


♦ ♦ ♦ ♦ ♦
N

on je ne suis pas toujours tiré à quatre épingles, joliment emballé dans un costume chic et luxueux. Il m’arrive aussi d’être un homme normal – autant que mon charisme naturel le permet – vêtu simplement, pour être présentable, décent.
Un bon jean et un t-shirt noir sur le dos, je reviens dans la cuisine avec de quoi grignoter pour entamer cette soirée. Je doute qu’Harleen reste bien longtemps. Si elle passe régulièrement, elle s’attarde rarement. J’ai cependant bien l’intention de la recevoir de la meilleure façon, même s’il s’agit de quinze minutes à peine de conversation.

« Qu’est ce que tu bois ? »

La question, à nouveau, est désintéressée, purement sympathique. Polie. Combien de temps que je n’ai pas chambré mon amie ? Combien de semaines sont passées sans que je n’évoque sa sublime silhouette ou ses lèvres dont j’ignore encore le goût ? Aucune idée. A vrai dire je n’y pense pas. Après avoir servi deux verres, je m’installe à ses côtés en piochant dans les amuses-bouches.

Je peine toujours à comprendre comment j’ai pu me faire une amie comme celle-ci. Une amie tout court. Les femmes, jusqu’à très récemment, étaient juste des divertissements. Un autre genre d’amuse-bouche. Mais je n’ai jamais pu croquer Harleen. Interdiction formelle d’accéder à son corps.
Étonnant. Parce que lorsqu’on se refuse à moi... je finis toujours par gagner. Plus sérieusement, si une femme s’échappe farouchement, je ne suis pas le genre à insister. Sauf avec Erika peut être…mais c’était différent.

J’ai beaucoup trop de femmes à mes pieds pour perdre du temps avec une Harleen, si attirante soit-elle.
Et pourtant.

« On pourrait commander des pizzas. Non ? Ton tendre époux ne t’attend pas montre en main quand même ! »

Il n’a pourtant aucun souci à se faire. Si elle ne cède pas à mon charme dévastateur, elle ne cédera au charme d’aucun homme. Je me demande d'ailleurs si elle est amoureuse de son mari. Certes la demoiselle est ce qui s’apparente le plus à une amie dans mes connaissances, je ne la connais pas tant que ça. Disons que j’ignore beaucoup de points de son existence et je n’ai jamais cherché à les connaitre. Ce n’est pas là-dessus qu’est basée notre relation. Si on estime qu’il y a des bases. Elle s’est montrée si présente, quasiment collante, que j’ai fini par me faire à sa présence, m’habituer à nos discussions et apprécier nos jeux de mots.
Ensuite ? Je ne sais pas entretenir une amitié digne de ce nom.

« Tu ne pourras résister au parfum d’une quatre fromages, j’en suis sûr. Ttt ! Je n’veux rien entendre, tu dînes avec moi ce soir. S’il te plait. »

Pourquoi ? Pourquoi cette envie soudaine de ne pas me retrouver seul ? Je me lève aussitôt pour attraper mon téléphone et contacter immédiatement une pizzeria.

…J’ai vu Erika hier soir. C’était magique, indescriptible, parfait. Comme à chaque fois que je suis avec elle. Seulement Erika n’est pas un divertissement qu’on fait venir quand on le souhaite. Elle n’est pas qu’une amante, qu’une confidente. La flicette m'est indispensable, et c'est bien la seule personne. Plus je la vois, la savoure et la découvre, plus son absence est douloureuse.

Il se pourrait que j’en parle à Harleen. Un jour. Que cette dernière soit la seule à qui je puisse me confier sans craindre de provoquer une rupture de stock côté tabloïds le lendemain. Il se pourrait en fait qu'elle soit la seule qui cherche à m'approcher sans vouloir de mon corps.
L'amie parfaite, désormais.

Au moment ou l'on me répond au bout du fil, quelqu'un frappe à la porte.

« Allo ? Un instant s’il vous plait… Oh, Erika ? »


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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Mer 11 Fév - 20:44

Tenue soignée, coiffure impeccable, manucure irréprochable. Si la vie se résumait à une apparence physique, Harleen se vanterait d’être la perfection. Malheureusement, si elle s’était faite séduisante ce soir, ce n’était pas pour tester l’incapacité d’August à lui faire la moindre remarque sur son physique ou pousser son talent de Don Juan à s’exprimer. Non, ce soir avait une connotation particulière. Depuis deux heures à peine, elle fêtait un anniversaire. Neuf ans qu’elle avait rencontré Arthur, son époux. Celui-ci avait pris bonne note de ce grand évènement et pour fêter ça, il avait tout préparé : restaurant quatre étoiles, nuit dans un hôtel tout aussi onéreux et massages romantiques avec sa maîtresse.

Alors Harleen se trouvait là, assise sur une chaise dans un appartement qui n’était pas le sien. Un sourire collé à son visage rayonnait de bonheur, comme toujours. Le bonheur, c’était son crédo, celui qu’elle avait appris à fabriquer, faute de l’avoir.

« Je prendrais bien de l’eau, s'il te plait. » Annonça-t-elle comme si elle commandait un grand vin.

Harleen boudait l’alcool. Jamais une goutte. Jamais. La bulle dans laquelle la métisse évoluait demeurait fragile. Son masque de perfection menaçait de se briser à chaque instant. Un faux pas et son monde s’écroulerait sous ses pieds pour la laisser vulnérable. Cette idée forgeait cette peur panique de tout ce qui menaçait son self-control : alcool, poison, drogue, maladie, colère et la peur elle-même. Avoir peur de la peur, un comble !

Un sourcil s’arqua devant la demande d’August. Manger une pizza ? Habituellement, il était plus du genre à l’expédier rapidement. Mais la remarque la fit sourire. Se sentir la bienvenue plaisait toujours. Les doigts pianotèrent le rebord du verre dans un geste lent, comme s’ils suivaient le raisonnement de la belle. Peut-être que lui, tout comme elle, ne souhaitait pas rester seul ce soir.

« Du fromage ! Tu as trouvé mon point faible. » Taquina Harleen levant les deux mains en l’air comme s’il la prenait en Hold up.

August perché au téléphone pour commander les pizzas, intrigua la brunette toujours perplexe. Qu’arrivait-il à son ami ? Pourquoi ne remarquait-il pas sa robe pimpante, son parfum enivrant, ses hauts talons et son maquillage si léger que l’on croirait qu’elle était au naturel ? Aucune vulgarité ne serait tolérée chez elle, mais être jolie demeurait une obligation. Pourtant, il ne faisait aucune remarque, jamais. Si elle venait en salopette et col roulé, il ne remarquerait rien. Quelque chose le préoccupait. Un détail ou un pas, Harleen devait savoir. Sa curiosité et son inquiétude se nourrissaient l’une et l’autre dans un cercle vicieux.

« Ouah. Ils sont rapides les livreurs de pizzas, faudra que tu me donnes leur numéro ! » S’étonna Harleen en descendant de sa chaise. La jupe remonta légèrement sous l’impulsion. Remarquant qu’August venait d’ouvrir la porte, plaçant Madame King dans l’axe d’ouverture, elle se dépêcha de replacer sa jupe convenablement. Hors de question de passer pour une dévergondé, même devant le livreur.

Erika ? Comment ça ? Est-ce qu’August avait déjà courtisé une livreuse et venait de la reconnaître ? Question plus pertinente, est-ce qu’August se rappelait du nom de chacune de ses conquêtes ? Erika ? Ce n’était pas le nom d’un naufrage ? Pourvue que ce ne soit pas un signe. Son ami lui semblait déjà si préoccupé. Elle n’oserait pas le laisser seul s’il advenait le moindre problème. Un pas la porta vers l’entrée alors qu’elle obéissait aux règles de bienséance.

« Tu as oublié un rendez-vous ? Avec le surmenage, ta mémoire est aussi fondue que le fromage des pizzas. Ca doit être pour cette raison que je ne peux pas résister à ta compagnie. Je ne dis jamais non à du fromage fondu. » Provoqua Harleen en passant une main sur l’épaule d’August. Geste purement anodin. Evidemment, pour elle, il était logique qu'elle ne parlait que d'amitié. « Bonsoir. » Annonça-t-elle poliment à la nouvelle venue.

Comment pouvait-elle se douter qu'elle aurait mieux fait de se taire? Aucun don de divination ne se transmettait dans sa famille et elle ne pouvait pas le lire dans le fond de son verre d'eau. Après tout, August n'était pas obligé de faire autant de mystère. Quoique, avec tous ceux que faisaient la brunette, elle était mal placée pour faire la leçon de moral.
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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Ven 13 Fév - 19:27

& &

Février 2016, tard dans la soirée - Manhattan, appartement d'August S. Lockhart

Février était entamé de moitié et les enquêtes de la NYPD concernant les mystérieux pendus de Central Park patinaient toujours. Erika faisait partie du nombre des Detectives qui planchaient sur les différentes pistes retrouvées au fil des semaines mais il fallait bien reconnaître qu’ils tournaient en rond en attendant certains résultats et des informations venues d’ambassades faisant volontairement de la rétention. Autant dire que comme pour toute enquête ne se solutionnant pas rapidement ou ne donnant aucun espoir de plus de pistes, les équipes commençaient à perdre patience. La fatigue accumulée depuis l’instauration du couvre-feu et des rondes de nuit, Erika venait elle-même à bout de sa propre patience par moments et ce soir était un de ceux où elle n’avait qu’une envie : envoyer voler ses rapports à travers le poste, enfourcher sa moto et rejoindre l’avocat pour changer d’air. Elle ne le faisait que rarement, bien entendu  car l’avocat n’était pas à sa disposition sur un claquement de doigts et elle réfrénait encore certains élans de spontanéité comme celui-ci. Par peur ou par gêne sans doute. Tout ce qui n’était pas maîtrisé et répondait à l’impulsion était toujours assez déroutant pour Erika. Ce n’était pourtant pas quelque chose qui la gênait au travail mais avec Lockhart… c’était un peu différent.

Soupirant encore et encore sur son rapport qui n’avançait pas faute de preuve qu’elle ne pouvait décemment pas inventer elle-même, la jeune femme se prit le visage dans ses mains et soupira de plus belle. Elle avait besoin de se détendre, elle avait besoin de.. souffler. Consultant sa montre, elle songea que l’avocat était peut-être chez lui à cette heure. Elle pouvait débarquer sans prévenir, faire la surprise de sa venue pour une fois. Lockhart était du genre à ne jamais se lasser d’être surpris et après tout, elle avait déjà fait l’expérience une ou deux fois sans provoquer d’incident diplomatique. Pourquoi pas cette fois-là à nouveau ? De toute façon, ça n’était pas le ventre vide qu’elle allait faire avancer son enquête ni convaincre le procureur de leur laisser plus de temps pour trouver des preuves.

Attrapant son manteau, son casque et ses clés, elle sortit donc du poste et enfourcha sa moto en direction de Manhattan. Il lui était toujours étrange de se garer en bas de chez lui. De se rappeler sa première puis sa seconde venue dans cet appartement, ses sentiments ambigus vis-à-vis de l’avocat à l’époque… Quelques mois auparavant, il avait mis sa vie en danger lors d’une mission où il avait du jouer les infiltrés auprès d’une de ses ex maîtresses et Erika n’était pas prête d’oublier l’état dans lequel la situation l’avait mise. Elle avait failli faire foirer la mission par sa simple présence, chose qui n’était jamais arrivée. Il y avait une première fois à tout comme disaient certains mais tout de même. August avait un étrange pouvoir sur elle, chose qu’elle n’était pas toujours certaine d’appréhender correctement.

Pour l’instant cependant, Erika était plutôt occupée à imaginer la tête qu’il ferait en la voyant débarquer. Elle tomberait peut-être sur une porte close s’il était sorti dîner avec des clients mais elle en doutait tout de même, il était tard, il serait probablement rentré à cette heure. Souriant déjà, elle toqua. La porte s’ouvrit quelques secondes après et Erika eut pendant un instant une vision de l’intérieur de l’appartement avant que la silhouette de l’avocat ne vienne se placer en premier plan. Elle ne rata pas la femme tirée à quatre épingles sur une des chaises ni son mouvement vif pour redescendre une jupe décidément trop courte pour elle. Lockhart l’interpella et Erika eut toutes les peines du monde à ramener son attention sur lui. Une fois son regard dans le sien pourtant, elle sentit son sang entrer en ébullition en voyant son air à la fois très surpris et presque gêné de la trouver là. Elle ouvrit la bouche pour parler mais l’arrivée impromptue de l’inconnue lui passa brutalement l’envie de saluer qui que ce soit.

Tu as oublié un rendez-vous ? Avec le surmenage, ta mémoire est aussi fondue que le fromage des pizzas. Ça doit être pour cette raison que je ne peux pas résister à ta compagnie. Je ne dis jamais non à du fromage fondu. »

Et de passer sa main sur l’épaule de l’avocat.
Le regard d’Erika n’en rata pas une miette, suivant lentement ce geste trop familier et trop tendre pour cacher autre chose. Elle en resta muette de rage. Trop de pensées se bousculant dans sa tête.

Bonsoir. » la salua finalement l’inconnue.

Un instant, elle songea à fuir. Loin. Un tout petit instant. Puis une partie d’elle sembla prendre le dessus sur le reste. Une voix qui grondait et menaçait. Quelqu’un était sur son territoire. Invitée par l’avocat ou pas, cela lui importait peu à cet instant. D’abord, elle allait dégager l’importune comme il se devait, lui faire regretter sa prétention de croire que l’avocat était encore sur le marché et qu’elle pouvait impunément se pointer chez lui et la traiter comme n’importe quel trophée de chasse de sa collection. Non mais pour qui se prenait-elle au juste ?! Savait-elle face à quel adversaire elle se trouvait au moins ? Intérieurement la jeune femme grondait. Elle n’avait pas mis autant de temps à trouver l’avocat, à lui avouer qu’il lui plaisait plus que n’importe quel homme pour se faire évincer par.. dieu-sait-qui ! Et à quoi jouait August au juste ? Son regard furibond revint dans celui l’avocat. Elle ne l’oublierait une fois le premier round fini. Il n’allait pas s’en tirer à si bon compte. C’était mal la connaître. Ah il croyait pouvoir la doubler ?

Bien.
Il allait s’en mordre les doigts.

Mâchoire contractée, Erika prit le temps de laisser Lockhart mariner, ne le quittant pas du regard. Son ton était glacial lorsqu’elle prit enfin la parole.

Je vois que je dérange. La prochaine fois que tu veux te payer une fille, préviens moi. Je tâcherai de ne pas débarquer à l’improviste pour interrompre votre ‘conversation’. »



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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Dim 15 Fév - 14:01


♦ ♦ ♦ ♦ ♦
T

u as oublié un rendez-vous ? Avec le surmenage, ta mémoire est aussi fondue que le fromage des pizzas. Ca doit être pour cette raison que je ne peux pas résister à ta compagnie. Je ne dis jamais non à du fromage fondu. »

Hum, problème. La pression monte, l’angoisse avec, et je pose sur Erika un regard clairement déstabilisé. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle vienne, pourtant, sa venue surprise est une bonne nouvelle. J’essaye un sourire, légère esquisse d’un signe de satisfaction, mais le feu qui émane de ses yeux est clair : il y a quiproquo.

« Bonsoir. »

Poliment, Harleen fait mine de saluer l’arrivante avant de s’éclipser. Je pourrais la laisser partir et mettre en œuvre toutes mes qualités de plaideur pour convaincre Erika que la demoiselle n’est qu’une amie. Juste une amie. La seule amie que j’ai, en fait.
Mais comment la persuader, alors qu’elle m’a toujours connu comme un collectionneur ? Comment puis-je prouver à Erika que j’ai pu créer une relation purement amicale avec une fille si jolie ? Et quand bien même elle accepterait les faits, quelle est mon excuse de lui avoir caché ?...

Je n’ai pas honte d’Harleen. Il se trouve simplement que je n’ai jamais eu l’occasion de la présenter à une compagne officielle.

Avant qu’elle ne passe la porte, j’attrape cette femme mariée par le bras pour la retenir. Elle doit rester. Parce que je l’ai invitée ce soir, parce que les pizzas vont arriver et qu’il est hors de question que je cache à l’une ou l’autre ce qui me lie à chacune.
Voilà. Je viens d’atteindre le stade de l’homme qui assume ses amitiés – son amitié pour être plus exact – et décide de présenter celle qui habite son cœur.

C’était pas si compliqué mais quelque chose me dit que le plus dur reste à venir.

▬ Je vois que je dérange. La prochaine fois que tu veux te payer une fille, préviens moi. Je tâcherai de ne pas débarquer à l’improviste pour interrompre votre ‘conversation’. »

« Erika, je t’en prie, ce n’est pas ce que tu crois. » Merde, la vieille phrase directement tirée d’un mauvais scénario. « Je ne me paye personne, tu le sais bien. Tu es la seule qui compte…J’te présente Harleen. C’est…c’est une amie. Erika, entre s’il te plait. »

Bien déterminé à régler ce problème, je referme la porte derrière l’agent de police et l’attrape par l’autre main. Une de chaque côté, je les dévisage tour à tour avant de soupirer. C’est bête, pour une fois que je n’ai rien à me reprocher, je ne sais pas par où commencer.

« Il n’y a rien entre Harleen et moi, je la connais depuis des années. Elle est mariée et – bien que cela puisse être surprenant – elle n’est pas du tout intéressée par moi. En tant qu’homme, j’veux dire. »

Mes doigts caressent impatiemment la main d’Erika que je sens si tendue qu’il m’est difficile de réfléchir. Je poursuis cependant, craignant que l’une des deux prenne la parole.

« J’ai toujours considéré que je n’ai pas besoin d’amis et, je n’ai pas cherché à entretenir la moindre relation avec elle. Seulement, on s'est habitué l'un à l'autre, on discute pas mal, on s'entend bien. Juste bien. Je te jure. Ce n’est ni une ancienne amante, ni une prochaine…Erika, c’est…je t’aime. »

Ça sonne comme une évidence. La seule chose qui puisse m’acquitter, l’unique argument de poids. Je l’aime. Et ça n’a jamais été si facile à prononcer de toute ma vie. Même devant une autre.

Je glisse un regard embarrassé dans celui de Harleen qui découvre la première femme à me rendre amoureux.



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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Mer 18 Fév - 19:35


Harleen redressa un sourcil perplexe à la réponse de la jeune femme présente sur le pas de la porte. Pardon? Mais de quel droit ouvrait-elle sa bouche, celle là?  Le regard sombre tomba sur l'homme à ses côtés tandis qu'elle plaçait les mains sur ses hanches. Il devait avoir l'explication. D’après son attitude, il avait quelque chose à se reprocher. Puis, comme une mère gronderait son petit, Harleen battit l'air de son index en direction de l'avocat puis de l'inconnue et vise et versa.

"Va-t-il falloir que je vous apprenne les manières à tout les deux?" Disputa Harleen avant de donner une petite et minuscule tape du revers de la main contre l'épaule d'August. "On présente les invités quand ils arrivent, même les hystériques."

Finalement, elle senti une poigne lui chopper le bras pour l'entrainer vers l'intérieur. Peut être que son petit discours n'avait rien d'agréable, d'accord. Mais il y avait des manières. Quel rustre! Que de brusquerie. Quel monde de brute épaisse! Aucune bienséance. Avaient-ils été élevés avec les cochons? Le seul aspect du cochon qu'Harleen avait pour elle demeurait le caractère. Aussi, elle ramena aussitôt son bras contre elle-même lorsqu'August l'eut relâché. Un grognement indiqua qu'elle n'appréciait pas le traitement. La dose de violence qu'elle subissait à la maison lui suffisait parfaitement. En plus, August avait l'air d'hésiter pour la définir. S'il la présentait comme la concierge, elle allait mal le prendre.

Mais non, la suite dépassa tout entendement. Les mots qui se suivaient auraient pu la mettre au tapis si son habituel masque de neutralité ne maintenait pas les apparences à toutes épreuves. Alors c'était elle, la raison de tous les changements chez August. Elle qui avait réussi à le rendre fidèle et accessible. Un moment, Harleen songea que cette femme avait due en baver avec l'avocat. Il n'avait pas pour habitude de laisser le sexe faible entrer chez lui. La métisse en savait long sur cette tour d'ivoire imprenable.

Finalement, la brunette décida qu'il était temps de réagir, de faire quelque chose, d'être une amie plus qu'une spectatrice. Le dos raide, les fesses serrées et aussi tendue que la ficelle des strings des filles faciles qu'August avait eu pour habitude d'allonger, la femme au foyer inspira profondément. A trop vouloir remuer le balai qu'Harleen avait bien profondément enfoncé dans son fondement, elle allait se mettre une écharde.

"Et bien, je crois qu'on va prendre une part de pizza supplémentaire." Annonça une voix sûre et posée, loin de son ressenti intérieur. "Je vais commander les pizzas..."

L'excuse la plus valable pour laisser August et cette étrange femme discuter en tête en à tête. Après tout, l'avocat n'avait pas eu le temps de commander avec l'arrivée impromptue d'Erika. La métisse savait faire des milliers de choses mais tenir la chandelle ne serait pas une activité gratifiante pour sa petite personne.

Aussi, son pas claqua sur le sol. Les talons ne permettaient à personne de se déplacer discrètement, personne. Le portable qu'elle avait abandonné à son triste sort sur la table offrit une occasion de se donner une contenance. Harleen ne commandait jamais de pizza et n'avait pas la moindre idée de qui appeler pour en avoir une. Pas grave, grâce à un internet, l'information demeurait à portée de main.

"... dans la cuisine." Fini Harleen alors qu'elle semblait plutôt prendre la direction d'un placard.

Que voulez-vous? L'émotion... Et puis, elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de visiter les lieux. Vous savez ce que l'on dit des femmes et du sens de l'orientation, non? Harleen en donnait la preuve par A plus B. A peine la porte ouverte, la brune resta plantée devant avant de pivoter pour offrir un sourire contraint à un public distrait. Pas par là, donc.
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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Dim 22 Fév - 10:43

Les yeux de la jeune femme lançaient des éclairs, attendant une explication dont elle n'était même pas certaine de pouvoir se satisfaire. Elle se sentait trahie, flouée par le seul homme dont elle aurait voulu s'épargner les blessures. Comment pouvait-il lui faire un coup pareil ? Comment elle-même avait-elle pu être aussi... naïve ?
L'inconnue leva alors un doigt autoritaire et prit un ton auquel Erika ne s'attendait absolument pas.

Va-t-il falloir que je vous apprenne les manières à tous les deux? On présente les invités quand ils arrivent, même les hystériques. »

Erika faillit s'étrangler. Hystérique ? Elle ? Non mais pour qui se prenait-elle ?! Ouvrant une bouche offusquée pour répliquer et remettre à sa place cette fille qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, elle se fit interrompre par la main de l'avocat, s'élevant entre elles deux.

Erika, je t’en prie, ce n’est pas ce que tu crois. Je ne me paye personne, tu le sais bien. Tu es la seule qui compte…J’te présente Harleen. C’est…c’est une amie. Erika, entre s’il te plait. »

Tirée d'une main douce par l'avocat, la jeune femme daigna se laisser faire et entra à son tour dans l'appartement. Elle n'abandonna pour autant pas sa méfiance et son animosité sur le pas de la porte. Lockhart pouvait bien lui sortir ces phrases qu'on avait entendues des millions de fois, elle n'était toujours pas dupe de leur petit numéro. Comment cette femme pouvait-elle être une amie d'ailleurs ? Erika n'avait jamais eu vent d'une quelconque amitié entretenue par l'avocat. Une femme en plus de ça. N'y avait-il pas pire ironie du sort que celle-ci ? Espérait-il réellement lui faire avaler ce mensonge ? Il la connaissait très mal en fin de compte.

Il n’y a rien entre Harleen et moi, je la connais depuis des années. Elle est mariée et – bien que cela puisse être surprenant – elle n’est pas du tout intéressée par moi. En tant qu’homme, j’veux dire. »

Sa main toujours dans celle de l'avocat, Erika leva les yeux au ciel, toujours furieuse. Des mots, des mots ! Mais comment pouvait-elle avoir l'assurance que ce qu'il disait était vrai, qu'il n'était pas tout simplement en train de l'embobiner comme n'importe quelle proie qu'il avait gardée dans son lit assez longtemps pour la faire douter de ses propres sentiments ?

J’ai toujours considéré que je n’avais pas besoin d’amis et, je n’ai pas cherché à entretenir la moindre relation avec elle. Seulement, on s'est habitués l'un à l'autre, on discute pas mal, on s'entend bien. Juste bien. Je te jure. Ce n’est ni une ancienne amante, ni une prochaine…Erika, c’est…je t’aime. »

Je t'aime.

Ces deux mots figèrent la jeune femme. Sa tête cessa brusquement de penser et de fulminer. Le temps lui-même sembla se suspendre tandis qu'Erika fixait son avocat, le cœur battant. Elle était incapable de formuler une pensée cohérente, incapable de songer à sa propre réaction. Elle ne pouvait que le regarder, l'observer braver son scepticisme, sa colère pour déposer devant elle une évidence qui venait clairement la retourner. Et il observait à présent les effets de son annonce sur la jeune femme. La regrettait-il ? Le silence allait finir par devenir blessant. Pourtant elle se sentait toujours incapable de parler.

Ce fut finalement Harleen qui le brisa, ramenant les deux autres à la réalité.

Et bien, je crois qu'on va prendre une part de pizza supplémentaire. Je vais commander les pizzas... »

Elle s'éloigna en direction de la cuisine. Erika continua de fixer l'avocat, ne pouvant s’en détacher. Au bout d'un moment, elle finit par se racler la gorge pour tenter de parler. Sa gorge était serrée, sans qu'elle en comprenne véritablement la raison. Elle fronça les sourcils.

Il fallait forcément qu'elle soit plus belle que toutes les autres ? Tu ne pouvais pas choisir quelqu'un d'autre pour être ton amie ? Tu... »

Elle s’interrompit. Laissant glisser ses cheveux devant son visage, Erika écrasa un rire nerveux et releva finalement la tête. Son regard brillait mais elle se contenait trop bien pour laisser échapper une seule pensée de ses yeux. Elle était de toute façon toujours en colère. Rassurée sur la nature de cette femme mais toujours en colère de n'avoir pas appris son existence plus tôt. Essayait-il de tester sa confiance ? A quoi jouait-il avec elle bon sang ? Elle regarda un instant en direction de la cuisine avant de revenir vers Lockhart. Elle soupira, toute trace de rire ou de larmes effacée de son visage.

Pourquoi tu ne m'as pas parlé d'elle avant ? »

Il lui était plus facile de changer de sujet que de s'attarder sur ce que Lockhart venait de lui avouer.  Elle ne savait momentanément pas quoi en penser, ni quoi répondre. Elle était encore sous le choc d'avoir appris l'existence d'Harleen, de l'avoir premièrement soupçonnée d'être une énième fille du tableau de chasse de l'avocat puis de s'être entendu rétorquer qu'elle n'était que l'amie, pas l'amante. Et l'avocat l'aimait. Il l'aimait vraiment, au point de le lui dire. Tout cela faisait un peu trop pour un cœur glacé, peu habitué à ressentir autant de sentiments contradictoires à la fois. Elle avait besoin de le savoir toujours protégé, en sécurité.



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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Lun 23 Fév - 10:49


♦ ♦ ♦ ♦ ♦
I

l fallait forcément qu'elle soit plus belle que toutes les autres ? Tu ne pouvais pas choisir quelqu'un d'autre pour être ton amie ? Tu... »

Harleen s’esquive en cuisine quand Erika prend la parole. La situation m’échappe et je sais d’avance qu’il n’y a pas de solution. J’aurai du lui parler de mon amie. Nous avons rarement parlé de nos autres relations, jamais de nos familles ! L’occasion ne s’est donc jamais vraiment présentée. Pour autant, je savais que l’existence d’Harleen finirait par se savoir. Pire, je savais que la miss serait la seule à me causer des problèmes avec Erika pour la simple et bonne raison qu’elle est la seule autre femme que je continue de voir en privé

Il n’y a pas une femme que j’ai côtoyée autrement que par intérêt. Erika et Harleen sont deux exceptions, différentes. L’une n’aurait pas pu échapper à l’autre, il fallait qu’elles se rencontrent. J’aurai du anticiper l’incident !

▬ Pourquoi tu ne m'as pas parlé d'elle avant ? »

J’y venais.

Prenant sur moi comme je peux, je resserre mon étreinte sur sa petite main et me mords nerveusement la lèvre. Je n’ai rien à lui cacher. Elle sait pertinemment toutes ces amantes, mes conquêtes, les innombrables femmes que j’ai connues le temps d’une nuit.
Mais Erika ne sait rien de cette unique personne que je vois régulièrement, sans jamais l’avoir touchée. Elle ignore tout d’Harleen, de notre amitié platonique. Si on peut parler d’amitié, sachant que la belle s’est attachée à moi sans que je ne sache m’en défaire ;

« Je n’sais pas Erika. On n’a jamais parlé des personnes qui nous sont chères. Je ne sais rien de ton histoire. »

Je ne veux pas m’immiscer dans sa vie, ses mystères et ses secrets. On se souvient trop bien, tous les deux, du choc que représente encore l’évocation de Sarah par exemple. Nous avons tous un jardin secret. Il ne me viendrait pas à l’esprit d’envahir celui d’Erika…
Peut-elle comprendre que j’ai simplement été réservé ?

« Harleen fait partie de ces relations habituelles, qu’on oublie parfois, sans réaliser qu’elles sont importantes. Peut être que je ne t’en ai jamais parlé parce que je sais qu’elle n’est pas un danger pour nous. Elle est ce qui se rapproche le plus d’une famille pour moi… »

Avec plus de fermeté, j’attire la flicette contre moi. Je m’attends à une forme de résistance, mais j’insiste.

« Je ne m’attendais pas à ce que tu viennes, tu n’peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir. Bon, je serai totalement satisfait et soulagé quand tu auras fini de t’inquiéter pour Harleen. Hum ? »

Tentative d’un sourire qui se veut apaisant, je glisse mon pouce contre sa joue puis oriente mon visage en direction de la cuisine. Où se trouve maintenant l’unique et seule amie dont je dispose ?
Qu’elle ne pense pas pouvoir s’échapper, après tout, c’est à cause d’elle qu’on en est là : j’ai jamais demandé à être pisté par une femme mariée et fidèle, à la base.


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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Mar 24 Fév - 17:26

Harleen tentait de se camoufler dans un tiroir ou de trouver la solution pour commander une pizza dans un placard de la cuisine. Sincèrement, la commande lui importait peu. Ce qu'elle redoutait par dessus tout l'attendait sagement dans l'autre pièce. Les effusions sentimentale et autre déballage de coeur en morceau ou entier la rendaient nerveuse. Sourire poliment, dire merci, hocher la tête d'entendement et autres marques habituelles d'émotion lui convenaient amplement. Inutile de provoquer une overdose, non merci. Les mots que lançait August dans l'air la faisaient vibrer. Rangez votre imagination. Le seul effet provoqué s'avérait peu fructueux: la peur. L'avocat employait des termes sans comprendre leur profondeur. La famille... Harleen n'en avait aucune, juste un semblant de mari, une mère qu'elle annonçait morte à qui voulait l'entendre et un père qu'elle prétendait ne voir que rarement parce qu'il habitait à l'autre bout des Etats-Unis. Mentir devenait une seconde nature chez la brunette et August avait le mérite de ne jamais poser de question, de ne pas fouiner et si Harleen ne s'ouvrait pas à lui, il ne s’offensait jamais. Pourquoi pensez-vous qu'elle se plaisait à venir le voir aussi régulièrement? Parce que des amis comme lui, il n'en existait pas beaucoup. Il pouvait prétendre n'en avoir rien à faire d'elle, il la laissait tout de même rester. Si par malheur, le dernier potin sur la vie d'Harleen ne lui était pas parvenu, il ne boudait pas. Bref, l'ami idéal.

Malheureusement, les oreilles trainaient leur attention sur un discours qui n'aurait jamais dû dépasser deux spectateurs soit August et Erika. Ils démarraient leur vie à deux, bientôt elle habiterait sous le même toit que lui, ils feraient un enfant, peut être deux. August la trompera ou elle réalisera soudainement que sa vie d'avant possédait bien des avantages, puis la semaine suivante, elle reviendrait dans les bras de son amour pour toujours. Les couples passaient tous par les mêmes étapes, des étapes qu'enviaient la métisse. Son couple ne décollait plus depuis la nuit de noce. Son mari ne la touchait pas et c'était à peine s'il prenait le temps de la regarder. Qui aurait cru qu'un jour, même les disputes conjugales lui manqueraient?

Assise sur l'une des chaises de la cuisine, la brunette promenait un doigt sur l'écran de son portable en quête d'un numéro de téléphone pour faire venir les pizzas ... pleines de fromages de préférence. De toute façon, August ouvrirait le portefeuille pour ces petites merveilles. Si elle avait eu le temps, une dose supplémentaire de piment aurait été accordée à Erika. Une façon délicate de réchauffer leur relation. Malheureusement, Harleen n'aurait pas ce plaisir. Quand on sonna à la porte, la brunette bondit de son siège, se réceptionnant sur ses talons avec délicatesse. Chaque mouvement se devait d'être digne d'une ballerine. Sans plus attendre, la cadence mesurée de son pas claqua sur le parquet en rejoindre le reste du groupe.

"C'est les pizzas" Annonça sa voix feutrée accompagnée d'un sourire contraint.
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MessageSujet: Re: Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]   Mar 3 Mar - 7:28

L’avocat resta silencieux quelques secondes, réfléchissant à la raison pour laquelle il avait délibérément omis de mentionner l’existence d’Harleen dans la sienne. Erika patientait, tout en jetant un rapide coup d’œil à la cuisine où les pizzas se commandaient prudemment. Toutes ces émotions, ces sentiments entremêlés, ces surprises face auxquelles on ne sait jamais comment se réjouir la rendaient incroyablement nerveuse. SI ce n’eut été sa main dans celle de Lockhart, elle aurait sans doute déguerpi pour se terrer dans le calme et le silence rassurants de son appartement. Dingue ce qu’elle pouvait se montrer incroyablement tocarde maintenant que l’avocat avait joué carte sur table. Faire mine de n’avoir pas entendu n’effacerait pas ses propos et il lui faudrait bien un jour à l’autre abattre ses propres cartes. Quelles qu’elles soient. Mais l’idée même de parler de ses sentiments … Cela faisait pourtant un peu plus de trois mois maintenant. Elle soupira intérieurement, dépitée par sa propre lâcheté.

▬  Je n’sais pas Erika. On n’a jamais parlé des personnes qui nous sont chères. Je ne sais rien de ton histoire. »

La jeune femme se raidit imperceptiblement. Son histoire ? Qu’avait-elle son histoire ? Un tas d’émotions et de souvenirs entassés dans un coin de sa vie, voilà ce qu’était son histoire. Il n’y avait rien à en dire, rien à en penser. Elle ne voulait pas de pitié, pas de la part de l’avocat. La seule personne qui était chère aux yeux de la jeune femme et qui méritait vraiment qu’on parle d’elle ne se souvenait pas de son propre enfant alors à quoi bon ? Et il y avait Dexter aussi mais Lockhart l’avait sans doute déjà connu professionnellement avant son départ en retraite. Pour le reste, la vie d’Erika était un champ de bataille, fait de combats quotidiens contre le crime et les rebus de l’espèce humaine. Elle pouvait à peine prétendre à une vie sociale tant son travail l’accaparait. La lutte était sans fin. Sitôt un meurtrier derrière les barreaux, il fallait se tourner pour chercher les quinze autres qui en avaient profité pour commettre leurs propres crimes.
Non vraiment, elle ne voyait pas ce qu’il y avait à dire de son histoire. Les grandes lignes étaient déjà tirées, il n’avait même pas à connaître le nom des chapitres pour en comprendre sa personnalité. Elle résidait dans le présent, l’action. Jamais dans le passé.

Elle détourna lentement le regard pour ne pas paraître perturbée par cette simple phrase énoncée à voix haute. Il était clair qu’elle n’était guère le livre ouvert que se targuaient d’être tant de jeunes femmes. Elle-même ne parvenait pas toujours à se traduire en phrases simples. La logique faisait partie de ses armes, pas de sa constitution intérieure. Mais y avait-il une seule réaction sensée dès lors qu’on se prenait à aimer ?

Harleen fait partie de ces relations habituelles, qu’on oublie parfois, sans réaliser qu’elles sont importantes. Peut-être que je ne t’en ai jamais parlé parce que je sais qu’elle n’est pas un danger pour nous. Elle est ce qui se rapproche le plus d’une famille pour moi… »

Il l’attira contre elle. Elle se laissa plus ou moins faire, sans s’opposer mais sans marquer non plus la fin des hostilités. Elle était longue à pardonner ce genre de chamboulements. Elle détestait être surprise de la sorte et surtout s’induire en erreur.

Je ne m’attendais pas à ce que tu viennes, tu n’peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir. Bon, je serai totalement satisfait et soulagé quand tu auras fini de t’inquiéter pour Harleen. Hum ? »

Sa main se portant à la joue d’Erika pour la caresser doucement, l’avocat tenta de faire fondre les derniers restes de l’animosité émanant d’elle. Celle-ci ferma finalement les yeux et soupira. Faible. Elle était incapable de lui en vouloir encore une seconde de plus. Longue à pardonner, mon cul. Rouvrant les yeux, elle fixa son regard dans celui de l’avocat. Il ne semblait pas aux abois de ne pas la voir tomber dans ses bras en lui avouant qu’elle l’aimait elle aussi. Il paraissait.. serein face à ça. Pas comme s’il était certain de cette réciprocité mais plutôt comme si la réponse n’était pas nécessairement obligée d’arriver tout de suite. Il semblait avoir évolué depuis le début, paraissant moins inquiet de la voir s’échapper à toutes jambes à la moindre occasion. Peut-être plus sûr de ses sentiments au point de les présenter à la jeune femme ainsi qu’à l’une de ses amies. Ne pouvait-elle ressentir la même sérénité, les mêmes certitudes ? Elle soupira à nouveau intérieurement et passa à l’étape suivante : enterrer la hache de guerre. Arguant un petit sourire, elle ironisa gentiment :

Moi m’inquiéter ? Quelle idée … »

Comme si elle avait entendu le signal annonçant la fin du tête à tête, la sonnette retentit dans l’appartement et Harleen se précipita à la porte. Ils la suivirent des yeux.

C'est les pizzas. »

Erika se retourna vers l’avocat.

Je vais vous laisser. Je ne veux pas m’imposer et j’ai déjà bien assez gâché la soirée comme ça. (Elle réfléchit une seconde et ajouta Smile Excuse-moi pour l’esclandre. »

Déposant un baiser sur ses lèvres, elle fut tentée de s’y attarder mais la conversation d’Harleen avec le livreur lui rappela qu’ils n’étaient pas seuls. Elle se recula de quelques pas, eut un bref sourire et se tourna vers la sortie. Elle retint la porte qu’Harleen fermait et s’excusa une nouvelle fois, rapidement, avant de sortir. Mieux valait que la soirée s’achève ainsi. Elle ne se voyait pas ‘copiner’ avec une femme qui osait se faire passer pour une amante de l’avocat alors qu’elle n’était qu’une amie. La situation était trop … étrange.

Fini pour moi Smile



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Promis, c'est ma seule amie. [Pv : Erika & Harleen]

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