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 Things we do for love ▬ Nina R. Harris

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MessageSujet: Things we do for love ▬ Nina R. Harris   Lun 23 Fév - 19:13

&

Février 2016, en soirée - Appartement d'Erika, Bronx

Février, il devait neiger à gros flocons sur Surdulica. La jeune femme ignorait la raison pour laquelle elle avait cette pensée cet instant précis. Sans doute parce qu’elle était en train de compter le nombre de mois et de jours depuis que Nina était partie se réfugier quelque part dans les Etats-Unis. Loin de James. Le souvenir de l’interrogatoire qu’elle avait littéralement du faire subir à son amie était encore assez frais dans sa mémoire pour qu’elle en ressente les pointes de la culpabilité. Elle l’avait secouée, elle le savait. Et bien qu’elle n’ait jamais fait que son travail dans cette affaire, son travail de flic ainsi que celui d’amie, le départ de la légiste pour la maison de ses parents avait blessé Erika. Elle s’en était sentie en partie responsable. Le fait que cela mette Nina en sécurité par rapport à James avait cependant atténué son ressenti. Après tout, qu’importait ce qu’elle ressentait, dans la tête de la jolie blonde, elle resterait à jamais l’amie effroyable qui faisait passer son travail avant ses amis et qui refusait de voir James autrement que comme ce qu’il était réellement : un monstre. Erika avait mis du temps mais elle avait fini par accepter cette réalité, qu’elles ne seraient jamais d’accord sur ce point-là. Elle acceptait d’être la méchante. Pour Nina. Un jour ou l’autre, elle parviendrait à coincer l’Artiste et ce jour-là, peut-être verrait-elle les choses en face. Le père de son enfant était un tueur. Erika avait connu fait plus facile à avaler mais qu’importait encore une fois ce qu’elle pensait. Elle n’était pas là pour compatir à la dureté de la vie de ces victimes. Elle était là pour coffrer leurs agresseurs. Point barre.

Malgré le départ précipité de Nina, celle-ci s’était attelée à écrire à son amie. Erika avait reçu très régulièrement de courtes lettres l’informant de son état, de celui du bébé. Elle avait eu beau questionner, Nina n’avait jamais véritablement expliqué la raison de son départ. Simplement qu’elle souhaitait s’éloigner de James un moment. Erika avait pris tout d’abord le parti de croire que l’interrogatoire et les preuves avancées l’avaient convaincue de la culpabilité répétée de James mais… il s’agissait de Nina et elle était finalement revenue à l’idée que son amie demandait juste un répit à toutes ces histoires. Peut-être s’était-elle réellement sentie en danger après cela mais la dernière lettre qu’elle lui avait envoyée l’avait fait douter. Nina souhaitait revenir à New York. Et Erika savait que ça n’était pas pour elle. Diable que son amie était compliquée par moments …

Elle avait timidement demandé la possibilité de dormir chez Erika quelques semaines, le temps pour elle de retomber sur ses pattes, retrouver un travail et sans doute un peu de stabilité dans son couple avec James (bien que cela fasse grincer des dents la flic). Elle s’était bien évidemment vu ouvrir grand la porte. Erika la préférait chez elle qu’avec James. Cela allait demander quelques aménagements avec l’enfant mais la flic était pleine de ressources. Elle trouverait bien une façon d’aménager son appartement pour ne pas être trop dérangée par les bruits tout en permettant à Nina d’avoir un espace de vie correct. Et puis la solution était provisoire. Elle avait répondu que cela ne posait pas de problèmes. Elle avait informé Nina de la mise en place du couvre-feu et des règles qui y attenaient, lui glissant au passage qu’elle serait certainement amenée à ne pas la voir beaucoup en fin de compte étant donné les horaires prenants qu’elle enchaînait à la NYPD ces derniers mois. Mais Nina cherchait surtout un endroit où se sentir en sécurité et les quelques objections de son amie ne semblèrent pas l’impressionner. Comme Sunny, l’appartement de la flic semblait être le dernier endroit où l’on viendrait la chercher. A croire que les foyers de flics étaient bardés de sécurité comme des bunkers.
Si seulement.

On toqua doucement à la porte, à peine si Erika entendit le poing délicat de Nina s’abattre sur la porte. Un sourire lui échappa à l’idée que son amie était juste là, derrière la porte et qu’elles ne s’étaient pas vus depuis plusieurs mois. Les lettres pouvaient bien aller se faire foutre, rien ne valait le sourire de la jolie légiste. Elle ouvrit sans plus attendre et contempla immédiatement la transformation de la jeune femme. Changée, fut sa première impression. Son sourire ne l’ayant pas quitté, elle le laissa s’élargir un peu plus et s’effaça du pas de la porte.

Jt’en prie, entre. Je vous attendais. »

Elle attrapa au passage les quelques sacs portés courageusement par la jeune maman dans les escaliers, lui laissant le soin de tenir son bébé. Les posant dans un coin de la pièce, elle revint vers Nina et lui proposa de s’asseoir sur le canapé.

Vous avez fait bonne route ? » s’enquit-elle pour entamer la conversation.



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MessageSujet: Re: Things we do for love ▬ Nina R. Harris   Mer 6 Mai - 2:25

 
Things we do for love - Erika Stojanović
Une nuit à l’hôtel. Juste une. Juste de quoi poser ses valises quelques instants, quelques tours du cadran accroché modestement dans un coin de la pièce d'un jaune tabac sinistre. Juste de quoi reprendre son souffle, de quoi reprendre ses esprits doucement mais sûrement après les heures interminables de bus avec son joyau dans les bras, son joyau encore plus épuisé qu'elle, perdu, déboussolé par tous ces changements sous ses deux petites billes bleus qui lui rappellent tant de souvenirs lorsqu'elle s'y attarde un moment – foutue génétique... Juste de quoi se reposer malgré le lit unique, malgré le maigre matelas qui le constitue qu'elle paie pour 20$ et les draps qui le couvrent d'une propreté douteuse, oubliée depuis un certain temps, depuis la création du bâtiment même. Juste de quoi se sustenter avec les simples sandwichs jambon et crudités préparés la veille par ses soins, suffisant pour ne pas qu'elle risque de tomber dans les pommes, de perdre totalement le contrôle de son corps alors qu'il se doit de tenir pour la petite qui gazouille dans son parc à ses côtés. Une bouchée avalée, difficile, trop énorme pour son estomac devenu bien petit à cause des privations causées par les émotions et le manque d'argent parfois aussi. Une seconde, qui passe un peu mieux, qui se fait sans qu'elle n'ait besoin de donner un coup de menton en avant pour la faire descendre le long de sa trachée serrée, sèche et angoissée pour la suite des événements. Il faut d'abord qu'elle se lève, qu'elle refasse correctement ses valises, qu'elle optimise la place, ordonne absolument les bagages pour qu'elle puisse tout porter au mieux au travers de la ville. Il faut ensuite qu'elle habille Hope, qu'elle se rende présentable elle même, masquer les cernes, effacer les rougeurs, farder les paupières et rougir la bouche pulpeuse et fermée depuis bien trop longtemps. Il lui semble qu'elle ne connaît même plus le son de sa propre voix tant elle n'a pas parlé depuis des mois et des mois. Il lui semble ne même plus connaître le langage, l'association des sons qui peuvent constituer une conversation construite, adulte, bien loin des mots doux et simplistes que l'on glisse dans l'oreille d'un bébé qui se doit d'entendre quelques volutes de langage afin de faire son entrée dans le monde. Il faudra ensuite reprendre doucement ses marques dans la ville qui ne dormait jamais auparavant, qui de par son couvre-feu surprise empêche toute espérance de pouvoir mettre le nez dehors, de pouvoir arpenter ne serait-ce que les rues dans lesquelles elle se doute qu'Il se trouve en ce moment même, les rues dans lesquelles Il ère, frappe et disparaît. Lui et son double, Lui et son sinistre et effroyable compagnon d'esprit... Mais il faudra attendre, il faudra patienter avant de s'y frotter, avant de s'y confronter avec l'espoir un peu naïf que tout ira bien, que tout ira pour le mieux et qu'elle pourra agir, aider, effacer la bête pour ne retrouver que l'homme qu'elle aime, que celui qu'elle a connu et qui a pu, en se glissant hors de l'Artiste, trouver son cœur, s'en accaparer et s'y inscrire pour une durée terriblement longue, pour un temps indéfini et presque éternel. Parce que rien n'a pu faire oublier à la jeune femme son visage, rien n'a pu l'éloigner ne serait-ce qu'une seule journée, une seule heure, voir même une seule minute de la pensée de son prénom. Il est là, toujours, dans sa tête et surtout sur les traits du visage de sa fille, sur les petites mimiques juvéniles qui lui renvoient sans cesse dans la rétine les images des souvenirs, les danses et les sons, les rires et les larmes. Les moments heureux et les tragédies.
Trompée, bafouée, frappée, abusée, violentée et surtout soumise impuissante aux horreurs d'un monstre qui grogne et abat ses crocs sur des innocents, Nina n'est résolument plus la même. Elle n'est plus tellement cette femme qui avançait à tâton, dissimulée derrière la barrière rassurante de ses long cheveux dorés, derrière ses hauts escarpins aux couleurs pastels et discrètes pour se grandir un peu, pour cacher l'un de ses nombreux complexes physique. Elle n'est plus cette femme aux robe de tissus féminins et passe-partout, cette jeune femme innocente, pas si désabusée par la vie, pas si heurtée par son atroce vérité, par ce que les gens sont véritablement, par ce qui pourri réellement en leur for intérieur alors qu'elle n'a toujours vu en eux que le bon, que la belle et tendre lumière de leur être. Elle n'est plus celle qui se glissait dans un univers bourrée d'étoiles malheureusement aussi sombres que l'espace qui réside autour d'elles, aussi tâchées de noirceur tyranniques. La brebis égarée, naïve, ne se doutant jamais du loup derrière elle, ne se doutant jamais des ombres planants sur sa fine carcasse sait tout à présent. Elle est droite, presque fière, encore un peu dans son ancienne elle mais tout de même plus forte, plus combative, plus clairvoyante. Nina est cet amas d'os brisés qui avancent encore, qui portent le deuil physique des maux de l'âme et du cœur. C'est donc tout naturellement de noir vêtue qu'elle s'approche de sa fille afin de la parer de fanfreluches et autres accoutrements qui rendent un corps juvénile incroyablement satisfaisant et bienheureux à contempler. « Viens là » Une étreinte d'un bras, une caresse de la paume de la main libre et un bref baisé sur le front angélique. Nina prend sa fille, la sert contre elle du mieux qu'elle le peut malgré les forces qui lui manquent clairement suivant les kilos qu'elle prend progressivement. « On va s'habiller et voir Erika hm ? » Les petits yeux mutins clignent plusieurs fois, observent d'un air rieur le visage de leur génitrice avant de se focaliser sur les boucles blondes qui flottent et voltent au dessus d'eux. La jeune femme habille, soulève les petits membres afin de protéger l'enfant du froid une fois dehors, une fois leur deux silhouettes sorties avec les valises et les pacquages multiples destinés à être ouverts dans un endroit autre qu'un hôtel miteux, dans un endroit aux allures de foyer même si ça ne sera jamais le leur véritablement.
La route n'est pas si longue jusqu'à l'appartement de son amie et Nina ne soupire même pas de devoir porter et faire rouler autant de choses aux alentours de ses hanches déjà bien encombrée alors qu'elle n'en a clairement pas les moyens humains à disposition. Devant elle et sa progéniture se dessine quelque chose d'un peu meilleur, elle le sait parfaitement, se le dit et se le répète pour parvenir à destination. Quelque chose d'un peu mieux qu'une grande maison victorienne en ruine, de plus en plus mal isolée par le temps, perdue dans le fin fond du sud des États-Unis. Quelque chose d'un peu plus beau se profile devant elles que des murs humides dont la peinture s'écaille partout dans chaque pièce, quelque chose d'un peu plus rassurant qu'un parquet délabré grinçant tout seul sous les rafales de vent la nuit, sous la sécheresse ambiante malgré l'hiver passé le jour. Nina est de retour, elle est là pour reprendre le gouvernail de son avenir, pour ressaisir ce qu'elle a laissé échapper par peur, par inexpérience, par choc, par maladresse, par indécision. Aujourd'hui quelque chose de neuf est à l’œuvre et c'est en toquant plusieurs fois à la porte d'entrée de l'antre de sa meilleure amie que la jeune femme le palpe enfin. Les talons foulent le sol très vite, les valises cliquettent avec impatience contre les lattes du bois vernis et Hope se met à faire de tendre bruits rien qu'en sentant l'odeur de cette personne un peu lointaine mais tout de même connue dans les premières semaines de sa vie. « Je suis si heureuse de te retrouver ! » La blonde éclate de rire et se laisse volontiers débarrassé de ce qui l'encombre avant de poser son paquet aussi blondinet qu'elle sur le canapé. « Merci infiniment de nous accueillir !» La sylphide reste debout, tient à se tenir de toute sa hauteur pour pouvoir enlacer chaleureusement cette femme qui l'aide généreusement, qui vient lui offrir cette nouvelle chance d'avancer dans la grosse pomme. « Le voyage fut long mais on s'est reposée un peu cette nuit dans un motel pas très loin d'ici. C'était pas le grand luxe mais ça nous a fait grandement du bien ! Roh mon dieu je suis si heureuse de te voir ! » Et les coudes se replient dans un petit éclat de voix joyeux, se remettent en position pour une autre étreinte, pour un autre câlin qui tient tellement à cœur à la jeune maman. « Je te promet qu'on restera pas très longtemps, faut juste que je me trouve un job, un truc qui pourrait me faire prendre un nouvel appartement...à moins que J...qu'il n'ait laissé le mien à l'abandon j'en sais rien. Bref ! Qu'est ce qui s'est passé dans ta vie depuis tout ce temps alors ? Tu comprends que je ne voulais pas prendre de téléphone avec moi dans ma tentative désespérée de prendre un peu de repos. » Petit rire gênée, main grattant l'arrière de la nuque, Nina se laisse tomber sur le sofa de cuir avant de reprendre la petite dans ses bras afin de lui retirer son manteau « Bref je parle trop alors ! Dis moi tout ! »
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MessageSujet: Re: Things we do for love ▬ Nina R. Harris   Sam 16 Mai - 18:50

Elle avait bonne mine malgré la fatigue qu’Erika lisait sur son visage. Avait-elle perdu du poids ? Elle en aurait mis sa main à couper mais cela faisait si longtemps à présent. Peut-être n’était-ce que son imagination. Et Nina semblait tellement heureuse d’être là qu’elle n’en finissait plus de sourire. Ça avait au moins le mérite de rassurer la jeune femme ; elle avait pris la bonne décision en l’accueillant ici. Une fois débarrassée de ses valises et gardant seulement la petite dans les bras, la légiste s’avança pour serrer Erika contre elle. Celle-ci lui rendit son étreinte après une légère hésitation. Les effusions surprises, ce n’était pas tant qu’elle n’aimait pas mais elle n’y était plus habituée. Il y avait l’avocat bien sûr mais c’était différent. Elle apprécia malgré tout de tenir son amie contre elle, de la sentir si pleine de vie, si heureuse. Cela lui réchauffait le cœur et rassurait ses inquiétudes à son sujet.

Le voyage fut long mais on s'est reposée un peu cette nuit dans un motel pas très loin d'ici. C'était pas le grand luxe mais ça nous a fait grandement du bien ! Roh mon dieu je suis si heureuse de te voir ! »

Nouvelle étreinte qui cette fois fit rire Erika. Elle lança un regard éloquent à la petite Hope qui les observait d’un œil curieux avant de s’écarter à nouveau de son amie et lui proposer d’un geste de rejoindre le canapé. Elle fit rapidement un crochet par la cuisine pour prendre des verres et de quoi boire et revint tandis que Nina racontait.

Je te promet qu'on restera pas très longtemps, faut juste que je me trouve un job, un truc qui pourrait me faire prendre un nouvel appartement...à moins que J...qu'il n'ait laissé le mien à l'abandon j'en sais rien. Bref ! Qu'est ce qui s'est passé dans ta vie depuis tout ce temps alors ? Tu comprends que je ne voulais pas prendre de téléphone avec moi dans ma tentative désespérée de prendre un peu de repos. (Elle hésita, se gratta la tête d’un air gêné puis entreprit d’enlever son manteau à la petite tout en reprenant : ) Bref je parle trop alors ! Dis-moi tout ! »

Un sourire tranquille s’esquissa sur les lèvres d’Erika tandis qu’elle regardait son amie faire et lui jeter un œil pour voir si elle avait entendu sa question. Elle l’avait entendu mais.. elle ne savait pas par où commencer. Tant de choses avaient changé dans sa vie depuis le départ de Nina. Mais il y avait une chose à clarifier avant dans ce que la légiste avait débité à toute vitesse.

Tu restes le temps que tu veux Nina. Sincèrement. Fais comme chez toi. Hope et toi avez besoin d’un toit et j’en ai un assez grand pour trois donc ne te sens pas gênée avec ça. Vous êtes mes invitées, ok ? »

Elle savait que malgré ça, Nina ne chercherait pas à s’attarder chez elle. Elle était trop polie et trop bien éduquée pour profiter une seconde de plus que nécessaire d’une main qui lui était tendue. En tout cas les mots était posés, l’invitation offerte et la légiste savait que malgré tout, la porte restait ouverte.

Quant à ce qui a changé ici, eh bien… le maire a annoncé sa nouvelle politique en novembre dernier et New York compte maintenant sur un couvre-feu entre minuit et 5h du matin pour tenir ses citoyens en paix. Ce qui évidemment ne se fait pas sans moyens humains et devine qui sont les heureux élus pour sillonner les rues de la ville et courser les couche-tards ? »

Ils auraient au moins pu augmenter un peu les salaires. Elle n’avait rien contre le fait d’avoir une ville sécuritaire où les plus gros délits consistaient à courir après les inrendus de la bibliothèque municipale mais… quand même. La justice ne remplissait pas son assiette et ne payait pas ses factures. Du moins pas aussi bien que d’autres. Elle soupira d’un air résigné.

Enfin bref, comme dirait l’autre, durax lex sed lex ! Mais du coup tu ne me verras sans doute pas tous les soirs. Il faudra vraiment que tu fasses comme chez toi parce que je ne vis déjà pas beaucoup dans cet appartement à la base mais avec les gardes de nuit, ça risque d’être encore pire. »

Erika, à sa grande habitude, n’aborda pas le sujet de ses histoires de cœur. Il y avait pourtant eu du nouveau de ce côté-là depuis le départ de Nina mais la jeune femme ne s’en sentait pas.. capable ? Tout était encore flou à ce niveau et si l’avocat lui plaisait beaucoup – beaucoup trop même si vous vouliez son avis – elle n’avait pas encore de mots à poser sur leur relation. Etaient-ils un couple ? Des amants de passage ? Un simple flirt ? C’était sans doute plus que cela mais sans certitude et ayant déjà des difficultés à aborder le sujet, elle préférait en détourner la curiosité de son amie pour le moment. Et si August tombait par hasard sur Nina chez elle avec un bébé, au moins ne se poserait-il pas les questions qu’elle s’était posée en le trouvant il y a quelques jours en charmante compagnie d’une femme dont il était prétendument amie. Il avait hésité à lui parler d’elle, elle hésitait aussi à parler de lui. La différence entre eux était que l’avocat savait qu’il l’aimait, lui.

Observant la bouille blonde de la petite, un sourire s’étira sur les lèvres de la flic. Son regard se redressa dans celui de Nina.

C’est fou comme elle te ressemble. »



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