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 Things left unsaid [Anja]

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MessageSujet: Things left unsaid [Anja]   Lun 16 Mar - 1:23

    Fight Club, Mars 2016.


    Dire que les choses avaient été compliquées ces derniers temps aurait été un doux euphémisme. Il y avait d’abord eu cette taupe infiltrée au sein du club qu’il avait fallu débusquer et éliminer. Malheureusement, après de longues semaines de recherches, aidé de ses hommes, deux noms étaient restés, accompagnés d’un point d’interrogation. Deux noms qu’il avait fallu éliminés. Un de trop. Une mort qui avait pesé lourd sur la conscience du jeune homme, plus qu’il ne l’aurait pensé, avec laquelle il avait pourtant continué à avancer tant bien que mal. Car l’élimination du flic sous couverture n’avait retiré qu’une épine du pied du gérant, qui, après ça, avait dû serrer la vis pour ne pas attirer l’attention sur eux. Le Club en avait évidemment pâti. Privé de nouveaux membres, de soirées à paris ouverts et d’entrées d’argent régulières, il avait connu une perte de vitesse dont il se remettait à peine, maintenant que les forces de l’ordre regardaient moins attentivement ce qui se passait à l’intérieur de ces quatre murs. Méfiant et prudent, le Russe continuait de fouiller le passé et la vie de tous ceux qui franchissaient à présent les portes de sa petite entreprise, ne souhaitant pas commettre deux fois la même erreur. Mais toutes ces vérifications demandaient du temps, de l’énergie, et depuis quelques temps ce dernier sentait une certaine paranoïa flotter tout autour de lui et l’accompagner dans chacun de ses faits et gestes. Et ça l’épuisait, le rendait plus agressif, plus intransigeant, plus autoritaire aussi. Certains ne comprenaient pas ce changement soudain de fonctionnement, cette irritabilité exacerbée sans raison évidente, et pour les quelques hommes au courant des évènements, ils se contentaient de marcher sur des œufs le temps que tout se tasse progressivement. Quelque part, ça avait resserré les rangs, amplifiée la confiance qu’ils se portaient déjà mutuellement avant les faits, mais le négatif continuait de primer, et Igor accusait le coup, du moins essayait…

    Après la police, c’était le Maire qui avait fait parler de lui avec un discours bien pompeux sur la sécurité de la ville, de la délinquance qui envahissait nos rues, de la protection des familles, des enfants….le genre de discours qui laissait le trentenaire de marbre la plupart du temps. Oui, quand on n’introduisait pas l’idée d’un couvre feu, et qu’on ne mettait pas cette idée à exécution. L’annonce l’avait mis dans une colère noire et il avait fallu vingt bonnes minutes pour qu’il se calme enfin, qu’il emmerde une dernière fois le Maire et ses idées grotesques et qu’il décide qu’il ne suivrait pas cette mesure de sécurité. Seulement, encore une fois, le club en avait subi les conséquences et exceptés les habitués, les membres occasionnels n’étaient plus venus. Nouveau coup dur, qu’il avait encaissé tant bien que mal.

    Et puisque le sort avait décidé de s’acharner sur lui en cette fin d’année passée, c’était l’incident au « Time Warner Center » qui avait eu raison de lui. Dans le fond Igor avait été chanceux, on ne réchappait pas tous les jours à l’effondrement partiel d’un centre commercial. Après cinq heures passées sous les décombres à attendre les secours, il s’en était finalement tiré avec un poignet cassé et une épaule luxée, un vrai miracle selon les médecins. Plâtré et immobilisé, incapable de bouger l’épaule et handicapé pour de longues semaines, sa vision des choses avait été tout autre. Il ne pouvait plus combattre, voilà le seul fait valable qu’il avait retenu. Bien sûr le jeune homme avait continué d’aller au club et de gérer les lieux, avait recommencé à organiser des combats et pris les nombreux paris, mais le ring lui étant interdit, ça l’avait rendu fou. Se voir contraint de rester le cul vissé sur une chaise en regardant les autres évacuer toute leur frustration sans pouvoir faire de même ne l’avait pas aidé à aller mieux, bien au contraire. Pourtant, de la frustration, il en avait à revendre depuis de nombreux mois, dans tous les sens du terme. Une frustration aux multiples visages, certains plus agréables que d’autres, certains plus difficiles à effacer.

    Ce soir encore, alors que le club s’était quasiment vidé de tous ses membres et qu’il ne restait plus que lui et trois de ses hommes, la frustration persistait. Le plâtre n’entravait plus son poignet, son épaule avait pratiquement retrouvé toute sa mobilité, mais le ring lui restait interdit. Pas de gros efforts ni de sport de manière trop intensive, voilà ce que le kiné qu’il voyait trois fois par semaine lui avait dit. Comment se battre de manière peu intensive? Foutaises! Et ce soir encore, il se sentait las, vidé, fatigué alors qu’il avait passé sa soirée à gérer tout ce beau monde sans pouvoir participer aux festivités.
    La seule perspective intéressante était la soirée organisée chez David où serait présent toute sa petite équipe. Au début, Igor s’était montré réticent, ayant plus l’envie de s’affaler dans son canapé que de faire la fête. Mais ils en avaient besoin, tous autant qu’ils étaient, lui le premier sans doute. Il n’avait pas été très agréable ces derniers temps et c’était un bon moyen pour apaiser les tensions.

    Attrapant sa veste en coton, il l’enfila, grimaçant en tordant son épaule pour enfiler la manche gauche, s’assurant d’un coup d’œil circulaire que tout était clean. Parfait, ils pouvaient y aller. Enfin…à peine avait-il terminé son inspection que les portes s’ouvrirent pour laisser passer une silhouette féminine. Anja. Fermant quelques secondes les yeux en expirant bruyamment, il les rouvrit pour croiser le regard de David, qui lui fit quelques signes qu’il comprit sans avoir besoin d’ouvrir la bouche. Il les retrouverait là-bas. Les trois hommes se contentèrent de saluer la maquerelle avant de s’éclipser en silence, les laissant seuls dans le club, à présent désert. Le russe posa alors son regard sur elle, le visage neutre, bien qu’au fond de la poche de sa veste sa main gauche vînt attraper la balle anti-stress que son kiné lui avait donné pour rééduquer sa main, la serrant et la relâchant à plusieurs reprises.
    La visite de la jeune femme n’était pas prévue et à vrai dire, il n’avait aucune envie de lui faire face ce soir, pas avec la fatigue accumulée, pas avec la colère sourde qui grondait en lui et qu’il contenait difficilement, pas avec cette lassitude qui l’accompagnait depuis trop longtemps maintenant. La seule chose dont il avait envie, présentement, était d’aller boire et se marrer avec ses potes, et pas d’affronter l’un des visages qui le hantait depuis des mois.

    « Je savais pas que tu devais venir ce soir » lança-t-il sans préambules, comme à son habitude. « À moins d’un problème urgent qui ne peut pas attendre demain j’ai d’autres plans pour cette fin de soirée alors si on pouvait faire vite… »

    Il pourrait toujours ajouter le manque de diplomatie à sa longue liste de défauts.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Lun 16 Mar - 10:32




Elle ne savait même pas pourquoi elle venait ici ce soir. Elle aurait certainement eu mieux à faire. Elle aurait pu rentrer tranquillement chez elle, dans sa villa bien protégée et dont les mesures de sécurité avaient été renforcées. Seulement elle doutait que Jedi, son husky, soit suffisant pour lui distraire l'esprit et chasser les pensées sombres. Elle aurait pu sortir, aller boire un verre et s'amuser. Mais elle savait qu'elle n'aurait pas profité en se sentant observée. Surveillée. Depuis quelques semaines maintenant, un garde du corps l'accompagnait en permanence. Chez elle, ils étaient toujours là évidemment, ils étaient maintenant juste plus nombreux. A l'agence, d'ordinaire il n'y avait personne hormis elle et ses employées. la mafia passait de temps en temps dans le quartier mais cela s'arrêtait là. Il y avait maintenant un garde à l'accueil qui surveillait tous ceux qui entraient. Cela avait agacé plus d'un de ses clients mais quand elle leur expliquait, ils comprenaient. Plus ou moins. Elle avait également doublé la sécurité dans l'immeuble où vivaient les filles. Dans les moindres de ses déplacements enfin, en plus de son chauffeur il y avait maintenant ce garde assis avec elle dans la voiture. Heureusement, elle le connaissait depuis assez longtemps mais elle ne trouvait tout de même pas grand chose à lui dire. Elle n'allait pas commencé à lui parler de ses états d'âme... Pas sûr qu'il veuille bien encore la protéger s'il savait tout ce qu'elle avait fait. Quoique, son salaire était plus que correct. Avec suffisamment d'argent, elle imaginait qu'il ne se ferait pas prier pour assurer la sécurité de la pire des ordures. Elle n'appartenait pas encore à cette catégorie - du moins de son point de vue, en comparaison à certains de ses clients -, mais n'en était pas très loin.

Fatiguée de devoir toujours faire attention et de regarder en permanence autour d'elle où qu'elle allait, le Fight Club lui avait paru être une bonne idée. Elle savait que sa présence n'était pas particulièrement appréciée là-bas mais elle savait aussi que personne ne la toucherait. Mieux même, elle avait l'audace de croire que si quelqu'un essayait de s'en prendre à elle, on la défendrait. Probablement se berçait-elle d'illusions. Peut-être même que personne ne lèverait le petit doigt pour elle. En tout cas c'était le seul endroit où son garde du corps acceptait de ne pas franchir la porte avec elle, songeant sûrement qu'il y avait suffisamment d'hommes pour intervenir en cas de problème. Elle essayait de relativiser, de garder la tête froide et les pieds sur terre. Plus facile à dire qu'à faire quand tout le monde autour d'elle paniquait... Elle ne pouvait pas leur en vouloir en même temps. Cela faisait bien longtemps que l'on avait pas agressé l'une de ses filles. Le plus effrayant était certainement que cela aurait pu être elle... Certainement trop choquée par le contre-coup, elle n'arrivait pas à se souvenir exactement de la silhouette qui l'avait suivie cette nuit-là. Elle n'avait qu'un vague souvenir de son regard, mauvais. En revanche elle revoyait parfaitement son sourire. Malsain. C'était très rare mais il lui avait collé la chaire de poule. Les gens présents dans la laverie où elle s'était réfugiée avaient du la prendre pour une folle. Mais quand le lendemain, aux aurores, ils avaient retrouvé le corps de son employée... Il lui avait fallu un petit temps pour réaliser. Assimiler que ç'aurait pu être elle, à sa place. Défigurée, abîmée. Elle avait vu quelques photos qui étaient parvenues à la choquer, avaient réussi à lui donner un haut-le-cœur. Elle s'était retenue à grand peine pour ne pas vomir. Pauvre Vasylyna. Cette roumaine n'avait pas eu de chance durant sa vie et elle ne méritait pas cette fin. Ses filles n'avaient pas travaillé ce jour-là, elle avait annulé tous leurs rendez-vous elle-même. Cette silhouette qui l'avait suivie, puis sa fille retrouvée, ce ne pouvait pas être une coïncidence. C'était forcément quelqu'un qui lui en voulait. A elle personnellement, ou à son agence. Alors, depuis ce jour-là, elle avait l'impression d'évoluer dans une cage dorée bien protégée mais qui lui interdisait toute liberté.

Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était venue ici mais, maintenant que ses pieds foulaient le sol du club, elle comprenait. La brune était venue chercher ici du soulagement, de la sécurité qui ne l'étoufferait pas. Un coin de liberté sans pour autant se mettre en danger. Elle comptait aller simplement à l'arrière et regarder les comptes, sans rien demander à personne, rassurée par les bruits sourds des coups. Mais elle fut surprise de voir le club aussi désert. Il n'y avait que quatre hommes, dont Igor. Et ils semblaient tous sur le point de partir. Déjà ? Ah, oui. Le couvre-feu. Avec toutes ses histoires, elle l'avait complètement oublié... Premier coup à son moral. La gorge déjà un peu serrée, elle rendit leur salut aux trois gaillards qui s'éclipsaient. Et elle se retrouvait maintenant seule avec son partenaire. Ce n'était plus arrivé. Pas depuis qu'ils avaient fauté sur ce canapé. Ils ne s'étaient jamais retrouvés seul à seul, il y avait toujours eu des hommes autour d'eux depuis. Cela avait certainement aidé, à ce qu'ils fassent comme si rien ne s'était passé. Non pas qu'elle ait envie de le crier sur les toits mais cela lui pesait, de faire semblant. Elle assumait et n'avait pas à se cacher. Elle ne regrettait pas. Il fallait croire que ce n'était pas ce qu'il ressentait parce qu'il s'était montré particulièrement distant la première fois où ils s'étaient revus après leur nuit. Vexée, elle avait fait de même et était passée de moins en moins souvent au club. Bras dans le plâtre ou pas, il n'avait pas besoin d'elle pour gérer ses hommes. Ce soir ne dérogeait pas à la règle et il l'accueillait sous un reproche camouflé. Deuxième coup au moral. Les nerfs à vif, la maquerelle sentit son estomac se nouer. Elle déglutit silencieusement, serrant les mâchoires pour ne pas laisser apparaître sur son visage son abattement. Même ici, elle n'était pas tranquille... Attaquée, elle adopta sans même s'en rendre compte une attitude défensive. Mais elle avait toujours cru que la meilleure défense était l'attaque...


    « Aussi vite que les dernières fois où on s'est vus tu veux dire ? Rassure-toi, ce soir je vais continuer à faire semblant. Je ne voudrais pas entacher ta jolie soirée, je venais juste voir les finances et je pense que je pourrais le faire sans toi. »

Ses mâchoires se serrèrent un peu plus, pour l'aider à garder contenance. Elle contournait déjà le jeune homme quand elle fit subitement volte-face pour le toiser.

    « Et qu'on soit bien d'accord Igor, que ma visite soit prévue ou non, je reste la propriétaire. Je viens quand je veux. Même quand ça a l'air de te déranger. »

Elle n'aurait peut-être pas du dire ça. Trop tard. En même temps tant pis pour lui, c'était lui qui l'avait agressée alors qu'elle n'avait encore rien dit, rien demandé. La russe n'aurait certainement pas du réagir comme ça, ce n'était pas dans ses habitudes d'être aussi sanguine. Mais, avec les événements récents, ce n'était pas vraiment la période pour la titiller. Ses employés, ses clients, ses proches le voyaient bien. Elle partait au quart de tour à la moindre remarque. Igor ne ferait pas exception parce qu'il se montrait désagréable. Le visage fermé, elle lui lança un regard mordant pour camoufler comme ce rejet la blessait, plus particulièrement aujourd'hui.




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Lun 16 Mar - 21:55

    De longs mois s’étaient écoulés depuis cette fameuse nuit où ils avaient laissé libre court à leurs envies. De longs mois durant lesquels ils avaient joué au chat et à la souris, et ce qui dérangeait tant le jeune homme dans ce jeu puéril était le sentiment constant d’être la souris. Il ne le niait qu’à moitié, ce sentiment de malaise entre eux avait été initié par ses soins aussitôt qu’ils s’étaient revus. Gêné, un peu perdu face aux sentiments contradictoires nés au fin fond de son esprit, le jeune homme s’était refermé comme une huître et avait préféré prétendre qu’il ne s’était rien passé, abandonnant cet instant hors du temps. Pourtant, il était loin d’avoir oublié cette nuit-là. Non, il n’avait rien oublié, des courbes harmonieuses imprimées dans sa tête aux soupirs lascifs, des baisers fiévreux aux marques qu’elle avait laissé sur sa peau, toutes les images dansaient devant ses yeux sans qu’il ne puisse les contrôler, et ce beaucoup plus souvent qu’il ne voulait bien se l’avouer. Et c’était encore pire quand il la croisait, quand il devait affronter ces deux prunelles azurées et se focaliser sur celles-ci pour ne pas laisser son propre regard dévier sur ce corps divin qu’il connaissait à présent intimement. Le seul point positif restait que la distance et la froideur qu’il s’était imposées avaient rendu les visites de la maquerelle au club moins fréquente. Un point positif que Igor regrettait néanmoins amèrement. La voir moins souvent rendait certes les choses plus commodes, mais leur relation en avait sérieusement pâtie. Ils avaient fait de gros progrès depuis le début de leur collaboration, réussissant même à passer de bons moments ensembles à plaisanter et se charrier mutuellement en gardant le sourire. Et une nuit avait suffit à remettre les compteurs à zéro. Ne restait plus que l’aspect professionnel, et là encore, les choses restaient tendues. Et bien que le russe ne montrait rien, ça le minait.

    Il avait laissé la tentation prendre le pas, et son orgueil avait fait le reste. Car en vérité, il ne regrettait qu’une chose de cette nuit, l’endroit où leur passion s’était révélée. Le lendemain Igor s’était senti mal d’avoir trahi ainsi la mémoire de son ami et « mentor ». Pour lui, ça avait été un manque de respect envers l’ancien propriétaire des lieux. Mais au-delà de cette culpabilité, c’était l’absence de cette dernière qui l’avait le plus surpris. Certes il s’en voulait d’avoir couché avec Anja dans les anciens appartements de Stan, mais il ne regrettait pas d’avoir couché avec Anja…c’était ce qui l’avait torturé un temps, cette constatation. D’aussi loin qu’il s’en souvienne il en avait toujours eu envie et peut-être même le voulait-il encore, alors pourquoi se sentir coupable d’une chose si évidente.
    Évidente pour lui seul car il avait tout de même préféré faire l’autruche, et comme la jeune femme n’avait jamais soulevé le problème, il avait continué sur cette voie, les laissant créer un nouveau fossé entre eux. Retour à la case départ.
    De nombreuses fois le gérant s’était maudit lui-même pour ne pas crever l’abcès une bonne fois pour toutes, mais chaque fois qu’il se retrouvait face à elle, il gardait le silence et abrégeait au maximum leur entrevue. Pour être honnête, il n’avait aucune envie de l’entendre dire que ça n’avait été qu’une pulsion d’un soir, un petit coup sans intérêt qui ne valait pas la peine qu’on s’y attarde autant, que sans la drogue et l’alcool jamais elle ne lui aurait cédé. Alors il préférait continuer à faire comme si rien ne s’était passé, quitte à laisser les choses s’engluer.

    Quoi qu’il en soit, ce soir n’était vraiment pas le bon moment pour se retrouver face à elle et aux images qui le hantaient depuis leur nuit. Le jeune homme se savait à fleur de peau, plus impulsif encore que d’habitude, enclin à monter dans les tours pour une simple remarque de travers. La fatigue et la lassitude de ces derniers temps entraînaient fatalement l’agacement et la colère et s’en suivait généralement les paroles mesquines et les regrets. Des regrets, il en avait assez en réserve sans en rajouter.
    La réplique de la jeune femme ne se fit pas attendre, il aurait dû s’en douter vu la façon dont il l’avait accueilli. Serrant les mâchoires pour ne pas répondre du tac-o-tac, il détourna le regard et referma plus fermement sa main sur la balle se trouvant dans sa poche. ‘Continuer à faire semblant’, cette phrase résonna à plusieurs reprises sans sa tête alors qu’il se félicitait qu’elle n’ait pas besoin de lui. Comme elle l’esquivait il initia un pas vers la sortie, jusqu’à ce qu’elle lui fasse front et ne relance le débat.

    Et il la sentit gronder au fond de lui, cette colère qu’il tentait de garder bouclée en cage depuis quelques temps. Son visage se figea soudainement et les mâchoires contractées à l’extrême, il lui renvoya un regard froid comme la glace. Avançant d’un pas il la domina de sa hauteur, ne pénétrant pourtant pas dans son espace vital. Ce n’était vraiment pas le jour pour jouer les patronnes avec lui et le prendre de haut.

    « Des murs » répondit-il sur un ton glacial. « Tu es la propriétaire des murs. Ce sont mes hommes, mon équipe, et aucun d’entre eux ne te suivrait sans moi alors remballe tes grands airs princesse » continua-t-il en pointant un index à hauteur de poitrine, avant de se reculer d’un pas. « Vas-y, je t’en prie, ton club est tout à toi. Je te laisse seule » conclut le jeune homme en insistant bien sur le dernier mot.

    Si la colère n’avait pas guidé ses paroles dont il n’en pensait pas la moitié peut-être aurait-il remarqué ses traits tirés, son état similaire au sien. Mais la colère rendait aveugle, c’était bien connu.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 17 Mar - 0:48

Elle se moquait de son regard dédaigneux. Elle se fichait qu'il s'avance vers elle pour tenter de l'intimider. Il aurait pourtant du savoir que cela ne suffisait pas à la faire plier. Jamais. Et de ses yeux elle le défiait de toute l'arrogance dont elle pouvait être capable. Il avait beau jouer les grands et essayer de la dominer, la vérité était qu'il ne contrôlait rien du tout. Ses réactions étaient une réponse directe aux provocations de la brune. Il n'était même pas maître de sa colère, c'était elle qui l'invoquait. Si encore il avait pu la faire déferler comme il le souhaitait... Mais d'abord, il en était incapable avec son bras encore affaibli. Et, surtout, ils savaient l'un comme l'autre qu'il ne lèverait pas la main sur elle. Alors même s'il s'avançait vers elle, même s'il essayait de s'imposer physiquement, ils étaient tous deux conscients que cela n'irait jamais plus loin. Et en cela, il perdait tout crédit. Du moins... C'était ce qu'elle aurait aimé croire. Mais les mots qui sortirent des lèvres du blond la clouèrent sur place et lui firent l'effet d'une gifle. Peut-être, justement, parce qu'il ne pouvait pas se défouler physiquement, ses mots n'en étaient que plus violents. Et, réellement, la jeune femme eut durant une seconde l'impression que l'air lui manquait. Un peu comme s'il venait de lui mettre un coup qui aurait bloqué sa respiration. Sauf qu'il n'avait pas bougé et restait toujours là à la toiser. Et elle se demandait si elle n'aurait pas préféré qu'il la gifle vraiment... Car ces blessures-là n'étaient que physiques et s'effaçaient rapidement avec le temps. Il en savait quelque chose, le plâtre n'obstruait déjà plus son bras. Mais les autres... Ces blessures mentales, faites directement à l'égo, étaient toujours beaucoup plus longues à cicatriser. Parfois ne se refermaient-elles même jamais complètement. Alors, durant une seconde, elle resta interdite. Soufflée.

Les murs. Elle n'était propriétaire que des murs. L'essence-même qui faisait ce club lui échappait, du moins c'était ce qu'il prétendait. Alors de nouveau, cette sensation de paranoïa et d'insécurité. Ici non plus, on ne la défendrait pas. Elle avait presque l'impression que son agresseur, la silhouette inconnue, était là quelque part à l'épier et qu'elle n'attendait qu'une chose : qu'elle se retrouve seule pour achever le travail. L'on retrouverait son corps ici le lendemain et sa seule satisfaction serait la culpabilité qui rongerait Igor de l'avoir laissée ce soir-là à son triste sort. N'importe quoi... Il n'y avait personne ici. Personne à part lui, et elle. Et ces putains de frissons qui ne la quittaient pas à présent qu'elle avait imaginé le pire. Mais il avait raison, elle n'était propriétaire que des murs. Tous ces hommes qui venaient ici se battre avaient d'abord été loyaux à Stan. Ce n'était pas parce qu'il lui avait légué son club que la fidélité de ses hommes lui était acquise. Il visait juste et c'était peut-être pour cela que c'était plus blessant encore. Mais, puisqu'il y avait une part de vérité là-dedans, ce n'était certainement pas ça le pire. Le pire arrivait alors qu'elle pensait l'avoir déjà essuyé. Le pire prenait la forme d'une terreur déguisée. Il lui laissait l’entièreté de son club, puisque c'était le sien. Il la laissait avec ses murs. Il la laissait. Seule. Alors elle retirait ce qu'elle avait songé plus tôt, sur le sentiment d'être giflée. Le soufflet, il n'arrivait que maintenant. Il la frappait de plein fouet parce que la dernière fois où elle était restée seule, elle avait failli y passer. Et elle avait beau minimiser la situation et faire croire que cela ne l'atteignait pas, ce soir elle se rendait compte qu'elle était morte de trouille. Et à présent, elle ne pouvait plus renier cette constatation. Elle ne pouvait plus la cacher sous un masque de fierté. Seule, cela signifiait être vulnérable. Et elle détestait ce sentiment de faiblesse...

Il lui fallut recourir à toute la concentration dont elle était capable pour parvenir à se maîtriser. Il lui fallut déployer tous ses trésors d'impassibilité pour ne pas laisser les larmes franchir la barrière de ses yeux. Non, il était hors de question qu'elle s'écroule ici. Et encore moins devant lui. Mais cette retenue de ses glandes lacrymales lui demanda toute son attention et elle ne parvint pas à cacher plus longtemps que ses mots la heurtaient. Pâle au possible, elle le fixa d'un air absent durant une seconde avant que cela ne se réveille et que ça ne monte en elle. Ce torrent, cette tempête de rage qui ne demandait qu'à s'échapper et à le briser, lui. Il n'avait pas à lui parler comme ça. Il n'était personne pour lui parler sur ce ton. Pas après ce qu'il avait fait... ou plutôt ce qu'il n'avait pas fait. Pour qui se prenait-il ?! Alors elle sembla reprendre vie. Sous la colère, ses joues retrouvèrent une certaine couleur. Et au fond de ses yeux, une lueur venait de s'allumer. Dangereuse de résolution. Mauvaise et impitoyable. S'il pensait avoir le monopole de la torture psychique, il se trompait. S'il voulait jouer avec les mots à défaut de ses poings pour blesser, alors elle en était. Mais sur ce terrain-là, elle était mille fois plus expérimentée que lui. Et, indéniablement, elle saurait appuyer là où cela lui ferait mal. Il n'aurait jamais du lui parler comme il venait de le faire...


    « Tes hommes... Ton équipe... Ton club... Mais il me semble que tu oublies qui te les as placés au creux des mains... »

Et c'était là. Tout le sadisme dont elle pouvait faire preuve et qui la prenait, parfois. Ce désir de blesser et de faire mal. Au moins autant qu'elle ne venait de l'endurer. Et ça faisait s'étirer ses lèvres en un léger rictus. Et ça faisait danser dans ses yeux une lueur de mépris absolue. Une inspiration. Une respiration pour reprendre son souffle avant que les mots ne jaillissent sans qu'elle puisse les interrompre. Parce qu'elle le sentait, ça venait. Ca sortait. Elle allait vomir tout ce qui la rongeait, et tant mieux si cela éclaboussait le blond.

    « Tu crois vraiment qu'ils te suivraient toujours aussi aveuglément s'ils savaient que tu as couché avec la propriétaire, même s'il ne s'agit que de murs ? Tu crois qu'ils te seraient toujours loyaux s'il apprenaient que tu t'es envoyé en l'air avec l'ex de l'ancien maître des lieux au sein même de son antre ? Laisse-moi en douter mais admettons. En revanche, je ne suis pas sûre qu'ils te respecteraient encore s'ils voyaient à quel point tu es lâche, s'ils découvraient comme tu joues bien la comédie et que tu fais semblant depuis autant de mois. Alors non, je n'ai pas de leçon de morale à recevoir d'un homme qui n'est pas capable d'assumer ses désirs. »

Les mots qui suivirent sortirent en russe, parce qu'elle savait la langue plus gutturale, plus brutale et que cela ne donnerait que plus de poids à ses mots. Parce que quand elle était dans cet état-là, sa langue maternelle refaisait surface, aussi.

    « Va te faire foutre Zolnerowyk. »

Et c'était terminé. Tout était sorti. Seulement alors, elle se rendit compte qu'elle tremblait. Qu'elle ne parviendrait pas à retenir bien plus longtemps la marée lacrymale traîtresse qui montait. Elle aurait aimé le gifler mais il ne le méritait même pas. Il ne méritait pas non plus de la voir comme ça. Alors, après un dernier regard à la fois déçu et rancunier, elle se recula. La prochaine étape pour endiguer en paix ses larmes seraient les toilettes, pourvu qu'elle les atteigne à temps.




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 17 Mar - 2:25

    À l’instant même où les mots étaient sortis de sa bouche il avait su qu’il aurait dû se la fermer. Pourquoi chercher la confrontation quand il avait l’opportunité de serrer les dents, d’encaisser, et d’aller rejoindre ses amis pour profiter de la soirée? Parce qu’il était stupide et masochiste. Parce que devant elle il ne répondait plus de rien, que la maquerelle avait tendance à faire ressortir les choses qu’il prenait soin d’enterrer au plus profond de lui. Il la détestait pour ça, pour ce…pouvoir qu’elle avait sur lui sans même le vouloir réellement. Il la détestait, et se détestait d’aimer néanmoins cette sensation nouvelle, cette perte de contrôle aussi effrayante qu’exaltante. Comment une femme à laquelle il n’était pas lié sentimentalement pouvait lui faire ressentir autant de choses contradictoires quand ses anciennes petites amies n’y étaient jamais parvenues, alors même qu’il avait été épris de certaines d’entre elles? Comment pouvait-il, dans le même temps, avoir envie de l’étrangler et de l’embrasser? C’était à devenir fou. Et d’une certaine manière, il le devenait. Igor avait eu beau tenter de se focaliser entièrement sur son boulot ces derniers mois, remonter le club et assurer les finances plus que médiocres de ce dernier en élargissement ses activités annexes, c’était bien son visage qui avait continué d’alimenter ses rêves et de le hanter. Il avait eu beau tenter de chasser cette nuit avec d’autres femmes de passage, Anja était comme marquée au fer rouge sur sa peau.
    Alors oui parce qu’il la savait femme de caractère avec un tempérament de feu sous un puits de classe, il aurait dû fermer sa grande bouche. Mais il ne l’avait pas fait. À cet instant précis il se moquait de la raison réelle de sa colère, de son ressentiment. Elle allait payer pour les autres et tant pis pour les conséquences. Au point où ils en étaient de toute façon…

    Il eut juste le temps de la voir blêmir et d’accuser le coup, le temps, sans doute, de le faire culpabiliser un peu. Mais la jeune femme se reprit bien vite et la réplique ne se fit pas attendre. Visiblement il n’était pas le seul à avoir besoin de vider son sac ce soir. Et il encaissa, difficilement, la première attaque. Lui rappeler qu’il lui devait sa place le fit bouillir intérieurement. Oh, non, il ne risquait pas de l’oublier, après tout ce n’était pas la première fois qu’elle lui rafraîchissait la mémoire. Il prit tout de même l’option de ne pas surenchérir, pas sur ce sujet, qu’il jugeait clos pour sa part. Si elle regrettait son choix, il était trop tard pour en changer. Sa place, il y tenait, et ne la céderait sous aucun prétexte.
    La suite, de toute façon, ne lui laissa pas le loisir de s’appesantir sur ce fait, et le coup qu’elle lui porta fit mouche en plein cœur. Il dut se concentrer plus que de raison pour ne pas frapper la première surface qui lui tombait sous la main, serrant les poings sans pouvoir contrôler sa respiration qui s’accéléra sous le coup de la colère. Alors c’était donc ça? On en revenait encore et toujours à cette fameuse nuit? Et qui parlait au juste? La femme blessée dans son orgueil? L’ex-femme aussi coupable que lui d’avoir couché avec l’ancien bras droit de son mari? La femme d’affaires sadique habile pour détruire ceux qui se plaçaient sur sa route? Tant de visages pour une seule et même personne. Et c’était lui qui jouait la comédie? Il aurait aimé qu’elle se taise, que la conversation prenne fin sur le champ et qu’ils repartent chacun de leur côté. Mais les mots déferlaient comme des coups de couteau et la garce savait où frapper pour faire mal. Du moins à sa conscience, et surtout, son orgueil. Il ne l’avait jamais autant méprisé qu’à cet instant précis. Parce qu’elle visait juste, parce qu’elle disait en partie vraie. Il avait été lâche, il avait opté pour la solution de facilité, mais avait-elle fait mieux de son côté? La réponse était non.

    Il ferma les yeux quelques secondes, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Le russe avait toujours su que tôt ou tard cette conversation viendrait. Et peut-être qu’un autre jour, à un autre moment, il aurait encaissé ses reproches sans sourciller, aurait tenté de s’expliquer plus posément sur sa réaction. Mais dans cet état de colère, il n’y avait pas de place pour la raison et la diplomatie. Il se sentait acculé et il détestait cette sensation. Alors quand le trentenaire rouvrit les yeux pour les planter dans les siens et que, dans leur langue maternelle, elle décida de l’envoyer se faire foutre, il eut l’envie de lui cracher au visage pour lui signifier tout le mépris qu’elle lui inspirait. Le silence revînt, brisé par la respiration saccadée du jeune homme dont les prunelles lançaient des éclairs. Une petit voix lui souffla de partir, la même qui, plusieurs mois auparavant, lui avait soufflé la même chose pour ne pas commettre l’irréparable. Et encore une fois, il ne l’écouta pas.
    Quand il la vit amorcer un mouvement de recul il ne se contrôla plus. Lui attrapant vivement le bras sans pour autant lui faire mal, il la força, dans un même temps, à lui faire face et à reculer contre le mur le plus proche.

    « Tu as raison, ils ne me pardonneraient sûrement pas une chose que je ne peux me pardonner » répliqua-t-il sur un ton cinglant. « Tu peux me traiter de beaucoup de choses. De misérable si ça te chante, parce que c’est exactement ce que j’ai ressenti pour avoir manqué de respect à Stan de cette façon. Mais ce n’est pas en ça que je suis misérable, parce que mon seul regret est d’avoir couché avec toi dans son appartement. Tu veux savoir en quoi je suis misérable? » demanda-t-il par pure rhétorique, resserrant inconsciemment sa prise sur le bras de la russe. « C’est justement mon absence totale de culpabilité qui me dégoûte. Ne pas assumer mes désirs? Oh oui je t’ai désiré cette nuit-là et si c’était à refaire je le referais. Pas ici, mais je le referai. Je me fous que tu sois l’ex femme de Stan, je me fous de ce que peuvent penser mes hommes, mon seul regret est de l’avoir fait sur ce putain de canapé! Voilà en quoi je suis misérable » continua-t-il en haussant le ton. « Et à chaque fois que je te vois je me rappelle à quel point ça a été facile d’oublier mes beaux préceptes pour me laisser aller avec toi. » Il laissa passer un seconde de silence, relâchant son bras. « Tu peux me traiter de beaucoup de choses mais ne me traite pas de lâche. Tu as eu autant d’occasions que moi pour mettre ça sur le tapis et tu as attendu ce soir pour me le balancer à la gueule, alors si je suis lâche tu l’es autant que moi! Tu veux crier sur les toits qu’on s’est envoyé en l’air ici? Vas-y! Après tout, le club avait d’avantage de sens quand Stan était aux commandes. Partager ça avec toi, ça n’a jamais rien valut… » lui balança-t-il au visage, reprenant un ton plus calme mais beaucoup plus cassant. « Allez me faire foutre? Toi d’abord! »

    C’était faux, leur collaboration n’avait pas toujours été facile, ni maintenant, ni au début, mais au fond, elle avait toujours été importante à ses yeux, autant que le club. Mais le mensonge était parfois autant blessant que la vérité.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 17 Mar - 12:54

Les toilettes, les toilettes, les toilettes. L'idée l'obsédait. Elle avait envie d'entrer dans cette lumière froide, de sentir cette odeur pas vraiment agréable. Loin d'être l'endroit le plus glamour, il serait pourtant celui qui la rassurerait le plus et qui verrait son salut. Parce que, là-bas, elle pourrait tout lâcher. N'aurait pas à retenir ses larmes de peur qu'on ne la voit. Personne n'osait jamais venir vous déranger quand vous vous enfermiez entre ces quatre petits murs... Parce que personne n'avait envie de contempler la déchéance. Quelle ironie que cela se déroule à proximité d'un trône. Elle s'apprêtait déjà à fuir, maintenant qu'elle venait de laisser couler son venin. Un peu facile mais elle ne se sentait pas capable de subir un nouvel affront. Elle voulait le laisser là se démerder avec tout ce qu'elle venait de lui balancer. Elle ne voulait plus le voir parce qu'elle sentait sa colère qui stagnait, bien que légèrement apaisée de s'être déversée. Elle voulait qu'il s'en aille et qu'il la laisse tranquille. Seule, comme il venait de le dire. Ne pouvait-il pas respecter ce qu'il venait de lui promettre ? Non. L'image rassurante des cabinets s'évapora au moment où elle sentit la main d'Igor agripper son bras. Forcée de lui faire face, le geste eut au moins l'avantage de chasser ses larmes. Elle voulait qu'il la lâche. Il n'avait pas à la toucher ! Contrainte de nouveau, mais de toute manière pas vraiment en état de résister, elle avança en marche arrière jusqu'à ce que son dos ne rencontre un mur. A cet instant elle aussi, lançait des éclairs de ses yeux. Mais ça ne suffisait pas. Il ne la lâchait pas. Et ça la brûlait presque. Et elle voulait qu'il la lâche.

A son tour, il lui servit un monologue qui n'avait que pour seul but de la blesser. C'était de bonne guerre, c'était exactement ce qu'elle venait de faire. Ça, c'était ce qu'un regard extérieur aurait pensé. Elle en revanche, son égo ne supportait pas qu'il la domine et qu'il lui balance autant de trucs à la figure sans la laisser jamais répliquer. De colère, ses joues se mirent à rougir parce qu'elle ne supportait pas qu'il prenne ainsi l'ascendant sur elle. Elle aurait certainement pu le stopper, lui dire de se taire et le planter là. Mais elle restait étrangement clouée sur place. Parce que, même si cela la blessait, quelque part, elle était curieuse de savoir pourquoi il avait agi comme il l'avait fait. Pourquoi il avait prétendu qu'il ne s'était rien passé. Avait-il peur de ne pas savoir faire la part des choses ? Elle l'aurait fait pour eux deux. Ce n'était pas parce qu'ils s'étaient rencontrés intimement que cela aurait changé quoi que ce soit à leur relation professionnelle. Mais ce n'était pas ça. Il avait imposé cette distance parce qu'il se sentait misérable. Parce qu'il ne pouvait pas se pardonner d'avoir manqué de respect à Stan. Non, pas exactement. Une légère grimace tordit sa bouche quand il serra plus fort son bras mais elle retint un gémissement. Elle n'était tout de même pas si chochotte. Il s'en voulait, non pas pour ce qu'ils avaient fait mais pour l'endroit où ils l'avaient fait. Ce fut ce qu'elle comprit en premier lieu. Ce qui lui sauta aux yeux parce que c'était quelque part ce qu'elle ressentait aussi. Et que c'était plus facile à entendre que ce qui suivait. L'explication sous-jacente qu'elle décelait. Elle n'était même pas certaine de l'avoir bien comprise, c'était comme une sensation. Quelque chose sur lequel elle n'arrivait pas à mettre des mots mais qu'elle sentait. Et son instinct lui soufflait qu'elle ne se trompait pas.

Il ne se maudissait pas pour ce qu'ils avaient fait, ni pour l'endroit où ils l'avaient fait, bien qu'il le regrettât. Ce n'était pas parce qu'ils avaient bafoué d'une certaine manière la mémoire de Stanislas qu'il ne se pardonnait pas. Non, c'était pire que ça. Il se sentait misérable parce qu'il ne ressentait pas la moindre culpabilité. Parce qu'il se foutait de qui elle était l'ex-femme. Parce que ce que ses hommes pourraient penser lui importait peu. Il se sentait misérable parce qu'il n'avait pas su lui résister. C'était ça, la vraie raison. Il la camouflait sous son débit de mots mais elle venait de la capter. Il se sentait misérable parce qu'elle lui faisait renoncer à sa morale et qu'il ne se sentait même pas en tord pour ça. C'était pour ça, qu'il avait préféré faire l'autruche. Et elle était certaine qu'il lui en voulait pour ça... Ils auraient pu en rester là. Lui avec la délivrance d'avoir énoncé tout haut ce qui le hantait. Elle avec ce pincement au cœur et cette désagréable sensation tandis qu'elle garderait les yeux fermés sur ce qu'elle pensait avoir aperçu, deviné. C'était insensé mais à cet instant précis, elle avait envie de l'embrasser. De le mordre plutôt. Et alors qu'il relâchait son bras elle voulait qu'il repose ses mains sur elle. Légèrement haletante par ce mélange de sensations qui la traversaient, elle se contenta de rester là à le défier du regard de façon mutine. Mais il ne s'arrêtait pas là. Il l'accusait d'être aussi lâche que lui. Il n'avait pas tord, elle aurait du mettre les pieds dans le plat plus tôt. Mais son orgueil l'en avait empêchée. Et puis, elle ne sut pas bien d'où ça venait. Si c'était la perspective de révéler leur petit secret à tous ses hommes, ou si c'était la façon dont il dédaignait ce que le club était devenu, ou encore si c'était parce qu'il l'envoyait promener aussi. Elle ne sut pas d'où ça venait mais sa main partit. Le claquement résonnait encore dans les airs quand elle comprit ce qu'elle venait de faire. Surprise autant que choquée de l'avoir giflé, elle resta une seconde interdite avant d'exploser.


    « Je t'interdis de cracher sur ce qu'on a fait jusque-là pour ce club. Il est mort Igor, il se fout de savoir qui peut bien s'envoyer en l'air sur son canapé ! Si c'était à refaire moi non plus je ne le ferai pas dans cette pièce. Mais ce n'est pas pour ça que je regrette, et de toute façon on ne peut pas revenir en arrière ! Tu veux que je te dise ? C'est en insinuant que notre collaboration ne mène à rien que tu insultes sa mémoire. Et ça, je ne le permettrai pas. Tu n'as pas le droit ! »

A son tour elle haussait le ton et criait. Mais elle ne parvenait de toute façon plus à se maîtriser, à tous les niveaux. Elle venait de la sentir, une perle salée, traîtresse, qui coulait le long de sa joue. Elle la balaya d'un revers de main, se maudissant. Elle se détestait d'être une femme dans ces moments-là et d'avoir la larme plus facile que les hommes. Tremblotante, elle se mit à fixer le sol pour tenter de calmer sa respiration saccadée. Après une seconde de silence, elle reprit, la voix étrangement basse.

    « Je déteste ce club. Je le déteste depuis qu'il l'a préféré à notre couple, à moi. Je n'en ai jamais voulu, je ne sais pas ce qu'il lui est passé par la tête quand il me l'a donné. Alors puisque de toute façon notre partenariat risque d'être écourté, autant l'arrêter maintenant. Je n'en veux plus. Prends-le. »

C'était la peur qui parlait. Il n'aurait certainement pas la moindre idée de ce à quoi elle faisait allusion, mais elle sentait au fond de ses tripes que cette histoire se terminerait mal. Que ce sourire qu'elle avait croisé et qui lui avait donné la chaire de poule, ce sourire qui avait pris la vie de son employée ne s'arrêterait pas là et qu'il viendrait la chercher. Alors, plutôt que de laisser le club dans une impasse à ce moment-là, autant régler l'affaire tout de suite. Ils auraient plus de temps pour se retourner. Ils pourraient continuer de faire vivre l'idéal de Stan. C'était ce qui les avait réunis au départ de toute façon, alors tant que cela subsistait, le reste importait peu. La tête toujours baissée, elle espérait simplement qu'il accepterait parce qu'elle était fatiguée de se battre.




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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 17 Mar - 18:35

    Même dans cet état second guidé par la colère le contact physique l’avait électrisé. C’était la première fois qu’il osait poser la main sur elle depuis cette fameuse nuit, et bien que le geste ait été violent, la proximité de son corps, son parfum venu chatouiller ses sens lui rappelèrent d’une manière trouble ce qu’ils avaient partagé. C’était insensé, de désirer se rapprocher d’elle alors même qu’elle ne lui inspirait qu’haine et mépris. S’il avait cru à ce genre de contes pour enfants il l’aurait pensé sorcière pour réussir si facilement à lui retourner l’esprit, à l’envoûter d’un simple regard. Il s’était senti partir, maintenant qu’il avait dit ce qu’il avait à dire, partir vers ce moment hors du temps qui les avait liés quelques mois plus tôt. Mais cette échappée ne dura qu’une courte seconde, jusqu’à ce que la main de la jeune femme ne s’abatte froidement sur sa joue dans un écho cinglant. Ce geste aurait dû le faire sortir de ses gonds, lui faire atteindre le paroxysme de la colère, et pour un sanguin comme lui, possiblement lui rendre la pareille. Mais la gifle qu’il reçut eut l’effet totalement inverse. Le visage baissé, les yeux lançant encore des éclairs, il la sentit néanmoins redescendre, cette colère sourde qui l’avait fait grimper dans les tours. Reprenant pieds avec la réalité, la respiration moins saccadée, il reprit doucement son calme, comme anesthésié. Sa joue, comme un rappel aux propos extrêmes qui étaient sortis de sa bouche, le picotait désagréablement avec la sensation pourtant d’être passé sous un jet d’eau glacée. Des coups, il avait l’habitude d’en recevoir et dans une certaine mesure il aimait ça, quand il choisissait de monter sur le ring, quand il signait inconsciemment une autorisation pour qu’on lui en mette plein la tronche. Ses côtes encaissaient, son visage un peu moins, mais ça finissait toujours par une franche rigolade dans un esprit de camaraderie. Il supposait également, dans de lointains souvenirs, que des femmes, avant elle, l’avaient « flatté » du même geste, et dans ces mêmes souvenirs, ça l’avait fait sourire plus qu’autre chose. Aujourd’hui il n’avait pas envie de rire, pas plus que de rendre les coups. Après tout, il lui avait affirmé qu’il ne lèverait jamais la main sur elle et il tiendrait cette parole. Pas alors qu’il l’avait vu ravagée par les coups. Et puis lui rendre cette gifle aurait été lâche, et ça, il l’avait été pour deux depuis de trop nombreux mois. Il l’avait blessé par les mots, il ne le ferait pas avec sa main.

    Car blessée elle avait dû l’être pour en venir à le faire taire d’une gifle. Lui, pauvre petit gérant sans grande envergure, l’avait blessé elle, grande patronne maîtresse de ses émotions. Peut-être que ce simple fait aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Igor n’avait jamais vu la maquerelle perdre ses moyens devant lui, tellement douée pour cacher ce qu’elle ressentait vraiment derrière un masque implacable.
    Quand il reposa ses yeux sur elle, il n’y vit cependant aucun masque, et il accepta sans broncher les reproches qu’elle lui adressait. Le jeune homme n’avait plus vraiment la force de répliquer de toute façon, pas après avoir vidé son sac et avoir vu sa comparse en faire de même. Ces quelques minutes de conversation houleuse l’avait éreintées aussi sûrement qu’un combat sur le ring. Peut-être pas physiquement, mais psychologiquement. Pourtant, dans cette semi conscience dans laquelle il était plongé, il retînt une idée, réponse à une question qu’il s’était mainte fois posée : elle ne regrettait pas. Tout comme lui l’endroit où ils avaient fauté avait joué sur leur conscience, mais elle ne regrettait pas l’acte en lui-même. Il finit par fermer les yeux pour expirer longuement, laissant s’évacuer ainsi la colère qui subsistait.

    Et puis il la vit, furtive, cette larme dégringolant sur la joue d’Anja avant qu’elle ne l’efface d’un geste vif. Soudain mal à l’aise et peut-être un peu coupable, il déglutit face à la faiblesse passagère de la russe. Jamais il ne l’avait vu ainsi et il doutait sincèrement être le seul responsable de son état. Il n’avait pas autant de pouvoir sur elle, il y avait forcément autre chose, cette même chose qu’il aurait sans doute décelé s’il n’avait pas été aussi peu enclin à la recevoir ce soir.
    Ces dernières paroles lui firent froncer les sourcils et pendant un court instant, la crainte l’envahit. Elle lui donnait le club? Cette nouvelle aurait pu le réjouir, il aurait pu se sentir victorieux et exalté. Aurait dû. Mais tout ce qu’il comprenait est qu’elle sortirait à nouveau de sa vie, et qu’il serait seul avec ce que Stan avait créé.

    « Non » fut le seul mot qu’il réussit à prononcer pendant un long moment durant lequel le silence s’installa. Son ton était redevenu calme, posé. « Il te l’a donné. Peut-être pour se faire pardonner, peut-être pour….je ne connais pas ses raisons mais il te l’a légué. Il voulait que tu fasses partie de tout ça. Tu as raison, cracher sur ce qu’on a mis en place tous les deux ne rend pas justice à sa mémoire. Et même si je suis fatigué de vivre avec l’esprit d’un mort, même si je dois le laisser partir une bonne fois pour toutes, je ne renierai pas ça. Je ne ferai pas ça sans toi Anja. » déclara-t-il en tentant de capter son regard bien qu’il la sentait fuyante et aussi vidée que lui.

    « J’ai menti » avoua-t-il en fermant les yeux pour se donner du courage, n’étant pas doué pour ce genre d’aveu. « Le club n’est plus pareil sans Stan, c’est une certitude, mais il aurait encore moins de sens sans toi à mes côtés. J’ai…j’ai besoin de toi ici. »

    Il déglutit une nouvelle fois, mal à l’aise de s’être livré ainsi face à la jeune femme. Une minute ils se balançaient les pires saloperies à la tronche, la minute d’après, il lui avouait ne pas voir le club sans elle. Il n’y avait vraiment qu’elle pour lui faire ressentir autant de choses en si peu de temps.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mer 18 Mar - 0:12

Elle n'en revenait toujours pas. Elle venait de le gifler. Sa main venait de claquer contre sa joue dans un bruit qui s'était répercuté contre tous les murs vides du club. Elle venait de le gifler et lui ne bougeait même pas, ne réagissait pas. Elle s'était surprise elle-même de son audace. Parce qu'il était extrêmement rare qu'elle en vienne elle-même aux mains, même si la seule violence qui émanait d'elle n'était qu'une gifle. Elle n'aurait pas été jusqu'à tabasser quelqu'un, ça c'était certain. Elle n'allait jamais plus loin que la claque, ou, à la limite, à maintenir le menton d'une personne pour qu'il lui fasse bien face quand en général elle le crucifiait sur place par les mots. Mais cela n'allait jamais plus loin... Et il lui fallait atteindre un état d'énervement assez avancé pour qu'elle en vienne à perdre ainsi le contrôle. C'était le cas ce soir. Et, même si elle regrettait un peu son geste, quelque part, il l'avait bien cherché. Elle ne savait même pas si elle s'était attendue à ce qu'il réplique ou non. Elle le savait particulièrement impulsif mais de là à frapper une femme ? La vérité était qu'elle se fichait qu'il lui retourne le compliment parce qu'elle n'avait pas anticipé son geste. C'était parti, instinctivement. Sans qu'elle n'ait le temps de le retenir. Les mots non plus, elle n'avait pas pu les prévoir. Elle les débitait avec colère parce que c'était réellement ce que c'était. De la colère. Cela l'énervait qu'il ose remettre en cause tout le travail qu'ils avaient pu accomplir jusque-là. Cela l'agaçait qu'il suggère qu'ils avaient pu trahir la mémoire de Stan alors que ce qu'il faisait là était pire encore. Cela l'irritait qu'il lui tienne ainsi tête mais, plus encore, cela la fatiguait... Réellement, elle avait l'impression qu'elle n'avait pas dormi depuis deux jours. C'était un peu le cas, ses nuits avaient été particulièrement agitées mais ce soir, plus encore, elle sentait la fatigue et l'abattement qui fondaient sur elle et pesaient de tous leurs poids. Alors, oui, elle en avait assez. Elle n'avait plus envie de se battre et préférait tout lui laisser. Qu'il le prenne, ce club qu'ils semblaient tous tellement chérir...

Non. C'était sa réponse. Les trois petites lettres restèrent suspendues un moment, la narguant presque. Ses yeux se fermèrent alors qu'elle tentait d'aller puiser dans ses dernières ressources, dans ses dernières énergies pour se préparer à la nouvelle bataille qui se profilait. Mais, elle le savait déjà, elle n'en aurait pas la force. Elle se sentait vidée, c'était le mot. Elle venait de laisser jaillir toute la colère qu'elle portait et ne restait plus rien hormis la fatigue causée par ses nerfs qui l'avaient torturée. Non, il ne voulait pas prendre le club qu'elle lui donnait. Pourquoi ? Elle avouait ne pas comprendre. Une seconde plus tôt il affirmait que leur partenariat était inutile alors pourquoi s'en encombrer ? Il l'avait dit, c'était ses hommes, son équipe, quelle différence alors qu'il ajoute à cela la casquette propriétaire des lieux ? Mais il refusait. Il refusait la proposition parce que c'était à elle que Stan avait légué l'affaire, certainement parce qu'il voulait qu'elle garde un œil sur tout ça. Pour qu'elle veille à ce qu'il perdure et à ce que tout se déroule bien. Et même si lui aussi semblait en avoir assez de subir les pressions du fantôme de Stanislas, il se pliait à ses dernières exigences et affirmait ne pas vouloir continuer si elle lâchait l'affaire. La brune retint un soupir, gardant le visage baissé. C'était un peu facile, de lui dire ça maintenant alors que deux minutes plus tôt il la dédaignait. Elle ne savait pas bien si elle devait le croire, il ne lui disait peut-être tout cela qu'en pensant que c'était ce qu'elle voulait entendre, pour lui faire changer d'avis. Comme s'il lisait dans ses pensées, il précisa qu'il avait menti sur l'intérêt de leur collaboration. Il avait besoin d'elle, ici. Ces derniers mots lui firent relever les yeux. Des yeux qui démontraient qu'elle ne savait plus que penser. Qu'elle ne savait pas si elle devait le croire. Mais elle se souvint qu'Igor ne faisait pas partie des beaux parleurs et qu'il allait à l'essentiel. Encore hésitante, elle resta immobile quelques secondes à le fixer, comme pour le sonder et juger de sa sincérité. Elle décida finalement qu'elle le croyait quand il disait avoir besoin d'elle ici.


    « Même si mes visites ne sont pas prévues ? »

Elle aurait aimé sourire. Elle ne parvint qu'à afficher une moue minable tandis qu'elle secouait doucement la tête pour s'excuser de la blague ratée. Encore un peu perturbée par ce qu'ils venaient de vivre, elle inspira puis soupira, chassant définitivement les derniers relents de colère qui traînaient en elle. C'était terminé. La tempête était passée. Celle-ci, du moins. Il en restait bien d'autres à affronter, à l'extérieur. Rien que l'idée l'anéantissait un peu plus. Après une seconde d'hésitation, elle fit un pas vers lui et vint poser son front contre l'épaule du russe. Rien que ça, elle n'en demandait pas plus. Elle avait juste envie d'une épaule sur laquelle s'appuyer quelques minutes. Les yeux perdus sur le sol, quelque part vers leurs chaussures, elle réfléchissait encore. Elle ne mentait pas quand elle disait détester ce club. Elle n'avait accepté de le reprendre que parce que Stan le lui avait demandé, que parce qu'elle avait peur que dans d'autres mains, il parte à la dérive et que tout ce qu'il avait construit ne soit perdu. C'était l'unique raison qui la poussait à être encore là. Mais il avait raison, si Stan l'avait voulu ce n'était pas pour rien, bien qu'il ait emporté avec lui ses raisons dans sa tombe. Le club avait besoin d'elle, d'une certaine manière. Igor aussi, il venait de le lui avouer. Et puis, maintenant qu'elle avait signé, ce n'était pas son genre de renoncer. De baisser les bras.

    « D'accord... »

Les mots avaient été presque soupirés. Elle acceptait. De rester, de garder le club encore un peu. En revanche ce petit temps de réflexion lui avait permis de réaliser que, puisqu'ils jouaient cartes sur table, il lui fallait toucher un mot à son partenaire des événements récents. Pour qu'il ne soit pas pris au dépourvu et qu'il puisse prévoir. Elle devait se montrer fair-play et passer elle aussi aux aveux. Néanmoins elle sentait que les larmes n'avaient pas encore disparu et n'étaient pas si loin alors, si elle devait lui expliquer, elle le ferait dans cette position. Les yeux rivés par terre, toujours appuyée sur son épaule, là où aucun contact visuel n'était possible.

    « J'étais sérieuse Igor. Je ne sais pas si je traînerais dans les parages encore longtemps... »

Elle marqua une petite pause pour trouver les mots justes sans passer pour celle qui s’apitoie. Elle n'avait qu'à énoncer les faits.

    « On m'a suivie il y a quelques semaines. Je ne sais pas qui c'était, je ne me rappelle même pas son visage. Il n'y a que son sourire... Et il n'avait rien d'amical. J'ai eu de la chance. Le lendemain, le corps d'une de mes filles a été retrouvé... »

Le silence qui suivit serait amplement suffisant pour le laisser imaginer l'état dans lequel le cadavre avait été découvert. Son image dansa une seconde devant les yeux de la maquerelle mais elle se força à la chasser pour poursuivre de la voix la plus détachée possible.

    « Je ne pense pas que c'était une coïncidence. Ca ne peut pas être une coïncidence. Et je sais que ce n'est pas terminé. Je le sens... Alors d'accord, on continue comme ça pour le club. Tant que c'est possible. Le jour où ce ne le sera plus, je veux que ce soit toi qui reprennes le Fight Club. »

Elle finit par relever son visage vers le sien, la mine grave et le regard décidé.

    « Et là aussi je suis sérieuse. »

Elle n'avait pas envie de s'attarder sur sa situation. Ne voulait pas qu'il la prenne en pitié. Ce n'était pas ça qui importait. Pas à cet instant précis. Pas ici. Ici, il n'y avait que l'avenir des lieux qui importait. C'était pour ça qu'ils étaient là, pour ça qu'ils avaient été réunis. Elle voulait juste s'assurer qu'en cas de problème, tout était déjà décidé. Se redressant un peu plus, elle jeta un rapide coup d’œil à l'endroit mais il ne s'était pas magiquement repeuplé depuis leur altercation. Elle repasserait, pour les comptes... Elle allait plutôt rentrer, elle estimait lui avoir déjà assez pourri sa soirée comme ça. Son regard clair revint vers lui pour s'assurer une dernière fois qu'il avait bien saisi ce qu'elle venait de dire, les enjeux que cela impliquait pour le club. Des excuses auraient peut-être été de bon ton mais, même pour ça, elle ne se sentait plus d'attaque. De toute manière, les tords étaient partagés. Disons qu'ils étaient quittes... Plus ou moins. La gifle lui resterait sans doute en travers de la gorge encore un moment.




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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mer 18 Mar - 19:42

    Un rictus, plus qu’un sourire, vînt étirer mollement les lèvres du jeune homme à la taquinerie de la maquerelle, n’ayant pas encore le cœur pour apprécier ce genre d’humour. L’endroit était redevenu silencieux, maintenant qu’ils avaient arrêté de crier, et les nerfs calmés, il sentit à nouveau le besoin d’évacuer ailleurs le surplus d’inquiétude, de frustration. Vide, cet endroit lui pesait, et d’avantage après la scène qui s’était déroulée quelques minutes plus tôt. D’un côté, il n’avait qu’une envie, quitter les lieux et aller profiter du reste de sa soirée chez son ami, en compagnie de ses hommes et probablement de quelques filles. Mais quelque chose le retenait ici, l’empêchait d’envoyer une phrase de circonstance avant de prendre la poudre d’escampette. Il n’avait pas envie de laisser la russe seule ici, à ruminer dans son coin, même si le contraire était sorti de sa bouche plus tôt.
    D’ailleurs tout idée de fuite le déserta quand il la vit se rapprocher et venir poser le front sur son épaule. Il se tendit légèrement, mal à l’aise de ce rapprochement soudain, et qui lui fit se rendre compte que ça lui avait manqué. Pas la tendresse, ils n’avaient pas partagé cela durant la nuit qu’ils avaient passé ensemble, mais la proximité. Se détendant finalement, ses doigts vinrent agripper son bras, plus délicatement que la fois précédente, ne s’autorisant pas à aller plus loin dans le contact charnel. Igor savait trop comment il était aisé de perdre le contrôle en sa présence et ce soir n’était définitivement pas le bon soir pour se laisser aller à de nouvelles pulsions, pas alors qu’ils venaient tout juste de mettre à plat huit mois de non-dits. Parce qu’elle ne pouvait le voir il ferma tout de même les yeux, savourant l’instant pour ce qu’il était. Elle accepta la proposition et il s’en sentit soulagé. Bien qu’anticonformiste selon une grande majorité, le gérant aimait ses habitudes et la vie qu’il s’était construite ces dernières années. Le club lui offrait assez de rebondissements pour alimenter son besoin de sensations fortes. Pour le reste, les choses lui plaisaient telles qu’elles étaient, avec Anja, ses membres, la position qu’il occupait. Il n’avait jamais cherché à devenir le grand patron ici, pas plus qu’ailleurs au final. Le pouvoir, ça ne l’avait jamais intéressé, pas plus que l’argent tant qu’il en avait assez pour vivre. Ce club, ce n’était pas son bébé à lui, il ne l’avait pas créé, n’en avait pas posé les fondations. Il n’avait fait que reprendre la relève quand ce choix s’était imposé, mais quelque part, ce serait toujours le club de Stanislas Lebovski.

    La suite de son discours, en revanche, n’eut pour seul effet qu’effacer le sentiment de soulagement pour le remplacer par l’inquiétude. Qu’entendait-elle exactement par cette affirmation, ne pas traîner dans les parages encore longtemps? Parce qu’il ignorait tout de ce qui tracassait la jolie brune, il pensa en premier lieu qu’elle pensait à quitter la ville, et la nouvelle n’était pas pour le réjouir. Mais un simple départ, pour quelques temps ou définitif, ne pouvait être la cause de son état. Elle était restée contre lui, à éviter tout contact visuel, comme si la perspective de lui faire ces aveux dans les yeux lui auraient retiré tout courage. Alors, piqué dans sa curiosité, il conserva le silence pour écouter ce qu’elle avait à dire, sans l’interrompre puisque les mots semblaient déjà avoir du mal à sortir.
    Plus il l’écoutait, plus l’inquiétude grandissait alors qu’elle lui révélait avoir été suivie, qu’une de ses filles avait été retrouvée morte, et que les deux choses, de sa propre constatation, étaient liées. Son cerveau, usé, eut du mal à trier la dizaine d’informations qui lui parvenaient en même temps et il dut se répéter mentalement plusieurs fois ces derniers mots. Des ennemis, Igor ne doutait pas que la maquerelle en possédait. Liée à la mafia, exerçant dans la prostitution de luxe, elle ne pouvait pas avoir que des amis dans le milieu c’était certain. Mais il y avait tant de moyens de la faire tomber, des voies légales, financières. Or, la personne qui s’en était pris à elle avait visé directement la case personnelle. On l’avait suivi pour lui faire peur, et on avait assassiné une de ses filles pour lui signifier la gravité de la situation, le sérieux de l’attaque. Au-delà de l’inquiétude il sentit la colère revenir, entièrement dirigée vers l’enfoiré qui avait débuté ce jeu dangereux.

    Quand elle redressa le regard vers lui il put lire tout le sérieux de sa requête et encore dans un état second après les dernières révélations, il acquiesça de façon muette, relâchant doucement son bras. À vrai dire, ce n’est pas au club qu’il pensait à cet instant précis. Igor savait qu’il ne laisserait jamais couler cet endroit, peu importe les circonstances. Toute son attention n’était focalisé que sur Anja et ce qu’elle venait de lui dire. Les mâchoires serrées, le regard dur, il posa une main sur sa joue pour l’empêcher de se soustraire à son regard.

    « Je ferai ce que j’ai à faire. Mais je t’interdis de parler comme une condamnée tu m’entends? » lança-t-il durement, bien qu’elle comprendrait que la colère n’était aucunement dirigée sur elle. Il la devinait épuisée, physiquement et moralement, mais c’était la femme forte dont il aurait besoin sous peu. Pas ce soir, ils méritaient tous les deux un peu de repos. Mais demain, il lui faudrait redevenir la femme d’affaires qui ne laisse personne l’effrayer et se mettre en travers de sa route. « On trouvera cet enfoiré » reprit ce dernier sur un ton décidé, s’impliquant volontairement dans les évènements. S’ils voulaient réellement former une équipe, ça devait marcher dans les deux sens. Même si ça ne concernait pas directement le Club, maintenant qu’elle lui en avait parlé il n’accepterait pas de se faire évincer et de s’entendre dire que ce n’était pas ses affaires. « On le trouvera, et quand ce sera fait, on fera ce qu’il faut. » trancha-t-il en la libérant de son emprise.

    Il se détourna finalement après de longues secondes, faisant quelques pas pour tenter de se calmer à nouveau. Il jeta un coup d’œil à son portable pour vérifier l’heure, puis se tourna à nouveau vers la jeune femme. Il ne pouvait pas faire ça tout seul, et encore une fois, tout était une question d’équipe. Mais ça ne fonctionnerait pas. À moins que…

    « Tu viens avec moi » décréta le jeune homme sur un ton neutre. « Et inutile de discuter ce n’est pas négociable. Je ne te laisserai pas seule ce soir. Pas plus que je ne te laisserai avec un des Men in Black que tu emploies et qui doit sûrement attendre devant le Club » continua-t-il en tendant une main dans sa direction en guise d’invitation. « Crois-moi, tu seras beaucoup plus en sécurité là où je t’emmène. Et je te ramènerai moi-même chez toi quand tu me le demanderas. »


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Jeu 19 Mar - 10:41

Si elle avait voulu orienter la discussion vers le club pour la détourner de ce qu'il lui arrivait, c'était raté. Elle aurait préféré, pourtant. Qu'il accepte pour le club puis qu'ils se séparent là. Elle détestait ça, qu'on s'inquiète pour elle. C'était flatteur dans un sens, c'était certain. Rassurant même. Mais elle n'aimait pas impliquer ses relations professionnelles dans ses déboires personnels. C'était ses affaires, à elle, et cela ne regardait personne d'autre. Tout le monde avait des problèmes, elle avait les siens, les autres avait les leurs et c'était ce qu'elle aimait se dire quand elle refusait d'aider quelqu'un qui le lui demandait. Parce qu'elle ne devait rien à personne. Ceux qui étaient là pour la protéger le faisaient soit parce qu'elle les payait, soit parce qu'un partenariat avait été conclu. C'était le cas avec les russes. Ils assuraient la protection de ses filles, parfois la sienne quand elle le leur demandait, mais uniquement parce qu'elle leur offrait quelque chose en échange avec son agence. Ce n'était pas lié à de l'attachement, il n'y avait aucune bonté là-dedans. Mais ici... Avec Igor, c'était différent. Elle n'était là que pour le club, et si elle lui parlait de cette histoire c'était uniquement parce qu'elle pensait que cela pourrait avoir une influence sur le club dans un futur plus ou moins proche. Rien d'autre. Ce n'était pas une tentative désespérée de trouver du réconfort ou de se faire passer pour la victime. Ce n'était pas une façon de chercher auprès de lui une nouvelle protection. Les gardes du corps présents à chaque minute auprès d'elle ces derniers temps étaient bien suffisants... Mais quand elle vit son visage se durcir, elle comprit qu'elle ne s'était pas montrée assez désinvolte - difficile en même temps alors que cela la travaillait à chaque instant... - et qu'il ne la laisserait pas repartir comme elle était venue, avec ses problèmes sous le coude.

A son tour elle se tendit légèrement lorsqu'elle sentit la main du jeune homme sur sa joue. Mais elle ne cilla pas. Ne baissa pas les yeux. Les pupilles bien ancrées dans les siennes, elle l'entendit lui interdire de parler comme une condamnée. Il lui semblait pourtant l'avoir déjà informé qu'elle avait horreur qu'on lui dise quoi faire... Elle n'agissait pas comme une condamnée. Pas vraiment. Ce n'était pas qu'elle se résignait, c'était qu'elle préférait regarder les choses en face. Au fond d'elle, elle savait que cela finirait par arriver un jour. Qu'elle ne pouvait pas rester intouchable indéfiniment, malgré toutes les relations bien placées qu'elle pouvait avoir. Et, vu la vie qu'elle menait et tout ce qu'elle avait pu faire de mal dans celle-ci, elle savait aussi qu'elle ne coulerait pas une retraite paisible sur son yacht quelque part au soleil en Europe. Elle mourrait plus ou moins jeune, de façon particulièrement désagréable certainement. Depuis le temps elle s'était faite à l'idée, savait que ça finirait par arriver. Elle ne l'avait cependant pas prévu si vite. Et ce qui l'effrayait le plus était certainement de ne pas pouvoir mettre un visage à cette menace. Si elle avait connu l'identité de l'agresseur, elle aurait pu prendre les mesures nécessaires et l'éradiquer. Ce n'était pas le cas et elle avait l'impression d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Comme si la silhouette pourrait surgir à tout instant de n'importe quel coin d'ombre pour lui faire subir ce qu'avait enduré Vasylyna. Et le pire serait qu'elle ne pourrait même pas fuir avant puisqu'elle ne la reconnaîtrait pas. Alors non, ce n'était pas du défaitisme, juste la réalité.

Toujours sans broncher, elle écouta Igor poursuivre. Cela aurait du l'agacer, qu'il décide de se mêler de ses affaires. Elle aurait du le gifler de nouveau parce qu'il n'avait rien compris à ce qu'elle venait de raconter, aux requêtes qu'elle avait formulées. Bon d'accord, peut-être pas pour la gifle... Mais elle aurait du réagir quand elle l'entendit lui assurer qu'ils allaient retrouver celui ou celle qui avait fait ça et qu'ils allaient s'occuper du problème. Elle comprenait par là qu'il allait l'aider. Qu'il voulait l'aider et qu'elle ne pourrait de toute façon pas refuser. Et ça aurait du faire monter en elle un vent de révolte mais rien. Peut-être parce qu'elle était déjà usée. Ou peut-être aussi parce que cela lui donnait un regain de vivacité, d'envie de se battre. Alors même si elle savait qu'elle finirait mal, même si elle était morte de trouille, il avait raison, ce n'était pas pour cela que ce serait forcément aujourd'hui, avec cet enfoiré-là - le mot était bien trouvé. Ce fut peut-être la surprise, parce qu'elle ne s'était pas attendue à ce qu'il s'implique à ce point, mais elle resta encore immobile quand sa main quitta sa joue et qu'il se mit à faire les cents pas. Elle finit tout de même par baisser les yeux, songeant tout de même que c'était une mauvaise idée et qu'il ne savait pas dans quoi il s'embarquait... Elle les releva quand il trancha qu'elle venait avec lui. Ses sourcils se froncèrent une seconde, parce qu'elle n'aimait toujours pas qu'on lui impose quoi que ce soit. Elle faillit répliquer qu'elle ne serait pas seule mais il la stoppa dans son élan en la devançant. Il visait juste en devinant la présence d'un garde du corps, à l'extérieur. Et quand bien même, il refusait de la laisser avec son employé. Hésitante entre l'incrédulité et l'indignation, elle baissa son regard vers sa main tendue tandis qu'il lui assurait qu'elle serait plus en sécurité là où ils allaient et qu'il la ramènerait. En un flash furtif, elle vit Igor chez elle, dans sa villa mais il ne faisait pas que la déposer sagement. Non. Elle balaya cette pensée. Ce n'était pas ce qu'il insinuait, c'était lui manquer de respect que de l'imaginer alors qu'il lui proposait de l'aider. Encore méfiante, elle ne prit pas tout de suite sa main.


    « Ce n'était pas ce que je te demandais Igor... Je ne t'ai pas parlé de tout ça pour que tu voles à mon secours. Mais j'imagine que tu le sais déjà et que ça ne changera rien à la décision que tu viens de prendre... Pas plus que je n'ai la moindre chance de te convaincre de me laisser rentrer chez moi avec mon "Men in Black"... Qu'on soit bien d'accord en revanche, je ne viens que parce que je n'ai pas la force de t'envoyer promener. Et parce que je n'ai pas envie d'être toute seule aussi... Mais certainement pas parce que tu me l'imposes. »

Un léger sourire naquit sur ses lèvres. Le premier depuis un long moment. Elle se sentait étrangement apaisée. Protégée, pour ce soir au moins. Et cela lui faisait du bien de pouvoir ranger son inquiétude constante pour quelques heures. Franchissant les quelques pas qui les séparaient, sa main rejoignit la sienne mais le contact lui sembla étrange. Ce n'était pas comme le front qu'elle avait posé sur son épaule, ou la main qu'il avait amenée sur son bras. C'était autre chose même si elle n'aurait su dire quoi. Et pour chasser ce léger trouble, elle continua sur un ton plus léger.

    « Alors où tu m'emmènes Zolnerowyk ? »




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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Sam 21 Mar - 5:55

    Il ne fit que lever les yeux au ciel à sa remarque, un léger sourire étirant tout de même ses lèvres. En effet, il savait tout ça. Bien qu’ils évoluaient tous deux dans une sphère opposée, l’orgueil et la fierté les réunissaient. Et tout comme lui, la jeune femme n’était pas du genre à demander de l’aide même quand elle en avait besoin. À vrai dire, même si le russe avait pesé chaque mot sorti de sa bouche, il n’avait réfléchi qu’une brève seconde avant de s’impliquer lui-même dans cette affaire. Il ne savait pas vraiment où il mettait les pieds, ni quelles en seraient les conséquences, mais il ne resterait pas sur le banc de touche en simple spectateur. Sa réaction soulevait pas mal d’interrogations au final. Pendant longtemps la maquerelle n’avait été qu’une obsession dévorante, un diamant inaccessible qu’il n’avait pu qu’admirer de loin, soulevant chez lui autant de désir que de mépris. Par la force des choses ils avaient fini par se rapprocher, d’abord professionnellement, puis sur un plan plus personnel. Le fossé qui les séparaient s’était réduit, et Igor avait même fini par apprécier sa compagnie les rares fois où la jolie brune avait daigné laisser tomber le masque. La nuit qu’ils avaient partagé ensuite les avaient éloignés, en grande partie par sa faute, et ce soir, ils recommençaient sur de nouvelles bases maintenant qu’ils avaient mis les points sur les « i ». Mais ça n’expliquait pas son désir d’implication, ce besoin de la protéger alors même qu’il ignorait toujours ce qu’elle représentait pour lui. Aucun amour ne les liait, c’était certain, quant à l’amitié, ils en étaient encore loin. Ils se toléraient, s’appréciaient parfois, mais leur caractère bien trempé les faisait encore trop souvent reculer de deux pas après en avoir effectué un dans la direction de l’autre. Et pourtant dans ce méli-mélo de sentiments tous plus contradictoires les uns que les autres, une pensée persistait: il ne voulait pas la perdre. Sans réussir à pointer du doigt la vraie raison, ou peut-être en fermant les yeux volontairement sur celle-ci de peur de se perdre d’avantage, il ne voulait pas qu’elle disparaisse de son paysage. Comme la fois où il l’avait trouvé chez elle, battue presque à mort, et où il n’était pas parvenu à la laisser seule aux mains des médecins. C’était ce même sentiment qui réapparaissait sans y avoir été invité, et ce même besoin de la savoir saine et sauve. Parce qu’au fond, s’il apprenait dans quelques temps qu’il lui était arrivé quelque chose, il ne pourrait pas se pardonner d’être resté sur le bord de la route en attendant que les choses se fassent.
    Mais le gérant avait tout le temps de s’interroger demain, quand sa tête, reposée, pourrait se permettre de cogiter sur des sujets sensibles. Ce soir, cette dernière n’était plus bonne à rien. Sa main dans la sienne, qui le fit se crisper imperceptiblement, il lui lança un regard en coin, se dirigeant vers la sortie.

    « Tu ressembles à un flic qui pose trop de questions » rétorqua-t-il pour simple réponse dans un sourire. Il ouvrit la porte et lâcha sa main pour la laisser passer, refermant soigneusement derrière eux.

    À dire vrai, s’il gardait le secret sur l’endroit où il l’emmenait c’était seulement parce que le trentenaire savait qu’Anja n’aurait jamais accepté de le suivre si elle avait connu leur destination. Et il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir puisque lui-même appréhendait un peu la réaction de ses amis quand ils franchiraient le seuil de la porte[…]


    […]Porte devant laquelle ils atterrirent une petite quinzaine de minutes seulement plus tard, David vivant, comme Igor, dans le Queens. Le trajet s’était effectué dans le calme, et maintenant qu’ils se trouvaient devant l’appartement de son ami, d’où s’échappait quelques rires et un fond de musique cubaine, le jeune homme hésita une brève seconde. Il finit par l’ouvrir, laissant passer Anja avant de pénétrer dans l’antre aux lions, les regards se tournant sur eux. Des regards pour le moins surpris de voir la « grande patronne » débarquer ainsi en compagnie du gérant du Club. Les mouvements cessèrent lentement et l’attention se focalisa uniquement sur les deux nouveaux venus. Le jeune homme garda le silence pour le moment car s’il avait prévu cette réaction et n’en était pas mal à l’aise, il l’était pour la maquerelle qui devait le détester à cet instant précis. David finit par s’approcher, rompant ainsi le silence pesant qui s’était installé. De type hispanique, trente-deux ans et marié, en dehors du club le meilleur ami d’Igor avait tout du gendre idéal. Mais sur le ring comme dans les affaires, il était de loin celui en qui le russe avait le plus confiance pour assurer ses arrières.

    « Tu ne m’avais pas dit que tu venais accompagné » lança-t-il sans reproches dans la voix mais dans une question déguisée.
    « Parce que je ne le savais pas moi-même il y a vingt minutes » répondit le jeune homme sur un ton laconique. « Et ne blâmez pas Anja » reprit-il en s’adressant à tous ses hommes, au nombre total de six. Après tout, ce n’était pas à elle de se sortir du guêpier dans lequel il l’avait mis.  « Elle ne savait pas que je la conduisais dans la gueule du loup et elle ne serait probablement pas venue si je lui avais dit. Précisément à cause de ce genre d’attitudes » fit-il remarquer dans un geste de la main face à l‘accueil de ces messieurs. Il les comprenait, ils ne la connaissaient pas assez pour voir autre chose que l’ex femme de Stan et la propriétaire. La femme au dessus d’eux dont-ils refusaient plus ou moins l’autorité. « Écoutez il n’y pas de gérant ni de proprio ce soir. David a organisé cette soirée pour apaiser les tensions et c’est exactement dans cette optique que nous sommes venus. Si ça pose un problème à l’un d’entre vous, c’est le moment de l’ouvrir » prévint-il avançant d’un pas.
    « Tu veux dire les tensions créées par ton attitude de tête de nœud? » demanda Vassily, un grand brun d’origine Russe, le visage fermé mais les yeux rieurs.
    « Personnellement j’aurais été tenté d’aller jusqu’à attitude de connard » précisa un troisième homme, faisant lever les yeux au ciel au gérant.
    « Ok les gars d’autres volontaires? » rétorqua-t-il, bon joueur.

    C’était leur manière à eux de dire « on s’en branle mec, on est là pour picoler, le reste on s’en fout ». Il n’avait pas la force de faire de beaux discours ce soir, de leur expliquer vraiment qu’il était temps qu’il arrête de jouer les messagers, qu’il en avait assez d’être soit avec eux, soit avec elle, et qu’il avait besoin qu’ils forment une équipe tous ensemble…enfin plus ou moins tous ensemble. Comme le reste il remettait ça à demain. Et il les remerciait de leur attitude ce soir.

    « Moi » surprit tout le monde David en s’avançant vers les deux derniers invités. « Moi ça me pose problème » précisa ce dernier en plantant son regard dans celui de son ami, qui, il devait l’avouer, ne l’avait pas vu venir celle-là. « Tu viens chez moi, avec Miss Malkovski en personne » Il jeta un regard à la jeune femme. « Tu fais ton show en pensant que je ne dirai rien. Et bien je le dis, ça me pose problème et j’arrête pas de me poser une question. » continua l’hispanique en laissant volontairement planer durant quelques secondes un silence pesant. « Quand est-ce qu’on boit? »

    Des rires moqueurs s’échappèrent de la bouche des autres hommes alors qu’un sourire éclairait le visage de son bras droit qui attrapait deux verres remplis par deux de ses amis. Les autres repartirent à leurs occupations et la musique gagna à nouveau en volume, juste assez pour créer un fond sonore dépaysant. En tendant un à Igor, puis respectueusement un à Anja, il en attrapa un troisième pour lui-même et le leva à hauteur d’épaules, plantant son regard dans celui de la jeune femme.

    « Les invités d’Igor sont les bienvenues chez moi. Mais ici, pas de vodka, j’en bois assez quand je traîne avec lui. Ici, c’est tequila! » lança-t-il en guise de toast, attendant que les deux autres trinquent avec lui. Igor posa ses yeux sur la jeune femme, et haussant les épaules, vînt faire tinter son shot contre celui de David, attendant que la brunette en fasse de même. Ou qu'elle s'en aille en lui collant un autre gifle...



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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 31 Mar - 15:18

Ce n'avait pas été chose aisée que de convaincre Mikhail, son garde du corps, de la laisser partir seule avec Igor. Cela faisait des années maintenant qu'il travaillait pour elle, qu'il gardait sa villa et la protégeait des dangers sous toutes ses formes. Depuis qu'elle y avait emménagé pour être exacte, depuis le divorce. Il avait vu tout ce qu'elle traversait depuis toutes ces années, tout ce dans quoi elle trempait. Présence silencieuse qui se gardait bien de jamais émettre le moindre commentaire ou jugement. Ce n'était pas pour ça qu'il était payé, il le savait. Ils étaient trois comme ça, tous russes, à protéger sa villa et à se relayer depuis qu'elle s'était émancipée de Stanislas. Ils faisaient partis des plus proches, même si elle ne se confiait jamais à eux, elle savait qu'ils voyaient tout ou presque et leur silence, sans être une approbation, était une preuve qu'ils fermaient les yeux sur toutes ses affaires, ce qu'il pouvait y avoir de plus sombre en elle. C'était peut-être la nationalité qui les reliait tous mais ils s'étaient quelque part attachés à elle, et elle à eux. Elle leur faisait une confiance aveugle, preuve en était qu'elle n'hésitait pas à mettre sa vie entre leurs mains. Alors, quand elle avait annoncé à Mikhail qu'il pouvait prendre sa soirée, il l'avait regardée avec scepticisme et inquiétude avant de lancer un regard noir à Igor. Un sous-titre lui indiquant que, même s'il ne pouvait pas aller contre la volonté de sa patronne, s'il lui arrivait quoi que ce soit ils se reverraient. Elle n'avait pas eu la force de relever et était plutôt allée s'installer dans la voiture de son partenaire.

Le trajet avait été silencieux. Elle n'avait pas vraiment envie de parler après tout ce qu'ils avaient débité dans le club. Elle imaginait que lui non plus. Elle n'avait pas non plus cherché à le questionner sur le lieu où il l'emmenait, s'il n'avait pas répondu à sa question plus tôt, elle se doutait qu'il ne le ferait pas non plus même si elle insistait... Alors elle s'était contentée de laisser son regard se perdre à travers la vitre. Elle ne se questionnait pas non plus elle-même, elle saurait bien assez tôt où ils allaient. Et puis de toute façon, son cerveau n'était plus en état de réfléchir. Fatiguée, elle goûtait pour la première fois depuis un moment la joie de ne pas s'inquiéter. Elle aurait pu, aurait dû certainement. Mais d'une certaine façon, la présence d'Igor l'apaisait et, de manière incompréhensible, elle le croyait quand il disait qu'elle serait en sécurité et qu'ils finiraient par retrouver la personne qui la visait. Aussi pour l'heure se laissait-elle bercer par les rues qui défilaient sous ses yeux au rythme de la voiture. Après quelques minutes ils finirent par arriver devant la porte d'un appartement et sa curiosité fut piquée par la musique qui traversait les cloisons. Hispanique. Où l'avait-il amenée ? La réponse vint au moment où la porte s'ouvrit et où elle s'avança pour se retrouver nez-à-nez avec un petit groupe d'hommes. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre, sa mémoire reconnaissant déjà certains visages.

Ces hommes-là, elle les avait déjà croisés. De manière plus ou moins régulières. Et même si ses souvenirs lui avaient fait défaut, les différentes ecchymoses, égratignures et autres blessures qu'ils arboraient étaient suffisamment révélateurs. Ces hommes-là étaient des hommes qui fréquentaient le Fight Club. Pendant une seconde, elle eut l'impression de perdre pied. Dans quel monde pouvait-il bien s'imaginer qu'elle serait en sécurité dans la même pièce que ces gars qui la détestaient pour être entrée en possession d'un lieu qu'elle n'avait même pas voulu et pour lequel ils étaient prêts à tout ?! Gardant un visage le plus impassible possible, elle sentit ses muscles se crisper ostensiblement un par un et tous ses sens se mettre en alerte. Soit il était devenu complètement fou, soit il voulait sa perte. Hum... N'importe quoi Anja. Se giflant mentalement elle se ressaisit, restant pourtant encore immobile et en retrait, ne sachant pas trop quelle attitude adopter. Elle sentit pourtant une vague de colère la gagner quand Igor s'avança pour la défendre et anticiper les réactions de ses hommes. "Ne blâmez pas Anja"... Comme si elle allait se laisser blâmer alors qu'il était le seul responsable ! Cela dit il avait raison sur un point, elle n'aurait jamais accepté de venir si elle avait su. Statufiée, elle se mordit néanmoins la langue pour ne pas intervenir et suivi d'un regard méfiant l'échange qui s'ensuivit. Elle s'énerva encore intérieurement quand il avança qu'ils étaient venus en gage de paix, pour "apaiser les tensions". Comme si elle avait eu le choix... Au moins ne semblait-elle pas la seule à penser qu'il montait un peu vite sur ses grands chevaux. Après tout aucun d'entre eux ne s'était encore levé pour venir en coller une à la maquerelle...

Mais peut-être parlait-elle trop vite. David. Elle se souvenait de lui. Il avait été là quand ils avaient réglé le problème du policier infiltré. Et visiblement, c'était chez lui qu'ils se trouvaient. Se forçant encore à arborer un visage stoïque, elle resta néanmoins sur la défensive, plus encore quand il la nomma. Sans reculer, elle soutint son regard sans agressivité. Après tout ici c'était lui le propriétaire, s'il n'acceptait pas sa présence, elle n'aurait rien d'autre à dire qu'un au revoir poli. Mais, après quelques secondes d'un suspens volontaire, il finit par avouer que ce n'était pas elle qui le dérangeait mais plutôt le fait... que cela les avait retardé dans leur alcoolisation. Les rires fusèrent et le corps d'Anja se détendit, pas suffisamment néanmoins pour qu'elle ne se mette à sourire. Par réflexe, elle se saisit du verre qu'on lui tendait. La vérité était qu'elle ne savait plus vraiment que penser de tout cela... D'accord elle était apparemment la bienvenue. Mais pour combien de temps ? Et si après quelques verres de plus il changeait d'avis ? Elle en doutait, ce David avait l'air plutôt sympathique mais tout de même, elle ne pouvait pas s'empêcher de songer que c'était une mauvaise idée. Ou alors peut-être que les récents événements avaient accentué sa paranoïa et qu'elle voyait le mal partout... Toujours sans avoir décroché un mot - ni un sourire -, elle tourna son regard clair vers celui d'Igor pour le fixer durant quelques secondes. Elle ne savait pas s'il avait bien fait en l'amenant ici, s'il avait eu tord, ou raison. Mais elle lui laissait le bénéfice du doute... De toute façon, elle n'avait pas la force de mener un autre combat. Alors quand elle ramena ses yeux vers David, c'était là, allumé au fond de ses yeux : une petite lueur taquine. Et les coins de ses lèvres se soulevèrent en un léger sourire en même tant que son bras pour qu'elle puisse venir faire tinter son verre contre ceux de deux hommes.


    « Tequila d'accord. Mais j'espère au moins que la prochaine sera frappée... »

Et elle but son verre. Bon, elle préférait quand même la vodka, mais ce n'était pas désagréable. Quelques autres rires fusèrent de la table à laquelle les hommes étaient installés sans que cela n'ait à priori un rapport avec le petit groupe qu'ils formaient tous les trois. David finit par leur faire signe de rejoindre les autres et d'aller s'asseoir mais, avant de s'exécuter, elle attrapa Igor par le bras pour lui intimer de rester où il était. Elle se pencha légèrement vers lui, pour approcher sa bouche de son oreille, leurs visages se frôlant à peine.

    « Ne me refais plus jamais ça. »

Elle s'écarta aussitôt pour lui jeter un regard entendu dans lequel il verrait qu'elle ne lui en voulait pas, bien qu'elle n'appréciait que moyennement d'avoir été ainsi mise au pied du mur. Et pour mieux faire passer la pilule, elle lui offrit un léger sourire moqueur alors que déjà, elle se détournait pour s'avancer vers la table. Elle déposa son manteau sur le dossier de la chaise qu'on lui indiquât avant de prendre place. Elle jurait un peu dans le décor. Ses vêtements prouvaient qu'elle n'appartenait pas à ce monde dans lequel des amis se retrouvaient simplement pour boire un verre. Mais elle ne s'inquiétait pas, elle était un caméléon et avait toujours su s'adapter à toute audience. Y compris des grands gaillards qui risquaient de faire des blagues graveleuses... Alors ça commença, son étude. Se fondant parmi eux, elle ne put néanmoins s'empêcher de les détailler discrètement un par un. Des blonds, des bruns. Des qui avaient des visages plus avenants que d'autres. Et des accents qui se mélangeaient... Elle se rappelait que c'était ça aussi, le club. Un terrain neutre. Oh impossible de l'oublier, c'était pour ça que son ancien mari avait levé la main sur elle. Pour chasser ce souvenir sombre avant qu'il ne s'installe, elle se pencha de nouveau légèrement vers Igor qui s'était installée à côté d'elle.

    « Maintenant que je suis là, tu peux peut-être m'éclairer. Il y en a dont je ne pense pas savoir le prénom, même si je les ai tous croisés au moins une fois. »

Quitte à passer la soirée ici, autant savoir qui lui tiendrait compagnie...




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 21 Avr - 23:15


    Les verres avaient tinté d’une joyeuse mélodie et malgré la remarque et menace déguisée de la maquerelle qui avait suivi, Igor avait senti l’atmosphère se détendre, le forçant lui-même à laisser retomber la pression. Demain il y aurait tout un tas de choses à régler, à mettre en place, des responsabilités à assumer. Mais ce soir, pendant quelques heures, il n’avait plus à être le chef de cette équipe, le gérant d’une entreprise illégale ou le partenaire sanguin d’un binôme haut en couleur. Ce soir, pour les heures à venir, il n’avait qu’à être Igor, un homme parmi tant d’autres, et c’était l’idée la plus rassurante et rafraîchissante qu’il avait eu en tête ces derniers jours.
    C’est pourquoi un mince sourire flottait sur ses lèvres quand il prit place autour de la table aux côtés de Anja, faisant signe à l’un de ses amis de faire glisser deux verres dans leur direction. Fouillant dans la poche de sa veste il en extirpa un paquet de cigarettes, un briquet et le flacon qui contenait ses pilules pour la douleur, posant le tout devant lui sur la table. Après deux mois son épaule était quasiment guérie et son poignet le laissait en paix la plupart du temps, mais en fin de journée, le dur à cuire qu’il était devait avouer que ces deux parties de son corps se faisaient désagréablement rappeler à sa mémoire. Et dans une spirale infernale, elles lui rappelaient qu’il ne pouvait toujours pas combattre et que sa seule occupation au club depuis le début de l’année en dehors de sa gestion était de s’asseoir pour regarder les autres se défouler sur le ring. Une frustration qui commençait à peser sur son humeur, son impatience n’aidant en rien pour gérer la première. C’était aussi pour ça qu’être ici était important ce soir. Apaiser les tensions qu’il avait lui-même créées avec son fichu caractère….Certes, il n’avait pas prévu que la soirée lui permettrait d’apaiser également les tensions avec la jolie brune assise à ses côtés à qui il lança un regard discret.

    Anja ne collait pas vraiment au décor mais personne ne s’attarderait sur sa tenue ici, parce que honnêtement, tout le monde s’en foutait. Bien que sa présence ait été décidée au dernier moment Igor n’était pas mécontent qu’elle soit ici avec lui, au milieu de sa petite bande. Le jeune homme avait du mal à pointer du doigt la raison précise de ce contentement mais il était plus que satisfait de voir tout le monde réunit autour de la même table sans se tirer dans les pattes. Se tournant en entendant son nom il rattrapa les verres qui glissaient vers lui alors qu’une bouteille apparaissait sur sa gauche. Il semblerait que David ait revu sa position sur la vodka…
    Souriant plus largement il déboucha la bouteille au moment où la maquerelle se penchait vers lui pour l’interroger sur les autres membres présents. Remplissant leurs deux verres, il en fit glisser un devant la jeune femme avant d’extraire une cigarette qu’il s’empressa d’allumer. Puis il fit également glisser le paquet vers elle, inspirant une longue bouffée qu’il recracha au dessus de leur tête.

    « Alors… » lança-t-il en détaillant tout ce beau monde qui ne prêtait guère attention à ce qui se passait en bout de table, essayant de trouver un ordre logique pour les présentations informelles. « Le blond aux yeux bleus là-bas c’est Liam » commença le Russe en pointant discrètement l’homme du doigt. « Il tient une armurerie dans le centre ville et dans quelques minutes il va défier Devon - son doigt pivota vers l’homme assis en face du premier - dans un bras de fer purement machiste pour montrer à tout le monde qu’il en a une plus grosse paire que son employé. Ce dernier va perdre et se vexer et va probablement aller se fumer un joint sur le balcon. C’est à peu près à ce moment que le grand brun taciturne assis là-bas, Vassily, un camarade, va enfin sortir de sa léthargie pour rabattre son caquet à Liam et le battre aussi facilement que s’il avait combattu une mouche ». Baissant la voix il donna un simple coup de tête en direction de l’homme assis à côté de lui. « Lui c’est Klaus, j’ai souvent bossé avec lui à la grande époque et mieux vaut ne pas trop l’asticoter, c’est pas le plus marrant de la bande si tu veux mon avis, et probablement le plus dangereux. » expliqua ce dernier dans une grimace avant de reprendre. « Hum, tu connais déjà David, nettement plus marrant et celui qui assure mes arrières de bien des façons et enfin…le petit dernier…Jimmy ». Il inspira une nouvelle bouffée de nicotine. « C’est un brave petit gars, autant qu’on puisse l’être dans notre milieu. Et il en a dans le crâne, du moins avant que l’héroïne lui grille quelques méninges. Il aurait pu être toubib s’il n’était pas devenu accroc. Il a décroché depuis. C’est aussi le plus timide, et c’est un vrai couillon avec les femmes » expliqua Igor en riant légèrement. « Sa timidité avec la gente féminine est proportionnelle à la beauté de la femme qui lui adresse la parole. Alors si jamais tu lui fais la causette ne t’étonne pas s’il tombe dans les pommes » blagua le trentenaire sans se rendre compte du compliment que sous entendait sa dernière phrase.

    « Bon fini de rigoler les gars, c’est l’heure de se défouler un peu. Devon amène toi » défia Liam en posant le coude sur la table devant les ricanements des autres, attendant son employé pour un bras de fer improvisé.

    Se retenant de se moquer trop fort, Igor lança un regard entendu à la jeune femme, haussant les épaules devant la prévisibilité de ses hommes, et avalant d’une traite son shot de vodka. Se tournant à nouveau vers la jeune femme, il la détailla un instant, laissant ses hommes déterminer qui était le plus fort, se rendant compte que les présentations n’étaient pas complètement terminées.

    « Et puis il y a Anja. Jeune femme de pouvoir, mystérieuse, intelligente, sans doute un peu froide au premier abord. Mais si on apprend à la connaître un peu on se rend vite compte qu’un volcan brûle quelque part par là » fit-il remarquer en pointant son abdomen du doigt.

    La table vibra peu après et quelques rires fusèrent tandis que Devon se levait en bougonnant, se dirigeant vers le balcon. Cette fois-ci le russe ne put s’empêcher de baisser la tête, navré, en la secouant de gauche à droite. Prévisibles et désespérants…


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mer 22 Avr - 17:14

Elle venait de demander à Igor de tous les lui présenter quand elle fut surprise par une bouteille à l’alcool transparent posée non loin d’eux. Elle releva les yeux vers leur hôte et le remercia du regard. Elle appréciait. David avait beau avoir précisé que chez lui, c’était la tequila qui primait, il leur offrait tout de même de la vodka et elle comprenait que cela confirmait visuellement que la russe était la bienvenue chez lui. Un bon point, pour Igor. Peut-être avait-il raison finalement, peut-être était-elle réellement en sécurité ici. Avec ses hommes. Elle avait envie d’y croire, ne serait-ce que pour reposer quelques heures ses nerfs torturés. Elle sentait l’inquiétude constante qui parvenait à s’estomper dans cette ambiance joviale et conviviale et cela lui faisait du bien. Elle le remercierait peut-être, plus tard. Tout dépendrait de la suite de la soirée. Mais, mine de rien, avec de la vodka elle s’annonçait déjà sous de meilleures auspices. Il faudrait qu’elle y aille doucement tout de même, elle était tellement fatiguée psychologiquement qu’elle sentait qu’elle tiendrait moins bien ce soir et qu’il ne lui faudrait que quelques verres pour ne plus être maîtresse d’elle-même. Elle préférait éviter, même si elle se sentait plus ou moins à l’aise, elle n’était néanmoins pas en terrain conquis et la vigilance était malgré tout présente, en arrière-plan. Elle remercia Igor d’un sourire pour le verre et s’en empara pour n’en boire qu’une gorgée avant de le reposer. Elle allait éviter de faire shot sur shot… Elle ne prit en revanche pas immédiatement de cigarette, suivant déjà des yeux le trajet que faisait le blond en passant d’un homme à l’autre.

Il commença par Liam. Oui, lui, elle le connaissait. Cela faisait de nombreuses années qu’il fréquentait le club, il était déjà là alors qu’elle était encore mariée à Stan. Pour autant, elle avouait ne lui avoir jamais vraiment adressé la parole autrement que pour les politesses habituelles. C’était peut-être à cause de son air un peu trop grande-gueule, ces gens-là, Anja avait un peu de mal à ne pas les remettre à leur place. Il y en avait beaucoup qui étaient attirés par ce genre de caractères parce qu’il les amusait. Elle, cela ne la faisait rire que cinq minutes. Alors pour ne pas faire d’histoires au sein du club, elle avait toujours jugé plus sage de garder ses distances. Ce soir lui confirmerait si elle avait vu juste ou non. Suivait Devon, l’employé du premier, qui était apparemment quelque peu susceptible. Avec lui non plus, elle n’avait jamais discuté. Sans même qu’elle ne le fasse exprès, elle sentit son attention s’accentuer quand il évoqua Vassily, un camarade. Autrement dit, un russe. Et comme par magie, Anja vit assez rapidement d’un bon œil cet homme qui semblait pourtant taciturne. Et comme elle le dévisageait, avec discrétion tout de même, sa mémoire lui rappela qu’il était également déjà présent du temps de Stan. Vint ensuite Klaus, également présent à la "grande époque". L’expression la fit sourire et elle se félicita d’avoir choisi Igor en tant que gérant, sans le vouloir, il lui prouvait que l’esprit de Stan perdurerait dans ce club tant qu’il serait là. Ce Klaus en revanche lui semblait effectivement dangereux. Elle le voyait dans ses yeux, il avait cette petite étincelle sombre. Elle était elle-même un requin, il lui était plus aisé d’en reconnaître quand elle en croisait… Ce que n’était absolument pas David, elle avait fini par le comprendre. Lui aussi, elle le voyait d’un bon œil. Probablement parce qu’il l’acceptait chez lui sans poser de question. Enfin, le dernier s’appelait Jimmy. Quand Igor évoqua qu’il aurait pu être médecin, l’image d’Erwan vint se superposer à la sienne sans qu’elle ne puisse le contrôler. Elle la chassa néanmoins bien vite, se reconcentrant sur les paroles de son acolyte.

Paroles qui la surprirent en plein vol. Igor assurait que si elle se mettait à lui parler, le pauvre Jimmy tournerait de l’œil, rapport à sa beauté. Le regard de la maquerelle dévia aussitôt vers son partenaire mais il souriait et ne semblait même pas se rendre compte de ce qu’il était en train de dire. Comment est-ce qu’il faisait ça ? Les compliments sortaient avec un naturel déconcertant et n’avaient rien de lourds ni de déplacés. C’était certainement ce qu’on appelait la franchise, la spontanéité. Un domaine étranger à Anja qui mesurait chacun de ses propos avec qu’il ne quitte ses lèvres, même quand elle était en colère. Car même sous l’énervement, elle savait la portée de ses paroles et l’impact qu’ils auraient, l’irritation ne faisait qu’appuyer l’envie de blesser ou non. Mais ce n’était pas comme cela que fonctionnait Igor. L’impulsivité, il parlait comme il l’entendait, sans forcément anticiper la réaction que cela pourrait amener chez l’autre. Elle l’enviait pour ça. Oh elle était heureuse du caractère qu’elle avait, il l’avait amenée là où elle se trouvait aujourd’hui. Mais elle aurait aimé être moins... calculatrice parfois. Puisqu’il n’y prêtait pas plus attention, elle décida de ne pas relever et de prendre le compliment pour ce qu’il était. Et comme prévu Liam défia Devon au bras de fer. La brune échangea un regard complice et amusé avec Igor avant de reporter son attention sur les deux hommes qui allaient entamer leur duel. Seulement alors, elle se décida à accepter la cigarette qu’Igor lui avait proposée. Elle sortit un petit tube du paquet toujours présent devant elle, le portant à ses lèvres alors qu’elle empruntait le briquet du russe pour l’embraser. Elle tira une ou deux bouffées avant de devoir tourner la tête vers le blond qui la mentionnait et la surprenait encore.

Les présentations n’étaient pas finies, il y avait elle aussi. Est-ce que ça signifiait qu’il considérait qu’elle faisait partie du groupe maintenant ? Non, sûrement pas. Avec ce même naturel désarçonnant, il la dépeignit comme lui la voyait. Mystérieuse, intelligente, froide et volcanique. C’était certainement l’image qu’elle renvoyait, à quelques détails près. Touché. Il visait juste et commençait à plutôt bien la cerner, ce n’était pas donné à tout le monde de percevoir le feu sous la glace... Elle comprenait qu’il lui serait de plus en plus difficile de lui cacher les choses, ce qu’elle ressentait vraiment, que ce soit de la peur, de la colère ou autre chose. Il la voyait pour ce qu’elle était. C’était peut-être un atout pour leur collaboration mais, quelque part, cela lui faisait un peu peur. Elle n’aimait pas qu’on passe la porte de son intimité sans qu’elle ne l’ait vraiment décidé. Elle ne se rendit compte qu’elle le fixait toujours, perdue dans ses pensées, que quand les poings s’abattirent sur la table et la firent légèrement sursauter. Elle cligna des yeux, reprenant pied là où elle se trouvait. Devon avait effectivement perdu et s’éloignait en boudant. Anja reprit une bouffée de nicotine, la recracha puis se pencha doucement vers Igor, décidée à prendre un peu exemple et à laisser sa spontanéité prendre le dessus.


    « Et puis il y a toi. Le trait d’union entre la femme de pouvoir et cette bande de bagarreurs. L’impulsif pas si insensible qu’il n’y paraît. »

En même temps qu’elle parlait, David proposait à la ronde un poker mais, au moment où elle termina sa phrase, Liam protesta contre l’idée du jeu d’argent.

    « Oh déjà ? Mais on vient à peine de commencer à s'amuser ! Y a pas d'autre volontaire ? »

Si Igor avait vu juste, Vassily se porterait volontaire et mettrait Liam KO en deux temps trois mouvements. Sauf si.

    « Moi. »

Tous les regards se tournèrent vers elle mais elle n’y prêta pas attention, se levant la cigarette au bord des lèvres tandis qu’elle s’avançait vers la place que venait de libérer Devon en face de Liam.

    « Je peux essayer ? »

Elle attendit, les hommes semblèrent tous se consulter du regard, se demandant si c’était une bonne idée. Mais l’envie de jouer de Liam prit le dessus et il l’invita à s’asseoir d’un geste de la main. Elle s’installa, posant la cigarette sur le rebord du cendrier le plus proche. Elle le laissa poser son coude le premier, l’imita et joignit sa main à la sienne, demandant ingénument si ses gestes étaient corrects.

    « Prête ? »
    « Oui, mais essaye quand même de ne pas m’abîmer. »

Il rit et, après un hochement de tête, le match débuta et il poussa de toutes ses forces sur son avant-bras. Elle n’avait aucune chance, elle le savait bien. Elle résista comme elle put, quelques secondes. Et quand elle sentit qu’elle perdait la main, elle tricha. Sous la table, sa jambe s’avança, son pied remonta furtivement le long de celle de Liam et se posa sur son entrecuisse. Dérouté, le geste le déconcentra et elle profita de ce court laps de temps pour abattre son poing et, par la même occasion, gagner. Quelques cris de surprise fusèrent et elle arbora un large sourire qui n’avait rien de moqueur. Elle reprit sa cigarette et haussa vaguement les épaules.

    « J’avoue que ce n’était pas très fair-play, j’ai triché. C’est juste que je n’aime pas perdre... Sans rancune ? »

Elle lui offrit un petit clin d’œil en se relevant, se détournant de l’attention portée sur elle pour rejoindre le balcon. Derrière elle, déjà les rires s’élevaient de même que les moqueries. Au moment où elle allait franchir la porte, David lui demanda si elle voulait jouer au poker.

    « Seulement si ça ne dérange pas Liam. »

Un petit rire s’échappa de ses lèvres comme elle quittait le salon, non sans avoir jeté un regard discret à Igor pour capter sa réaction. A l’extérieur le vent la fit frissonner et elle salua Devon d’un léger signe de tête, profitant de sa cigarette dans un silence relatif, vaguement perturbé par la bonne humeur qui jaillissait de l’intérieur.




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Dernière édition par Anja Malkovski le Mer 22 Avr - 23:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mer 22 Avr - 23:27

    De la vodka, ses meilleurs amis, et une jolie femme à ses côtés. Il n’en fallait pas plus à Igor pour qualifier cette soirée de bonne. Et bien que le jeune homme se soit toujours contenté de peu, ça ne retirait en rien l’importance de ce moment. Il n’avait, de toute façon, pas connu grand-chose d’autre depuis son arrivée dans la Grande Pomme. Il avait éclusé les bars pendant quelques semaines avant de tomber sur le club, le reste avait suivi. Quant au reste, les boîtes de nuit, tous ces endroits avec lumières électriques et musique tonitruante, danseuses exotiques et poitrine aguicheuse, n’avaient jamais été sa tasse de thé. Tout était trop superficiel, excentrique, faux. Le russe avait besoin de contact direct, qu’il soit visuel ou physique dans un combat, pouvoir jauger la personne qui lui faisait face pour y lire ses intentions. Ce n’était pourtant pas toujours évident, il n’avait qu’à se focaliser sur sa voisine de table pour en être convaincu. Certes il connaissait Anja un peu mieux depuis qu’ils collaboraient pour le bien du Club, et il était beaucoup plus à l’aise en sa présence qu’à leurs débuts, mais il avait encore bien du mal à savoir ce qui se passait dans cette jolie tête. Une aura de mystère continuait à planer au dessus d’elle et il ne savait jamais vraiment à quoi s’en tenir avec elle, du moins pas complètement. Si d’aucuns pensaient que cela était un frein à l’équipe qu’ils formaient tous les deux, Igor ne pouvait s’empêcher de penser qu’au contraire, cette imprévisibilité était un atout. De par leur caractère respectif le gérant restait persuadé qu’au fond ils avaient besoin qu’une relation soit électrique, qu’ils avaient besoin, l’un comme l’autre, de s’engueuler pour mieux se réconcilier, et qu’au final, ça rendrait leur binôme plus fort. Le grand blond se serait bien passé des neuf mois de silence qui avaient suivi leur nuit ensemble mais il avait conscience d’en être en grande partie responsable.
    Ce dernier n’était pas parvenu à concilier la sphère professionnelle et privée et avait fait l’autruche, une erreur qu’il ne commettrait pas deux fois. Et en l’intégrant ce soir à son cercle, en lui offrant le temps de quelques heures la sécurité qu’elle cherchait il espérait se faire définitivement pardonner pour sa stupidité passée.

    Quoi qu’il en soit, le passé et le futur ne l’intéressaient pas. Vodka, ami, partenaire. Voilà tout ce qui comptait ce soir. Et faire ainsi les présentations avaient eu le mérite de lui soutirer bon nombres de sourires et quelques rires, se remémorant pour chacun d’eux la première fois qu’ils s’étaient rencontrés ou qu’ils avaient combattu. Le plus douloureux restant probablement Vassily qui l’avait envoyé au tapis comme personne avant lui, Stan y compris. Il lui avait fallu une bonne semaine pour s’en remettre mais avait tout de même gagné le respect de l’autre Russe pour avoir résisté si longtemps. Et bien qu’ils en plaisantaient volontiers Igor ne perdait pas espoir de lui rendre la pareille un jour ou l’autre.
    Tous ceux présents autour de cette table étaient sa vie, ce pour quoi il avançait, y intégrer Anja, même sur un coup de tête signifiait beaucoup, il s’en rendait compte maintenant. Néanmoins il ne fouilla pas plus profondément dans les explications, ne voulant pas trouver de sens à quelque chose de possiblement aussi simple qu’une soirée entre amis. Il se ferait charrier demain, mais pour le moment ils fermaient leur grande bouche et ce n’était pas plus mal.

    Toujours quelque peu blasé par l’attitude de ses hommes qui ne changeraient décidément jamais Igor releva les yeux sur la maquerelle quand elle conclut d’un point final le tour de table par sa propre personne. Pas si insensible? Qu’on le prenne pour un gros dur ne le dérangeait pas, bien au contraire, ça lui évitait de devoir faire semblant avec des gens à qui il portait peu d’intérêt. Ça lui évitait de se faire emmerder par les autres ou qu’on vienne l’asticoter pour rien. L’entendre d’une femme le fit s’interroger doublement, elles qui n’avaient de cesse de lui répéter qu’il se moquait de tout et ne se sentait concerner par rien. Et par « rien » il fallait comprendre « elles ». Généralités de bonne femme…

    « Je vais tâcher de m’en souvenir pour ma pierre tombale. Ci-gît Igor Demyan Zolnerowyk, un trait d’union très compétent » répondit-il dans un sourire juste avant que Liam ne surenchérisse.

    Il en profita pour se resservir en vodka, se freinant mentalement puisqu’il devait encore raccompagner Anja jusqu’à sa porte. Une longue bouffée de nicotine plus tard, il s’attendit, comme toujours, à voir Vassily lever les yeux au ciel et battre violemment son ami sur cette table qui en avait décidé vu de belles depuis tout ce temps. Ce fut bel et bien une voix russe qui s’éleva, mais beaucoup plus douce que celle attendue. Ricanant pour la bague de la jeune femme Igor reprit pourtant bien vite son sérieux quand il la vit se lever pour se diriger vers la place inoccupée. Non mais…elle était sérieuse? Visiblement oui. D’abord interloqué le jeune homme se laissa gagner par la curiosité, se demandant bien ce que sa partenaire avait derrière la tête. Car ça, il ne l’avait clairement pas vu venir. Quelques regards se tournèrent vers lui mais il se contenta de hausser les épaules et de fumer tranquillement sa cigarette. Anja était une grande fille elle n’avait nullement besoin de lui et il devait l’avouer, il était assez impatient de voir cet affrontement peu commun.
    Le bras de fer commença et son regard alla de la jolie brune à Liam, étudiant attentivement leur visage et leur réaction alors qu’étrangement le silence s’était installé dans la pièce. Pendant de longues secondes rien ne sembla perturber son ami, jusqu’à ce qu’il baisse le visage en direction de son entrejambe et que Igor aperçoive le haut du pied de la jeune femme flatter cette même partie de son anatomie. Un bref instant il sentit ses mâchoires se crisper et parce qu’il lui était impossible de pointer du doigt le sentiment fugace qui venait de l’assaillir, il le laissa repartir aussi vite qu’il était venu. Après tout, passé l’instant de surprise, il réalisa qu’Anja avait battu Liam et lui aussi partit dans un rire moqueur qu’il eut du mal à contrôler, la tête déconfite de l’armurier ne l’aidant en rien à se calmer.

    Buvant un peu de sa vodka il continua de sourire, suivant du regard la maquerelle qui s’éloignait en direction du balcon et qui, après une invitation de David, capta son regard avant de s’éclipser. Il resta un moment les yeux perdus dans le vague. D’un côté il ne l’aurait pas cru capable d’un tel culot au milieu de tous ces et d’un autre, il n’en était pas le moins du monde surpris. Son attention se reporta sur son groupe, et tandis que son meilleur ami allait chercher ce dont-ils avaient besoin pour le poker, les autres débattaient encore. En réalité c’était plutôt Liam contre le reste du monde. D’un côté les moqueurs et de l’autre la victime qui criait presque au scandale pour cette triche. Voilà qui changeait des soirées habituelles.
    Il ne profita pour s’éclipser à son tour, attrapant au passage le manteau de la jeune femme qu’il rejoignit sur le balcon.

    « Qu’est-ce qu’ils ont à se marrer comme ça? » questionna Devon dès qu’il fut dehors.
    « Liam a mordu la poussière » répondit le gérant en lançant un regard à la maquerelle.
    « Vassily? »
    « Anja. »
    « Pfff » répliqua-t-il, avant de douter face au regard sérieux du grand blond. Le sien bifurqua vers la jeune femme et après un instant d’hésitation il fila jusqu’au salon comme pour vérifier la véracité de ses propos.

    Souriant une nouvelle fois Igor s’approcha de la seule présence féminine des lieux, déposant son manteau sur ses fines épaules.

    « Je n’ai pas trop envie de devoir affronter ton gorille si je te ramène malade passé les douze coups de minuit » se justifia-t-il pour minimiser son attention. Il laissa un léger silence s’installer, profitant du calme de la rue. « Au vu de ta réaction j’en déduis que tu ne me détestes pas complètement pour t’avoir emmenée ici? » questionna-t-il dans un air d’enfant coupable.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Jeu 23 Avr - 1:38

Pas une seconde quand elle avait franchi la porte de cet appartement et que ses yeux s'étaient posés sur ce groupe d'hommes qui fréquentaient tous le Fight Club, elle ne s'était doutée qu'elle aurait l'audace de défier l'un d'eux à un bras de fer. Pas une seconde elle n'aurait pensé qu'elle finirait par se sentir presque à l'aise parmi eux. Pas une seconde elle n'avait cru que cela suffirait à lui faire oublier ses soucis. Et pourtant. Oh son toupet ne la surprenait pas elle-même... Après tout elle avait l'habitude d'évoluer dans un environnement typiquement masculin. Et ce n'était pas en minaudant qu'elle était parvenue à se faire une place. Il fallait oser, s'imposer, leur prouver que ce n'était pas parce qu'elle était une femme qu'il faudrait compter sur le fait de la laisser de côté. C'était comme ça que ça marchait, comme ça que l'on se faisait respecter. Que l'on se faisait accepter aussi. Il suffisait de prendre des risques, montrer que rien n'était intimidant, et exécuter les actions qui suivaient les paroles. C'était ça le plus important, agir. Sans cela, aucun respect ne venait et les mots ne restaient que des mots. C'était comme ça qu'elle s'était imposée auprès des russes, et de tout le gratin masculin new-yorkais qu'elle pouvait côtoyer. C'était comme ça qu'elle s'intégrait de force dans ce groupe d'amis aux gros bras. Elle n'avait pourtant rien prémédité, ne s'était pas une seule seconde posé la question de savoir s'il lui fallait se faire une place ou non. Mais elle le faisait, de façon naturelle et presque instinctive. De ce côté-là, elle faisait confiance à ses pressentiments, ils la guidaient généralement dans la bonne direction et elle était autant à l'aise dans l'aquarium des requins de la ville que dans une soirée pleine de testostérone entre amis. Contradictoire pour un caractère aussi fort que le sien mais l'adaptation était un atout non négligeable dans son métier. C'était même nécessaire tellement elle en voyait passer...

Ne se préoccupant déjà plus de son exploit, elle ne chercha pas à se vanter de sa victoire auprès de Devon. Elle aurait pu le faire si elle avait cherché à le venger. Ce n'était pas le cas. Elle avait simplement agi sur une impulsion, même si le plan de la déconcentration avait traversé son esprit au moment même où elle se proposait pour le bras de fer. C'était comme elle l'avait dit, elle n'aimait pas perdre. Cela ne l'empêchait pas d'avoir envie de jouer et de s'assurer de gagner par tous les moyens possibles... Elle obtenait toujours ce qu'elle voulait. Mais maintenant que c'était fait elle n'allait pas le crier sur tous les toits. Et encore moins à ce pauvre Devon qui avait déjà perdu une fois. A sa place, elle n'aurait peut-être pas aimé qu'on lui dise que celui contre qui on avait perdu venait de se faire battre par une fille... Aussi le laissa-t-elle tranquille, profitant elle aussi du calme approximatif du balcon tandis qu'elle tirait sur sa cigarette les yeux perdus dans le vide. Des bruits de pas se firent entendre mais elle ne se retourna pas pour vérifier l'identité du nouvel arrivant. Elle eut la réponse bien assez vite en entendant sa voix après la question de Devon. Igor. Du coin de l’œil avant le combat, elle avait vu son intérêt comme il se demandait probablement comment elle comptait se sortir de là la tête haute. Elle n'avait en revanche rien remarqué de sa crispation quand son pied était venu se perdre vers la cuisse de Liam, trop concentrée elle-même sur le timing qu'elle ne devait pas louper si elle voulait gagner. Elle avait cependant noté son rire, comme celui des autres, quand il avait fini par comprendre que c'était elle qui avait gagné. Et la brune ne put empêcher ses lèvres de s'étirer en un sourire légèrement fier quand le russe annonça que c'était elle qui avait vaincu Liam, et non Vassily comme le présumait Devon. Il avait du mal à y croire, elle ne l'en blâmait pas. Les chances étaient bien minces. Elle leva son regard vers le sien au moment où il la dévisageait, hésitant à croire ce qu'il venait d'entendre. Et sans un mot de plus il bondit vers le salon, certainement pour se faire confirmer cette version de l'histoire. Il n'allait pas être déçu...

Encore immobile, seule sa main tenant la cigarette faisait l'aller-retour vers ses lèvres, ses yeux s'étant égarés quelque part vers les lumières qui éclairaient la rue quelques mètres plus bas. Un tissu plus épais et plus lourd rejoignant ses épaules finit par la tirer de ses pensées, ou plutôt du vide de ses pensées. C'était assez rare mais c'était là : elle ne réfléchissait à rien. Trop fatiguée pour cela. Elle préférait se laisser porter et autoriser ses yeux à vagabonder où ils le souhaitaient. C'était mieux comme ça car si elle se remettait à penser, elle imaginait que celles-ci s’empliraient d'une ombre mauvaise. Mais elle était fatiguée de rêver de cette ombre. Le vide n'était pas plus mal. Surprise néanmoins de sentir un peu de chaleur, elle releva son visage vers Igor. Son regard s'arrêta d'abord au niveau de son épaule, où elle reconnut son manteau, avant de venir se fixer dans celui de son partenaire, qu'elle ne faisait pourtant que deviner dans la pénombre environnante. Sans comprendre réellement pourquoi, le geste la troubla. Pourtant, ce n'était que son manteau. Mais c'était plutôt l'attention derrière celui-ci qui la perturba, quand bien même il tentait de cacher ça derrière un non-désir de recroiser son garde du corps. Elle appréciait, et tout à la fois, elle sentait en elle ce vent d'indépendance qui se levait pour protester. C'était gentil mais si elle avait voulu de son manteau, elle l'aurait pris quelques secondes plus tôt. Allons, Anja... Étouffant la remarque dans l’œuf, elle préféra se concentrer sur la fin de cigarette qu'il lui restait. Après quelques secondes de silence, Igor lui demanda si elle le détestait pour l'avoir emmenée ici. Gardant toujours le silence, elle ne répondit pas encore même si elle relevait la tête vers lui pour capter son air de chien battu. Un sourire presque imperceptible apparut au coin de ses lèvres mais elle le chassa en prenant la dernière bouffée. Elle finit par se pencher pour atteindre le cendrier qui se trouvait à l'extérieur et y éteindre son mégot. Toujours sans répondre, elle se retourna pour s'appuyer de dos à la rambarde et ainsi faire face à Igor. Seulement alors, elle lui accorda toute son attention et le dévisagea longuement. Le visage sérieux, le regard presque dur, elle consentit finalement à lui répondre.


    « Bien sûr que je te déteste. Ca ne se voit pas ? »

Et comme l'intonation perçait sa voix, un large sourire fendit son visage. Bon d'accord, elle le faisait marcher. Ce n'était pas très gentil, pas alors qu'il venait galamment de lui apporter son manteau. Mais elle se sentait d'humeur taquine...

    « Je ne sais pas d'où t'es venue cette idée mais pour l'instant, je dirai plutôt qu'elle n'est pas mauvaise. Enfin, ce n'est que le début de la soirée, j'attends de voir la suite... Ceci dit rassure-toi, j'ai la permission de minuit. Et même si je tombais malade, mes "gorilles" ne te tomberaient pas dessus. Leur mission ne va pas aussi loin dans mon intimité... »

Un léger rire franchit ses lèvres tandis qu'elle levait les yeux au ciel.

    « Tu viens de le voir, j'ai tout de même quelques armes pour me défendre. Je sais prendre soin de moi. Quand on ne me suit pas dans une ruelle sombre évidemment... »

Son sourire se fana comme elle baissait son regard vers le sol. C'était pénible cette manie qu'avaient ses sombres pensées de toujours trouver un chemin pour remonter à la surface et lui exploser en pleine figure. Relevant la tête une seconde plus tard, elle se força à sourire de nouveau, préférant changer de sujet.

    « Merci, en tout cas. »

Elle parlait de son manteau évidemment. Ou peut-être que cela n'excluait pas l'aide qu'il lui offrait et la distraction qu'il lui apportait. Elle décida d'ailleurs de revenir vers quelque chose de plus léger, n'étant pas en état de s’appesantir.

    « A en juger par tes rires, j'en déduis que tu ne m'en veux pas d'avoir triché contre Liam ? »

La mine mutine, elle lui lança un petit regard espiègle. Elle en tout cas s'était bien amusée à le faire perdre, même si elle avait pour cela dut utiliser des moyens détournés. Mais son regard fut captivé par un mouvement en arrière-plan, loin derrière Igor, quelque part derrière une fenêtre de l'immeuble voisin. Un mouvement lascif et répétitif tandis que deux corps se mouvaient en ombre chinoise sur des rideaux vert anis. Alors sa taquinerie se changea en lubricité tandis qu'elle désignait d'un geste du menton la fenêtre en question à son acolyte, passablement amusée.

    « Regarde. Il y en a qui s'amusent bien. »

Un petit rire sarcastique quitta ses lèvres, ses yeux ne quittaient pas le spectacle. Avec les reflets des ombres, les mouvements étaient presque jolis et ressemblaient à une danse. Et cela lui donnait envie de danser à elle aussi, même si elle n'en dirait bien sûr rien.




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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Ven 24 Avr - 7:54

    Les rires continuaient de résonner à l’intérieur, atténués par la baie vitrée. Ils continuaient néanmoins d’alimenter inconsciemment la bonne humeur du jeune homme, qui profitait du calme de l’extérieur le temps de quelques minutes. La nuit hivernale était encore fraîche en ce début de mars et il sentait le froid s’engouffrer au travers de sa fine veste de coton pour lui donner la chair de poule, sans trouver cela désagréable pour autant. New York n’était pas encore Moscou et encore moins le village de campagne dans lequel il avait grandi. Ce froid là était supportable voire même, sans mauvais jeu de mot, rafraîchissant. Il vous remettait les idées en place, vous permettait de faire le point et c’est pourquoi, avant que ce stupide couvre feu ne soit mis en place Igor aimait tant déambuler dans les rues en pleine nuit. Car contrairement à ce que l’on disait de cette ville, elle dormait bel et bien passée une certaine heure. Et il aimait cette sensation de solitude en pleine mégalopole, comme s’il avait été le dernier survivant d’un grand cataclysme. Toujours entouré d’une foule dense à l’intérieur du Club le gérant avait besoin de ces moments à lui qu’il ne partageait avec personne. Des instants où il n’avait pas à parler, à faire semblant d’être fort, insensible, sûr de lui. Des instants où il pouvait être pleinement lui sans avoir à affronter les doutes des autres et leurs jugements sans valeur. Oui, ce froid-là, le Russe l’aimait bien. Et il aimait l’idée d’avoir mis un terme au froid de huit mois qui les avait éloignés lui et Anja.

    Il avait fallut seulement quelques heures pour qu’il apprécie de nouveau le fait de se retrouver seul avec elle. Mais ces changements d’humeur ne l’étonnaient plus vraiment quand il s’agissait de la maquerelle. Il avait passé des années à ressentir pour elle des sentiments contradictoires, oscillant entre mépris et attirance, rejet et empathie. À l’heure actuelle le trentenaire n’était pas plus avancé sur ce que la jeune femme lui inspirait mais il prenait conscience que cela variait inlassablement d’un jour à l’autre, dans le positif comme le négatif, et qu’il lui fallait faire avec. Que peu importe les efforts qu’ils entreprendraient chacun de leur côté leur relation continuerait à être en dents de scie, et quelque part, masochiste qu’il était, cette idée lui plaisait sans savoir pourquoi.
    Peut-être parce qu’elle était la seule femme de son entourage. Du moins la seule avec qui il entretenait une relation suivie, même si ce n’était que professionnel. Exceptée la femme de David qu’il considérait depuis des années comme une amie et une sœur, les autres femmes de sa vie avaient tendance à ne jamais s’attarder. La plupart d’entre elles ne passaient pas la nuit et n’étaient qu’un moyen comme un autre d’assouvir quelques besoins primaires. Quant aux autres, les rares qu’il avait laissées s’ancrer dans son quotidien, elles avaient fini par fuir sans qu’il ne cherche à les retenir. Finalement Anja était la seule femme qu’il côtoyait régulièrement pour les besoins du club et il avait fini par apprécier ces moments avec elle pour ce qu’ils étaient, différents. Parce qu’elle pouvait comprendre certains aspects de sa personnalité qu’il ne pouvait pas faire ressortir avec ses hommes. Et maintenant qu’il se retrouvait seul avec elle sur le balcon, il se rendait compte que ça lui avait manqué. Plutôt mourir que de lui avouer, mais c’était un fait, ça lui avait manqué.

    Alors même s’il l’avait sentie à l’aise en se proposant pour défier Liam, même s’il entendait encore des rires et des râles de l’autre côté de la vitre, il voulait être certain qu’il n’y aurait pas de ressentiment face à cette invitation surprise. Il y avait eu assez de non-dits ces derniers mois…
    C’est pourquoi il se tendit légèrement face à l’attitude de la jeune femme. Les silences, en règle générale, ne le dérangeaient pas. Pourtant il aurait aimé que celui-ci ne dure pas si longtemps. Et quand la réponse tomba il resta une seconde interdit avant de voir le visage de sa comparse se fendre d’un large sourire, le faisant lever les yeux au ciel en se retenant de ne pas sourire lui aussi. Il l’avait sans doute un peu mérité après tout.
    D’où lui était venue l’idée? Il n’aurait su répondre à cette question lui-même. Ça avait été impulsif, non réfléchi, un trait de caractère dominant favorisé par leur dispute, la fatigue, l’envie d’oublier et de relâcher la pression. Le sourire qu’il retenait finit par percer quand elle parla de ses gorilles. Un instant, l’image fugace de deux colosses en noir flanqués devant sa porte de chambre pendant qu’elle batifolait lui vînt en tête, mais il garda cette pensée sagement dans sa tête. Il espérait que « leur mission n’allait pas aussi loin dans son intimité » dans ce sens là également. Et quand elle évoqua l’ombre menaçante qui planait au dessus de sa tête, Igor ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil à la rue comme pour vérifier qu’ils étaient bien seuls ici. Merci? Le terme lui fit reporter son attention sur la jeune femme mais il se contenta d’acquiescer. Heureusement pour lui elle évoqua un sujet beaucoup plus amusant et cette fois, c’est un rire franc qui passa la barrière de ses lèvres.

    « T’en vouloir? Tu viens de nous donner à tous une raison de lui faire fermer sa grande gueule pour les deux mois à venir. Tu es le héros du jour, même si ta technique est…discutable » répondit-il toujours dans un léger rire.

    C’était ce qu’il y avait de bien à évoluer dans un univers masculin. On pouvait se vanner et s’envoyer des piques en gardant une certaine camaraderie. Les femmes, elles, restaient plus vicieuses, à donner dans le compliment et le sourire, avant de critiquer la première qui quitterait le groupe. Non, décidément, il avait beau apprécier les moments qu’il passait avec Anja, il ne renierait jamais les soirées entre mecs. Suivant des yeux le mouvement de tête de la jolie brune il tomba sur les acrobaties nocturnes d’un couple de l’immeuble d’en face. Au moins cette fois ils avaient fermé le rideau…

    « Ouais, ils doivent avoir plus chaud que nous c’est sûr » plaisanta ce dernier en reportant son regard sur Anja. Quoi que…

    Maintenant qu’il venait de voir en ombre chinoise ledit couple en plein ébat - ou alors leur yoga était très particulier - et que ses yeux se posaient sur la jeune femme son cerveau commençait à faire des superpositions d’idées qui n’étaient pas très catholiques.
    De nombreuses fois Igor s’était remémoré leur nuit, mais jamais avec autant d’exactitude. Partout où son regard se posait un souvenir précis lui revenait en tête. De la cuisse agrippée avec fermeté pendant qu’il la faisait sienne, de ces hanches maintenues quand elle avait repris les rênes, de cette poitrine flattée à de multiples reprises et de cette bouche qui l’avait marqué et dont les soupirs hantaient encore parfois ses nuits. Ce n’est qu’arrivé aux deux iris bleues qu’il détourna le regard, se raclant la gorge.

    « Ils doivent nous attendre pour commencer on…on devrait rentrer » trancha-t-il en hésitant quelques secondes pour finalement passer devant et retourner au salon.

    Il reprit sa place et termina sa vodka d’une traite pour se remettre les idées en place tandis que David distribuait les cartes.

    « Le gagnant remporte quoi? » questionna Jimmy dont on n’avait encore pas entendu le son de la voix.
    « Le gagnant remporte la femme! » répondit du tac-o-tac Klaus, le visage fermé malgré la vanne.
    « C’est marrant comme une blague peut devenir flippante suivant la bouche de laquelle elle sort » reprit David en secouant la tête, le sourire aux lèvres.
    « Et si c’est la femme qui gagne? » intervint Igor avec un sourire moqueur, les faisant tous s’interrompre dans leur pensée.
    « Bon on joue ou on parle? » bougonna Liam, qui voulait visiblement changer de sujet.
    « On joue » conclut David en terminant la distribution des jetons.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Dim 26 Avr - 16:20

Discutable. C'était de cette manière qu'il qualifiait sa technique pour être parvenue à gagner le bras de fer. C'était un euphémisme évidemment, déloyale aurait été certainement plus adéquat. Mais elle assumait, la fin justifiait les moyens paraissait-il... Et puis, si cela leur permettait de pouvoir rabattre le caquet de Liam pour au moins deux mois - rien que ça !-, cela l'amusait d'autant plus et elle ne regrettait certainement pas. A vrai dire même s'il lui avait répondu qu'il trouvait intolérable cette façon d'avoir triché, elle n'aurait pas regretté pour autant. Cela l'avait amusée, et même si d'après Igor cela la plaçait en statut de "héros" pour les autres, elle espérait que Liam ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle ne l'avait pas fait dans le but de l'offenser mais seulement de plaisanter. Et puis elle avait tout de suite admis avoir triché alors... Faute avouée à demi pardonnée non ? Elle verrait ça en rentrant. En tout cas, même si cela ne l'avait pas réellement inquiétée, elle était satisfaite de voir qu'Igor soutenait la plaisanterie et ne le prenait pas comme une offense envers ses hommes. Après ces longs mois de tension auxquels ils venaient de mettre un terme de façon particulièrement houleuse, il aurait été dommage qu'ils se fâchent déjà de nouveau... Mais ce n'était pas le cas, alors tant mieux. Et déjà ils passaient à autre chose, son regard ayant été attiré par le plus vieux péché de monde à quelques fenêtres de là. Elle n'y avait pas prêté attention sur le coup mais au moment où elle faisait remarquer la scène à Igor, elle se rendit compte qu'elle aurait peut-être mieux fait de garder ça pour elle. Après tout, cet ébat, cet acte, était exactement ce qui avait créé leur éloignement à la base. Sujet délicat et à retardement, elle appréhendait un peu la réaction du grand blond.

Ils avaient beau avoir crevé l'abcès, leur position sur ce qu'il s'était passé entre eux restait pour le moins floue. Certes ils avaient admis l'un et l'autre ne pas avoir de regrets mais Igor pouvait-il garder assez de distance pour plaisanter sur ce genre de sujet avec elle ? Après tout, c'était bien lui qui avait préféré prétendre qu'il n'y avait rien eu entre eux. Et même si elle aurait pu mettre les points sur les i dès le départ, elle n'avait fait que le suivre dans cette position de dénégation. Elle le réalisait seulement alors que ses mots avaient déjà quitté ses lèvres, la plaisanterie était peut-être dangereuse. Peut-être allait-il penser qu'elle lui faisait remarquer la fusion de ce couple pour lui remémorer qu'ils s'étaient bien amusés eux aussi, et lui donner peut-être l'idée de recommencer. Ce n'était pas le cas. Elle ne regrettait pas, c'était un fait, mais elle ne s'était jamais posée la question de savoir si elle avait envie qu'ils réitèrent ou non. Il fallait dire que son attitude de macho lui avait passablement retiré toute tentation le concernant... Il n'y avait rien de mieux pour refroidir une Anja que de la négliger. Et pourtant, même si cela ne partait que d'une boutade, elle avait sa réponse. Oui, elle avait envie. De lui. Qu'ils recommencent. C'était peut-être de voir ainsi ce couple batifoler. C'était peut-être simplement le besoin de faire disparaître tout le stress qu'elle avait accumulé sous une distraction. C'était peut-être aussi de voir les yeux du russe se promener sur elle, peut-être même alors qu'il ne s'en rendait pas compte. Ses propres yeux s'étaient attardés vers son torse, puis son jean, mais elle était vite revenue à son visage pour le surprendre en train de la détailler. Et son raclement de gorge, de même que son bafouillement alors qu'il fuyait en prenant pour excuse la partie de poker, lui prouvèrent qu'il avait pensé à la même chose qu'elle. Elle aurait pu lui attraper la main pour le retenir, se pendre à son cou et venir chercher ses lèvres des siennes en lui assurant qu'ils pouvaient très bien se réchauffer eux aussi. Elle n'en fit rien. Car même si elle venait de comprendre qu'il ne la laissait pas indifférente malgré ces quelques mois d'éloignement, elle n'amorcerait rien. Elle ne le repousserait pas s'il tentait quelque chose, c'était une certitude, mais elle ne prendrait pas le risque de gâcher leur réconciliation après tout ce temps pour une pulsion, sans être certaine que c'était ce qu'il voulait lui aussi. Et quelques regards égarés n'étaient certainement pas une raison suffisante... Alors elle le laissa partir et rejoindre ses camarades.

Elle resta encore quelques secondes à l'extérieur. Dans ce froid solitaire qui n'était pas plus mal puisqu'il lui permettait d'éteindre la flamme désireuse qui s'était allumée d'elle-même. Son regard se perdit une dernière fois vers les ombres qui dansaient derrière les rideaux et puis elle décida de les chasser de son esprit, inspirant une longue goulée d'air frais qui la fit tressaillit avant qu'elle ne rejoigne à son tour le salon. Elle franchit la porte au moment où Klaus émettait l'idée que le gagnant remportait la femme. Hum. Étant donné qu'elle était la seule femme ici, elle présumait qu'il s'agissait d'elle-même... Elle aurait pu être flattée. Mais les événements récents, malgré la soirée plutôt agréable qu'elle passait, restaient toujours là quelque part, en arrière-plan. Et elle ne savait pas ce que l'agresseur de Vasylyna lui voulait. Simplement la tuer ? Ou la "remporter" ? Elle se tendit, imperceptiblement, et s'arrêta sur le pas de la porte le temps d'une seconde. Et s'il était sérieux ? Elle ne pourrait pas faire grand chose contre six bonhommes... Mais la menace s'évapora au moment où David parlait d'une blague, définitivement chassée par Igor qui demandait ce qu'il se passerait si c'était la-dite femme qui gagnait. Alors, un mince sourire reprit place sur ses lèvres. Blague ou pas, elle osait espérer que le gérant interviendrait si ses hommes décidaient bel et bien de faire d'elle le gros lot... Mais le meilleur moyen de s'assurer qu'elle ne risquait rien était encore de détourner définitivement l'attention d'elle. Aussi, alors qu'elle revenait à la table, reposait son manteau sur le dossier de la chaise et se réinstallait, elle émit l'idée d'une récompense.


    « Le gagnant aura le droit à une nuit gratuite avec l'une de mes filles. »

Tous relevèrent la tête vers elle, certains souriant déjà, d'autres se demandant si elle se foutait d'eux ou non, Jimmy rougissant de tous ses pigments. Blaguait-elle ? Non.

    « Je suis sérieuse. »

Elle hocha doucement la tête pour appuyer ses dires, un petit sourire sur les lèvres. Alors les réactions se firent plus vives. Certains sifflèrent, d'autres tapèrent du plat de la main sur la table pour montrer leur enthousiasme. En tout cas, indéniablement, la plupart d'entre eux étaient plus que jamais motivés à gagner cette partie maintenant. Restait un détail. Et si c'était elle qui gagnait ?

    « Et si c'est la femme qui gagne, elle choisira elle-même sa récompense. »

Et vu ce qu'elle venait de leur offrir, aucun d'eux ne protesta. Alors la partie commença. La mise était de 250 dollars. Rien d'excessif, surtout pour son porte-monnaie. Elle nota une nouvelle fois la différence d'univers. Il lui arrivait de faire des parties de poker lors de soirées qui rassemblaient le gratin new-yorkais, des clients ou des mafieux. Les sommes de départ s'élevaient plus volontiers en milliers de dollars... Ici, c'était plus simple. Ce n'était pas pour lui déplaire. Les jeux, les mises s'enchaînèrent. Elle n'avait pas la main si chanceuse que ça mais un jeu prudent lui permit de durer un peu dans la partie. Le premier à quitter la table fut le pauvre Liam qui fit un tapis bien trop hasardeux et qui perdit contre Vassily, à défaut qu'il ne l'ait ratatiné au bras de fer. Les moqueries suivirent, évidemment. Quelques tours plus tard, lui aussi perdait l'intégralité de ses jetons, en même temps que Devon et le tout revint à Jimmy. La partie resta stable pendant un long moment puis, elle fut la prochaine à mal miser et perdit à son tour. Une chose était sûre, l'un d'entre eux aurait droit à une nuit avec une de ses filles. David la rejoignit le tour suivant. Seuls restaient Jimmy, Igor et Klaus. Et après plusieurs passes, ce fut finalement le plus jeune qui remporta toute la mise. Certains râlèrent pour la forme, l'accusant en blaguant d'avoir encore compté les cartes. Il assura ne pas savoir faire ça et avoir eu un peu de chance. Et tandis qu'il ramassait son argent, Anja sortit de son sac à main une petite carte de visite sophistiquée à l'écriture élégante et la fit glisser jusqu'à lui sur la table de son index.

    « Tu n'auras qu'à m'appeler dans la semaine, on prendra rendez-vous à l'agence pour que tu choisisses ton gain. »

De nouveaux sifflements jaillirent alors qu'elle souriait de manière aguicheuse en regardant dans les yeux un pauvre Jimmy totalement confus mais qui prit néanmoins la carte, mine de rien. Il appellerait, elle n'en doutait pas. Et même s'il n'osait pas ou feignait d'oublier, quelque chose lui disait que les hommes assis autour de la table l'obligeraient à ne pas manquer cette chance. Il ne pourrait pas se payer tous les jours une pute Malkovski... Aucun n'employa ces mots mais elle imagina que c'était, à peu de choses près, un argument qu'ils pourraient avoir. Elle avait eu droit à quelques remarques durant toute la partie. Rien ne l'avait choquée, impossible étant donné le milieu dans lequel elle évoluait. Elle usa de sa répartie sur certaines remarques, pas mécontente de faire taire les propos les plus machos avec le sourire, mais ne releva pas systématiquement toutes les phrases qui la dérangeaient. Si elle l'avait fait, cela aurait fini par clasher, elle en était certaine... Et elle n'était toujours pas en état de subir un nouvel affront. David avait commencé à ranger les jetons, les discussions avaient repris leur cours et, comme elle finissait son verre - le 3e seulement, sur toute la soirée -, elle se demanda l'heure qu'il était. La partie avait eu moins eu l'avantage de chasser toutes ses pensées, des plus sombres au plus interdites. Et même si elle s'amusait bien, elle sentait que la fatigue s'installait et qu'elle ne serait bientôt plus en état de grand chose. Reposant son verre sur la table, elle se pencha discrètement vers Igor.

    « Je commence à fatiguer. Je sais que tu as proposé de me ramener mais si tu veux profiter encore un peu, je peux appeler mon Men in Black. »

Un petit sourire étira ses lèvres à l’appellation de son garde du corps. Pourtant elle ne plaisantait pas, elle n'avait pas envie qu'il se sente obligé de quitter la soirée simplement pour la déposer chez elle. Pas plus qu'elle ne voulait qu'il l'écourte si lui était encore en forme et voulait continuer de s'amuser avec ses hommes. Elle n'avait qu'un coup de fil à passer.




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Lun 27 Avr - 22:39

    « Le gagnant aura le droit à une nuit gratuite avec l'une de mes filles. »

    La phrase, lancée alors que la jeune femme venait de reprendre place autour de la table lui fit relever les yeux vers elle, de même que tous les hommes présents dans la pièce, et le temps de quelques secondes, un doux silence pesa sur les lieux. Et même lorsqu’elle appuya ses dires et que ses amis réagirent au quart de tour à la perspective de se voir accorder une nuit avec une des filles de l’agence, Igor resta silencieux à fixer un point invisible sur la table. Profitant de l’agitation passagère ses pensées dérivèrent doucement, et la vérité crue lui apparut en pleine face : il n’avait aucune envie de gagner la partie. Tout homme normalement constitué aurait été ravi d’une telle offre, car tous ici savaient que jamais ils n’auraient les moyens de se payer une pute de luxe, surtout pas une fille Malkovski. Mais le gérant se moquait bien du catalogue rempli de blondes, brunes, rousses…il se moquait qu’on lui offre comme récompense une splendide jeune femme qui répondrait au moindre de ses désirs sans qu’il n’ait à fournir un quelconque effort pour la séduire. Car de toutes les femmes présentes dans cette agence il n’en désirait qu’une, celle se trouvant au sommet de la pyramide, celle assise à ses côtés à cet instant précis. Il prit conscience que toutes celles qui avaient partagé son lit durant ces derniers mois pour faire taire ses démons n’avaient en rien effacé ni égalé la nuit qu’il avait partagé avec elle. Anja l’avait marqué plus sournoisement que ce qu’il avait imaginé et ce constat le mit mal à l’aise. Parce que le Russe n’avait aucune envie de ressentir ce genre de choses, de laisser ses pensées et désirs devenir dépendants d’une présence féminine, y compris elle. Surtout elle à vrai dire. Durant de nombreuses années il avait été aisé de taire cette envie d’elle par l’interdit que représentait cette tentation. Difficile à vivre, mais aisé de ne pas franchir la limite. Maintenant qu’il avait presque fait son deuil de Stan et que plus rien de le retenait, la chose ressemblait à une douce torture, partagé entre l’envie de se laisser complètement aller sans restrictions en vivant le moment présent sans se poser de questions et la retenue qu’il s’imposait depuis trop longtemps pour ne pas tout foutre en l’air. Cette petit chose, ajoutée aux problèmes qu’avait rencontré le Club, à son accident et sa fatigue physique et psychologique lui faisaient perdre la boule doucement mais sûrement.
    Et pourtant, au-delà de toutes ces interrogations, Igor ne pouvait s’empêcher de s’insulter intérieurement pour ne pas avoir osé lui faire face après la nuit qu’ils avaient partagé et s’être éloigné d’elle aussi longtemps.

    Le trentenaire sortit de ses pensées au moment où l’un de ses hommes soulignait le fait qu’Anja savait mieux les motiver que lui-même, lui arrachant un nouveau sourire, et la partie débuta, l’obligeant à se concentrer sur son jeu et ses jetons. Du moins lorsqu’il ne se couchait pas par faute d’une main chanceuse et qu’il ne se plaçait pas en observateur, écoutant et regardant ses hommes sans forcément prendre part à toutes les conversations. Dans cette position, en retrait, il se plaisait à contempler sa fine équipe, laissant poindre un sentiment de fierté. Bien qu’il n’ai jamais cherché à obtenir cette place et ce statut, il ne pouvait que se féliciter du chemin parcouru et de la confiance qui régnait entre chacun des membres présents ce soir. Et bien qu’il ai toujours soigneusement évité les comparaisons avec l’ancien propriétaire du Club, il ne pouvait s’empêcher de penser que Stan n’avait sans doute jamais eu ce qu’il avait aujourd’hui. Dans un sens, cela flattait son ego, mais dans l’autre il ressentait une certaine tristesse, celle de se rendre compte que peut-être, son mentor ne l’avait jamais autant estimé que lui le faisait à l’époque. Stanislas lui avait offert sa confiance, et son amitié, mais avec du recul, Igor prenait conscience que jamais ce dernier n’aurait autant sacrifié pour sa personne qu’il l’avait fait pendant tout ce temps. Que finalement, malgré tout le respect qu’il avait eu et aurait toujours pour le créateur du Club, il n’avait jamais obtenu ce quelque chose de fraternel qu’il cherchait tant, là où il n’avait jamais eu réellement de père ni de frère pour partager sa vie, là où David avait élu domicile petit à petit. Que finalement, pour son propre bien, il était tant de laisser partir définitivement Stanislas Lebovski.

    Il était bien pathétique de prendre de telles décisions en pleine partie de poker et il se demanda comment il avait fait pour rester dans le trio final. Si bien qu’il fit tapis avec une main minable et se fit rétamer par Jimmy que tous soupçonnaient de savoir compter les cartes, chose qui n’avait jamais été vraiment prouvée. Il se fichait pas mal d’avoir perdu, surtout quand il vit Anja glisser une carte de visite au grand vainqueur qui rougit jusqu’aux oreilles sous les railleries de ses compagnons. Voilà qui l’aiderait sûrement à vaincre sa timidité envers la gente féminine. Le sourire aux lèvres, Igor chassa toutes ces pensées d’une dernière rasade de vodka, en profitant pour gober au passage une pilule pour la douleur.
    Quand il sentit sa voisine se table se pencher vers lui il tourna la tête pour la fixer, réfléchissant au bas mot deux secondes avant de sauter sur l’occasion.

    « Laisse donc ton gorille là où il est. À vrai dire Mademoiselle Malkovski je vais vous utiliser honteusement comme prétexte pour m’éclipser. Je commence à fatiguer aussi » répondit-il en s’assurant que personne ne l’entende afin de ne vexer personne.

    Le jeune homme se leva donc, faisant un tour de table pour saluer tout le monde, s’attardant plus longuement avec son meilleur ami en le remerciant, avant de faire signe à la maquerelle qu’ils pouvaient filer.
    Quand ils sortirent de l’immeuble et aussi discrètement que possible pour ne pas l’inquiéter il s’assura que la voie était libre et qu’aucune silhouette n’était tapie dans l’ombre en attendant le bon moment pour frapper. Cependant, vu son état, il fut rassurer de se retrouver dans l’habitacle de son véhicule et de rouler dans les rues quasi désertes de la ville à cause du couvre feu. Optant pour les axes secondaires il mit un peu plus de temps pour rejoindre le quartier de la jeune femme et son domicile, mais au moins, ils ne croisèrent aucune patrouille. Il espérait avoir a même chance sur le retour, la perspective de se faire arrêter une nouvelle fois pour le même motif ne l’enchantant guère. Sans compter qu’il y avait peu de chance que ce soit de nouveau Cillian qui s’occupe de son cas et qu’il s’en sorte aussi bien.

    « Home sweet home » soupira-t-il en coupant le moteur, hésitant quelques secondes avant d’ouvrir la portière pour la raccompagner jusqu’à sa porte tel le gentleman qu’il n’était pas.

    Ce n’est qu’une fois arrivés à bon port qu’il reprit la parole.

    « Je suis content que tu sois resté ce soir. Sûrement pas autant que Jimmy cela va de soit. » sourit ce dernier avant de la fixer plus sérieusement, soupirant de lassitude. « J’ai agi comme un gamin » lâcha-t-il après quelques secondes, sans savoir d’où venait exactement cet aveu. « Je veux dire après ce qui s’est passé entre nous. Je ne sais pas ce que je craignais, de ne pas pouvoir dissocier le professionnel du personnel, de ne pas pouvoir te regarder dans les yeux sans me remémorer cette nuit là ou de m’en vouloir à chaque fois que je poserai les yeux sur toi pour avoir cédé si facilement après autant de retenue. Je n’aurais pas dû faire comme si rien ne s’était passé, pas alors que j’en avais tellement envie et que j’avais initié le baiser. Je n‘aurais jamais dû faire comme si tu n‘existais pas alors que je n‘ai pas arrêté d‘y repenser au cours de ces derniers mois » s’excusa-t-il sincèrement, décidant qu’il avait déjà trop parlé. De toute façon, pour qu’il soit aussi bavard, il ne pouvait qu’être exténué ou bourré, c’est pourquoi il dériva sur un sujet moins personnel.  « Ce que j’essaie de te dire laborieusement au vu de mon état c’est que ma loyauté t’est acquise et que même si le Club t’a pris beaucoup il sera toujours un refuge quand tu sens que tout dérape. » avoua-t-il en lui prenant doucement la main. « Il y aura toujours une place pour toi là-bas. » conclut-il en faisant référence aux derniers événements qu’elle lui avait confié plus tôt dans la soirée.

    Il aurait aimé lui dire qu’il serait toujours pour elle et qu’il ne laisserait personne lui faire du mal, mais les mots moururent dans sa bouche. Certaines vérités restaient plus faciles à dire que d’autres et toute la franchise qui le caractérisait ne suffisait pas à les exprimer.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 28 Avr - 16:47

Il décidait de la raccompagner. Comme il le lui avait proposé plus tôt. Cela ne l'étonnait pas, même s'il ne lui avait pas fait de promesse particulière, Igor était un homme de parole qui s'en tenait à ce qu'il disait. Pas comme elle, qui n'avait aucun scrupule à changer de position si elle considérait que cela lui était plus avantageux. Lui restait droit et ne cherchait pas à biaiser, il n'en avait peut-être pas besoin non plus, et puisqu'il avait dit qu'il la ramènerait, il allait le faire. Cela ne l'aurait pas dérangée d'appeler Mikhail, vraiment. Mais quelque part, elle avouait qu'elle préférait que ce soit lui qui la dépose. Il avait eu raison, tout à l'heure. Elle ne savait pas si elle était réellement plus en sécurité avec lui ou non mais en tout cas, elle avait l'impression de l'être. Et pour l'heure, cela lui suffisait amplement. Et si cela lui permettait d'avoir une bonne excuse pour quitter la soirée, alors tant mieux, cela leur profitait à tous les deux. Promis, elle ne le répéterait pas à ses copains. Pour toute réponse elle ne fit qu'esquisser un sourire en hochant vaguement la tête. Et, tandis qu'il allait serrer la main de chacun de ses hommes, elle ramassa ses affaires, s'engouffra dans son manteau, posa son sac sur son épaule et, quand Igor fut prêt, elle le suivit non sans leur avoir souhaité à tous de passer une bonne fin de soirée. Dehors, il faisait plus froid encore. Elle ne put s'empêcher de fouiller du regard les environs, tentant d'apercevoir une silhouette là où il n'y avait que des ombres. Sans même s'en rendre compte, elle se rapprocha un peu du russe le temps qu'ils ne rejoignent sa voiture dans laquelle elle s'empressa de s'abriter. Il n'y avait plus rien à craindre, elle était à l'abri.

Le trajet, à nouveau, se fit en silence. Ce n’était pas qu’elle était gênée ou inquiète. C’était juste qu’elle ne réfléchissait plus. A rien. Elle était trop épuisée pour cela. Elle songea tout de même que la ville paraissait bien déserte. Presque morte. Ils ne croisèrent qu’une ou deux âmes errantes sur les trottoirs, pas des policiers heureusement. Est-ce que c’était ce que souhaitait le maire ? Endormir la ville avec son couvre-feu ? Ah il était certain que s’il faisait fuir tout le monde avec ses règles idiotes, il n’y aurait plus de danger duquel s’inquiéter… Malheureusement pour lui, les malfrats étaient bien trop agrippés à leurs territoires, pour lesquels ils avaient déjà dû se battre afin de les obtenir. Il ne les délogerait pas si facilement. Après de longues minutes à traverser la ville, ils finirent par arriver devant le portail de sa villa. Anja sortit son trousseau de clé de son sac et l’actionna pour qu’il  s’ouvre, laissant passer la voiture de son partenaire. Le véhicule remonta l’allée puis se stoppa à quelques mètres du perron. Home sweet home. Hum. Elle n’en était pas si sûre. Son chez elle confortable et douillet – pour elle en tout cas, d’autres y voyaient trop d’exubérance pour s’y sentir à l’aise – avait fini par se transformer en cage dorée. Plus surveillé encore qu’avant, même si les gardes du corps savaient se faire discrets et invisibles. De la sécurité, pas de problème, il y en avait. Peut-être même trop car dès qu’elle devait quitter son antre, elle virait presque parano. Elle n’en dirait rien évidemment, Igor avait autre chose à faire que de plaindre la pauvre petite fille riche. Elle s’apprêtait à le remercier de l’avoir raccompagnée quand il ouvrit sa portière. Plus tard le remerciement dans ce cas. Elle l’imita, s’extirpant de l’habitacle avant de remonter les quelques marches qui menaient à sa porte d’entrée. C’était étrange. Elle trouvait cela inhabituel, Igor, devant chez elle. Et pourtant, cela ne la dérangeait pas. Qu’il découvre cette partie de sa vie privée. Trop fatiguée pour se poser la moindre question, il la sauva heureusement de son introspection en ouvrant la bouche.

Il était heureux qu’elle soit restée et ait joué le jeu. Elle aussi était finalement agréablement surprise de la tournure qu’avait prise la soirée et de l’amusement qui en était ressorti. Elle pouvait à présent affirmer qu’il avait eu une bonne idée en la traînant par surprise là-bas... Cependant, il n’était peut-être pas aussi content que ne l’était Jimmy. Elle répondit à son sourire, amusée par l’image du jeune homme rougissant, sans qu’elle ne puisse s’empêcher de se demander s’il aurait préféré gagner la partie, et la fille. La question resterait en suspens, elle n’était pas prête à la lui poser. Pas plus qu’elle ne savait qu’elle aurait été sa réaction si c’était Igor qu’elle avait dû voir débarquer à l’agence pour venir réclamer une nuit avec une de ses filles. Elle l’aurait traité le plus professionnellement possible, certainement. Et si cela ne lui avait pas plu, elle n’aurait pu s’en prendre qu’à elle-même, c’était elle qui avait proposé le gain. Écartant ces images de son esprit, elle tourna son attention vers le russe qui lui avouait avoir agi comme un gamin. Et il venait de la perdre... De quoi parlait-il au juste ? De sa réaction, après ce qu’il s’était passé entre eux. Ah, la manière dont il l’avait royalement ignorée, c’était de ça dont il parlait ? Alors oui, elle était d’accord. Mais elle n’allait pas plus le crucifier sur place, elle lui avait déjà dit tout ce qu’elle avait à dire tout à l’heure au Fight Club. Et à nouveau, il la surprit par sa faculté à être aussi franc dans ses mots. Et à nouveau, elle sentit que ça montait en elle. Pas de la colère non. Le sentiment qui s’était installé après qu’elle ait surpris les deux tourtereaux à la fenêtre et qu’elle avait réussi à chasser avec la partie de poker. Il revenait, plus fort encore. Plus il parlait et plus elle sentait son rythme cardiaque s’affoler, son souffle se saccader. Sa dernière phrase l’acheva et elle sentit une vague de frissons la parcourir. Il y avait repensé. Pire, il n’avait pas arrêté d’y repenser.

Alors voilà. Toutes ses bonnes résolutions s’envolaient et elle n’avait qu’une envie, l’entrainer à l’intérieur et le chevaucher sauvagement. Elle ne sut pas bien comment elle fit, mais elle parvint à se retenir. Probablement par ses mâchoires serrées, son souffle retenu, son attitude statufiée. Il prendrait peut-être sa réaction comme une distance qu’elle leur imposait. C’était le cas. Mais seulement pour qu’elle parvienne à se contenir. Car si d’extérieur elle s’était gelée, à l’intérieur il bouillonnait, le volcan dont il avait parlé. Ce n’était toutefois pas le même volcan que quand elle avait piqué sa colère, celui-ci venait d’un peu plus bas... Et une fois de plus, elle se demanda comment il faisait ça. Être aussi sincère en n’ayant pas l’air plus troublé que ça par les aveux qu’il lui faisait. Parce que malgré les apparences, ce n’était pas rien, ce qu’il lui disait. Elle le devinait plus qu’elle ne le voyait. Et si en elle une tempête de désir se levait et menaçait de les ravager tous deux, elle resta tout de même interdite quand il lui répéta qu’il l’aiderait et qu’elle resterait la bienvenue au club si elle en avait besoin, du moins tant qu’il serait à sa tête. C’était ce qu’elle comprenait. Elle ne resta immobile qu’une poignée de secondes, encore trop concentrée pour ne pas réagir à sa main dans la sienne qui l’avait électrisée. Finalement elle se força à se radoucir, prenant une légère inspiration silencieuse avant d’acquiescer maladroitement. Un pas, plus proche que jamais de la tentation. Mais elle se contint. Ses lèvres finirent par se poser sur la joue de son acolyte, à la limite néanmoins de ses lèvres. Son baiser s’attarda peut-être un peu trop longuement avant qu’elle ne finisse par murmurer :


    « Merci... encore. »

Alors la brune se recula, reprenant ses distances de même que la liberté de sa main. Mais sa décision était prise. Trop tard maintenant pour faire marche arrière. Elle n’hésita qu’une seconde avant de planter son regard dans le sien, un voile d’envie recouvrant ses yeux.

    « Je t’offre un dernier verre ? »

Et sa voix n’avait plus rien d’hasardeuse. Il s’imaginerait peut-être qu’elle lui ferait le coup du "dernier verre" pour l’attirer chez elle. Il aurait totalement raison de le penser. C’était une invitation, ni plus, ni moins. Malgré ce qu’il venait de lui révéler, elle n’était pas tout à fait certaine qu’il voulait remettre ça entre eux, même si ses doutes s’étaient intensifiés. Elle amena son trousseau de clés en direction de la porte, entendant déjà de l’autre côté son husky gratter et pleurnicher, sans pour autant lâcher Igor des yeux ni ouvrir encore la porte. Elle venait de stopper ses gestes, trop curieuse ou peut-être impatiente de savoir s’il accepterait, ou non. Car nul doute que sa réponse déterminerait la manière dont se terminerait leur soirée.




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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 28 Avr - 22:19

    Le jeune homme avait pensé chacun des mots qu’il avait prononcés, mais ce n’était là en rien une surprise. Igor ne possédait pas ce filtre que la plupart des êtres humains utilisaient avant de s’adresser à un autre individu. Il disait ce qu’il pensait comme ça lui venait sans chercher à savoir si ça pouvait blesser, heurter l’ego, flatter ou laisser indifférent. En règle générale il restait peu loquace avec les personnes qu’il connaissait peu, ne s’empêchant pas pour autant à dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Ça avait le mérite de poser les bases d’une relation dès la première rencontre, et le résultat se découpait souvent par : ‘ça passe ou ça casse’. Ce dernier n’était jamais parvenu à feindre d’apprécier une personne en dehors du strict cadre des affaires, et ça n’était pas prêt de changer. Il ne se remettrait jamais en question sur ce point pour la simple et bonne raison que ce trait de caractère l’empêchait de regretter certains choix de lien. Retirer les faux frères, les amis profiteurs et les boulets que l’on traînait toute une vie durant dès le départ pour ne garder qu’un cercle solide et uni lui avait toujours semblé être la meilleur option possible. Et ça ne lui avait pas trop mal réussi jusqu’à maintenant, pour preuve sa petite bande. Alors oui, chaque mot était pensé. Et quoi qu’il se passe dans un futur proche, le Russe ne laisserait jamais personne s’en prendre à son entourage, pas sans en payer les conséquences de sa propre main. Et peu importe ce que tout le monde pensait, Anja faisait à présent partie de cet entourage, professionnel d’une part, et peut-être amical avec le temps. Si elle devait un jour disparaître de sa vie ce serait son choix. Une dispute de trop, un désaccord trop grand. Il refusait de la laisser partir à cause de la volonté de nuire d’un tiers aux idées meurtrières. Personne ne la toucherait. Et si tel était le cas, il l’éliminerait.

    Lui affirmer toutes ces choses sur le perron de sa maison donnait d’ailleurs une autre dimension à ces promesses. D’ordinaire, c’est au Club qu’ils se voyaient, le terrain sur lequel le gérant restait le plus à l’aise. Mais ici, c’était son territoire, sa propriété et lieu de vie. Derrière cette porte c’était son univers à elle et quelque part cette idée éveillait sa curiosité.
    Igor n’avait pénétré qu’une fois sa demeure mais à cette époque, la jeune femme était encore mariée à Stanislas et l’expérience avait été douloureuse, il n’avait pas vraiment eu le temps de s’attarder sur le décor. Oh, il n’avait certes jamais gobé les dictons du genre « Montrez moi votre intérieur je vous dirai qui vous êtes » mais il restait tout de même curieux. De découvrir une autre face de la jolie brune, un autre aspect de personnalité, celle qu’elle s’autorisait à être une fois la tenue de maquerelle rangée au placard, quand personne ne pouvait plus la tester ou la juger. Retirait-elle seulement ce masque de temps à autre? Il en doutait. Il y avait trop d’auto préservation en elle, trop de retenue pour que l’on ne distingue aucun faille dans laquelle s’engouffrer pour la blesser encore.
    Et puis le mystère lui allait bien. Les femmes qu’il avait rencontrées s’étaient toujours révélées trop tôt à son goût, retirant aussi vite qu’il était apparu l’intérêt qu’il leur avait porté. Côté mystère, Anja était entouré d’un océan de questions….la plupart sans réponses. Et le trentenaire ne cherchait pas forcément à en obtenir, appréciant l’impression de bien la connaître tout en ne la connaissant pas du tout.

    Les choses auraient pu en rester là. Il l’avait raccompagné jusqu’à sa porte et dans une petite demie heure s’évanouirait dans son propre lit pour balayer cette journée - mieux terminée qu’elle n’avait commencée - et entamer les suivantes qui s’annonçaient exténuantes. Mais il avait fallut qu’elle se rapproche et pénètre son espace vital. Que son parfum fruitée vienne chatouiller agréablement ses sens, que ses lèvres se posent si près des siennes qu’il lui aurait suffit de tourner très légèrement la tête pour les posséder, qu’elle s’attarde plus que la convenance l’exigeait. Le grand blond ferma les yeux, tentant de se concentrer sur autre chose que le couple batifolant au-delà d’un rideau en ombres chinoises, autre chose que la nuit qu’ils avaient partagée plusieurs mois auparavant, en vain. Avait-elle conscience d’avoir réveiller bon nombre de ses démons par ce simple geste et que si son regard avait croisé le sien au moment où elle se reculait il l’aurait probablement plaqué contre cette porte pour l’embrasser furieusement? Probablement pas, mais il préféra tout de même baisser le regard pour mieux canaliser toutes les idées qui lui passaient par la tête et refouler le désir qu’elle lui inspirait.

    Il les releva cependant bien vite quand elle le surprit par son invitation soudaine, plantant ses iris bleues dans celles de sa partenaire, fronçant légèrement les sourcils face à ce qu’il croyait y lire. S’ils n’avaient jamais fauté ensemble, s’ils n’avaient pas déjà couché ensemble, peut-être serait-il resté avec ses interrogations. Oui mais voilà, ce regard, Igor le connaissait, l’avait déjà affronté par le passé, et s’en était suivi une nuit acrobatique mémorable. Ce regard qui le figea sur place et le liquéfia de l’intérieur malgré la nuit hivernale piquante.
    Le jeune homme n’avait jamais eu dans l’idée d’aller plus loin que ce perron. Certes mille et une envies s’étaient bousculées dans son esprit depuis qu’Anja avait débarqué au Club plus tôt dans la soirée mais jamais il n’avait eu dans l’idée de profiter de son état de fatigue ou sa faiblesse passagère pour obtenir ce qu’il désirait. Il se demanda d’ailleurs si dans un autre état d’esprit, sans subir cette épée de Damoclès au dessus de sa tête tous les jours la maquerelle lui aurait proposé ce dernier verre. Quelle importance au fond puisqu’elle le faisait.
    Recouvrant une certaine mobilité le Russe passa une main sur sa nuque, se la massant doucement, signe de nervosité.

    « Je ne crois pas que ce soit très…raisonnable » finit-il par lâcher sur un ton qui signifiait clairement qu’il était désolé mais qu’il allait rentrer.

    Et si elle le croyait, lui se rendait compte du peu de crédibilité de ses propos. Au moment même où elle avait terminé sa question il s’était imaginé dans un intérieur qu’il ne connaissait pourtant pas en train de remettre le couvert plus passionnément encore que la première fois.

    « Mais… » précisa ce dernier sans la quitter du regard. « Je ne suis pas connu pour être un garçon raisonnable » avoua le jeune homme dans un sourire qui trahissait tout ce qu’elle lui inspirait ce soir.

    Il ne savait pas réellement dans quoi il s’embarquait, ou ne le savait que trop bien, personne n’aurait pu le dire à cet instant précis. Tout ce dont il était certain est que peu importe ce qui se passerait derrière cette porte, il ne commettrait pas l’erreur de jouer les indifférents une nouvelle fois.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Lun 25 Mai - 18:22

Pam pam. Pam pam. Pam pam. Ca tambourinait, là, sous son sein gauche. Ce ne pouvait être rien d'autre que son coeur. Ses prunelles ne lâchaient pas le russe des yeux, elle avait suspendu tous ses gestes, toutes ses pensées et tous ses mots dans l'attente de sa réponse. Mais ça, ce battement, elle ne pouvait pas l'arrêter. Et il continuait, sans cesse, et elle avait presque l'impression de l'entendre, à l'intérieur d'elle-même, sous tous les tissus de peau et de muscles. Pam pam. Pam pam. Pam pam. Acceptera ? Refusera ? C'était quand même très idiot, de se mettre dans un état pareil après une question aussi simple. Mais c'était ce qu'elle entrainerait qui l'excitait autant qu'elle ne l'appréhendait. S'il refusait ils en resteraient là, se diraient au revoir sur son perron et elle rentrerait se réfugier dans sa forteresse de solitude qui lui paraitrait peut-être encore plus déserte et froide ce soir. S'il acceptait... Elle avait envie qu'il accepte. Parce que maintenant qu'elle y avait pensé, l'idée ne la quittait plus. Si elle s'était écoutée elle n'aurait même pas attendue qu'ils soient entrés ni même qu'ils aient pris ne serait-ce qu'un verre pour sauvegarder les apparences. Mais, immobile, elle attendait. S'impatientait. Et son coeur qui ne s'arrêtait pas, toujours plus vite et plus fort. Pam pam. Pam pam. Et elle se sentait stupide de ne pas pouvoir se maîtriser ainsi, d'être aussi faible. Mais elle adorait cette sensation de ne pas pouvoir se contrôler, physiquement parlant. Ce lâcher-prise involontaire autant qu'inévitable...

Il lui sembla qu'une éternité s'était écoulée avant qu'enfin, il ne se décide à briser ce silence, cette impatience qui l'étouffait de fébrilité. Il y eut d'abord cette main, massant maladroitement cette nuque, qui la fit tiquer. Et puis ses mots. Ce ne serait pas raisonnable. Alors il lui sembla que son rythme cardiaque qui n'avait cessé de papillonner à ses oreilles jusque-là s'était tu et que son coeur venait de tomber au fond de sa poitrine. L'exemple-même de l'expression "le coeur lourd comme la pierre". Déception. Alors, il refusait. Bien. Elle essaya de se raisonner, de se dire qu'il avait raison et que c'était peut-être mieux comme ça. Après tout, ils venaient tout juste de repartir sur de bonnes bases après des mois de non-dits et de mépris... Mais tout de même, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être déçue. Et, comme chaque fois qu'on lui résistait - chose somme toute assez rare -, son égo en prenait un petit coup. Il refusait, allait repartir et elle n'aurait que son chien pour se consoler. Elle songea alors que la raccompagner n'était en rien une excuse et qu'il était bel et bien fatigué. Hum... La pilule était tout de même difficile à avaler... Sans qu'elle ne s'en rende compte, son visage s'était fermé, marquant certainement toute sa déception sur ses traits. Il allait la voir, sans qu'elle ne cherche à se cacher. Peu importe, elle était trop vidée pour feindre. Qu'il la voit... Elle s'apprêtait à baisser la tête et encaisser quand un "Mais..." suspendit de nouveau le temps. Et finalement, il accepta. Alors il repartit de plus bel, le martèlement derrière sa poitrine. Et à voir son sourire, licencieux et lubrique, elle laissa ses lèvres répondre de la même manière. Son égo remontait, sa confiance en elle également et elle n'avait à présent plus un seul doute sur l'issue de la soirée. Et de nouveau, elle se sentit absurde de s'en réjouir à ce point... Mais à cet instant précis, elle s'en fichait complètement.


    « Ca tombe bien, il m'arrive aussi d'aimer ne pas être raisonnable... »

Et après un rapide mordillement de lèvres non calculé, elle détourna finalement son regard du sien pour se concentrer sur ses clés et l'ouverture de sa porte. Il suffit que la serrure ne cliquète pour Jedi ne lâche un aboiement. Alors elle ouvrit la porte et le husky lui sauta dessus, debout sur ses pattes arrières pour tenter de lui lécher le visage. Elle avait beau adorer son chien, elle détestait quand il faisait ça. Malgré tout, la bave la répugnait quand même un peu... Elle le repoussa, lui ordonnant en russe de s'asseoir après un claquement de doigts. L'animal obéit et posa son arrière-train sur le sol, la regardant avec des grands yeux tout en remuant la queue. Alors elle se pencha et déposa un baiser sur le haut de sa truffe - là où il n'y avait pas de bave -, tout en lui offrant une caresse sur le haut du crâne. Le chien se redressa aussitôt et alla tourner autour du grand blond en le sentant et en tentant de lui lécher les mains. Jedi n'était pas vraiment un chien de garde... C'était le moins qu'on puisse dire. Après qu'Erwan le lui ait offert, elle s'était renseignée sur cette race et avait découvert qu'ils étaient très sociables et n'avaient pas de méfiance envers les étrangers. Autant dire qu'elle ne comptait pas vraiment sur lui pour sonner l'alarme si un intrus parvenait par miracle à franchir tous ses systèmes de sécurité... De nouveau elle claqua des doigts pour délivrer le pauvre Igor assailli par les marques d'affection du husky et ce dernier, au son familier, se calma et retourna à ses occupations dans la villa, autrement dit il fila dans la cuisine pour retrouver sa nourriture... La maquerelle coula un regard légèrement désolée vers son partenaire, lui offrant un mince sourire.

    « Et je te présente Jedi, mon husky très... démonstratif. »

Elle autorisa un léger rire à quitter ses lèvres, secouant vaguement la tête de consternation. Ah pour ça il ne tenait pas de sa maîtresse, ce n'était rien de le dire... Le moment passé et son sérieux retrouvé, elle reposa son regard sur Igor, amenant sa main vers le bas de sa veste. Elle tira un bref coup, pour lui lancer l'impulsion d'avancer vers elle tandis qu'elle-même pénétrait plus franchement dans son hall après l'avoir lâché. C'était sa manière à elle de l'inviter à entrer. Et comme ils progressaient à l'intérieur de sa villa, de son chez elle, elle préféra passer devant et le laisser découvrir les lieux tranquillement. Elle savait que son antre pouvait parfois mettre mal à l'aise... Chez elle, les murs étaient de marbres et côtoyaient les peintures et sculptures. Sur la gauche, un immense escalier grimpait vers l'étage et, sous celui-ci, deux lourdes portes fermées au bois gravé cachaient l'entrée de sa salle de bal. Sur la droite, un autre couloir amenait vers d'autres dédales inconnus. Eux se dirigeaient tout droit. Le hall donnait sur une grande pièce qui regroupait le salon sur la droite et la cuisine ouverte sur la gauche. Tout était clair, contemporain et cosy. Au milieu de la pièce trônait une sculpture quelque peu abstraite qui représentait pourtant très nettement une femme aux courbes érotiques. C'est vers l'immense canapé qu'Anja se dirigea, déposant ses affaires et son manteau qu'elle venait de retirer. S'appuyant sur le dossier de celui-ci, elle se tourna vers son invité, lui désignant le canapé d'un signe de la main pour qu'il se mette à l'aise. Elle ne s'avança pas encore vers le bar qui longeait la baie vitrée qui menait à sa terrasse, pour l'heure cachée par les rideaux volages fermés, et resta là où elle était, suivant Igor dans ses moindres faits et gestes, essayant de lire sur son visage les premières impressions que lui faisaient l'intérieur de sa villa.

    « Qu'est-ce que je t'offre à boire ? On sait tous les deux que ce n'était pas de ça que tu parlais en disant que ce ne serait pas raisonnable mais, puisque c'est le prétexte qui t'a fait entrer ici... Qu'est-ce que je te sers ? »

Et même si elle paraissait un peu plus détendue maintenant qu'elle était chez elle et qu'il avait accepté son invitation, la lueur impudique ne quittait pas ses yeux...




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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mer 27 Mai - 0:56

    Ce regard…il aurait donné beaucoup pour que la jeune femme le pose plus souvent sur sa petite personne. Une invitation muette qui, il en était certain, faisait pas mal d’envieux. Parce qu’Anja était de ces femmes qui attiraient tous les regards, plein de promesses pour ces messieurs, emplis de jalousie pour ces dames, mais elle ne laissait pas indifférente. Il se ne rappelait que trop bien du moment où il l’avait vu au Club pour la première fois, il y a plusieurs années de cela, ne la lâchant pas du regard et étudiant discrètement le moindre de ses mouvements. Il l’avait trouvé époustouflante, et ce constat se vérifiait encore aujourd’hui. La maquerelle n’avait que trop conscience de ses charmes pour qu’il se mette flatter son ego de compliments superflus.
    Alors sa phrase ne fit qu’élargir un peu plus le sourire qui flottait déjà sur ses lèvres. Tellement maîtresse d’elle-même, l’entendre lui avouer qu’elle aimait être parfois déraisonnable sonnait plutôt bien à son oreille. Pourtant il avait aperçu quelques unes de ses failles dernièrement, ce soir y compris, la peur et les doutes sous le masque d’assurance et de confiance qu’elle portait la plupart du temps. Et bien qu’il ne se réjouisse pas de ses malheurs, ça lui avait plût de toucher du bout du doigt cette partie d’elle, loin de la patronne, de la femme d’affaires, de lui offrir son épaule quand elle s’était laissée aller le temps de quelques minutes. Igor était sûr que demain déjà, elle se serait repris et continuerait d’afficher à la face des autres ce masque qu’il commençait à bien connaître, mais pour l’heure, il préférait penser qu’il avait partagé une soirée agréable avec la vraie Anja, et que pendant quelques heures encore, c’est avec elle qu’il partagerait son temps, dans sa luxueuse demeure.

    Il était d’ailleurs curieux de découvrir l’endroit où vivait la jeune femme, à des années lumières de son petit appartement du Queens c’était certain. La seule demeure dans laquelle il avait un jour pénétré était celle qu’elle avait partagé avec Stanislas à l’époque où ils étaient mariés et à cet instant précis, la dernière chose à laquelle il avait envie de penser était bien cette journée.
    Quand elle ouvrit enfin la porte, ce n’est néanmoins pas sur la décoration que se porta son attention mais bel et bien sur la boule de poils qui jaillit pour sauter au cou de sa maîtresse, faisant arquer un sourcil mi surpris mi amusé au Russe. Il avait imaginé beaucoup de choses sur elle, mais pas amoureuse des bêtes. Un claquement de doigt et un ordre en russe plus tard, le canidé trônait séant au sol, oreilles aux aguets. Était-ce stupide de trouver cette autorité radicale un brin…sexy? Secouant la tête, le grand gaillard qu’il était eut tout de même un mouvement de recul quand le husky s’approcha dans sa direction, avant de se rendre compte que ce dernier n’avait rien du chien de garde qu’il s’était imaginé. Alors seulement il lui offrit ses doigts et le gratifia de quelques gratouilles à l’arrière des oreilles, le temps qu’il se fasse congédier et qu’il ne retrouve sa pleine et entière liberté.

    « Jedi…ce qu’on dit est donc faux? Les animaux ne ressemblent pas toujours à leur maître… » la taquina-t-il en ce qui concernait le côté démonstratif de l’animal, avant de se sentir tirer vers l’avant, l’obligeant à faire un pas en direction de la jeune femme.

    D’un léger coup de pied il referma la porte d’entrée et la suivit dans…son manoir? Parce que de son point de vue de petit fermier Russe - du moins l’avait-il été dans une autre vie - c’était bien à un château que ressemblait le lieu qu’il venait de pénétrer. Partout où ses yeux se posaient il ne voyait que marbrures, boiseries travaillées à la main, grands volumes et richesses artistiques, et il ne s’en sentit que plus petit alors qu’il progressait lentement à la suite de la jolie brune. Le seul tableau que Igor possédait chez lui n’était qu’une pâle reproduction qu’il avait un jour acheté sur la Cinquième Avenue, se faisant très probablement avoir par un beau parleur pour touristes. Et quand le hall céda la place au salon et à la cuisine ouverte, il pensa immédiatement qu’il aurait pu faire tenir aisément son appartement dans cet espace. Oui, il se sentait soudainement très petit…et pas des plus à l’aise il fallait l’avouer.
    Voyant du coin de l’œil Anja l’inviter à se mettre à l’aise sur le canapé, c’est pourtant vers la statue qu’il se dirigea, celle qui trônait au milieu de la pièce, et sur laquelle son regard s’attarda de longues secondes, appréciant les courbes féminines qui s’en dégageaient . Il n’y connaissait rien en Art, n’avait pas la prétention d’émettre un avis objectif sur n’importe quel sujet, mais il savait apprécier une belle œuvre quand il en avait une sous les yeux. Une ou deux par ailleurs.

    Et son attention revînt rapidement vers la seconde, celle faîte de chair et d’os quand elle reprit la parole, lui faisant arque à nouveau un sourcil interrogateur.

    « Un prétexte? » questionna-t-il en pivotant vers elle et en marchant lentement dans sa direction jusqu’à se retrouver juste face à elle. « Quel prétexte? » répéta ce dernier en posant ses mains sur le dossier du canapé, de chaque côté du corps de la jeune femme. « Ayant déjà bu il serait vraiment très déraisonnable de prendre un autre verre sachant que je reprends le volant juste derrière et qu’il m’est déconseillé de mélanger médicaments et alcool. » se justifia Igor en sachant pertinemment qu’il n’était en rien crédible. Rapprochant encore un peu son corps de celui de la jeune femme, son regard dévia un instant sur ses lèvres, à une dizaine de centimètres des siennes. « Bien que je dois avouer que d’autres perspectives beaucoup plus alléchantes m’aient poussé à….’pénétrer’ ta demeure » ajouta le gérant en insistant sur le dernier verbe employé. La dévisageant encore quelques secondes, il rompit le silence qu’il avait lui-même installé. « Je te fais confiance, du moins sur l’alcool » la taquina-t-il une nouvelle fois. « Je prendrai la même chose que toi. »

    Et il s’éloigna pour lui redonner sa liberté, contournant le canapé pour prendre place sur ce dernier, son regard continuant d’étudier l’environnement dans lequel il s’était aventuré.


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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Mar 2 Juin - 15:09

Il avait raison, les animaux ne ressemblaient pas toujours à leur maître. C’aurait été un euphémisme que d’affirmer qu’Anja était moitié moins démonstrative que son animal de compagnie. Elle ne savait pas d’où cela lui venait mais elle avait l’impression qu’il lui fallait à tout instant rester maîtresse d’elle-même. Peut-être parce que lorsqu’elle était enfant, ses parents lui avaient sans cesse répété de bien se tenir. Peut-être aussi parce qu'elle considérait que montrer ses émotions était une sorte de faiblesse, c'était baisser sa garde et laisser les autres entrer dans son jardin secret, ce qu'elle était vraiment. C'était alors leur donner des armes à retourner contre elle, à utiliser pour la blesser. Sa froideur et la distance qu'elle imposait n'étaient finalement rien de plus qu'un mécanisme de défense et de préservation... Ils étaient peu nombreux ceux avec qui elle baissait sa garde et elle comprit qu'elle n'en était pas encore arrivée à ce point-là avec Igor. Tant mieux quelque part, ils étaient après tout partenaires vis-à-vis du club. Mieux ne valait pas trop mélanger vie privée et affaires... Quoiqu'il en soit, elle venait de comprendre qu'elle gardait une certaine réserve avec le russe car même quand il s'approcha d'elle pour la dominer, elle se contint. Elle aurait pu, agripper son cou et les faire basculer tous les deux sur le canapé. Dieu savait qu'elle en avait envie. Mais elle resta figée, sage encore, peut-être plus par orgueil qu'autre chose.

Elle ne bougea pas d'un millimètre quand il s'approcha d'elle, amusée par l’évocation de ce prétexte qu’il jugeait ne pas en être un. Ah ? Ce n’était donc pas la perspective de l’alcool qui l’avait attiré chez elle ? Non, il devait arrêter de boire maintenant qu’il avait pris ses médicaments. D’autant plus qu’il allait reprendre le volant "juste derrière". Se voyait-il déjà parti alors qu’ils n’avaient même pas commencés… ? Encore une fois non et il le lui montrait bien. De nouveau son cœur s’emballa quand il réduisit l’espace qui les séparait, son corps ne se retrouvant plus qu’à quelques centimètres du sien. Concentrée au possible pour s’empêcher de bouger et ne pas montrer déjà l’effet qu’il lui faisait, elle eut pourtant bien du mal à se retenir quand les yeux du russe glissèrent vers ses lèvres. Durant une seconde, elle se demanda s’il allait venir les prendre, mais il n’en fit rien. Il voulait jouer encore un peu. Bien qu’elle tentât de rester de marbre, la maquerelle ne pouvait pas, de manière réaliste, stopper tous les signaux qui émanaient de son être. De ses joues vaguement rougissantes au sourire coquin qui éclairait faiblement ses lèvres, en passant par son corps qui, sans même qu’elle ne s’en rende compte, s’était avancé de quelques millimètres vers celui du blond. Ses yeux aussi ne pouvaient que la trahir et elle se surprit à entrouvrir légèrement ses lèvres quand il avoua que d’autres raisons l’avaient poussé à accepter son invitation et à… "pénétrer" sa demeure. Hum. S’il continuait comme ça elle allait le violer sur place. Le verbe n’était pas choisi de manière aléatoire, elle en avait bien conscience et son regard, accompagné d’une ébauche de sourire goguenard, lui soufflait qu’elle n’attendait rien d’autre que cela, qu’il se décide à pénétrer sa véritable demeure. Mais elle parvint à se retenir encore, bien qu’elle sentait son corps de plus en plus fébrile. Lui aussi n’alla pas plus loin et, en se détachant, lui laissa quelques secondes de répit pour reprendre ses esprits.

La brune resta encore quelques instants appuyée sur le canapé, savourant cette sensation de désir qui l'emplissait peu à peu et la rendait presque tremblotante. Elle aimait être dans cet état. Elle finit néanmoins par se redresser et rejoindre le bar dans le coin de la pièce, il fallait après tout qu'elle fasse honneur à cette confiance qu'il lui portait... du moins pour les boissons. Se penchant légèrement elle alla chercher dans le meuble deux petits shots qu'elle revint poser sur la table basse. Puis elle abandonna quelques secondes le russe le temps de rejoindre la cuisine ouverte et de sortir du congélateur une bouteille de vodka. Cette vodka-là n'était pas de celles que l'on trouvait dans tous les magasins à petits prix. Cette vodka-là n'était pas destinée à rendre ivre, mais bien à déguster. Cette vodka-là était importée directement de Russie et le prix décourageait les non-connaisseurs... Rejoignant Igor, elle ne s'installa pas encore sur son canapé et resta debout. Elle remplit les deux petits shooters, reposa la bouteille qui commençait déjà à perler de chaleur après le froid glacial du freezer puis se saisit des deux verres et, un dans chaque main, se retourna pour enfin s'installer. Elle ne prit pas place sur le canapé non. Elle vint se planter directement devant Igor et resta là quelques secondes, le dévorant des yeux comme une gourmandise qu'elle s'apprêtait à croquer. Elle finit par mettre un genou sur le fauteuil, puis l'autre, de part et d'autre du jeune homme si bien qu'elle finit assise à califourchon sur lui. Pas gênée pour un sou - heureusement que sa jupe n'était toutefois pas trop serrée, elle n'aurait autrement pas pu se mettre dans cette position... Le doute étant passé et maintenant qu'elle n'avait plus aucune incertitude sur la manière dont allait finir la soirée, autant en profiter. Sourire aguicheur, elle amena le verre qu'elle tenait dans la main gauche pour le lui donner, approchant ses lèvres pour venir murmurer à son oreille tout en veillant à ne rien renverser.


    « Tu m'en diras des nouvelles mais je ne pense pas trahir ta confiance avec cette vodka... Même si nous sommes bien d'accord c'est très... très... très déraisonnable. »

La jeune femme se recula suffisamment pour pouvoir amener ses yeux dans ceux du russe, portant le verre à hauteur de bouche pour n'y tremper que ses lèvres. Elle préférait y aller doucement avec cette vodka, encore une fois elle n'avait rien d'un alcool quelconque... Elle venait à peine de la sentir lui brûler la gorge que déjà, elle continuait sur sa lancée, bien décidée à le taquiner elle aussi.

    « Et maintenant que tu as... "pénétré" ma demeure, je serai curieuse de savoir tes impressions. Je t'ai vu tourner autour de cette sculpture de fille. Ne me dis pas que ça te donne des idées... »

Si elle le cherchait ? Oh, si peu.




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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MessageSujet: Re: Things left unsaid [Anja]   Jeu 4 Juin - 23:48

    Le jeu de la séduction. Dangereux, voluptueux, addictif.
    Ils n’avaient pas réellement eu le temps d’y jouer la dernière fois, tout était parti d’une pulsion, d’une succession d’évènements. Un autre lieu, un autre canapé…Ce soir, c’était différent. Les choses s’étaient installées de façon plus sournoises. Déjà, quand il l’avait plaqué contre le mur du Club, sous l’impulsion de la colère et alors même qu’il aurait aimé l’étrangler, cette envie fugace mais irrépressible de l’embrasser était venue lui chatouiller l’esprit. Puis il y avait eu ces deux corps mouvants en ombres chinoises dans l’immeuble d’en face qui lui avaient rappelé bien trop vivement la nuit qu’ils avaient partagé de longs mois auparavant. Il s’était dérobé, comme à son habitude, ses hommes à côté l’aidant grandement dans sa nécessité de lui résister. Mais depuis, une petit voix dans sa tête n’avait eu de cesse de lui souffler mille et unes idées peu catholiques. Et maintenant, aucun doute ne persistait sur l’issue de cette soirée. Du moins, s’il y en avait eu, ils avaient disparu quand Anja s’était imposée de sa hauteur face à lui, le dominant pleinement, un shooter dans chaque main. Le jeune homme avait détaillé le moindre de ses faits et gestes - se rendant compte qu’elle ne se moquait pas de lui à la vue de la bouteille de vodka qu’il n’aurait très certainement pas pu se payer et qu’on ne trouvait de toute façon pas ici - sans s’attendre néanmoins à ce qu’elle prenne ainsi ses aises, pour sa plus grande satisfaction. À vrai dire, la seule pensée cohérente qui était parvenue à se former dans la masse sombre de sa conscience quand elle avait posé les yeux sur lui - et quel regard! - avait été que jamais plus il ne souhaitait être regardé d’une autre façon par cette femme. Car chez Anja, bien avant ce corps de déesse, ce sont ses yeux qui l’avaient marqué. Deux prunelles d’un bleu intense capable de lancer des éclairs et de lui donner l’expression la plus froide qui soit, et la seconde d’après lui donner l’aspect d’un ange. Et elle avait l’art et la manière d’en jouer, c’était certain.
    Il avait dégluti d’anticipation quand le premier genou était venu frôler sa cuisse, alors qu’inconsciemment il s’installait plus confortablement sur le canapé, puis le second, la laissant prendre place sur lui avec délectation. Et quand ses yeux s’étaient reposés sur elle, la Russe avait certainement dû y lire tout ce qu’elle lui inspirait au dit instant.

    Il attrapa doucement le verre qu’elle lui tendait, fermant les yeux quand il sentit son souffle contre son oreille, souriant légèrement face aux mots qu’elle lui murmurait. Et quand elle se recula, il préféra loucher sur ses lèvres humides de vodka plutôt que goûter immédiatement la sienne. Oui, en effet, c’était très, très, très déraisonnable, et il parlait évidemment de toutes les envies qui lui traversaient l’esprit. Se décidant à faire honneur au breuvage qu’elle lui avait servi, il arqua un sourcil surpris alors qu’il dégustait une première gorgée. Pas par rapport à la vodka - qui était évidemment délicieuse - mais au sujet de conversation abordé. Elle voulait parler déco et impressions, là, maintenant, alors qu’il n’avait qu’une envie, la plaquer sur ce canapé, la déshabiller et la faire sienne? Ah non…la statue de femme.
    Se redressant légèrement du dossier, il planta son regard dans le sien, silencieux, laissant une se des mains se caler dans le creux de ses reins.

    « Tu me connais décidément très mal Anja… » déclara-t-il, son visage trahissant néanmoins son amusement. « Tu me connais très mal si tu penses que c’est ta statue, pourtant très agréable à regarder, qui me donne des idées alors qu’une splendide créature est installée sur mes cuisses. » continua-t-il en penchant son visage vers son cou pour y déposer brièvement ses lèvres. « De longues jambes sculpturales qui encadreront mon bassin quand je te ferai mienne toute à l’heure, une poitrine que je prendrai plaisir à regarder se soulever au rythme d’une respiration saccadée, des soupirs qui feront écho aux miens, un regard à damner un Saint, et des ongles qui me marqueront probablement pour une bonne semaine…non il n’y a que toi qui me donne des idées en ce moment Anja » reprit-il en posant à nouveau ses lèvres dans son cou, cette fois-ci plus longuement, alors que sa main quittait son corps pour se poser là où elle ne pouvait le voir, derrière elle, autour de la bouteille de vodka glacée. « De très, très, très vilaines idées » sourit-il alors qu’il se reculait pour planter à nouveau son regard dans le sien. « Quant au reste de ta demeure, sans vouloir te vexer, les deux seules choses qui m’intéressent à présent sont ce canapé, ou, au mieux, ton lit » conclut-il alors qu’il trempait ses lèvres dans son verre.

    « Et pour en revenir à la vodka, tu n’as pas trahi ma confiance, je veux bien goûter des choses déraisonnables comme celle-ci tous les jours » avoua-t-il alors que ses deux iris bleues déviaient sur la bouche de la maquerelle d’une manière équivoque. « D’ailleurs, en parlant de goûter au déraisonnable… »

    Sa main, celle-là même qu’il avait laissé quelques instant sur la bouteille glacée, glissa entre leurs deux corps, sous la jupe de la jeune femme - beaucoup plus pratique que la dernière fois, et surtout plus accessible - et alors qu’il approchait son visage de celui de la Russe, il fit remonter ladite main le long de sa cuisse, sans toucher sa peau néanmoins. Ce n’est qu’une fois parvenu à la limite de son sous vêtement, sur un morceau de peau nue, qu’il plaqua sa main glacée sur l’intérieur de sa cuisse brûlante en même temps qu’il capturait ses lèvres des siennes, prenant soin de ne pas se laisser emporter par le brasier qu’elle avait fait naître afin de ne pas renverser leur verre.


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