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 Old friend, new problems. [Cillian]

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MessageSujet: Old friend, new problems. [Cillian]   Lun 9 Mar - 23:03

    « Nom de famille? »
    « Franklyn! »
    « Ça ne sonne pas très russe » ricana le policier en tapant tout de même le nom que Igor venait de lui donner sur le clavier de son ordinateur. « Prénom? »
    « Benjamin » répondit laconiquement le jeune homme, un sourire en coin, alors que son vis-à-vis tapait machinalement sans réfléchir. Du moins jusqu’à la lettre ’m’, à laquelle il dut avoir un éclair de génie.
    « Très amusant » répliqua l’agent en relevant son regard sur le grand blond. « On peut jouer à ce petit jeu toute la nuit tu sais? »
    « C’est une promesse? » demanda-t-il amusé, mais avec un air de défi. Levant les yeux au ciel, le flic se redressa, soufflant de lassitude.
    « Je vais avoir besoin de café…. Attends moi ici » blagua le quarantenaire en costume alors que le russe agitait son poignet entravé par une paire de menottes et relié à la table - l’autre poignet étant déjà emprisonné dans un plâtre blanc, le bras retenu en écharpe, - une grimace ironique déformant ses traits. Bon ok, celle-ci, il l’avait cherché, la balle revenait au centre, un partout.

    Une fois seul dans la pièce le jeune homme perdit de sa superbe, se calant au fond de sa chaise et laissant sa tête retomber légèrement en arrière, fixant quelques secondes le plafond.

    « Fais chier »

    Une heure plus tôt….

    Il les avait vus dès qu’il avait tourné à l’angle de la rue. Des lumières rouges et bleues clignotant au loin, au dessus d’un véhicule bleu et blanc, sans sirènes. Le jeune homme avait pesté et hésité à faire demi tour et rebrousser chemin mais la voiture se rapprochait et il était certain d’avoir été repéré dès qu’il s’était engagé dans la rue. Courir maintenant aurait été une erreur et n’aurait fait que lui attirer de plus graves ennuis. Seuls les coupables prenaient la fuite et il n’avait rien à se reprocher, du moins pas officiellement. Rien, excepté d’avoir enfreint le couvre feu établit par le Maire et tous les bien pensants de cette ville. Vingt minutes….vingt misérables petites minutes pour rentrer chez lui et se coucher après une longue journée. Vingt minutes pour traverser quelques blocs jusqu’à son immeuble, son bras en écharpe l’empêchant de conduire sa voiture depuis plusieurs semaines déjà. On allait le faire chier pour si peu de temps, et sans justifications solides, il savait d’ores et déjà où allait se terminer sa nuit. Une justification, il n’en avait aucune qui tenait la route, et il était évidemment hors de question que la vérité soit énoncée ce soir. Igor ayant passé sa soirée au club à superviser une soirée de combats et de paris clandestins, mieux valait encore conserver le silence jusqu’au matin et si besoin faire appel à un avocat.

    Le temps que le gérant mette ses idées en place la voiture s’était arrêté à sa hauteur et deux policiers, deux hommes d’une quarantaine d’années, en étaient sortis, la main sur la matraque, se plaçant de chaque côté de lui. Les questions d’usage avaient été posées, à plusieurs reprises face au silence du jeune homme. Permis de travail, autorisation spéciale, certificat médical vu son léger handicap physique et passager, le lieu où il avait passé la soirée etc…
    Igor avait juste signifié son désir simple de rentrer se coucher, que son immeuble se situait à quelques rues d’ici, mais les deux flics n’avaient rien voulu savoir. Tout ce qu’ils voulaient était savoir d’où il venait, et pas où il allait. Les bars fermant plus tôt en période de couvre feu, tout comme les autres lieux de sortie et ne souhaitant pas impliquer ses hommes pour jouer les alibis, Igor avait fini par les envoyer se faire foutre purement et simplement. Avant que le premier ait pu le maîtriser le russe lui avait envoyé un coup d’épaule - la valide- et l’avait envoyé valser contre la portière de son véhicule. C’était la seule folie qu’il avait pu se permettre vu son état. Il avait été plaqué à son tour contre la voiture par le second et dans un cri de douleur avait fini par obtempérer, plus ou moins.

    C’est comme ça qu’il s’était retrouvé le cul vissé sur une chaise, menotté à une table au commissariat, à attendre que son nouveau meilleur ami revienne pour le cuisiner jusqu’au levé du soleil. Maintenant, avec une infraction pour avoir violé le couvre feu viendrait s’ajouter insultes et agression sur agent des forces de l’ordre. Et quand ils auraient son nom, parce qu’ils finiraient bien par l’obtenir quand ils auraient le résultat de ses empreintes, ils comprendraient que ce n’était pas la première fois et les ennuis s’enchaîneraient.

    « Fais chier » répéta-t-il en redressant la tête pour planter son regard sur les menottes.


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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Lun 16 Mar - 14:46

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Igor & Cillian



Elle faisait déjà chier, sérieusement. Dire que j’ai été trop stupide d’être content de renouer avec un ou une partenaire de boulot… J’ai entendu des éloges sur Erika, sur ses méthodes de travail et sur tout le reste mais autant dire qu’elle a eu le don de détruire toute seule son image, en s’essuyant les pieds sur sa propre réputation. Elle m’a fait passer pour un con en se tirant sur une affaire tout en me faisant croire qu’elle avait des besoins féminins à tarir. Il m’a fallu cinq bonnes minutes pour me rendre compte qu’elle s’était tout simplement foutu de ma gueule et pour que je la retrouve comme une potiche, coincée sur le parking avec une voiture à sec. C’est ce qu’on appelle un retour de Karma, partenaire. Si elle pense essuyer son mauvais caractère sur ma face, elle se trompe. Et encore plus si elle pense faire ça avec une domination portée sur l’ancienneté ou je ne sais quelles autres conneries.

Il est tard mais il me reste encore un dossier à terminer. Mon bureau ressemble toujours à une chambre d’adolescent bordélique et je m’y retrouve quand même, dans mon gros bordel. Je sais qu’en matière de rangement je suis facilement critiquable mais l’important est que je fasse bien mon job. Et c’est le cas. Sinon, cet enfoiré de Pédophile serait toujours en train de s’extasier devant ses photos pédopornographiques. Il faut que j’passe voir le Doc’ demain ou dans la semaine pour demander une comparaison d’ADN. Les chances pour que ça soit cet enfoiré qui ait pu toucher Ethan il y a quelques années est minimes mais je préfère vérifier.

Et si c’est lui ? Si c’était ce mec d’une cinquantaine d’année qui a l’air si serein, sûr de lui malgré les lourdes charges qui pèsent sur ses épaules. Et si c’était bien ce mec, aux allures de bon mari et d’homme normal qui avait osé porter ses mains sur Ethan ?

J’aviserais. Au moment venu, j’aviserais. Pour pas faire une connerie même si déjà, je le sens venir de loin, ce goût âcre au fond de la gorge. Celui qui me donne l’envie de lui exploser son visage.

Des bruits de pas dans le couloir, je lève la tête. Je vois Erika passer devant mon bureau sans me prêter un seul gramme d’attention et je m’en fou. Elle avait son casque sous le bras, ce qui traduit son départ. Un sourire narquois s’affiche sur mes lèvres alors que je me lève et scrute les couloirs, attendant quelques instants pour être certains qu’elle ne reviendra pas. Tu veux la jouer aux plus cons Stojanovic ? Y a pas d’problème. Je retourne à mon bureau, tire l’un des tiroirs et en sort un tube de colle extraforte. Les bureaux sont presque tous vides avec l’heure tardive, sûrement tous rentrés pour retrouver leurs femmes ou leurs maris, avec leurs enfants. Leur routine si bien ficelée. Mains dans les poches je me dirige vers le bureau d’Erika qui se trouve non loin du mien. J’en allume la lumière et constate que, comme toujours, ce lieu est hyper ordonné. Trop, au point que t’as l’impression d’être toi-même une crasse dans le décor.

Je jette un œil circulaire sur son bureau et même si ce dernier est bien rangé, ses babioles s’y trouvent encore. Je lâche un ricanement amusé et me mets en scelle. Je colle tout d’abord la souris de son ordinateur, au bureau de bois. La colle prend bien et elle prend vite. Je positionne le clavier de travers et le colles de la même manière que je l’ai fait pour la souris. Même chose pour son agrafeuse que je dérange légèrement et ainsi de suite avec les stylos que je m’amuse à coller entre eux pour les remettre dans sa trousse une fois que la colle est bien sèche. Et tout cela en ricanant comme un gros gamin, bien évidemment. C’est d’une bassesse sans nom mais je m’en branle à vrai dire. J’entretiens suffisamment de sérieux lors de mon job, se détendre n’a jamais fait de mal.
Absolument ravis de ma connerie, je me frotte les mains, me lève de sa chaise avant de la remettre correctement en place. Au loin, je vois que Perkins sort de son bureau, lâchant un soupire désespérer en se frottant la nuque. Je suis étonné de le voir si tard ici, lui qui est généralement à cheval sur ses horaires pour profiter un maximum de sa famille.

-Hey John ! Tu rentres pas ?

Je l’interpelle alors qu’il se dirige vers la machine à café et lorsque je le vois braquer ses yeux sur moi, il a l’air du type qui s’apprête à affronter l’épreuve la plus barbante de toute sa vie.

- Ah, Henderson… Non. Disons qu’on a un compagnon de dernière minute.  

Il me désigne du pouce, son bureau à plusieurs mètres derrière lui. Je m’approche un peu et … Nom d’un chien. J’ouvre grand les yeux et la surprise me scotche pour quelques secondes sur place. Igor ? Sans déconner, ça fait une éternité que je ne l’ai pas vu dans le coin. Voir pas vu du tout en réalité. Un vieil ami où l’on s’est vu obligé d’ignorer l’existence de l’autre pour le bien de tous les partis.

-Tu l’connais ?

Je me recule de la vitre et affiche une mine sincère avant de le regarder dans les yeux, secouant négativement la tête avec légèreté.

-Hein ? Non. Pourquoi ?
- Parce que ce p’tit malin se fait appeler Benjamin Franklin. Je retiens un rire, en serrant les dents. J’vois qu’il a toujours le même humour du petit branleur de l’époque. Il a dépassé le couvre-feu et… Il reregarde dans son dossier. Insulte et agression envers agents. La routine pour le bon vieux copain. Bref. J’ramène ses empreintes au service, j’suis presque certain qu’il connait les locaux mieux que moi.
- Attends attends… Donne-moi le dossier, si tu veux. J’ai bientôt terminé et j’ai personne qui m’attend. J’affiche ma mine la plus sincère et la plus sérieuse. Va profiter de ta femme et de ton gosse… Bon il doit dormir au Pays des Licornes à l’heure qu’il est mais j’suis sûr qu’Elsa sera contente de te voir rentrer.

Il hésite, prêt à sauter sur l’occasion. Quoi de mieux qu’un collègue prêt à mettre la main à la patte pour un interrogatoire chiant à une heure aussi tardive ? Il hésite, j’insiste du regard et il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour céder et me caler le dossier dans ma main tendue. Perkins est le genre de flic à aimer faire les choses biens mais qui déteste se coltiner ce genre de merde où nous savons que la majorité des personnes ayant dépassé le couvre-feu ne seront pas plus emmerdant qu’un autre.

- C’est sympa de ta part Henderson… J’te revaudrais ça.
- J’prends bonne note.

Il me sourit, retourne rapidement dans son bureau pour récupérer sa mallette et sa veste, balançant quelques mots à Igor que je n’entends pas d’ici. John revient vers moi, tout sourire et beaucoup moins agacé que tout à l’heure, me saluant au passage, geste de la main que je lui rends. Je jette un œil au dossier avec les empreintes d’Igor que je devrais amener au service compétent pour croiser les informations. Chose que je ne ferais pas et je le sais déjà. Ou en tout cas, pas maintenant. Infraction pour le couvre-feu ?

Je pars vers la machine à café, en tire deux gobelets et me dirige vers le bureau de Perkins, dossier en main.

-Content de te revoir Blondie. Enfin, Benjamin, désolé.

Si j’étais content de le revoir ? Je crois ouais, on s’était perdu de vue par la force des choses et de part un commun accord. Je faisais partie du Fight Club où les combats illégaux étaient autorisés et je ne me suis pas gêné plus d’une fois pour venir me défouler là-bas lorsque que les morts d’Ethan et de Sam venaient me foutre en l’air mes nuits de sommeils. Je me taisais sur ça parce qu’en soit, je n’y voyais pas le mal, ni une raison pour laquelle le balancer. Par respect pour notre amitié, j’ai donc fermé ma gueule sur ce petit détail et ça n’était pas plus mal.

Je lui pose un café devant lui… C’est pas tellement du luxe, mais c’est toujours mieux que rien. Quoi que parfois, boire un rien est mieux que de boire une merde comme on peut trouver dans les hôpitaux ou ailleurs. Si je me le permets, ce n'est que grâce à l'heure tardive où les bureaux sont deux fois moins pleins que d'habitude et où je ne risque pas trop de me faire choper entrain de faire copain copain avec un mec que j'suis censé interroger.

Je viens m’assoir devant Igor qui n’avait rien d’un Benjamin Franklin et je constate que les années ont passées. C’est pas non plus comme s’il avait pris 20 ans mais ses traits semblent plus durs et plus préoccupés.

- Tu sais si tu voulais m’revoir, t’avais qu’à demander. Fallait pas te donner autant de mal.

Prononcé sur le ton de la plaisanterie, je ne me mets pas la pression. Je sais que je devrais suivre la procédure normale avec lui comme avec n’importe quel autre gars qui se pointerait ici. Mais je sais aussi qu’il m’a dépanné plusieurs fois et qu’il m’a évité une fin qui risquait d’être douloureuse en me poussant vers la porte de sortie du Fight Club. Les soirées qui se déroulaient là-bas me manquent, surtout lorsque je ressens le besoin vif de subir et faire subir des dégâts.

-Comment tu vas ? T’as l’air d’être en forme malgré ça. Je pointe du doigt son plâtre. C’est quoi, une nouvelle manière d’amadouer leur cœur des femmes ?

Nouveau sourire, nouveau ricanement amusé. A aucun moment je ne me dis qu’il pourrait tout simplement m’envoyer me faire foutre.
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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Mar 31 Mar - 2:26

    Il ne savait trop pourquoi, mais assis là, seul, dans le silence le plus total, le regard fixé sur l’anneau métallique qui entravait son poignet valide, le jeune homme se remémora une scène d’un film dont il avait oublié le nom. Celle d’un type, qui, comme lui, menotté, se déboîtait le pouce pour se libérer et fracasser la tête du flic qui l’avait arrêté. Une idée ô combien tentante dans l’esprit embrouillé et surtout éreinté du Russe. Mais une idée qu’il ne mettrait évidemment pas en pratique. D’une part parce que le côté gauche de son corps était déjà suffisamment amoché pour en rajouter une couche - sans compter que contrairement au méchant du film il ne savait pas remboîter une articulation - et d’autre part parce qu’il n’avait pas la force de jouer à ce petit jeu ce soir. Se libérer, fracasser la tête du flic et puis quoi? Il avait été fiché en arrivant ici, très probablement filmé sous toutes les coutures, alors quelle finalité pour une pulsion salvatrice? Il le savait, la prison. Igor préférait de loin se faire cuisiner toute la nuit s’il le fallait et faire appel à un avocat tôt dans la matinée s’il lui en fallait un. Après tout, même si son style de vie ne le laissait pas penser, il avait largement les moyens de s’en payer un très bon, du genre petit roquet aux dents longues qui ne lâchait rien. L’image le fit sourire quelques secondes, avant qu’il ne reprenne son air taciturne. C’était tellement con de s’être fait prendre pour si peu. Le trentenaire gérait un club où les paris illégaux allaient bon train, il donnait dans le trafic de drogue et d’armes suivant les besoins, sans jamais toutefois être trop gourmand, et pourtant, il se retrouvait menotté au commissariat pour avoir enfreint un stupide couvre-feu. En temps de guerre, oui, mais il était à New York, le pays de la liberté. Liberté mon cul! Les États Unis d’Amérique pouvaient bien se complaire dans leur style de vie, présentement, ils n’avaient rien à envier à ce cher camarade Poutine. Ici au moins il pouvait se trimballer avec un T-shirt « I hate Obama » sans risquer le goulag. Oui, il avait le droit de faire ça si ça lui chantait, mais pas de rentrer chez lui à minuit passé. Quelle connerie!

    « Bonne nuit mon mignon! Enfin si tu veux mon avis, elle sera plus longue que bonne »

    Le jeune homme sursauta légèrement, perdu dans ses pensées, avant de se tourner vers le flic qui avait débuté l’interrogatoire de routine. Dans un geste non réfléchi, il leva son majeur dans sa direction, faisant ricaner ce dernier qui s’éclipsa sans demander son reste. Alors seulement Igor réfléchit à la signification de ses mots. Comment ça bonne nuit? Quoi, ce connard se cassait en le laissant comme ça? Non, il n’en avait pas le droit c’était une évidence, trop de risques. Quoi que, si les rôles étaient inversés, il laisserait volontiers un type attaché jusqu’au petit matin sur une chaise inconfortable…sauf qu’il n’était pas flic et que ces types suivaient tout un tas de règles désuètes. Pourquoi se prenait-il la tête? S’il partait un autre viendrait et le manège recommencerait : nom, prénom….Après Benjamin Franklin il pourrait toujours prétendre s’appeler Vassili Zaïtsev, avec un peu de chance, le prochain à venir dans cette pièce ne connaîtrait pas ce nom et il pourrait s’amuser plus longtemps avant qu’il comprenne en cherchant dans la base de données qu’il s’agissait d’un tireur d’élite de la seconde guerre mondiale. Cette pensée lui arracha un nouveau sourire, et comme le précédant, il ne dura qu’un bref instant.
    Cependant, tout idée de jeu déserta son esprit quand une voix familière vînt à nouveau le sortir de ses pensées. Levant son visage dans la direction du nouvel arrivé, il resta un instant interdit, sans pour autant montrer la surprise qui le gagnait. Cillian. Alors de tous les flics de cette fichue ville il fallait qu’il tombe sur un ancien du club. Soit c’était un coup de chance, soit la preuve irréfutable que cette soirée était vraiment merdique, l’avenir le lui dirait. Par prudence, Igor resta silencieux. Il avait beau connaître l’homme depuis plusieurs années, avoir sympathisé avec lui, et savoir qu’il était devenu flic, ça n’en restait pas moins …bah, un flic. Il ne rebondit ni sur le surnom fleuri qu’il lui adressa, ni sur le faux nom qu’il avait donné au collègue de ce dernier, posant son regard sur le gobelet de café qui trônait à présent devant lui. Gage de paix? Encore une fois l’avenir le lui dirait.

    À vrai dire s’il restait méfiant c’était pour deux raisons liées. La première était que le russe savait que son ancien ami bossait pour la criminelle et que, de ce fait, il n’était pas chargé des pauvres clowns comme lui qui se faisaient prendre pour infraction au couvre feu. La question était donc de savoir ce qu’il faisait précisément ici. La seconde, celle qui le mettait le plus mal à l’aise, était liée à ce qu’il avait fait il y a neuf mois. Il avait tué un flic. Peut-être un type qu’il connaissait. Et bien que les regrets ne l’accablaient pas le moins du monde pour cette « perte », cette nuit continuait de la hanter. Alors se retrouver devant un flic chargé d’arrêter les mecs comme lui, ça ne le rassurait que très moyennement. Sans compter tout ce que Cillian savait sur l’activité principale du club, mais pour ça, le jeune homme ne s’en faisait pas trop. S’il avait gardé sa langue dans sa poche jusqu’ici, il n’y avait pas de raison pour qu’il l’ouvre aujourd’hui.
    Un mince sourire, fugace, vînt tout de même étirer les lèvres d’Igor face à la boutade du policier.

    « Tu me connais, j’aime les effets de style » répondit-il en arquant un sourcil, se penchant pour tenter d’attraper le gobelet de café. Il abandonna après une grimace de douleur et retînt un juron de frustration, toujours menotté. À l’évocation de son plâtre et de son épaule immobilisé, il baissa les yeux sur son bras. « Amadouer les filles? Possible une fois que la ville m’aura dédommagé. Enfin, si j’en vois un jour la couleur… » commença le russe en se rendant compte que sa phrase devait marquer un grand point d’interrogation dans l’esprit de Cillian. « J’étais dans le centre commercial quand il s’est effondré en décembre. Ce sont les cadeaux du Père Noël. Je suis un veinard » précisa-t-il avant de jeter un coup d’œil à la pièce dans laquelle ils étaient. « Enfin, il paraît ».


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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Mar 14 Avr - 10:24

Le monde est petit ou le destin s’est voulu être joueur. Je n’en sais trop rien et ça n’a pas de réelle importance puisque débattre sur le sujet ne changera pas le fait qu’Igor se trouve face à moi, menotté pour avoir dépassé le couvre-feu et s’être un peu rebellé face aux forces de l’ordre. Ça n’est pas comme si Igor était un exemple de vertu cela dit, mais je sais aussi que bien au-delà dessus, il est le genre de type en qui vous pouvez faire confiance si vous êtes vous-même fiable. Je n’oublie pas toutes ces fois où il m’a filé un coup de main et inversement. C’était la bonne époque. Celle où je faisais encore mes études pour entrer dans la crim’, celle où je venais plusieurs soirs venir esquinter mes phalanges sur des pommettes qui ne demandaient qu’à être craquelées. Les coups ont été rendu et aussi étrange que cela puisse paraitre, j’en ressortais une vive satisfaction de douleur. Je me purgeais, tout simplement. De toute cette merde qui venait me grignoter le cerveau.

C’est du passé désormais et l’époque me semble terriblement lointaine. Tout me paraissait simple.

- Tu me connais, j’aime les effets de style
- C’est bien pour ça que j’ai hâte de voir ce que tu tenteras la prochaine fois, grand fou.

Boutade balancée à la volée, personne ne s’en formalise, en tout cas, pas moi. Je le regarde se pencher en avant pour saisir le gobelet de café encore fumant mais il s’abstient après une grimace de douleur. Je jette un œil à son plâtre qui remonte tout le long de son bras et arque les sourcils. Nouvelle blague concernant sa blessure, essayant d’instaurer une atmosphère plus détendue que celle qui occupait la pièce précédemment. Nous étions peu à veiller cette nuit, j’étais plus ou moins tranquille pour m’occuper d’Igor sans que l’on ne vienne me voir me demander des comptes. Du moins, je l’espère.

- Amadouer les filles? Possible une fois que la ville m’aura dédommagé. Enfin, si j’en vois un jour la couleur…

J’arque de nouveau les sourcils, surprit par ses termes. La ville ? Mes yeux courent rapidement de son plâtre à sa gueule qui a dû en faire tomber des nanas, par poignée sans qu’il ne le veuille réellement. Dans mes souvenirs, Igor n’était pas franchement l’exemple même de sociabilité, je dirais même qu’il était du genre bourru mais il faut croire que l’inaccessibilité et ce petit accent russe lui donne tout son charme pour la gente féminine. Voilà que je traîne un peu trop près d’Erika et que je me mets à faire de la psychologie à deux balles.

- J’étais dans le centre commercial quand il s’est effondré en décembre. Ce sont les cadeaux du Père Noël. Je suis un veinard

Coup d’œil autour de nous…

- Enfin, il paraît.

Je laisse échappé un sifflement surprit. Je me souviens parfaitement de cette histoire de centre commercial, une histoire de planché effondré. Je ne pensais pas qu’Igor faisait partie des victimes. En même temps, comment j’aurai pu le savoir sans le fréquenter ? Cette histoire a été un vrai bordel et la ville doit effectivement dédommager les victimes pour les blessures causées. Nous sommes en Février et Igor ne semble n’avoir encore rien touché. Est-ce que je dois réellement trouvé cela surprenant ? Peut-être que de dédommager un gars comme lui leur donne l’impression de boire du verre pilé.

- Sacrément farceur le Père Noël, cette année.

Je me redresse et hésite quelques secondes. Ca fait un bon nombre d'année que je n'ai pas vu Igor et je ne sais pas de quoi il est capable... Je plonge la main dans ma poche, effleurant du bout des doigts la clé permettant de libérer son poignet. Je me remémore nos instants passés, un sourire aux lèvres. Ça n'est pas un traitre, ni un lâche. J'ose espérer qu'il n'a pas changé.
Je sors le petit objet et je la glisse dans la serrure de la menotte, en me penchant légèrement vers lui. Je ne lui accorde pas un regard alors que j’enchaine :

- Je suppose que tu ne prévois pas de me trancher la jugulaire ou de commettre un crime alors …

Moment d’arrêt, je finis par lever mes yeux pour les planter dans ceux d’Igor après avoir défait l’entrave à son poignet, puis balaie mes mots d’un geste de la main.

- En fait, j’veux pas savoir.

Je veux pas savoir ce qu’il fou en dehors du club, ni ce qu’il fait de sa vie… Du moins, pas ses parts d’ombres. Je préfère faire comme si de rien n’était, comme si je ne soupçonnais rien plutôt que de savoir et de jouer les tombes. Ma conscience professionnelle, sans aucun doute. De toute manière, c’est très bien comme ça et nous nous en portons très bien tous les deux. Concernant le club, je fais comme s’il n’avait jamais existé. Cette histoire ne me regarde plus et le fait que cela soit illégal ou non également. Je ne dis pas qu’il doit tuer à tout va, non, mais peut-être que cela lui ait déjà arrivé, pour le club. La preuve, il m’avait bien fait comprendre que si je restais chez eux en tant que flic, j’aurai pu me retrouver le cerveau à l’air libre, dans le creux d’un caniveau dégueulasse, avec pour seule compagnie, les mégots et les rats du coin.

Je dépose les menottes sur la table. Je le laisse libre de son bras valide afin qu’il puisse boire son café avant de venir m’assoir derrière le bureau. Ok, nous ne sommes pas en plein rush dans les locaux, mais faire semblant de l’interroger, c’est peut-être moins risquer que de se taper l’accolade.

- Maintenant, reste à savoir ce que je vais bien pouvoir faire de toi l’espace d’une heure ou deux. Histoire de faire illusion que je suis en pétard de trouver un branleur comme toi qui de 1) dépasse le couvre-feu et de 2) décide de prendre les forces de l’ordre pour son sac de frappe.

Un sourire aux lèvres, je suis amusé. Erika serait là, elle m’insulterait à tout va, grossière comme elle est et me traiterait d’incompétent de flic, tout en me demandant si j’avais eu mon diplôme dans une pochette surprise. Seulement, elle ne pourrait pas comprendre. Et puis merde, c’est pas comme si il allait sortir un couteau de sa poche et m’éventrer sur le tas. Et si c’est le cas... eh bien tant pis.

- Bon, nom et prénom ? Je commence à le taper sur le rapport, comblant les blancs avec ce que je savais. Ça s’écrit comment déjà ton nom ? Ouais, j’ai oublié, je deviens un peu illettré.

Toujours sourire aux lèvres, sans aucune once de mépris ni de jugement, j’entreprends tout simplement de lui rendre la nuit moins longue et plus facile. Si je le laisse sortir au bout d’un quart d’heure, autant dire que John me demandera des comptes. Mais demain, un petit mensonge bien servi, une petite anecdote sur le fait que je lui en ai bien fait baver toute la nuit, suffira à son égo pour qu’il lâche l’affaire. Je le connais suffisamment pour avoir confiance en mon jugement.
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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Ven 24 Avr - 20:03

    Il n’aimait pas être ici. Au-delà de la simple haine du flic, de l’ego blessé d’avoir ainsi été attrapé, de l’ennui que cette nuit annonçait et du casier plus chargé, il détestait sa présence ici. Parce qu’elle amenait trop de questions dans son esprit fatigué. Parce qu’elle lui rappelait qu’il aurait pu se retrouver dans cette même pièce pour une toute autre raison, plus grave et portant à des conséquences plus lourdes. Était-ce ainsi que la justice fonctionnait? Il avait tué un policier, de sang froid, sans remords, et on l’interrogeait pour avoir dépassé un couvre feu établi par les bien pensants de cette ville, pour avoir joué les gros bras avec deux crétins en uniforme, une broutille en somme. Et Igor ne pouvait s’empêcher de penser que tout ceci n’était qu’un coup de chance, un bluff réussi qui lui permettait d’être encore libre. Mais tous les bluffeurs, même les meilleurs, finissaient par être percés à jour, et il ne dérogerait pas à la règle. La voie qu’il avait empruntée ne pouvait que le conduire à la mort, c’était une certitude. La seule question était quand? Un jour la roue tournerait et il se ferait attraper. Devant le tribunal, on le jugerait coupable et on le condamnerait à la prison à perpétuité. Mais le jeune homme savait déjà qu’il n’irait jamais en prison. Passer le reste de sa vie dans une cellule de deux mètres sur trois n’était pas au programme. Si un jour il venait à se faire prendre, c’est au cimetière qu’il finirait, pour devenir un anonyme parmi tant d’autres, ce qu’il avait toujours été au final. Il accepterait beaucoup, mais pas qu’on le prive de sa liberté.
    Alors se retrouver ici, menotté, privé de sa liberté de mouvements ne pouvait que l’amener à se poser des questions qu’il aurait préféré taire. Le Russe avait déjà tué par le passé, dans un accès de colère et de jalousie. Il avait buté sa petite amie et son amant et s’en était tiré en fuyant son pays natal pour New York. Il avait tué à nouveau ce flic et un membre du club pour sauver ce dernier, et encore une fois, il avait échappé à la justice. Combien de temps encore parviendrait-il à passer au travers des mailles du filet? Combien de temps.

    Et comme si s’appesantir ainsi sur le passé et un avenir incertain n’était pas assez lourd il fallait qu’il tombe sur Cillian. Le seul flic dans cette ville à savoir exactement ce qui se passait entre les murs de ce bâtiment du Queens pour y avoir été membre. Le seul qui lui rappelait de plein fouet le passé glorieux du Club, quand Stanislas était encore parmi eux et gérait son entreprise d’une main de maître. Le même qui aurait sans doute fait pendre haut et court Henderson s’il avait appris son changement de voie. Igor lui avait sauvé les fesses mais maintenant qu’il se trouvait face à lui il ne savait plus s’il avait fait le bon choix. L’avenir seul le lui dirait, ce même avenir incertain qui se profilait tel un nuage noir à l’horizon. Et par prudence, le jeune homme préférait y aller doucement, tâtant le terrain pour évaluer l’état d’esprit de son vis-à-vis. Après tout ils évoluaient dans des dimensions contraires et bien qu’ils aient été assez proches par le passé, les choses avaient changé, en leur défaveur à chacun. Ce n’était pas le meilleur timing pour faire une erreur, faire ami-ami avec un flic, ou parler trop au risque de foncer tête baissée dans le mur. Il avait assez mangé ces derniers mois, Noël n’arrangeant pas son « karma ».

    « Ouais, un bel enculé » répondit le jeune homme à l’adresse du Père Noël.

    Il vit Cillian se rapprocher et se pencher sur ses menottes, le faisant se redresser quelque peu sur sa chaise. La phrase qu’il lâcha alors fut lourde de sens pour le Russe qui ne montra pourtant rien et se contenta de soutenir le regard de son ancien ami sans ciller. Non, il ne voulait pas savoir, il ne croyait pas si bien dire. Mais au moins il était libre, et il ne chercha pas à trancher la jugulaire de son comparse. Le seul mouvement qu’il amorça fut pour prendre le gobelet de café qui trônait toujours sur la table afin d’en boire une gorgée. Pas trop dégueulasse pour du café de commissariat d’ailleurs…
    Il reposa le gobelet, se massant légèrement le poignet alors que le brun reprenait la parole. Une heure ou deux? Faire illusion? Est-ce que ça signifiait qu’au terme de ses deux heures il pouvait repartir tranquillement chez lui au lieu de passer la nuit dans une cellule aux relents de pisse? Si c’était bien ça Igor voulait bien faire un effort pour coopérer. Son casier était loin d’être vierge et mis à part l’infraction concernant le couvre feu, il n’y aurait rien de nouveau, rien qu’il n’avait pas déjà fait par le passé.

    « Petit un, qu’ils s’estiment heureux que je sois handicapé » lâcha-t-il pour ce qui concernait les flics pris pour des sacs de frappe. « Et petit deux, le branleur t’emmerde » ajouta ce dernier en étirant ses lèvres dans un léger sourire. Puis levant les yeux au ciel, il entreprit de venir en aide au flic. « ZOL-NE-RO-WYK. C’est pourtant pas si compliqué… »

    Oh il savait que les anglophones avaient toujours eu du mal avec son nom, et en règle générale il les laissait mariner. Mais il n’était pas d’humeur pour ça, la fatigue se faisant ressentir avec plus de force.

    « Ça te manque pas? » finit-il par lâcher. « De ne plus combattre je veux dire. »

    Il ne savait pas trop pourquoi il posait la question. Peut-être parce qu’il ne pouvait imaginer sa vie sans le Club et le ring.


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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Mer 29 Avr - 10:12

J’ai déjà eu l’occasion de l’affronter « en duel » au Fight Club et pour être honnête, il frappe plutôt bien et fort. Il m’a déboité plusieurs fois mais je pense que je me défendais tout aussi bien de mon côté. Ça peut paraitre stupide comme ça, d’aller se frapper dessus comme des animaux enragés et d’en plus d’encourager les deux mecs à le faire en hurlant, tapant du poing dans la paume, transpirant comme des bœufs. J’me doute que c’est un concept qui aurait du mal à être intégrer au sein d’une population ancrée dans un conduit lisse et simple. Pourtant, là-bas je trouvais un vrai moyen d’exorciser la mort de mon frère, au moins pour quelques heures. L’adrénaline d’éviter les coups, de se les prendre et de les rendre me portait loin d’une réalité que je fuyais. La mort de Sam et d’Ethan me rendant dingue par moment, je n’hésitais pas à venir extérioriser en venant au FC et ça me faisait un bien fou malgré les courbatures, les bleus et les entailles. J’avais la sensation d’être bien vivant et de ne pas être une loque morte, trainant plus son corps qu’autre chose. J’ai mis du temps avant de réussir à faire avec et j’crois qu’encore aujourd’hui, je n’y arrive toujours pas. Comment tu veux vivre dans un monde où tu sais qu’un enfoiré de pédophile traine toujours dans les rues alors qu’il s’est amusé à violer et tuer ton petit frère ? Ouais. Comment on fait dans ce cas là pour ne pas péter une durite et aller buter le prochain pédophile que tu choppe ? Encore aujourd’hui, j’en sais toujours rien. A part le fait que tu n’as pas le choix que de vivre avec cette haine violente et brulante.

Igor a raison lorsqu’il dit que les flics ont eu de la chance qu’il soit manchot pour encore quelques temps... Je connais les dérouillées de ce « branleur » et croyez moi qu’elles savent te réarranger les neurones en les remettant à la bonne place. N’empêche que j’aurai jamais cru le voir ici, ni même de le revoir tout court. Les retrouvailles sont beaucoup moins joyeuses que si elles s’étaient produite autour d’un verre dans un bar mais on fait avec ce qu’on a.

Je souris lorsqu’il me dit qu’il m’emmerde alors que j’attends qu’il me dicte son nom aux consonances russe.

« ZOL-NE-RO-WYK. C’est pourtant pas si compliqué… »

Je lève mon regard amusé vers lui alors que je tape son nom dicté.

- Ouais, c’est simple comme un nom de meuble Ikea ! Rien de plus facile.

Toujours avec le sourire, c’est pas comme s’il n’avait pas l’habitude des taquineries envoyées à tour de bras. Et c’est pas comme s’il ne me le rendait pas bien. Bien au contraire.
Je continue de remplir les champs rapidement afin de bâcler tout cela au plus vite et de le relâcher d’ici une heure ou deux. Pour la forme. Si je le laisse se tirer dans la foulée, j’suis pas sûr que l’on ne vienne pas me poser quelques questions.

« Ça te manque pas?
- Hum ?
- De ne plus combattre je veux dire. »

Je lève les yeux de l’écran, m’arrêtant dans mon élan quelques secondes avant de rediriger mes yeux vers l’écran. Si ça me manque ? Bordel, oui.

- Adresse de domicile et date de naissance ?

J’attends sa réponse que je retape à l’ordinateur, d’un doigté fluide – nous éviterons bien évidemment toutes petites blagues salaces, merci bonsoir ! -, reprenant la souris en main et cliquant pour valider la première partie du formulaire. Je n’évite pas sa question, que je ne cherche pas une réponse adéquate puisque je la connais déjà. Si ça me fait chier d’avouer la vérité ? C’est pas tellement ça, c’est juste que…

- Ouais, ça me manque. Assez souvent j’dirais.

Tout le temps, en vérité. Il m’arrive encore de faire des foutus cauchemars concernant Ethan mettant en scène sa mort violente et sanglante, c’est lors de ces moment-là que je donnerais n’importe quoi pour me retrouver sur le Ring et de me prendre une branlée pour ensuite la rendre à grand coup de phalange. Seulement, la réalité est que je suis flic à la crim’ et que si je fou un pied là-bas, je risque de me retrouver dans un caniveau avec un couteau planté dans la jugulaire, parce qu’ils ont une image à entretenir auprès des participants, des usagers. Ma vie sauve contre mon silence de plomb. Chacun respecte son contrat et tout le monde est content. Plus ou moins.

- Peut-être trop souvent. J’suis sado-maso, tu le sais que j’adore me faire frapper sur la gueule.

Je tente un trait d’humour, un sourire en coin alors que ma réponse transpire la vérité.

- Rien n’a changé au Club ? Et pour toi, comment ça se passe ?

Moment de nostalgie. Ca n’est pas par curiosité professionnel que je lui pose ces questions, mais plus par envie et besoin de ressentir cette petite fibre qui me reliait au Club à l’époque où je ne faisais que faire des études de crimino’. A l’époque où je passais du temps avec Igor.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Dim 24 Mai - 18:46

    « 47, Chevy Chase Street, dans le Queens. Et ça a commencé à merder le vingt et un Juillet 1978 »

    Puisque les flics connaissaient depuis quelques années déjà ces informations, autant ne pas jouer les abrutis et coopérer, histoire de sortir au plus vite de ce commissariat. Car bien que ce soit, par chance, Cillian qui avait pris le relais pour l’interroger, le russe ne se sentait pas le moins du monde à son aise. À vrai dire, plus les secondes défilaient dans un lenteur qui lui semblait volontaire, plus l’angoisse le tiraillait de toute part. Le trentenaire avait cette étrange impression d’avoir un panneau au dessus de sa tête avec inscrit dessus tous les délits commis depuis ses vingt ans. Et il devait l’admettre, il s’en tirait plutôt bien vu les circonstances, sans doute un peu trop. Il se demandait souvent comment il avait fait pour rester en vie aussi longtemps et se démerder pour avoir cette vie sans finir derrière des barreaux pour le restant de ses jours. Igor était loin d’être un enfant de chœur, ne l’avait jamais été. Il n’y avait eu aucun moment précis dans sa vie pour le faire vriller et passer de l’autre côté de la barrière. C’était plus profond que ça. D’aussi loin qu’il s’en souvienne il y avait toujours eu cette étincelle de folie, cette noirceur tapie sous la surface. Cette petite voix au murmure discret que lui seul pouvait entendre, ce besoin viscéral de ne pas suivre les règles préétablies pour s’en forger de nouvelles. Combien de fois déjà il s’était laissé emporter dans ce tourbillon infernal? Et combien de fois s’en était-il sorti? Ça avait commencé par quelques magouilles sans grande importance, quelques arnaques sans grande envergure. Puis il y avait eu le braquage, le décès de son ami. Première marque au fer rouge, de quoi le faire dévier un peu plus. Son impulsivité avait pris le pas par la suite. Il y avait eu sa petite amie et son amant, les coups de feu, le sang, les regards vides…du sang qu’il avait gardé sur les mains de même que l’écorchure au fond de lui, celle qui ne se referme jamais et vous démange quand votre conscience refait surface. La fuite, New York. Il ne remettrait jamais les pieds sur son sol natal mais s’en était sorti. Avait suivi tous les méfaits pour le compte de Stan. Oh le jeune homme n’avait jamais eu à tuer de ses propres mains mais ce qu’il avait fait pour l’ancien propriétaire du Fight Club n’était pas plus glorieux. Combien de corps dissimulés, de mecs tabassés, de familles menacées? Et encore une fois il avait conservé sa liberté. Les flics s’en étaient finalement mêlés et il avait dû régler le problème. Deux morts supplémentaires, et pourtant, il était libre. Et après tout ça, il s’était fait arrêté pour une connerie de couvre feu et un refus d’obtempérer…triste ironie. De l’ironie ou de la chance? Et combien de temps encore cette chance le suivrait? Combien de temps à rester libre?

    Henderson avait éludé sa question, du moins pendant un temps. Mais oui, ça lui manquait. Et Igor ne pouvait que trop bien le comprendre. Depuis quelques semaines déjà il ne pouvait lui-même plus combattre et il avait l’impression de perdre complètement les pédales, d’avoir sans arrêt les nerfs à vif sans cet exutoire salutaire. Sans le Club il n’était pas grand-chose, n’était personne. Le peu de pouvoir qu’il aimait détenir, c’était là-bas qu’il le trouvait, de même que le respect. Alors forcément, si on le privait des murs rassurants pour lui et oppressants pour les autres du Club, il aurait du mal à accuser le coup.
    Un bref sourire étira ses lèvres quand Cillian poursuivit. Être sado maso, il en connaissait un rayon. Peut-être plus sur le côté maso d’ailleurs. La plupart des gens ne comprenaient pas et ce n’était pas étonnant: le fait d’apprécier les coups. Ce n’était pas naturel d’aller au devant d’un ring pour se faire mettre sur la tronche sans protection. Et pourtant Igor n’était pas contre prendre une bonne dérouillée de temps à autres. Ça vous remettait les idées en place, vous faisait prendre conscience de ne pas être invincibles, faisait reculer de trois niveaux votre ego surdimensionné. Une bonne trempe, et c’était reparti pour un tour. Alors quelque part, il était désolé pour le flic. Mais même en étant gérant du Club, jamais il ne lui permettrait de revenir. C’était beaucoup trop risqué, peut-être même encore plus qu’à la grande époque avec Stan. Et bien qu’il avait toujours apprécié Henderson son équipe passerait toujours en premier. Question de survie.

    « Je t’aurais bien proposé de descendre sur le parking pour te faire ravaler quelques dents mais avec un bras en moins il est plus que probable que tu me démolisses la tronche » répondit-il en sirotant quelques gorgées de son café. Il n’aurait pas dit non à un verre de whisky…

    Un silence suivit la question du flic. Si rien n’avait changé? Le jeune homme prit une grande inspiration, comme pour peser sa réponse, sans trop en dévoiler, mais sans l’esquiver non plus. Il termina son café pour se laisser encore quelques secondes de réflexion.

    « C’est toujours la même chose au fond tu sais. Des mecs sans charisme et sans grande envergure pousse les portes sans trop savoir dans quoi ils s’embarquent. Ils jouent les timides, observent, et finissent par se lancer. Ils dérouillent sévère mais ils aiment ça alors ils reviennent, avec plus d’assurance, plus de mordant. Ils dérouillent un peu moins mais se sentent vivants. Et avant qu’ils ne comprennent vraiment comment et pourquoi ils sont devenus accrocs à cette liberté. Les moutons deviennent des loups et j’apprécie toujours autant le spectacle. Mais…. »

    Il hésita, n’avait aucune envie d’évoquer Stanislas devant lui. Ni ce qu’il lui aurait fait s’il avait appris ses intentions d’être flic, ni sa mort, ni ce que ça avait impliqué pour lui par la suite.

    « Mais ça ne sera jamais vraiment pareil maintenant. Je ne sais pas encore si c’est en bien ou en mal » conclut-il en haussant les épaules, enfin son épaule valide et en reposant le gobelet de café sur le bureau, se calant à nouveau dans sa chaise.


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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Lun 1 Juin - 9:44

Je regarde son plâtre et même s’il me dit que je le démolirais si on se battait dans son état, j’suis pas sûr qu’un coup de ce machin dans la gueule ne m’assomme pas sur le tas. Et puis ça ne serait pas fair-play d’aller se battre alors qu’Igor se retrouve à moitié manchot. Pourtant… cette possibilité de nous accorder quelques minutes de combats, entre deux anciens potes, histoire de fracasser nos fiertés et d’expulser ce qui encrasse notre cerveau, m’a provoqué une espèce d’étincelle ressemblant à un espoir à la con de pouvoir se faire cogner. Parfois c’est comme un besoin viscéral que de sentir la douleur se répandre dans votre cerveau, histoire de vous rappeler que vous êtes bien vivant, les deux pieds sur terre bien à plat. J’esquisse un sourire avant de lui lancer ma question, à savoir si le club restait toujours le même malgré ces nombreux mois passés sans y foutre un pied.

Un silence suit ma question alors qu’Igor semble réfléchir un peu, pensif. Le calme est présent, les bureaux sont pratiquement vides si nous ne comptons pas ceux qui sont en permanence ce soir dans le cas d’une grosse galère et j’aime bien cette ambiance, ce sont les moments où je travaille le mieux. Il termine son café, je fais de même avec le mien qui s’est vu refroidir depuis tout à l’heure, cette merde a un goût infecte lorsqu’il est froid. Je réprime une légère grimace en fronçant les sourcils, me concentrant sur Igor lorsqu’il se décide à ouvrir la bouche.

« C’est toujours la même chose au fond tu sais. Des mecs sans charisme et sans grande envergure pousse les portes sans trop savoir dans quoi ils s’embarquent. Ils jouent les timides, observent, et finissent par se lancer. Ils dérouillent sévère mais ils aiment ça alors ils reviennent, avec plus d’assurance, plus de mordant. Ils dérouillent un peu moins mais se sentent vivants. Et avant qu’ils ne comprennent vraiment comment et pourquoi ils sont devenus accrocs à cette liberté. Les moutons deviennent des loups et j’apprécie toujours autant le spectacle. Mais…. »

Je l’observe en silence. Il a changé, il semble plus rude, plus esquinté. Pas parce qu’il continue sûrement de se faire déverrouiller et de déverrouiller, non, c’est tout autre chose. Je ne saurais pas dire quoi, j’ai pas envie de faire de la psychologie de comptoir et de toute manière, c’est pas mon job mais il a la gueule marqué par le temps et par les soucis. Je ne dis pas qu’il n’a plus rien du mec que j’ai connu il y a deux/trois ans quand j’suis entré au FC mais presque. J’ai l’impression qu’il porte le poids du monde sur ses épaules et c’est peut-être le cas. Après tout, j’suis au courant de rien concernant le FC et c’est pas plus mal. J’dirais même que c’est mieux pour tout le monde si j’ai pas envie de me retrouver les tripes à l’air dans un caniveau.

« Mais ça ne sera jamais vraiment pareil maintenant. Je ne sais pas encore si c’est en bien ou en mal »

Il hausse les épaules, dépose son gobelet et je fronce les sourcils. Un stylo entre mes doigts virevolte de temps à autre entre mes phalanges alors que je le regarde durant quelques secondes. Je pourrais lui demander pourquoi, ce qu’il en pense réellement mais je sais pertinemment qu’il ne crachera rien. Par respect pour le club, pour leur règlement et pour un tas d’autres choses. Ce sont des principes scellés par les phalanges une fois que tu fous un pied là-bas.

- Toi-même tu ne seras jamais vraiment pareil. J’suis pas là pour voir ce qu’il se passe mais j’espère que finalement, ces … changements, tourneront en ta faveur et en celle du Club.

Nous en parlons et c’est déjà beaucoup. Si j’évite la multitude de question qui me traverse l’esprit c’est pas parce que j’ai pas envie de les poser, mais parce qu’il ne pourra pas y répondre et que le deal était que je joue les idiots ayant tout oublié du FC afin de pouvoir vivre en paix. Et j’ai eu une chance monstrueuse de ne pas me faire éventrer lorsqu’Igor a su pour ma carrière de flic. J’aurai pu ne jamais le dire mais il aurait fini par le découvrir tôt ou tard et parce que je lui voue un respect qui me semble mutuel, je préférais jouer franc-jeu avec lui. Par respect pour notre amitié de l’époque.

Les minutes défilent et les deux prochaines heures risquent d’être longues pour lui, mais aussi pour moi. J’ai encore une tonne de boulot qui m’attend concernant le dossier du pédophile avec des entrecoupements à faire, des recherches à peaufiner, des interrogatoires à organiser… Je reste silencieux alors que les rouages de mon cerveau se mettent doucement en place. Une idée se profile et plus j’y pense, moins elle me semble stupide.

- Tu restes là un moment ? J’ai un truc à te demander.

Je me lève de ma chaise et ferme la porte du bureau derrière moi alors que j’accélère le pas jusqu’à mon bureau qui ne se trouve qu’à une dizaine de mètre de celui de mon collègue. J’devrais pas laisser Igor tout seul mais… ouais, c’est une grosse bavure policière et il pourrait clairement profiter pour se tirer mais s’il fait ça, il sait aussi qu’il prendra plus gros que ce qu’il devait prendre ce soir si ça n’avait pas été moi qui me serais chargé de son cas.
Je saisis le dossier fermé sur mon bureau et revient dans celui où se trouve Igor. Il n’a pas bougé de place, toujours assit sur ce fauteuil trop dur, peu confortable. Lors d’un interrogatoire minime ou plus important, chaque détail joue sur le mentale de la personne. Du siège à la température de la pièce, un rien peu fragiliser la psychologie de l’interrogé. Siège trop dur, café trop froid, pièce trop froide, manque de sommeil, répétition des questions/réponses pour user et effriter le peu de volonté qu’il lui reste. L’empêcher de dormir. Lui parler d’une voix doucereuse pour commencer, puis crier, puis jouer les compréhensif… Bref, tout un art.

Je viens m’assoir face à lui, dossier en main que je dépose par la suite sur le bureau. En faisant partie du club, Igor connaissait un beau panel de personnalité venu de tout horizon. Riche, pauvre, ouvrier, cadre, serveur, professeur, étudiant. Bref, une belle brochette de milieux sociaux, donc de type différent. Je tenais sous ma paume une raison valable pour le relâcher plus tôt, si tant est qu’il veuille coopérer…

- J’suis sur une enquête un peu corsée ses derniers temps. Je t’épargnerais les détails… Mais je suis à la recherche d’un type qu’on soupçonne depuis quelques jours déjà mais on est encore sûr de rien.

J’ouvre le dossier cramoisi et en sort une photo très net du gars en question. Cette histoire de pédophile traine un peu en longueur et des détails accablant porteraient à croire que ce type soit le bon. Son casier judiciaire fait de lui un ancien délinquant sexuel avec exhibitionnisme, tentative de viol sur mineur et attouchement sexuel sur deux gosses de 4 ans. Il a été emprisonné pour 10 ans et est ressortie il y a deux ans. Le fait qu’il recommence sa merde et son délire serait presque une suite logique pour ce type de malade et d’enfoiré de premier ordre.
Je tends le cliché à Igor avant de reprendre, sur un ton un peu plus brut.

- Jason Cleave. Il a 49 ans, plutôt bien bâtit avec un casier judiciaire assez lourd… J’ai des soupçons le concernant mais j’suis sûr de rien. Est-ce que tu l’as déjà vu près du Club ? Ou est-ce que tu l’as déjà vu tout court ?

Je m’arrête un instant, repensant à Ethan et son visage détruit par les coups. Ce sont à cause des types comme lui que je n’ai plus mon frère aujourd’hui et si je peux en coffrer un de plus, ça ne serait pas sans un plaisir non dissimulé que d’enfermer une ordure pareille.

- Si c’est le cas… Tu te souviens d’un détail particulier ? Un délire ou des discussions un peu louche concernant des enfants ?

Mon regard se plante dans le sien. Il n’est pas obligé de répondre et il pourrait facilement me mentir. Chose que je comprendrais… Ne pas vouloir se mouiller ni être mêlé à une merde pareille, même s’il est clair dans ma tête que je ne prendrais pas sa déposition s’il sait quoi que ce soit. J’espère juste qu’il saura me donner des réponses afin de parfaire ce dossier pour que nous ayons de quoi lui refoutre un interrogatoire dans la gueule…
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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Sam 6 Juin - 0:41

    Toi-même tu ne seras jamais vraiment pareil. J’suis pas là pour voir ce qu’il se passe mais j’espère que finalement, ces … changements, tourneront en ta faveur et en celle du Club.

    Cette phrase résonna en boucle dans la tête du jeune homme, comme un mantra au goût âpre et douloureux. Il ne sera jamais plus jamais pareil. Il ne sera plus jamais pareil…Igor savait bien qu’ignorant tout ce qu’il avait fait au cours de l’année écoulée, Cillian ne pouvait pas frapper juste consciemment. Et pourtant, avec ces quelques mots, le flic venait de taper dans le mille. C’était bien cela qui l’inquiétait encore plus que tout le reste, cette pente savonneuse qu’il semblait emprunter depuis quelques temps et qui le changeait peu à peu de façon sournoise et vicieuse. Il avait beau se raccrocher à quelques beaux principes persistants, à quelques valeurs morales qu’il se refusait à transgresser, à marquer mentalement une limite à ne pas franchir, il se sentait glisser inexorablement de mois en mois vers une personne qu’il s’était pourtant toujours refusé à devenir.
    C’était sans doute la raison qui l’avait poussé à ne jamais vouloir la place en haut de la pyramide, se contentant de celle de bras droit. Jouir du positif sans avoir à assumer pleinement le négatif. Stan faisait cela tellement mieux que lui, mais Stan n’avait jamais semblé regretter ses choix et ses actions et les remords avaient toujours semblé glisser sur lui comme l’eau sur une feuille. Mais c’était sa place à lui maintenant, son devoir de protéger ce qui avait été mis en place et de prendre soin des membres du Club, en tout cas les membres de son cerclé fermé. Alors au lieu de cacher les cadavres, de les faire disparaître pour sauvegarder, il s’était mis à tuer de ses propres mains. Mais les regrets restaient là et les remords ne glissaient pas, ils s’ancraient profondément pour tirailler un peu plus chaque jour sa conscience. Et quoi qu’il fasse, il le sentait, il ne ferait pas de vieux os dans cette ville. La chance lui avait sourit trop longtemps et il pouvait presque le voir au bout du tunnel, le couperet qui se balançait sournoisement en attente du prochain faux pas.

    Il resta silencieux, ne souhaitant pas épiloguer d’avantage sur le Club et tous les changements auxquels il avait à faire face. Vu son état, il risquait de commettre une erreur, et même minime, cette erreur pouvait s’avérer fatale. Alors il ne fit qu’acquiescer à la requête - qui n’en était pas vraiment une il supposait - et resta sagement assis quand Cillian sortit de la pièce pour aller il ne savait où. Le temps qu’il lui fallait pour se reprendre un tant soit peu, pour souffler et faire le vide, balayer d’un geste de la main l’épée de Damoclès qui tournoyait au dessus de sa tête blonde. Le temps d’observer un peu plus attentivement la pièce et l’ironie qui s’en dégageait.
    Henderson et lui auraient pu être d’excellents amis dans une autre vie. C’était bien parti pour à l’époque. Quelque part, si on retirait le costume de flic, il lui rappelait un peu David, son meilleur ami, celui qui l’appelait hermano comme s’ils avaient toujours faits partie de la même famille. C’était ce qui l’avait poussé à le mettre en garde contre ce qu’il risquait à jouer sur deux tableaux à l’époque, ce qui l’avait poussé à cacher certaines informations à Stan et à le laisser partir de son côté pour terminer ici, du bon côté de la barrière, du bon côté de la loi. Igor n’enviait pas le jeune homme pour ça. Il n’avait jamais aspiré à faire quelque chose de juste pour se racheter ou embraser une voie noble pour laisser son empreinte dans le monde. Et puis il y avait trop de règles à respecter, trop de contraintes, trop de risques pour si peu de liberté. Non, il ne l’enviait pas pour cela, sa vie lui convenait comme elle était. Mais quelque part il restait cette interrogation, ce « et si » murmuré tant de fois à l’oreille. Il lui aurait suffit de prendre un autre chemin, juste une fois, de tourner à gaucher au lieu d’aller à droite pour respirer plus sereinement aujourd’hui. Car au final, tout n’était qu’une question de choix. Cillian avait fait les siens, lui aussi, en tentant vainement de se persuader que c’était les bons.

    Heureusement pour lui le flic revînt pour le sortir de ses folles pensées, se réinstallant face à lui en posant un dossier sur le bureau, faisant arquer un sourcil d’interrogation à Igor. Par anticipation le jeune homme se ferma comme une huître, plantant un regard neutre dans celui de son vis-à-vis en l’écoutant discourir. Il finit par prendre le cliché qu’il lui tendait sans pourtant poser son regard sur la photographie, continuant de fixer Cillian sans ciller. Il comptait vraiment sur lui pour jouer les balances il était sérieux? S’apprêtant à lui jeter la photo au visage, le Russe se retînt néanmoins après avoir entendu la dernière phrase du jeune homme. Des discussions louches concernant des enfants?
    Alors seulement il étudia le portrait de l’homme, reconnaissant effectivement un type qui était venu pendant un temps au Club. Ça remontait maintenant et l’année avait été riche en nouveaux venus, mais maintenant qu’il voyait l’homme, qu’il se répétait son nom en boucle dans sa tête, les pièces du puzzle commençaient à s’imbriquer pour reconstituer les faits. Qu’on soit d’accord, Igor ne se serait pas amusé à balancer un petit gars qui aurait braqué une épicerie ou même un membre de gang qui aurait décidé de se venger sur une bande rivale, mais un type qui s’en prenait à des gosses…

    « Il est déjà venu. Ça remonte à un an, un an et demi peut-être. Le profil classique : il sortait de taule et cherchait un exutoire à ses problèmes. Il a combattu quelques fois, a dérouillé quelques types. Il ne se faisait pas spécialement remarquer » commença Igor en reposant la photo sur le bureau. « Et puis j’ai commencé à entendre des rumeurs sur son sujet, du genre qu’il aimait bien traîner autour des écoles primaires du secteur et des squares pour enfants » continua le jeune homme avec une mine dégoûtée. « Alors je lui ai dit de foutre le camp et que s’il revenait, je m’occuperais personnellement de lui » expliqua le Russe avant de laisser un silence s’installer, tentant de raccrocher les derniers wagons au train. « Je l’ai jamais revu après ça. Je sais qu’il traînait souvent dans un bar un peu glauque de la 45ème à l’époque, le genre de bar où des filles de l’Est sans papiers se déshabillent facilement dans l’arrière boutique si tu vois ce que je veux dire, et pas toujours majeures. Peut-être qu’il y traîne toujours, si l’endroit existe encore… »

    Si les flics avaient correctement leur boulot, sans doute pas. Mais le sexe faisait vendre, et tout le monde se fichait de quelques gamines vendues au plus offrant, encore plus si elles étaient étrangères et que personne ne réclamait de leurs nouvelles…les joies dans grands pays de le liberté…

    « C’est tout ce que je sais sur ce gars. » conclut Igor en se rasseyant au fond de sa chaise. « File-moi une clope » renchérit-il pourtant pour la forme, de but en blanc et en passant du coq à l’âne, se fichant pas mal de savoir s’il en avait le droit.


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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Lun 15 Juin - 10:04

Je ne suis peut-être pas le meilleur flic de ma section mais j’attraperais cet enfoiré, quoi qu’il m’en coûte. Et si Igor peut m’y aider, alors oui, je n’hésiterais pas un seul instant à lui demander s’il sait quelque chose à propos de ce type parce qu’ici, nous ne parlons pas d’un gars lambda, accusé d’un trafic de drogue ou je ne sais quelle connerie illégale. Non, là on parle d’un foutu meurtrier et violeur d’enfant qui ne possède aucune empathie à les tabasser, abuser d’eux, les tabasser de nouveau et de les tuer. Sans compter les sévices effectuer après leur mort. C’est une boucherie, digne des pires thrillers que nous pouvons voir sur nos grands écrans de cinéma mais aussi, digne des pires malades mentaux que nous avons pu connaitre durant toutes ces années. Et si Igor peut m’aider à le coincer en me donnant une info, ne serait-ce que la couleur de sa bagnole ou je ne sais quel autre détail alors je prends, les yeux fermés. Je le regarde, patiente, attends et je me dis que le temps où nous étions assis au bar en buvant quelques verres, échangeant nos impressions sur les derniers combats ou sur tout un tas de sujets différents, est bien loin. Comme si tout cela avait appartenu à une autre vie, à un autre monde. C’est comme ça que la vie se trame, des liens s’entrecroisent, se défont, se noues, se rompent et t’avance parce que le temps, n’attends pas. La vie non plus.

Le silence s’installe alors qu’il scrute la photo plus en détails et je patiente, m’adossant sur le dossier de la chaise, ne lâchant pas mon regard d’Igor. Allez, dis-moi qu’il te dit quelque chose. Dis-moi que tu as déjà vu cet enflure.

- Il est déjà venu. Ça remonte à un an, un an et demi peut-être. Le profil classique : il sortait de taule et cherchait un exutoire à ses problèmes. Il a combattu quelques fois, a dérouillé quelques types. Il ne se faisait pas spécialement remarquer

Mon attention est entièrement captée et je sens une pointe d’adrénaline se former au creux de mon estomac. Igor repose la photo et je ne bronche pas, ni ne bouge.

- Et puis j’ai commencé à entendre des rumeurs sur son sujet, du genre qu’il aimait bien traîner autour des écoles primaires du secteur et des squares pour enfants. Alors je lui ai dit de foutre le camp et que s’il revenait, je m’occuperais personnellement de lui

Il affiche un air dégoûté et un instant, je me demande quelle serait sa réaction s’il s’avait tout ce que ce connard faisait subir aux gosses, si tant est que ça soit bien le bon que je traque. Sans que nous ne le sachions, ce genre de gars pullulent dans nos rues, dans nos vies et croyez moi qu’à certains, vous leur prêterez le bon Dieu sans confession. Ils savent jouer le jeu et l’innocence, voir feindre le dégoût lorsque nous évoquons la pédophilie alors qu’en secret, dans l’ombre d’une cave humide ou tout simple dans la chambre de son gosse, il prend plaisir à donner naissance à ses fantasmes malsains. Et je n’avais aucun doute sur le fait que si ce type était revenu se frotter au club, il ne serait peut-être déjà plus de ce monde… Si certains pensent que ça aurait été mieux ainsi, je ne suis pas de cet avis. Pas que je ne veux pas que ce fils de chien soit blanchit, loin de là. Mais la mort serait un cadeau pour ce genre d’ordure et c’est une fin bien trop simple à mon goût.

Je hoche la tête, l’écoutant attentivement, sentant ma mâchoire se contracter.

- Je l’ai jamais revu après ça. Je sais qu’il traînait souvent dans un bar un peu glauque de la 45ème à l’époque, le genre de bar où des filles de l’Est sans papiers se déshabillent facilement dans l’arrière boutique si tu vois ce que je veux dire, et pas toujours majeures. Peut-être qu’il y traîne toujours, si l’endroit existe encore…

Sa phrase à peine terminée, je prends un crayon sur le bureau qui n’est pas le mien, arrache les pages d’un calepin trouvé au hasard et prend note de cette dernière information, d’une écriture hâtive. Nous tenons quelque chose de supplémentaire, un élément précieux qui, je crois, n’attendra pas demain matin, même si je dois y passer trois heures de plus à bosser ici ou à faire une nuit blanche.

- C’est tout ce que je sais sur ce gars.

Je lève mon regard vers lui, acquiesçant, m’apprêtant à ouvrir la bouche pour une autre question.

- File-moi une clope.

Je n’hésite pas en plongeant la main dans ma poche et en sortant mon paquet de cigarette que je lui tends, suivit de mon vieux briquet. Si un collègue venait à se manifester dans le bureau, je n’aurai qu’à lui dire qu’Igor est un témoin essentiel pour coffrer un meurtrier en puissance pour qu’on me foute la paix. Peu importe son casier judiciaire. Et pour être honnête, ce n’est pas le détail qui occupe le plus mon esprit. Ce que me raconte Igor colle parfaitement à l’homme que je cherche et j’espère également que c’est le bon et que je ne fais pas fausse route.
Je me gratte la joue d’un air distrait en reprenant mon paquet de clope, glissant une cigarette entre mes lèvres avant de l’allumer d’un geste distrait.

- Tu as le nom de ce bar et de ce type ?

Je désigne la photo d’un signe de tête en inspirant une première bouffée de nicotine et l’expulsant tout en me reposant contre le dossier de la chaise, secouant la tête d’un air distrait. Quel merdier. Il ne serait pas improbable qu’à défaut de trouver des jeunes consentants, il aille se faire plaisir auprès des prostitués mineurs. Mais ce qui le dérangera tôt ou tard, c’est l’absence de résistance. Ce genre de profil aime voir sa victime se débattre, le craindre, le fuir... Je ne serais pas surpris d’apprendre que quelques jeunes filles aient disparu dernièrement. Personne ne se soucie des prostitués disparues, voir même retrouvées battues à mort dans un fossé. La réalité la plus dégueulasse est de se dire que les flics s’y intéressent uniquement lorsque ce genre détails sert à leur enquête. Ma main glisse sur mon crâne, puis sur ma nuque.

Je reprends mon stylo et prend note de ce qu’il ajoute, en acquiesçant en silence, cigarette aux lèvres, une paupière fermée sous la fumée. Mon cerveau carbure et je sais déjà que je vais rester quelques heures supplémentaires ici afin de peaufiner les détails et, pourquoi pas, rendre une petite visite à ce bar si je parviens à le trouver, pour un premier tour d’horizon.

- Merci pour ces infos. Tu viens peut-être de nous donner les derniers éléments pour coincer ce taré.

Je ramasse la photo et la range dans mon dossier que je claque avant de me tourner de nouveau vers l’écran, dans le but de terminer « le rapport » concernant Igor. J’essaie de chasser les images d’Ethan de ma tête et de ne pas me laisser obséder par ces nouveaux détails. L’adrénaline reste présente, là, le long de mes veines. Car si c’est bien le taré que nous cherchons, il ne sera plus qu’une question de quelques jours avant que nous puissions le coincer avec suffisamment d’élément pour l’accabler.

- On va finir ce rapport tranquillement, j’te laisserais un peu attendre ici puis tu pourras partir. J’t’appellerais un taxi pour éviter d’avoir des emmerdes.

Coup d’œil vers Igor avant d’esquisser un semblant de sourire, ignorant du mieux que je peux cette impulsivité de courir vers ce bar et d’y poser mes questions. Il faut que ça avance et vite. Avant qu’il ne recommence à égorger je ne sais quel gosse. Un flash du corps d’Ethan s’interpose et je le chasse en clignant des yeux. Tout ça me hantera jusqu’à la fin de mes jours et même si j’arrive désormais à mieux vivre avec ce genre d’images, elles n’en restent pas moins brûlantes et meurtrières.

- T’inquiète, c’est la maison qui offre.

C’est-à-dire moi et je ne rechigne pas à cette idée. Je tape quelques informations sur le clavier, renseignant les derniers champs libre avec le récit de ce qu’il s’est passé, selon son point de vue. Je continue de compléter le tout en lâchant :

- Ton bras en carton-pâte, tu t’en débarrasse quand ? Moment de flottement alors que je lui jette un coup d’œil accompagné d’un sourire. Parce que si jamais t’as envie de dérouiller la gueule d’un flic dans une ruelle derrière son appart… J’suis certain qu’il n’y aura aucun témoin.

C’était clairement une proposition sous-entendu et il pouvait bien en faire ce qu’il voulait, mais je ne serais pas mécontent de me faire cueillir à la sortie de chez moi par une bonne droite que je lui rendrais avec joie. Pour expier, expulser, évacuer. Ouais, pour un tas de chose. Igor aurait pu être un bon pote. Un très bon pote. Du moins, il l’était avant que cette tranchée de la taille d’un océan sépare nos deux mondes.

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MessageSujet: Re: Old friend, new problems. [Cillian]   Lun 22 Juin - 2:11

    Une balance. Il devenait une putain de balance.
    C’est en tout cas l’idée qui commença à germer dans son esprit alors qu’il terminait de donner les quelques informations qu’il possédait sur ce Jason Cleave. Que dirait ces hommes s’ils le voyaient à cet instant précis, en train de fumer tranquillement une clope avec un flic en le rencardant sur un type? Bon, tranquillement n’était certainement pas le bon terme. Il s’était fait embarqué avec rudesse pour une infraction, était coincé depuis ce qui lui semblait être une éternité dans une pièce exiguë sur une chaise qui lui talait les fesses et il s’était fait interrogé comme un collégien pris en faute dans le bureau du directeur de l’établissement. Il y avait mieux comme définition du terme « tranquillement ». Mais l’idée de base restait la même. Peut-être se montreraient ils plus enclins à ne pas le juger puisque l’homme en question avait visiblement des déviances pour les très jeunes enfants. À eux tous ils possédaient beaucoup de défauts et se trimballaient tous de lourds passés remplis de sang et autres crimes. Mais certaines choses ne passaient pas, même pour une petite bande de truands comme eux. Les déviants sexuels en faisaient partie, et quelque part, Igor était certain que ses hommes n’auraient pas hésité à couper les burnes de l’un de ses salauds plutôt que le pointer du doigt pour avoir aidé un flic.

    Il tira une nouvelle fois sur la cigarette, se massant la tempe en tentant de se rappeler le nom du bar en question. Et le jeune homme avait beau s’être forcé à apprendre l’Anglais parfaitement, son accent avait beau avoir presque disparu au cours de ses longues années, certaines barrières restaient infranchissables. Et un bar avec un nom à la con en faisait partie: un jeu de mots à caractère sexuel qu’il n’avait jamais saisi. Un argot bien particulier qu’il n’avait jamais compris. Les subtilités de la langue de Shakespeare, rabaissée version américain de New York, sans sous-titrage…

    « Non. Un nom à la con avec un jeu de mots débiles sur une paire de seins…je saurais pas dire. Mais tu peux pas le louper. Il est un peu en retrait de la rue principale mais y’a des néons criards bleus et roses partout. Crois-moi, tu sauras que c’est le bon quand le verras » répondit-il avec une grimace. Question mauvais goût, on ne faisait pas mieux, c’est pourquoi il n’y avait jamais mis les pieds.

    Et le fait que ses informations soient précieuses ne réconfortèrent qu’à moitié le Russe. Il ne préféra plus y penser, après tout, ça ne le regardait pas. Ses suppositions lui avaient déjà collé la nausée, il ne voulait pas en savoir plus ou même s’il avait visé juste. Un violeur, un pédophile, il n’avait pas besoin de savoir, pas besoin de s’encombrer l’esprit par des images désagréables, il avait assez de problèmes à gérer comme ça.
    C’est pourquoi, las de cette soirée, de cette nuit, Igor se contenta d’acquiescer à ce que lui disait Cillian. Qu’il en finisse! Et qu’il prenne ce putain de taxi pour aller se coucher et dormir une semaine entière.

    « Encore heureux » se permit-il tout de même de répliquer à son ancien ami quand il lui affirma que l’argent pour la course ne sortirait pas de sa poche. Son regard descend sur son plâtre et lui renvoie directement la frustration qu’a engendré cette blessure depuis un moment déjà. Ce que la vie pouvait être merdique parfois. « Encore quelques semaines et puis…rééducation. Va falloir que je reste sage un moment, histoire de ne pas aggraver mon cas. » expliqua-t-il en expirant bruyamment de lassitude.

    Il ne fit pas de commentaires supplémentaires, trouvant déjà l’ironie de la situation assez étrange. C’était un jeu dangereux que de renouer des liens avec Cillian, surtout après qu’on se soit infiltré au Club et qu’il ai du faire ce qu’il a fait. Mais encore plus dangereux de s’en faire un ennemi. Coupant court à ses pensées, il coopéra pour terminer le rapport, terminant sa clope avant de l’écraser dans le cendrier. Et, comme le flic le lui avait dit, ils attendirent un peu avant qu’il lui soit permis de se tirer, non sans avoir appelé un taxi d’abord.
    Ce n’est qu’une fois sur le pas de la porte du bureau qu’il se retourna.

    « Je retiens l’idée tu sais. De venir te faire goûter ton propre sang sur le bitume » proposa le jeune homme dans un sourire, avant de reprendre son sérieux et de fixer l’agent. « J’espère que tu trouveras ton gars. » Et le fixant quelques secondes, il se contenta d’un signe de tête avant de s’éclipser.

    Cette nuit avait été exténuante et les retrouvailles avec Cillian perturbantes. Ça avait remué trop de choses, trop de questions. Sur sa propre vie, ses propres choix, les conséquences de ses actes. Le retour de flamme qui ne tarderait, pas inexorablement, à lui péter à la tronche. Il n’allait pas dormir une semaine. Il allait dormir un mois. Un long mois, et tout oublier…


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