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 INTRIGUE FLASH | The illusions fade ■ Kayla

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MessageSujet: INTRIGUE FLASH | The illusions fade ■ Kayla   Mar 19 Mai - 21:53




« But, I can feel the coldness of your heart. »


La musique s’échappe du stade, trop forte, trop encombrante. Il n’a fait que suivre des amis, des personnes qu’il a perdues dans la foule dès lors que le mouvement s’était fait plus dense. Ça ne l’a pas dérangé, qu’ils s’amusent, qu’ils profitent, qu’ils rient, qu’ils boivent ; en vérité, Damian s’en fout, plus qu’il ne pourrait le dire d’ailleurs. L’homme va jusqu’à s’écarter de la foule, retournant dans le fin fond de la pelouse, là où quelques stands se voient désertés à cause des quelques concerts ayant lieu un peu plus loin. Ils sont tous venus pour cela, lui, seulement pour échapper à la solitude de son appartement et à l’animation qu’il aurait pu entendre comme pour renforcer cette dernière. Il en sourit rien que d’y penser, usant de son imagination débordante pour tenter de percevoir comment se serait passé sa soirée si elle n’avait pas été celle-ci. Et, même s’il se retrouve une fois encore seul, au milieu d’une foule excitée par ce qui se produit un peu plus loin, lui laissant bien assez l’occasion de se faufiler dans un coin des tribunes, s’installant en écoutant tout ce qui se passe autour, prenant part silencieusement aux quelques conversations s’élevant à ses côtés. Ça lui permet de pouvoir s’occuper comme il le peut, aussi concentré sur le moindre bruit alentours car, si la plupart des personnes ici présentes ne sont là que pour profiter d’une célébration tant attendue, il demeure en ces alentours bon nombre de petits briguant n’aspirant qu’à tomber sur le bon portefeuille. Un homme de sa condition, une cécité aisément compréhensible par ce qu’il tient fermement entre ses mains, attira très certainement l’attention de ceux-là. En autre, ça l’aide à rester en alerte, l’oreille attentive au passage qui se fait devant lui, derrière lui, allant et venant, parfois plus densément qu’à d’autres instants. Il finit même par changer de place, montant un peu dans les tribunes, moins à porter de la vague humaine qui semble prendre de l’ampleur, là en bas, à la manière dont le brouhaha s’intensifie. Il se contente donc de rester à sa place, essayant de retrouver auditivement une voix familière parmi toutes les autres assez proches qu’il réussit à distinguer de l’ambiance de fond, une quête qui se révèle vaine, bien trop tôt d’ailleurs. Il abandonne alors, faisant le vide dans sa tête comme dans l’espoir de parvenir à se reposer en attendant que l’un de son groupe d’amis ne l’appelle pour qu’ils se rejoignent à tel ou tel endroit. Il patiente, se fait de marbre à sa place, laissant tout de même les sons alentours lui parvenir au cas où ils pourraient lui être néfastes, ne sait-on jamais. Néanmoins, Damian ne bouge pas, visage baissé au sol comme pour ne pas attirer l’attention de qui que ce soit, il se fait fantôme, spectre imperceptible en ces lieux ; ce qu’il apprécie plus qu’il ne pourrait l’avouer, même malgré ses tendances à se plaindre d’une solitude quasiment constante en son for intérieur. Une amante bien assez fidèle, surement même un peu trop à la manière dont elle persiste, dont elle perdure, ancrée dans un quotidien triste et monotone bien qu’un peu moins depuis l’arrivée de Mademoiselle Harris à ses côtés, une assistante parvenant à se différer des autres pimbêches ayant déjà cherché à s’accrocher à son bras en usant de son handicap comme prétexte. Un nouveau sourire se dessine le long de ses lèvres mais Damian quitte les méandres de son esprit pour rejoindre la réalité, le stade dans lequel il attend qu’on ne le retrouve ; s’ils y pensent encore, s’ils n’ont pas déjà choisi d’aller autre part en pensant qu’il puisse avoir déjà eu envie de rentrer.

Il aura fallu un quart d’heure à Damian avant qu’il ne se décide à quitter les lieux, se relevant, délivré d’une paralysie qui aurait pu le condamner sur cette tribune. Le professeur s’anime, descendant prudemment les marches jusqu’à rejoindre la pelouse sur laquelle l’un des organisateurs chargés de la sécurité des lieux se présente à lui. Il n’en attendait pas moins, en vérité, quelque peu perdu dans un endroit aussi vaste dans lequel il ne s’aventure jamais en temps normal ; à quoi bon, de toute manière, en sachant que la vue lui manque. Alors, c’est avec un certain plaisir qu’il laisse le jeune homme l’accompagner au-travers des lieux, le guidant dans son désir de rejoindre la sortie afin de trouver un taxi et de rejoindre son appartement, son Manhattan laissé bêtement derrière lui au vu de la soirée qu’il passe finalement. Peut-être la solitude aurait-elle mieux valu que cela mais il essaie de ne pas se convaincre de cela, il essaie de passer outre tout ce qu’il aurait dû faire à la place des choix déjà entrepris, se disant que s’il n’avait été séparé du groupe, les heures passées auraient été toutes autres. Donc il se réconforte avec ça, continuant sur le trajet d’un potentiel taxi quand une voix l’interpelle sur sa droite, l’amenant à s’arrêter, à se concentrer sur celle-ci plutôt que sur toutes les autres autour de lui. Il la connait, il l’a déjà entendu bien que sa mémoire ne parvienne pas encore à la replacer et c’est ce pourquoi il attend, l’autre homme venant jusqu’à lui demander ce qu’il lui arrivait. Il lui sert un sourire, quelque chose de sympathique avant de le congédier, le remerciant de son temps accordé en précisant que l’une de ses connaissances se trouvait là, tout près. Mme White, ça lui revient, bien que l’intonation de sa voix ne soit pas celle à laquelle il s’était habitué durant certains de ses voyages. Il avait su, rapidement, qu’elle cachait quelque chose, il savait qu’une once de faux résidait chez cette jeune femme et, ici, il la découvrait enfin, une voix froide et presque nouvelle parvenant jusqu’à lui. Il hésite, du coup, à s’en approcher, à s’imposer à elle dans de telles conditions mais la curiosité reste un vilain défaut, quelque chose qu’on ne surpasse pas très aisément quand elle joue, quand elle vient chatouiller l’esprit. Alors, il cède, s’avance prudemment dans sa direction, essayant d’aborder un petit sourire dans l’espoir de se faire amical plus que professionnel ; comme toutes les autres fois où leurs routes s’était entrecroisée. « Mme White, je me trompe ? » Sa question s’impose à la discussion, laissant un silence s’installer entre les personnes présentes, qui pourrait ne plus l’être pour lui s’il n’entendait pas encore un semblant de respiration de leur part. Il ne peut plus reculer, faire marche-arrière, il a enclenché son entrée, s’est précipité vers une personne qui, à son ton, pourrait bien lui dire de retourner d’où il venait parce qu’il gênerait, parce qu’il gêne même probablement déjà. « J’ai reconnu votre voix, bien qu’elle soit tout à fait différent que ce dont je me souvenais. » Ajoute-t-il par la suite, ce sourire toujours accroché à ses lèvres, sachant pertinemment qu’il ne détendra probablement pas l’atmosphère mais Damian s’en contente, habitué à ce que certaines situations se déroulent de la sorte. Alors il n’ajoute rien de plus, lui laissant l’opportunité de lui répondre ou non, parvenant même à faire abstraction des bruits alentours pour ne se concentrer que sur sa personne, que sur ce qu’il parvient à entendre de sa part, bien qu’elle soit encore tout à fait silencieuse. L’idée qu’elle ne le reconnaisse pas ne lui est pas encore venu à l’esprit, quelque peu perturbé par l’environnement et tout ce qu’il décèle de ce genre d’endroits, quand la population s’amasse de la sorte.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE FLASH | The illusions fade ■ Kayla   Jeu 28 Mai - 3:32

La musique se faisait très bien entendre, tu avais l'impression que tu n'allais pas tarder à devenir sourde. Tu allais changer de coin assez rapidement. Tu étais près du Stade car tu t'étais décidée de profiter de la fin du couvre-feu. Tu avais pris un autobus au-hasard et puis un autre et tu t'étais retrouvée là. Tu faisais ça aléatoirement, afin d'essayer de te retrouver et pour connaître de nouveaux lieux. Avec une connexion wifi et un téléphone intelligent, on ne pouvait plus vraiment ce perdre. Juste l'un des deux, c'était une autre histoire. Tu ne pensais pas aller aux différentes activités, aucune ne te tentaient vraiment. Oui, tu étais assez difficile. Tu voulais juste te promener un peu partout sans te sentir obligée de rentrer avant le temps. Tu l'avais toujours respecté, bien que de temps à autre tu aurais bien voulu ne pas le faire. Cela avait été parfois problématique avec tes horaires d'arrivées, de départs aussi. Passer quelques heures à l'aéroport n'était pas ce qu'il y avait de plus génial, surtout quand tu savais que tu aurais pu rentrer sans problème excepté ça ou que tu aurais pu attendre moins avant de partir. Puisque tu ne voulais pas le moindre problème, autant parce que tu n'étais pas Américaine que parce que tu ne voulais pas que l'on s'intéresse à toi (tu n'aimais pas et tu avais quelques points de ton passé à cacher ; comme beaucoup de monde mais le tiens avait un aspect plus sanglant).

On te demanda un trajet. Tu ne pus donner l'information, car tu n'étais pas depuis longtemps à New York fut ce que tu leur dis sans mentir. Ce qui s'entendait tout de même, tu n'avais pas un accent américain. Tu n'étais pas depuis suffisamment longtemps dans cette ville pour perdre le tien. De plus, niveau direction tu étais vraiment plus douée pour montrer où était les sorties de secours que n'importe quoi d'autre. Heureusement, ils ne s'attardèrent pas. Ils reprirent leur chemin et tu fis de même, voulant reprendre un bus pour aller tu ne savais trop où encore une fois. Tu ne comptais pas rentrer avant minuit, simple question de... faire comme tout le monde pour une fois. Tu n'eus pas le temps de te diriger vers l'arrêt de bus plus près, tu n'eus même pas le temps de t'éloigner autant que tu le souhaitais tout d'abord. On t'aborda, demandant si tu étais bien madame White. Théoriquement, tu devais te faire appeler madame Solak, mais tu avais décidé de garder ton nom et ton cher mari n'avait rien redit là-dessus. Il n'avait rien dit sur aucun sujet en réalité, il voulait juste une autre nationalité que la sienne. Bref, c'était bel et bien toi. Il n'y avait pas trois tonnes de personnes qui savaient à qui tu étais mariée. Que tu étais mariée, ils n'avaient qu'à regarder ta bague. Simple geste que ne pouvait pas faire ton interlocuteur, il était aveugle. Tu te rappelais de lui assez bien, ayant dû t'en occuper un peu plus que les autres voyageurs il n'y avait pas très longtemps de ça. L'avion ne devant pas être un endroit qu'il visitait souvent, tu avais dû tout lui montrer, un bouton à la fois, l'amener à la toilette, lui dire exactement où était les sorties de secours... être ses yeux durant quelque temps.

— Non. fut tout ce que tu dis. Non ce n'était pas toi, non il ne se trompait pas. À lui de décider ce que tu voulais dire. Tu n'allais pas l'aider. Tu pourrais très bien filer sans qu'il ne s'en rendre compte. Et tu ne t'en sentirais pas du tout coupable. Le ressenti culpabilité n'était pas très haut dans tes émotions (tu t'étais peut-être mariée pour ne pas que ça se sache, mais tu étais devenue végétarienne car tu ne supportais plus la vue du sang), comme beaucoup d'autres émotions en général. Tu allais bien, tu ne comptais pas sortir un couteau et t'attaquer à tous ceux qui passaient près de toi, bien que ce ne soit pas l'envie qui te manquait avec tous les idiots que tu pouvais croiser. Et tu en croisais vraiment beaucoup. Il avait reconnu sa voix. Réponse trouvée. Avec toute cette musique ? Alors, les aveugles avaient vraiment les autres sens plus développés en contre partie ? On aurait dit que oui, pour le jeune homme tout du moins. Tu devrais peut-être rajouter quelque chose, non ? Juste au cas où il reprendrait l'avion. Tu devrais te dire ça de tout le monde, il était vrai. On allait sûrement moins te reprocher que ta voix était différente, son comportement oui, mais sa voix c'était nouveau. Faire attention ne te coûterait rien, sauf du temps. Comme déjà mentionné, tu pouvais toujours filer en douce de toute façon.

— Monsieur Lewis ? fis-tu, quelques secondes plus tard. Ce n'était pas grand-chose, mais tu ne savais quoi dire en plus. Tu savais très bien que c'était lui, cependant tu n'allais certainement pas lui donner l'impression qu'il t'avait plus marqué qu'un autre passager. — Je travaille pas, alors... j'agis pas en agente de bord tout le temps. Ça serait le bordel total sinon, enfin pour toi. Tu ne serais jamais vraiment toi et ça serait tout bonnement horrible. Tu faisais ce métier pour les possibilités de voyages et non pas pour les gens. Tu faisais avec ces derniers. Tu devrais peut-être essayer d'être pilote, mais avoir entre les mains autant de vie ne te tentais pas du tout.
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