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 "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov

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MessageSujet: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Ven 27 Fév - 1:20

Then you start to fade


5 Février 2016

-East Harlem- 8.00pm

La nuit était déjà relativement sombre, mais les rues, elles ne désemplissaient pas. Vendredi soir, l'eden de certain, le début du déclin pour d'autres, les rues allaient bientôt s'animer d'une toute autre façon et la jeunesse new-yorkaise allait perdre le reste de sa dignité entre les murs insonorisés des boites de nuit huppé de la ville. Xiomara quant à elle, avait depuis longtemps oublié ce que cette notion de week-end voulait dire car dans son travail, il n'était pas rare de devoir fuir le moindre repas de famille, dîner aux chandelles ou simplement de devoir quitter son lit à des heures indus, elle en avait l'habitude et ca ne la dérangeait plus vraiment, cela faisait partie du deal après tout.

Après avoir terminé la rédaction d'un dossier, elle avait salué ses collègues et pris la direction de son petit appartement situé dans le quartier de son enfance, elle avait à présent les moyens de vivre dans des secteurs considérés comme un peu plus huppé, mais elle était attachée à cette population et à la proximité qui s'exerçait entre eux, sans compter le fait qu'elle connaissait toutes ces petites ruelles comme sa poche. La jeune femme avait quitté ses vêtements un peu trop stricts pour enfiler un jean noir et un t-shirt vert sombre, une couleur qui l'avantageait à ce qu'il parait, elle passa un large gilet noir sur ses épaules et balança portable et clés de voiture dans la poche de sa veste avant de prendre le chemin de la sortie. Elle salua la vieille abuela qui habitait sur le même palier qu'elle et lui offris un sourire amicale puis, elle rejoint sa voiture direction Brooklyn où elle entendait bien rendre une petite visite à sa belle-sœur Alexei.

Les deux jeunes femmes n'étaient pas les meilleures amies du monde, elles ne l'avaient jamais été, mais elle était ou plutôt restait la femme de son frère et c'était une raison suffisante pour que Xiomara mette tout en œuvre afin que leurs rapports soient sans complications et autant dire que ce n'était pas facile tous les jours. La jeune femme autrefois charmante et enjouée était désormais fermée comme une huître, accablée et misérable et bien qu'elle essayât de donner le change, la jeune espagnole était loin d'être dupe. Les premiers temps n'avaient pas été faciles, il fallait le reconnaître, les premiers détails morbides arrivés, les premiers réveils et cette micro-seconde ou l'on ne se rappelle pas encore de ce qui s'est passé, les premières fêtes de fin d'année et à dire vrai, toutes ces petites choses qui vous rappellent sans cesse ce que vous avez perdue, ce sont elles,qui lui ont dans un premier temps fait ressentir une haine viscérale à l'encontre de celle qui était au volant, celle qui avait conduit son frère et sa nièce dans la tombe...Mais aujourd'hui tout était différent et elle s'était donnée pour responsabilité de faire le nécessaire pour prendre soin de celle qu'Andres avait aimé avec tant d'ardeur, qu'elle le veuille ou non. Après tout elle était, elle aussi sa famille et chez les Alvarez c'est une notion plus sacrée encore que le saint-père.

-Brooklyn- 9.00 pm

Les routes dans ce sens étaient plutôt dégagées en ce début de soirée et il ne lui fallut pas plus de quarante minutes minutes pour rejoindre la rue qui abritait la maison d'Andres et Alexei, et cela, même en s'étant arrêté acheter quelque chose à manger. Elle coupa le contact attrapa son sac à main et le sac d'épicerie et se dirigea vers la porte d'entrée, elle lâcha un soupir frappa deux coups secs sur la porte et entra sans qu'on ne l'y invite... Elle avait ses habitudes.

« Hola »

La maison était sombre, seules quelques lampes étaient allumées, elle s'empressa donc d'enclencher tous les interrupteurs qui se trouvaient sur son passage et se dirigea vers la cuisine où elle déposa ce qui lui encombrait encore les bras, le chien de la famille se dirigea d'un pas plein d'entrain jusqu'à elle et se mit à aboyer gaiement, elle lui tapota le dessus de la tête. « Hey cachorro, cómo estás?? »

Des bruits de pas vinrent rompre le silence entrecoupé d'aboiements et Xiomara fit volte-face en direction de sa belle-sœur qui venait de les rejoindre. « Ah te voilà ! Je passais dans le coin avec un surplus de bouffe chinoise alors je me suis dit que j'allais venir voir comment c'était passé la reprise ! »

Elle se mit à sortir les boites en carton du sac qui reposait sur le comptoir et continua son monologue. « Ca t'arrive d'allumer la lumière ici ? On dirait une crypte, pas étonnant que tu aies une mine à faire peur ! Est-ce que tu manges au moins ? Non parce que si tu continues comme ca, tu va bientôt avoir du mal à tenir un scalpel, enfin, je dis ca je, dis rien... » Ses paroles étaient appuyées comme à son habitude de gestes démesurés et rapides qui partaient dans tous les sens et elle ne finit par s'interrompre que lorsqu' Alexei pris enfin la parole.


There's an old saying that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strengh comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Dim 1 Mar - 20:14

XIOMARA & ALAXEI ALVAREZ
“ Then you start to fade “


    5 FEVRIER 2016 Pas loin de 8pm


J’observe un dossier en rangeant machinalement mes outils de travail sur la plaque en fer. Rangés par catégories, puis par grandeur, parfaitement alignés, je suis satisfaite. Mes yeux parcourent les petites lignes imprimées, et des hypothèses se formulent déjà dans mon esprit qui reprend de sa vigueur analytique. Cela fait une semaine que je suis revenue au boulot. Dire que ça ne m’avait pas manqué serait mentir. La rigueur et l’odeur aseptisée de mon lieu de travail m’apaisent. Ça n’a pas été facile, mais je le savais. Ça ne l’est toujours pas. Je pensais être prête ; ça n’est pas le cas. Mais je ne peux plus reculer, et j’en ai assez de broyer du noir toute seule chez moi. Autant le faire en compagnie des seules personnes à qui je tiens encore la discussion. Je ne suis pas là pour remonter la pente, je n’y arrive pas, et je ne suis pas assez courageuse pour ça.
Au moins ici, je fais autre chose que ranger ma maison. Ici je peux ordonner d’autres choses : rétablir la justice à ceux qui ont été lésés, ceux qui ne peuvent plus parler et dénoncer l’âme vile qui les a réduit au silence. Pendant mon absence ils ont engagé quelqu’un de visiblement bordélique. Je pensais que la médecine légale apprenait l’organisation méticuleuse. Des dossiers ont été mélangés et bien des instruments de travail ont été dispersés. Au début, je ne reconnaissais pas mon lieu de travail et j’ai bien fais, rapidement, de remettre de l’ordre là-dedans.

Je referme le dossier, pousse un soupir et défais mes lunettes de plastique que je pose à la place où elles doivent être. D’un geste de la main j’attrape ma veste en cuir, l’enfile, attrape mon sac à main et éteint les néons de la salle vide et froide. Portes fermées, je parcours le couloir tête baissée, sachant pertinemment qu’une partie de mes collègues, que j’aperçois vaguement à travers les vitre, me regarde en chien de faïence. Tous ne savent pas, mais disons que ce genre de choses peuvent filer à travers les services.


    8.30pm



Mon premier réflexe en entrant est de faire une caresse à ma chienne, Iva. Elle sait parfaitement quand je rentre, son instinct canin j’imagine, et elle est toujours là à m’attendre dans l’entrée, les oreilles relevées, le corps droit, prête à changer de comportement si c’était un inconnu qui se présentait. Iva est bien dressée et bien sûr, c’est la première à me protéger. Un étranger ne pourrait pas se pointer deux fois ici si je ne lui avais pas donné la permission.
J’accroche mes clefs, me défait de ma veste que je pose à sa place, range mes chaussures — à leur place également, sans penser une seule fois à allumer la lumière. Iva satisfaite, elle me suit à peu près dans tous les coins de la maison, comme si j’étais partie une quinzaine de jours.
La maison est calme, vide, aucun bruit, seuls les griffes de la chienne résonnent sur le parquet au sol. Sinon rien. Le vide est aussi apaisant qu’oppressant, mais je préfère ça. Il n’y a pas de vie ici, il n’y a que nous deux, et cela me suffit. J’ai consciemment décidé de couper les ponts avec toutes les fréquentations que j’avais, pour la simple raison que je ne veux plus voir quiconque me représenterait ma vie d’avant. Six mois, six longs mois de solitude dans cette maison éteinte, et la blessure ne s’est toujours pas refermée. Tout est resté à sa place, je n’ai rien touché, depuis le moment où nous sommes partis de la maison pour aller en vacances. J’ai simplement fais les cartons des vêtements d’Andrès mais je n’ai pas réussi à toucher à la chambre de Lucìa.

Luz. Ma princesse.
Je monte à l’étage et passe devant sa chambre, intacte, et bien sur sans poussière. Je passe ma vie à ranger, ou bien regarder la télé avec un verre de whisky. Je dors souvent dans le canapé, dormir dans mon lit me rappelle bien trop fort que je suis seule et que mon mari ne viendra plus m’étreindre quand il rentre, tard le soir.

« Hé, Iva, sors de là ! Allez ! »

Je regarde mon berger allemand avec une mine boudeuse et elle finit par sortir de la chambre de Luz, les oreilles baissées. Je sais qu’elle te manque, à toi aussi. Elle avait l’habitude de dormir près de son lit, si bien que nous y avions laissé au sol un tapis. Je savais ma fille protégée, et Luz était comblée par la présence de cette amie, confidente, je ne sais pas. La chienne redescend et moi je file, un poids sur l’estomac, me glisser sous la douche.

Lorsque je me regarde dans le miroir, je ne vois que peine et malheur. Le temps passé seule ici m’a fichue un sacré coup, j’ai maigris parce que je n’ai plus faim et bien sur, je me déteste cent fois plus de me laisser aller ainsi. Mais rien ne réussit à m’interpeller. La famille était l’élément motivateur, catalyseur, au centre de mon existence. Maintenant que je l’ai réduite à néant, je préfère me pencher sur leur absence que penser à l’avenir. Il n’y a pas d’avenir sans eux. Ma solitude et ma peine seront à jamais ce qui gravera ma culpabilité : c’est ma punition et j’accepte le fardeau sans pour autant m’y complaire.

Les mains tremblantes, habillée et les cheveux enroulés dans une serviette, je ne pensais pas que cette première semaine de travail serait si dure. Maintenant que le masque de froideur est tombé, le calvaire habituel commence. D’une main mal assurée j’attrape un flacon rangé à sa place et je gobe un médoc histoire de calmer les éventuelles crises en approche. Jusque là tout va presque bien, je gère la situation. Mais les aboiements d’Iva qui me parviennent m’annoncent clairement que les choses vont peu à peu tourner au vinaigre. Je pousse un soupir. Il n’y a qu’une seule personne pour s’infiltrer chez moi sans qu’Iva ne la réduise en pièce. Second très long soupir. J’enlève la serviette de ma tête et finis par descendre, sans bruits dans l’escalier.

Je lâche un grognement limpide quand je vois que toutes les lumières sont allumées et je les éteins au fur et à mesure de mon passage, puis débarque dans la cuisine d’ou proviennent les aboiements enjoués de ma chienne.



« Ah te voilà ! Je passais dans le coin avec un surplus de bouffe chinoise alors je me suis dit que j'allais venir voir comment c'était passé la reprise ! »

Xiomara est l’une des seules personnes que je laisse encore entrer à la maison. Et pas toujours parce que j’ai le choix. Ma belle-sœur est d’un tempérament que je qualifierais de… bruyant, c’est ça. Elle ne se gêne pas pour venir et au bout de six mois je n’ai toujours pas réussi à la dissuader de se ramener ici. Et pourtant j’ai essayé. Mais visiblement l’obstination est de famille, alors je pousse un soupir et contourne la table, la laisse faire son petit manège. Xiomara est une femme dotée d’une force brute, et je pourrais lui reconnaître un tas d’autres qualités si je n’étais pas murée dans mon mutisme et ma froideur. Nous avons quelques conflits par le passé, mais nous étions surement les plus raisonnables de la famille et avons toujours su faire passer cette notion avant tout, quitte à faire l’impasse sur les légers différents que l’on menait, caractère de feu contre un autre. Je l’ai toujours appréciée, pour sa franchise et son honnêteté, mais également sa droiture. Si je suis agacée par ses intrusions c’est que j’ai décidé d’être seule de manière indéfinie. Mais bien sur, ce n’est pas à son goût et j’ai vite compris qu’il était inutile de poser des barrières qu’elle s’amuse à briser à coup de batte de baseball.

« Ca t'arrive d'allumer la lumière ici ? On dirait une crypte, pas étonnant que tu aies une mine à faire peur ! Est-ce que tu manges au moins ? Non parce que si tu continues comme ca, tu va bientôt avoir du mal à tenir un scalpel, enfin, je dis ca je, dis rien...
— Je mange si tu arrêtes de m’assommer de questions, ok ? Je sais pas pourquoi j’aurais du m’en douter. Une bière ? »

Bien avant qu’elle ne réagisse j’ouvre la porte du frigo et attrape deux bouteilles de bières, que je débouche d’un geste de main. Inutile de lutter.

« J’allume pas la lumière parce que je suis toute seule et par conséquent je vis dans une seule pièce, tss… Iva, file. »

La chienne se faufile évidemment plus loin mais je sais bien qu’elle finira par revenir à la charge, l’odeur de la bouffe chinoise plus attrayante pour elle que pour moi, visiblement. Xiomara est vive, dynamique, et ses gestes prendraient toute la place si je n’étais pas avec elle dans cette pièce. Il faut s’y faire. Dire qu’elle me dérange serait un peu mentir. Sa présence et son dynamisme redonnent de la vie à la maison. J’attrape les fringues qu’elle laisse bien évidemment trainer et file rapidement les poser à leur place : sur les porte-manteaux dans l’entrée puis reparait dans la cuisine, attrape mes cigarettes au passage et un cendrier. Bien sur me balader en débardeur et en boxer devant elle ne me dérange plus. Si elle veut s’incruster et bien c’est pour elle que ce sera gênant.

« La reprise et bien, pas grand-chose d’affriolant. C’était le bordel, on me regarde avec des gueules de dix kilomètres de long, j’ai eu le droit au petit timide qui n’ose plus passer la porte de la morgue parce que… Et l’autre qui se sent obligé de me demander si j’ai « besoin de quoi que ce soit », bref, tu vois le genre de conneries. »

Nommer les faits, c’est compliqué. Avoir du sarcasme dans la voix, parce que leurs comportements me rend malade, ça c’est devenu une part sombre de ma personnalité que j’exploite à foison. Cette arme est plus forte que toutes les curiosités du monde. Et je sais que Xiomara l’utilise aussi à merveille. J’attrape une cigarette et l’allume, en tire une première bouffée et puis attrape une boite de ce qu’elle a ramené.

« Sinon, oui je mange. D’autres questions Sherlock ? La prochaine fois que tu t’invites, penses à prendre ma carte, tu vas finir endettée à force de me ramener à manger. Comment tu vas ? »

je reste un instant le nez fixé sur la fumée de ma cigarette, un doigt faisant claquer mon ongle, puis me rappelle un truc alors je relève la tête, repousse mes cheveux mouillés en arrière et pose mon regard dans le sien.

« Oh, et j’ai eu le droit aussi à « Oh tiens Ivanov, comment va la petite famille ? ». »
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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Mar 3 Mar - 8:11

Elle essaye tant bien que mal de faire abstraction de la mine affligeante qu’affiche sa belle-sœur, elle qui auparavant était toujours souriante et pétillante, n’était à présent plus que l’ombre d’elle-même.

«  Je mange si tu arrêtes de m’assommer de questions, ok ? Je sais pas pourquoi j’aurais du m’en douter. Une bière ? »

La brunette se dirige déjà vers le réfrigérateur alors Xiomara ne confirme pas, elle n'en a pas vraiment besoin pour être honnête, elles ont acquis certaines habitudes par la force des choses. Un mince sourire s'étire sur ses lèvres tandis qu'elle continue de déballer les boites en carton les ouvrant les unes après les autres pour trouver ce qui pourrait l'intéresser. Elle a évidemment et comme toujours amener à manger pour un régiment, on voit grand chez les Alvarez, ca à toujours été et comme on aime pas vraiment gâcher, elle a toujours été habitué a manger en quantité, ce qui lui a valu de ressembler à une petite boule pendant de nombreuses années, heureusement pour elle ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui, même si elle n'avait pas pour autant perdu son appétit. C'est en tout cas la vague pensée qui lui traversa rapidement l'esprit alors qu'elle surprit son reflet un peu altéré dans la vitre du buffet de la cuisine.

Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'elle tachait de passer à « l'improviste » au moins une fois par semaine, si dans un premier temps, une boule lui serrait l'estomac chaque fois qu'elle passait la porte, elle se sentait aujourd'hui beaucoup plus détendue, elle n'était plus si inquiète pour Alexei qui malgré la mine qu'elle affichait avait repris un minimum goût aux choses, pour peu ses yeux auraient presque retrouvé leurs éclats d'antan. Elle attrapa la bouteille déposée auprès d'elle, la leva en direction de sa comparse et en avala une gorgée.

« J’allume pas la lumière parce que je suis toute seule et par conséquent je vis dans une seule pièce, tss… Iva, file. »

Xiomara joignit ses doigts mimant un blabla auquel elle ne prêtait pas une attention bien particulière, son regard, lui, plus concentré sur le contenu des cartons qui lui faisaient face que sur le visage dépiter de son interlocutrice. Elle finit par arrêter son choix, attrapa des baguettes qu'elle sépara d'un geste sec et maladroit et releva son regard.

« ouai ouai. » Lança-t-elle tandis que l 'épouse de son frère s'affairais déjà à ramasser tout ce qu'elle avait semé derrière elle dans les cinq minutes qui avait suivi son arrivé, son manteau était en effet grossièrement jeté sur le canapé et son sac a main traînait quant à lui sur la table.

« Je t'ai connu plus créative dans tes excuses bidon Alex, t'es au moins aussi convaincante que l'abrutie qui à mener ma réunion de cette après-midi, une torture, j'te jure, interminable, soporifique, je dis pas que tu l'es hein enfin quoi que... » Surenchérit-elle d'une voix un peu plus forte, afin d'être sûre que cette dernière l'entende, mais elle était déjà de retour l'air consterné. Comme d'habitude, le flot de paroles de la jeune femme avait pris le dessus, elle s'éparpillait comme bien souvent, mais que pouvait-elle y faire si tout ce qui lui passait par la tête avait tendance à faire leur chemin à travers sa bouche de leur propre initiative hein ? Elle adressa un sourire à Alexei et haussa les épaules d'un air résolu et pas le moins du monde coupable.

« La reprise et bien, pas grand-chose d’affriolant. C’était le bordel, on me regarde avec des gueules de dix kilomètres de long, j’ai eu le droit au petit timide qui n’ose plus passer la porte de la morgue parce que… Et l’autre qui se sent obligé de me demander si j’ai « besoin de quoi que ce soit », bref, tu vois le genre de conneries. »

Elle voyait exactement de quels genres de conneries elle parlait, pour la simple et bonne raison qu'elle y avait eu le droit elle aussi lorsqu'elle était revenue de congés. Elle avait été invitée à prendre un minimum de quinze jours de repos par son responsable compte tenu des circonstances et autant dire que la plupart des gens marchaient sur des œufs avec elle après cela. Oh bien sûr, elle pouvait comprendre pourquoi, il était, sans aucun doute, difficile pour eux de savoir comment agir et la réponse n'étant malheureusement dans aucun manuel, la plupart des gens se contentaient simplement de vous éviter ou bien prenait le parti d'en faire des tonnes, en ce qui la concernait, elle préférait sans doute la première solution, il n'y avait rien de plus déconcertant que de devoir faire face à la condescendance sans borne de son entourage, qu'elle parte d'une bonne intention ou non.

« Je vois oui » répondit-elle entre deux bouchées.

« Y a rien de plus agaçant que de voir tout le monde régir comme si tu risquais de t'effondrer à la moindre occasion. Ca part d'une bonne intention, c'est sûr mais bon...Va falloir t'y faire, t'en as pour un moment, je pense ! » Pas forcément dis finement, ni avec des pincettes, mais Xiomara avait cessé de se conduire comme si Alexei était en sucre il y a un bon moment maintenant, elle était plutôt cash, mais c'était de cette façon qu'elle fonctionnait et jusqu'ici, sa belle-sœur ne s'en était pas plaint. Elle continua de répondre aux questions qu'elle avait balancées les une après l'autre, lui glissant au passage qu'elle devrait arrêter de payer constamment pour lui ramener à manger, Xiomara balaya cette réflexion d'un geste de la main, trop occupé a déguster son plat. Elle fit descendre le tout avec une gorgée de bière et pris finalement la parole.

« J'te signale que les clopes ne comptent pas comme repas. » Lui lançait, elle en désignant du regard celle qui se consumait entre ses doigts « et t'occupe, okay ? Parlons plutôt de moi, ca c'est un sujet qui me branche ! » Un sourire malicieux éclaira son visage, bien évidemment, elle se retiendrait de parler des dossiers qui s'empilaient désormais dans la pièce qui lui servait de bureau et des suspicions grandissantes qui la dévoraient un peu plus chaque jour, non, en lieu et place de cela, elle se contenterait de parler des petites choses idiotes qui lui passeraient par la tête.

« Alors voyons-voir quoi d’intéressant en ce moment, ah oui y a ce type que j’ai rencontré y a quelques temps, sympa, avec de la conversation et plutôt vraiment pas mal si tu vois ce que je veut dire, mais je crois que je le reverrais pas ! Oh et mi abuela va apparemment rendre visite à mes parents le mois prochain, tient-toi prête à subir les repas de fêtes des grand jours chez les Alvarez, pour l’occasion je te promet de te laisser faire ta petite grève de la faim les jours précédents parce que ma mère est pas aussi coulante que moi en ce qui concerne les repas et tu le sait très bien.  Oh et sinon bon ba je suis pas vraiment autorisé à parler de mon taf, jt’apprend rien mais je bosse sur un truc pas trop mal en ce moment… »

Le moulin à paroles était de retour visiblement, au moins pendant qu’elle parlait, elle ne mangeait pas pour quinze.

« Oh, et j’ai eu le droit aussi à « Oh tiens Ivanov, comment va la petite famille ? ».

Xiomara s'arrêta net, mais pas pour la raison à laquelle ont aurait pu penser.

« T 'écoute rien de ce que je te dis en fait ? Alors que c'est super intéressant, tu pourrais faire un effort Ivanov ! » Elle reprit un peu son sérieux, elle avait tendance à éviter de s'apitoyer sur son sort surtout face à sa belle-sœur et faisait toujours bonne figure même si ce qu'elle pouvait parfois lui dire lui brisait le cœur ou lui rappelait des souvenirs qui auraient pu tirer une larme à la personne la plus hermétique du monde. Garder la face et cette carapace qu'elle s'était durement forgée, c'est ce sur quoi elle comptait tous les jours que dieu faisait depuis la mort de son frère, parce que si elle lâchait prise alors plus rien n'aurait de sens et elle savait qu'elle ne remontrait pas à la surface. Elle essayait donc toujours de tous dédramatiser quitte a paraître sans cœur aux yeux de certains, mais c'était sa façon à elle de donner le change et elle préférait être perçue comme dur que provoquer la pitié.

« Je suis désolé, ca a pas dû être facile cette semaine, mais dis toi que le plus dur est sans doute passé et puis tu sera certainement bien mieux là-bas plutôt qu’a broyer du noir toute seule ici. Reste plus qu’à te remplumer un peu et tu pourras presque donner le change »

L'Espagnole repoussa la boite vide de devant elle et en rapprocha encore une autre d'Alexei, attrapant les clopes de la Russe qui traînait toujours sur le comptoir, elle en alluma une à son tour, laissant échapper un nuage de fumée entre elles deux.


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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Jeu 12 Mar - 19:53

Il y a quelque chose chez Xiomara que j’ai toujours apprécié, et qui nous a valu certains conflits dans le passé : sa franchise. Elle n’a pas sa langue dans sa poche, moi non plus, elle sait que j’aime les choses honnêtes et directes, et de toutes façons ne se demande pas si ça plairait. Je ne suis pas une chose fragile et manipulable. Pas à tous les niveaux. Et je préfère son honnêteté tranchante à de l’hypocrisie. Je l’écoute, et ce n’est pas une mince affaire, parce qu’elle est bavarde et que généralement les idées qui lui traversent la tête trouvent rapidement le chemin vers la sortie. Je tire une latte de ma cigarette et laisse ses paroles s’infiltrer dans mon cerveau. Xiomara vit, sort, s’éclate, elle fait quelque chose de ses dix doigts et même si ses idées partent dans tous les sens, j’apprécie d’entendre ce qu’il se passe dans sa vie.

Xiomara et mon travail sont les derniers liens que j’ai avec le monde extérieur, je n’ai plus envie de m’y confronter. J’aimerais savoir parfois à quoi elle pense et ce qu’elle ressent par rapport à tout ce qui s’est passé. Mais soulever ces questions, c’est encore trop frais. Mais comment fait-elle pour travailler sans cesse, à quoi elle pense ? Tandis que je n’arrive pas à éloigner l’accident de mes pensées, que les images sont toujours là, les questions au creux de ma tête. Comme une obsession malsaine qui s’est installée tranquillement à l’arrière de mon crâne, qui reste implantée, en fond quand je travaille, en avant quand je suis seule ici. Aucune activité ne l’éloigne réellement.

Je pousse un soupir, aussi bien en réponse au flot de paroles de Xiomara que pour arrêter ce schéma de pensée stupide dans lequel je repars. Le contraste est affligeant entre le moment où Xiomara n’était pas là et maintenant elle remplit l’espace avec la totalité de ses considérations formulées sans ménagements. Madame Alvarez est d’une nature… généreuse. Elle n’aime pas qu’on ne mange pas, qu’on ne parle pas, bref, cette femme vivante et chantante est un ange tombé du ciel. Elle aurait très bien pu rompre les liens qui nous unissent, m’éloigner de sa famille. Mais, et cette valeur a été transmise à ses deux enfants, la famille c’est sacré pour elle.

Je finis par lui couper la parole, me rappelant un fait particulièrement ironique de la semaine. Elle s’arrête, nette, et me fixe à travers la fumée de la cigarette.

« T'écoute rien de ce que je te dis en fait ? Alors que c'est super intéressant, tu pourrais faire un effort Ivanov ! »

Je n’ajoute rien de plus, lève les yeux au ciel et secoue la tête, un petit sourire au coin des lèvres. Alvarez, Ivanov, deux noms de familles que je porte, deux pays bien lointain l’un de l’autre. Je ne me résous pas à défaire l’espagnol de mon nom. C’est ainsi que l’on m’appelle au travail, et dans la vie courante, parce que j’ai vécu toute ma vie avec, tous les amis que j’avais, toutes les personnes que je connaissais, ma fille, tous me connaissaient sous ce nom là. Et je n’ai simplement pas envie de perdre ce dernier lien.

« Je suis désolé, ca a pas dû être facile cette semaine, mais dis toi que le plus dur est sans doute passé et puis tu sera certainement bien mieux là-bas plutôt qu’a broyer du noir toute seule ici. Reste plus qu’à te remplumer un peu et tu pourras presque donner le change
— Ouais… D’un autre côté la tête dépitée d’Henderson vaut toutes les difficultés de cette semaine ! »

Sur ce elle approche une boite de moi et je réprime un soupir. Je n’ai pas envie de manger. Mon chien visiblement si puisqu’elle est déjà revenue, la tête sur ma cuisse, bien sur toute mignonne dans l’espoir que je vais lui donner quelque chose. Xiomara prend mes clopes et s’en allume une, j’écrase la mienne, terminée, et passe une main sur la tête d’Iva. Et puis, enfin, dans un long soupir, j’attrape les baguettes que j’arrache tranquillement et commence à manger sans grande conviction. Je lui adresse un regard blasé, genre « tu vois, je mange ! ».

« Tu me tiendras au courant pour ta mère, et un peu avant cette fois… Que j’puisse aller chercher un petit truc avant, me préparer, tout ça, tu sais, pas me prévenir à la dernière minute. »

Je lui adresse maintenant un petit sourire sarcastique. Parce que c’est sa spécialité, entre ça et ne pas me laisser le choix, elle a de la ressource. C’est toujours très agréable de les voir, et j’aime sa famille comme la mienne. Mais c’est aussi dur de me confronter à l’univers dans lequel a baigné Andrès et dans lequel il voulait élever Luz. Ma propre mère adore Xiomara, adorait mon mari et ma fille. A la base, ils n’étaient pas très pour, plutôt axé dans l’idée du rêve américain transposé sur moi, la belle vie, le bon mari, la belle voiture. Mais le soleil espagnol des Alavarez a finit par les convaincre, même si mon père est plus froid, plus… « russe ». Autant dire que la communication n’est pas toujours simple. J’attrape ma bière, m’enfile une gorgée et finit ensuite par reposer mes baguettes — droites, bien sur. Je commence à ne plus en pouvoir ce qui n’a pas l’air d’être son cas.

« J’envisage d’acheter une moto. Le crédit de la maison est pratiquement achevé. — gorgée de bière — t’aurais pas quelques liens dans ce secteur ? »

Plus de voiture, pas pour l’instant. Mais l’accident a davantage développé une peur du feu. Si j’arrive à allumer ma clope, il ne m’est pas possible de faire face à un simple putain de feu de cheminée. Mon regard divague de la cigarette de Xiomara aux différents meubles et finissent par tomber sur le calendrier pas vraiment mis à jour. Une pensée jusqu’ici cachée, redoutée, enterrée se ramène et se ballote devant mes yeux. Traitrise spirituelle, le stress remonte en moi, et je me sens immédiatement coupable d’avoir fait omission de la date qui approche. Ne pas y penser, occulter pour ne pas faiblir et finalement, se reprendre une gifle quand on laisse tomber la défense. Je baisse la tête, attrape mon briquet et commence à le faire tourner entre mes mains, le silence que j’avais laissé jusque là planer entre nous n’est plus aussi serein qu’il ne l’était il y’a quelques minutes. J’hésite sur ma conduite à tenir. Plus je m’enfonce dans mes pensées, la faim coupée, plus les questions affluent, et le visage de ma fille apparaît devant mes yeux. Ce n’est pas comme s’il avait disparu de l’écran total que je porte chaque jour, finalement. J’ai parfois l’impression de la voir dans les enfants que je croise, quand une gamine aux cheveux châtains et bouclés, aux yeux plus bleus encore que les miens, traverse ma route. Toutes les petites filles du monde grandissent. Pas la mienne. Et c’est justement là la source du problème.

« Hm… Xiomara, je… »

Malaise. Je racle ma gorge, ma voix bizarrement enrouée. Je regarde la table, serre un poing, l’autre main fichue dans mes cheveux encore humides. Je n’ai décidément plus faim. Comment t’as pu oublier ça ?

« J’voulais savoir si t’étais libre, le 19. »

Chaque mot est une plaie à prononcer. Je ne m’attends pas à ce qu’elle fasse le lien immédiatement, et si c’est le cas je n’en sais rien, je suis plutôt occupée à regarder le vernis de la table. Comme si ça allait me sauver de l’oubli. Mon cœur cogne dans ma poitrine, je sens déjà que mes mains vont se remettre à trembler si je n’arrive pas à me contenir, alors je me concentre. Immobile, les yeux rivés ailleurs. Si je croise le regard de ma belle-sœur je sais ce qu’il en ressortira.
Je ne me sens pas capable de passer la soirée toute seule, le jour où ma fille aurait du avoir sept ans. Ce serait un coup à me foutre en l’air. La rejoindre.

« J’voudrais juste être… ailleurs. Qu’ici. »

Impossible d’être plus pathétique.
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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Ven 20 Mar - 0:33

« Ouais… D’un autre côté la tête dépitée d’Henderson vaut toutes les difficultés de cette semaine ! »

Elle laissa échapper une salve de fumée de sa bouche et esquissa un sourire en haussant les sourcils, elle connaissait bien l'énergumène, elle avait travaillé avec lui pendant quelques semaines pour résoudre une affaire qui nécessitait la collaboration de leurs services. Ses collègues de le DEA rechignaient souvent à travailler avec d'autres départements donc bien évidemment, on envoyait les petits derniers en première ligne pour se taper le sale boulot et dans son cas, on pouvait dire qu'elle en gardait un souvenir impérissable. La chose n'avait pas non plus été un calvaire et ils avaient fait un boulot qui avait été qualifié de remarquable ou, autrement dit, ils avaient arrêté les méchants et sauver les miches de leurs supérieurs, mais autant dire les choses telles qu'elles sont, ils n'avaient absolument pas réussi à s'entendre, et cela, malgré toute la meilleure volonté du monde...Enfin la meilleure c'est peut-être un peu vite dit.

« Ce type est un animal, non mais sans déconner ! »
Elle balaya sa phrase d'un geste, c'était pas forcément son sujet de prédilection après tout.

« J'me souvenais pas que tu le connaissais. Mais bon a bien y réfléchir, vous avez des petits copains en commun c'est vrai ! Qu'est-ce que tu lui as fait pour qu'il soit si dépité ? »

Cette idée la satisfaisait, peut-être un peu trop d'ailleurs, pourquoi, elle n'aurait su le dire. Elle tira une latte sur sa cigarette, tapota du doigt le filtre d'un geste machinale et observa la cendre faire son chemin dans le fond du cendrier avant de reporter son regard sur sa belle-sœur qui lui offrait un air ravie entre deux bouchées de la délicieuse nourriture qu'elle avait ramené et que visiblement, elle se forçait à manger. Xiomara avait tenté un peu toutes les manières possibles avec Alexei, enfin celle que son caractère un peu trop impatient lui avait permis, mais au final, c'est encore la simplicité de se comporter tout à fait normalement qui s'était révélé le plus payant. La voir perdre tout ce qui avait séduit son frère n'avait pas été une mince affaire, mais quelque part la jeune espagnole avait trouvé dans sa dévotion à ne pas laisser la veuve d'Andrès se laisser dépérir, une façon de ne pas laisser le chagrin et la douleur s'emparer de son propre esprit. Le seul problème de ce plan parfait était qu'elle n'avait jamais vraiment affronté ce drame, elle l'avait rangé au fond de sa mémoire avec tous les souvenirs heureux qui avait pu s'y accrocher et se faisait un devoir de ne pas y penser, jamais, c'était sa manière à elle de tenir et bien qu'elle sache pertinemment que cette solution n'était que temporaire et que tout cela la rattraperait à un moment ou à un autre, elle espérait que ce ne serait que le plus tard possible.

Rien de plus que des pensées lointaines, c'est tout que ce ce laïus interminable n'avait été. Elle adressa un sourire satisfait à sa comparse de table...comme les gosses, il suffit parfois d'un peu d'encouragement et le reste suit son cours tranquillement, peu importait si elle n'avalait que trois bouchées, ce serait toujours trois bouchées supplémentaires que ce qu'elle aurait mangé sans sa présence ici. La jeune femme rebondit alors sur l'invitation qui n'en était pas tout à fait une, tout du moins pas encore, au repas de famille des Alvarez. Xio pencha la tête légèrement sur le côté comme pour acquiescer les sous-entendus,car elle savait que malgré la rigueur dont elle pouvait faire preuve dans le cadre de son travail était sans doute la personne la plus désorganisée du monde dans sa vie privée.

« J'essayerai de faire mon maximum, mais je peux rien te promettre, tu me connais !»
Lui répondit-elle en riant.

« J'envisage d'acheter une moto. Le crédit de la maison est pratiquement achevé. T'aurais pas quelques liens dans ce secteur ? »

Ses yeux s'arrondirent durant une brève seconde, la nouvelle l'étonnait un peu, elle avait bien du mal à imaginer la jeune femme bien sous tous rapport qu'elle était enfourchée une bécane, cheveux au vent dans les rues de New-York, mais après tout ce n'était pas comme si elle ne s'était pas déjà révélée pleine de surprises par le passé.

« Tu veux jouer les Bikeuse ? Hum donne moi quelques jours, je dois bien avoir ca quelque part, tu veux les coordonnées d'un tatoueur tant qu'on y est ? »

Son visage n'avait pas affiché une once de sérieux tandis que les mots sortaient de sa bouche et il n'était sans doute pas nécessaire de le préciser à Alexei. Elle plaisantait, mais elle était la première à regretter d'être passée sous l'aiguille d'un tatoueur il y a quelques années, un truc de gamine, complétement irréfléchie, mais qui sur le moment lui avait paru être une excellente idée. Forte heureusement pour elle, il était de taille relativement petit et facilement dissimulable, si bien que peu de personnes n'eurent la joie de pouvoir en connaître l'existence.

Le silence avait finie par s'installer et si il n'avait en règle générale jamais été gênant, celui-ci était étrange et lui laissait un goût amer dans la bouche, une tension embarassante et pénible s'étendait autour d'elle lentement et elle ne savait pas vraiment quoi dire pour en briser les effets. C'était toujours comme ca, quand on cherchait quelque chose d'intéressant ou de brillant à dire, absolument rien qui ne s'en rapproche n'arrivait en général jusqu'à vous et cet instant n'était absolument pas l'exception qui confirmait la règle. C'est finalement la maîtresse des lieux qui brisa le silence et le ton de sa voix ne fit que rendre la situation qu'un peu plus incommodante.

« Hm… Xiomara, je… J’voulais savoir si t’étais libre, le 19. »

Xiomara entendit, mais ne réagit pas tout de suite, elle se doutait bien de par l'air anxieux de sa belle-sœur que la date était importante, mais elle ne fit pas le rapprochement tout de suite.

*le 19...19...on est quel mois déjà ? Févr...ah....*

La date avait fait son chemin jusqu'à sa mémoire et le souvenir de l'année passée lui revint de façon plus que vivide en mémoire. Son estomac sembla se serrer aussi surement que sa gorge. Elle déglutit lentement avant de répondre, mais sa réflexion avait sans doute duré un peu plus de temps qu'elle ne l'avait cru puisque son interlocutrice se cru obliger de reprendre la parole pour préciser sa pensée.

« J'voudrais juste être... Ailleurs. Qu'ici. »

La jeune femme s'éclaircit la gorge et attrape sa bière pour en boire une gorgée comme pour être sûre que le son qui sortira de sa bouche lorsqu'elle prendra la parole sera clair et décontracté...S'il y a bien une chose qu'elle sait faire, c'est de présenter une façade imperturbable, bien qu'il soit bien plus difficile de le faire lorsqu'il s 'agit de sa famille.

« Hum oui, euh évidemment, pas de souci, tu veux faire quelque chose de particulier ? »

Elle se mord déjà les doigts d'avoir sorti une bêtise pareille...Quelque chose de particulier...genre une visite de courtoisie sur la tombe d'une gamine de sept ans ? un gâteau d'anniversaire sur lequel les bougies resteront allumées ?...quelque chose de particulier... je t'en foutrais moi !

« Je veux dire, je pourrais essayer de prendre ma journée ou peut-être deux et on pourrait aller sur la côte ou quelque chose comme ca, histoire de pas rester dans le coin, voir même une expédition au Canada, histoire de se goinfrer de pancakes et de sirop d'érable ! Oh et pourquoi pas une tournée des bars hein ? ca fait longtemps que t'as pas eu le plaisir de passer la nuit dans des endroits pas rangé et ou on ne pourrait définitivement pas manger par terre. »

Lance-t-elle en désignant du regard son intérieur si étincelant qu'il donne l'impression d'être complétement inutilisé, un peu comme les maison témoin dont nous abreuve les publicités. Le flot de paroles est de retour, mais cette fois-ci, elle prend sur elle pour s'arrêter et laisser Alexei en placer une.


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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Dim 3 Mai - 13:29

« Hum oui, euh évidemment, pas de souci, tu veux faire quelque chose de particulier ? »

Je me sens mal mais autant dire que ça n’aide pas. Je ne lui en veux pas, je sais à quel point il est aisé pour Xiomara de balancer tout ce qui lui passe par la tête, ce qui lui a valu, j’imagine, un tas d’ennuis à son boulot, dans ses relations etc… Il suffit de la connaître pour savoir que ça n’est pas méchant, et que c’est juste comme ça, sa manière de faire les choses, de s’exprimer. De toutes façons ma peine est trop exacerbée à l’approche de cette date qu’il ne m’est pas possible d’en recevoir davantage sous peine de craquer.

« Je veux dire, je pourrais essayer de prendre ma journée ou peut-être deux et on pourrait aller sur la côte ou quelque chose comme ca, histoire de pas rester dans le coin, voir même une expédition au Canada, histoire de se goinfrer de pancakes et de sirop d'érable ! Oh et pourquoi pas une tournée des bars hein ? ca fait longtemps que t'as pas eu le plaisir de passer la nuit dans des endroits pas rangé et ou on ne pourrait définitivement pas manger par terre. »

Je hausse les épaules, je serais mieux n’importe où qu’ici, certainement.
Si tout avait été normal, cette date aurait pu réunir nos deux familles. Février, un bel hiver, trop froid pour être dans notre jardin mais ma maison est grande, vide aujourd’hui, mais suffisamment grande pour pouvoir fêter ce qui aurait du être son anniversaire. Cela a toujours été, ce genre de « réceptions » plutôt tranquilles, davantage en été, ou seuls les liens familiaux sont autorisés à exister. Nous aurions pu inviter quelques unes de ses amies, bien sur sa tante se serait ramenée avec le jouet qu’elle voulait. Gâtée par ses grands-parents, par les plus proches amis d’Andrès et les miens. Une occasion pour être ensemble et fêter la vie d’une gamine qui l’avait sous ses yeux, à ses pieds. Elle avait davantage de choses à vivre que moi. J’y repense tous les jours, ils se sont plantés dans la personne à sauver lors de cet accident.

« J’irais bien sur la côte, j’imagine que ça pourrait être… « sympa ». Comme tu veux, en fait, on pourrait filer au Canada, mais t’as des vacances ? »

Pallier la gène par des questions cons. Je me contrefous de ses vacances ou encore d’où on va. Je suis néanmoins contente, davantage rassurée, de ne pas passer cette période seule. Chaque fête, chaque date, chaque instant est une lutte. Ces moments censés être heureux ne le sont plus du tout, parce que je suis seule, et ils me rappellent leur absence. Tout, le fait, autour de moi. Les enfants, les voitures, le vide dans la maison, le regard de Xiomara qui est pratiquement le même qu’Andrès. C’est en relevant mon regard vers elle que je me rappelle que nous n’avons jamais confronté nos douleurs, réellement. Après tout, elle pourrait m’en vouloir, je suis le reste d’une partie de sa famille. Après avoir volé le cœur de son frère, j’étais au volant de la voiture qui l’a tué. Lucia aimait beaucoup Xiomara. Je sais que c’était réciproque. C’est de ma faute, mais elle est là à vouloir essayer de me redresser, malgré toutes les barrières que je lui ai imposées. Pourquoi ? Par culpabilité ? Parce que j’étais sa femme, et que nous portons encore plus ou moins légitimement son nom ? Je n’ai jamais osé lui demander, ni même voulu la faire sortir de sa coquille comme elle a essayé sans arrêt depuis six mois de le faire pour moi.

Elle paraît décontractée, elle essaie même de plaisanter. Mais qu’en est-il vraiment derrière sa carapace indestructible ? Nous n’avons qu’un an de différence et je la fréquente depuis que je fréquente son frère, c’est-à-dire depuis mes quinze ans. Treize ans que nous nous connaissons, elle a vécu par procuration notre petite vie de couple, le petit délinquant et la grosse tête. Elle a été le témoin d’Andrès à notre mariage, demeure encore politiquement parlant la marraine de ma petite fille. Elle était très proche de lui, processus familial qui est inévitable chez les Alvarez et que j’ai eu la joie de connaître, pas assez longtemps, certes. Ma peine a été sourde à la sienne, même si elle a été là un paquet de temps. C’est elle qui m’a aidé à supporter le jour de l’enterrement, à rester debout, encore ancrée dans un foutu fauteuil roulant. Je pousse un soupir.

« J’te laisse carte blanche pour cette soirée, je broncherais pas. Mais s’il te plait m’emmène pas dans un de tes nombreux harems. »

Je tente une touche d’humour, un sourire léger sur le côté des lèvres. Il n’est pas possible de résister au charme des Alvarez, pour y avoir moi-même succombé tant de temps.

« Merci, Xio. »

On ne s’épanchera pas plus, ce n’est pas le genre de la maison.
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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Mar 12 Mai - 0:40

Xiomara l’observe sans manières, elles ont dépassé cela il y a bien longtemps et celle qu’elle voit aujourd’hui lui semble on ne peut plus inanimé, comme un pantin laissé-pour-compte dans le coin d’une pièce. L’air songeur qu’elle affiche ne prend pas vraiment, la jeune espagnole n’est pas dupe et est pleinement consciente que ce n’est qu’une façade pour cacher son désintérêt total pour tout…Tout ce qui fait la vie de tous les jours, tout ce qui ressemble à de quelconques projets…Tout, absolument tout. La jeune femme comprend où tout du moins essaye de comprendre sa façon de réagir et de faire face à ces terribles évènements, mais certains jours cela lui semble bien difficile et aujourd’hui en est un parfait exemple. Elle laisse échapper un soupir masqué par la fumée de cigarette qu’elle laisse échapper de sa bouche, elle sait qu’elle se doit de faire preuve de patience et qu’elle doit laisser Alexei gérer les choses comme elle l’entend et non comme elle, à décider de le faire, parfois, elle se laisse surprendre à vouloir lui dire ce qu’elle pense de cet accident, du mensonge qu’elle ne se décide pas à avaler et des éléments qu’elle a récolter et étudier, et cela, depuis qu’ils ont mis son frère et sa nièce en terre, mais, à chaque fois, et cela, sans exceptions, le regard vide et triste de sa belle-sœur l’en empêche…

Et si elle se trompait ? et si elle ne pouvait rien y faire ? Où pire encore si elle décidait d’agir ? Elle n’avait décemment pas le droit d’infliger ca à celle qui avait déjà tout perdu, c’était son combat, pas le sien et il était important pour elle que les choses restent ainsi.

« J’irais bien sur la côte, j’imagine que ça pourrait être… « sympa ». Comme tu veux, en fait, on pourrait filer au Canada, mais t’as des vacances ? »

C’est désormais Xiomara qui affiche un air un peu las, il faut dire qu’il n’est pas facile de garder une humeur constante face à une personne qui ne réagit quasiment à rien et affiche un air désabusé constant. C’était souvent ainsi que se passait leur rencontre, Xiomara arrivait avec son entrain habituel, voir même légèrement exacerber avec le vague espoir que celui-ci se révèle un tantinet communicatif (ce qui n’arrive jamais), elle essayait d’animer un peu le silence et la tristesse de cette grande maison et de faire parler/manger/bouger sa belle-sœur, jusqu'à ce que l’humeur de celle-ci ne ternisse la sienne et si Xiomara pouvait se montrer si charmante, elle était aussi suffisamment entière pour ne plus feindre quand la situation commençait à lui peser, le temps des concessions étaient terminés depuis un moment et celle qui lui faisait face avait déjà eu bien des occasions de s’en rendre compte.

« J’te laisse carte blanche pour cette soirée, je broncherais pas. Mais s’il te plait m’emmène pas dans un de tes nombreux harems. »

« Je peux surement m’arranger, enfin, j’imagine mais pas question que tu te dégonfle à la dernière minute encore une fois jte prévient et je ne vois absolument pas de quoi tu parle, tu sait bien que je ne fréquente que des endroits chics et pompeux, c’est tout moi et puis c’est pas comme si mon frangin t’avais habitué à mieux. »

Elle essaye tant bien que mal de détendre l’atmosphère pesante et morbide qui règne, mais elle n’en a plus vraiment ni l’envie, ni la force pour être tout à fait honnête, elle lui décoche un vague sourire avant d’écraser le mégot qui finit de se consumer entre ses doigts. Un merci du bout des lèvres, un instant non pas de faiblesse, mais de franchise soutenue, le genre qu’on aime rarement laisser paraître, mais qui se révèle nécessaire.

Xiomara lui adresse un signe de tête compatissant, les grands sentiments c’est pas tellement le genre des deux femmes et autant dire qu’aucune d’entre elles ne paraît vraiment à l’aise sur le moment.

« Oh, tu sais les cas désespérés, c’est ce que je préfère et autant dire que t’est pas un cadeau Ivanov ! » Lui lance-t-elle accompagné d’un clin d’œil, elle s’apprête à gentiment surenchérir lorsque son portable se met à sonner, elle se débat quelques secondes avec son sac à main posé sur la table et un seul coup d’œil lui suffit pour changer totalement d’attitude, elle lève un doigt en direction d’Alexei comme pour lui signifier de lui accorder une seconde puis se lève et s’éloigne une seconde.

« Agent Alvarez… »
Le reste de la conversation reste un mystère aux oreilles de la jolie russe qui se retrouve de nouveau seule avec ses pensées.


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MessageSujet: Re: "Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov   Dim 17 Mai - 0:15

(j’essaie de voir à la troisième personne si je m’en sors mieux, ne m’en veut pas <3)

« Je peux surement m’arranger, enfin, j’imagine mais pas question que tu te dégonfle à la dernière minute encore une fois jte prévient et je ne vois absolument pas de quoi tu parle, tu sait bien que je ne fréquente que des endroits chics et pompeux, c’est tout moi et puis c’est pas comme si mon frangin t’avais habitué à mieux. »

La facilité de Xiomara à évoquer son frère comme s’il était encore là, dans la pièce d’à-côté, étonne toujours Alexeï. Sa manière de faire comme si tout est simple, comme si elle avait dépassé son deuil d’un claquement de doigt, ça ne marchait pas avec le médecin légiste. Alexeï connaît Xiomara depuis au moins aussi longtemps qu’elle a connu son mari, pratiquement quinze ans. Elles ont grandit dans le même quartier, dans les mêmes sillages, la légiste a connu l’instinct de famille et de fratrie avec eux. Elle sait très bien que cette façade à toute épreuve n’est pas sans failles et que c’est sa manière de gérer. Parfois elle voudrait lui demander, comme fait-elle. Son frère, sa chair, son sang, son autre. Si Alexeï s’était incrustée dans la vie d’Andrès elle n’avait néanmoins jamais usurpé la place de Xiomara. Respecter l’amour que son mari avait pour elle était important pour la russe, quand bien même leurs petites querelles aient bien pu séparer les deux femmes. Deux fortes têtes, deux caractères trempés dans l’acier de la justice, deux langues déliées, l’exigence froide de la russe face à la fierté brûlante de l’espagnole. C’est comme ça. Mais Xiomara et Alexeï se sont toujours réconciliées, portant sur leurs épaules le poids de leur foyer. Pour le plus grand plaisir d’Andrès. Si Alexeï avait toujours préféré son nom d’épouse à son nom de jeune fille c’est bien parce qu’il concrétisait tout cet amour.

Alors voilà, quand Xiomara évoque son mari, le seul qui l’ait suivi toute sa vie, Alexeï ne peut pas s’empêcher de se demander pourquoi, comment, dans quelle force puise-t-elle pour se battre ? Ce n’était pas de la curiosité, mais presque de l’admiration. Andrès lui avait offert une vie peut-être pas parfaite, mais certainement haute en couleur, et plus que tout, la plus belle petite fille que la terre ait jamais porté. Alors énoncer son souvenir avec tant d’aisance, c’est le faire briller de vie. Ce qu’elle lui a ôté.

« Oh, tu sais les cas désespérés, c’est ce que je préfère et autant dire que t’est pas un cadeau Ivanov !
— Pour te servir ma chère. »

Un sourire fade s’élève sur le visage de la russe, mais un sourire quand même. Rare, mais sincère. S’il est faible il vit quand même un peu avec Xiomara. L’espagnole lui lâche un clin d’œil taquin et la russe, en retour secoue la tête négativement, faussement exaspérée par la répartie de sa belle-sœur. Puis son portable se met à sonner, sa belle-sœur lève un doigt en sa direction et Alex répond en acquiesçant puis la regarde s’éloigner dans son salon. Elle la laisse partir en se redressant elle-même, attrapant les pots de nouilles et autres déchets restés sur la table. Son esprit maniaque, ça ne s’arrange pas, mais elle s’y fait et se lance dans le nettoyage de sa table, son évier, ses couverts, et le temps qu’elle fasse sa petite affaire, Xiomara en a finit avec le sienne. Lorsque celle-ci revient dans la cuisine, Alex comprend l’expression que celle-ci arbore, qu’elle-même a pu arborer : celle de l’appel du boulot. Un petit sourire en coin se loge sur les lèvres de la russe, elle dépose son torchon après s’être essuyé les mains, attrape une cigarette et l’allume puis se dirige vers le salon.

« Je te raccompagne, je vais sortir Iva. »

La russe attrape un pantalon de jogging rangé dans un placard du salon, puisqu’elle ne vit pratiquement plus qu’à cet endroit, elle l’enfile, sa clope bloqué entre ses lèvres, puis retrouve son équilibre et siffle sa chienne. Celle-ci récupère sa laisse rangée à sa place et l’amène à sa maitresse. Alexeï la gratifie d’une caresse et l’attache tranquillement même si elle sait pertinemment qu’elle n’en a pas besoin, mais pour la tranquillité du voisinage et pour ne pas voir ses propres collègues rappliquer chez elle, Alexeï se conformait aux lois en vigueur.

Le légiste laisse passer sa belle-sœur en avant et ferme la porte derrière elles, et en silence elles s’avancent vers la voiture de Xiomara. Elles discutent un petit instant, un presque rien, un banal presque rien mais qui reste les seules distractions d’Alexeï aujourd’hui même si celle-ci se refuse à l’admettre.

« Contacte-moi pour le 19, ok ? Et fais attention à toi. »

La russe refile sa clope à sa belle-sœur, lui adresse un dernier sourire alors que celle-ci pénètre dans sa voiture, et s’en retourne à sa balade, tranquille, surement plus apaisée après tout ça qu’elle ne veuille bien se le dire. Demain est un autre jour, comme on dit.

— FIN DU TOPIC —

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"Then you start to fade" Ft Alexei Ivanov

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