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 Hungry heart [Pv Sunday]

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MessageSujet: Hungry heart [Pv Sunday]   Lun 16 Mar - 2:04

Louis s'adossa nerveusement à un mur, les mains crispées, son regard se promenant sur l'entièreté de la ruelle qu'il "occupait". C'était un endroit peu passant, mais ceux et celles qui étaient bien informées sur le monde "obscur", sur les bas-fonds de New York et plus particulièrement du Bronx savaient bien qu'ils pouvaient y trouver la source de plaisirs bon marché et discrets.

Pour Louis, c'était l'heure de travailler, de trouver un ou une cliente, de le ou la guider jusqu'au placard à balais qui lui tenait de domicile et de faire son office pour une poignée de billets. De quoi mettre de côté pour son loyer et, peut-être, si la générosité était de mise, suffisamment pour pouvoir manger à sa faim aujourd'hui.

Cela faisait deux jours que l'estomac de Louis criait famine. Qu'il réclamait à corps et à cri de quoi être sustenté. Mais le jeune homme ne pouvait pas se soumettre à sa supplique. Le peu qu'il était parvenu à récolter serait tout juste suffisant pour payer son loyer, une fois additionné au reste qu'il économisait petit à petit. C'était le plus important. Un toit sous lequel vivre. Un abri pour se protéger du regard vigilant de Shane.

Un frisson parcourut le corps de Louis à cette pensée. Shane était bien la dernière personne qu'il voulait voir, à présent, à égalité avec sa famille et ses anciens amis. Le souvenir du dernier moment qu'ils avaient passé ensemble déclenchait une nausée profonde chez le jeune homme, qui pouvait presque sentir les poings de son Mac s'abattre sur lui, encore et encore, avant qu'il n'enfonce en son coeur le couteau de la trahison, le dénonçant aux autorités pour ses activités.

La prison ? Les images étaient enfouies. Quelque part où Louis ne pouvait pas les retrouver. Loin, très loin de sa perception, tout comme le reste de ses souvenirs les plus anciens. C'était peut-être mieux qu'il ne se rappelle pas... Il avait suffisamment à supporter pour ne pas s'encombrer d'un passé plus difficile qu'il ne l'était déjà...

Des bruits de pas se firent entendre. Louis tourna la tête, curieux, le coeur battant. Un homme. Vieux. Roux. De grande taille. Imposant. Le jeune homme ne put retenir une grimace. Si tout était si "grand" chez lui, il n'avait pas fini de souffrir et de se contorsionner. Après un client pareil, il lui faudrait un peu de temps pour s'en remettre.

D'autant plus qu'il n'était pas certain de ses "penchants"... Si ce vieux bougre se complaisait dans la souffrance donnée à autrui, Louis n'aurait pas d'autre choix que de s'y soumettre. Avec sa carrure de vermisseau, il ne pouvait pas faire autrement.

Avec Shane, au moins, il avait cette sécurité. Ses clients et ses clientes ne le blessaient jamais. Mais son Mac le faisait très bien pour eux, s'occupant de son "petit protégé" avec une brutalité passionnée que Louis subissait sans mot dire, par crainte, par respect, par gratitude. Shane l'avait recueilli, après tout... Et, à cette époque, il pensait naïvement qu'il était le seul à exister dans sa petite vie, que Shane ne savait pas qui il avait pu être avant de perdre la mémoire, qu'il l'avait pris sous son aile par pure gentillesse...

L'homme roux arriva à proximité. Louis s'écarta du mur, jetant un regard éloquent au potentiel client, soufflant d'un ton mécanique :

"Pas cher, si ça vous intéresse..."

Les yeux que l'homme posa sur lui poussèrent Louis à reculer et à retourner bien gentiment à sa position initiale. Pas intéressé, visiblement. Peut-être même vexé. S'il n'était pas aussi pressé, ce qu'il semblait être au vu de son rythme de marche, il se serait sûrement chargé de lui apprendre la vie à grand renfort de coups de poings.

Louis soupira de soulagement quand l'homme fut hors de portée, tremblant légèrement sous l'appréhension qui l'avait saisi. Ce regard était si dur... Si menaçant... Il n'aurait fait qu'une bouchée de lui, c'était certain.

Sans Mac, Louis vivait une existence dangereuse. Il n'avait personne pour le protéger, pour le préserver de potentiels fous furieux. Il devait se préparer à subir mille sentences pour avoir osé proposer ses services à la mauvaise personne.

Mais qu'y pouvait-il ? Il ne savait rien faire d'autre. On lui avait bien proposé un travail dans un club, mais Louis était certain d'avoir entendu et perçu de la pitié dans les paroles et l'attitude de celle qui lui avait offert cette opportunité. Il avait déjà trop supporté ce sentiment auprès de sa "famille" et d'autres personnes pour accepter pareille proposition. Il voulait s'en sortir, oui... Mais pas à ce prix-là. Pas parce que quelqu'un l'aurait pris en pitié. Non. Parce qu'il aurait mérité sa place. Qu'il l'aurait gagné. Tout simplement.

D'autres bruits de pas... Louis se redressa, dirigeant son regard vers la source de ses bruits. Une jeune femme, très jolie, qui ne semblait pas dégager quelque chose de mauvais. Une cliente, peut-être ? Louis l'espérait. Son estomac se serrait sous la faim et il avait vraiment besoin de se mettre quelque chose sous la dent. De l'argent serait la bienvenue, quitte à ce qu'il dédie sa journée à cette demoiselle pour obtenir suffisamment de fonds pour se restaurer et mettre de côté.

D'abord, un sourire... Une accroche dans le regard... Quelque chose qui disait : "Je suis prêt à vous appartenir pour la somme suivante.". Ca, c'était Shane qui le lui avait appris. Ce regard, Louis l'avait perfectionné. Il était doué. Encore heureux, c'était tout ce qu'il savait faire...

Elle semblait beaucoup plus douce que le précédent client potentiel. Louis redoubla donc d'efforts pour se montrer attractif, agrandissant un peu plus son sourire légèrement maladroit, barrant sa route pour déclarer d'une voix avenante :

"Vous me laisseriez égayer votre journée ? Je vous le promets, je ne suis pas cher et je suis en bonne santé. Vous n'avez rien à craindre de moi, bien au contraire."

Son estomac se fit bruyamment entendre. Le rouge teinta les joues de Louis, qui toussota pour regagner sa contenance. Perdant de son assurance, il balbutia d'une voix tremblante :

"Ca... C-Cela vous intéresse, M-Mademoiselle ?"

Que cela soit le cas... Louis avait besoin de cet argent... D'accomplir son travail et de se restaurer un peu...

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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Lun 16 Mar - 17:11



Il me manque un peu, ce quartier. Le Bronx. C'est ici que j'ai eu mon premier appart. Bon ok, quand je suis arrivée de Londres y a trois ans, c'était pas tout rose au départ. En même temps j'avais que mon sac de fringues et un peu d'argent en poche. Un peu touriste la fille... Mais j'ai eu la chance de tomber sur des gens sympas. Qui ont bien voulu m'héberger un peu. Genre Erika, je sais que j'aurais pu profiter plus longtemps de son hospitalité mais j'suis pas comme ça. J'aime pas devoir trop aux gens. C'est con parce que moi ça me dérange pas de donner sans rien recevoir, ce serait de bonne guerre. Mais nan, j'aime pas m'imposer. Alors tous ces gens qui ont bien voulu me dépanner, moi j'ai pas voulu les embêter plus de 3-4 jours. C'était déjà énorme, je trouve. Je dis pas, c'était pas toujours tout rose. Y a bien quelques fois où le seul truc qui me protégeait de la pluie c'était un pont. Mais il a suffit d'un gros coup de bol, ou plutôt d'un coup de pouce de ma malchance légendaire pour que je me vautre contre une vitre d'une agence de jeux vidéos et que j'y dégote un job. Alors évidemment, avec le boulot et le salaire, c'était plus facile pour trouver un appart. Et mon premier c'était ici, à quelques rues de là. J'ai vécu des trucs chouettes dans ce quartier. Même que, sans le tremblement de terre qui a pourri mon appart, à mon avis j'y serai toujours !

Maintenant, j'habite dans le Queens. J'ai augmenté de rang social, t'as vu. Ouais tu parles... C'est ce qu'on dit en rigolant à chaque fois avec mes potes mais en vrai je paye pas plus cher là où je suis maintenant que là où j'étais avant. C'est pas un super loft non plus, c'est pour ça. Un petit appart un peu sympa, pas tout tout jeune mais qui me suffit. Et si je paye aussi peu cher, c'est parce qu'il est au dernier étage au-dessus d'une boîte de nuit. Sinon paye ton loyer !!

Bref, y a encore quelques mois j'aurais pu être là parce que je rentrais chez moi. C'est plus le cas. Mais j'ai gardé mes petites habitudes et je vais toujours dans le même magasin pour acheter mes jeux vidéos. Le vendeur a des trucs assez sympas et qu'on a du mal à trouver, et il me les fait pas trop chers. Aujourd'hui, je bosse pas. Et comme y a un rayon de soleil qui pointe son nez, plutôt que de rester à squatter devant mon PC, j'ai décidé d'aller me promener un peu dans le monde réel. Il fait pas trop chaud quand même, mais j'ai trois couches de pull au-dessous de ma veste alors ça va, ça passe. Et vu qu'il fait beau, ben j'ai la banane. Un grand sourire en regardant l'architecture des bâtiments typique du quartier. Le nez en l'air, je manque même - comme d'habitude - de tamponner un gars. Cette fois par contre, ça aurait pas été de ma faute, c'est lui qui se jette sur mon chemin !

Le gars me sourit. Alors je lui souris aussi même si je me demande ce qu'il me veut. Il peut me faire la plus belle des œillades, il a pas de peau de ce côté-là, moi je capte jamais rien. Même si un mec se foutait un panneau "tu me plais" sur le front, je serai encore capable de pas le voir... Là-dessus, je suis un peu désespérante. Ou juste naïve, au choix. Le type me demande s'il peut égayer ma journée. Hein ? Je commence à rigoler doucement quand il me dit qu'il est pas cher. Sauf que je comprends pas en quoi il est pas cher. Raconter des blagues ? C'est comme ça qu'il veut égayer ma journée ? Mais je vois pas trop le rapport entre une blague et être en bonne santé... Son ventre se met à gargouiller un truc de fou et ça me fait encore marrer. Le pauvre, il va croire que je me fous de sa gueule. Mais c'est juste que j'ai le rire facile. Il insiste et me demande si ça m'intéresse en balbutiant. Je hausse les épaules en souriant, j'ai toujours pas compris.

    « Ah bah, si tu veux me raconter une blague vas-y ! Je te dirai si elle est bonne. Mais on m'a jamais demandé d'argent pour... »

Je bloque. Ça vient de faire tilt dans ma caboche.

    « Oh. »

T'es con Sunny.

    « Oh ! Oh putain ! »

Ah bah ouais, bien joué, le mot est bien trouvé !!

    « Merde. Pardon, je... J'avais... J'avais pas... compris. »

En même temps, c'est bien la première fois qu'on m'aborde en me demandant si je veux payer pour m'envoyer en l'air ! Et là je sais plus où me foutre. Putain l'air con, l'affiche totale quoi. Je me mets à rougir comme une tomate. Ah non, c'est pas le moment ! Ça c'est peut-être parce que le garçon est plutôt mignon, sinon je me serais mise à rire comme une baleine. Pendant une petite seconde je le dévisage. Il doit pas être beaucoup plus vieux que moi. Ça me fait mal au bide, c'est du gâchis je trouve. Je finis par lui faire une petite grimace chagrinée.

    « Désolée, c'est... C'est pas mon genre. De payer, je veux dire ! Toi ça va, t'es... Hum. Bref, désolée... »

Rho la méga honte... Si je pouvais je chopperais une pelle et je me creuserais un trou pour me planquer, là maintenant. Au lieu de ça je reste plantée comme une cruche avec mon sourire navré. C'est peut-être ses grands yeux verts, ou sa façon de sourire, mais même si je devrais continuer ma route et oublier cette scène bizarre, j'y arrive pas. Je reste là à le regarder. Je me demande c'est quoi son histoire pour qu'il ait atterri là à faire... ça.

    « Comment tu t'appelles ? »

C'est la seule question pas trop nulle ni embarrassante que je trouve à poser.


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Lun 16 Mar - 17:45

Louis pensait avoir été clair. Ses propos, sans être vulgaires, ne laissaient pas réellement de place à un contresens. Pourtant, la jeune femme s'était trompée sur ses intentions. Elle affichait une expression confuse, riait, lançait des phrases qui n'avaient pas vraiment de sens pour Louis. Il n'était pas là pour raconter des blagues. De toute manière, il n'en connaissait pas. Ou plus ?

Louis se mordit la lèvre, chassant cette pensée déplaisante. Le passé devait rester derrière lui, qu'importe les circonstances. Le Louis d'aujourd'hui n'était pas doué pour les blagues et l'humour. Que celui d'avant ait pu l'être n'avait aucune forme d'importance. Passant une main dans ses cheveux, Louis attendit qu'elle comprenne, se demandant s'il serait nécessaire pour lui de se montrer plus explicite qu'il ne l'avait déjà été.

Visiblement, non. La demoiselle avait eu le bon raisonnement toute seule. Son attitude changea du tout au tout, laissant Louis dans un état de perplexité pour le moins avancé. Qu'était-il supposé faire ? S'excuser ? Prendre la fuite ? Insister pour savoir s'il l'intéressait ? Perdu sur la démarche à suivre, Louis restait figé, ne bougeant que pour se dandiner sur place dans un mouvement presque puéril qui traduisait son malaise sans équivoque.

Leurs regards se croisèrent. La jeune femme le dévisageait d'une manière qui intimidait Louis. Il aurait volontiers pris ses jambes à son cou, mais son propre corps semblait lui désobéir. Quelque chose était en train de se passer et le jeune homme n'était pas certain de devoir craindre ou apprécier la suite des événements.

Quand l'inconnue déclara finalement qu'elle ne pensait pas le payer, le sourire de Louis se fana, laissant brièvement place à une expression de pure détresse. Le jeune homme parvint toutefois à se ressaisir rapidement, retrouvant une mine sérieuse, hochant les épaules pour laisser croire que cela ne l'importait pas.

C'était son deuxième refus, dans un laps de temps très court. Si le reste de la journée se déroulait ainsi, il n'aurait jamais assez pour manger et, peut-être même, pour payer son loyer. Louis ne pouvait pas se retrouver à la rue. Il avait besoin de cet abri, de ce refuge, loin de Shane, loin de ce monde qui le dépassait complètement.

Pourtant, Louis fit tout ce qu'il pouvait pour ne rien laisser paraître de son désarroi. Difficilement, il parvint même à étirer un nouveau sourire sur ses lèvres, éclaircissant son visage avenant. Ce n'était pas le moment de flancher. Si ce n'était pas elle, ce serait quelqu'un d'autre. Personne ne s'intéresserait à lui s'il présentait un visage défait, des yeux humides, un menton tremblant...

Son masque ne tarda cependant guère à s'effondrer lorsque la jeune fille le prit par surprise, l'interrogeant sur son identité. Il haussa un sourcil, partagé entre confusion, hébétement et méfiance. Pourquoi n'était-elle pas déjà partie, si elle n'était pas intéressée par ses services ? Pourquoi ne faisait-elle pas comme les autres, qui passaient devant lui sans le voir ou en prétendant qu'il n'existait pas ? Pourquoi lui demander ça alors que cela n'avait rien d'intéressant ?

Déstabilisé, Louis faillit laisser échapper son véritable prénom. Mais il avait à peine eu le temps de prononcer un "Lou..." que, déjà, il s'arrêtait, se forçant à se taire en se mordant la lèvre. Il ne répondait plus à ce nom-là. Louis, c'était son identité d'autrefois, celle que Shane lui avait accordé, celle à laquelle il s'était accroché en espérant trouver quelque chose derrière ces cinq lettres : une âme, une famille, des souvenirs... Mais il n'y avait rien de tout cela.

Louis ne devait plus exister pour les autres. "Louis" était dangereux pour lui. Shane ratisserait tout New York s'il venait à savoir que "Louis" était de retour. Et c'était justement ce qu'il voulait éviter.

Après un long silence, qui n'avait définitivement rien de naturel, le jeune homme se décida à déclarer, le regard rivé vers le sol :

"Nate. Je m'appelle Nate."

Elle n'allait probablement pas le croire. Bah, qu'importe. Il n'était probablement rien de plus qu'une petite poussière dans l'entièreté de sa vie. D'ici quelques minutes, elle l'aura déjà oublié. Elle vaquera à ses occupations, retournera à sa vie pleine de sens et le laissera derrière, dans les bas-fonds qui avaient été seuls à lui offrir une place, sans pitié, sans mépris.

Elle ne partait toujours pas... C'était bizarre. Incompréhensible. Est-ce qu'elle hésitait à recourir à ses services ? L'une de ses mains se crispant instinctivement sur son ventre, au niveau de son estomac, l'autre s'empressa de remettre sa chevelure en place et il retrouva son sourire "commercial", un sourire qui n'avait rien de sincère, mais qui était, pour lui, comme une seconde peau.

"Je ne suis pas malade, j'ai des préservatifs et je suis ouvert à toutes sortes de propositions. Je vous le promets, vous ne le regretterez pas."

Continuant à sourire, il noua ses mains derrière son dos pour dissimuler le tremblement nerveux qui les avait saisi. Louis se trouvait dans une situation pour le moins inconfortable et il ignorait tout de ce qu'il était supposé faire à ce moment-là. Si Shane avait été là...

Sans songer un seul instant au fait que sa potentielle cliente pourrait trouver cela bizarre, il secoua violemment la tête pour chasser cette pensée désagréable. Il devait absolument cesser de se reposer sur Shane ! Il vivait par lui-même, à présent, c'était ce qu'il avait décidé. En autonomie complète.

"Mon appartement n'est pas loin. Il n'est pas très grand, mais il est propre et le lit est confortable. Ca ne vous prendra pas beaucoup de temps, si vous êtes pressée."

Louis se raccrochait désespérément à l'idée que la jeune femme pouvait hésiter à recourir à ses services. Que pouvait-il faire d'autre, après tout ?
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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Lun 16 Mar - 21:21

Franchement, je sais pas trop quoi penser. Y a deux secondes, il me regardait comme si je venais de lui annoncer qu'il pourrait plus jamais manger de chocolat de sa vie - enfin, j'en sais rien s'il aime le chocolat mais moi, c'est cette tête-là que je ferais si ça devait m'arriver... Et maintenant que je lui demande comment il s'appelle, on dirait que je viens de lui poser une question super compliquée. Pourtant, je vois pas ce qu'y a de difficile à donner son prénom. Parce que, ouais, maintenant, j'ai vraiment envie de savoir. La curiosité est un vilain défaut parfois, et bah tant pis. Il commence à me sortir une ébauche de prénom et se ravise. Il se tait en regardant ses pieds. Mince, faut croire que si, finalement, c'est une question compliquée... Moi je bouge pas, j'attends patiemment. Il finit par me dire qu'il s'appelle Nate. Et de le voir là comme ça à fixer le sol, il me fait mal au coeur. Vrai, même si je suis pas du genre tactile, j'ai envie de lui faire un câlin et de lui dire que tout ira bien.

C'est quand même le truc le plus débile qu'on puisse dire. Que tout ira bien. Qu'est-ce qu'on peut en savoir ? Je sais même pas c'est quoi ses problèmes à ce mec, je le connais depuis même pas deux secondes, je sais rien de sa vie, de son passé ni de lui. Si ça se trouve c'est qu'un gros connard en fait. Mais y a quelque chose dans son regard qui me dit le contraire. Alors, vu que je le connais pas, comment je pourrais savoir si ça finira par aller mieux ou non ? J'en sais strictement rien. Mais j'ai envie de le croire. Et puis, même si c'est complètement débile, des fois c'est juste ce qu'on a besoin d'entendre. Même si c'est peut-être pas vrai, ça fait du bien. Mais je me retiens. Parce que je sais rien de lui et de la réaction qu'il pourrait avoir. Pas trop envie qu'il m'en foute une, même s'il a pas l'air bien épais...

Mes yeux se baissent sur sa main qui se contracte sur son ventre avant que je les relève vers son visage. Il se recoiffe et me fait un sourire colgate. Je l'aime pas celui-là, je préférais l'autre. Plus maladroit, plus naturel. Là j'ai l'impression d'être devant un commercial qui essaye de me vendre un truc en voulant me persuader que c'est un besoin vital pour moi, mais qui au final me servira jamais à rien. C'est faux, c'est hypocrite. C'est tout ce que j'aime pas. Et avec ce qu'il me débite après, mes yeux s'agrandissent comme des soucoupes. Il me cause de préservatifs, de propositions... Nan mais j'hallucine ! C'est pour du faux c'est ça ? Y a une caméra cachée quelque part hein ? Mais son regard désespéré une seconde plus tôt me souffle que non. Y a pas de caméra, malheureusement. Et lui, ça, c'est son quotidien. Il continue en me parlant de son appart, de son lit confortable et... Et je rougis comme une gogole. C'est que j'ai pas l'habitude des propositions aussi directes et franches. Et une fois de plus, je sais pas où me mettre. Y a quelque chose qui me touche chez lui et qui me donnerait presque envie d'accepter.

    « Nan mais nan ! »

Là c'était plutôt moi qui réfléchissait à voix haute. J'ai presque crié, je crois. Je fais une petite moue en baissant les yeux à mon tour. Bizarrement j'ai toujours pas envie de partir. Je secoue la tête deux-trois fois pendant que je réfléchis, je lâche un petit soupir puis je lui refais face, avec un petit sourire. Et le mien, il est sincère.

    « Je suis sûre que ton appart il doit avoir une chouette déco, et que ton lit est super confortable et que... euh... tu sais, euhm, t'y prendre mais... Sérieux Nate, arrête de me proposer des trucs comme ça, je vais finir par me vexer et croire que ça se voit sur ma tronche que je suis en manque. »

Un rire s'échappe de ma gorge que je cherche même pas à retenir. Ca détendra peut-être l'atmosphère. Mouais, j'y crois pas trop. Il va encore me sortir son regard tout mouillé de cocker... Niet, il m'aura pas comme ça. Mais, maintenant que je suis là, j'ai pas non plus l'intention de le laisser dans sa merde. Je l'ai déjà dit, y a un truc qui me touche chez ce mec. Les yeux droits dans les siens, je me répète, un peu plus sérieuse.

    « Vraiment, me propose plus de trucs. »

Parce que ça me met mal à l'aise.

Je regarde rapidement autour de nous. Y a pas grand chose dans le coin mais, à quelques rues de là, je sais qu'y a un petit café qui fait des super pâtisseries. Je suis pas sûre que s'il se tenait le ventre tout à l'heure, c'est parce qu'il a faim mais, même si c'est pas ça, on dit jamais non à une gourmandise. Sans lui demander son avis, je viens me mettre à côté de lui et je passe mon coude sous le sien pour l'entraîner.

    « Viens, on va manger quelque chose. J'ai la dalle. Et comme ça tu pourras m'expliquer pourquoi tu veux absolument me foutre dans ton lit. J'veux dire, j'sais que je suis bonasse mais quand même, ahah ! »

Je me marre. Je me marre parce que je dis que des conneries. Mais j'aime bien ça. Je préfère prendre la vie comme ça qu'en pleurant. Un peu d'auto-dérision fait pas de mal. Je sais pas pourquoi je veux absolument faire un truc pour lui. C'est vrai, je le connais même pas ce gars. Mais c'est comme ça. Il va peut-être me prendre pour une tarée mais il aura pas tout à fait tord. J'espère juste qu'il va pas me foutre un vent et me laisser toute seule avec mes pâtisseries sinon je vais grossir...


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mar 17 Mar - 20:05

Louis fut secoué par un sursaut de surprise lorsque la jeune inconnue s'exclama assez fortement, signifiant très clairement son opposition à un éventuel rapport sexuel. Réagissant instinctivement, il recula d'un pas et leva un bras pour se protéger, comme s'il craignait que les coups ne pleuvent, comme s'il redoutait qu'une punition s'abatte sur sa personne. Quelques secondes s'écoulèrent.

Quand Louis saisit que la jeune femme n'allait pas lui faire du mal, il consentit à baisser son bras, se pressant de lier ses mains dans son dos pour dissimuler les tremblements qui l'avaient saisi. Il toussota pour regagner une certaine contenance, conscient que la jeune fille allait probablement le trouver suspect ou bizarre.

Il répondit maladroitement à son petit sourire, partagé entre l'envie de partir en courant ou de se recroqueviller contre l'un des murs de la ruelle en espérant se fondre dans la matière et disparaître pour ne plus jamais revenir. Les propos de la demoiselle confirmèrent ses craintes : elle n'avait pas l'intention d'être sa cliente. Elle n'était pas intéressée par sa proposition.

Elle riait, mais Louis n'arrivait pas à la suivre dans cette hilarité, ne parvenant à songer qu'à cet argent qui allait probablement lui échapper une nouvelle fois, à ce repas qu'il n'aurait pas, ce toit qui devenait de plus en plus précaire au fur et à mesure que le temps passait...

Le jeune homme s'efforça de respirer profondément et de chasser les mauvaises pensées. Rester positif... Optimiste... Oublier la faim, la peur du lendemain, l'appréhension du jour présent...
Tant bien que mal, il réussit à étirer un nouveau sourire, entortillant quelques mèches de ses cheveux autour de ses doigts, alors que la demoiselle le priait de ne plus lui faire de propositions.

Louis n'était pas bête. Il savait très bien lorsqu'il convenait de ne plus tenter quoi que ce soit auprès de quelqu'un. Il ne se passerait rien avec cette jeune femme. Et, pourtant, elle n'était toujours pas partie. Songeant qu'elle attendait peut-être des excuses de sa part pour sa conduite, Louis souffla d'une voix gênée, le regard fuyant :

"Je suis désolé si je vous ai embarrassée, Mademoiselle. Je ne vous embêterais plus."

L'inconnue le tutoyait et s'adressait à lui comme si elle le connaissait depuis toujours, mais Louis n'osait pas en faire de même. Pour lui, ils n'étaient pas sur un pied d'égalité. Il n'était guère plus qu'un jouet dont l'on pouvait s'amuser à sa guise, un jouet tentant tant bien que mal de survivre dans ce monde impitoyable. Elle, elle faisait partie de ces gens "normaux" qui lui étaient supérieurs en tout point, dont l'âme était pleine de vie, d'intelligence, de profondeur. Pour cela, Louis l'admirait et l'enviait tout autant, conscient de leur différence.

Il s'était excusé et elle n'était toujours pas partie. Au lieu de cela, elle continua de surprendre le jeune homme, passant son coude sous le sien, débitant une série de phrases qui le laissa perplexe. Aussi bien la proposition d'aller manger que certains propos qu'il n'était pas certain d'avoir saisi correctement...

Le rouge aux joues, il avoua à mi-voix, lui laissant toutefois le temps de terminer son rire qu'il n'avait pas réussi à suivre, une fois de plus :

"Pardon, Mademoiselle, mais... je n'ai pas de quoi me payer à manger."

Il s'écarta d'elle, persuadé qu'elle souhaiterait seulement se débarrasser de sa présence maintenant qu'il lui avait avoué être pauvre et ne pas pouvoir subvenir à ses propres besoins. Elle le trouvait probablement pathétique...

Pensant que, de toute manière, il ne pouvait pas tomber plus bas, il osa la questionner sur les termes qu'il n'avait pas bien compris, crispant nerveusement ses mains l'une contre l'autre :

"Que... Qu'est-ce que ça veut dire "Bonnasse" ? Et... Et "ladalle" ? J'ai déjà entendu ça quelque part, mais... mais je ne m'en rappelle plus très bien."

Auprès de Shane et de ses clients, Louis avait acquis un vocabulaire fleuri, mais "Bonnasse" n'était jamais parvenu à ses oreilles. A d'autres personnes, il n'aurait jamais osé demander ça, mais l'inconnue, qui n'était désormais plus une cliente potentielle, lui inspirait une confiance inexplicable. Comme s'il était certain, au fond de lui, qu'elle ne pourrait pas lui faire du mal, contrairement à tous ceux qu'il avait croisé lors de la courte période de sa vie dont il parvenait à garder souvenir...

Fixant la jeune femme d'un regard profondément innocent, qui contrastait avec les propos qu'il avait tenu précédemment, Louis attendit sa réponse, faisant craquer nerveusement ses doigts, se dandinant sur place dans ce mouvement qui indiquait clairement qu'il n'était pas encore tout à fait à l'aise avec ce corps qui était le sien.

Il voulait savoir, apprendre, comprendre... Tant de choses lui échappaient, tant de choses lui étaient étrangères... Comment pouvait-il espérer sortir de cette existence misérable et commencer une nouvelle vie s'il était incapable de connaître des mots aussi primaires ? S'il continuait à peiner à accomplir les tâches les plus basiques ?

Ses pensées le dirigèrent vers ce club où on lui avait proposé de travailler. Dans l'état actuel des choses, il était persuadé qu'il parviendrait à tout faire planter, d'une façon ou d'une autre. Il était tellement... incapable. Ignorant. Bête.

Grattant le sol du bout de son pied, Louis se mit à ronger ses ongles, sans quitter la jeune femme du regard. Allait-elle lui répondre ? Ou simplement s'enfuir et le laisser là, se désintéresser de la personne misérable qu'il était ?




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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mer 18 Mar - 12:35

Et bingo hein, il m'a regardé avec ses grands yeux innocents et ça m'a presque fait de la pleine de pas accepter ses propositions. Sauf que non, clairement non. Je ferais jamais ça de ma vie. Je préfère encore virer une partie de mon salaire ad vitam eternam que de financer de la prostitution. C'est tellement dégradant je trouve. Un corps, c'est trop personnel. C'est trop intime. Et ça a rien d'un objet, ça devrait pas pouvoir se vendre. Je blâme pas ceux qui font ce métier, je peux comprendre que des fois, la vie elle est pas cool, et que si on veut pas crever tout seul dans un caniveau, faut arriver à des extrémités désolantes. Mais tous ceux qui payent et qui encouragent tout ça, eux je leur vomis dessus. S'ils ont autant d'argent à dépenser, ils ont qu'à leur donner directement plutôt que de les humilier et les obliger à renoncer à leur dignité. Vraiment, ça me dégoûte et ça m'énerve même qu'un type comme Nate ait pas d'autre choix que de sauter sur une fille comme moi pour essayer se faire un peu de fric. Ça m'énerve encore plus qu'il se sente obligé de s'excuser. C'est pas qu'il m'a embarrassée, enfin si un peu, mais j'sais pas. Tout ça, j'trouve pas ça normal...

C'est pour ça que je reste. Parce que même si je peux pas faire grand chose, j'ai quand même envie de faire quelque chose. Tout ce que je peux faire moi, c'est lui apporter ma bonne humeur. C'est mon truc le plus précieux, je crois. J'peux essayer de lui changer les idées, de lui faire oublier un peu son quotidien. Je sais que c'est pas évident parce que pendant qu'il fera ça, il risque de perdre de l'argent. Mais l'argent, c'est pas le plus important dans la vie. C'est mes parents qui me l'ont appris. Je sais, c'est plus facile à dire quand on en a un peu mais, la santé, le moral, c'est ça qui devrait primer. Alors ouais, vu que de toute façon j'ai pas grand chose de mieux à faire, j'ai envie de rester un peu avec lui et de le faire sourire. Un vrai sourire, pas son truc tout bidon colgate. Et le meilleur moyen pour commencer, c'est devant une gourmandise.

Sauf qu'il me coupe dans mon élan en m'avouant qu'il a pas d'argent. Ça, je l'avais deviné. Alors, s'il a pas de thunes pour se payer à manger, j'imagine que sa main sur son ventre tout à l'heure, ouais, c'est parce qu'il a faim. Je pourrais au moins faire ça pour lui aujourd'hui, lui remplir le ventre, à défaut du portefeuille. Y en a qui pourraient croire que c'est de la pitié, après tout je le connais pas ce gars. C'est pas ça. Rien à voir. Ça s'appelle de la gentillesse. Sisi, je vous jure que ça existe.

Quand il se détache de moi, je cherche pas à le retenir. Pas encore. Je lui rends sa liberté, je sais pas pourquoi mais y a quelque chose qui me dit qu'il vaut mieux que j'y aille doucement avec lui et que je range mes gros sabots. La suite me déstabilise. Il me demande ce que ça veut dire, certains mots que j'ai utilisé.

Mon premier réflexe, c'est d'avoir envie de me marrer. Sérieux ? Il les connait pas ? Ben faut qu'il sorte un peu le coco !
Mais mon deuxième réflexe, c'est de me retenir de me marrer. Je sens que c'est pas le truc à faire. Je sais pas ce que c'est mais y a un truc qui clignote dans ma tête et qui m'alerte, qui me dit de pas prendre à la légère ces questions pourtant anodines. C'est sûrement à cause de son attitude. Il arrête pas de se dandiner, il se tord les mains, il joue avec le bout de ses pieds. Et tout à l'heure, il a même cru que j'allais le frapper, moi, la crevette. Ses réactions me font penser à un gamin, pourtant il a l'air d'avoir mon âge. Alors je lui souris encore, pour le rassurer.

    « Je te les explique que si tu viens manger un truc avec moi. C'est moi qui régale. Deal ? »

Je lui tends ma main, pour qu'il la frappe et qu'on signe le pacte comme ça. Mais avant qu'il ait le temps de faire quoi que ce soit je la retire et je lui mets mon index sous le nez.

    « Par contre arrête de m'appeler Mademoiselle, j'ai l'impression d'être quelqu'un genre super important et tout. Moi c'est Sunday. Ou Sunny, comme tu préfères. Ouais je sais, j'ai un nom chelou. J'arrête pas de le dire à mes parents mais ils ont pas voulu le changer... Alors, deal ? »

Et je remets ma main à plat dans sa direction avec une banane sur les lèvres. Parce que ce qu'il voit là, c'est ce que je suis. Rien de plus, rien de moins. Du sourire, du bavardage et des jeux. Bienvenue dans mon monde Nate.


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Ven 20 Mar - 23:50

La jeune femme ne lui expliqua pas d'emblée les mots que Louis n'avait pas compris. En lieu et place de cela, elle lui proposa de manger avec elle et de lui payer le repas, en échange de cette explication. Louis haussa un sourcil, intrigué par cette déclaration. Ce n'était pas vraiment une "affaire" ordinaire. Il allait tout recevoir et elle, elle allait donner. Les échanges, ça ne marchait pas comme ça.

Louis voulut l'interroger à ce sujet, mais il n'osa pas, craignant que sa question ne fasse fuir son interlocutrice. Elle semblait gentille, il... il n'avait pas envie qu'elle parte tout de suite. Même si cela allait lui faire rater des clients et des clientes potentielles. Il se rattraperait d'une autre façon. Enfin, il l'espérait...

La demoiselle lui tendit la main. Louis la fixa avec une certaine curiosité, se demandant ce qu'il était supposé faire. La serrer ? La taper ? La prendre, tout simplement ? Tellement d'interactions possibles... Et probablement une seule bonne réponse. Alors qu'il hésitait sur la conduite à tenir, la jeune fille le surprit dans sa réflexion, mettant son index sous son nez. Louis recula dans un bond instinctif, le souffle court, comme si son interlocutrice venait de pointer une arme sur lui.

Il lui fallut quelques secondes pour retrouver son calme et, son coeur encore affolé par le stress, Louis apprit l'identité de celle qui ne serait définitivement pas sa cliente. Sunday... C'était un joli prénom. Louis aimait bien les Dimanche. Quand il travaillait sous Shane, il avait quelques dimanche libérés, de temps en temps, où il pouvait reposer son corps et son âme de semaines éprouvantes. Bien sûr, il ne pouvait plus se permettre ce luxe, mais qu'importe. Louis aimait toujours les Dimanche. Et cette fille très gentille s'appelait Sunday. Cela lui allait bien.

D'un ton presque candide, qui contrastait clairement avec le masque commercial qu'il arborait précédemment et les propos tentateurs qu'il pouvait proférer, le jeune homme déclara à l'égard de la demoiselle :

"Sunday est un beau prénom. Je trouve que le Dimanche est le plus beau jour de la semaine !

Louis sourit avec naturel et maladresse, avant de reprendre une expression confuse quand Sunny lui tendit à nouveau la main. Il l'observa sous toutes les coutures, comme pourrait le faire un animal curieux, avant de reporter son regard sur sa propre main. Ses yeux allèrent de son interlocutrice à sa propre main dont il ne savait que faire, avant de se décider à agir.

Se mordant la lèvre inférieure, il serra doucement la main qu'elle lui tendait, sans oser regarder Sunday dans les yeux, avant de se détacher et de martyriser sa propre chevelure, l'emmêlant autour de ses doigts qui se crispaient nerveusement sur sa tête. Louis respira profondément, tentant tant bien que mal de se détendre, en dépit de cette situation inédite devant laquelle il n'était pas sûr de ce qu'il était supposé faire ou ne pas faire.

Une fois calmé, il leva à nouveau son regard vers la jeune femme, cessant de mettre du désordre dans sa coiffure. Passablement échevelé, il n'avait plus grand-chose du prostitué "vendeur" qu'il devait être pour continuer à survivre. Il ressemblait plutôt à un "adulescent" passant par une phase de pseudo-rébellion...

Il étira à nouveau un sourire sur ses lèvres, avant de trouver le courage d'imiter les gestes de Sunday : il passa son coude sous celui de la demoiselle, veillant à ne pas lui faire mal ou à éviter toute forme de brusquerie. Sa propre audace l'intimida et ses joues se couvrirent bientôt d'un rouge grenat, tandis qu'il balbutiait à l'adresse de Sunny :

"J-Je peux f-faire quelque chose p...pour vous r-rembourser le repas, S-Sunday ?"

Songeant qu'elle pensait probablement qu'il allait encore lui proposer de coucher avec elle, il devint plus écarlate encore, ajoutant d'une voix presque paniquée :

"Je... J-Je ne parle pas de relations s-sexuelles. J-Je... V-Vous... Je p-pourrais vous rendre un service, v-vous aider pour quelque chose, je... j-je ne sais pas..."

Craignant de lâcher une bêtise, Louis se força à se taire et reprit ses exercices de respiration. Calme, rester calme... Ne pas se montrer bizarre... Ne pas dire des choses inintéressantes... Une fille gentille ne le prenait pas pour un imbécile et voulait manger avec lui. C'était un moment rare pour Louis. La dernière fois qu'il avait eu une "relation" avec une fille, c'était avec une "ancienne amie", qui avait mis à profit son travail de Prostitué et s'était joué de son corps et de son âme. Sunday avait l'air différente...

Il ne se rappelait pas avoir rencontré quelqu'un comme elle. Oh, il y avait bien Harleen, mais ce n'était pas pareil. Il ne sentait pas de pitié chez Sunday. Elle... Elle était spéciale.

Un nouveau sourire pour la rassurer. Il voulut dire quelque chose, mais son ventre se mit à gargouiller si bruyamment qu'il couvrit toute tentative de discussion. Mortifié par ce qui venait de se passer, Louis détourna le regard et cacha son visage rougissant derrière sa main libre, n'osant plus prononcer le moindre mot. Oui, il avait vraiment faim...

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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Lun 30 Mar - 16:26

Il doit me prendre pour une folle. Je suis là à lui parler de mes parents et du prénom pourrave qu'ils m'ont choisi, le plus naturellement de monde, alors qu'y a pas 5 minutes, il me proposait d'aller faire un tour dans son lit contre un peu d'argent. La discussion prend pas une tournure tout à fait logique après la façon dont elle a commencé mais ça, c'est assez habituel avec moi. J'avoue que je suis plutôt distraite et que je peux vite passer du coq à l'âne. Faut me suivre quoi... Des fois les copains m'engueulent. Parce que je commence à critiquer un jeu vidéo et que deux minutes après, je demande ce qu'on mange et encore trois minutes après, je parle d'un acteur et de son dernier film. Ils râlent mais c'est pour la forme, au fond ça les fait rire. L'avantage c'est que même quand ils ont pas trop envie de parler, je fais la discussion pour deux. Bon parfois ça peut vite les fatiguer mais au moins ils s'ennuient jamais !
Faudrait peut-être que je ralentisse d'ailleurs, j'ai l'impression que Nate a pas trop l'habitude et qu'il a du mal, à me suivre. Même si je devine que c'est pas que ça. Au moindre geste un peu trop brusque, il recule comme si j'allais me mettre à le tabasser. Pourtant ça mes copains l'ont jamais dit, que je foutais la trouille. Je pense pas que ce soit le cas en vrai, j'ai une taille ridicule de lilipucienne, pas plus épaisse qu'une guêpe et c'est pas avec mes pauvres petits muscles que je risque d'envoyer quelqu'un au tapis. Quoique, le truc le plus musclé chez moi ça doit être mes doigts, à force de les activer sur les manettes ou le clavier ! Mais je sais pas pourquoi, lui, il croit que je serais capable de lui faire du mal. Surtout que c'est pas du tout mon intention quoi... Si ça avait été le cas, je lui aurai foutu une baffe quand il m'a proposé des trucs chelou. Vraiment, il a rien à craindre de moi et ça me rend un peu triste qu'il soit apeuré comme ça.

Pourtant je souris. J'espère qu'il le voit pas, le trait de mélancolie au fond de mes yeux. Mais je souris parce qu'il trouve que mon prénom est joli. Mon nez se trémousse en une mimique comique à mi-chemin entre la grimace et l'espièglerie. Parce que j'aime pas trop mon prénom, ni qu'il me rappelle que c'est un jour de la semaine. Mais je le trouve mignon à me raconter que selon lui, c'est le plus beau des jours.

Même si je pensais qu'il allait me taper dans la main pour signer notre deal, je montre pas ma surprise quand sa paume vient à la rencontre de la mienne pour la serrer. Je me contente de lui sourire encore et de lui rendre doucement sa poignée de main. Et je me rends compte que ce Nate, il me rend curieuse. Si lui il doit avoir du mal à me suivre dans ce que je raconte, moi j'ai du mal à capter ses réactions. Là il a l'air ennuyé, il se tortille les cheveux mais je sais pas pourquoi. Je comprends pas ce qui peut le mettre dans cet état-là. Même chose un peu plus tôt, j'ai du mal à voir ce qui peut le rendre aussi nerveux. Et comme j'ai pas la moindre idée pour répondre à mes questions et que je me vois pas les lui poser de vive voix aussi brutalement, je dis rien et je continue à sourire. C'est le mieux à faire, je crois.

Je m'y attendais pas mais il finit par reproduire mon geste et à glisser son coude sous le mien. Ah ben voilà ! C'est mieux déjà ! Direction les pâtisseries alors ! Rassurée qu'il veuille bien me suivre, je retrouve un peu de mon entrain et la banane sur les lèvres, je lève la tête vers lui. Oh !! Il rougit ! Pour pas le mettre encore plus mal à l'aise, je fais semblant d'avoir rien vu et comme si, lui et moi qui nous prenons bras-dessus bras-dessous, c'est le truc le plus normal du monde et que c'est un petit rituel de vieux copains que j'aille lui payer un truc à manger. Rien d'anormal, non non ! Il me demande s'il peut faire quelque chose, pour me rembourser. Je m'apprête à secouer la tête mais il me coupe dans mon élan et c'est à mon tour de rougir quand il précise qu'il parle pas de sexe. Putain on doit avoir l'air bêtes tous les deux à rougir comme deux idiots ! La honte. Enfin non, pas vraiment, mais on doit avoir l'air fin quoi. Il veut faire un truc, me rendre service ou quelque chose, mais il sait pas quoi. J'avoue que je sais pas non plus. Je laisse passer une seconde le temps que mes joues reprennent une couleur normale, pendant ce temps-là je m'évertue à regarder le ciel en faisant mine de rien. Et puis son ventre se remet à gargouiller alors c'est le signal. Je crois qu'il est temps d'accélérer un peu. Inconsciemment, je me mets à marcher un peu plus vite. Oh à peine, il doit pas beaucoup voir la différence entre la longueur de ses jambes et celle des miennes... Je réfléchis encore une seconde et puis je finis par hocher la tête pensivement.

    « Je crois que j'ai trouvé un truc que tu pourrais faire pour moi. Déjà, tu pourrais arrêter de me vouvoyer, ça me donne l'impression d'être vieille ! Et après... Ce qui me ferait super plaisir tu vois, c'est que t'essayes de te détendre. J'aimerais bien que t'arrives à pas sursauter quand je fais un geste un peu trop vif, parce qu'en plus, moi je suis une pile sur pattes alors c'est pas évident et... bref. Ouais, ça me plairait que t'arrives à décompresser. Sérieux Nate, je t'assure, le pire truc qui peut t'arriver avec moi c'est que je me casse la gueule sur toi alors tu vois... Rien de grave. »

Je relève la tête vers lui avec un sourire tranquillisant. Il a rien à craindre, en tout cas pas de moi. Faut juste qu'il arrive à l'assimiler. J'ai essayé de lui faire comprendre sans que ça passe pour un reproche mais c'est pas facile, d'ordinaire je suis plutôt du genre un peu trop cash. J'espère qu'il le prendra pas mal, vraiment. Et pour pas appesantir ma requête, je change déjà de sujet en serrant un peu plus son coude contre moi.

    « Dans moins de cinq minutes on sera au café, ça me laisse tout juste le temps de t'expliquer. C'était quoi déjà ? Ah ouais. Avoir la dalle, ça veut dire avoir faim en fait. Et c'était quoi l'autre ? Ah si ! Bonnasse. Une bonnasse, c'est une fille genre super sexy tu vois. Le genre de fille que tous les mecs veulent mettre dans leur lit, juste parce qu'elle a un beau physique. Enfin, quand je disais ça pour moi c'était pour blaguer hein ! Je mets pas de jupes assez courtes pour être une vraie bonnasse. »

Je me mets à rigoler toute seule en levant les yeux au ciel. Ah ça c'est clair, mes jupes, elles ont au moins 20 cm en trop ! Et c'est en m'entendant rire comme une gogole que je me rends compte que je débite encore sans m'arrêter... J'arrête de rire et je lui fais une petite moue désolée en haussant les épaules.

    « Pardon, j'arrête pas de parler. Tu me le dis si je parle trop ! »

Ouais, enfin faudrait encore que je lui laisse en placer une pour qu'il puisse me le dire... Ok, la ferme Sunny.


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mar 31 Mar - 0:02

A son tour, Sunday se mit à rougir. Son ventre ayant cessé de résonner bruyamment, Louis cessa de dissimuler son visage, cherchant les mots pour s'excuser de l'embarras dans lequel il avait plongé la jeune femme. Pourquoi était-il incapable de discuter normalement avec quelqu'un ? Qu'est-ce qui était si dur là-dedans ? Pourtant, il avait voulu la mettre à l'aise, lui assurer qu'il n'avait pas d'intentions "perverses" à son égard...

Au lieu de cela, ils étaient désormais tous deux couverts d'une rougeur écarlate, plongés dans un étrange silence duquel Louis ne parvenait pas à s'extirper. De sa main libre, il recommença à se triturer les cheveux, mordillant nerveusement sa lèvre. Il était terrifié à l'idée que Sunday puisse se lasser de lui et l'abandonner. Bien sûr, il savait bien que cette rencontre ne pouvait durer éternellement, qu'il viendrait un moment où tous deux devraient se séparer... Il ne la reverrait probablement jamais...

Mais il ne voulait pas que cela se finisse tout de suite. Pas de cette façon. Et il fut rassuré en voyant qu'elle ne se détachait pas de lui, qu'elle ne cherchait pas à le fuir... Il était déjà prêt à se répandre en excuses pour qu'elle reste à ses côtés, mais il n'en eut pas besoin. Au lieu de cela, Sunday prit la parole.

Ses propos laissèrent Louis pantois. Ne plus la vouvoyer ? Mais il la respectait bien trop pour cela ! Il ne pouvait pas tutoyer quelqu'un qui lui était supérieur. Ses clients, les "gens normaux" comme Sunday... Ils faisaient partie d'une autre catégorie, d'un niveau qu'il espérait atteindre un jour...
Il ne pouvait pas se laisser aller à une telle familiarité. A peine avait-il fini d'assimiler ce choc qu'il en encaissait un autre, le submergeant d'embarras.

Son regard quitta celui de Sunday et se riva au sol pour ne plus le quitter. La tête basse, il marmonna un petit "Pardon" avant de commencer à ronger ses ongles, ne sachant pas trop où se mettre. Il savait bien que son attitude laissait à désirer... Il était constamment sur le qui-vive. Chaque geste un peu trop brusque lui rappelait les mouvements d'humeur de Shane, ses punitions, qu'elles soient "justifiées" ou non.

Il avait peur. En permanence. Il ne voulait pas revenir à ses côtés. Il était conscient de l'emprise que Shane possédait sur lui et il savait bien qu'il ne pourrait pas lui résister bien longtemps, si l'homme venait à retrouver sa trace.

Sunday lui adressa un sourire rassurant, mais Louis ne parvint pas à le lui renvoyer, empêtré dans sa propre crainte, emporté par de vifs souvenirs, blessures encore brûlantes de ce qui lui restait de passé.

Avec gentillesse, la jeune femme consentit à changer de sujet, suscitant la curiosité de Louis et lui permettant de se tirer de ses idées noires. Il avait l'impression d'apprendre auprès d'elle, en l'espace de quelques minutes, bien plus que ce qu'il avait pu tirer des mois passés auprès de sa "famille". Peut-être parce qu'elle ne cherchait pas un "Quelqu'un" qui n'existait plus en lui...

Il parvint finalement à la suivre dans son rire, emporté par sa bonhomie. Louis ne l'avait jamais réalisé, mais il avait désespérément besoin de personnes comme Sunday. De gens capables de le tirer de la grisaille de son existence par des petits bonheurs simplissimes qui lui étaient inaccessibles, autrement...

Louis secoua la tête quand la jeune fille s'excusa de trop parler, lui répondant d'une voix douce, presque difficilement audible :

"Ne vous... euh... Ne t'excuse pas..."

Le tutoiement le gêna considérablement et il recommença à tourmenter sa pauvre coiffure, se dandinant malgré lui. Il savait bien qu'il devait se détendre, mais c'était vraiment difficile... Il avait l'impression de ne pas cesser de faire des erreurs... C'était un nouveau domaine dans lequel il s'aventurait et il n'était pas armé pour ça.

Il ne voulait pas perdre Sunday. Ni l'ennuyer. Ou l'incommoder. Que faire, alors ? Que dire ? Comment se comporter ? Il avait la désagréable impression de lui manquer de respect en lui épargnant son vouvoiement habituel. Il n'était pas son égal. Il... Il lui était inférieur. Ce n'était tout simplement pas normal.

Le souffle rendu court par cette angoisse qui le parcourait, en dépit de son souhait de se montrer plus calme, il articula avec difficulté :

"Vous... T-Tu... Tu ne parles pas t-trop. Je... J'aime bien vous écouter. Euh... T'écouter ! C'est... C'est enrichissant, Mad... euh, Sunday..."

Il hésitait, marchait sur des oeufs, bafouillait considérablement... Il n'était vraiment pas à son aise. D'un côté, il était heureux qu'on le tire un peu de ses bas-fonds habituels, mais il craignait que cela ne soit qu'un rêve passager, qui s'achèverait bien trop vite.

Mortifié par sa propre attitude, il marmonna en direction de Sunday, cessant de torturer ses pauvres cheveux pour malaxer son estomac bruyant :

"Je suis désolé, M... Sunday. Je... J-J'ai l'impression de vous insulter en vous... en te t-tutoyant. C'est... C'est i-indigne de vous."

Louis releva la tête vers la jeune fille, espérant qu'elle comprenne et qu'elle ne le rejette pas, en dépit de sa franchise maladroite :

"Vous m-méritez mieux que c-cela de ma part. V-Vous tutoyer, ce... ce serait n-nous mettre sur un pied d'égalité. Et je ne peux pas faire ç-ça."

Il reprit son souffle, se détachant de la jeune fille, laissant libre cours à ses tics nerveux. Jouer avec ses cheveux, se dandiner, remuer maladroitement, mordre sa lèvre...

Comment ne pas être angoissé ? Sunday bouleversait son monde. C'était ce qu'il avait toujours voulu, mais... Cela allait trop vite. Il n'était pas prêt. Il ne le méritait pas encore.

"V-Vous êtes trop gentille avec m-moi..."
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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mar 31 Mar - 17:13

Mes bavardages ont pas l'air de le déranger tant que ça. Tant mieux, je crois. Ça veut dire que je l'ennuie pas, et qu'il en a pas déjà marre de m'écouter blablater. Ça m'embêterait que je réussisse à le saouler avant même qu'on ait atteint le café parce que ça voudrait dire que je pourrais pas lui payer un truc à manger. C'est pas que j'y tiens absolument, mais un peu quand même. Vu comment son ventre il gargouille, je préfère même pas imaginer depuis quand il a pas mangé. Et puis en plus, s'il me plante là, j'aurai pas d'excuse pour aller manger ces pâtisseries sans passer pour une gourmande alors... Je suis gagnante aussi dans l'histoire ! Je lui fais un petit sourire désolé quand même quand il me dit de pas m'excuser. Ok, je continuerais à raconter mes conneries alors...

Sauf que c'est la première fois qu'on me dit que mes conneries sont "enrichissantes". Alors je peux pas m'empêcher, je le regarde comme une ahurie avec des grands yeux quand il m'assure qu'il aime bien m'écouter. Ah ouais ? Vraiment ? Putain c'est la première fois qu'on me dit ça ! Si je craignais pas de l'effrayer, je lui ferais même un câlin tiens ! Mais je me retiens quand même, il est reparti à torturer ses cheveux. J'ai bien compris que ça devait l'avoir quand même un peu blessé quand je lui ai demandé de se détendre. Les pieds dans le plats Sun'... Mais c'était pas méchamment que je disais ça, c'était pas non plus pour qu'il s'excuse. Mais je commence à comprendre qu'il le fait vraiment pas exprès et que ça a l'air d'être compliqué pour lui. Je le vois, il se fait violence pour me tutoyer parce que je lui ai demandé. Mais j'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi. De mon point de vue, les seuls qui vouvoient comme ça, c'est ces coincés de trou-du-cul qui ont un balai dans les fesses. Moi je tutoie presque tout le monde, même mon boss. Il a beau avoir un meilleur salaire que moi, ça l'empêche pas d'aller aux toilettes tous les matins... (ou les soirs, comme il préfère !). Bref, je commence à halluciner quand Nate me dit que je mérite mieux, et le pompon, c'est quand il insinue qu'on n'est pas sur le même pied d'égalité, et que c'est pour ça qu'il arrive pas à me tutoyer. Hein ? Non mais sérieux ?!! J'en reviens pas... Il m'a bien regardé ??

Dans un premier temps, je sais même pas quoi dire. Comment est-ce que quelqu'un peut sincèrement penser un truc comme ça ?
Et dans un deuxième temps, je sens que je me vénère. Parce que je me rends compte que ça vient pas de lui mais que c'est sûrement quelqu'un d'autre qui lui a bourré le mou avec des inepties plus grosses que lui et que, sans que je sache pourquoi, il les a cru. Je sens que je me vénère mais je reste calme et je me tourne vers lui. Sans m'en rendre compte je me mets à le dévisager avec une certaine empathie. Et après quelques secondes, je lui lance un petit sourire triste en constatant :

    « J'ai l'impression que la vie elle t'a pas mal amoché, pas vrai ? »

C'est plus une remarque à moi-même qu'une réelle question. Je retiens un soupir et, même s'il s'est détaché de moi et que j'ai pas cherché à le retenir, je m'arrête et je me plante devant lui.

    « Attends deux secondes. Avant qu'on aille manger, je voudrais mettre un truc au clair... On est sur le même pied d'égalité Nate et t'es pas inférieur. Je sais pas qui c'est qui t'a raconté ces conneries mais c'est n'importe quoi ! D'où je vaudrais plus ou moins que toi ?! Je sais pas si y a un Dieu qui nous a créé ou j'en sais rien, mais toi et moi, on est fait de la même façon. Et on fait la même chose aussi : on essaye de rendre le plus agréable possible notre passage sur cette Terre, et pourtant c'est pas évident ! Alors le prochain qui te dit que tu vaux moins qu'un autre, tu peux lui dire que c'est qu'un connard et qu'il peut aller se faire foutre ! »

Je crie pas, mais j'en suis pas loin. Pourtant ma colère est pas du tout dirigée contre Nate, au contraire. C'est qu'on puisse raconter ce genre de salades qui me révolte ! J'inspire, pour me calmer un peu, je regarde par terre, deux secondes, avant de relever la tête vers lui.

    « Désolée, je voulais pas m'énerver. Mais... ça m'énerve. Et je vais te dire, c'est quand tu me vouvoies que je me sens insultée. Enfin pas vraiment mais... Je suis pas la reine mère, ou une présidente de Pétaouchnok. J'ai pas à en être digne, je suis qu'une fille... Et toi et moi, on est pareils. Sauf que toi t'es un mec, c'est le seul truc de différent. »

Je hausse les épaules et je fais la moue. Merde, j'espère que je lui ai pas fait peur.

    « Et je vois pas ce qu'il y a de mal à être gentille. J'ai envie d'être gentille avec toi, c'tout. »

Je retrouve un petit sourire. J'attends encore une seconde, je voudrais bien lui reprendre le bras mais je sais pas comment il va réagir, si ça se trouve il va péter un plomb ou j'en sais rien. Alors je préfère rester où je suis et lui laisser son espace vital. Mais ça m'empêche pas de lui sourire.

    « Pour ce truc de vouvoiement... Ça me ferait vraiment plaisir que tu me tutoies, je te jure, et en plus je vois pas de raison pour que tu le fasse pas, mais je veux pas non plus que ça te mette mal à l'aise. Alors, fais comme tu veux... Mais pas de mademoiselle hein ? Juste Sunday. »

Je lui fais un petit clin d’œil malicieux. C'est vrai que je préférerai qu'il me dise "tu", parce que merde on a pratiquement le même âge. Mais je vois bien que ça le tracasse alors le mieux c'est qu'il choisisse et puis je suis sûre que ça finira par venir.

Tout doucement, sans brusquerie, je lui présente mon coude et j'entrouvre mon bras pour qu'il y passe le sien. Mais vu que je me suis un peu énervée, je veux pas le forcer cette fois. Si ça se trouve il va préférer faire demi-tour et que je le laisse tranquille. Mais je tente quand même ma chance, on sait jamais.

    « On va se le manger ce gâteau ? Tu viens ? »


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mar 31 Mar - 21:56

A la première question de Sunday, Louis recommença à triturer sa chevelure, cherchant ses mots pour lui offrir une réponse appropriée. Si la vie l'avait amochée ? Probablement, oui. En tout cas, à partir de cet instant où il s'était réveillé auprès de Shane, l'esprit plus vide que le néant lui-même. Sa vie n'avait pas l'air si mal, auparavant. Il était intelligent, populaire, plutôt aisé.

Mais son "ancien lui" n'aurait sûrement pas jeté un œil à Sunday. Au contraire, il se serait peut-être montré méprisant. Moqueur. Les amis du "Louis d'autrefois" n'avaient jamais fait preuve de la moindre once de gentillesse envers lui et il supposait que son ancienne personnalité devait être tout aussi mauvaise.

Il n'avait plus voulu retrouver cette part de lui-même, à l'instant précis où il avait réalisé qu'il n'était pas une bonne personne. Son amnésie lui avait apporté de l'humanité, de la bonté, de la douceur. Au fond, ce n'était peut-être pas si mal. Même s'il vivait dans les bas-fonds de la société, même s'il était si ignorant qu'il ne pouvait pas espérer trouver sa place en tant que citoyen respectable, il pouvait au moins se regarder dans la glace et ne pas se haïr complètement.

"Un... Un peu. Mais ce n'est pas si mauvais que cela en a l'air."

Sunday cessa de marcher. Louis s'immobilisa à son tour, le coeur battant, craignant qu'elle ne choisisse de s'en aller et de l'oublier définitivement. Peut-être l'avait-il vexée ? Indisposée ? S'était-elle finalement rendu compte qu'il était indigne de sa compagnie ? Qu'il la "salissait", d'une certaine façon ?

Elle reprit alors la parole. Et Louis ne put s'empêcher de reculer d'un pas, la tête basse, osant difficilement lever un regard vers elle de temps à autre. Se rongeant les ongles, il ne l'interrompit pas une fois, encaissant une colère qui ne lui était peut-être pas adressée, mais qu'il ne pouvait que recevoir et endurer avec la sensibilité qui était sienne.

Lui-même avait du mal à comprendre le raisonnement de la jeune fille. Sa propre pensée lui semblait parfaitement logique. Bien sûr qu'il lui était inférieur. Elle pouvait faire tant de choses qui lui étaient inaccessibles, elle était bien plus intelligente qu'il ne l'était et elle était tout à fait respectable. Elle ne vivait pas dans un corps qui se vendait au plus offrant. Elle... Elle n'était pas lui.

Mais sa gentillesse devait l'empêcher de le voir. De saisir cette vérité. Elle était trop gentille pour le comprendre et le voyait comme quelqu'un de respectable. Elle se trompait, bien sûr, mais... mais Louis était extrêmement touché. Ses yeux se firent humides un court instant, mais il réussit à retenir ses larmes et prit une profonde inspiration, étirant lentement un sourire sur ses lèvres. Un sourire profondément heureux.

Elle ne s'en rendait pas compte, mais elle lui avait fait le plus beau des cadeaux dont il puisse rêver. Elle ne le voyait pas comme un "Demi-Louis" ou un "Prostitué" ou quoi que ce soit dans le genre. Elle lui laissait une chance d'être lui-même. Personne n'avait encore fait cela pour lui.

Se redressant et cessant de maltraiter ses cuticules, il laissa Sunday finir sa phrase et hocher la tête, soufflant en réponse à sa demande :

"Je vais faire un effort. Promis. Je... Je ne veux pas v... te mettre mal à l'aise."

Louis saisit alors l'opportunité que lui offrit Sunday, reprenant leur position initiale, une proximité qui n'était en rien semblable avec celle qu'il partageait habituellement avec femmes ou hommes. C'était... différent. Plus doux. Plus appréciable. Plus confortable. Définitivement plus agréable.

Il hocha une nouvelle fois la tête quand Sunday lui proposa d'aller manger ce gâteau, tentant d'ignorer le sentiment de nervosité qui se glissait à nouveau dans son esprit. C'était la première fois qu'il allait dans ce genre d'établissement. N'allait-il pas paraître "déplacé" ? Peut-être voudrait-on le chasser...

Louis se mordit la lèvre, s'efforçant de chasser cette idée désagréable. Non, tout allait bien se passer. Sunday et lui allaient entrer, manger une délicieuse pâtisserie et passer un très bon moment ensemble. Rien d'autre. Enfin, il l'espérait... Même s'il voulait se détendre et ne pas embêter la jeune femme avec son attitude stressée, il ne pouvait s'empêcher d'être profondément angoissé.

Il avait l'impression que le fait d'être un prostitué était littéralement marqué sur lui. Que chaque personne qu'il croisait n'avait que cela en tête et le jugeait avec pitié ou mépris. Le bourrage de crâne auquel Shane l'avait soumis n'était probablement pas étranger à cette façon de penser, même si Louis ne le réalisait pas vraiment encore.

"Tu... Ca ne te gêne pas d'aller dans un lieu public avec moi ? Les gens vont peut-être se poser des questions..."

Il recommença à triturer ses cheveux, retrouvant toute sa nervosité habituelle. Il ne voulait pas que les autres pensent que Sunday puisse être comme lui, elle valait bien mieux que cela. L'idée qu'on puisse ne pas le reconnaître en tant que prostitué le dépassait complètement. C'était ce qu'il était. Ce qui le définissait, depuis son éveil en ce monde. Shane l'avait formé à cela et c'était tout ce qu'il savait faire.

Même ses "anciens amis" avaient reconnus ce fait et l'avaient traité comme ils étaient supposés le faire, avec mépris ou avec convoitise, dans le cas de celle qui était devenue sa cliente secrète. Pour lui, il était donc inenvisageable que quelqu'un puisse ne pas le définir comme tel.

"Si... Si cela te dérange, tu peux entrer pour prendre les pâtisseries et je... je t'attendrais dehors. On pourra aller chez moi pour les manger. Comme ça, personne ne pensera du mal de toi. Et je ne gênerais personne. Je..."

Il soupira, ne pouvant s'empêcher de se dandiner puérilement, avouant d'une petite voix à peine audible :

"Je ne crois pas qu'ils... qu'ils veuillent de quelqu'un comme moi, là-bas..."

Ca y est, il l'avait dit. Il avait avoué sa peur. Sa crainte. Et, surtout, son anxiété à l'idée que Sunday puisse être assimilée à ses pratiques douteuses. Peut-être ne l'avait-elle pas réalisé, étant donné sa gentillesse...



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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mer 1 Avr - 15:37

Finalement, je lui ai pas fait si peur. Il s'est pas à mis à courir comme un dératé dans la direction opposée, il a pas non plus commencé à m'insulter en me traitant de folle, non, il est toujours là et il me sourit. J'espère que ce sourire, c'est parce qu'il a compris que c'était pas contre lui que je m'énervais. Mais je sais pas, j'ai comme un doute... Durant tout le temps où je parlais, il regardait à moitié ses pieds et j'avais un peu l'impression d'engueuler un gamin. Mais c'est pas à lui que j'en veux, vraiment pas. C'est à tous ces connards qui se croient supérieurs et qui se jugent meilleurs au point de convaincre quelqu'un d'autre qu'il mérite pas tout le respect qu'il devrait mériter. Et ça c'est pas normal et si je peux aider à rééquilibrer la balance et la faire revenir du bon côté, ben ouais, je le fais, même si ça veut dire m'énerver un peu.

Mais ça va, le principal c'est que Nate m'en veuille pas. Je suis soulagée quand il reprend mon bras après m'avoir dit qu'il essayera de me tutoyer. C'est tout ce que je demande, même s'il y arrive pas tout de suite, mais le must ce serait que ça finisse par devenir naturel. On verra... En tout cas ça me fait plaisir alors je lui souris. Et ça me frappe, je comprends pourquoi j'ai envie d'être gentille avec lui. C'est parce que je sens que lui, c'est ce qu'il est. Ok c'était pas forcément ma première impression quand il m'a sauté dessus pour qu'on aille batifoler, mais maintenant je le vois. Il peut difficilement le cacher en même temps, ça se voit à sa tête, à ses yeux et à son sourire. Même si la vie a l'air de lui en faire voir de toutes les couleurs, j'ai le sentiment que c'est un bon gars. Et je crois que lui aussi, il mérite sa dose de gentillesse et de bonheur, même si ça passe juste par un sourire et une pâtisserie.

On s'est remis à marcher, on est plus très loin maintenant, le café est au bout de la rue. Je commence déjà à me demander sur quelle gourmandise je vais craquer quand Nate me coupe dans mes pensées gustatives et me surprend par une nouvelle question.

Hein ? Si ça me gêne pas d'aller dans un lieu public avec lui ? Bah non, pourquoi ? C'est quoi cette question ? Moi je m'en fous qu'on me voit avec un gars, même si les gens autour s'interrogent. Je m'en fous, c'est pas la première fois que je vais boire un coup ou manger un truc avec un copain garçon, c'est pas pour ça que ça cache quelque chose. Et quand bien même, je suis majeure et vaccinée, je fais encore ce que je veux ! Je lance un petit regard en coin à Nate parce que je me demande pourquoi il pense ça. On va rien faire de mal, on va juste s'asseoir à une table.

Il s'est remis à entortiller ses cheveux. A force de le regarder, je me suis rendue compte que c'était signe qu'il était nerveux. Sauf que je vois pas pourquoi, je l'emmène juste dans un café, pas dans un bal mondain... Mais il continue de parler et je me rends compte que j'ai mal compris, ce qu'il voulait dire. Il a pas peur qu'on nous voit ensemble parce qu'il est un mec et moi une fille, il craint qu'on m'associe à ses activités. C'est pour ça, qu'il me demande si ça me gêne pas d'entrer là-dedans avec lui. Il me propose même de prendre des trucs à emporter pour qu'on aille les déguster chez lui, à l'abri des regards, mais c'est hors de question. Le pire, c'est sa dernière phrase je crois... Elle me fend le cœur et, pour vrai, j'ai des frissons sur les bras. C'était pas vrai ce qu'il a dit tout à l'heure, que la vie l'avait pas aussi salement amoché que ça en avait l'air. Moi je vois que si, c'est bien plus que ce qu'il veut bien montrer, ou même croire. Pour qu'il se sente à ce point rabaissé, y a pas d'autres solutions...

Moi, j'en ai deux pour réagir. La première, c'est que je m'énerve encore et que je lui ressorte tout un baratin qui ressemblera fortement au premier. Mais c'est pas celle que je choisis. Je préfère la seconde. Ma deuxième option, c'est de faire semblant de rien, de jouer la carte de l'humour. Comme si je voyais pas ce qu'il y avait d'anormal à ce qu'on aille dans un café tous les deux. Et c'est le cas ! Moi j'ai aucun problème avec ça. Mais lui ça a l'air de le gêner alors, je vais juste lui montrer qu'y a pas de raison à ça et, quand bien même, je m'en fous. Je relève la tête vers lui, mon sourire est le plus doux possible alors que je hausse négligemment les épaules.

    « Je vois pas pourquoi tu dis ça. T'es pas tout-nu, t'es habillé. Tu pues pas la mort, t'as l'air plutôt sain d'esprit, t'es pas alcoolisé. Et on a de quoi payer... Alors moi je te le dis, ils ont aucune raison de te refuser. Y a rien d'anormal chez toi Nate, j'te jure. Et je vais te dire, moi ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent, j'en ai rien à cirer ! »

Mon sourire s'élargit et devient espiègle. Si y a bien un truc donc je me soucie pas, c'est du regard des autres et de ce qu'ils peuvent penser ! Je suis comme je suis, si ça leur plait tant mieux, si ça leur plait pas tant pis du moment qu'ils me foutent la paix ! Et honnêtement, c'est quand même relativement rare qu'on vienne me les briser... Je continue à papillonner avec un air faussement sérieux.

    « En plus si on va manger chez toi, j'suis sûre que tu vas me proposer de visiter ton lit encore et... »

Et je relève la tête vers lui et j'arrive pas à retenir mon rire plus de deux secondes. Je le bouscule gentiment de l'épaule en me marrant.

    « J'rigole ! Tiens, c'est juste là ! »

Je lui montre de la main la devanture à quelques mètres de nous. Pressée de faire ma gourmande, je me mets à sautiller et j'accélère en le tirant un peu avec moi. Je pousse la porte sans la moindre gêne en lançant à la ronde un « Bonjour !! » des plus jovials, et pendant ce temps-là je veille bien à garder le bras de Nate coincé sous le mien, de peur qu'il veuille faire demi-tour et s'esquiver. Non non, il reste là, avec moi. Je le traîne déjà vers le comptoir où toutes les pâtisseries sont exposées. Je dois avoir les yeux qui pétillent et le sourire au maximum. Comme une gamine, je me penche pour regarder de plus près les noms des gâteaux, leur aspect et... non, pas les prix. Je m'en fous. Comme une confidence, je souffle à mon compagnon de gourmandise :

    « T'as choisi ? »

Parce que moi non, pas du tout. Tout a l'air trop bon !!


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mer 1 Avr - 16:25

Visiblement, l'idée de manger chez lui n'emballait guère Sunday, qui se chargea d'expliquer à Louis par a+b qu'il avait tout à fait le droit d'entrer et qu'il n'avait pas du tout l'air anormal, contrairement à ce qu'il pensait avec une puissante conviction. Elle souriait, le rassurait, lui assurait qu'il avait le droit de se rendre dans ce café pour manger des pâtisseries, comme ils en avaient convenu.

Louis ne perçut pas l'humour dans les propos de Sunday, alors que celle-ci lui signalait qu'elle était certaine qu'il allait encore lui proposer de coucher avec lui s'ils venaient à se rendre dans son appartement. Ce pourquoi il secoua fortement la tête, soufflant d'une voix embarrassée :

"Je... Je t'assure que ce n'est pas le cas !"

Il rougissait, cherchant ses mots, mais il comprit finalement que Sunday ne pensait pas vraiment ce qu'elle disait, son rire le mettant sur la bonne voie. Tant bien que mal, il parvint alors à se détendre et à dissiper sa gêne, sursautant légèrement lorsqu'elle le bouscula de l'épaule. Cette fois-ci, toutefois, il ne recula pas. Un petit progrès, pouvait-on dire...

Le café fut finalement en vue. Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, Sunday pressa le pas et l'entraîna à sa suite, pénétrant dans l'établissement sans discrétion, mais avec une certaine jovialité. Le regard de Nate se riva immédiatement vers le sol, tandis qu'il murmurait un "Bonjour..." à peine audible, craignant de lire un jugement négatif dans les yeux des autres personnes présentes en ce lieu.

Il ne savait déjà plus où se mettre et, si Sunday ne l'avait pas retenu aussi fortement à ses côtés, il serait probablement parti en courant pour calmer ses angoisses. Le coeur battant, l'esprit embrouillé par la peur, il lui fallut la voix de sa nouvelle amie pour réaliser qu'il se trouvait devant des pâtisseries et qu'il était temps pour lui de faire son choix.

Ses yeux s'écarquillèrent devant les gourmandises qui s'étendaient à perte de vue. Fasciné par ce qui se présentait à lui, comme hypnotisé, il se détacha de la jeune femme et s'accroupit pour observer au mieux les diverses pâtisseries. Il ne parvenait pas à lire les étiquettes qui dévoilaient leur nom, mais qu'importe. Il pouvait sentir leurs odeurs alléchantes, admirer leur esthétisme, leur aspect gourmand...

Louis en aurait pleuré. Il ne se rappelait pas s'être déjà retrouvé devant un tel océan de pâtisseries. Oh, auprès de sa famille, il avait eu le droit à une nourriture convenable, de quoi le remplumer un peu jusqu'à ce que son retour à la rue ne le fasse maigrir à nouveau. Mais ce n'était en rien comparable à ça. Des gâteaux, des tartes, des pâtisseries de toutes les formes et de toutes les couleurs...

Il voulait toutes les goûter. S'imprégner de leur saveur et ne rien oublier. Graver dans sa mémoire tout ce qui pouvait l'être. Comment choisir alors que le paradis lui-même était étalé sous son regard innocent et désireux, se déclinant sous des modèles qui suscitaient tous son envie, sa gourmandise ? Un instant, c'était un gâteau au chocolat qui attirait son attention... Le moment d'après, il se retrouvait sous le charme d'une tartelette aux fraises...

Que décider ? Que choisir ? Il tenta de déchiffrer les prix qui étaient indiqués, mais les nombres se mélangeaient dans son crâne et il était bien incapable de déterminer le coût de telle ou telle pâtisserie. Est-ce que ce gâteau était plus cher qu'un autre ? Et celui-ci, était-il bon marché ou hors de prix ? La dernière chose que voulait Louis, c'était bien de passer pour un profiteur auprès de Sunday.

D'un autre côté, il n'osait pas lui avouer qu'il était incapable de lire et de distinguer réellement telle ou telle pâtisserie, tel ou tel prix. Elle ne s'était pas moquée de lui jusqu'alors, mais elle le prendrait probablement en pitié ou le dénigrerait, comme ses anciens amis avaient pu le faire en le voyant s'acharner sur des exercices de lecture dignes d'un enfant. Autant garder cette donnée secrète...

Ses yeux pétillaient avec tant de force qu'on aurait pu croire qu'il était en train d'assister à un miracle. Ce qui était le cas pour lui, en vérité. Il n'aurait jamais espéré pouvoir entrer dans ce genre de lieux et manger une pâtisserie. C'était réservé aux gens respectables, aux citoyens qui ne fréquentaient pas les bas-fonds comme lui. Et pourtant, il était là, à se régaler à la simple vue des pâtisseries, n'osant pas vraiment les imaginer fondre sur sa langue avide...

Conscient qu'il était temps pour lui de choisir, le regard de la tenancière de l'établissement lui indiquant que son attitude était clairement déplacée, Louis se redressa, les joues rougies par l'embarras et, glissant son index à ses lèvres pour ronger ses ongles, pointa de son autre doigt un parfait au chocolat :

"Je... Je voudrais bien...ça..."

Son regard alla de la vendeuse à Sunday, ne sachant à qui adresser sa demande, avant d'ajouter dans un murmure difficilement audible :

"S... S'il vous plaît..."

S'en était-il bien tiré ? Ne s'était-il pas montré impoli ? Qu'était-il supposé faire, à présent ? La tête basse, il n'osait pas lever les yeux, craignant que le rêve ne s'interrompe et que le regard de la vendeuse ne lui signale clairement qu'il était temps pour lui de partir. Que ce songe dure encore quelques instants... Ce n'était pas trop demandé, n'est-ce pas ?

Ignorant la marche à suivre après avoir effectué sa commande, il jeta un bref coup d'oeil à Sunday, lui adressant un sourire désolé, avant de reprendre son attitude contrite, attendant qu'elle le guide dans cet univers dont il ne connaissait rien. Qui aurait cru que se rendre dans un café pouvait être si compliqué ? Si effrayant ?
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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mer 8 Avr - 15:20

C'est con mais je suis contente. Vraiment. Ça me fait réellement plaisir d'avoir réussi à traîner Nate jusqu'ici. Déjà pour lui montrer qu'il a parfaitement sa place ici. Peu importe le métier qu'on exerce, tant qu'on a l'argent pour payer, les commerçants se foutent de ce qu'on fait. Ça les dérange pas de servir des grands patrons qui traînent dans des affaires louches, c'est pas parce qu'ils ont une cravate qu'ils en sont pas moins des raclures à exploiter leurs employés ou à les virer au moindre truc qui leur convient pas. Ces gars-là, Nate a rien à leur envier malgré le métier qu'il exerce. Il est autant, sinon plus, humain qu'eux. Et vu ce qu'il a l'air d'en baver, ça peut que lui faire du bien à l'égo d'oser faire des trucs comme ça. Pourtant merde, aller dans un café devrait rien avoir d'un exploit, mais faut croire que ça l'est...

La deuxième raison pour laquelle je suis contente, c'est parce que je vois que ça lui fait du bien. A l'imagination, au cœur. Je l'ai laissé se détacher quand il a voulu s'accroupir pour regarder toutes les gâteaux de plus près. Mais mes yeux sont restés tournés vers lui et rien que l'expression de son visage, ça a fait ma journée. J'aurai finalement rien perdu à laisser tomber le magasin de jeux vidéos pour amener plutôt ce jeune homme que je connaissais pas y a cinq minutes ici. Des fois, ça peut tenir à pas grand chose. Une rue qu'on prend plutôt qu'une autre... Là Nate s'est retrouvé sur mon chemin, ou alors c'est moi qui me suis retrouvé sur le sien j'en sais rien, mais je suis bien contente de la tournure que ça a prit. Au moins, il se couchera pas le ventre vide. C'est sûr qu'un repas équilibré ça aurait été sûrement mieux pour lui... Mais y a tellement plus de gourmandise et de plaisir à manger une pâtisserie... Ça se savoure encore plus, je crois.

Au bout d'un petit moment, j'arrête de le fixer et je me mets à regarder à mon tour le présentoir. Mes yeux passent de l'un à l'autre des gâteaux avec envie et je sais pas trop quoi prendre. Chocolat, pas chocolat ? Je viens tout juste de me décider quand Nate se redresse lui aussi. Ah, est-ce qu'il a choisi ?! Je lui lance un petit regard, il désigne du doigt un gâteau au chocolat et semble hésiter entre savoir s'il doit me demander à moi ou à la vendeuse. Je sais pas pourquoi, mais la façon dont il se tourne vers moi, j'ai l'impression qu'il me lance un appel à l'aide. C'est sûr que ça doit pas être évident s'il s'interdit de venir dans des lieux comme ça, il doit pas être super à l'aise.
Alors j'enfile ma cape de super-Sunny et je vole à sa rescousse le plus naturellement du monde en tapant deux fois des mains.

    « Ouh bon choix !! »

Je lui fais un grand sourire, parce que c'est vrai qu'il a bien choisi, et aussi pour le rassurer et lui montrer que je prends les choses en main à partir de maintenant. Je me tourne vers la dame derrière le comptoir.

    « Alors ce sera un parfait au chocolat et... un beignet à la crème ! »

Ouais ouais, je viens seulement de me décider. Mon cœur balançait entre ça et un mille-feuille mais c'est le premier qui l'a finalement remporté.

    « Sur place ou à emporter ? »
    « Sur place ! On va aller s'installer à une table. »
    « Vous désirez des boissons ? »

Oh ouais ! C'est l'heure du goûter nan ? Je me tourne vers Nate pour l'interroger.

    « Je vais prendre un chocolat chaud, t'en veux un aussi ? »

Il acquiesce et ce sera donc deux chocolats chaud, un parfait et un beignet à la crème. J'ai déjà sorti mon porte-monnaie quand elle annonce le prix. Ça va, c'est pas excessif. C'est pas donné non plus mais y a pire. Toute façon je l'ai dit, je m'en fous, je regarde pas l'argent. Pas quand il est question de bonne bouffe. Je lui tends un billet, elle me rend la monnaie et nous informe qu'elle nous ramènera notre commande en salle d'ici quelques minutes.

Moi, j'ai déjà repris le bras de Nate pour l'entraîner dans la salle. Y a un peu de monde, mais pas trop non plus. On zigzague entre les tables et j'en choisis une où on sera tranquilles, pas trop proche des autres clients. Je lui fais signe de s'asseoir pendant que je vais prendre place en face de lui. J'enlève mon manteau, je pose mon sac par terre, bref, comme à la maison. J'appuie mes deux coudes sur la table en me penchant un peu vers lui.

    « Tu vas voir, c'est trop bon ici. »

Je lui fais un big smile parce que c'est vrai. Quand j'habitais encore le quartier, on venait souvent ici avec les copains. Bah, eh, on est tous des gourmands alors... Et puis y a pas de mal à se faire du bien !

    « J'te ferais goûter un bout de mon beignet si tu veux ! »

Si ça c'est pas de la gentillesse... Bon d'accord, s'il me propose un morceau de son parfait je dirais pas non mais c'est pas pour ça que je propose, juré !


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Jeu 9 Avr - 0:00

Le rêve ne s'était pas encore achevé. Au contraire, il se poursuivait de plus belle, ne semblait jamais pouvoir s'arrêter. Allait-il se prolonger à l'infini ? Louis commençait à le croire, bien naïvement... Tout cela lui semblait si incroyable, si irréel... Ces délicieuses odeurs, sa présence ici, la gentillesse de Sunday... C'était presque trop pour lui...

Le doute s'installa dans son esprit. Trop de bonnes choses, aussi soudainement... Une seule idée lui semblait probable, dans le domaine du possible : il était mort. Il était mort et, pour une raison qu'il ignorait, il avait accédé au paradis. Un paradis qui voulait bien lui laisser croire qu'il valait quelque chose, une ange qui lui offrait son amitié, un instant inoubliable...

Cela ne pouvait être que cela. Louis était mort. De fatigue. De faim. Il ne savait pas trop. Mais il n'était plus de ce monde et Dieu s'était montré suffisamment généreux pour l'accueillir dans son paradis.

Il adressa un sourire à Sunday, tandis que celle-ci applaudissait son choix et s'empressait de commander. Oui, elle ne pouvait être qu'une ange pour être aussi gentille avec lui, aussi pure. Un ange ne s'abaissait certainement pas à des relations d'ordre sexuel, surtout avec quelqu'un comme lui. Ils valaient mieux que cela. Sunday valait mieux que cela.

Louis hocha distraitement la tête quand la jeune fille lui demandait s'il voulait un chocolat chaud. L'idée de sa propre mort le laissait pantois. Il n'avait pas eu l'impression d'agoniser. Peut-être était-il mort dans son sommeil ? Depuis combien de temps ? Quelqu'un était-il en train de le pleurer ? De le regretter ? Non, probablement pas...

Après tout, Sunday était sa première amie et elle était une ange. Elle savait déjà qu'il était mort, cela ne l'affectait donc pas. Harleen, peut-être... Mais elle avait d'autres chats à fouetter que de s'occuper de lui. Elle se portait mieux sans l'avoir pour fardeau. En fait, le monde tout entier se portait bien mieux sans lui.

Ses pensées se firent beaucoup plus matérielles et moins spirituelles quand Sunday paya leur commande. Il haussa un sourcil, une expression choquée sur le visage devant cet argent déployé. C'était, à peu de choses près, le prix de son "service rapide"...

Louis connaissait donc sa valeur, à présent, ou, tout du moins, celle de son corps. Deux chocolats chaud, un parfait au chocolat et un beignet à la crème. Ca, c'était Louis. Louis dans son entièreté. Étrangement, il se sentait flatté à l'idée de valoir tout autant que ces délices qu'il mettait sur un piédestal. Il pensait mériter beaucoup moins que cela...

Tous deux arrivèrent à leur table et Louis prit place sur sa chaise, adoptant une posture droite un brin crispée. S'il était au paradis, il voulait faire l'effort de bien se tenir. Peut-être suffisait-il d'une simple erreur pour qu'il soit envoyé en Enfer... Après tout, c'était tout ce que méritait les gens comme lui, salis, bêtes, pitoyables. L'Enfer.

Il répondit timidement au sourire de Sunday, acceptant volontiers de la croire lorsqu'elle lui affirma que c'était "trop bon". Il lui suffisait d'humer les odeurs qui s'offraient à lui pour en saliver d'avance. C'était un parfum auquel il n'était guère habitué et qui lui tournait presque la tête de bonheur. Le Paradis était merveilleux.

Il n'osait pas attaquer son parfait, pas plus que son chocolat chaud. Non pas que cela ne lui faisait pas envie, mais... Il avait le sentiment qu'il devait d'abord obtenir la permission de ce faire. Que ce serait malpoli d'agir autrement. Après tout, Sunday l'avait introduit à un monde dont il était indigne. A ce paradis de bonheur et de délectation. C'était elle qui menait la danse. Elle qui décidait de tout. Il ne voulait pas la décevoir ou la heurter par un mauvais comportement. Elle était si gentille. Elle lui proposait même de goûter à son beignet ! Mais il n'oserait jamais...

Jouant nerveusement avec ses doigts pour tenter tant bien que mal de contenir sa gourmandise, il posa un regard empli de gratitude et de respect sur Sunday, lui avouant d'une voix un peu embarrassée :

"Merci pour cette place au paradis. Je... Je ne pensais pas pouvoir prétendre à un tel privilège, mais... mais je suis là, avec toutes ces bonnes choses, et v... et toi, un ange, mon ange... Je promets de ne pas te décevoir et... et de tout faire pour vraiment mériter ça. Ce paradis. Ce rêve. Ces belles choses."

Sa gorge se serra et il eut du mal à contenir ses larmes. Il prit une profonde inspiration, avant d'ajouter d'une voix tremblante :

"Je... Je suis bien au Paradis, n'est-ce pas ? Pour toujours ? Je... Je ne vais pas tout perdre, aller en Enfer et... et te décevoir, hein ? Ca ne marche pas comme ça, pas vrai ?"

Il voulait le croire. Il était si heureux qu'il en devenait ivre de bonheur et se retrouvait incapable de réfléchir avec logique et raison, persuadé qu'une telle chance ne pouvait subvenir que dans ce Paradis dont il avait vaguement appris des choses, lors de sa tentative de rééducation auprès de sa famille.

Il était au Paradis. C'était la seule solution viable. Rien de tout cela ne serait arrivé, s'il n'était pas mort, s'il en était autrement... N'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mar 21 Avr - 15:56

La vendeuse nous ramène notre commande et je suis moi-même un peu étonnée de la rapidité du service. J’avoue que je pensais qu’on allait attendre un peu plus longtemps que ça mais elle arrive déjà avec nos chocolats et nos pâtisseries et nous souhaite un bon appétit. Je la remercie d’un sourire pendant que mes yeux louchent avec gourmandise sur mon beignet. J’y touche pas encore, avant de l’attaquer je voudrais le faire goûter à Nate. Mais avant de lui faire goûter, je veux d’abord qu’il croque un bout de son parfait. Il fait envie en tout cas. C’est bête mais je suis pressée de voir un sourire se dessiner sur son visage quand il goûtera et qu’il verra que j’ai raison : c’est trop bon ! En plus l’odeur du chocolat chaud me titille les narines et plus ça va plus j’ai faim. Mais Nate bouge pas et je me demande une seconde ce qu’il attend. Il avait le ventre qui gargouillait pourtant non ? A sa place je me serais jetée sur le truc comme une morfale ! Je me serais peut-être même foutu du chocolat plein le visage tellement je suis gourmande. Mais lui, il bouge pas. Il reste assis sur sa chaise un peu crispé, un peu prostré, un peu maladroit tandis qu’il joue avec ses doigts. Et puis il ouvre la bouche et pendant une demi-seconde, je me demande s’il se fout pas de ma gueule.

Il me remercie. Pour sa place au paradis. Hein ? Quoi ? Je bats des cils d’incompréhension parce que ouais, je comprends pas un traitre mot de ce qu’il raconte. De quoi qu’il me cause au juste ? De paradis, de privilège et… Et je suis tellement choquée que je réagis même pas quand il m’appelle « mon ange » mais intérieurement, mentalement, je suis morte de rire. Un ange ? Nan mais il m’a regardée ? Ah putain la gueule de l’ange eh ! Si c’est ça je préfère filer tout droit dans les bras du Diable ! Mais je dis rien. Je dis rien parce que sa sincérité me trouble mais je comprends toujours rien à ce qu’il dit. Et pendant une autre seconde, je me dis que ça y est, c’est arrivé le jour où ma gentillesse me perdra. Je viens de tomber sur un fou, un psychopathe qui va me crucifier dans une église sur deux planches de bois et qui va foutre le feu pour que ça me fasse des ailes et comme ça, il va me renvoyer au paradis où se trouve ma place d’ange et me libérer de cette vie de péché… Un psychopathe je vous dis ! Sisi ! Bon ok, les jeux vidéo, ça développe bien l’imagination… Mais vrai, y a de quoi se poser des questions quand on entend un truc comme ça ! De toute façon y a que sur moi que ça peut tomber un truc comme ça. Avec ma malchance, je suis tombée sur le seul mec du quartier qui est complètement à l’ouest et qui a perdu la boule. J’ai quand même vraiment pas de pot… Ça, c’est ce que je me dis en premier. Parce que ça me parait quand même super chelou !

Et après, il y a ce que je me dis en second. Quand je le vois au bord des larmes. Mais enfin, qu’est-ce qu’il lui arrive ? Mon visage doit se décomposer, parce que je m’attendais pas à ça. Et il continue à me surprendre par ce qu’il dit ensuite. Il me demande si tout ça, ce petit moment de bonheur, ça va pas s’arrêter. S’il ne va pas tout perdre et retourner en Enfer, dans la rue j’imagine. Alors je finis par comprendre. Il se sous-estime tellement qu’il croit pas pouvoir mériter tout ça à moins d’être mort. Parce que c’est ça. S’il me parle de paradis et de tout ça, c’est parce qu’il pense qu’il a passé l’arme à gauche et que c’est pour ça qu’il a le droit à un peu de bonheur. Et ça me bouleverse. Putain le con, il va me faire verser une larmichette ! Vraiment, sa réaction me serre le cœur. Et je sais pas quoi dire, je suis juste tellement désolée de ce que la vie lui apporte comme galères… Pourtant je le connais pas ce type, ça devrait pas m’atteindre. Bah je sais pas pourquoi mais si, je le sens dans ma poitrine, j’ai mal et je suis triste pour lui. Je voudrais bien pouvoir lui dire que ouais, c’est pour toujours tout ça. Sauf que non. Pas vraiment. Il a raison, ça marche pas comme ça...

Les larmes au bord des yeux, je parviens quand même à me retenir et je lui souris tristement. Ma main passe par-dessus la table, évite les tasses et pâtisseries (c’est pas le moment de faire une catastrophe) et rejoint la sienne pour l’empêcher de continuer à se triturer les doigts. Elle l’enlace puis la serre. Très fort. Et moi je continue de sourire même si ça me noue la gorge qu’il puisse penser être aussi misérable que ça. Mes yeux ne lâchent pas les siens et le regardent au-dessus des chocolats encore fumants. J’aimerai arriver à le rassurer, à lui redonner confiance en lui. Même si je viens tout juste de le rencontrer, ouais. Et ma main serre toujours la sienne avec toute la force que je peux avoir.

    « Tu le sens ça, Nate ? Tu la sens ma main ? Ça te donne pas l’impression d’être vivant ? »

Je continue à lui sourire, pour faire passer la pilule, lui montrer que je suis sérieuse et que je me moque pas de lui.

    « C’est pas le paradis ici. Et je suis pas un ange non plus, je suis pas assez sage pour ça ! Je sais pas si ça existe tout ça, le paradis, l’enfer, Dieu. Mais ici c’est la vraie vie. T’es pas en train de rêver ou je sais pas quoi. C’est ta vie. On est assis, on va manger ce délicieux goûter et c’est ça ta vie, c’est ce que tu mérites. Tu le mérites, je te jure. »

C’est passé, mon envie de pleurer. Mon sourire se fait un peu plus franc, il a un peu plus d’aplomb. Parce que merde, ouais, c’est ce qu’il mérite. C’est ce qu’on mérite tous. C’est pas grand-chose pourtant, mais c’est suffisant pour être un peu heureux, nan ? Ce genre de moment me met un peu mal à l’aise alors pour chasser cette impression, je lâche sa main, je me saisis de ma cuillère et je coupe un petit bout de mon beignet avec. La crème apparaît, appétissante. Je tends la cuillère surplombée du morceau gourmand en direction de Nate, à hauteur de sa bouche.

    « Goûte-moi ça. Ça, je veux bien te concéder que c’est un petit bout de paradis. »

Mes sourcils se soulèvent d’amusement, convaincue de ce que je viens juste de dire. Qu’il goûte, il m’en dira des nouvelles. Même au paradis ils ont pas des trucs aussi bon !


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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mar 28 Avr - 0:03

La main de Sunday se posa sur la sienne, un contact d'une douceur à laquelle Louis n'avait jamais été habitué. Il leva des yeux brillants vers la jeune femme, n'osant bouger, par crainte de briser la magie de cet instant. Pas de brutalité. Pas de violence. Juste... une main posée sur la sienne. Une main qui le serre. Sans intention de le blesser.

Les larmes s'égarèrent sur ses joues légèrement râpeuses et Louis les essuya dans un mouvement maladroit, frottant son bras libre contre son visage. C'était tellement agréable, tellement... gentil. Il ne se rappelait pas que quelqu'un ait un jour pris le temps d'agir de la sorte avec lui. Sunday ne pouvait être qu'un ange pour faire preuve d'une telle bonté, il en était persuadé.

Pourtant, la jeune femme le détrompa. Petit à petit, elle parvint à lui faire comprendre qu'il n'était pas mort. Il sentait bien sa main sur la sienne. Il avait hoché la tête quand Sunday l'avait questionné à ce sujet, s'imprégnant de la délicate chaleur de ce contact unique.

Il n'était pas encore monté au Paradis, comme il le croyait naïvement. Il était bien vivant, dans un endroit merveilleux et auprès d'une personne qui l'était tout autant. Sunday...

Un sourire s'étirant difficilement sur ses lèvres, Louis déclara d'une voix encore tremblante à l'adresse de la jeune femme :

"V... Tu sais, je... je ne suis pas sûr non plus que le Paradis et tout le reste, ça existe vraiment. Ce sont mes parents qui m'ont dit ça, mais... mais je n'ai pas vraiment envie de les croire. Je ne veux pas avoir à mourir pour être heureux. Et..."

Il prit une profonde inspiration, tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées embrouillées :

"Et... Et je suis heureux, là. Vraiment. Heureux et vivant. Je... Je commençais à croire que ça n'arriverait jamais..."

Sunday lui avait dévoilé tant de belles pensées, tant de douces idées. Il méritait ce petit instant de bonheur. Cette pause dans sa chienne d'existence. Ce court moment où il pouvait oublier son quotidien et croire qu'il était un homme parmi tant d'autres, ordinaire, respectable et respecté...

Il le méritait et il allait en profiter, c'était décidé. Chassant sa timidité naturelle et son appréhension, il choisit de quitter sa position recroquevillée et de prendre un peu plus de place, détendant ses jambes, se comportant enfin comme pourrait le faire un client normal, cessant d'agir sous la crainte qu'il puisse être chassé ou "démasqué" à tout moment. Son sourire s'étira un peu plus sur ses lèvres, se faisant franc, presque massif.

Sunday lâcha finalement sa main. La crainte revint l'assaillir, mais l'angoisse naissante se tassa bien vite lorsqu'il comprit ce que la jeune femme comptait faire. Il eut un léger mouvement de recul quand la cuillère fut proche de lui, mais il ne sursauta pas. Et il s'empressa d'obéir à l'injonction de Sunday, impatient de goûter ce qu'elle voulait bien lui proposer.

Elle n'exagérait pas. Quand ses papilles captèrent les saveurs qui se répandaient dans sa bouche, Louis sentit un frisson le parcourir. Il se détacha de la cuillère, fermant les yeux un court instant pour ne plus se concentrer que sur le goût exquis que Sunday lui avait offert. Il savoura la bouchée avec la lourde conscience que ce moment ne durerait pas, avant de se décider à avaler et de reposer son regard sur son amie :

"C'est... C'est délicieux. J'espère que mon "paradis" à moi l'est tout autant."

Il désigna son parfait du doigt, avant de laisser échapper un petit rire. Il se saisit de sa propre cuillère, l'approchant de la pâtisserie avant de suspendre son geste. A dire vrai, il n'osait pas encore le manger... Sunday n'avait pas encore touché à son assiette, ce serait impoli et irrespectueux de le faire, n'est-ce pas ? Il passait après les autres. Après elle.

Louis hésita, ses pensées le ramenant malgré lui vers Shane, vers toutes ces règles de conduite qu'il avait su inculquer à son esprit vierge, à sa mémoire fragmentée, le façonnant selon son désir. Il ne pouvait pas se résoudre à désobéir complètement à ses principes. Pas pour le moment. Mais il pouvait peut-être... les contourner...

Avec précaution, il imita alors le geste de Sunday, tranchant un petit bout de son parfait avant de tendre la cuillère pleine à la jeune femme. Son mouvement fut un peu plus maladroit et il s'en fallut d'un cheveu que tout ne se renverse. Le bruit causé par son audace lui tira un rougissement et, ne sachant où poser son regard, il murmura d'une voix embarrassée :

"Tu... Tu voudrais le goûter, toi aussi ?"

La cuillère était probablement un peu trop près du visage de Sunday, son contenu menaçant à tout instant de peinturer la demoiselle d'une couleur chocolat, mais Louis ne le réalisait pas, trop occupé par l'angoisse qui recommençait à le saisir. Il ne s'y était pas mal pris, hein ?

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MessageSujet: Re: Hungry heart [Pv Sunday]   Mer 27 Mai - 12:09

Mission accomplie. Je suis pas peu fière, je dois l'avouer. Je viens par le même coup de donner le sourire à Nate et de lui faire retrouver un peu de confiance en lui. Mieux que ça même, il est en train de me dire qu'il est heureux. Vraiment heureux et vivant. Alors moi ça me va, je suis contente pour la journée aussi. Vous imaginez même pas comment ça me fait plaisir quand je le vois me sourire comme ça, quand il se détend et commence à occuper l'espace. Son espace. On dirait qu'il grandit à vue d’œil. Ses larmes ont laissé place à son sourire et il est mille fois plus charmant comme ça. Et là tout de suite, j'ai du mal à imaginer qu'il soit vraiment le même mec qui me demandait un peu plus tôt si je voulais pas qu'il visite mon lit contre un peu d'argent. C'est con mais j'arrive pas à le voir comme un prostitué. Je le trouve trop fragile pour ça... Alors y a un truc horrible qui me passe par la tête, je suis en train de me dire que ses clients, c'est peut-être ça qu'ils aiment. Sa fragilité. L'infériorité qu'il s'impose lui-même par rapport à eux. Ils doivent se sentir tout puissants en le possédant, en se disant que quelque part ils le brisent un peu plus. Et ça me répugne. Vraiment, j'ai limite la nausée. Mais je me contiens, je suis une grande fille. Et puis j'ai pas envie de ruiner ce petit moment de bonheur pour lui. Avec tout ce qu'il a du vivre, je me répète mais il le mérite. Il mérite un moment comme celui-là, et plus encore. J'ai rien de la bonne samaritaine ni d'une héroïne. Mais je sais que, même si je connais toujours presque rien de ce mec, quand on aura fini nos pâtisseries, j'aurai pas envie de le laisser retourner dans la nature comme il en est venu. J'aurai pas envie de le laisser retourner dans sa misère. Mais qu'est-ce que je peux faire moi ? Je suis rien qu'une petite geekette au fond. Je pourrais pas faire grand chose, sûrement, à part lui apporter ces petits moments plus légers dans sa vie, de temps en temps. S'il est d'accord, bien sûr... Hum. On verra ça, plus tard. C'pas le moment. Là, c'est l'heure qu'il goûte mon beignet à la crème-qui-tue-tout.

Nate prend la bouchée que je lui tends et ferme les yeux. Il savoure, ça se voit sur sa tête. Alors moi je souris encore plus. Je lui ai pas menti quand je lui ai dit que c'était trop bon ! Il finit par rouvrir les yeux et m'avoue que c'est délicieux. Ahah ! Je l'avais bien dit ! Mon sourire est triomphant mais c'est parce que je suis contente qu'il aime ça. Il espère que ce qu'il a choisi sera aussi bon. J'en doute même pas une seconde, de toute façon au chocolat, ça peut être que génial pour les papilles !

Le regard bienveillant, je suis le jeune homme des yeux tandis qu'il amène sa cuillère vers sa gourmandise. Moi j'ai récupéré la mienne et je m'apprête à l'imiter mais c'est pas vers sa bouche que se dirige le couvert rempli de chocolat, c'est vers la mienne. Il manque de tout renverser au passage et moi ça me fait rire. Au moins je suis pas la seule miss catastrophe ! Nate me demande si je veux goûter son parfait, mais pour l'instant je suis plus concentrée à loucher sur la cuillère pour éviter de me retrouver barbouillée de chocolat. J'amène doucement ma main sur la sienne pour stabiliser la cuillère et l'amener en face de ma bouche. Mais avant de goûter, je lui réponds en riant.

    « Demande à un aveugle s'il veut voir tiens ! »

Parce que ouais, l'analogie n'est pas un euphémisme ! J'en suis au même point mais version gourmande à qui on demande de goûter un dessert ! De toute façon, c'est impossible de dire non à du chocolat... Je guide la main de Nate que j'ai attrapée pour que la cuillère arrive sans incident entre mes lèvres et je prends ce qu'il m'offre gentiment. Je lui rends aussitôt sa main et ce qu'elle tient pour savourer deux secondes en levant les yeux en l'air d'un air pensif, comme une experte qui jaugerait la qualité. Après un court laps de temps je finis par hocher vivement la tête en lui faisant de grands yeux et en levant mon pouce vers lui pour lui montrer que c'est top. Parce que c'est malpoli de parler la bouche pleine, je finis ce que j'ai commencé avant d'émettre mon commentaire.

    « La vache il est super bon, tu vas te régaler ! »

Et pour chasser le goût et mieux savourer mon propre beignet, je bois une gorgée de mon chocolat chaud avant d'entamer mon dessert. Un silence religieux s'est installé, c'est normal, on déguste. Mais une Sunny qui se tait plus de deux minutes, ce serait trop beau pour être vrai...

    « Maintenant qu'on est là, tu me racontes un peu ? ... Toi je veux dire. »

Lui, sa vie, comment il en est arrivé là, ce à quoi il aspire peut-être ? En fait, ce qu'il veut bien m'en dire, je vais pas non plus lui tirer les vers du nez... Mais je me dis que puisque j'aimerai bien le revoir pour lui permettre de souffler de temps en temps, autant qu'on fasse un peu connaissance non ?


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