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 ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]

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MessageSujet: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Lun 9 Mar - 15:18

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
Erika & August


 
J’ai un passé plus sombre que mon ombre. Des regrets bien plus lourds que moi, des souvenirs tâchés de violence et de haine. Ces failles de mon existence, j’ai tout fait pour les cacher. Personne ne le sait, personne ne doit jamais le savoir. Le simple fait d’y penser me torture, je ne peux imaginer partager ces blessures. Et puis cela fait tellement d’années que je me tais ; qui sait ce qu’une confidence pourrait avoir comme conséquence ?

Erika est une jeune femme consciente, juste, droite. Elle sait à quel point le monde peut être dégueulasse. Combien d’enfants disparus, de femmes violées, d’innocents abusés ? Combien de drames pourra-t-elle encore supporter ? La question ne se pose pas, et quel que soit son passé, son avenir est – professionnellement parlant – tout tracé : elle luttera contre ces tortionnaires et autres perturbateurs de l’ordre public. C’est sa mission. Son but. Sa seule façon de se sentir utile, son besoin pour être un tant soit peu nécessaire.

…pourtant, j’ai l’impression et même l’envie de parler avec elle. De ce que j’ai été, de ce que nous serons peut être.

« Gardez la monnaie, merci bonne soirée également. »

Les pizzas en main, je referme la porte d’un coup de pied et me dirige vers le salon. J’ai déposé quelques boissons, lancé une musique de fond, ambiance jazzy, et enfilé une chemise sobre.

J’espère peut être reconstruire le contexte de l’autre soir, quand Harleen était présente. Pas pour Harleen, bien entendu. Quand Erika est arrivée à l’improviste, je me suis entendu dire que nous n’en savions pas assez sur l’autre. Peut être pas assez pour avancer ? Pas assez pour notre simple curiosité ? Par rapport à quoi, je n’en sais rien. Mais nous n’en savons pas assez.
J’ai besoin de connaitre Erika, encore, toujours. Je ne veux pas tout apprendre, certaines choses doivent rester secrets et mystères, mais je veux pouvoir la comprendre. Pour cela, il va falloir nommer les faits, mettre des mots sur ce qui a impliqué telle réaction et imposer ces agissements.

Il est possible de faire une erreur. Même pour moi ! Mais je n’ai aucun doute la concernant : elle est la seule à qui je pourrai parler sans être étouffé par la honte. Sans craindre de créer un sentiment de pitié. Erika est potentiellement l’unique personne à pouvoir soulager, en l’écoutant, l’âme d’un petit garçon brisé.

Lorsque je l’entends s’approcher de la porte, je place du mieux possible les fleurs sur la table basse et m’assure que les stores sont baissés, que le cd n’est pas terminé et que je n’ai rien laissé trainer.
Je veux juste que tout soit parfait, pour l’accueillir.

« …Bonsoir mademoiselle, vous avez un mandat j’espère ? Vous ne pouvez pas entrer autrement ! »

Suite à ces mots je viens déposer mes lèvres contre les siennes, lui empêchant de rétorquer avec brio comme elle est capable de le faire. Suis-je anxieux ? Il n’est pas question que la jeune femme s’en rende compte et soupçonne mes intentions ;
Si nous ne parvenons pas à parler ce soir…il faudra retenter l’expérience.

« Comme vas-tu ? »
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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Mar 10 Mar - 19:30

&

Fin février 2016 – Appartement d’August dans Manhattan

Je.. Jn’ai jamais.. »
Fredriksen, c’est terminé. Nous avons vos empreintes sur l’arme du crime et le cheveu retrouvé sur la victime correspond à votre ADN. Votre alibi a été démenti. Je n’ai rien à ajouter. Vous avez tué votre sœur. Si vous avouez dès à présent, le procureur pourra se montrer clément. Ces gens-là sont toujours sensibles aux aveux. »
MAIS JE L’AI PAS TUEE JE VOUS DIS ! »

Jusqu’à présent calme et dans le contrôle, Erika se leva en même temps que son coupable et posa brutalement sa main sur l’épaule de l’homme pour le contraindre à se rasseoir avant qu’il ne la saisisse par le col. Il était rapide mais on ne lui faisait plus le coup depuis un petit moment. En interrogatoire, elle était comme sur le terrain, prête à bondir, constamment aux aguets. Un suspect assis, acculé par son interrogatoire n’avait d’autre choix que de bondir sur son agresseur. C’était physique, purement animal. Dexter lui avait appris ça. ‘Ne te laisse jamais surprendre.’ L’homme retomba lourdement sur sa chaise, surpris sans doute par la rapidité et la force avec laquelle la femme avait retourné son agressivité contre lui. Il n’oserait pas se relever de sitôt. Erika, quant à elle, resta debout et se mit à tourner lentement en cercles en face de lui. Elle ne lui épargnait pour autant pas son regard sévère et la détermination de ses traits. Elle le ferait avouer, quoiqu’il en dise et peu importe le temps que cela prendrait. Les aveux étaient une traque pour laquelle elle avait toute la patience du monde.

Elle ressortit une heure plus tard, sans fanfare mais les sourcils froncés. Fredriksen avait cédé et finit par avouer la situation qui l’avait amenée à tuer sa sœur. Son propre sang. Elle devait à présent l’annoncer à sa famille. Sans doute le moment le plus délicat de son travail. Les parents allaient être doublement blessés par la nouvelle en apprenant que le meurtrier de leur fille n’était autre que leur propre fils. Si elle avait appris à se détacher de ces histoires sordides, à ne leur accorder que l’importance du bon déroulé de ses enquêtes, Erika n’en oubliait pour autant pas la difficulté que cela représentait, jour après jour, de briser des personnes, des espoirs, des familles. Il ne suffisait pas de trouver et d’enfermer le méchant. Il fallait l’annoncer à son entourage, les faire tomber de cette branche rassurante sur laquelle ils se perchaient tous pour ne pas faire face à la réalité cruelle de l’être humain. Et pour la famille de la victime, eh bien, l’exercice n’en était guère plus évident. Tout cela demandait diplomatie, patience, tact. Des qualités que la jeune femme s’était efforcée d’acquérir au fil des mois. Ce n’était pas la même chose d’annoncer à une mère que son fils était un dealer que de lui expliquer qu’il allait aller en prison pour son meurtre. Ces choses-là ne s’apprenaient pas en un jour et Erika n’était pas plus douée qu’un autre dans ces conversations-là. C’est donc après quelques minutes à faire le point dans ses pensées, qu’Erika prit la direction de la petite salle de pause dans laquelle se trouvait la famille de ce frère et cette sœur.

Je suis désolée. » conclut-elle pour terminer, son regard soutenant celui de la mère.

Cette dernière opina lentement de la tête. Le moindre mouvement brusque semblait capable de renverser ses yeux plein de larmes. Erika ne la quittait pas du regard. Par réflexe, elle posa sa main sur le genou de la dame et le serra doucement. Ce fut sans doute le geste qui ouvrit les vannes dans le regard de cette dame qui avait supporté des semaines d’enquête sur ses propres enfants et dont elle ignorait si le dénouement était censé la réjouir ou la désoler. Son mari la soutint par les épaules et d’un hochement silencieux de la tête, remercia Erika pour son aide. Saisissant le message, elle retira sa main et sortit de la pièce.

Allant se rasseoir dans son bureau, la jeune femme ferma la porte derrière elle. Elle déposa le dossier contenant les aveux et le reste de l’affaire sur son bureau et se laissa tomber dans sa chaise sans cérémonie. La tête basculée en arrière, elle ferma quelques instants les yeux. Il lui fallait toujours un peu de temps pour ‘décrocher’. Bien que les apparences jouent en sa faveur et la fassent souvent passer pour aussi dure qu’elle l’était, il ne fallait pas non plus confondre dureté et insensibilité. Ne pas s’imprégner de ses enquêtes, de leurs histoires, des liens tissés entre chaque protagoniste n’était pas, selon elle, faire du bon boulot de flic. C’était bâcler, s’en tenir aux clichés. La réalité était bien plus compliquée. Mais elle était du coup un peu plus délicate pour s’en séparer.

Erika ne connaissait rien de tel que la paperasse pour se débarrasser de ce sentiment collant à la peau que l’humanité était le pire fléau. C’était long, c’était chiant et ça prenait assez la tête pour faire oublier le reste. Elle s’y consacra jusqu’à ce qu’il fut l’heure de son rendez-vous avec l’avocat. Ils n’avaient pas pu se revoir depuis la rencontre avec Marlène – .. Marilyn.. Harleen peut-être ? ou c’était Harlène ? – non pas que l’occasion ne se soit pas présentée mais ils avaient tous deux manqué de temps et la jeune femme devait bien reconnaître qu’elle n’avait pas forcé les choses non plus. Ce n’était pas une punition rapport à cette rencontre plus ou moins brutale avec l’amie de Lockhart mais plutôt une nouvelle.. fuite, esquive.. une certaine hésitation en tout cas de la flic. August avait avoué ses sentiments sans sourciller parce qu’ils étaient la meilleure manière à cet instant de convaincre la jeune femme qu’elle n’était pas devenue subitement indésirable et de trop dans sa vie. Erika ne pouvait guère dire autant des siens. Elle ne s’était jamais posé la question de leur nature. Elle ne voulait pas savoir de peur d’être déçue. Ce qu’elle voulait était tout simplement laisser encore et encore l’avocat la parcourir du regard, effleurer sa peau, caresser ses cheveux, être là pour elle et qu’elle soit là pour lui, qu’ils se contentent de foncer, d’aller de l’avant. Sans se poser de questions. C’était trop demander ?
Pas pour l’avocat semblait-il en tout cas puisque l’idée de la soirée était de lui.

…Bonsoir mademoiselle, vous avez un mandat j’espère ? Vous ne pouvez pas entrer autrement ! » pérora-t-il en lui ouvrant la porte.

Elle s’apprêta à répliquer mais il lui coupa la parole en déposant un baiser sur ses lèvres. Elle se laissa réduire au silence en souriant et entra à la suite de l’avocat. Ôtant manteau et écharpe pour les poser dans un coin, elle avisa les pizzas posées encore fumantes sur la table basse. Pizzas, alcool et avocat ; la simplicité était encore sa recette préférée. Elle sourit et se tourna pour répondre à Lockhart :

Comment vas-tu ? »
..Bien ! Je vais bien, et toi ? Comment s’est passée ta journée ? » répondit-elle après une hésitation.

Se dirigeant vers le canapé, elle l’invita à le suivre d’une petite œillade et commença à remplir les verres. Ce n’était pas qu’elle ne veuille pas raconter mais son quotidien ne se prêtait guère à ce genre d’exercices où la véritable question était plutôt ‘qu’as-tu de bien à me raconter ?’ et en l’occurrence, elle n’avait rien de joyeux à rapporter qui vaille la peine qu’elle le raconte à l’avocat. Elle ne voulait pas polluer leurs trop rares conversations par de vides discours sur le goût (ou plutôt l’absence de goût) du café préparé par ses collègues ou autre sujet de conversation tout aussi bateau. Sinon c’est clair, il allait finir par se rendre compte qu’Harleen était une femme sublime et faite pour lui !



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Jeu 12 Mar - 9:00

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
Erika & August


 
Je ne sais jamais à quoi m’attendre. Erika n’est pas quelqu’un à qui on s’attend, de toute façon. Il n’y aura pas d’éclats de rire – pas immédiatement tout du moins. Il a y peu de chance de l’entendre se plaindre ou, au contraire, exprimer explicitement sa bonne humeur.
Il faut savoir lire entre les lignes, interpréter les gestes et les regards, tout en prenant le risque de se tromper. Erika est un code à décrypter, un langage que personne ne maitrise mais que j’aimerai tant connaître par cœur ;

▬ ..Bien ! Je vais bien, et toi ? Comment s’est passée ta journée ? »

Sourcils froncés, je la suis dans le salon. Je n’aime pas ce que j’ai entendu. Évidemment elle prétend, en quelques mots à peine, que tout va bien pour elle. Elle sous-entend que sa journée s’est bien déroulée et la question qu’elle ajoute voudrait faire croire que tout va tellement comme elle le souhaite : qu’il n’y a rien à ajouter.
Non seulement je ne suis pas dupe, mais ce n’est pas à moi qu’on apprend à jouer avec les mots.

« …ça c’est bien passé. »

Pour une seule et bonne raison : nous nous voyons ce soir. C’est tout ce qui rend mes journées agréables désormais, j’ai bien conscience de la gravité de la situation. Qu’est ce que j’y peux cependant ? La jeune femme donne une toute autre dimension à mon existence et plus je m’attache, plus j’en dépends…plus je la sens s’éloigner ;
Le genre d’anxiété stupide qui surgit simplement parce qu’on éprouve des sentiments. C’est du moins ce que j’essaye de me persuader. Puisque je tiens à elle, plus que de raison, je crains de la perdre. La logique se tient et je préfère ne pas approfondir le questionnement.

Si nous devions nous perdre,  il n’y aurait définitivement plus rien à récupérer de ma personne. Il se pourrait que je redevienne le parfait salop qu’elle a connu en premier lieu. Mais en pire.

« Tu sembles fatiguée. »

Pas franchement un compliment, mais le but n’était pas de la vexer. Je m’installe à ses côtés en souriant, comme pour me faire pardonner. Si je suis maitre des masques et autres jeux de facettes, Erika est presque la reine. Sauf qu’il faut maintenant compter sur mon analyse et si ça peut l’embêter, je ne sais pas me retenir :

« Je sais que tu vas m’assurer que ce n’est pas nécessaire, mais je crois qu’il te faudrait un peu de vacances. Et avant que tu utilises les arguments : "les criminels n’attendront pas ton retour de congés pour frapper", "ton équipe à besoin que tu sois au bureau et non au soleil" et "tu as besoin de te rendre utile là bas" ; laisses-moi te rappeler que lessivée, tu ne seras jamais aussi efficace qu’une fois reposée. »

Quelques secondes de silence entre mes stupidités et sa réaction, c’est beaucoup trop. J’attrape le verre qu’elle a gentiment rempli et le lève à son attention, avant de rapidement le porter à mes lèvres.

Certaines maladresses naissent sur le tard, il faut croire.
En réalité j’avais oublié quel gamin malhabile j’ai pu être, autrefois.

« …ça ne me regarde pas. Excuses-moi je, j’m’inquiète simplement. »

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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Mer 18 Mar - 16:26

…ça c’est bien passé. » répondit Lockhart après une hésitation lui aussi.

Il n’était pas dupe, elle le sentait. Il vint s’asseoir malgré tout près d’elle et ils trinquèrent. Elle était naïve de penser qu’elle pouvait dissimuler encore quelque chose à l’avocat. Oh avec un peu d’effort, elle y parviendrait sans doute encore un temps mais il commençait à trop bien la cerner pour que ses parades habituelles servent encore à stopper sa curiosité. Plongeant son regard dans le sien, Erika attendit patiemment sa sentence. Cacher des choses, ne pas communiquer sur un pied d’égalité n’étaient pas choses à faire dans un couple. Elle le savait. Pour autant l’avocat et elle n’étaient pas le couple ordinaire auquel elle voulait se conformer. Elle n’était et ne serait jamais la femme transie d’amour qu’on voyait dans les films et lui ne serait jamais non plus le parfait gentleman prêt à secourir sa belle dans ses moindres détresses. Ils étaient... imparfaits. Gauches. Fiers. Ils reculaient devant leurs sentiments autant de fois qu’ils les bravaient, les rejetaient, les acceptaient. Nul ne pouvait prétendre qu’ils n’allaient pas ensemble mais bien malin aurait été celui capable de dire pour quelles raisons ils étaient si accordés et accordables. Eux-mêmes ne le savaient sans doute pas. Mais quitte à être imparfait, gauche et fière, Erika préférait encore l’être en étant elle-même. La vie l’avait rendue discrète, taciturne, légèrement marginale à force d’être plongée dans son travail. Qu’à cela ne tienne. L’avocat, après tout, ne s’était pas toujours montré à elle sous son meilleur jour et pourtant, elle était là, dans son appartement, à boire un verre avec, à sentir sa peau se réchauffer à son contact et ses lèvres réclamer silencieusement les siennes après cette interminable journée. Elle n’aurait pas changé un seul détail chez lui. Pas même son passé.

Tu sembles fatiguée. » furent ses premiers mots après un court silence à l’observer.

Erika inclina la tête sur le côté en souriant et l’interrogea du regard. Fatiguée, elle ? Comment ça ? Elle n’était pas fatiguée, elle était juste..

Je sais que tu vas m’assurer que ce n’est pas nécessaire, mais je crois qu’il te faudrait un peu de vacances. Et avant que tu utilises les arguments : "les criminels n’attendront pas ton retour de congés pour frapper", "ton équipe a besoin que tu sois au bureau et non au soleil" et "tu as besoin de te rendre utile là-bas" ; laisses-moi te rappeler que lessivée, tu ne seras jamais aussi efficace qu’une fois reposée. »

Elle ouvrit la bouche pour répliquer mais l’avocat n’avait pas fini.

…ça ne me regarde pas. Excuses-moi je, j’m’inquiète simplement. »

Erika referma sa bouche et observa Lockhart. Un mélange d’agacement et d’amusement naissait en elle. Elle détestait se voir proposer des vacances de la sorte. Comme si elle avait été incapable de voir jusqu’à présent qu’elle en avait grandement besoin. C’était le cas et elle le savait mais les vacances ne se prenaient pas comme le train dans sa branche et elle ne pouvait clairement pas s’en procurer pour le moment. L’avocat avait cela étant une façon touchante de le lui faire comprendre, lui volant ses répliques comme s’il était certain que c’était ce qu’elle allait rétorquer. Ce qui, à peu de choses près, aurait été le cas, en toute honnêteté.
Prenant le parti de ne pas s’énerver ce soir car elle était effectivement trop fatiguée pour cela, Erika laissa finalement traîner une ébauche de sourire sur ses lèvres et soupira légèrement.

Qu’est-ce que je peux dire maintenant que tu me voles toutes mes répliques ? »

Elle but une gorgée de son verre avant d’ajouter :

Des vacances ne seraient effectivement pas de trop mais tu connais le contexte. Toutes les équipes sont réquisitionnées pour patrouiller pendant le couvre-feu. Je ne peux pas leur fausser compagnie comme ça. Surtout pas depuis l’histoire des pendus de Central Park. »

Son regard se perdit dans les méandres du contenu de son verre.

J’aimerais croire que le maire se rend compte que son idée n’était sans doute pas la meilleure et que le taux de criminalité n’a pas bougé d’un pouce depuis son discours mais.. (elle haussa les épaules en souriant à l’avocat) je ne suis pas politicienne, je suis juste flic. Qu’est-ce que je peux bien comprendre à ces choses-là. Nous ne sommes que le bras exécutant de ses décisions. »

Elle n’était pas une optimiste née mais elle s’était cependant rarement montrée aussi pessimiste quant aux décisions de ses supérieurs. De trop longues nuits à traquer de malchanceux retardataires en pensant éradiquer le crime avaient sans doute eu raison d’une partie de sa confiance en cette décision. Les hors-la-loi n’avaient pas d’heure pour leurs complots mais les simples citoyens non plus lorsqu’il s’agissait de faire la fête. Elle baissa la tête et soupira brièvement. Elle n’aimait guère contester des ordres qui trouvaient leur sens mais elle devait bien admettre qu’elle ne voyait pas la logique dans ceux-là et il lui devenait d’autant plus difficile de s’y soumettre qu’elle était effectivement épuisée mentalement par son travail la journée.



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Lun 23 Mar - 10:29

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Ma flicette a l’air lassée, blasée par les décisions qui sont prises par ses supérieurs. Cela remonte jusqu’au maire et son couvre-feu, véritable provocation à l’égard des délinquants qui n’attendaient que ça pour frapper encore plus fort ;

Je l’observe en me mordant la lèvre, totalement impuissant. Erika n’est de toute façon pas une femme qu’on console. Elle n’est dupe de rien, trop consciente et réaliste pour se laisser bercer par des mots doux. Ses inquiétudes sont trop lourdes, qui plus est. Il n’y a qu’elle pour faire passer les démons de notre ville avant toutes autres préoccupations. Impossible de lui en vouloir pourtant. Depuis le temps que je l’observe, l’admire et la désire, j’ai compris que ce quotidien est sa raison d’être. Elle ne se réjouit certainement pas des tristes affaires qu’elle traite, mais les crétins qu’elle réussi à foutre derrière les barreaux sont une maigre récompense qui la fait avancer. Incapable de se passer de cette vie sombre, Erika s’en sert probablement pour ne pas poser le regard ailleurs ;

Que craint-elle ? Quels sont ses regrets ? Ses erreurs ? Qui fait son passé ?

▬ […] je ne suis pas politicienne, je suis juste flic. Qu’est-ce que je peux bien comprendre à ces choses-là. Nous ne sommes que le bras exécutant de ses décisions. »

« Oui, vous n’êtes que le bras exécutant. Vos responsabilités sont énormes, le travail à fournir incommensurable. Mais il va falloir que tu acceptes une chose : n’être qu’un bras exécutant ne te permet pas de tout contrôler, et certainement pas la fatigue provoquée par votre acharnement. »

Ce sera ma conclusion. La jeune femme ne peut pas tout avoir : faire son boulot à 200% et n’en tirer que les conséquences qui l’intéressent. Brillante voire indispensable, elle est probablement la meilleure, moi je n’en doute pas. Et après ? Ces résultats excellents impliquent tant d’efforts, de sacrifices. Je refuse qu’elle y passe sa santé.
Je ferai attention, autant que possible. J’en fais la promesse.

« Pourquoi tout ça ? Pourquoi toujours faire passer le boulot avant toi ? »

Je viens pincer légèrement son nez entre mes doigts, un sourire espiègle aux lèvres. Je sais que la tentative de la faire parler est risquée. Erika pourrait se braquer, me repousser. Même le plus discrètement possible, ce serait blessant pour nous deux. Je ne veux pas m’incruster dans une existence qui ne me concerne pas, qu’elle ne m’a pas délibérément ouverte. Sauf que ce soir, j’ai l’impression d’avoir besoin de ces éléments personnels pour pouvoir l’aider ;

Ces questions que je pensais ne jamais poser sont là, sur mes lèvres, et portent un arrière goût salvateur. Je veux pouvoir la comprendre et la soutenir. Il faut que je sache ; voici mon raisonnement.

« Ne me dis pas « parce qu’il y a des enfoirés à coffrer ». Je le sais très bien. Mais ce n’est pas ma question. Ils ont besoin de toi, mais as-tu autant besoin d’eux ? Et si c’est le cas…pourquoi ? »

Sans formuler précisément ce que j’ai en tête, j’attends de voir sa première réaction. Va-t-elle comprendre ? Va-t-elle, du coup, se débarrasser de l’une de ses nombreuses armures ou au contraire, ajouter une barrière entre nous ?

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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Mar 24 Mar - 20:37

Oui, vous n’êtes que le bras exécutant. Vos responsabilités sont énormes, le travail à fournir incommensurable. Mais il va falloir que tu acceptes une chose : n’être qu’un bras exécutant ne te permet pas de tout contrôler, et certainement pas la fatigue provoquée par votre acharnement. » l’admonesta l’avocat en réponse.

Le regard d’Erika se posa dans le sien. C’était la première fois qu’il lui parlait de cette manière. Ce n’était pas méchant et elle était même, plutôt d’accord avec ce qu’il disait même s’il lui en coûtait un peu de le reconnaître. C’était simplement cette façon qu’il avait eu de la sermonner à revers. Venant d’une toute autre personne cela aurait eu l’effet direct et inéluctable de la faire bondir. Venant de l’avocat, elle marquait un temps d’hésitation. Elle savait qu’elle travaillait trop aux yeux de beaucoup de personnes, parfois à ses yeux aussi, mais elle avait toujours su deviner la limite au-delà de laquelle elle ne serait pas capable d’aller et le moment où il était opportun de prendre le large quelques jours. Depuis le mois de novembre et la mise en place du couvre-feu, il lui était impossible de tenir compte de cette limite. Elle devait reculer, ne pas se faire remarquer, attendre que les choses se calment. Elle ne devait surtout pas venir la gêner dans son travail comme elle avait pu le faire aujourd’hui. Ce n’était pas.. professionnel.

Pourquoi tout ça ? Pourquoi toujours faire passer le boulot avant toi ? »

La voix de l’avocat la sortit de ses pensées, y faisant curieusement un parfait écho. Il lui pinça gentiment le nez entre deux doigts, tirant un rapide sourire à la jeune femme. Elle se rendit compte qu’elle avait laissé planer un long silence que Lockhart avait peut-être interprété comme un refus de sa part de reconnaître qu’il avait raison. Elle voulait tout contrôler. Jusqu’à l’emprise de sa fatigue sur son corps. Elle le regarda à nouveau, ayant détourné le regard auparavant tandis que son esprit s’égarait dans ses pensées.

Ne me dis pas « parce qu’il y a des enfoirés à coffrer ». Je le sais très bien. Mais ce n’est pas ma question. Ils ont besoin de toi, mais as-tu autant besoin d’eux ? Et si c’est le cas…pourquoi ? »

Pourquoi ?
Erika, cette fois, esquiva le regard de l’avocat pour sa dernière question. Un maigre sourire lui monta aux lèvres tandis qu’elle contemplait platement son verre comme s’il était la chose la plus intéressante qu’elle ait vue dans cette pièce. C’était faux. L’homme assis à côté d’elle, son genou contre sa cuisse, son regard cherchant le sien, était bien plus intéressant que tous les verres de vin du monde. Mais il la troublait, la titillait, tournait autour de choses qu’elle pensait avoir habilement dissimulées à son regard scrutateur à l’époque où ils n’étaient pas si.. proches. Et il se mettait à poser des questions, à avoir envie de savoir ce qui faisait d’elle ce qu’elle était, ce qu’il voyait, ce qu’elle acceptait de montrer. Comment éviter cela ? Comment détourner poliment la conversation vers un sujet moins personnel ? Elle n’était pas quelqu’un de très ouvert sur le fait de parler de son passé. Le sien contenait trop de choses dont elle aurait aimé effacer ses souvenirs. Trop de peines, de déceptions. Sans avoir la vie d’une réfugiée politique dont le pays était en guerre et la famille avait été massacrée sous ses yeux, elle n’estimait pour autant pas avoir été l’enfant chérie du destin. Quant à la raison qui l’avait poussée à devenir flic… l’histoire était bien longue maintenant.

Quelques secondes supplémentaires à sourire au silence puis la jeune femme accepta de porter à nouveau son regard vers cet homme, patient mais déterminé, qui attendait sa réponse. Au fond d’elle, elle savait ce qui adviendrait de cette relation si elle s’échappait de cette conversation. L’avocat avait beau lui avoir fait montre de toute sa superficialité lorsqu’ils étaient encore de simples collègues, il était un homme bien plus sincère et sensible que cela. Le repousser à cet instant ne lui vaudrait sans doute pas une dispute ce soir mais leur relation prendrait un tournant décisif. Pour ne pas dire définitif. Habituellement, elle détestait ce genre d’ultimatum insidieux qu’une relation de couple imposait à ses protagonistes, celui qui n’était pas d’accord avec sa manière de penser pouvait toujours prendre la porte, elle la lui tiendrait grande ouverte et lui souhaiterait même le meilleur. Ce soir, elle sentait cependant que la situation était différente. Mais ce n’était pas l’avocat, ce n’était pas l’expérience de nombreuses relations avortées à ce stade, ce n’était rien de tout cela. Ce qui changeait ce soir c’était elle. Elle n’aurait su délimiter le changement, ni le définir mais elle le sentait. Et pour une fois, elle aimait ce vers quoi ça l’amenait. Il lui parut soudain plus naturel et plus facile de sourire, baissant subrepticement les yeux pour poser ses mots.

Tu veux connaître l’histoire hein ? »

Son regard se porta ailleurs, vers un point plus lointain dans l’appartement. Elle cherchait par où commencer.

J.. j’ai toujours eu soif de justice, même étant petite. Je pourrais te citer des dizaines d’anecdotes mais.. (elle sourit) je tiens à ce que tu gardes une certaine estime de moi. Je n’ai pas toujours su que je voulais être flic. Au départ, c’était plutôt.. enfin ce n’était pas flic en tout cas. C’est venu après. »

Elle marqua une pause, buvant une gorgée de son verre. Elle en aurait besoin pour la suite.

Je suis née dans une famille, disons, dysfonctionnelle. Mes parents n’ont.. ils ne se sont pas toujours détestés mais je ne les ai jamais vu se tenir la main ou s’embrasser, se faire des petits gestes de tendresse. Même en privé. Ils étaient.. cordiaux l’un envers l’autre. Mais pas plus. Et je l’acceptais comme tel parce qu’ils n’étaient pas de mauvais parents mais bien sûr… enfin on voit les choses différemment après quand votre mère jette votre père en prison pour déguiser l’un de ses nombreux larcins. »

Son regard perdu dans le fond de son verre, elle esquissa un pâle sourire à ses fantômes du passé.

J’avais 16 ans quand c’est arrivé et après cela, j’ai fini le lycée. Je suis entrée à la fac de droit pour devenir avocate mais contrairement à toi, je n’ai.. pas eu le goût des études et j’ai arrêté au bout de deux ans. J’avais besoin d’action plus que de beaux plaidoyers.  Je suis entrée à l’école de police de la NYPD, j’ai fait mes 4 ans et j’ai choisi les Stups parce que c’était ce qui avait conduit mon père en prison. Et maintenant.. maintenant je suis ici. »



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Mer 25 Mar - 13:40

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
Erika & August


 
▬ Tu veux connaître l’histoire hein ? »

Question rhétorique, Erika connaît parfaitement la réponse, c’est justement pourquoi elle me le demande. Oui je veux connaître l’histoire. Son histoire. Une curiosité mal placée a été attisée dès le premier jour et si aujourd’hui mon attitude envers la ficette est le contraire de celle du début de notre relation, mon avidité de savoir ne s’est pas estompée.
Plus respectueux, complètement amoureux en fait, je garde pour moi les dizaines d’interrogations qui pourraient révéler la raison de son caractère ; de son comportement ; de son quotidien.

Ce soir j’ai osé, parce qu’en plus de la curiosité s’est mêlé un besoin vital, urgent, une nécessité partant d’un si bon sentiment. J’aimerai pouvoir l’aider.

D’abord, Erika me parle de sa soif de justice. C’est amusant, mais je ne l’aurai pas imaginée autrement. Elle vit avec ça, on pourrait penser qu’elle est née ainsi. Enflammée par un désir d’égalité, de droiture depuis toujours.
La suite, en revanche, me fait vite comprendre qu’un contexte familial difficile, perturbant pour une enfant, l’a condamnée à s’orienter dans la voie policière ;

Voilà. L’histoire, dans les grandes lignes. Je ne l’ai pas quitté des yeux un instant, buvant ses paroles comme un auditeur malsain qui jouit de l’horrible aventure qu’on lui narre. C’est excessivement déplacé, mais je suis content qu’elle ait parlé.
Erika est un peu plus Erika, désormais. J’observe ce bout de femme et comprends – comme je peux – les failles que je voyais sans être capable jusqu’alors d’expliquer leur source. Des cicatrices laissées ci et là sur son âme, la raison de son extrême protection, de sa méfiance inébranlable.

Finalement j’acquiesce, après avoir accusé le coup. Si l’on veut.
Ces souvenirs jetés dans la pièce, donnent plus de profondeur à l’appartement qu’il n’en a jamais eu. Sanctuaire éphémère, mon logement paraît promettre de garder précieusement les paroles échappées, de ne jamais les révéler, simplement veiller dessus.  

« Je suis désolé. Pour ton père. »

l’a-t-elle aimé ? Malgré ses fautes ? L’a-t-elle finalement elle aussi condamné ? Est-elle déçue encore aujourd’hui ? Pense-t-elle que les actes de son paternel ne méritaient pas telle punition ou, au contraire, son amour pour la justice lui permet d’approuver la sentence ?
Ces questions resteront où elles sont.

Je ne sais pas si nous sommes quittes, mais j’ai évoqué – par la force des choses et à cause d’Erika elle-même, en fait – la mort de Sarah. Mes responsabilités, mon innocence et pourtant ma pénible culpabilité. Elle sait tout ça ; ce soir je peux tracer les premières couleurs de sa jeunesse.

Sommes-nous prêts à nous en dire davantage pour autant ?

« Tu fais un travail fabuleux et la police à besoin de toi ; j’suis sincère. J’aimerai simplement que tu t’ouvres à d’autres …’traitements’ ? »

Je lui souris et attrape ses mains avec douceur.

« Si ton implication professionnelle t’aide, je peux comprendre. Mais je suis sûr que d’autres solutions s’offrent à toi. »

Innocemment – pas tout à fait – je pointe du doigt une aide potentielle, présente et consentante : moi.
Un rictus dérisoire aux lèvres, je tente de rester sérieux ;

« N’hésites jamais. Si j’peux être utile. »


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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Mer 1 Avr - 19:00

Le silence tomba sur l’appartement tandis qu’Erika achevait son histoire. Son regard toujours perdu dans le fond de son verre, elle se prit à penser que ce qu’elle avait tenu secret durant une bonne partie de son existence n’était en fin de compte pas aussi atroce à révéler qu’elle l’avait imaginé. Une fois la bonne oreille trouvée… August ne connaissait encore que la surface du marécage qu’avait été son adolescence et le début de sa vie d’adulte et pour autant elle se serait presque sentie prête à lui révéler la suite.
Mais elle était ce qu’elle était et fidèle à son comportement de toujours, elle tut les détails concernant la fuite de sa mère, l’AVC de son père.. tous ces petits mouchoirs posés sur les fragments hérissés de son existence sur lesquels elle ne voulait plus jamais s’écorcher les mains ni le cœur.

L’avocat ne l’avait pas quittée des yeux une seconde. Elle l’avait senti se tenir là, à l’orée de ses souvenirs, curieux, attentif mais patient. Toujours patient. A lui donner envie d’agir à l’opposé de ses habitudes simplement pour le contrarier dans ce qu’il connaissait d’elle. Une seconde, elle détesta se sentir si prévisible dans sa façon de se retrancher derrière ses murs puis elle réalisa l’incroyable égocentrisme de sa remarque et changea de pensée. Il était toujours étrange et désarmant de se voir soudain compris par quelqu’un quand tout avait été mis en œuvre pour masquer un fonctionnement, une stratégie de protection qui avait mis des années pour se mettre en place autour de ce qu’elle avait de plus fragile. Un instant, la jeune femme se sentit prête à partir en courant, retourner protéger ce qu’elle venait d’exposer au regard de l’avocat. L’empêcher de s’en approcher plus près, l’empêcher de commettre l’irréparable effraction qui..

Je suis désolé. Pour ton père. »

Ce furent ses mots.
Erika leva les yeux de son verre pour les plonger dans ceux de l’avocat. Une fraction de seconde, une lueur de souffrance brilla dans ses prunelles. Mesurait-il ? Mesurait-il la portée de son propos à cet instant ? Bien évidemment que non. Pourtant la jeune femme le recevait avec tout ce que cela pouvait signifier pour elle qui connaissait la triste suite de cette histoire d’emprisonnement. Neuf ans qu’elle n’avait pas parlé avec son père. Neuf ans qu’il avait oublié qui était sa fille. Retourné sur sa terre natale dans la ville de ses ancêtres, il n’avait plus donné aucun signe de vie, conforme au diagnostic de ses médecins, la prenant pour une usurpatrice. Elle appelait tout de même, chaque année, pour prendre des nouvelles des uns, des autres mais surtout des siennes. Chaque année. Pas plus. Elle n’aurait pas supporté plus. Il avait été assez douloureux d’apprendre son remariage avec une femme de pratiquement son âge. Elle ne se souvenait même plus de l’âge de leurs deux enfants. Encore moins des noms. La vie jouait parfois de cruels tours …

L’étincelle de souffrance brilla puis s’éteignit aussi vite qu’elle était apparue dans un sourire hésitant et un hochement discret de tête. L’avocat ne s’y laissa pas abuser.

Tu fais un travail fabuleux et la police a besoin de toi ; j’suis sincère. J’aimerai simplement que tu t’ouvres à d’autres …’traitements’ ? (Ses mains vinrent saisir celle, encore libre, d’Erika ; l’autre tenant encore son verre.) Si ton implication professionnelle t’aide, je peux comprendre. Mais je suis sûr que d’autres solutions s’offrent à toi. »

Elle le regarda se désigner innocemment du doigt et son petit sourire matois s’élargir en la voyant saisir l’allusion. Lui alors …

N’hésites jamais. Si j’peux être utile. »

Prenant le temps de poser son verre avant de se tourner de nouveau vers lui, un sourire relevant le coin de ses lèvres, Erika passa doucement sa main sur le visage d’August. Elle la laissa ensuite s’échouer derrière sa nuque, se rapprochant par la même occasion. Elle ne comprenait pas complètement ce qui semblait se tenir derrière les propos de l’avocat. Etait-il inquiet de passer en second après son travail à la Criminelle ? Le doute était justifié mais.. fallait-il s’en faire de la sorte là, maintenant, tout de suite ?

La réponse d’Erika était non. Un sourire moins innocent qu’il n’y paraissait apparut sur ses lèvres, dessinant les contours de ce qui allait se passer ensuite. Elle se pencha, embrassant l’avocat comme si de rien n’était avant de reculer ses lèvres de quelques centimètres pour lui souffler tranquillement à l’oreille.

Rends-toi utile alors. Fais-moi oublier cette journée mais pas cette soirée. »

La suite … dépendait entièrement de lui.



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Ven 3 Avr - 19:09

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
Erika & August


 
Compassion ? Connais pas. La pitié ? Encore moins. La souffrance fait partie du quotidien, les gens portent maux et cicatrices, c’est ainsi qu’est faite la vie. Chacun ses douleurs, ses erreurs, aussi. Mon parcours est semé d’embuches et ce sont les drames, les coups et les amertumes qui ont servis de marches à l’escalier qui m’a mené au trône que j’occupe actuellement. Sans remords, sans regrets, sans scrupules.

Mais savoir qu’Erika, mon agent des forces de l’ordre, a été blessée : c’est trop. Ce qu’il reste de mon cœur se tord un peu plus sous la gêne, le chagrin. Je ne peux rien changer à son existence, à son passé. Si j’en avais eu le pouvoir cependant, je l’aurai épargnée de tout traumatisme.
Le fait d’être présent à ses côtés aujourd’hui ne me rassure pas. J’ai conscience que je ne pourrai pas la protéger de tout, mais je sais aussi que j’infligerai probablement les plus grandes peines. Moi-même. Alors que je l’aime.

Je suis sincèrement désolé pour elle, pour le contexte familial difficile qu’elle a connu. Je me console néanmoins. Erika ne serait pas Erika sans tout ça. Si elle pouvait me prouver que ces maux sont sa force comme les miens actuellement, ce serait parfait.
Malheureusement, je me rends compte ce soir à quel point ces failles qu’elle expose pour la première fois sont un mal qui la ronge. Bien plus qu’elle ne veut le montrer. Bien plus qu’elle ne croit…

▬ Rends-toi utile alors. Fais-moi oublier cette journée mais pas cette soirée. »

Il me faut une seconde pour apprécier le reste du contact de ses lèvres, puis je souris. Amusé.

« Je pensais être le plus doué avec les mots ! »

Haussant un sourcil faussement étonné, je retourne chercher ses lèvres. Doucement. Je m’empare de son menton entre l’index et le pouce tout en avançant, pour la contraindre à reculer sur le canapé. Le baiser est alangui, savoureux. Nos souffles se mêlent et je m’arrange pour que nos verres soient en sécurité sur la table avant de me pencher davantage ;
Ma main quitte son visage pour venir caresser sa poitrine, son ventre, et se poser sur une cuisse. Les lèvres s’égarent brièvement dans le cou, puis je me replace, correctement assis. Le tissu de son vêtement fermement entre les doigts, je tire dessus pour la faire venir à moi. Impatient j’insiste en forçant son geste, le bras contre sa taille pour l’aider à s’installer sur mes jambes.

« …Tu n’oublieras aucune des soirées que tu passeras avec moi. »

L’arrogance pour amusement, la prétention pour charme, l’emprise pour complicité ; je suis l’amoureux démoniaque, l’insupportable amant, le détestable justicier. Je suis tout le mal et le bien à la fois. Les pires habitudes de ma personnalité, les plus vives touches de douceur qu’il me reste.
Entièrement, je lui appartiens. Parfaitement inconscient de cette nouveauté. Perdu dans mes expériences malsaines, je vis avec la flicette une aventure inédite.

Mes mains reprennent leurs cajoleries partout où elles ont accès, sans demander la moindre autorisation, sans brider aucun de leurs désirs. Le visage près du sien, je capte le regard de ma belle en la rapprochant un peu plus, ne cherchant plus à feindre l'innocence que je n'ai pas.

Erika est forte. Vivre avec ses démons, en faire des armes sans les renier. Erika est fière. Assumer ses responsabilités en connaissant ses limites, en luttant contre les émotions. Erika est inquisitrice face aux diables, gracieuse devant chaque vice.
Je ne sais pas ce que je suis au milieu de son champ de bataille. Je ne sais quel est mon camp, quel est mon rôle ni mon destin. Mais je suis irrémédiablement attiré par ce qu’elle provoque chez moi, le positif comme le négatif.
J’l’aime, p*tain.



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Lun 20 Avr - 21:42

Je pensais être le plus doué avec les mots ! » s’étonna l’avocat.

Dans un sourire, ses lèvres s’emparèrent de celles de la jeune femme pour ne plus les quitter durant quelques secondes. Le souffle chaud de sa respiration se mêla à la sienne lorsqu’il recula ensuite son visage pour venir s’emparer de son menton, la contraignant à se reculer sur le canapé pour le laisser gagner du terrain.

Tu as encore beaucoup de choses à découvrir alors. » lâcha-t-elle d’une voix énigmatique.

En vérité, elle était incapable d’atteindre le niveau de plaidoirie que pouvait se targuer d’avoir l’avocat. Mais cela n’avait guère d’importance. Erika ne parlait pas pour énoncer une vérité qu’ils savaient tous deux erronées. Elle essayait juste de paraître ce qu'elle n’était pas : une femme en train de succomber doucement mais sûrement aux caresses de son amant. Tandis que ses mains étaient quelque part sur l’avocat à mi-chemin entre son torse et la base de son cou, celles d’August, quant à elles, n’hésitaient pas à s’aventurer sous le tissu de ses vêtements. Appuyant tantôt ses doigts, tantôt ses paumes contre la peau échauffée de la jeune femme, celle-ci n’en finissait plus de s’alanguir. Elle essayait vainement de résister mais quelque part en elle, une parcelle de son âme n’en était plus à ses premières armes rendues et l’avocat commençait à la connaître mieux qu’elle-même. Il en devenait divin de lui résister pour avoir d’autant plus d’excitation et de plaisir à lui céder. Lui céder tout. Toute part de son être était à lui dans ces moments. Dans les bras d’August, elle ne s’appartenait plus, elle se donnait. Elle se sentait prête à le suivre n’importe où pourvu qu’il ne cesse jamais de réveiller en elle cette faim qu’elle avait de lui. Elle ne se rendait pas encore tout à fait compte mais elle était capable de le suivre pour bien d’autres choses encore que sa façon de l’aimer et de lui dire sans aucune parole.

▬  …Tu n’oublieras aucune des soirées que tu passeras avec moi. »

Ses lèvres s’égaraient dans son cou en susurrant cela. Erika laissa échapper un petit rire qui se perdit en un soupir tandis que les caresses de l’avocat reprenaient leur danse infernale sur sa peau, y allumant des incendies que ses lèvres éteignaient ensuite. Il se redressa soudain, l’amenant à s’asseoir au-dessus de lui et pendant que les lèvres d’Erika occupaient les siennes, la jeune femme sentit les boutons de son chemisier sauter les uns après les autres. Un léger sourire ouvrit une parenthèse dans les traits de son visage tandis que ses propres doigts s’étaient attelés à une tâche identique sur le torse de l’avocat. Chemises retirées, ils se retrouvèrent peau à peau. Celle d’Erika s’embrasait littéralement au passage de l’avocat. Dans la configuration où ils se trouvaient, elle dominait la situation ce qui n’était clairement pas pour lui déplaire non plus. Perdre pied était chose délicieuse, faire perdre pied à l’avocat était … au-delà des mots. Une récompense inestimable.

Erika s’attaqua d’abord à la nuque de l’avocat, ses longs cheveux y déposant son parfum tandis que ses lèvres en parcouraient la moindre parcelle, voletant d’un point à un autre, posant ça et là l’impact de sa chair contre la sienne. Ses mains, l’une d’elle gardait celles de l’avocat occupées selon leur bonne volonté au-dessus de sa tête pendant que l’autre traçait et retraçait des lignes sur le ventre nu et offert, descendant sans cesse un peu plus bas, flirtant avec la frontière de son pantalon. Que n’avait-elle sa paire de menottes avec elle pour se libérer de cette main ? Lorsque celles de l’avocat revinrent sur elles, impatientes de poursuivre, elle retint cette pensée. N’ayant pas dit son dernier mot pour autant, sa deuxième main, libérée de ses fonctions de contention, prit les suites de sa jumelle et déboucla la ceinture du pantalon de l’avocat pour franchir impunément la limite que l’autre se bornait à envisager. Un peu plus haut, Erika ne quittait pas l’avocat des yeux, se délectant de chacune de ses réactions à chacun de ses mouvements. Elle s’était placée sur le flanc, couchée sur August pour ne lui concéder aucune autre chance que celle de céder à ses démons.
Et quels démons

Alors August, qui de nous a la main la plus experte selon toi ? » murmura-t-elle lentement à son oreille.

Quelque part au-delà des frontières de la décence, les doigts de la jeune femme enserrait le pouvoir faisant de tout garçon, un homme digne de ce nom.



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Mar 21 Avr - 20:07

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
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Je pense que nos peaux étaient faites pour se trouver. Ne voyez là rien de romantique, c’est au contraire purement physique, pratique. Si cela convient à nos sentiments, c’est encore mieux. Les frissons qui s’étirent le long de mon bras à chaque frôlement inattendu, la mâchoire qui se contracte inconsciemment tandis que la jeune femme se montre entreprenante et mon regard qui se perd sur ces innombrables choses à dévorer : je vis Erika. Vous n’imaginez même pas à quel point je suis captivé, appliqué. A ne pas faire grand-chose pour l’instant, et pourtant. Je la ressens comme jamais, me délectant des secondes, une à une, pour à la fois réaliser ma chance et ne pas perdre une miette de ce cadeau tombé du ciel ;
Non, je n’attendais pas de récompense. Je mériterai d’ailleurs un châtiment et l’idée que la belle disparaisse soudainement de ma vie ne m’a pas échappé. Elle m’obsède, à dire vrai. L’idée m’obsède…Erika aussi je vous l’accorde.

Alors je n’y pense pas. Si l’on doit punir mes agissements passés – et quelques entorses d’aujourd’hui – je veux profiter. Continuer d’être égoïste et dérober à la vie tout ce qu’elle m’offre ;
Surtout la flicette.

Ses gestes prennent un caractère définitivement audacieux et je penche le visage sur le côté, feignant d’être amusé sans forcément être touché. La mimique arrogante dure peu de temps, je déglutis et referme mes doigts sur son corps avec fermeté, comme si les pulsions de mes muscles n’étaient plus contrôlables. Pas par moi en tout cas, c’est elle qui détient les leviers.
Un en particulier ; hem.

J’étouffe un soupir d’envie et me rapproche d’elle pour chercher ses lèvres, encore, pour faire taire sa remarque pleine de défi. Je ne veux pas céder, pas déjà, mais c’est qu’elle est douée mon agent de police.

Je m’attaque avec plus d’acharnement à ses lèvres, n’hésitant pas à mordre entre deux baisers langoureux, puis je me dirige vers le lobe de son oreille au moment ou mes mains cherchent à supplicier les quelques zones sensibles dont je crois me souvenir.
Très bien : je les connais par cœur.
Je glisse sensuellement un doigt sur sa poitrine, attise sa patience et prends le chemin de son ventre, ses hanches, avant de passer dans le bas de son dos. Actif, précis et délicat, je place les gestes avec un rien de vengeance tandis qu’elle pousse ma résistance à ses limites ;

Forcément, l’envie est trop grande. Le bienfait de ses actions ne me donne que plus d’appétit et je romps le contact avec regret pour mieux la retrouver. En effet, après avoir soulevée Erika pour nous séparer, je la fais basculer sur le canapé sans avoir pris le temps de la lâcher. Je me jetterai sur son corps pour en déguster la moindre parcelle avec voracité, mais figurez-vous que je sais m’y prendre.
Malgré l’incendie qu’elle vient de provoquer, malgré les battements assourdissants de mon cœur, je ne veux pas juste la manger.
Je veux aussi l’aimer.

Innocemment je capture ses mains que je fixe au dessus de son si beau visage et viens lui arracher un baiser, fais courir mes lèvres sur sa gorge et ses seins alors que mes mains ont pour mission de libérer nos jambes des vêtements.
Armé d’un grand sourire, je récupère son regard en me léchant la lèvre inférieure pareil à un affamé.

« Il faut croire que tes ‘expertises’ ont aggravé la situation. »

Comme si elle allait se plaindre !...

Pour que la vengeance soit réalisée avec exactitude, je m’applique à torturer son intimité dès que les vêtements tombent sur le sol. Penché sur elle, je bouffe ses réactions, toutes les expressions que trace son visage. Mon pouce joue avec sa bouche et j’interviens tour à tour sur la poitrine, les cuisses, les hanches, sans que les assauts plus bas ne faiblissent.

Mais le bourreau que je suis sait pertinemment que ce corps parfait qu'il tourmente sera irrésistible.

« Regarde-moi, Erika. »

L’autorité n’est pas vraiment là, le jeu cède progressivement sa place. L’intonation est en fait saccadée, rebelle. Les ressentis nous submergent simultanément mais je veux continuer de m’amuser, profiter de ses bras autour de moi et sa personne en ma possession ;

« Qui est l’expert déjà ? »

Quelle que soit sa réponse, nous savons tous les deux où nous conduit cette fausse conversation ~



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Ven 24 Avr - 23:17

L’avocat ne répondit pas. Joueuse, Erika accentua très légèrement la pression qu’elle exerçait à l’instant sur lui pour le plaisir de voir son visage se contracter et ses mains la saisir avec fermeté comme pour l’empêcher d’aller plus loin. Souriant triomphalement, ses lèvres se laissèrent attirer jusqu’aux siennes pour y cueillir un baiser langoureux. Elle recula ensuite son visage du sien pour respirer mais l’avocat ne lui laissa qu’une seconde de répit avant de s’emparer à nouveau de ses lèvres. La tension montait. Les gestes de Lockhart se faisaient plus impatients. Ses baisers, plus avides. Son souffle brûlant se dirigea dans la nuque de la jeune femme où il traça de longs frissons avant d’échouer ses lèvres contre sa peau. Erika ferma les yeux et tâcha de rester concentrée sur ce qu’elle faisait plus bas pour ne pas céder aux attaques subtiles de l’avocat qu’il commençait à placer ça et là. Le corps d’une femme est un océan de secrets disait-on. Force était de constater qu’August était en quête des siens et les débusquait les uns après les autres, annihilant petit à petit les résistances et la concentration d’Erika. Tandis que les mains de l’avocat s’attachaient à supplicier son corps, son esprit, lui, se faisait plus lascif. Ses gestes perdaient de leur précision, devenaient plus sauvages en réponse. Lorsque les doigts de Lockhart remontèrent lentement le long de sa colonne, Erika laissa échapper un soupir d’envie et relâcha ses propres doigts. L’avocat en profita pour l’attirer contre lui et la basculer sur le canapé sans la lâcher. Se retrouvant au-dessus d’elle, il subtilisa ses mains pour les amener près de sa tête comme elle l’avait fait avec lui plus tôt. Son attention détournée par les lèvres de l’avocat errant contre sa gorge puis descendant lentement sur sa poitrine, Erika ne songea pas à les bouger et se laissa ôter le reste de ses vêtements. Elle connaissait la suite. Elle attendait la suite. Rouvrant les yeux, elle vit l’avocat remonter jusqu’à son visage. Il se mordit la lèvre.

Il faut croire que tes ‘expertises’ ont aggravé la situation. »
Je plaide coupable votre Honneur. »

Comme si elle allait s’en plaindre…
Sa langue vint jouer contre celle de l’avocat tandis qu’il commençait à se venger. Allongée sur le canapé, son corps sur elle, elle n’avait d’autre alternative que d’accepter cette délicieuse vendetta contre ses propres chairs et feindre de n’y perdre aucun contrôle. La peau de son ventre pourtant ainsi que celle de ses bras se rehaussait peu à peu de frissons. Elle sentait son corps s’électriser, perdre lentement le contrôle qu’il n’avait jamais eu. Les lèvres de l’avocat n’étaient jamais loin des siennes, cueillant ses soupirs comme autant de roses en gage des supplices qu’il lui infligeait. Elle sentait ses mains contre son corps, attiser le feu que l’on éteindrait plus, caresser ses courbes, tracer sa silhouette. Ses mains à elles s’agrippaient à ses épaules musclées qu’elle tâchait de ne pas lacérer. Paupières closes, elle sentait son corps si près des abîmes qu’elle l’y aurait bien jeté elle-même si cela n’avait signifié la fin de cet amour charnel que l’avocat lui vouait. Et dieu sait qu’elle ne désirait pas arrêter ses tourments tout de suite.

Heureusement pour elle, August n’en avait pas terminé.

Regarde-moi, Erika. »

Sa voix, saccadée, trahissait ses propres émotions. Au moins n’était-elle pas la seule à perdre totalement pied dans cette histoire…
Consentant à le regarder, la jeune femme ne put afficher le masque digne dont elle aurait rêvé en pareille situation. Son regard enfiévré en disait bien plus long. L’avocat le savoura d’un sourire.

Qui est l’expert déjà ? »

Elle lui lança un regard assassin et contracta brusquement ses abdominaux pour atteindre le torse de l’avocat auquel elle s’accrocha avant d’entourer son bassin de ses jambes pour leur imprimer une torsion qui les projeta directement sur le sol. L’avocat le premier. Une fois à terre et de nouveau capitaine à bord, la jeune femme reprit leurs tourmentes là où ils les avaient laissées. Son corps imprimant le mouvement des vagues tandis que ses mains passaient lascivement du corps d‘August au sien. Ses yeux ne perdaient rien des réactions qu’il laissait transparaître sur son visage – en contrôlait-il encore seulement la moitié – tandis qu’elle se sentait petit à petit moins maîtresse d’elle-même. S’approchant du sommet des abîmes.
Instinctivement, son corps se rapprocha du sien jusqu’à sembler n’en former plus qu’un. L’instant d’après elle se crispa malgré elle et laissa son corps la submerger de ses ressentis tandis que l’avocat paraissait succomber à ses propres limites.

Sa tête retomba ensuite, exténuée, contre le torse de l’avocat. Elle n’avait pas envie de bouger de là. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres tandis qu’elle reprenait son souffle.

J’admets que tu as… quelques talents. » lâcha-t-elle entre deux respirations.

Redressant la tête pour croiser son regard qu'elle espérait offusqué, elle laissa un sourire naître sur ses lèvres fatiguées. Le pousser à bout, elle? Ja-mais.



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Sam 25 Avr - 21:45

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
Erika & August


 
L’affinité entre nos corps, nos sens et chacun de nos gestes est surnaturelle. Je pèse mes mots, rendez-vous compte. En accord parfait, nous nous offrons avec un naturel déconcertant. Aucun calcul quand que mes lèvres s’emparent des siennes alors que son souffle vient mourir son plaisir, pas la moindre préméditation dans ce crime charnel que nous exécutons si sûrement.
Je l’aime comme je n’ai jamais dévoré une amante. Mes doigts n’ont jamais tant tremblés contre ceux d’aucune femme et jamais les battements de mon cœur n’ont été aussi puissants. A m’en faire exploser la cage thoracique, la respiration brûlante et le corps au supplice, je la conduis aux cimes du plaisir sans me contenter de la prendre par la main, croyez-le.

Lorsque tout s’arrête, que le monde nous permet ces instants de paix, je savoure ma chance. Moi Erika…Erika, moi. Elle passe peut être avant. C’est la première fois qu’une existence me semble plus précieuse que tout le reste.

Puis les secondes reprennent leur course calme.

"Quelques talents ?"
Je hausse un sourcil et cherche son regard avec amusement. Non ma fierté n’est pas atteinte, mais j’aime ce jeu qui continue d’exister entre nous. Les moqueries sont devenues taquines, chaque critiques s’est transformée en piques et il n’y a plus qu’une envie de faire sourire là où nous aimions nous blesser autrefois ;
Mon Erika.

« Qu’est ce tu crois ? On peut bien venir d’un quartier minable, grandir entouré d’abrutis et pourtant finir génial ! »

Je fais mine de réfléchir puis secoue la tête.

« Hum, correction : personne ne peut devenir génial. Personne d'autre ne l’est. Il n'y a que moi. Je suis unique. »

Mes yeux brillent d’une prétention qui n’est pas feinte. Ce n’est pourtant pas mon égo que j’essaye de séduire, c’est bien la petite flicette.

Lorsque mon sourire se retire, je tique. "Quartier minable", "entouré d’abrutis" ? Je ravale ces évocations douloureuses et me racle la gorge en dégageant mon bras pour pouvoir enlacer la jeune femme.
Je reste contrarié et je finis par relever la tête lentement.

« Tu n’as pas froid ? »

...
Je ne veux pas en parler, je ne veux même pas y penser. Pourtant il faut l'admettre, ces fantômes viennent souvent me hanter. Ma mâchoire se contracte et lorsque mon regard attrape celui d'Erika, je sens comme une curiosité légitime.
Elle s'est confiée ce soir, puis-je me contenter d'être à l'écoute, sans rien dévoiler de ce qui a fait ce type génial que je prétends être aujourd'hui ?


« Ne fais pas cette tête je...tu n'aimerai pas ce que j'étais. »

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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Jeu 30 Avr - 21:56

Qu’est ce tu crois ? On peut bien venir d’un quartier minable, grandir entouré d’abrutis et pourtant finir génial ! (L’avocat sembla réfléchir puis secoua finalement la tête.) Hum, correction : personne ne peut devenir génial. Personne d'autre ne l’est. Il n'y a que moi. Je suis unique. »

Erika laissa échapper un rire et secoua la tête d’un air faussement dépitée en voyant les yeux de l’avocat briller de ses prétentions. L’agacement avait depuis longtemps laissé place au rire lorsqu’August fanfaronnait de la sorte. Qu’il en soit persuadé ou non avait peu d’importance aux yeux de la jeune femme. Elle l’était, elle, persuadée. L’avocat était unique en son genre. Maintenant qu’elle en était convaincue, elle n’était pas prête de laisser filer sa chance de l’avoir rien que pour elle. L’avocat était à elle et à elle seule. Comme il en avait toujours été professionnellement parlant mais la maxime venait de s’étendre à un tout autre domaine que celui des tribunaux et des bureaux de police.

Ses phrases lâchées indifféremment sur son enfance lui revenaient en tête quand l’avocat sembla sortir de ses propres pensées et ramena un bras contre elle.

Tu n’as pas froid ? »

Son regard en disait bien plus long que lui lorsqu’il croisa celui d’Erika. Curiosité contre déni. Il avait soudain besoin de changer de sujet et elle d’y revenir. Le sérieux faisant brusquement son retour dans leur intimité, l’avocat et la flicette se jaugèrent en silence. Il céda le premier, désamorçant un hypothétique conflit en soupirant.

Ne fais pas cette tête je...tu n'aimerais pas ce que j'étais. »

Les sourcils d’Erika se froncèrent au-dessus de son regard. L’avocat avait brusquement changé d’attitude et fuyait clairement la conversation sur son passé. Le meilleur moyen pour lui donner envie d’y revenir. Elle avait appris la leçon et savait que le chapitre sur Sarah ne serait pas abordé selon ses propres volontés mais celles de l’avocat mais qu’en était-il du reste ? Pourquoi tant de mystères et de réticence ? La croyait-il incapable de comprendre ? Ou était-ce un manque de confiance ? Elle n’avait pas été d’une franchise absolue avec lui après tout, omettant certaines parties de sa vie pour ne citer que celles qui ne faisaient plus qu’effleurer les coins de la cicatrice. Sans plus y pénétrer. Etait-ce la même chose avec l’avocat ?

Ne trouvant pas de réponse satisfaisante à ses pensées ou à la phrase d’August, Erika posa une dernière fois ses lèvres sur son torse avant de s’écarter pour se relever. Elle attrapa un plaid qui traînait négligemment sur le rebord du canapé et s’enroula dedans avant de se rasseoir à terre, à côté de l’avocat. Elle ne le regardait pas, son regard se concentrait sur un point du tapis, ses doigts jouant cependant dans ceux de Lockhart. Au bout de quelques minutes à ne pas prononcer un mot, elle sortit de sa bouderie. Après tout, à quoi bon y rester ? Elle avait de quoi le faire parler. Ses prunelles revinrent dans celles de l’avocat. Elle haussa les épaules.

Qu’est-ce que ça change ce que tu étais avant ? Tu penses que je suis incapable de comprendre ? Qu’être flic m’empêche de te respecter et de te garder près de moi parce que tu n’es pas blanc comme neige ? Ou que je suis trop bien pour celui que tu étais ? Que tu es ? »

Fermant les yeux, elle serra les mâchoires et soupira. La colère montait malgré elle.

C’est des conneries ça August. » lâcha-t-elle soudain. Si je suis ici avec toi ça n’est pas pour celui que tu étais avant mais bien pour l’homme que tu es maintenant, là. (Après un bref instant elle ajouta : ) Si tu crois que j’ai été irréprochable toute ma vie moi … »

Elle laissa échapper un petit rire cynique à cette idée. Voilà qu’elle était à deux doigts de laver son linge sale avec l’avocat pour le convaincre de son absence de sainteté.
Se reprenant, elle planta son regard dans celui de Lockhart et tâcha de ne pas avoir l’air de l’agresser encore une fois avec son sale caractère.

Laisse-moi juge. S’il te plait. »



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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Ven 1 Mai - 19:38

"Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité"
Erika & August


 
C’est dit. Pourquoi est-ce que je suis allé chercher ces souvenirs ? Pourquoi fallait-il que j’aborde ce p*tain de passé ? A tant vouloir parler de ma petite et égocentrique personne, une erreur devait se produire. Je m’en mords bien les doigts. Je sais pertinemment que ces années lointaines font l’objet de recherches de la part de mes adversaires, de la presse, de mes connaissances. Tout secteur confondu.

Erika est elle aussi sujette à ces curiosités. Mais c’est différent dans son cas, je crois. Nous sommes un couple.

Non ?

La demoiselle se retire alors pour dissimuler son corps parfait sous cette couverture. J’aurai mieux fait de la virer avant que la soirée ne commence. J’étouffe un grincement moqueur et attrape mes vêtements pour en remettre une partie. Lentement. Les souvenirs m’assaillent et je ne parviens pas à défroncer les traits de mon visage ;
J’aurai tant aimé pouvoir m’en débarrasser. Être assez fort, assez fier, assez confiant et assez brave. Sauf que ce n’est pas le cas. Plus douloureux encore que les images violentes de mon enfance qui refont surface : c’est le fait de me savoir faible.

Je déglutis en silence, puis Erika reprend la parole.
Le ton est ferme, critique. Je relève le visage pour observer ses traits tandis que les miens se détendent, enfin. Elle est peut être la seule à pouvoir me soulager de ces maux. Pour autant, elle n’a pas l’air contente et je me racle brièvement la gorge, espérant amortir l’éventuelle dispute à venir.
Je ne veux pas en parler.

▬ C’est des conneries ça August. »

Je préférai quand on baisait. Et ça n’est pas des conneries. Je finis par soupirer, n’appréciant pas bien la tournure de cette conversation. Qui n’en est pas une puisqu’elle parle seule, mais il va falloir que j’intervienne.
La jeune femme n’a aucun droit sur mon passé, pas même celui d’être informée. Sauf que si je ne veux pas la perdre, si je ne veux pas qu’un écart entre nous se creuse, j’ai tout intérêt à coopérer.

Les sentiments, c’est une vraie saloperie.

▬ Laisse-moi juge. S’il te plait. »

« Je…j’ai rien fait. »

Genre, je suis irréprochable. Évidemment il y a eu quelques bavures, quelques fautes parfaitement assumées. Mais je ne parle pas de ce qu’a fait August. Je parle de ce que cet enfant n’a jamais su faire. Ce qu’il était incapable de faire. Je parle de cet incapable que j’étais ;
Je ramène une main dans mes cheveux tandis que l’autre reste immobile contre les doigts de la flicette.

« Si je n’ai rien à te raconter ce n’est pas pour te cacher mon casier judiciaire. Il est vierge, et tu peux t’y fier – plus ou moins. »

J’esquisse un sourire timide puis reprends, le visage lourd de peine, de remords, de haine.

« Tout c’que j’ai fait après, tout ce que je suis aujourd’hui c’est justement pour compenser ‘avant’. Tu vois ? Tout ce que tu as toujours su de moi, eh bien, j'étais l’inverse. L’opposé du grand Lockhart. Ok ? Aujourd’hui j’écrase et je gagne. Autrefois… »

Merde.
Je me lève et fais quelques pas, sans prendre le temps d’enfiler ma chemise. C’est quoi ces larmes ? Ça craint. Je laisse mon poing percuter la porte - qui ne scille pas, contrairement à ma main.
Dos tourné, je lâche avec fatigue :

« J'ai pas envie d'en parler Erika. »

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MessageSujet: Re: ♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]   Lun 4 Mai - 21:35

Mais l’avocat n’était pas décidé à s’ouvrir ce soir. De quelques phrases, il balaya la demande d’Erika et elle s’en sentit tout d’abord blessée. Il prétexta ne rien avoir à cacher qui ne figurait pas déjà dans son casier judiciaire. La jeune femme grimaça silencieusement à ce souvenir. C’était la première fois qu’elle avait mis son nez dans le passé de l’avocat et la surprise avait été de taille. Tout comme la réaction d’August. L’insolence de la jeune femme leur avait malgré tout permis de se rapprocher et de comprendre qu’ils tenaient plus l’un à l’autre qu’ils n’étaient prêts à se l’admettre mais ils n’étaient pas passés loin de la catastrophe. Si le passé d’Erika était un secret qu’elle gardait aussi férocement qu’une lionne ses petits, celui de l’avocat relevait pratiquement du secret défense d’ordre mondial. Et plus il la repoussait, plus ses réactions intriguaient Erika. Qu’y avait-il de si horrible à lui dissimuler au point de … de se mettre dans un état pareil ?

J'ai pas envie d'en parler Erika. »

Son poing s’était abattu contre la porte. Il avait le dos tourné, les épaules affaissées, la voix … lasse. Erika, toujours assise à terre, la couverture sur ses épaules le regardait avec un mélange de frustration et d’inquiétude. Pourquoi lancer ça dans la conversation à brûle-pourpoint alors ? Il la connaissait, il savait de quel bois elle était faite. La curiosité était sa seconde nature. Elle n’était pas flic pour rien ! Pourquoi tendre le bâton pour se faire battre puis le lui reprendre comme si tout était de sa faute ? Erika passa nerveusement sa langue sur ses lèvres avant d’attraper le premier vêtement qui lui tomba sous la main. La chemise de l’avocat. Elle l’enfila et se redressa.

Elle entendait plus qu’elle ne voyait la détresse de l’avocat. Elle savait pourquoi il s’était redressé si brusquement. Peu lui importait. La question n’était pas de savoir s’il avait besoin d’elle pour sécher ses larmes ou non. Il aurait dit non de toute manière. Voilà pourquoi elle ne s’approchait pas, le laissant renfiler cette armure qu’il affectionnait tant et derrière laquelle il pouvait se protéger du monde. Elle était fâchée mais elle comprenait. On ne passe pas quinze ou vingt ans de sa vie à se forger un bastion pour ouvrir la porte au premier venu et le laisser pénétrer à l’intérieur. Elle n’avait pas été tout à fait honnête avec lui après tout. Il ne connaissait que la surface émergée de l’iceberg. Ses sentiments envers sa mère, les changements de son père… il ignorait tout cela. Et elle n’était pas encore prête d’aborder ce sujet avec lui. Il la touchait de bien trop près.
A regarder l’avocat, les épaules basses, la respiration profonde, le dos toujours tourné, elle n’avait pas besoin qu’il parle. Sujet sensible. Abordé trop tôt. Trop vite. Elle aurait sans doute espéré un peu plus étant donné ce qu’elle lui avait confié en début de soirée mais personne n’avait dit que l’avocat ou la flicette étaient des êtres faciles. Ils étaient, comme la plupart des êtres humains, tordus, écorchés, avivés sur certaines parties de leur âme, repliés sur leurs secrets. C’était quelque chose qu’elle était en mesure de comprendre. Elle l’aimait assez pour passer outre, cette fois encore, sa curiosité.

S’approchant finalement de lui, Erika se tint un moment dans son dos sans bouger. Se furent d’abord ses doigts qui entrèrent en contact avec les flancs de l’avocat. Ils se contentèrent avant tout d’annoncer sa présence. Le bout de son nez effleura ensuite doucement le bas de sa nuque. Erika ferma les yeux tandis que ses lèvres déposèrent un baiser contre la peau de l’avocat. Elle appuya ensuite sa joue contre son dos et ses mains firent cette fois le tour pour atteindre le ventre de l’avocat.

Ok. » dit-elle simplement au bout d’un moment. Ok, on en parle pas. »

Elle n’était pas d’humeur à se disputer avec lui. Elle ne le serait jamais d’ailleurs. Erika n’était pas du genre à s’effrayer d’une dispute si elle valait la peine d’être traversée pour changer les choses. Que l’avocat ne se confie pas, ne s’ouvre pas, remette son armure ; elle aurait menti en disant que ça lui était égal. C’était faux, elle en était blessée. Mais là où elle aurait exigé des réponses sur le champ sous peine de disparaître, elle se découvrait un peu plus de patience. Après tout, le jeu  semblait en valoir la chandelle non ? Si August était capable de la changer au point de lui faire parler de son passé, ne pouvait-elle pas en faire de même ?
Le problème qu’elle pensait venir d’elle, de sa profession ou de sa prétendue supériorité par rapport à lui, n’était en fait qu’un problème que l’avocat avait avec lui-même. Et personne d’autre. De ça elle n’y pouvait rien, tout du moins pas sans savoir ce qu’il s’était passé avant et après Sarah. Tout semblait tourner autour de ça en fin de compte. Du moins, c’était ce qu’elle supposait.

La joue toujours contre son dos, elle tourna la tête pour appuyer son menton sur l’épaule de l’avocat et inspira profondément tandis qu’une pensée se frayait un chemin dans son esprit. Elle l’aimait. Elle aimait la façon dont sa respiration soulevait son torse. Elle aimait ses costumes impeccables, ses chemises qu’elle pouvait déboutonner tout en l’embrassant. Elle aimait son souffle dans son cou, sur sa peau. Elle aimait son irrépressible besoin d’être le meilleur en tout et pour tout. Elle aimait son égoïsme et sa fierté, ils l’avaient amené à croire qu’il avait une chance avec elle. Elle aimait son impertinence, elle aimait la lui reprocher. Elle aimait le voir débarquer pour lui faire perdre de son temps si précieux. Elle aimait qu’il ne soit pas aussi transparent que les derniers hommes qu’elle avait côtoyés. Que toute cette armure ne soit pas qu’un vaste écran de fumée destinée à masquer son absence de personnalité. L’avocat était … l’avocat. Dans toute sa complexité. Qu’il la repousse aux portes de son passé ne prouvait encore une fois qu’une chose : elle avait encore beaucoup de choses à apprendre. A comprendre. Elle n’était pas la seule à compter ses cicatrices à la fin de la journée. Elle aimait cette idée. Aussi égoïste soit-elle.

Ils étaient deux êtres en armure.

..Je peux rester cette nuit ? »

▬ Finito, vu entre nous Smile



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♪ "Confidences de l'obscurité, insouciances de familiarité" [Pv : Erika]

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