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 Who said don't look back? Ft Damian Blake

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MessageSujet: Who said don't look back? Ft Damian Blake   Mer 13 Mai - 17:29

Who said don't look back?


15 mars 2016- 11am

D’innombrables feuilles de papiers gribouillées ci et là recouvraient son bureau, quelques photos sombres et à première vue sans grand intérêt pour quiconque en apercevrait l’image, mais qui prenait toute leur importance mise en contexte. Les cheveux relevés en un vague chignon dont quelques mèches bouclées s’échappaient, Xiomara tapotait son stylo contre le bois sombre, l’air concentré et les yeux fixés sur les quelques notes posées devant elle. Elle était assise ici depuis maintenant plusieurs heures et avait déjà ingurgité bien trop de café pour l’heure qu’il était, mais, cette affaire était de taille et si elle parvenait à la faire avancer de façon significative et à faire tomber ce gros poisson, sa carrière pourrait prendre une tournure considérable et c’était après tout ce qu’elle avait toujours voulu. Depuis son entrée dans les forces de police, Xiomara s’était toujours énormément investie dans son travail, ne laissant que peu de place au reste. Bourreau de travail ? Certainement, mais malgré tout, elle essayait toujours de ne pas se laisser dévorer par ses espoirs de carrière ce qui n’était pas chose simple pour elle, la demi-mesure ne faisant pas vraiment partie de son vocabulaire.

« Oublie pas de respirer Alvarez » l’homme assis en face d’elle se mit à glousser, fier de sa petite remarque qui manquait pourtant d’originalité, c’était en effet sa préféré et elle l’avait entendu un million de fois…Les joies de la proximité de leurs bureaux, mais elle fit cependant l’effort pas vraiment considérable de lui adresser un sourire amical, elle l’aimait bien et avait appris à faire avec son humour qui ne faisait rire que lui.

« Ramène-toi, on va fumer une clope, ca vaut mieux que de t’entendre dire des conneries Johnson. » Il remua les lèvres mimiquant un blablabla un peu moqueur, mais se leva tout de même pour l’accompagner. Elle jeta nonchalamment son stylo sur la pile de dossiers qui s’entassait devant elle et se dirigea vers l’ascenseur.

« Prête pour la réunion ? Je déteste quand ils nous collent des consultants, ces types viennent toujours étaler leur science comme si on était des idiots incapables de réfléchir par nous-mêmes. »

Elle se mit à rire, ce n’était pas entièrement faux, mais elle devait reconnaître que la plupart du temps, leurs interventions se révélaient plutôt utiles et dans le cas présent, ils en avaient vraiment besoin. « T’exagères et puis c’est pas comme si on tournait pas en rond depuis des mois, on a pas grand chose à perdre après tout, tu crois pas ?» Il se contenta de hausser les épaules, visiblement, il n’en avait pas grand-chose à faire.

Après leur excursion rapide sur le toit de l’immeuble et ce bol d’air pas tout à fait sain, ils regagnèrent leurs bureaux, mais à peine s’était-il installé de nouveau sur leurs chaises que le grand chef fit son apparition pour convier les quelques personnes bossant sur ce dossier à se réunir dans une des vastes salles de réunion de l’agence.

L’affaire en question concernait un grand ponte trempant dans un très gros trafic d’héroïne, bien évidemment son identité restait un mystère et remonté jusqu'à lui se révélait plus compliqué que prévu…le pouvoir et l’argent peuvent être d’une grande aide dans ce type de situation et qu’on ne viennent pas lui dire après ca que l’argent ne fait pas le bonheur parce que clairement ce criminel n’en serait pas là sans. Leur seule piste était un de ses hommes de main, un type sans scrupules qui n’hésitait pas à éliminer le moindre obstacle sur son passage et malheureusement, c’est un chef d’entreprise pesant quelques millions de dollars qui en avait récemment fait les frais, expliquant sans doute la présence aujourd’hui d’un consultant dédié à l’affaire, les hautes autorités avaient tout intérêt à trouver le coupable, et cela, rapidement s’ils voulaient voir les médias passer à l’affaire suivante. Aux grands maux, les grands remèdes.

Xiomara s’était beaucoup investie dans cette affaire ce n’était pas la première sur laquelle elle travaillait, loin de là, mais c’était cependant la première d’une telle ampleur et elle avait fait des pieds et des mains auprès de son responsable pour travailler dessus, aussi elle ne comptait plus ni ses heures, ni le temps passer à chercher, comment la faire, avancer, elle se savait observer et savait que plus que jamais elle devait se montrer digne de l’opportunité qui lui avait été donnée. Jusqu’ici personne n’aurait pu lui reprocher de ne pas s’impliquer, enfin ca c’était avant le décès de son frère, depuis elle devait reconnaître que ses priorités avaient quelque peu changées et si elle essayait de donner le changer sur le papier, son esprit lui n’était plus aussi concentré sur ce type qu’il ne l’était sur ceux qui avait enterré son frère et sa nièce.

La jeune femme pénétra dans la salle et s’installa derrière l’une des tables, pas tout à fait au premier rang, le côté lèche-bottes ce n’était pas vraiment le style de la maison, mais pas non plus aux derniers avec ceux qui n’écoutaient que d’une oreille. Le responsable de la DEA pénétra à son tour dans la salle et le brouhaha environnant se tut presque instantanément, il salua l’assistance et commença ses explications, récapitulant l’état du dossier et ce qui était attendu d’eux désormais. L’assistance semblait boire ses paroles, mais, Xiomara elle, n’en écoutait pas un mot, son regard était fixé sur l’homme qui se tenait un peu en retrait derrière son responsable, un homme qu’elle connaissait bien...enfin "bien" tout était relatif, disons qu’ils avaient passé de nombreuses heures ensemble, étudier de nombreux profils, bu un nombre incalculable de café et partager leurs draps… oui "bien" n’était sans doute pas un terme exagéré…

Elle était un peu interdite, la surprise plus qu’autre chose, elle ne pouvait détourner son regard de lui, elle ne l’observait pas vraiment, elle était simplement perdue dans les souvenirs qui resurgissaient dans son esprit, les souvenirs d’une jeune étudiante avide de connaissances qui n’avait pas encore la moindre idée de ce que la vie lui réservait. Elle ne s’était jamais vraiment considérée comme quelqu’un de naïf, mais pour le coup, elle aurait bien aimé revenir à cette époque où tout était beaucoup plus simple et ou sa préoccupation principale était de comprendre pourquoi cet abruti ne daignait plus répondre à ses coups de fil. Parce qu’il pouvait se pavaner derrière son chef en sa qualité de consultant et venir étaler sa science devant elle, il n’en restait pas moins un lâche incapable d’assumer ses choix.

« …. Professeur Blake. » L’introduction de Damian, la sortie de ses réflexions personnelles et elle tâcha de se remettre dans le contexte presque immédiatement.


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MessageSujet: Re: Who said don't look back? Ft Damian Blake   Mer 20 Mai - 15:35





« I can help you for this and you know it. »



Il y avait eu un calme ambiant dans la salle, ses étudiants s’acharnant sur leur travail dans un silence des plus complets qui puissent être dans un espace comme celui-ci, renfermant bien trop d’âmes pour qu’aucun bruit ne vienne briser la tranquillité des lieux. Mais elle repose, elle permet à Damian de mieux réfléchir, de se concentrer plus facilement sur ce qu’il lit à son bureau, attendant que l’heure ne s’écoule, attendant le bon instant pour reprendre pleinement son rôle de professeur, pour se lever et user de sa prestance sur l’estrade du haut de laquelle il règne déjà en maître, bien qu’assis et tout aussi silencieux que ses élèves. Il se fait discret, presque fantôme entre ces murs qu’il ne veut pas déranger après les avoir mis au défi sur une affaire qu’il avait déjà résolu, ne donnant que des faits plus ou moins remaniés par ses soins. Ils n’apprennent que comme ça, ils ne peuvent comprendre qu’à l’aide d’un savoir qu’il faut savoir mettre à l’épreuve de temps en temps. C’est sa manière de faire, sa vision des choses ; et ce n’est là qu’une façon de parler. Quelques semaines se sont écoulées déjà depuis sa dernière enquête, depuis la dernière fois qu’on a fait appel à lui dans l’espoir d’y voir plus clair sur tel ou tel fait, dans l’espoir – en vérité – d’en terminer avec certains massacres ignobles et finalement injustifiés. Il n’avait eu à faire qu’à la folie d’un homme perdu, esseulé depuis bien des années, convaincu par le temps que le monde est son ennemi et que quiconque s’approchant de chez lui n’aspirait qu’à le voir mort. Des songes infondés, démentis par des témoignages de voisins soutenant, par la suite, qu’ils avaient fait ce qu’ils avaient pu pour lui venir en aide ; toujours rejetés, toujours menacés de mort sans penser que quelques cadavres trainaient déjà ici et là par sa faute. Ce sont des souvenirs qu’il n’oublie pas, qu’il ressasse un petit moment parce qu’ils sont devenus une partie de sa vie, de sa fierté, de ce qu’il est désormais ; immunisé à la vue de telles horreurs mais l’esprit tout de même rongé par ce qu’elles représentent, ce qu’elles semblent être à la manière dont on lui expose, à la façon dont il les perçoit. C’est vers tout cela qu’il tourne ses songes en attendant que sa montre ne sonne la prochaine heure, en attendant qu’une personne de la salle ne se dévoue pour exposer ce qu’elle a fait, le raisonnement qu’elle a choisi pour résoudre l’enquête fictive qu’il s’était amusé à donner dès leur arrivée en ces lieux. Et l’heure s’écoule, un tintement résonne dans la pièce en plus d’une voix qu’il ne connait que trop, vieil ami, connaissance de longue date. « Professeur Blake, puis-je avoir un moment ? » Un sourire en coin s’étire le long des lèvres du concerné, Damian se relevant pour venir s’asseoir –finalement – sur le devant de son bureau. « Que me vaut l’honneur ? » Il sait pourtant très bien ce qu’il vient faire ici, il veut seulement l’entendre le dire, un petit plaisir qu’il offre à son égocentrisme. « On a besoin de vous. » Et il se relève, congédiant ses étudiants comme les sauvant d’un éventuel savon quant à telle ou telle erreur commise pendant l’oral qu’il aurait surement demandé si les choses n’avaient pas été ainsi. D’autres affaires reprennent, Damian retrouve son sérieux, rangeant ses affaires, s’emparant de sa canne pour rejoindre les côtés de sa visite surprise, le renseignant sur l’affaire qu’on veut le voir résoudre ici et au plus vite ; c’est le problème quand des connaissances se font abattre, on devient prêt à tout pour empêcher que d’autres n’y passent. Et c’est en venant le chercher qu’il comptait bien mettre fin à ce règne sanglant, un fait que Blake compte bien pouvoir arrêter, et du mieux qu’il le peut.

Ils ne mettront qu’une petite demi-heure jusqu’aux bureaux à rejoindre, suivi de son chauffeur et gardien de son père avant qu’il ne décide de continuer son service à son égard, Damian s’était un peu fait prendre de cours. Il s’était attendu à ce qu’on lui fournisse plus d’informations, il s’était attendu à ce qu’on lui offre encore un peu de temps pour pouvoir bien s’ancrer dans l’affaire, dans ce sujet plutôt sensible au vu de la dernière personne à en avoir pâti. Mais rien, on lui dit de suivre son ami, de l’accompagner jusqu’au cœur de la conférence qu’on vient d’organiser pour l’introduire. Il aime les surprises mais pas quand il n’a rien pour s’y préparer ; comme ici, comme à l’instant alors qu’ils longent les couloirs jusqu’à rejoindre également la salle en question. Alors, il demeure silencieux, Philip toujours à ses côtés, maintenant ses affaires tandis que lui ne reste plus qu’avec sa canne, en retrait derrière celui qui, de suite, prend la parole envers toutes les âmes qu’il sent autour d’eux ; davantage par leur respiration parfois agacée, ironique ou même ennuyée, pour certaines. Il essaie de ne pas se concentrer dessus, n’offrant son attention qu’au résumé de l’enquête qui se fait finalement, qu’aux dires qui s’élèvent à l’attention de quiconque foulant le sol entre ces murs jusqu’à ce qu’on ne l’invite sur l’estrade, à son tour. « …. Professeur Blake. » Il s’autorise un petit sourire à l’attention de l’homme qui l’aide à s’imposer aux regards de tous, Damian parvenant bien aisément à les sentir posés sur lui. « Merci. Je tiens tout d’abord à vous rassurer, non, ce n’est pas un canular. C’est un bien un consultant aveugle qu’ils vous ont choisi, pensez à méditer là-dessus. » Lance-t-il tout d’abord, s’éclaircissant la voix par la même occasion, offrant un nouveau sourire en sachant que ça ne plaira probablement pas à ses interlocuteurs mais il n’est pas là pour chercher l’appréciation de qui que ce soit, de toute manière. S’ils ne faillaient que cela pour qu’ils s’y mettent davantage, il le referait sans aucun regret, ni aucune hésitation.  L’heure n’est plus aux doutes, à la distraction, ni même à l’attente dans l’espoir que cette affaire ne se règle toute seule et c’est ce qu’il vient de dire, implicitement malgré ses mots manquant clairement de tact. En vérité, ça lui importe peu, il a perçu l’émotion dans la voix de son ami, lorsqu’ils étaient encore sur la route vers ici, quand le récit se faisait plus précis sur la manière dont on avait retrouvé ce chef d’entreprise, abattu comme tant d’autres avant lui sans prendre de suite conscience que les choses iraient jusqu’à empirer ; toujours plus tant qu’on aurait pas mis la main sur ce qui manque à cette affaire pour qu’elle puisse avancer, même être bouclée. On aurait dû le prévenir bien plus tôt, bien avant qu’un homme de cette valeur ne se fasse tuer. « Bien, pardonnez-moi, par contre, je n’ai pas eu autant de temps que vous pour faire mes devoirs, mais je composerai avec ce que je viens d’entendre et ce que l’on m’a conté durant mon trajet jusque dans vos locaux... » Il s’assure que l’attention s’est posée sur lui, il attend le bon moment pour le faire savoir, essayant de se concentrer sur chaque personne présente dans la sienne ; bien que quelques-unes soient encore trop loin de lui. Mais on l’a tenu au courant des personnes présentes, on l’a renseigné sur ceux qui s’occupaient de cette affaire, aussi il sait, il sait pertinemment qu’un regard en particulier n’a de cesse de le toiser. « Je commencerai donc par le plus flagrant. Ils savent où se trouvent les « obstacles » que l’on m’a conté, ils savent comment les trouver, sachant pertinemment que beaucoup d’informations ne se trouvent encore qu’au sein de ce bâtiment. J’imagine que la question que je n’ai pas encore citée devient évidente pour tout le monde et je suis, d’ailleurs, assez étonné de constaté que l’un d’entre vous n’y est pas songé plus tôt. C’est à un homme que nous avons à faire et l’idée de pouvoir ne plus être endetté est bien souvent trop tentante. » Poursuit-il, adressant ses propos à celle dont le nom l’avait interpelé dans la voiture, presque sûr que ses mots iront la toucher.
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MessageSujet: Re: Who said don't look back? Ft Damian Blake   Lun 25 Mai - 12:11

Un mince sourire éclaire son visage l’espace d’une micro seconde, mais elle le ravale aussi vite qu’elle eut pu le sentir poindre pour une raison qui lui échappe un peu. Rien dans la façon qu’a Damian de s’introduire ne l’étonne, ce genre de phrase, elle l’a déjà entendu auparavant, un lointain souvenir qui la ramène à une époque qui lui semble a des millénaires de son existence actuelle. Elle se souvient pourtant comme si c’était hier du jour où elle l’avait rencontré, elle était arrivée en classe un petit peu en avance comme elle en avait l’habitude et n’avait pas vraiment prêter attention à l’homme qui se tenait face au grand tableau qui terminait l’amphithéâtre, ce ne fut que lorsqu’il se retourna les bras croisés contre sa poitrine, attendant silencieusement que les chuchotis ne se taisent qu’elle avait compris….Ce fut tout d’abord ses lunettes qui retinrent son attention, puis elle aperçut la canne précautionneusement disposée près du bureau, il ne lui en fallut guère plus pour déterminer ce qu’il annonça quelques secondes après à l’assistance. Xiomara avait toujours été très observatrice, déjà enfant, elle était de ceux qui remarquaient le moindre changement, de ceux à qui il était difficile de cacher quoi que ce soit, ce qui avait tendance à agacer plus que de mesure son frère aîné d’autant plus que déjà, elle n’avait pas sa langue dans sa poche et garder les secrets n’avait ne semble-t-il aucun intérêt pour la petite fille. Le cours qui avait suivi avait été une révélation pour elle, le droit n’avait été qu’un choix stratégique pour elle, ce n’était pas vraiment un domaine qui la passionnait, à dire vrai ce n’était même pas un domaine qui l’intéressait, mais ce cursus, elle le savait serait d’une grande aide pour les choix de carrière qu’elle envisageait. Aussi, le point de vu apporté aujourd’hui sur un sujet qui s’y rapportait même de loin avait stimuler son esprit et son intérêt bien plus qu’elle ne l’aurait pensé de primes abords, c’est pourquoi elle avait choisi de faire preuve de culot et de se rendre auprès de cet intervenant plus que surprenant pour lui demander s'il était à même de lui donner quelques cours complémentaires.

« Bien, pardonnez-moi, par contre, je n’ai pas eu autant de temps que vous pour faire mes devoirs, mais je composerai avec ce que je viens d’entendre et ce que l’on m’a conté durant mon trajet jusque dans vos locaux... »

La jeune femme tâche de se recentrer sur l’affaire, si elle avait eu dans l’idée qu’un consultant serait sans doute à même de leur permettre d’avancer sur le dossier, elle en avait maintenant la certitude, elle connaissait les capacités de Damian et savait qu’il faisait partie de ces gens qui ne se contentait pas du peu et c’est grâce à cela qu’il s’était fait un nom. Il ne s’égarait pas, ne laissait poindre aucun mot inutile dans son discours, tout était une question de mesure et d’observation, c’est ce qu’il lui répétait souvent. Lorsqu’il reprit la parole, ce fut pour donner un début d’analyse et faire ressortir presque immédiatement le premier élément qui lui était venu avec le peu d’information qu’il avait, c’était une bonne entrée en matière et visiblement, elle n’était pas la seule à le penser si on se référait au silence presque religieux qui s’était instauré dans la pièce. Cette affirmation, elle l’acquiesça d’un signe de tête qui n’était destiné à personne d’autre qu’elle-même. Un homme…C’était la conclusion à laquelle elle était-elle aussi arrivée, mais inutile de dire qu’elle n’avait pas la même crédibilité que l’homme debout devant-elle, la sensation de satisfaction qui s’éveilla au creux de son estomac ne lui était cependant pas déplaisante. Elle écouta attentivement les conclusions qui suivirent et prit consciencieusement note des éléments qu’il leur fournissait ici et là.

« Hey Alvarez » l’interpella son collègue Eddy à voix basse, elle se tourna vers lui et lui adressa un signe de tête pour savoir ce qu’il voulait, signe auquel il ne répondit que par un léger coup de tête en direction du professeur et un sourire taquin. Elle leva les yeux au ciel et hocha la tête à la négative avant de reporter son regard sur ses notes, elle n’était visiblement pas aussi bonne qu’elle le pensait à se montrer impassible ou peut-être que la surprise de retomber sur cet homme qu’elle n’aurait jamais pensé recroiser un jour, allez savoir !

Xiomara continuait d’écrire ce qui lui semblait susceptible d’être approfondi par la suite, se demandant si Damian savait qu’elle se trouvait dans la pièce. Avait-il été briefé sur l ‘équipe avant sa venue ici ? Si tel était le cas comment avait-il réagi à l’évocation de son nom ? Impassible en apparence sans doute, mais quand était-il vraiment ? Il était après tout celui qui avait disparu du jour au lendemain sans aucune explication ni même raison…Elle n’avait pas compris ce qui avait bien pu se passer dans sa tête, ils avaient tout deux franchi une limite qu’ils s’étaient implicitement fixée ce soir-là, mais bien qu’ils aient débuté une relation strictement professionnelle de professeur/élève, ils n’en restaient pas moins deux adultes consentants et en aucun cas, elle n’avait perçu cet « incident » comme annonciateur d’un quelconque changement dans cet ordre des choses, visiblement, il n’en avait pas été de même pour lui, a moins qu’un élément ne lui échappe encore, après tout ce n’était pas elle la pro de l’analyse comportementale.

Les constatations continuaient et les pistes se resserraient lentement bien que cette simple réunion, ils le savaient tous, ne serait pas suffisante pour mettre un nom sur cette silhouette invisible qui continuait de frapper Manhattan, ce n'était pas pour rien que ce dernier avait été surnommé le spectre. La ligne de conduite qui les attendait n’avait pas eu besoin d’être énoncée, il leur faudrait travailler avec acharnement et sérieux sur ces informations et être le premier à faire une proposition qui tenait un peu plus que sur des suppositions maladroites et autant dire que ca ne s’annonçait guère de tout repos. La réunion touchait presque à sa fin à en croire le ton descendant du professeur Blake qui sonnait comme une clôture. Lorsqu’il remercia l’assistance, le capitaine repris place sur le devant de la mince estrade et les informa qu’une autre réunion aurait lieu le lundi suivant et qu’il attendait d’eux des résultats concluant que cela leur demande plus de temps qu’à l’accoutumer, l’utilisation de ressources complémentaires ou encore l’annulation de leurs jours de repos. Un soupir commun souleva l’assemblée, mais personne n’osa piper mot, il était récurant de devoir annuler ses plans dans ce métier et autant dire que leur responsable n’en éprouvait absolument aucun remords.

« Vous pouvez disposer. »

L’équipe composée en tout et pour tout de 7 personnes se leva, le bruit des chaises grinçant contre le sol emplis soudainement la salle, accompagnant les chuchotis qui avaient repris et le claquement des pas de tous et chacun, Xiomara, elle ne se pressa pas vraiment, elle hésita un instant à quitter la salle sans demander son reste, mais, elle se ravisa bien rapidement, il était inutile de jouer à ce petit jeu, son travail était bien plus important que ce type et si l’un d’eux devait jouer l’adulte responsable, il fallait croire que c’était finalement elle. Elle traîna donc un peu, récupéra ses notes et son stylo qu’elle glissa sous son bras, s’avançant vers Damian qui lui aussi était occupé a rassemblé ses affaires sous l’œil attentif du capitaine.

« Je vais faire venir quelqu’un pour vous raccompagner, je reviens dans une minute. »
Il se tourna vers Xiomara et lui adressa un regard interrogateur, elle lui répondit d’un vague sourire suivi d’un hochement de tête qui visiblement lui suffit puisqu’il quitta la pièce. Elle s’avance en silence, se racla la gorge pour signaler sa présence avant de lancer de façon nonchalante.

« Ca fait un bail… Professeur ! »
Elle laissa planer le silence un instant avant de poursuivre.
« On dirait que même pour toi ca devient difficile de rester planquer ! »

Une part d’elle-même avait envie de se montrer piquante et acerbe avec lui et cette partie était sans aucun doute son incommensurable ego, mais, heureusement pour lui, la raison et son professionnalisme lui imposaient de faire preuve d’un minimum de retenu, c’est donc ce qu’elle s’appliqua à faire avec un manque de naturel sans doute palpable.
« Enfin, ce fut un postulat intéressant comme toujours. Bonne journée ! »

Elle commença à s’avancer vers la sortie, lui laissant le choix ou non de continuer à faire le mort ou de faire preuve d’autant de sérieux qu’elle et pour être tout à fait honnête, elle n’avait pas la moindre idée de ce que cela allait donner.


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