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 Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov

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MessageSujet: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Dim 17 Mai - 19:52



Not an ode, just the facts


10 avril 2016 – Appartement de Xiomara - 9am

C’était une sensation familière, un poids qu’elle avait appris à intégrer à une routine. Ce matin, une fois de plus, elle s’était réveillée avec la désagréable impression de vide, celle qui lui était apparue un nombre incalculable de fois depuis le décès de son frère. Elle mentirait si elle affirmait que cela arrivait chaque jour que dieu faisait, ce n’était pas le cas, mais certains jours, comme ca sans prévenir l’image disparate de son frère hantait ses réveils. Elle resta étendue quelques minutes, immobile et les yeux rivés sur le plafond immaculé de sa chambre, elle laissa échapper un soupir et passa une main sur son visage comme pour y ôter les dernières traces de la nuit qui venait de s’écouler, sa poitrine s’élevait de façon régulière et un tant soit peu trop rapide à son goût, un peu comme si elle était à bout de souffle.

Elle détourna le regard vers la table de chevet qui bordait son lit et attrapa son téléphone, l’écran lui indiqua qu’il était 9.10, elle émit un son satisfait de ne pas avoir perdu sa matinée, elle jeta le mobile sur la partie inoccupé de son lit et envoya valser sa couette avant de poser les pieds sur le sol. La jeune femme attrapa un large t-shirt qu’elle enfila sur ses sous-vêtements et se dirigea vers la cuisine en traînant un peu le pas, un silence de mort régnait dans son appartement, ce qui était assez rare. En effet, la jeune femme avait une sainte horreur du silence (ce qui expliquait sans doute son côté bruyant) ainsi, il était rare voir improbable que ni la télévision, ni la stéréo ne soit en route.

Elle attrapa donc la télécommande qui trônait sur le comptoir de la cuisine et enclencha la musique, des sonorités latines s’échappèrent alors des enceintes et lui inspirèrent une sensation réconfortante de familiarité. Elle se dirigea ensuite vers la cafetière et se servie le premier d’une longue ligné de café.

Same day- same place- 1pm

Elle avait passé une bonne partie de la matinée à tourner en rond, elle ne savait pas vraiment quoi faire et cette sensation particulièrement oppressante avec laquelle elle s’était réveillée continuait de s’étendre au creux de son estomac, lui rappelant à chaque instant l’instant précis ou tout avait basculé. Elle essaya de se distraire de bien des façons, mais rien ne semblait y faire, elle finit par se rendre dans la pièce qui lui servait de bureau, mais qui n’était en fait qu’un amoncellement de paperasse et d’informations récoltées sur ceux qui avaient été pendant si longtemps la seconde famille de son frère. Cette dernière tentative de s’occuper l’esprit de façon productive s’était finalement révélé être un échec, cela n’avait fait que renforcer sa frustration et son humeur massacrante. Bien décidé à échapper à cette journée en tout point décourageante, elle se décida à se rendre chez sa belle-sœur pour dégoter quelques photos, c’était bientôt l’anniversaire de sa mère et elle voulait faire en sorte qu’Andrès soit un minimum présent même si cela voulait dire figer sur des photographies que la matriarche de la famille aligneraient à la façon d’un autel morbide dans son salon à la décoration plus que dépassée.

Décidée à s'exécuter, Xiomara resta cependant une seconde planté dans l’encadrure de la porte, pensive et les yeux rivés sur le mur recouvert de notes et de photos vaguement familières avant de soigneusement refermer la porte, laissant derrière elle ses interrogations et sa colère.

Brooklyn – 3.30 pm

L’Espagnole tourna quelques minutes autour de chez sa belle-sœur, ses voisins recevaient visiblement du monde à en croire le nombre inhabituel de voiture garer dans la rue, agacer, elle finit par laisser sa voiture dans une rue adjacente et regagna le devant de la maison à pied, elle frappa un ou deux coups à la porte avant de tenter de pousser cette dernière qui resta fermer à sa grande surprise. Un air étonné marqua les traits de son visage visiblement Alexeï était de sortie ce qui n’était pas un mal en soit, bien au contraire, mais c’était cependant assez notable pour avoir laissé la brunette perplexe. Elle fouilla dans le fond de son sac afin de dénicher son trousseau de clés sur lequel figurait également celle de la maison de son frère, question pratique lui avait-il dit en lui déposant la clé sur la table basse de son propre salon peu de temps après que lui et son épouse ai acheter cette bicoque. Ce bref souvenir fit naître un sourire sur ses lèvres, elle glissa la clé dans la serrure et pénétra dans la maison sous les aboiements d’Iva. La chienne était déjà postée derrière la porte lorsqu’elle mit un pied à l’intérieur sans doute prête à faire rebrousser chemin à l’imposteur qui au vu du son de ses pas n’était pas sa maîtresse, mais lorsqu’elle reconnut Xiomara, elle se tut presque instantanément et lui sauta dessus.

« Suavemente chica ! »

Elle donna une tape affectueuse sur la tête de la chienne avant de gentiment la repoussé de son chemin.

« Ta mère t’a abandonnée à ce qu’on dirait ? »
Elle se dirigea dans la cuisine, ouvrit un placard et balança un os a la chienne pour la faire se tenir tranquille, elle n’avait rien contre elle, mais Xiomara n’était pas vraiment fan des animaux quel qu’ils soient. Sa veste sur le dos et son sac à main sur l'épaule elle se dirigea immédiatement vers la porte du garage qui elle le savait n’était jamais fermée à clé ce qui en soit n’était pas de la plus grande prudence quand on savait que la plupart des cambrioleurs pénétraient chez leurs victimes par ce biais, d’autant plus qu’Alexeï vivait seule…il faudrait sans doute qu’elle lui fasse part de cela la prochaine fois qu’elle la verrait. La main sur l’interrupteur, la jeune femme observa l’obscurité disparaître au profit d’une lumière fort peu puissante, lui dévoilant une voiture qui semblait n’avoir pas bougé depuis des lustres ce qui en réalité était tout à fait le cas, elle avait été prêter à sa belle-sœur par les Calaveras mais, il était encore impossible de la mettre derrière un volant ce qui pouvait sans doute se comprendre. Le véhicule était bordé par un établi sur lequel Andrès aimait prétendre bricoler même s'il était sans doute encore moins capable qu’elle pour ce genre de chose et pour être honnête Xiomara avait toujours été plus doué pour casser que pour réparer, merci au caractère enflammé qui lui avait été transmis, ca ne marchait pas ? Elle était plutôt de ceux qui cognaient et balançaient les choses dans l’espoir idiot que cela changerait quoi que ce soit. Un rapide coup d’œil tout autour, lui permis de repérer les cartons qui avaient été empilés il a plusieurs mois de cela et qui contenait la paperasse et les photos de son défunt frère, elle contourna la voiture, déposa son sac sur le sol et entrepris d’ouvrir les cartons qui visiblement n’avaient même pas été fermé correctement.

Plusieurs carnets au creux des mains, la jeune femme tournaient les pages avec autant de délicatesse qu’un éléphant, le visage rougit par la colère de ce qui se déroulait sous ses yeux, si elle avait eu espoir pendant un moment de passer d’une humeur colérique et frustrée a au moins mélancolique, elle en était très loin à l’heure actuelle, rongée par l’exaspération et concentré sur l’écriture peu soigné de son frère, elle n’entendit ni la porte, ni la chienne.


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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Mer 20 Mai - 23:12

  • 10 AVRIL — Plus tôt dans la journée.


« Papa, je t’interdis d’en dire plus. »

Le médecin légiste se redresse, piquée à vif, sous les yeux effarés de sa mère qui s’interpose immédiatement entre les deux. Alexeï, c’est typiquement la fille à papa, de base. La seule, l’enfant unique, brillante, plutôt jolie, de bonnes études, un bon métier. Papa Ivanov avait voulu pour sa fille toutes les composantes du rêve américain, et en cela, elle l’avait déçue. Entichée d’un petit délinquant à ses quinze ans, puis mariée et ensuite maman, Anton l’avait vue s’éloigner puis s’épanouir aux côtés d’un espagnol, un étranger, un homme qui garderait sa fille et pas seulement : qui la changerait l’approcherait, l’embrasserait, et plus encore. S’il avait tenu sa langue alors qu’il était encore de ce monde, celle-ci est actuellement en train de se délier. Seulement huit mois qu’Andrès Alvarez avait quitté ce monde et voilà son beau-père qui reprenait les bonnes vieilles habitudes qu’Alexeï l’avait vu enterrer jusqu’alors.

Le médecin légiste est campée sur ses pieds, ses bras croisés, réfractaire à la discussion qui allait suivre, elle en était sure. Son instinct lui disait de s’en aller, mais un air de rébellion la forçait à rester là et à toiser son père, assis dans son célèbre fauteuil, alors que sa mère se trouve à ses côtés, réprimandant son mari dans leur langue natale. Ceux-ci s’échangent quelques mots et Alexeï les observe, les regarde, avec une certaine once de mépris mais surtout de colère.

Sa journée avait pourtant plutôt pas mal commencée, si on pouvait dire ça ? Réveillée aux aurores, petit ménage habituel, sortie avec sa chienne, puis, son téléphone avait sonné et la russe s’était préparée pour rejoindre le professeur avec qui elle partageait de manière récurrente, des moments de travail, en plus de celui de sa semaine chargée. Lorsqu’elle était revenue, en taxi, jusque chez elle, elle s’était dit qu’elle passerait, pour une fois, voir ses parents alors qu’elle s’était attachée, comme avec le reste du monde, au fait de poser des barrières entre eux.

A cet instant, Alexeï regrette amèrement sa décision, debout, posant sur ses épaules sa veste, n’enfilant même pas ses manches, la brune récupère son sac à main posé sur une table et se redresse, les mâchoires serrées, vers son père.

« Alexeï, s’il te plait…
— Non maman. Respecter les morts c’est pas un des principes chrétiens ça ? Ah non j’oubliais c’est que quand on veut. T’es beau, putain à faire ta morale, j’te rappelle t’as donné de l’argent quand t’es arrivé ici papa ?
— Alexeï, baisse d’un ton, ça n’a rien à voir.
— Toi baisse d’un ton. J’ai plus quinze ans. Mon mari, ma fille, ma vie papa. Tiens ta langue ou tu pourras me dire adieu. Aurevoir maman. »

La russe claque un baiser sec sur la joue de sa mère et s’en va, sans prendre le temps ni d’entendre ni de répondre aux protestations de son père. Comme une ado de quinze ans, la russe claque la porte. Elle va marcher, elle a besoin de marcher, tant pis pour le temps que ça prendra et par chance, la jeune femme est en basket. Son premier réflexe et de griller une clope après avoir pris le temps d’enfiler correctement son manteau. Elle sort son portable de sa poche, constate que rien n’a change, puis file dans les rues de Brooklyn pour rejoindra son foyer, vide.

Ø

La première chose qu’Alexeï capte, en ouvrant la porte, c’est que sa chienne est certes bien debout mais qu’elle a entre ses pattes un os, chose qu’Alexeï ne lui a pas donné. La brune entre avec douceur, les sourcils froncés, puis referme la porte tout aussi doucement, défait ses chaussures et se dit que, finalement, peut-être que si. Après tout, ça n’est pas hors propos de filer un os à son chien. Elle hausse les épaules après avoir déposé son sac à sa place et commence à s’éloigner de l’entrée quand un autre détail lui saute aux yeux. Cette fois elle se dit que quelque chose cloche ici. Pas un bruit, pas un son, la brune pose une main sur la gueule de sa chienne pour la faire taire et retourne dans l’entrée récupérer son sac. Jamais ô grand jamais, la nouvelle Alexeï ne laisserait une porte de placard ouverte. La propreté, le rangement, condition optimal pour sa nouvelle vie de veuve. Pieds nus, elle fouille dans son sac et en sort un revolver léger d’un gabarit suffisant pour ses mains fines et avance en silence, la chienne pas loin d’elle, jusqu’au bas des escaliers. Elle ferme les yeux un instant et se concentre sur les bruits. Rien ne semble provenir du premier étage, alors elle fronce les sourcils, puis se retourne, actionne son arme et perçoit du bruit en provenance de sa cuisine. Ni une ni deux, le corps tendu, le regard dur et une pointe d’angoisse au creux du ventre, la légiste pénètre sa cuisine et les sons se durcissent, parviennent mieux jusqu'à ses oreilles.

Des bruits de pas, légers, de carton, d’autres trucs qu’elle n’arrive pas à identifier. La brune lève son arme à hauteur d’œil, enclenchée, le souffle coupé, et passe avec une lenteur exagérée l’étape de la réserve. Petits pas par petits pas, la brune finit par atteindre la porte à moitié ouverte du garage. Un instant la brune ferme les yeux et contient un soupir. Un frisson glisse le long de sa colonne vertébrale, elle a chaud, et froid à la fois. Elle sait se servir d’une arme. Mais elle ne veut pas avoir l’occasion de tester ses réflexes. Alexeï tente de se donner du courage, par tous les moyens nécessaires, mais rien ne vient, et l’intrus qui est derrière cette porte pourrait l’ouvrir à tout moment. Il faut jouer l’effet de surprise, y aller en première. Bordel. Ça l’angoisse, elle sent une perle d’eau glisser le long de sa tempe et Alexeï regrette presque d’être arrivée à cette heure-ci. Peut-être que dix minutes plus tard, la personne serait partie, avec sa télé, oui, aussi, mais peu importe.

Alexeï est armée, pour une raison précise, énoncée par son mari : être capable de se défendre. A la fois épouse d’un hors-là loi et main de la justice, il était hors de question que la russe soit seule chez elle avec sa fille, sans protection tout près d’elle. Elle n’a pas envie de vérifier les enseignements de feu son mari. Mais il est trop tard pour reculer, trop tard pour s’en aller en silence. Il faut y aller. L’adrénaline qui lui parcourt les veines n’a rien d’excitant.

Ni une, ni deux, la russe ouvre la porte à la volée et repose immédiatement sa main sur celle qui tient l’arme, le doigt sur la gâchette.

« Hé ! »

L’intrus se retourne. Alexeï reste figée, la terreur qui l’habitait jusqu’alors se mue en consternation et en colère à la fois quand elle reconnaît le visage de la personne qui lui fait face. Elle se flagelle mentalement de n’avoir pas posé cette option en premier, et alors que son visage se fige dans le marbre de la surprise, ses bras retombent aussi secs et claquent contre ses cuisses.

« Putain Xio mais tu peux pas prévenir au moins quand j’suis pas là bordel ! »

Sa belle-sœur, toujours. Elle aurait du comprendre, elle aurait du savoir. Xiomara ne ferme jamais les portes de placard, elle n’en a jamais le temps. Et Iva n’a rien dit. Bordel, Alexeï s’en veut immédiatement et à la fois perçoit la colère percer les premières défenses de sa tour d’ivoire. D’un geste machinal, automatique, complètement naturel, elle ré-enclenche la sécurité de son arme et la pose sur le haut d’une pile de cartons à sa hauteur. Son regard se pose sur le carnet que sa vis-à-vis a entre les mains puis s’ancre à nouveau dans le sien.

« Un sms, un mot, j’en sais rien mais manifestes-toi sérieusement… »
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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Lun 25 Mai - 14:57

La porte s’ouvre brusquement et la voix de sa belle-sœur qui l’interpelle se met à résonner contre les murs dénudés du garage, ce n’est pas tant l’entrée fracassante ou ce qu’elle dit qui la pousse à lever les yeux dans sa direction, mais, plutôt le ton qu’elle emploie, il est à la fois dur, tremblant et ferme…Aux antipodes de ce à quoi Alexei l’avait habitué. Elle sursaute violemment, sortie de ses pensées en une micro seconde à peine et lorsque son regard rencontre celle qui vient de pénétrer dans la pièce, ses yeux s’agrandissent sous la surprise. Les carnets qui se trouvent dans ses mains vacillent sous ses doigts, mais elle resserre machinalement son emprise afin de leur éviter de terminer sur le béton grisâtre du sol.

« Wooow doucement Ivanov! C’est que moi. »

Sa voix trahit sa surprise et accessoirement une once de colère, il est plutôt difficile de déterminer si son irritation était due au fait d’avoir échappé de peu à une attaque surprise ou tout simplement à ce que la grossière écriture de son frère venait de lui apprendre. Pour être tout à fait honnête ce n’était pas vraiment une découverte à proprement parler, une partie des informations contenues dans ces cahiers lui était déjà connue, ses relations avec les Calaveras, leurs business loin d’être légale, son intention de quitter le gang une bonne fois pour toute…c’est cette dernière vérité qui lui avait bien vite fait revoir les circonstances de l’accident qui avait décimé une partie de sa famille, celle-ci et les photos de la scène…Photos qu’elle avait regardé encore et encore malgré l’horreur que cela insinuait dans son esprit, malgré la nausée que cela lui provoquait, elle avait continué à détailler les indices qui la poussaient toujours un peu plus à écarter la thèse de l’accident, à écarter la responsabilité de sa belle-sœur.

Elle n’avait jamais éprouvé de rancœurs à l’encontre d’Alexei, elle aurait pu, c ‘est vrai, c’est elle qui après tout était au volant, c’était elle qui n’avait pas su contrôler son véhicule, mais, en réalité ce n’était qu’un accident, une terrible tragédie sans autre responsable que la fatalité…c’est ce que tout le monde disait, c’est ce qui selon la plupart des gens rendait à la jolie russe son entière innocence et faisait d’elle une victime supplémentaire. Xiomara elle ne faisait pas partie de ces gens, ce n’est pas l’idée d’une quelconque fatalité qui la poussait à soutenir l’épouse de son frère, c’était les faits, les signes, les preuves…


« Putain Xio mais tu peux pas prévenir au moins quand j’suis pas là bordel ! »

La jeune femme roula des yeux, elle aurait surement balayé sa remarque d’un geste de la main si ces dernières n’étaient pas déjà occupées, son interlocutrice termina de réenclencher la sécurité de son arme avant de la déposer sur une pile de carton. S’en suivie un reproche bien placé qui passa un peu au-dessus de l’Espagnole, depuis quand avait-elle besoin de s’annoncer ou de demander la permission pour venir dans la maison de son frère ? c’était un peu égoïste de penser de cette façon, elle était aussi peut-être un peu intrusive, c’est vrai, mais ce n’était pas nouveau, cela faisait quoi ? Quinze ans, elle avait bien eu le temps de s’habituer à la présence ponctuelle de la grande brune.

« C’est quoi ton problème Alex ? Jusqu’ici ca ne t’as jamais posé problème que je passe à l’improviste ! et depuis quand t’as une arme ?? »


Bon était-ce vraiment surprenant ? non, c’était probablement une autre des idées brillantes d’Andrès, en bon américain trainant dans des histoires louches, il était de ceux qui estimait que le second amendement était une excellente chose, un sujet de désaccord supplémentaire entre les frangins. Xiomara avait vu le regard d’Alexei se poser sur les carnets qu’elle tenait encore entre ses mains et elle se demanda si elle avait délibérément fait l’impasse sur leur existence, elle espérait que ce n’était pas le cas, car dans cette configuration les choses risquaient de ne pas se passer très calmement entre les deux femmes. Elle écouta la jeune femme lui répondre, mais sa réponse n’avait pas tant d’importance ce qui l’intéressait vraiment en l’instant était tout autre.

« Tu peux m’expliquer pourquoi je tombe par hasard sur CA ? Hein ! Pourquoi tu ne m’as jamais mentionné leur existence ? T’as conscience de ce que c’est Alex ?! »

Elle balança les cahiers dans le carton ouvert devant elle, d’un geste qui laisse transparaitre une colère naissante, colère dirigée non seulement contre sa belle-sœur, mais surtout contre son inconscient de frère. Son intention, il lui en avait fait part, mais il n’avait visiblement rien écouté de ce qu’elle avait pu lui dire, elle savait, elle connaissait le fonctionnement de ce genre de clan et elle en avait vu des dizaines finir les deux pieds devant dans le cadre de son travail, elle l’avait prévenu que s'il voulait vraiment se séparer des Calaveras, rien ne devait être pris à la légère, rien ne devait être précipité, mais il n’en avait fait qu’a sa tête et avait entraîner jusqu'à sa propre fille dans sa chute. C’était toute ses choses, toutes ses pensées qu’elle ne pouvait partager avec personne qui la mettait si en colère et l’enfonçait toujours un peu plus dans l’idée qu’il était de son devoir de faire la lumière sur les circonstances, elle avait besoin de savoir pour tourner la page, faire le deuil qu’elle ne s’était pas encore autorisé à procéder.

« Y a d’autres choses que t’as oublié de me dire tant qu’on y est ? »


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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Sam 30 Mai - 22:25

Alexeï n'est pas capable en cet instant de pointer l'objet de sa colère. Est-ce réellement l'intrusion de sa belle-soeur ? Les mots de son père qui résonnent encore dans sa tête ? Ou le fait que Xiomara tienne dans sa main un des carnets d'Andres ? Présentement elle n'est pas capable de statuer sur ses sentiments, encore sous le coup de la tension et de l'angoisse. Intérieurement elle se fustige de ne pas avoir pensé à Xiomara en premier, c'est presque évident, et le coup de la porte de placard aurait du l'alerter d'autant plus. Elle s'en veut également de l'avoir braquée, mais cette attitude lui aurait surement sauvé la vie si ça n'avait pas été Xio. La légiste passe une main sur son front, pousse un soupir puis replace une mèche rebelle derrière son oreille.

« C’est quoi ton problème Alex ? Jusqu’ici ça ne t’a jamais posé problème que je passe à l’improviste ! Et depuis quand t’as une arme ??
- mon problème ? Non mais je rêve ! »

La légiste passe au-dessus de la question de sa belle-soeur, sans faire attention en réalité, simplement en train d'essayer d'assimiler le ton énervé et inquisiteur à la fois de cette dernière. Son cœur bat à tout rompre, comme s’il allait briser sa cage thoracique à l’instant. Etrangement, c’est ainsi, à ce moment qu’elle se sent vivante. C’est maintenant qu’elle prend conscience de la lourdeur de son corps.

« Et tu sais très bien pourquoi j’ai une arme en plus ! »

La russe lève les yeux au ciel, mais elle perçoit bien que sa belle-sœur n’en a que faire de sa réponse. Xiomara a visiblement un truc derrière la tête et quand c’est le cas, elle ne l’a nulpart ailleurs. L’obstination est un trait caractéristique des Alvarez, c’est une évidence. D’ailleurs la raison de sa distraction arrive rapidement et passe la barrière des lèvres de Xiomara.

« Tu peux m’expliquer pourquoi je tombe par hasard sur CA ? Hein ! Pourquoi tu ne m’as jamais mentionné leur existence ? T’as conscience de ce que c’est Alex ?!
- J’te demande pardon ? »

Alexeï croit halluciner. Non, elle est pratiquement sure que c’est le cas, et que sa belle-sœur lui sort un speech pour la faire déconner et/ou délirer. Ses yeux s’ouvrent en grand, ses mains relevées vers le ciel, puis, ses sourcils se froncent et sa main droite vient se poser sur sa hanche. Ses yeux se posent sur les carnets que Xiomara balance avec négligence, et visiblement avec pas mal de colère.

« Tu te fous de ma gueule ? Tu savais très bien qu’il écrivait, c’est pas comme si c’était nouveau bordel. »

Avoir conscience de quoi. Le cerveau de la russe se met en route mais c’est à la fois brouillon et compliqué. L’irritation gagne tout son langage corporel. Elle ne saurait dire ce qui l’énerve le plus dans la présente situation. L’attitude agressive de sa belle-sœur, le fait qu’elle ait fouillé dans ses affaires, elle ne sait pas. Elle tente un instant de se raisonner, mais non, ça ne se passe pas comme ça avec Alexeï, elle n’est pas du genre à se laisser faire. La légiste n’a pas la froideur que l’on incombe sans réfléchir a toutes les femmes de Russie, au contraire. Si elle arrive à garder contenance dans sa vie de tous les jours et qu’elle est capable de davantage prendre sur elle que Xiomara, il n’en reste pas moins qu’elle possède un caractère de feu. Et elle n’apprécie clairement pas le ton soupçonneux de sa vis-à-vis.

« Et je pourrais par hasard savoir ce que tu cherches et pourquoi tu fouilles dans ces cartons ? »

Ça monte, et ça monte à une vitesse vertigineuse. Des milliards de question tambourinent à sa porte mais la légiste n’est pas capable de prendre davantage la parole.

« Y a d’autres choses que t’as oublié de me dire tant qu’on y est ? »

La russe hésite clairement entre lacune et colère. Son visage se fige dans une expression d’incompréhension totale, les dents serrées. C’est quoi cette manière de lui parler, et de lui adresser de tels soupçons. Jusque là, Xiomara n’avait jamais été virulente à propos de son frère et de sa nièce, et ce putain d’accident. Alexeï redresse les épaules, fige ses bras dans un croisement et réfléchit. Ah, elle n’arrive pas à mettre du clair dans ses pensées ni à faire des percées qui pourraient lui permettre de mieux respirer. Les paroles de sa belle-sœur lui tournent autour comme une charogne auprès d’une proie.

« Oh oui par hasard j’ai oublié d’te dire que j’ai volontairement foncé dans un arbre, Xiomara, voyons ! Non mais c’est quoi ton fichu problème ? »

Doucement mais surement les engrenages se mettent route et s’enclenchent dans le crâne de la légiste. Ses yeux se rétrécissent, deviennent eux aussi soupçonneux.

« Oui c’est vrai ça d’ailleurs, c’est quoi ton problème ? C’est pas toi qui aurait un truc à me dire par hasard, pourquoi tu fouilles dans les carnets, vas-y, dis moi. T’es sure que t’as rien à me dire là ? »
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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Dim 7 Juin - 19:55

Sa belle-sœur réagit, mais elle ne prête pas vraiment attention aux paroles qui franchissent le seuil de ses lèvres, elle les entend, mais elles ne semblent pas faire leur chemin jusqu’au bout, à dire vrai, elle n’attendait pas vraiment de réponse précise à sa question et la longueur de ses réponses n’avait guère capter son attention. Xiomara n’arrive pas vraiment à sortir les idées que son frère venait d’insinuer dans son esprit. Pour peu, elle aurait presque pu en rire, il avait toujours eu un impact particulièrement important sur sa façon d’être, d’agir, de penser, il était la personne vers qui elle se tournait pour presque tout, un modèle dont elle avait conscience qu’il ne fallait pas suivre les traces…là était toute l’ironie de leur relation, ils étaient deux extrêmes opposés sur bien des aspects, mais l’attachement, le respect et l’amour qu’ils se portaient faisaient disparaître la plupart des barrières qui auraient pu entacher leur lien.

Calaveras…départ…représailles…trafic…

Les mots tournaient les uns après les autres dans un ballet qui lui donnait la nausée, elle connaissait les intentions de son frère, elle connaissait cette seconde famille qu’il avait choisie et les conséquences de son affiliation à toutes ces personnes, c’est pour cela que la théorie de l’accident ne lui semblait pas coller, c’était une coïncidence à laquelle elle ne croyait pas, le timing était bien trop curieux. Si la jeune femme s’était progressivement persuadée qu’elle ne creusait pas cette affaire pour rien, elle n’avait en réalité pas la moindre preuve de ce qu’elle avançait, peu de chose allaient dans son sens parmi les informations qu’elle avait, mise à part ce que ses tripes lui disaient et sa connaissance de ce type de milieu que ce soit dans un cadre professionnel ou plus personnel. Son principal problème jusque ici était dû dans un premier temps au fait qu’elle ne pouvait parler de cela à personne, elle pouvait à l’avance prévoir ce que le monde entier lui dirait…que ce n’était qu’une façon de regarder ailleurs, qu’elle n’acceptait pas le décès de son frère, qu’elle cherchait des explications à un accident qui n’était dû qu’a la fatalité et rien de plus…le monde entier l’encouragerait à arrêter de chercher des scénarios impossibles là ou il n’y en avait pas, mais elle, elle était persuadée que son instinct ne l’a trompait pas et qu’il y avait bien plus à voir ici que ce qu’il n’y paraissait. La deuxième difficulté qui l’empêchait d’avancer dans son enquête était due au fait que les Calaveras avaient connaissance du poste qu’elle occupait et s'ils n’avaient jamais rien laissé entendre, ou ne s’étaient jamais vraiment positionner contre elle, elle était évidemment la dernière personne devant laquelle ils parleraient, peu importait de qui elle était la soeur, à leurs yeux, elle était avant tout une flic.

Ses réflexions et ses pensées fusent et elle ne peut pas vraiment les exprimer, en tout cas pas dans leur entièreté et certainement pas auprès d’Alexei ce qui la frustre d’autant plus, elle laisse pourtant échapper la question qui lui brûle les lèvres et la réaction de sa belle-sœur ne se fait pas attendre.

« J’te demande pardon ? Tu te fous de ma gueule ? Tu savais très bien qu’il écrivait, c’est pas comme si c’était nouveau bordel. »

L’Espagnole se tient désormais droite comme un piquet, les bras croisés contre sa poitrine, elle roule des yeux et laisse échapper un soupir agacé non dissimulé, sa compagne joue sur les mots et ca ne lui plaît pas du tout, ce n’est certainement pas le moment de jouer à ne pas comprendre, elle n’a ni la patience, ni l’envie de faire des efforts.

« JE ? JE ME FOUS DE TOI ? Tu fais exprès de pas comprendre ou quoi ? je savais qu’il écrivait oui, qu’il tenait des trucs aussi détaillés sur les affaires du clan, non c’est certain, c’est quoi ces conneries ! » Elle avait détourné son regard vers les carnets tandis qu’elle laissait parler sa rancœur et sa colère, elle était en colère d’assister à l’inconscience de son frère mais aussi piqué de ne pas en avoir été informé que ce soit par lui ou par celle qui se trouvait face à elle l’air contrarié et agacé.

Sa réflexion reste sans réponse, en tous les cas dans l’immédiat et Alexei de renchérir en lui demandant ce qu’elle faisait là à fouiner dans les cartons du garage tandis qu’elle-même continue de parler, provoquant un amalgame de mots qui se mélange dans l’espace réduit du garage. Elle n’a même pas envie de se justifier, en l’instant, elle n’a pas vraiment l’impression que c’est à elle de le faire et pourtant forcée de constater que la jeune femme est dans son bon droit, il s’agit de sa maison, de ses affaires et de son espace personnel que Xiomara venait de transgresser.

Plus offensé par sa dernière phrase, c’est sur celle-ci que la Russe choisit de rebondir en premier et de lui lancer qu’elle a bien évidemment planté elle-même la voiture renfermant sa famille dans un arbre, Xiomara retient un battement à l’énoncé de cette quasi-vérité, les images mentales qui l’accompagne sont difficiles et terriblement extrêmes, car tout ce que son esprit peut dessiner sont des suppositions monté de toute pièce par son imagination et le peu d’éléments qui lui avait été donné d’observer dans cette affaire.

« Je suis venue chercher des putains de photos pour ma mère, ca te va comme réponse ? J’avais pas envie de te déranger pour si peu et finalement c’était peut-être pas si mal sinon je me serais jamais rendu compte de la connerie que c’est CA ! Qu’Andrès réfléchisse pas et mesure pas ce que ca représente, je peut le concevoir, mais toi ? »

Elle laisse planer un court moment de silence plus par fatigue que pour l’effet avant de reprendre d’une voix qui se voulait un peu moins agressive.

« Toi, tu aurais dû m’en parler Alex, t’as pas la moindre idée de ce que ca représente. C’est suffisant comme explications, c’est bon ca te va ? »

« C’est quoi ton problème ? C’est pas toi qui aurait un truc à me dire par hasard, pourquoi tu fouilles dans les carnets, vas-y, dis moi. T’es sure que t’as rien à me dire là ? »

Elle n’a pas envie de lui dire pourquoi elle s’énerve, pourquoi ses carnets sont soudainement si importants, elle pourrait comprendre l’incompréhension de sa belle-sœur si seulement elle prenait quelques secondes pour se poser la question, mais elle ne le fera pas, elle n’est pas en mesure de voir par autre chose qu’elle-même en cet instant précis et la fougue de la brunette se laisse apercevoir pour des raisons beaucoup moins positives qu’à l’accoutumé.

« Putain Alexei pourquoi je lis ces carnets à ton avis ? Je suis tombé dessus par hasard, j’ai vu l’écriture de mon frère et merde, j’ai vraiment besoin de te faire un dessin ?? Tu veux quoi ? que je vienne pleurer parce qu’il me manque ? ca serait plus convaincant comme explication peut-être ? Pourquoi je les lis maintenant c’est pas la question, la question, c’est pourquoi j’en ai pas eu connaissance avant, putain, tu te rends pas compte de tout ce que ca aurait pu changer… »

Sa voix monte et l’emportement se fait sentir et dieu sait que Xiomara peut se révéler vraiment borné et colérique quand elle est partie, la seule chose qui finit par la faire taire est de se rendre compte que dans cet élan d’animosité et de colère, elle risque d’en dire bien trop si ce n’est pas déjà impliqué.

« Laisse tomber, je m’en vais, ca vaut mieux et pour toi et pour moi ! » Finit-elle par lancer en ramassant son sac et en essayant de prendre la direction de la porte.


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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Lun 29 Juin - 21:58

Les mots de Xiomara tournent et retournent son cerveau, comme si ça n’était pas suffisant qu’elle soit seule, énervée, incapable de faire son deuil. Ce qu’elle disait n’avait aucune résonnance pour Alexeï, ce qu’elle lisait jusqu’alors dans les carnets d’Andrès n’avait rien de dangereux pour lui, ou pour sa famille. Si elle avait respecté l’intimité de son mari de son vivant, la légiste n’avait pu s’empêcher de se plonger dans les carnets de son défunt amant une fois passé l’arme à gauche. S’empêcher de le faire avait été une vraie torture, y céder, une manière pour elle de faire perdurer son souvenir. Beaucoup trop de carnets avaient étés noircis par l’écriture d’Andrès, voilà pourquoi elle n’avait pas tout lu. La plupart traitaient de ses sentiments de fraternité, pour sa famille, son clan. Souvent il parlait d’elle, mais Alexeï n’était pas capable de lire ce qui la concernait. Puis il parlait de sa sœur, de sa mère, son père. Et de longues tirades s’étendaient sur sa fille. Alexeï pouvait réciter au moins un ou deux passages à ce sujet, qu’elle avait lu et relu, parce qu’à travers la description de son mari elle pouvait sentir sa gamine lui courir dans les pattes.

Alors non, Alexeï ne comprend pas un traitre mot de ce que dit Xiomara à cet instant, elle ne saisit pas sa colère, elle estime qu’elle n’a pas lieu et ça l’agace encore plus. Elle voudrait lui dire, mais ce qu’elle lance ne semble pas effleurer sa belle-sœur. Quel caractère pense-t-elle, et pas que. De toutes façons, elle ne l’écoute pas. Alexeï le voit bien, sur son visage, elle reconnaît cette même fermeté, cette même obstination qu’elle pouvait lire autrefois sur le visage d’Andrès. Malgré le gap entre leur deux caractères et leur voie professionnelle, les frangins Alvarez n’auraient pu se renier.

Alexeï se dit que c’est aussi pour ça qu’elle n’a pu ériger distinctement les murailles qui auraient pu la séparer définitivement de sa belle-sœur. Là, alors qu’elle s’énerve et qu’elle lui jette tout un tas de conneries à la figure, elle lui ressemble.

« Putain Alexei pourquoi je lis ces carnets à ton avis ? Je suis tombé dessus par hasard, j’ai vu l’écriture de mon frère et merde, j’ai vraiment besoin de te faire un dessin ?? Tu veux quoi ? que je vienne pleurer parce qu’il me manque ? ca serait plus convaincant comme explication peut-être ? Pourquoi je les lis maintenant c’est pas la question, la question, c’est pourquoi j’en ai pas eu connaissance avant, putain, tu te rends pas compte de tout ce que ca aurait pu changer… »

Alexeï garde ses yeux rétrécis. Malgré tout l’amour qu’elle peut porter à sa belle-sœur et ce, pour un tas de différentes raisons, elle ne veut pas en supporter plus. L’acharnement dont elle fait preuve lui tape sur les nerfs, la légiste déteste ne pas comprendre et se faire bêtement engueuler pour ça. Cette discussion est à sens unique et mais surtout, ce qui est important, ça n’est pas ce qu’elle ressent, là, immédiatement face à cette tornade en colère. C’est plutôt ce qu’elle pourrait savoir, qui est important, mais que sa belle-sœur ne lâche pas et cache derrière tout un tas d’autres reproches qu’Alexeï n’est pas en mesure de comprendre.

Elle-même, de caractère plutôt explosif, pourrait se lâcher là, maintenant, elle le sent bien. Mais quelque chose de plus fort fait qu’elle reste statique, les bras toujours croisés, un bloc de glace dans la poitrine. Elle bouillonne, et chaque mot que Xiomara prononce a le don de la piquer encore plus.

Arrive le coup de grâce, tentative de fuite de sa belle-sœur. Ça a le don de tout déclencher.

« Laisse tomber, je m’en vais, ca vaut mieux et pour toi et pour moi !
- Non tu… restes là ! »

Sa main attrape le bras de Xiomara, et d’un geste sec elle force sa belle-sœur à lui faire face. Elle s’est entendue crier, sans pouvoir y faire grand-chose, comme si quelqu’un avait prit possession de son esprit et de ses membres, pour la faire bouger comme un pantin. Ses yeux de glace se fondent dans ceux, enfiévrés, de sa vis-à-vis, la mâchoire serrée, elle voudrait hurler.

« Est-ce que t’aurais la possibilité de M’EXPLIQUER de quoi tu parles, Xiomara ? »

Son corps tremble sous la pression, comme si chacun des lacets qu’elle s’est évertuée à serrer autour d’elle se mettaient à craquer un par un.

« Qu’est-ce que ça peut changer hein ? Dis moi ce que pour toi ça pourrait changer parce que moi là, actuellement, je vois pas ! »

La légiste ne contrôle pas le ton de sa voix qui éclate sur la fin de sa phrase. D’un geste rageur elle attrape le carnet visiblement coupable d’un crime plus grand que le sien et s’éloigne de quelques pas de son interlocutrice.

« Si j’ouvre ce putain de carnet, si je lis les quelques pages qui t’ont sautées au visage, qu’est-ce que je vais trouver Xio ? Qu’est-ce que ça signifie pour toi ? Qu’est-ce que putain, tu ne me dis pas ! »

Une peur venue des profondeurs de son existence s’abat sur ses côtes, comme une impression de mauvaise augure. Un pressentiment néfaste. Si elle n’ouvre pas le carnet, c’est uniquement pour ça. La russe ne veut pas basculer dans quelque chose qu’elle ne saurait contrôler.

« J’ai le droit de savoir. Tu dois arrêter de me mentir, tu sortiras pas d’ici avant de m’avoir craché le morceau. »
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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Mar 7 Juil - 22:59

Elle s’affairait dans la cuisine, enfin s’afférer était plutôt un grand mot, pour être tout à fait honnête, elle brassait du vent tandis que sa ruskof de belle-sœur mettait un point final au plat qu’elle avait concocté pour la tripotée de personnes qui discutaient gaiement dans le jardin de la maison. C’était la fin de l’été et Andrès avait décidé de réunir la famille et les amis autour d’un grand repas avant de mettre les voiles pour des petites vacances en famille. Ce genre de rassemblement c’était raréfié avec le temps, non pas que les relations entre les Calaveras et leur propre tribu se soient ternies, mais disons qu’elles s’étaient légèrement compliquées. Xiomara savait pertinemment que bien qu’ils la connaissent depuis fort longtemps, ils n’appréciaient que très peu son statut d’agent et encore moins la confiance aveugle que lui portait son frère et ainsi tachaient d’éviter le plus possible de se retrouver en sa compagnie, là ou ils sentait obligé d’observer une vigilance constante, à la fois sur ce qu’ils disaient que sur ce qu’ils faisaient et cela malgré qu’elle eut déjà répété et prouvé qu’elle était digne de confiance. Elle tenait à son intégrité, mais son frère comptait malgré tout bien plus que toutes les règles qu’elle eut pu se fixer au cours de son existence, il était sans doute sa seule et unique faille.

La jeune femme avait cet accord non prononcé avec son frère, elle restait en dehors de ses affaires, tant qu’il ne les amenaient pas jusqu'à elle et ils avaient toujours réussi à maintenir cette limite nécessaire à leur bonne entente et autant dire qu’aujourd’hui, c’était quelque chose qu’elle regrettait amèrement.

Empêcher son frère d’aborder tout sujets concernant le gang devant elle, lui compliquait aujourd’hui fortement la tâche, elle se rendait compte qu’elle ignorait tout de ce qui se tramait en leur sein, elle connaissait les grandes lignes, mais, c’était encore trop peu et si elle s’était forgé la certitude que la mort de son frère et de sa nièce était tout sauf un accident et que les premiers suspects étaient forcément ceux qu’il considérait comme ses frères, elle n’en avait jamais vraiment eu la preuve. Ces carnets, en tous les cas, ceux que le hasard avait mis entre ses mains, appuyaient cette idée plus que de mesure et justifiait ses craintes. Une part d’elle-même avait toujours espérer se tromper, que ce n’était effectivement qu’une façon de regarder ailleurs, mais, sa petite enquête venait à présent de prendre une toute autre dimension et elle se sentait soudainement dépassée et effrayée par ce que cela pouvait bien impliquer.

C’est une des raisons pour laquelle, elle estima qu’il valait mieux qu’elle s’en aille maintenant, il lui fallait laisser reposer ses découvertes et calmer avec elle toutes ses émotions qui l’avaient chamboulé, elle se connaissait bien et savait avec certitude que la confrontation n’était pas une solution dans l’immédiat, elle était bien trop sanguine pour cela. Elle avait tourné les talons, mais contre toute attente s’était retrouvée entravé dans son mouvement… Grossière erreur.

« Non tu… restes là ! »

La main d’Alexei entourait son bras et la colère qui couvait au creux de l’estomac de l’Espagnol fini par émerger, elle se dégagea avec violence de l’emprise de sa comparse et lui lança un regard assassin.

« Lâche moi Ivanov. »
Sa voix était glaciale et teintée de rage, mais curieusement, elle tâchait en partie de se contenir ce qui ne lui ressemble guère. En temps normal, elle serait immédiatement montée sur ses grands chevaux, aurait haussé la voix, crier, jurer, mais contre toute attente, cette fois-ci rien de tout ceci ne se passa. Autant dire qu’une véritable bombe à retardement venait de se déclencher et pas sûr que ce soit de meilleur augure.

« Est-ce que t’aurais la possibilité de M’EXPLIQUER de quoi tu parles, Xiomara ? »
Ses poings se serrèrent le long de ses cuisses et sa mâchoire se contracta, elle se contenait encore et encore, réfléchissant à mille à l’heure, tant et si bien que ses pensées en devinrent littéralement incompréhensibles. Alexeï continuait de s’emporter et réclamait des réponses que la jeune femme n’était pas en mesure de lui donner, elle ne savait que dire, ne savait pas non plus quoi faire de son corps, elle aurait dû la laisser, partir, la laisser, ruminer sa colère, mais, elle avait choisi de faire tout autrement et autant l’une que l’autre allait devoir en payer les conséquences. La grande brune ouvrit la bouche, mais, sa belle-sœur ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit, elle s’agitait et perdait patience, Xiomara finit par clore ses lèvres et ses sourcils se froncèrent, ses yeux ne décrochant pas de la mince silhouette qui se déplacait à présent dans l’espace clos du garage.

« Si j’ouvre ce putain de carnet, si je lis les quelques pages qui t’ont sautées au visage, qu’est-ce que je vais trouver Xio ? Qu’est-ce que ça signifie pour toi ? Qu’est-ce que putain, tu ne me dis pas ! »

Elle resta plantée là, un des carnets au creux de la main, mais, elle n’accompagna pas ses mots de gestes, cette constatation soulagea en quelque sorte Xiomara même si elle etait bien consciente que ce n’était que partie remise, maintenant qu’elle avait éveillé l’intérêt de son acolyte. Elle voudrait trouver les mots pour calmer la situation, elle voudrait avoir su se taire, mais, ce n’était pas qui elle est et elle était de toute façon bien trop fébrile et énervée pour être efficace. Alors qu’elle essayait de se raisonner elle-même avant même de prendre le temps de réfléchir à ce qu’elle pourrait bien répondre à sa belle-sœur, cette dernière lui lança une provocation qui retourna complétement le peu d’effort que l’Espagnol avait tenté de fournir. Ses yeux s’agrandirent et elle poussa un soupir irrité, c’était sans doute la phrase de trop, le mot de trop, oui, elle avait le droit à la vérité, mais pas quand celle-ci pouvait la mettre en danger, Xiomara refusait d’être responsable de cela et c’était bien mal la connaître que de croire que la pousser dans ses retranchements pourrait donner des résultats.

Poussée par une colère sourde, elle ouvrit la bouche puis la referma presque instantanément pour finalement se contente d’avancer vers la Russe. Puis dans un élan incontrôlé, elle lui arracha des mains le carnet de cuir noir avant de l’envoyer valser à travers la pièce.

« Ah oui ? Ba regarde-moi. »

Elle ne lui laissa guère le temps de réagir et pris précipitamment la direction de la porte qu’elle ouvrit à la volée, lui faisant rencontrer dans un fracas assourdissant le mur, elle rejoignit la cuisine en quelques pas et tenta d’éviter tant bien que mal la chienne qui vint se fourrer gaiement dans ses pattes. La porte de sortie se laissait apercevoir, mais c’était sans compter l’obstination sans borne de sa comparse qui déboula à son tour et se positionna les mains fermement posées sur les hanches devant la sortie.

« Laisse moi passer Alex ! » la rage se lisait dans ses yeux et elle avait à présent peur de perdre son sang-froid, elle se sentait proche de la rupture et voulait éviter que les choses ne prennent une tournure encore plus dramatique.

« BOUGE ! jte jure Alex dégage de là, y a rien à t’expliquer okay, c’est MON affaire, MON problème, MON frère ! » Aie, ces derniers mots avaient été lâchés et elle les regrettait déjà, certes Andrès était son frère, mais il était aussi SON mari et le père de sa fille, elle savait qu’elle vennait de franchir une limite qu’elle n’aurait pas dû dépasser et s’en mordait les doigts, mais il était trop tard pour faire machine arrière. Le regard que lui lanca son adversaire en disait long et Xiomara laissa retomber soudainement la colère qui l’animait encore quelques secondes auparavant. Lasse et coupable, elle relâcha ses muscles et passa une main lasse sur son visage.

« C’est… c’est pas ce que je voulais dire. »
L’ascenseur émotionnel qu’elle venait de s’infliger brisa ses dernières défenses et elle finit par faire volte face, allant se laisser tomber sur le canapé derrière elle. Assise la tête dans ses mains, elle compris finalement qu’elle allait devoir se résoudre à en dire un peu plus, quand bien même, elle restait persuadée qu’il s’agissait là d’une idée de bien mauvais augure…


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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Dim 12 Juil - 15:14

Tout se passe à une vitesse qui ne permet pas à Alexeï de comprendre la scène. Sa colère et son agacement prennent le pas sur sa raison, et Dieu sait qu’elle peut l’être beaucoup plus que sa belle-sœur, froide, distante, presque aigri avec le temps.

« Ah oui ? Ba regarde-moi. »

Provocation. Xiomara est un condensé de lave prêt à se déverser. Elle connaît bien cette manière de réagir, elle pourrait se dire simplement « je la laisse partir, elle se calmera et tout ira bien ». Mais quelque chose de sous-jacent émerge doucement entre les deux femmes et Alexeï s’y accroche presque comme au peu de vie qui lui reste. C’est pourquoi au lieu de la regarder s’en aller en gratifiant ses portes de son animosité, elle se presse derrière elle, rapide, et finit par se placer entre l’espagnole et la porte, pour lui barrer clairement la route et mettre ses menaces à exécutions. Non, Xiomara ne sortira pas de là avant de lui avoir expliqué l’intitulé de sa colère, que la légiste bien qu’intelligente et compréhensive, ne capte pas dans cette situation. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle bouillonne, et que si les choses ne se tassent pas rapidement, la catastrophe deviendra nucléaire. C’est la dernière chose qu’Alexeï désire à cet instant.

La légiste se poste donc devant la sortie, les mains ancrées sur les hanches dans un signe clair de négation et son regard croise celui brûlant de sa belle-sœur. La haine visible lui semble cuisante, Alexeï a l’impression que sous peu jailliront des flammes de ses yeux mais elle ne fléchit pas. Elle veut la vérité, et elle ne reculera devant rien. Xiomara lui cache quelque chose et sa fuite appuie cette hypothèse.

« Laisse moi passer Alex !
— Non ! »

Son regard se focalise dans celui de sa vis-à-vis, bien décidée à lui barrer la route.

« BOUGE ! jte jure Alex dégage de là, y a rien à t’expliquer okay, c’est MON affaire, MON problème, MON frère ! »

Mon affaire, mon problème, mon frère.
Les mots de Xiomara ont pour conséquence une réaction inhabituelle chez Alexeï. Elle pensait exploser, ravager le salon comme elle a l’habitude de le faire maintenant qu’elle développe des réactions disproportionnées, incapable de tenir le cap sur ses émotions. Non, au contraire, Alexeï perçoit une implosion sourde à l’intérieur de sa poitrine. Le souffle lui manque un instant, ses bras lui en tombent, littéralement, et la légiste se sent comme un poisson hors de l’eau, asphyxiée. Son regard glacial se mue en une haine froide et cuisante à la fois, se braque dans celui de Xiomara. Sa mâchoire se serre, tandis qu’elle contemple sa vis-à-vis perdre toute énergie, comme vidée d’un coup d’un seul sans explication.

Mais Alexeï en a une, elle. Parce que les mots dictés sous la colère sont souvent les pires et l’espagnole venait de lui porter un coup bas, en plein cœur.

« C’est… c’est pas ce que je voulais dire. »

Elle sent la flic s’éloigner tandis que son regard décide de se détourner d’elle. Une main sur le front, Alexeï inspire et expire avec difficulté. Son affaire. Son problème. Son frère.
Alexeï ne se sent pas capable de répondre à sa belle-sœur dans un premier temps. Une douleur se diffuse dans sa poitrine.

Son frère, oui, mais son mari. Le père de sa petite fille, à deux ils avaient créé la plus belle chose que cette terre ait portée. Ni l’un ni l’autre n’étaient parfaits, la femme et la sœur de l’autre côté de la barrière, oui, c’est vrai. Alexeï n’était jamais intervenue entre la fratrie, jamais. Elle ne s’était pas permise de lui voler sa place, conscient de l’importance que sa sœur avait aux yeux de son mari. C’était injuste.
Et puis, parmi tout ce chaos, deux autres mots se balançaient comme un drapeau de mauvaise augure dans la tête de la russe. Mon affaire. C’est bien ce qu’elle avait dit, mon affaire, mon problème. Un tas d’hypothèse se forme dans le crâne de la légiste, ça fuse, c’est désagréable. Le médecin comprend qu’à cet instant, c’est le moment de continuer dans cette direction ou de faire demi-tour. Dans l’une ou l’autre des directions, le pas qu’elle fera sera décisif. Il n’y aura pas de marche arrière.

Ses poings serrés, les muscles tendus, la grande brune gratifie sa chienne d’un geste de main sec, pour que celle-ci s’écarte de l’entrée, imposante. Les dents serrées, Alexeï a l’impression qu’elle va faillir au premier obstacle sur sa route. Ses pas la mènent jusqu’au canapé et s’y assoit, tendue, mesurant ses gestes comme si elle était prête à se briser à chaque instant. La chaleur de sa colère s’était muée en froideur et la brune referme ses poings serrés autour de son ventre, sans un mot. Elle venait de prendre sa décision, quoi que lui en coute ses pas qui le menaient vers une piste inconnue.

Elle pousse un soupir sec, fermant les yeux un instant, sous pression.

« T’enquêtes sur l’accident c’est ça. »

Ses yeux s’ouvrent et son regard se relève pour se poser sur Xiomara, bourré de reproches. Elle n’a pas envie de la prendre avec des pincettes et pourtant, la fatigue dans les muscles de sa belle-sœur ont presque raison de sa nervosité. Mais elle ne veut pas fléchir et son ton reste sombre, implacable.

« A quoi tu penses en faisant ça. Et depuis combien de temps ? »

Un soupir s’échappe à nouveau de ses lèvres, Alexeï pose une main sur son front, les sourcils froncés, les traits soucieux et tirés. Quelle connerie. Mais elle n’allait certainement pas laisser tomber, de toutes façons, que lui restait-il clairement, à jouer ? Quand Andrès essayait de sortir du clan, tout était plus tendu, ils étaient tous les trois encore en vie et au cœur de toute cette merde. Mais maintenant, Xiomara était la seule à faire front. Alexeï veut en faire partie, même si elle sait très bien qu’elle sera la réaction de Xiomara.

« J’te demanderais pas pourquoi tu m’as rien dis… Mais va falloir que tu me parles maintenant, s’il te plait. »
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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Ven 14 Aoû - 17:01

Le dos courbé et le visage niché au creux de ses mains, Xiomara accueillaient sans véritable approbation la fatigue provoquée par le flot d’émotions qui venait d’infiltrer son corps et son esprit. L’abattement se diffusait lentement et la vidait de toute énergie, si elle pouvait s’observer d’un peu plus loin, elle n’accepterait sans doute pas cet excès de faiblesse, elle n’assumerait que très peu cette vision fragile et délicate à laquelle elle n’avait habitué personne, pour la simple et bonne raison qu’elle tenait grandement à son image de femme forte et inébranlable. Autant dire qu’on en était loin en cet instant.

La jeune femme ne payait plus vraiment attention à ce qui se passait autour d’elle. Alexei aurait tout à fait pu se mettre à hurler ou même commencer à briser de la vaisselle qu’elle n’aurait sans doute même pas levé le nez. Ni les conséquences de ses paroles ni l’impact de ses mots ne prenait vraiment leur sens… elle se contentait simplement de pester intérieurement contre sa bêtise et son manque de contrôle oubliant jusqu’ à l’arrivée imminente d’une réaction qui clairement ne serait pas en sa faveur.

Curieusement et contre toute attente, rien ne se passa, sa belle-sœur, d’un tempérament habituellement plutôt impétueux resta silencieuse et immobile enfin en tous les cas la jeune femme ne détecta pas vraiment de mouvement autour d’elle. Elle lâcha un profond soupir comme pour essayer de soulager le poids qui lui pesait à présent sur le cœur, elle ne savait que faire, que dire ou comment se sortir de cette impasse dans laquelle, elle s’était elle-même fourrée. Elle sentit soudainement le poids de la Russe venir rejoindre le sien sur le canapé, lentement et avec mesure et cela ne fit que la presser encore un peu plus dans la recherche de ses mots.

« T’enquêtes sur l’accident c’est ça. »

La jeune Espagnole releva lentement la tête et laisse mollement retomber ses bras contre ses cuisses, avant de dévoiler un visage résigné à sa compagne. Elle ne répondit pas tout de suite à cette question, à dire vrai, ce n’est pas vraiment celle qu’elle attendait. Xiomara s’était laissé emporter et en avait beaucoup trop dit, bien plus qu’elle ne l’aurait du, bien plus qu’elle ne l’aurait voulue. Elle n’avait plus vraiment le choix de sa réponse à présent, elle ne pouvait décemment nier une vérité maintenant évidente, mais, avouer à Alexeï que oui, elle enquêtait sur l’accident qui avait emporté toute sa famille et dont elle était officiellement la cause, lui semblait être bien délicat. Pourtant, il lui fallait se résoudre à le faire. La voix de sa vis-à-vis était froide et pleines de reproches, mais de cela, elle ne s’étonnait pas, évidemment la Russe désapprouvait, évidemment, elle le lui reprocherait et bien sûr, elle lui en voudrait, mais, peu importait vraiment.

Son regard s’échappe et se fixe sur le mur qui lui fait face et si les mots qu’elles devraient déjà être en train de prononcer se forment progressivement, ils ne franchissent pas la barrière de ses lèvres rester désespérément closes. À sa belle-sœur de continuer à la pousser encore un peu plus loin pour lui arracher les révélations auxquelles elle tient tant et puisque l’agacement qu’elle avait démontré n’avait pas suffit, elle montrait désormais des signes d’impatience marqués.

« A quoi tu penses en faisant ça. Et depuis combien de temps ? »

L’air las qui peignait le visage hâlé de Xiomara s’évapora au profit d’un visage fermé et tendu.

« A quoi je pense ? » Elle leva les yeux au ciel.

« A ton avis Alexeï à quoi je peux bien penser hein ? Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Ca n’a pas la moindre importance ! J’en ai besoin, c’est tout, j’ai besoin de savoir pourquoi et si c’est pas ton cas, tant mieux pour toi ! mais j’ai jamais eu l’intention de me contenter de tes mensonges où je devrais peut-être plutôt dire tes "omissions" si ca peut te faire te sentir mieux ! »

Elle croisa les bras sur sa poitrine comme une enfant boudeuse, mais c’est une position qu’elle ne garda pas longtemps, il ne fallait en générale pas grand chose pour qu’elle reparte dans de grands gestes pour accompagner ses paroles, le côté latin sans doute.

« Me regarde pas avec ton air effarouché là, je ne suis pas complètement stupide Ivanov, tu croyais quoi hein ? Que j’allais me contenter de ca sans rien demander ? Je sais pas si tu te souviens, mais je suis flic à mes heures perdues donc ta petite histoire était bien mignonne, mais, tu vois, il m’a suffi de pas-grand-chose pour me rendre compte que ta version ne collait pas vraiment avec la scène. Tu veux qu’on parle de ca ? Tu veux savoir ce que je sais, ce que j’ignore, ce que je soupçonne ? Alors commence par arrêter de me mentir et par la même occasion de te mentir à toi-même, il est temps de passer à table chica, on a rien sans rien ! »

La fliquette affichait désormais son assurance retrouvée, son regard était direct, ses traits fermes, quant à ses intentions, elles étaient maintenant mise sur le tapis, si elle allait devoir parler alors elle ne serait pas la seule. Il était grand temps de mettre cartes sur table, c’était maintenant ou jamais.


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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Jeu 20 Aoû - 22:25

Alexeï aurait presque pu avoir pitié de Xiomara en la voyant la, affaissée, fatiguée et surement énervée d’avoir laissé échapper — encore une fois — trop de choses censées rester cachées dans sa tête. Mais ses insinuations, son air agacé, quelque chose cloche chez Xiomara et le mensonge qu’elle venait de découvrir lui donnait la nausée. Les bras croisés, le regard posé sur la silhouette avachie de sa belle-sœur, Alexeï est focalisée sur elle. La colère et l’agacement qui mijotent en elle renforcent sa concentration. Elle se sent presque vexée. Comment avait-elle pu la laisser en dehors de cette enquête, de ses doutes et de ses questions. Ça rend Alexeï dingue mais elle reste immobile, en attente de réponses, qui ne viendront pas d’elles-mêmes elle l’imagine bien. C’est d’ailleurs rien qu’un regard de sa vis-à-vis qui la conforte dans son questionnement. Pas un mot, pas un oui, juste un regard. Alexeï se sent à brûle-pourpoint.

Puis vient la deuxième question et alors le visage de Xiomara change du tout au tout. Les yeux d’Alexeï se rétrécissent. Le ton se fait sans appel, sa belle-soeur lève les yeux au ciel.

« A quoi je pense ? A ton avis Alexeï à quoi je peux bien penser hein ? Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Ca n’a pas la moindre importance ! J’en ai besoin, c’est tout, j’ai besoin de savoir pourquoi et si c’est pas ton cas, tant mieux pour toi ! mais j’ai jamais eu l’intention de me contenter de tes mensonges où je devrais peut-être plutôt dire tes "omissions" si ca peut te faire te sentir mieux ! »

Alexeï a l’impression de sentir le sol se dérober sous ses pieds et disparaître dans un grand trou noir. Son souffle se coupe, la force de ses mots est si forte qu’elle a l’impression d’étouffer. Ses yeux s’ouvrent en grand, elle n’y croit pas un instant, ce n’est pas possible qu’elle lui sorte ça. Sous la colère ou non, Xiomara est loin d’être stupide. Pendant tout ce temps, alors qu’elle venait la voir toutes les semaines pour lui tenir compagnie, alors qu’elles s’étaient soutenues après toute cette merde, qu’est-ce qu’elle attendait de la légiste tout ce temps ? Alexeï lui avait tout dit, dans les moindres détails. Elle lui avait tout expliqué, chaque scène en détail, son mari la tête explosée contre le tableau de bord, sa fille qui criait derrière. Elle lui avait tout dit, même qu’elle n’avait pas réussi à sortir sa gamine de la voiture. Cette pensée lui met les larmes aux yeux, la brûlure se fait plus intense dans la poitrine.

« Me regarde pas avec ton air effarouché là, je ne suis pas complètement stupide Ivanov, tu croyais quoi hein ? Que j’allais me contenter de ca sans rien demander ? Je sais pas si tu te souviens, mais je suis flic à mes heures perdues donc ta petite histoire était bien mignonne, mais, tu vois, il m’a suffi de pas-grand-chose pour me rendre compte que ta version ne collait pas vraiment avec la scène. Tu veux qu’on parle de ca ? Tu veux savoir ce que je sais, ce que j’ignore, ce que je soupçonne ? Alors commence par arrêter de me mentir et par la même occasion de te mentir à toi-même, il est temps de passer à table chica, on a rien sans rien !
— J'y crois pas. »

C’est sortit plus vite que prévu. Ça n’aurait pas du. Mais Alexeï se sent bouilir d’un coup, tremblante, elle se relève, pas très sure d’elle.

« J’y crois pas que tu oses me dire ça. Tu me prends pour qui, hein ? T’as cru que j’étais un de tes putains de suspects, je suis pas derrière une table d’interrogatoire. »

Sa colère monte à une vitesse effroyable, la brune serre les poings, sa tête lui fait mal comme si toute la colère qu’elle garde chaque jour depuis l’accident se décidait à apparaître aujourd’hui. Son cœur bat à une allure incontrôlable.

« Je t’ai tout dis, je t’ai tout expliqué, de A à Z, putain mais t’es complètement malade. Tu viens ici avec des éléments que j’ignore, tu me mens depuis des mois sur ta saloperie d’enquête, tu m’accuses de choses que je n’ai pas faites, c’est malhonnête. T’étais là pour quoi Xiomara “chica“, tout ce temps là à la maison, tu voulais des indices ? Tu veux savoir quoi, que j’me suis plantée dans un arbre consciemment pour en finir ? »

La brune fait les cent pas, son ton monte et la fin de sa phrase finit dans un cri qui fait aboyer la chienne.

« LA FERME ! »

La légiste se retourne, les bras en l’air pour s’adresser à sa chienne, qui aussitôt se recule sous l’éclat de voix de sa maîtresse. Alexeï focalise à nouveau son attention sur Xiomara, les larmes aux yeux, dans cet état étrange entre colère et douleur.

« Je t’ai dis exactement ce qui s’est passé, en détails, tu veux que j’te raconte encore la scène ? Qu’est-ce qui colle pas pour toi, le diamètre de la branche qui a tué mon mari ? »

Alexeï a la voix qui flanche. Trop de choses passent dans son esprit.

« Alors sois tu me dis ce que tu as, maintenant et clairement au lieu de jouer à tes putains d'énigmes, soit tu t’en vas. »
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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Ven 28 Aoû - 16:04

La Russe s’agace et tout son corps affiche ses sentiments, les traits de son visage se tendent, ses mains tremblent et sa voix tressaute bien que son ton monte clairement d’un coup. Si jusqu’ici, elle s’était montrée plutôt constante, elle est à présent loin de l’image qu’elle avait tâché de renvoyer jusqu’ici et autant dire que cela ne fait même pas ciller Xiomara. Ce n’est pas vraiment qu’elle s’en fiche ou que cela ne provoque rien chez elle, mais elle est à présent plus vraiment elle-même, elle veut juste les réponses qu’elle estime lui être dû et n’est plus vraiment prête à faire preuve de compassion ou de patience.

Alexeï continue sur sa lancé, elle s’enflamme, se lève et lui reproche son questionnement, l’accusant de se comporter avec elle comme elle pourrait le faire avec les suspects qu’elle côtoie au quotidien, c’est peut-être le cas oui…déformation professionnelle ? Il serait facile de le croire, mais force était de constater que c’est simplement le comportement qu’elle avait choisi d’adopter et si sa belle-sœur n’estimait pas raisonnable de faire preuve de franchise alors elle ne lui laissait que peu d’autres choix. De toute évidence l’Espagnole était déterminée à parvenir à ses fins, tant pis s'il lui fallait pour cela brusquer un peu sa comparse. Un oeil habitué vous dirait que cela ne ressemblait pas à Xiomara, c’était un comportement plutôt loin de celui qu’elle avait l’habitude d’adopter même, mais aux grands mots, les grands remèdes et elle en avait plus qu'assez de patienter, elle en avait assez d’attendre ce déclencheur qui ne venait pas et bien qu’elle n’en soit pas particulièrement consciente, elle avait peur de voir ses indices disparaitre dans un nuage de poussière et la mort de son frère tombé dans l’oubli, elle ne pouvait pas laisser cela arriver, c’était inconcevable pour elle, elle lui devait au moins ca.

Les accusations de sa belle-sœur la laissent donc de marbre, elle la regarde avec insistance, les lèvres serrées et les yeux emplis de froideur, elle n’a plus envie de jouer à la sœur compatissante, pas ce soir, pas dans ces circonstances trop obscures.

« Je t’ai tout dis, je t’ai tout expliqué, de A à Z, putain mais t’es complètement malade. Tu viens ici avec des éléments que j’ignore, tu me mens depuis des mois sur ta saloperie d’enquête, tu m’accuses de choses que je n’ai pas faites, c’est malhonnête. T’étais là pour quoi Xiomara “chica“, tout ce temps là à la maison, tu voulais des indices ? Tu veux savoir quoi, que j’me suis plantée dans un arbre consciemment pour en finir ? »

Sa voix s’élève dans la pièce silencieuse, curieusement Xiomara se surprend a penser qu’elle n’avait pas vu la jeune femme aussi…comment dire…Vivante depuis bien longtemps, elle d’habitude si éteinte et silencieuse, retrouvait a présent sa fougue d’antan, ses joues rougies par la colère redonnaient tout son éclat au visage gracieux de la Russe, oui Alexeï semblait enfin se réveiller d’un très long sommeil. Les mots qui s’échappent de ses lèvres ne sont cependant pas ceux attendus, les accusations se retournent à présent contre elle et elle n’en accepte pas le sens, ce n’est pas elle qui est censée répondre de ses actes, elle a mené une enquête ? Est-ce vraiment quelque chose de si étonnant ? Elle ne lui a pas dit ? mais quand ? quand l’aurait-elle fait ? Quand elle se laissait sombrer ? Quand elle passait ses journées a pleurer son enfant ? Quand elle refusait de dévoiler ses sentiments ? Quand elle peinait jusqu'à avaler la moindre nourriture ? QUAND ?

« Tu voulais des indices ? »

Cette phrase, cette simple phrase, ces mots qu’elle utilise tous les jours que dieu fait, elle ne pensait pas vraiment les entendre. À dire vrai, elle n’avait même jamais pensée qu’elle pourrait en trouver, c’était sans doute idiot, Alexeï avait raison, cette maison aurait dû être le premier endroit ou Xiomara aurait dû mettre son nez, mais, elle ne l’avait pas fait et elle n’arrivait pas à en déterminer le pourquoi. La chienne se fait renvoyer plus loin et s’éloigne l’air penaud tandis que sa maîtresse continue ses éclats de voix, mais cette fois-ci, elle est revenue sur son premier destinataire.

Si Xiomara était déjà en colère, elle était aussi partagée entre l’envie de communiquer correctement avec elle, de mettre cartes sur table sur ce qu’elles ne s’étaient mutuellement pas dit, mais cette phrase, cette image-là, lui retourne purement et simplement l’estomac et bien qu’elle soit la première à balancer des horreurs à sa vis-à-vis depuis le début, elle se refuse à entendre des choses pareilles. La réciprocité n’est visiblement pas de mise ce soir, elle veut avoir le dernier mot et est bien déterminé à faire ce qu’il faut pour que cela soit le cas et ce n’est pas la voix vacillante de la Russe qui l’attendrira, pas cette fois !

« Alors sois tu me dis ce que tu as, maintenant et clairement au lieu de jouer à tes putains d'énigmes, soit tu t’en vas. »

Elle attend que la voix d’Ivanov s’éteigne. Curieux comme lorsqu’elle s’énerve ses origines refont surface, un accent subtil, mais qui ne trompe sans doute personne, Xiomara le sait, elle est exactement pareille, si elle commence à vous parler en espagnol alors vous pouvez sans doute craindre le pire. Elle fixe celle qui est a présent son adversaire, elle ne sourcille toujours pas, elle se contente de croiser les bras contre sa poitrine avant d’ouvrir la bouche pesant ses mots avec soin.

« N’essaye pas de retourner la situation. Tu veux pas que je te traite comme un suspect alors arrête de me cacher des choses, je crois que je mérite que tu réfléchisses ne serait-ce que cinq minutes et que tu enlèves ses œillères que tu te plaît à porter. J’ai été là pour toi depuis le premier jour, je t’ai rien demandé, je t’ai soutenu et défendu quand le monde entier chuchotait sur ton passage, ne me fait pas regretter d’avoir été là… »

Elle s’arrête. Décroise lentement les bras et se lève. Sans doute un peu dramatique voir un tant soit peu théâtrale, mais qu’importe.

« Réfléchie un peu, si j’avais vraiment voulu trouver quoi que ce soit ici, ce serait fait depuis longtemps. Hum pourquoi c’est ta nouvelle version des faits ? Arrête un peu, j’ai pas de temps à perdre avec tes illusions ou tes accusations. Tu veux me voir choisir la maintenant ? Très bien soit exaucé, je m’en vais ! »

La jeune femme n’attend rien, ni réponse, ni bras pour la retenir, elle sait que c’est peine perdue, sa belle-sœur refuse de voir la vérité en face, elle n’est pas prête à lui fournir ce qu’elle attend, quant à elle, elle n’a plus rien à faire ici. Elle attrape son sac dans un geste mesuré, ramasse ses affaires et passe une main discrète contre la poche de son gilet, le poids des quelques carnets qu’elle y a glissé la conforte dans l’idée qu’elle ne partira de toute façon pas les mains vides.

« Tu sais Alex, un jour ou l’autre, tu seras obligé de l’affronter cette vérité et tu peux continuer de refuser de voir les choses en face, c’est ton droit, mais le jour ou t’auras plus rien derrière quoi te cacher, ne vient pas me voir parce que moi, j’ai fini de te passer la main dans le dos. »

La situation l’attriste vraiment et elle ne saurait dire à quel point il lui est difficile de lui tourner le dos, elle est tout ce qui lui reste de son frère et de sa nièce et la brune sait à quel point elle a déjà souffert mais, si Alexei ne comprend pas que c’est aussi dans son intérêt à elle qu’elle fait ca, elle le fera un jour…et en attendant Xiomara se fait violence pour ne pas déprécier ses mots en affichant une mine abattue.


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MessageSujet: Re: Not an ode, just the facts ft Alexeï Ivanov   Ven 28 Aoû - 18:41

« N’essaye pas de retourner la situation. Tu veux pas que je te traite comme un suspect alors arrête de me cacher des choses, je crois que je mérite que tu réfléchisses ne serait-ce que cinq minutes et que tu enlèves ses œillères que tu te plaît à porter. J’ai été là pour toi depuis le premier jour, je t’ai rien demandé, je t’ai soutenu et défendu quand le monde entier chuchotait sur ton passage, ne me fait pas regretter d’avoir été là… »

Alexeï n’ose pas y croire, encore. Elle a l’impression que tous les mots de Xiomara ne sortent pas de sa bouche et que quelqu’un d’autre a pris possession de sa belle-sœur. Sa belle-sœur, oui, elle avait été là tout ce temps, sur ce point elle avait amplement raison, et elle lui en est reconnaissante aujourd’hui qu’elle a repris le travail et qu’elle semble être sur une pente ascendante.

« Réfléchie un peu, si j’avais vraiment voulu trouver quoi que ce soit ici, ce serait fait depuis longtemps. Hum pourquoi c’est ta nouvelle version des faits ? Arrête un peu, j’ai pas de temps à perdre avec tes illusions ou tes accusations. Tu veux me voir choisir la maintenant ? Très bien soit exaucé, je m’en vais !
— C’est ça ! »

Inutile et complètement dicté par la colère, mais Alexeï est actuellement une boule de nerfs prête à exploser. Elle n’attend que ça, que Xiomara se tire enfin de chez elle. De sa maison, celle qu’elle a voulue et achetée avec son mari, pour sa fille. Pour sa famille. Famille enterrée. Aujourd’hui Xiomara venait de donner un grand coup de pieds dans les fondations fragiles de la légiste, à grand coup de suspicions et d’énigmes, qui, elle en était sure, allaient la priver de sommeil les jours suivants. C’est son seul regret à cet instant, alors qu’elle est bloquée, tendue et immobile : que Xiomara s’en aille en la laissant mijoter dans ses doutes et ses questions. Mais elle se sent incapable de bouger et de la retenir, incapable de mouvoir ses membres tendus à l’extrême, les poings fermés aux jointures blanchies.
Xiomara se redresse, ramasse ses affaires de manière quelque peu théâtrale, Alexeï elle, attend, de son côté.

« Tu sais Alex, un jour ou l’autre, tu seras obligé de l’affronter cette vérité et tu peux continuer de refuser de voir les choses en face, c’est ton droit, mais le jour ou t’auras plus rien derrière quoi te cacher, ne vient pas me voir parce que moi, j’ai fini de te passer la main dans le dos.
— Sors de chez moi. »

Son ton est sans appel. Il faut qu’elle sorte, Alexeï se sent sur le point de craquer. Voir quoi ? Quelle vérité ? Elle ne comprend pas ce que Xiomara lui dit et ça fout le bordel dans son crâne. Le souffle coupé, les joues rouges, la brune regarde son adversaire se diriger vers la porte. Elle lui tourne le dos, la russe se sent trahie et les larmes qui étaient coincées au bord de ses yeux se mettent à couler tout doucement. Elle regarde fixement sa belle-sœur, et lorsque la porte claque, c’est comme un coup de poignard en plein cœur. La chienne est partie se réfugier plus loin. Alexeï reste immobile quelques instants, qui lui paraissent des heures, à fixer la porte. Ses mains remontent le long de son visage puis glissent dans ses cheveux, crispée. Elle se tourne doucement, pousse un soupir, tremblante.

La colère qui la ronge depuis le début de leur dispute semble vouloir alors sortir d’elle et éclater. Et c’est exactement ce qui se passe. Ses poings se resserrent, la russe a besoin d’éclater quelque chose : ce sont ses étagères qui prennent en premier. Sa colère se déverse sur les meubles de la maison. Elle casse, ravage, balance et hurle.

Et quand elle est trop fatiguée pour continuer, quand toute sa haine se tarit, la russe attrape un verre et une bouteille de whisky qui a réussit à ne pas se faire éclater au sol et se serre une grande rasade, écroulée sur le canapé. Elle n’en restera pas là, elle aura des trucs à dire à sa belle-sœur, mais pour l’instant, Alexeï se sent juste incapable de faire autre chose que se laisser morfondre au milieu de ses meubles en fracas.

— FIN DU TOPIC —
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