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 Pris au piège. [Erika]

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MessageSujet: Pris au piège. [Erika]   Jeu 18 Juin - 10:19

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

Nous n’avions pas prévu de nous voir ce soir. Mais il faut que je rejoigne Erika. Elle est probablement en train de se coucher, ou bien de se lever. Il y a peu de chance pour qu’elle soit endormie depuis quelques heures ou pour un bout de temps. Ce n’est pas ainsi qu’elle vit. Sans jamais compter ses heures et les sacrifices de sa personne, la jeune femme connait la ville sous toutes ses facettes, de jour comme de nuit.
Nous n’avions pas prévu de nous voir et il se pourrait qu’Erika soit absente. Une intuition me fait pourtant maintenir mon cap. Je pourrai très bien la contacter par téléphone pour la prévenir de mon arrivée, mais j’ai trop peur de faire marche arrière ou pire, de lui mentir. De taire ce qu’il s’est passé ce soir.

Notre relation ressemble à celle d’un couple. A quelques détails près. Il n’y a pas de règles, pas de formules parfaites pour vivre un amour. Il n’y a que des sentiments, uniques et personnels, qui nous persuadent de les afficher. On s’aime. On partage beaucoup de soirées, des dizaines de messages et d’innombrables pensées. On se respecte et s’admire, se console et se cajole.
Au nom de tout ce que j’éprouve pour ma flicette, pour me prouver que j’en suis capable et pour creuser un peu plus l’écart entre ce que j’étais et l’August d’aujourd’hui, je dois la voir ce soir.

Pas un bruit dans le quartier quand le moteur cesse de tourner. Je me retrouve vite devant la porte et c’est ici que les secondes paraissent gigantesques. Les images de cette mascarade Belosi me brouillent l’esprit, je frotte ma nuque et pose le front sur le bois de la porte en soupirant.
Ce n’est surement qu’un mauvais moment à passer. Je n’ai pas été très correct, mais je n’ai rien fait de mal. N’est ce pas ?

Ma culpabilité se tient là, quelque part entre un comportement trop hésitant et une fidélité nouvelle. Je déglutis. La migraine s’intensifie. Ce serait si simple de lui ouvrir mon cœur et mes idées, de lui montrer où j’ai péché pour qu’elle reconnaisse l’abruti amoureux, le partenaire maladroit.
J’suis à l’aise partout, dans tout. Sauf dans ce rôle.

Toc toc toc

« Erika ?... » Je tends l’oreille et perçois un faible bruissement. Elle est ici. « Je, j’rentre d’une soirée stupide et…j’ai besoin de te parler. »

Le piège de Belosi arrive sur sa messagerie. Elle n’est peut être pas devant l’ordinateur et je n’ai aucune idée du contenu de ce mail.
Détachant les deux premiers boutons de ma chemise pour espérer un peu de fraicheur, je frappe à nouveau, incapable de masquer l’angoisse qui m’habite.

Nous n’avions pas prévu de nous voir ce soir, mais ouvre, qu’on en finisse.


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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Jeu 18 Juin - 21:59


Début Avril 2016, tard dans la nuit - Appartement d'Erika

L’avocat et elle n’avaient pas prévu de se voir ce soir. Il avait une soirée organisée par un adversaire du tribunal, une coutume un peu excentrique des avocats de la ville apparemment. La jeune femme n’avait pas protesté ni insisté pour venir. August n’avait pas besoin d’elle pendue à son bras constamment comme le parfait petit couple new-yorkais. Et elle détestait servir de faire-valoir à l’égocentrisme de ces messieurs. L’avocat était parfaitement capable de démontrer ses compétences sans elle. Il maniait les mots mieux que quiconque et tel un charmeur de serpents, savait se sortir des situations les plus embarrassantes sans en ternir sa réputation. Il était fait pour cela, jouer avec l’image que les gens avaient de lui. Et il était excellent à ce jeu. Alors non elle ne l’avait pas accompagné à cette soirée à laquelle elle n’était de toute manière pas invitée. Mais peu lui importait, cela lui avait permis d’avancer sur ses plus petites enquêtes tandis que les plus importantes étaient plutôt en stand-by, attendant les résultats du labo ou l’info d’un indic. Cela lui allait tout aussi bien.

Il était tard mais Erika ne s’en rendait pas compte, plongée dans la lecture de vieux articles sur son ordinateur. Elle faillit sursauter quand on toqua soudainement à sa porte. Son regard se porta en direction de l'entrée d’où se fit entendre une voix familière.

Erika ?... Je, j’rentre d’une soirée stupide et…j’ai besoin de te parler. »

August.
La jeune femme s’apprêta à se lever pour aller lui ouvrir, intriguée autant par sa venue à une heure avancée de la nuit que par sa phrase, quand sa boîte mail s’ouvrit sur l’écran, reléguant les autres pages en arrière-plan pour lui signaler qu’elle avait un nouveau message. Elle lut machinalement le titre avant de commencer à se lever et poser l’ordinateur sur le canapé quand l’énoncé prit brusquement sens dans son esprit. Fronçant les sourcils, elle se retourna vers l’écran et décida d’ouvrir le mail avant. Elle n’en aurait peut-être plus l’occasion après avoir ouvert à l’avocat et un mail ‘Pour Erika Stojanović, de la part d’un ami’ ne lui inspirait guère de confiance.

Un clic et les photos apparurent. Nombreuses. Assombries mais d’excellente qualité. On ne pouvait manquer l’expression sur les visages ni feindre de ne pas reconnaître l’avocat, une blonde en petite tenue sur les genoux, ses mains sur ses hanches, s’égarant parfois plus bas.
A mesure que les clichés défilaient sur l’écran, Erika sentait le sang se retirer de son visage. Le souffle court, le cœur battant de colère, elle fixa d’un regard brûlant la vidéo tout à la fin du mail montrant August pendu aux lèvres de cette illustre inconnue au corps miniature mais pulpeux. Ses mains se baladant sur ce corps pratiquement dévêtu étaient autant de gifles qu’Erika se prenait en plein visage. Ses mâchoires étaient serrées pour ne pas céder un gramme d’émotion à ce … %/@$ d’avocat. Elle refusait de penser, de s’apitoyer, de souffrir. Il n’avait pas le pouvoir. Il n’était pas en mesure de la faire souffrir. Il n’était qu’un.. qu’un..

Sentant monter une vague de rage, Erika repoussa son ordinateur sur le canapé, le laissant ouvert sur toutes ces photos compromettantes pour leur avenir et se dirigea droit vers l’entrée de son appartement. La porte s'ouvrit à la volée et laissa apparaître le regard abattu de l’avocat. Erika le toisa de toute sa hauteur et plongea un regard glacé dans le sien. Son être tout entier émanait la fureur là où ses prunelles étaient incandescentes de glace. Elle repoussa toute tentative d’approche d’un mouvement sec de recul accompagné d’un froncement de sourcils. Ne voulant pas faire d’esclandre sur le palier et donner à ses voisins l’occasion de connaître le contenu de sa vie privée, elle laissa malgré elle rentrer August dans l’appartement et referma la porte avant de faire volte-face et de se diriger droit sur lui pour lui allonger une gifle magistrale qui résonna jusque dans son salon. Elle aurait pu y mettre le poing, elle avait eu cette envie brusque mais le geste était plus symbolique que décidé à blesser physiquement. Elle le prit à nouveau dans le feu de son regard, son visage déformé par la colère tandis qu’elle articulait d’un ton féroce :

Vas-y. Parle. »



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 19 Juin - 9:39

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

A ce moment précis, quand tu t’es annoncé mais que la porte n’a pas encore été ouverte, tu réfléchis énormément. Tu te poses des tas de questions qui souvent n’ont pas de réponse, tu essayes de remonter le temps, de refaire l’histoire comme si ce laps de temps était un portail magique vers une confrontation moins violente.
Puis tu te rends compte qu’il faut élaborer un plan. Vite. T’es venu avouer une faute, demander pardon, assumer ce que tu es et ce que tu ressens. Quelles que soient les erreurs de parcours, les mauvaises paroles, les promesses hasardeuses. Même tes sentiments ne doivent pas altérer le jugement de l’un, la franchise de l’autre.
Tu déglutis mais ta gorge est sèche, tes yeux en revanche, sont très humides. C’est quoi le plan ? Tu ne sais même plus ce que tu fous là. L’espace de quelques secondes, tu as envie de faire demi-tour. D’être un salop.
C'était tellement plus simple.

Je relève les yeux vers ce dernier rempart entre Erika et la vérité. Elle approche, je n’ai rien préparé. Je n’ai pas toujours besoin de préparer mes plaidoiries, certains arguments viennent à moi sans que je les cherche. Il arrive très régulièrement que l’avocat adverse me les livre sur un plateau.
Pas d’adversaire ce soir. Si ce n’est Lockhart. J’me bats contre un type que j’étais, que je pensais disparu. Qui est en fait tout ce que je suis. Ce masque d’hypocrisie et de caractéristiques dégueulasses n’est plus une protection depuis longtemps : il fait partie de moi. Je suis devenu le monstre derrière lequel je me cachais.

Oui mais ce soir, j’suis amoureux. Et ça, ma superbe armure intelligente ne l’avait pas prévu. Je n’ai pas d’issue. Ne me reste qu’à être honnête et espérer.
J’ressemble à tous ces cons qui se font larguer et trouvent le moyen de se plaindre alors qu’ils l’ont bien cherché ! Je pourrais être le premier rôle d’un film romantique de merde sauf qu’on sait bien que les films finissent toujours mieux que la réalité ;

La porte s’ouvre, mes sourcils se froncent malgré moi. Je veux montrer que je suis fort, que je peux assumer, avouer, et ne pas tomber. Il faut que je sois fort pour nous deux, il ne faut pas montrer une seule faille ou ma parole serait discréditée.
Mais il est trop tard.

J’entre et me retourne tandis qu’elle ferme la porte. Je l’attendais, je l’ai devinée et je la vois arriver, la claque. Quand la douleur contre ma joue se réveil, la surprise arrive enfin : comment sait-elle ?! Je viens tout juste de quitter la danseuse !!!

▬ Vas-y. Parle. »

L’ordinateur est ouvert sur les photos. Je ne les vois pas, je n’fais pas attention. Je ne vois que la haine au fond de ses beaux yeux. Après un discret raclement de gorge avec lequel j’essaye de rattraper tout mon courage, je parle.
C’est elle qui donne les ordres.

« …Je…J’pensais avoir au moins l’occasion de te mettre au courant avant de mériter ça. »

Ma main remonte à mon visage endolori. Ce n’est pas grave. Physiquement. Mais le geste me fend le cœur et le saignement qu’il engendre me fait grincer les dents.

Alors si je reviens inquiet au beau milieu de la nuit, l’air coupable, j’ai forcément fait une connerie ? N’a-t-elle jamais pensé ses mots ? M’a-t-elle pris pour un idiot en me faisant croire qu'elle avait confiance ?

« On parlera après de ce que tu penses vraiment de moi mais j’suis d’abord venu pour te dire que, hem, Belosi a fait venir des danseuses. Tôt. On a discuté un moment mais les invités ont vite été remerciés. »

Je marque une pause mais me reprends vite. Faut tout balancer.

« On était plus que trois. J’sais qui sont les pointures du milieu et j’en fais évidemment partie. Ce cercle privé ne m’a pas étonné…sauf que les danseuses n’ont pas seulement été payées pour danser. Belosi a du penser que j’étais toujours du genre à… »

Légère grimace, j’me mords la lèvre et soupire en fuyant une première fois son regard.
Vers l’ordinateur.
Mon sang se glace, mon pouls s’affole. Tout est clair. Les danseuses cher payées, la fin de soirée chaude et privée, ses remarques amusées malgré mes piques…
Je lève les yeux au ciel et m’approche des clichés avant de fermer le portable pour faire taire cet écran.

« C'est la preuve qu’il s’agit d’un coup monté Erika. Je n’ai rien fait, laisse-moi t’expliquer : la danseuse ne voulait pas et je voulais encore moins, tu entends ? Je l’ai raccompagnée pour… »

Elle m’écoute au moins ? Je m’approche, attrape ses bras qu’elle libère brusquement. Je boue de colère. Contre cet enfoiré, contre moi.

« J’ai surement pas été parfait mais j’ai quitté les lieux sans toucher cette fille ! » Ah oui ? Et les photos mon grand ? « Presque…presque sans la toucher j’ai…fallait montrer que… »


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Sam 20 Juin - 21:23

La haine émanait de tout son être. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?!? Autant de questions qu’elle se posait tout en en connaissant déjà une partie des réponses. Qui était cette blonde à demi-vêtue qui se permettait de venir cabrioler sur son avocat ? Une professionnelle sans doute. Il ne fallait pas se leurrer. Elle se sentait tellement, tellement stupide d’avoir cru une seule seconde, un seul petit instant qu’il la considérerait un peu plus que les autres femmes. Son cœur, son égo, son être tout entier en saignaient. Elle ne supportait pas cette situation, elle avait besoin de hurler, de le frapper, de le secouer, de lui faire ressentir toute la colère qu’il provoquait chez elle. Ces sentiments qu’elle avait refusés, refoulés, niés, enterrés puis finis par accepter, ces sentiments… il leur crachait au visage. Comment osait-il ? Comment pouvait-il leur faire ça ? A eux !

…Je…J’pensais avoir au moins l’occasion de te mettre au courant avant de mériter ça. »

Il semblait lui-même avoir du mal à l’expliquer, se frottant la joue qu’Erika venait de gifler. Elle le toisa avec mépris. La mettre au courant ? Quelqu’un s’en était déjà chargé pour lui et sans cette personne qui sait si la jeune femme n’aurait pas appris la chose bien plus tard et à ses dépens. La colère l’aveuglait à un tel point que même son instinct et sa méfiance naturelle étaient réduits au silence et ne voyaient pas la perfection de ce coup monté. Tout ce qu’elle retenait étaient ces images de l’avocat posant ses lèvres sur celles d’une autre qu’elle, ses mains sur un autre corps que le sien.

On parlera après de ce que tu penses vraiment de moi mais j’suis d’abord venu pour te dire que, hem, Belosi a fait venir des danseuses. Tôt. On a discuté un moment mais les invités ont vite été remerciés. On était plus que trois. J’sais qui sont les pointures du milieu et j’en fais évidemment partie. Ce cercle privé ne m’a pas étonné…sauf que les danseuses n’ont pas seulement été payées pour danser. Belosi a dû penser que j’étais toujours du genre à… »
Sauter sur tout ce qui bouge ? » cingla-t-elle pour finir la phrase qu’il ne voulait achever.

Erika tournait comme un lion en cage dans son salon, jetant des regards dissuasifs vers l’avocat qui tentait de s’approcher. Elle l’écoutait, malgré elle. Sans vraiment chercher à comprendre cependant. Les photos étaient trop évidentes, elles parlaient d’elles-mêmes. Qu’il essaie de les nier, elle le dépècerait vif. Cette soirée était une mauvaise idée, elle l’avait sentie dès le début. Inviter son ennemi à dîner, il fallait être avocat ou complètement con pour accepter ce genre de propositions. Et en l’occurrence …

Elle avait laissé son ordinateur ouvert sur le canapé. Le regard d’August tomba dessus avant de se lever au ciel. Erika suivit le manège des yeux avec la plus grande des méfiances. Elle cherchait le coup monté, la petite faille dans son discours tout préparé qui lui permettrait d’affirmer que l’avocat lui mentait. Une trop grande assurance, un besoin trop pressant de rassurer, une fausse surprise… Elle s’attendait à tout, sourcils froncés, grondant en silence. Prête à lui bondir dessus s’il osait sortir ne serait-ce qu’une ébauche de mensonge. Il ferma le portable et s’en écarta tout en le désignant.

C'est la preuve qu’il s’agit d’un coup monté Erika. Je n’ai rien fait, laisse-moi t’expliquer : la danseuse ne voulait pas et je voulais encore moins, tu entends ? Je l’ai raccompagnée pour… »

Il s’approcha, osa poser ses mains sur elle. La réaction fut immédiate, elle se dégagea avec fureur et s’éloigna de lui.

Pour la ramener gentiment chez elle pour pas qu’elle rentre toute seule ? Non mais tu m’prends vraiment pour une idiote ou quoi ? Aie au moins le courage de tes actes August ! Tu crois que je suis née de la dernière pluie ? »

Son sang bouillait de colère tandis qu’elle le fixait, le corps complètement contracté. Ses poings s’ouvraient et se refermaient presque au rythme de sa respiration. Elle le tenait à distance pour ne pas avoir à le frapper s’il essayait de la toucher. Elle se sentait trahie, blessée. Quelle conne elle faisait. Faible cœur de femme. Etait-ce une fatalité ? Avait-elle eu raison d’y croire ne serait-ce qu’une seule seconde ? Avaient-ils eu une chance, vraiment ? Erika regardait son avocat et ne trouvait pas la réponse à sa question. Elle était trop en colère.

J’ai surement pas été parfait mais j’ai quitté les lieux sans toucher cette fille ! (L’un de ses sourcils se rehaussa si haut qu’August se reprit.) Presque…presque sans la toucher j’ai…fallait montrer que… »

Ses nerfs lâchèrent, elle éclata d’un rire sardonique et dans son regard commencèrent à poindre des larmes qu’elle retint par fierté. Elle n’allait pas pleurer devant lui. Il n’avait pas le droit à ce pouvoir sur elle. Pas ce soir. Passant rapidement ses mains sur son visage comme pour respirer un instant dedans, elle les laissa retomber et darda à nouveau son regard sur l’avocat.

Fallait montrer que quoi ? Qu’Erika est une pauvre idiote dont on peut manipuler les sentiments comme on veut ? Tu sais ce que tu me demandes là, c’est d’te faire confiance August. Tu me demandes de te croire sur parole que tu n’as pas touché cette fille alors que je viens de recevoir des dizaines de photos qui prouvent le contraire. Putain j’ai même un film ! C’est.. J’ai l’impression de vivre dans un cauchemar ! »

Elle leva les yeux au ciel et se remit à tourner en rond. Elle avait besoin de bouger, pas de rester en place et de s’effondrer. Son regard croisait par instant celui de l’avocat. Lui faire confiance. Comment pouvait-elle avec autant de preuves contre lui ? Sa réputation, les photos, son besoin de se confesser … Où tout cela pouvait-il bien les mener sinon à sa culpabilité ? Et si les contours du piège étaient si parfaits qu’ils auraient dû attirer son attention, la flic était trop impliquée émotionnellement pour le remarquer. Elle avait été à la place de cette fille. Elle avait été le fruit interdit d’un homme marié. Elle n’aurait jamais pensé se retrouver dans la situation inverse. Etait-ce de l’orgueil que de penser que l’avocat ne voyait plus qu’elle depuis des mois ? La question restait sans réponse dans son esprit tandis qu’elle faisait à nouveau face à l’avocat. Froide et dure comme la glace.

Comment je peux te croire August ? Dis-moi comment. »

S'il te plait.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Dim 21 Juin - 11:41

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

Je n’ai jamais sauté sur tout c’qui bouge ! …Pour la simple et bonne raison que toutes les femmes ne le méritent pas. Si en revanche ce qui bougeait était visiblement délicieux, il est vrai que j’ouvrais la chasse. J’étais peut être ce qu’Erika me reproche, mais restons concentrés : j’étais.

Sa colère est incommensurable et des éclairs rouges de rage sortent presque de ses yeux. Je ne suis pas moins énervé. Sans cesser de m’en vouloir, je développe une violente haine à l’égard de Belosi. J'étais déjà loin de l'apprécier. Ce soir, je me sens capable de lui refaire le portrait !
Les mots pleuvent et je vois bien que la maigre jauge de confiance qu'elle m'accordait à été soufflée. Tout s’est écroulé, c’est pire qu’au début. Les pierres de partage et de respect que nous avons bâties disparaissent et tout autour s'installe un vide, une faille qui n’était pas autrefois.

Je ne quitte pas ses yeux malgré les accusations. J’assume parfaitement ce que j’ai fait ! Et surtout ce que je n’ai pas fait. Maladroitement je réponds et me rattrape, je corrige et analyse ses réactions dans l’espoir de rendre mes explications crédibles et justes. Ma seule véritable faute réside peut être dans l’acceptation de cette soirée de merde. J’aurai du annuler, prévoir autre chose. Tout mais pas me jeter dans la gueule du loup.

▬ Fallait montrer que quoi ? Qu’Erika est une pauvre idiote dont on peut manipuler les sentiments comme on veut ? Tu sais ce que tu me demandes là, c’est d’te faire confiance August. Tu me demandes de te croire sur parole que tu n’as pas touché cette fille alors que je viens de recevoir des dizaines de photos qui prouvent le contraire. Putain j’ai même un film ! C’est.. J’ai l’impression de vivre dans un cauchemar ! »

C’est de la pure connerie ! La température de la pièce a facilement gagné cinq degrés sans qu’il n’y ait un brin de séduction dans l’air, croyez moi. Je cherche une solution, encore. Ce p*tain de plan magique qui fonctionne 99.9% du temps avec les autres n’a aucune chance ce soir ! On s’est déjà disputé, on est régulièrement en désaccord, mais ça ne nous a pour l’instant jamais empêché de trouver un terrain d’entente. D’apaiser les rancœurs.

Sauf qu’elle a raison. Il s’agit de confiance. On ne peut y parvenir sans avoir foi en nous.

L’espace d’une seconde, mon cœur rate un battement et mon sang se glace. Le frisson gelé qui parcoure mon échine me fait tressaillir.
Et s’il n’y avait déjà plus de confiance ?
...
C’est impossible. Trois clichés envoyés par le plus con des avocats ne peuvent pas réduire notre amour au néant. On est plus solide que ça ! On vaut mieux, on peut tout affronter Erika et moi. Je crois en nous, je l’aime tellement.

▬ Comment je peux te croire August ? Dis-moi comment. »

Ses larmes rongent un peu plus mon cœur en miettes. Alors je m’approche, sans craindres les possibles représailles.

« Erika, s’il te plait, calme-toi. »

Ce ne sont surement pas les bonnes paroles. A sa place, je tue le premier qui me demande d’être calme.

Je me reprends, lui tendant une main lente mais assurée. J’ai honte de ce que j’ai fait, pourtant il faut m’accrocher à cette espèce de fierté que j’ai ressentie en me refusant aux danseuses, en proposant à la jolie blonde de se tirer, en la confiant à son amie pour finalement rentrer sans avoir échoué !
Partagé entre l’humiliation de ce que j’ai osé afficher et la satisfaction de la fuite que j’ai réussi à dissimuler, je tente à nouveau :

« J’ai attendu qu’on soit seuls. La danseuse et moi. Elles ne faisaient que danser, jusqu’à ce qu’elles se réservent chacune un invité. J’ai senti la blonde plus hésitante…alors j’ai demandé à ce qu’elle reste avec moi. Je sais, c’est parfaitement con, mais j’avais peur que Belosi m’observe. Je ne voulais pas qu’il me voit partir seul, je craignais qu’il me réserve d’autres surprises moins faciles à esquiver. »

C’est absurde. Je m’en rends bien compte. Je réalise surtout le poids de mon image, toujours aussi présente. L’importance du statut, de la réputation. L’énorme responsabilité sur mes épaules si le légendaire maitre Lockhart devait tomber.
J’ai eu peur. Peur que l’amour me coûte dans le cercle professionnel. Je ne sais pas jouer avec ces deux armes.
Il va falloir que j’apprenne à les manier, et vite.

« Quand on s’est retrouvé en tête à tête, je lui ai dit que nous n’irions pas plus loin. Il fallait que je parte, et elle a sauté sur l’occasion : elle pensait avoir été payée pour danser ! C’n’était pas la danseuse qui m’était réservée et quand je vois que tu as reçu des photos… » Dis-je en désignant l’ordinateur fermé. « …Je comprends mieux. Il m’observait bel et bien. Nous avons fait semblant de partir pour…de partir. Je l’ai déposée en ville et, et me voilà. »

Mes traits restent sévères, implacables. La fureur a pris le dessus. Je vais le tuer. Ces photos sont claires et dénonciatrices. Oui, mes mains ont circulé dans son dos, contre sa cuisse. J’ai frôlé ses lèvres, enlacé nos doigts.
Puis nous avons quitté les lieux.

« Je te demande pardon. T’as eu besoin de temps et de courage pour m’accorder un peu de confiance, t’as certainement encore besoin de preuves et d’efforts de ma part. Je comprends. Je ne peux pas te demander d’oublier ce que j’étais. Quelque part…Je le suis encore. Dans leur monde, dans les magazines, dans la mémoire de beaucoup de personnes. »

Finalement j’attrape cette main qu’elle ne me donne pas. Un pas de plus, je pose mon regard dans le sien en retirant la dureté de mes traits.

« Je ne t’aurai jamais fait ça. Toutes les promesses du monde n’ont pas de valeur s’il n’y a pas de confiance entre nous. Pour ce que ça vaut, je te le promets quand même : je n’ai rien fait. Rien d’autre que ce que je t’ai raconté. »

La frappe Belosi est cuisante, terriblement bien jouée. Il n’a jamais été aussi précis, incisif. Aucun de ses arguments n’a eu tant d’impact, d’efficacité.
Erika doit décider, seule, des conclusions à tirer. Pour ma part ; j’ai une visite à rendre.


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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Dim 21 Juin - 22:52

Erika, s’il te plait, calme-toi. »

La jeune femme lui jeta un regard noir, meurtrier. Se calmer ? Comment pouvait-il seulement y songer ? Il s’était probablement envoyé en l’air avec une danseuse aux charmes plus affriolants que les siens et c’était à elle de se calmer ? L’avocat tendit une main calme et assurée dans sa direction, cherchant à les rapprocher. Erika la considéra une brève seconde avant de replonger ses prunelles sombres dans les siennes. Non. Elle n’allait pas le laisser l’avoir comme ça, pas aussi facilement. Ce n’était pas le moment de flancher. Pas tant qu’elle n’était pas certaine de la vérité. Et pour le moment, elle avait bien du mal à le croire. Les photos apparaissaient et disparaissaient dans son esprit, se mélangeaient à leurs propres ébats, se confondaient, se chargeaient de pensées, de questions. Pourquoi August ? Pourquoi ?

Il tentait tant bien que mal de s’expliquer, gardant son calme malgré la fureur à laquelle il devait faire face.

J’ai attendu qu’on soit seuls. La danseuse et moi. Elles ne faisaient que danser, jusqu’à ce qu’elles se réservent chacune un invité. J’ai senti la blonde plus hésitante…alors j’ai demandé à ce qu’elle reste avec moi. Je sais, c’est parfaitement con, mais j’avais peur que Belosi m’observe. Je ne voulais pas qu’il me voit partir seul, je craignais qu’il me réserve d’autres surprises moins faciles à esquiver. »

Erika ne disait rien, son regard ancré sur l’avocat. Elle écoutait, sourcils froncés, la respiration profonde.

Quand on s’est retrouvés en tête à tête, je lui ai dit que nous n’irions pas plus loin. Il fallait que je parte, et elle a sauté sur l’occasion : elle pensait avoir été payée pour danser ! C’n’était pas la danseuse qui m’était réservée et quand je vois que tu as reçu des photos… (Il désigna l’ordinateur des yeux.) …Je comprends mieux. Il m’observait bel et bien. Nous avons fait semblant de partir pour…de partir. Je l’ai déposée en ville et, et me voilà. »

Il sembla hésiter un instant avant de poursuivre.

Je te demande pardon. T’as eu besoin de temps et de courage pour m’accorder un peu de confiance, t’as certainement encore besoin de preuves et d’efforts de ma part. Je comprends. Je ne peux pas te demander d’oublier ce que j’étais. Quelque part…Je le suis encore. Dans leur monde, dans les magazines, dans la mémoire de beaucoup de personnes. »

Les prunelles d’August ne quittaient pas les siennes, cherchant à la convaincre de sa bonne foi, de son innocence. Son calme, ses explications, son inébranlable assurance lorsqu’il lui saisit la main avant qu’elle ne la dégage, tout cela commençait à faire chanceler les certitudes de la jeune femme. Avait-elle besoin de croire l’avocat innocent, victime d’une supercherie ? Au fond d’elle, sans doute oui. Mais elle ne voulait pas être le dindon de la farce, la cocue naïve que l’on pouvait bercer de douces paroles en face tandis qu’on la trompait à tout va par derrière. Elle n’était pas ce genre de femmes, elle ne le méritait pas plus qu’une autre. Et ce sentiment ravivait les flammes de sa colère alors qu’elles les sentaient décroître dans la main de l’avocat. Fronçant un peu plus les sourcils, elle détourna la tête de son regard et récupéra sa main à contrecœur. La voix de l’avocat la suivit lorsqu’elle s’écarta à nouveau de lui.

Je ne t’aurai jamais fait ça. Toutes les promesses du monde n’ont pas de valeur s’il n’y a pas de confiance entre nous. Pour ce que ça vaut, je te le promets quand même : je n’ai rien fait. Rien d’autre que ce que je t’ai raconté. »

Le silence s’installa alors dans l’appartement. Erika, le dos tourné à l’avocat, contemplait le mur en face. Elle réfléchissait. Essayait en tout cas. Qu’aurait fait un flic dans cette situation ? Chercher à prouver les dires. Elle ne pouvait, elle n’arrivait pas à faire confiance à l’avocat malgré toute la volonté qu’il mettait à les sortir de là. Etait-ce dû à son passé ? Ou à celui de l’avocat ? Pourquoi cette absence complète de confiance dans une relation qui ne demandait que ça ? Elle ne savait pas répondre, elle sentait juste à quel point la situation cristallisait un point faible de sa personnalité et de celle d’August. Comme n’importe quel couple d’ailleurs, ils étaient faillibles, atteignables par qui savait observer et s’instruire. S’il s’agissait effectivement d’un piège c’était bien joué. Mais en était-ce vraiment un ? Comment savoir ? L’expéditeur du mail ? Elle pouvait peut-être tenter de le tracer même s’il s’était mis en Anonyme, elle avait le matériel pour sur cet ordinateur-ci depuis qu’elle avait commencé à ramener son boulot à la maison. Oui elle pouvait tenter ça. Par égard pour August. S’il méritait cet égard… Les épaules de la jeune femme retombèrent dans un soupir. Elle ferma les yeux tandis que son cœur se tordait de toute part, perdu, angoissé, fragile à l’idée même de souffrir d’une mauvaise décision. Faible cœur de femme… Bien sûr qu’il méritait cet égard. Si sa paranoïa ne pulvérisait pas leur relation, elle pourrait s’estimer heureuse.

Les sentiments. Ce merdier sans nom.
Rouvrant les yeux, elle fixa un instant encore le mur devant elle puis se retourna. Son regard affichait encore sa colère mais le besoin de clarifier la situation prenait le dessus. Elle n’était peut-être pas encore prête à faire une confiance aveugle à l’avocat mais au moins était-elle en mesure de chercher à apporter du crédit à ce qu’il avançait comme argument pour sa défense. Après tout, envoyer un mail à la petite amie de quelqu’un en anonyme était nécessairement une attitude curieuse. Quel bénéfice pouvait bien retirer cette personne sinon le sien ? Erika ne s’était pas mis encore toute la ville à dos mais elle doutait compter beaucoup d’admirateurs secrets. Le seul capable de lui mettre le nez comme ça dans la réalité aurait été Dexter et lui ne se serait pas caché de sa découverte. Ni ne l’aurait présenté de la sorte. Il n’en fallait pas beaucoup à Erika pour s’enflammer de jalousie. Des photos, un film, l’avocat à sa porte … C’était festin pour la zizanie. Elle s’en rendait un peu plus compte à présent que sa colère se refroidissait. Elle avait du mal à croire ses propres sentiments qui lui soufflaient que l’avocat n’avait pas la moindre raison de la tromper ou de lui mentir, son instinct de flic en revanche n’était pas empreint de sentiment ou de subjectivité et dans ce ressac d’émotions, elle allait tant bien que mal essayer de le suivre.

Belosi tu dis. Quel intérêt il aurait à te jouer un coup pareil ? Il est en train de perdre le procès ? »

Tandis qu’elle posait ces questions, Erika avait attrapé son ordinateur pour le poser sur la table de sa cuisine. L’écran se rouvrit sur les photos, elle inspira profondément et les chassa de son esprit tandis qu’elle changeait de fenêtre, ouvrant un logiciel réservé à l’usage des autorités. Quelques clics et le logiciel commença à traquer la piste de l’expéditeur du mail. Appuyée des deux mains sur la table, Erika tourna la tête en direction de l’avocat et le regarda sans dire un mot. Elle était en proie à des sentiments contradictoires. Sa méfiance disputait sa raison à l’amour qu’elle portait à August. Il ne servait à rien de se cacher de ces sentiments maintenant qu’ils avaient pris assez de place pour qu’elle ne puisse plus les chasser. Elle l’aimait, il comptait pour elle et l’idée qu’il en regarde ou touche une autre la rendait folle. Il était à elle et à elle seule, il n’y avait pas à discuter. La situation avait déjà été assez pénible lorsqu’elle avait découvert l’existence d’Harleen, probablement la seule amie de l’avocat. Alors une danseuse avec moins de dix centimètres carrés de tissu sur le corps … Elle l’aurait bouffée toute crue.

Le logiciel émit un son annonçant que la recherche était terminée, attirant derechef le regard de la jeune femme sur l’écran. Elle pianota quelques secondes, navigant entre le logiciel et internet, cherchant l’information qui l’intéressait jusqu’à ce qu’elle la déniche. L’adresse n’était pas celle de Belosi mais celle de l’une de ses secrétaires. Pour Erika cela revenait au même, il prenait simplement des précautions. Futiles. Il oubliait dans tout ça l’essentiel : la petite amie de Lockhart était flic.
Imbécile.
Elle allait lui rouler dessus. Faire de sa vie un véritable enfer. Il n’allait pas s’en tirer comme ça, il…

Elle soupira. Garder l’essentiel à l’esprit : August était innocent. Et plus que ça, elle lui devait des excuses. Sincères et plates. S’il était coupable des répercussions de son passé de débauché sexuel, elle l’était de s’être engouffrée dans la brèche sans réfléchir. Ils étaient naïfs, naïfs de croire que personne ne s’en prendrait à eux un jour. Et maintenant que la supercherie était levée, Erika se sentait idiote de ne pas l’avoir vue venir. Le piège avait été fait de telle sorte… Belosi était malin. Diablement malin. Mais il allait payer son excès de confiance. Cher. Toujours tournée vers son écran, elle baissa la tête, la laissant retomber sur sa poitrine. Les prochains mots allaient lui coûter cher en estime de soi. Elle avait merdé. En beauté.

Le mail vient de la secrétaire de Belosi. Il a dû utiliser son adresse pour se couvrir un peu plus. Mais que ça vienne d’elle ou de lui, de toute façon … »

Elle se retourna, regardant l’avocat dans les yeux. Elle ne savait pas où se mettre. Un tel manque de confiance en lui l’avait forcément blessé.

Je, j’suis désolée. T’as essayé de me le dire mais… j’ai un problème avec ça je crois. (Elle hésita avant de le dire.) La confiance. (Son regard se détourna, elle grimaça.) Et puis te voir la toucher, la caresser.. je supporte pas ça. Je vois son corps sur le tien, sa peau en contact avec la tienne. Ça me rend dingue. Tu me donnes des envies de meurtre quand je te vois comme ça. »

Elle écrasa un rire nerveux et serra finalement ses bras autour d’elle, plongeant à nouveau son regard dans celui de l’avocat. Il avait anéanti toutes ses prétentions à une vie indépendante. Lui vivant, elle ne serait pas capable de respirer un autre air que le sien. Elle avait besoin de lui.
Et elle détestait ça autant qu’elle l’aimait.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Lun 22 Juin - 14:47

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

La demoiselle me tourne le dos pour faire face à ses interrogations, ses constats, ses doutes. Je respecte le silence qui s’installe, poings solidement fermés. L’attente est difficilement supportable mais je refuse de lui mettre la moindre pression. Ce qui est fait est fait, et surtout, est dit. Sans cacher la comédie que j’ai joué – les photos l’illustrent parfaitement – j’ai raconté la soirée telle qu’elle s’est déroulée et suis désormais dans l’obligation d’attendre un jugement. Une conclusion.
Je ne me sens pas innocent. Si on admet que je n’ai pas été coupable ce soir, les années d’égoïsme et d’insolence se rappellent à moi.


Peu nombreuses sont les femmes qui ont espéré plus que mon lit. Mais il y en a eu, et le lot d’insultes qui suivait la vérité devenait répétitif. Les reproches étaient les mêmes,  je m’habituais presque aux malédictions beuglées en sanglots et les gifles se ressemblaient.
Sans être indifférent à leur tristesse, j’étais conscient qu’elles m’oublieraient vite. Ces rares femmes méritaient mieux.
Maintenant, toutes ces fautes ignorées refont surface et la honte en devient plus épaisse, tenace. Comme si ces cris de détresse et les injustices que j’ai infligées me tombaient ce soir sur le coin de la gueule à travers Erika.

Il n’y a qu’à travers elle que je perçois ma culpabilité. Il n’y a que dans ses yeux que je vois l’enfoiré. Mais aussi l’amoureux.
Je n’veux pas qu’elle souffre.
Depuis qu’on se fréquente pourtant, j’ai l’amère impression de lui avoir fait plus de mal qu’autre chose.

▬ Belosi tu dis. Quel intérêt il aurait à te jouer un coup pareil ? Il est en train de perdre le procès ? »

Hum ?
Je relève la tête pour observer sa silhouette toujours tournée et acquiesce, un sourire au coin des lèvres.

« …Évidemment. »

Bon, c’est légèrement prétentieux. Mais si Erika connaissait cet abruti, elle n’aurait pas de doute : il est mauvais. Et puisque je suis le meilleur, il n’a aucune chance. Je préfère ne pas détailler et me frotte la nuque en espérant que la belle ne soit pas en train d’étudier les photos en détails ;

Je m’apprête à retirer ma veste avant d’interrompre mon geste. Je ne sais pas quelle attitude aborder. Sommes-nous encore loin de la réconciliation ? Le ton agressif a disparu mais le silence qui le remplace n’est pas forcément rassurant. Pianotant méthodiquement, elle est redevenue la flic appliquée. Ce professionnalisme m'inquiète. Erika se cache derrière ce rôle. De la même manière que moi quand j’entre dans le tribunal. Je n’aime pas qu’elle soit davantage agent de police que mon Erika. Cette barricade est trop solide, ça la rend inaccessible ;

Je prends sur moi et heureusement, le résultat de ses recherches tombe vite.

▬ Le mail vient de la secrétaire de Belosi. Il a dû utiliser son adresse pour se couvrir un peu plus. Mais que ça vienne d’elle ou de lui, de toute façon … »

Mes mains se délivrent des poches et je fais un pas dans sa direction tandis qu’elle se retourne. Mais quel blaireau. Je n’en espérai pas tant de sa part ! Non seulement il fait parvenir les preuves le soir même, mais il ne prend pas la peine de brouiller les pistes ?

▬ Je, j’suis désolée. T’as essayé de me le dire mais… j’ai un problème avec ça je crois. […] La confiance. […] Et puis te voir la toucher, la caresser.. je supporte pas ça. Je vois son corps sur le tien, sa peau en contact avec la tienne. Ça me rend dingue. Tu me donnes des envies de meurtre quand je te vois comme ça. »

Je suis le plus désolé des deux. Le délicieux parfum de Bella traine encore sur mes vêtements avec un arrière goût écœurant. Je retire cette fois ma veste, passe une main nerveuse dans mes cheveux et me mord la lèvre avant d’ajouter – en espérant conclure :

« Ne t’excuse pas, tout était très bien monté et... J’ai tout fait pour les duper, je ne sais pas pourquoi. J’ai peur qu’ils profitent de mes sentiments, qu’ils l’utilisent comme une faiblesse exploitable. Et ils auraient raison. J’ai fait ça tellement de fois, ce serait mérité. »

Mon sourire est douloureux, condamné. Toutes ces années à profiter, jouer, abuser. Je n’envisageais pas de telles conséquences. Il faut dire que tomber amoureux n’était pas au programme ;
J’inspire profondément pour reprendre contenance et récupérer un ton assuré.

« Ce serait mérité pour moi mais je ne supporte pas qu'on te blesse. J’ai préféré entrer dans leur jeu ce soir pour nous protéger et c’était clairement…maladroit. Pardonne-moi Erika. Tu sais que je t’aime, je ne chercherai jamais à te blesser. C’est juste que, j’fais du mal sans le vouloir. Hier ça n’avait pas d’importance. Aujourd’hui ça me rend fou. »

Il aurait suffit d’être un autre. De rester ce garçon sympathique et honnête dont Sarah était amoureuse. De tenir la promesse que je lui ai faite.
Pauv’con.

« Tu…hem…tu veux qu’on… ?  Tu veux surement rester tranquille. Non ? »

Qu’est-ce que j’en sais ?! Comment doit-on se comporter après une pareille embrouille ? On sait désormais la vérité, est-ce que ça arrange tout ?
Je voudrais la tenir dans mes bras, sentir son souffle contre mon cou et glisser mes mains sur ses hanches.
Ce serait très certainement déplacé.


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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Mer 24 Juin - 11:03

La jalousie était un monstre affreux. Une ombre rampant sous leur peau, s’insinuant dans leurs pensées, trafiquant leurs mots. Une série de photos suffisait à semer un doute raisonnable pour que la flic se braque et l’avocat s’agenouille en signe de reddition. Ce que cela disait sur eux ? Rien de plus qu’une vérité profonde. Ils ne se connaissaient pas encore assez, se craignaient et malgré ça, tentaient de s’apprivoiser. Leur relation, si elle était faite pour durer, comptait parmi celles qui demandaient plus de patience et d’efforts que la normale. Ils avaient un passé et pas forcément de celui dont on aborde aisément le sujet dans une conversation. August avait connu des femmes, beaucoup de femmes, avant Erika et rien ne les assuraient que cette époque était révolue, rien hormis sa parole d’honneur. Mais pour un avocat qui vendait son âme au Diable lors de ses procès et manipulait les foules et les juges … Rien n’était moins évident quand il s’agissait de le croire sur parole. Et pourtant cette soirée prouvait bien que les apparences étaient une fois encore assez trompeuses pour servir les intérêts d’autrui et que la parole d’un avocat, tout manipulateur qu’il soit, pouvait encore valoir de l’or.

Sa veste retirée et posée sur une des chaises à côté, August passa une main nerveuse dans sa nuque, son regard fixé dans celui d’Erika qui patientait tant bien que mal. Il soupira.

Ne t’excuse pas, tout était très bien monté et... J’ai tout fait pour les duper, je ne sais pas pourquoi. J’ai peur qu’ils profitent de mes sentiments, qu’ils l’utilisent comme une faiblesse exploitable. Et ils auraient raison. J’ai fait ça tellement de fois, ce serait mérité. »

Il laissa apparaître un sourire contrit. Erika haussa vaguement tête et épaules et détourna le regard, bien obligée de reconnaître qu’il avait raison. L’amour n’était pas non plus prévu à son programme et savoir que cela les rendait tous les deux plus faibles l’agaçait. Ils allaient s’auto-détruire en croyant se rendre plus forts. Pour autant, le soulagement le disputait timidement à sa colère antérieure. Il ne semblait pas lui en vouloir. Mieux, il comprenait. Elle s’en sentait d’autant plus honteuse de l’avoir condamné si vite et sans autre forme de procès.

L’avocat reprit d’un ton plus assuré comme pour chasser leur faiblesse commune.

Ce serait mérité pour moi mais je ne supporte pas qu'on te blesse. J’ai préféré entrer dans leur jeu ce soir pour nous protéger et c’était clairement…maladroit. Pardonne-moi Erika. Tu sais que je t’aime, je ne chercherai jamais à te blesser. C’est juste que, j’fais du mal sans le vouloir. Hier ça n’avait pas d’importance. Aujourd’hui ça me rend fou. »

Elle le regarda à nouveau, affrontant la vérité dans ses yeux bruns. Il l’aimait, il était incapable de la blesser volontairement. Il avait été piégé et elle avec, emprisonnés dans les filets d’une relation naissante dont la force des années n’avait pas encore forgé assez de murailles pour les protéger des intentions malveillantes. Elle soupira et hocha lentement la tête, signant qu’elle comprenait plus que jamais la folie dont il parlait. Elle avait voulu le frapper, le faire tomber, l’humilier, le blesser, juste pour lui faire ressentir un centième de ce qu’elle avait éprouvé en voyant les photos de la danseuse et lui. Elle avait perdu la raison pendant quelques minutes. S’abandonnant à la folie. Pour lui. Pour eux.

Le silence s’établit à nouveau entre eux et l’avocat le rompit, esquissant un geste dans sa direction.

Tu…hem…tu veux qu’on… ?  Tu veux surement rester tranquille. Non ? »

Non ? La réponse paraissait évidente dans sa question pourtant la jeune femme fut incapable de la formuler. Elle regarda l’avocat sans mot dire, fronçant légèrement les sourcils, cherchant au fond d’elle ce qu’elle pouvait bien souhaiter à ce moment-là. Malgré les explications d’August et le dévoilement du piège de Belosi, elle voyait toujours le corps de la danseuse sur le sien. Elle était peut-être même certaine de sentir son parfum suave si elle s’en approchait, de goûter ses lèvres en croyant embrasser celles de l’avocat. L’idée la révulsait, l’arrêtait net dans ses désirs. Une autre femme l’avait eu en sa possession et de manière intime. Elle ne supportait pas l’idée de repasser derrière. Il fallait gommer cette image, ce souvenir. Cela prendrait peut-être du temps. Elle n’en savait rien. A cet instant, tout ce dont elle était certaine c’est qu’elle voyait la petite blonde aux formes avantageuses onduler sur son avocat et que loin de l’exciter, cela lui donnait plutôt envie d’aller exploser quelques rotules du côté de chez Belosi. Celui-là n’allait pas s’en tirer comme ça de toute façon. Elle voyait flotter dans le regard d’August la même haine vengeresse. Si elle le laissait partir …

Elle inspira profondément et un maigre sourire s’étira sur ses lèvres.

Non. Non reste. Je préfère t’avoir à l’œil maintenant qu’on sait que c’est Belosi qui a fait le coup. En plus de ça, si tu n’arrives pas avant moi, c’est moi qu’on va arrêter pour coups et violences injustifiés sur autrui. »

Son ton était grinçant mais elle ne parvenait pas à rire de la situation. Pas encore en tout cas. Lui faire penser et dire des choses sur l’avocat alors que tout était infondé ne l’amusait guère. Elle tenait à lui et l’idée de blesser leur relation pour une connerie pareille… Elle baissa les yeux et expira entre ses lèvres serrées. On les avait jetés dans une situation dont elle n’était pas certaine de saisir tous les tenants et aboutissants. Belosi cherchait à se venger, ça oui mais qu’en était-il d’eux à présent ? C’était comme se faire dévaliser sa maison ou fracasser en pleine rue par un groupe d’inconnus, sans comprendre pourquoi cela arrivait mais avec l’obligation de se relever pour continuer d’avancer. Et la jeune femme voulait se faire pardonner mais … elle voyait toujours cette fille, ce fantôme blond, tournoyer autour de son avocat. Elle ne pouvait l’ignorer ni cesser de la regarder.

Au bout de quelques secondes à tergiverser, Erika se décida. Attrapant la main de l’avocat et l’attirant dans son sillage d’un ‘Viens’ presque autoritaire, elle les conduisit dans sa salle de bains où elle fit volte-face pour regarder l’avocat droit dans les yeux.

Enlève tes vêtements. »

Brûle-les.
La jeune femme lui laissa à peine le temps d’ouvrir sa chemise qu’elle le poussa finalement dans la douche et ouvrit les vannes sur eux. Plissant les yeux sous le rideau d’eau chaude qui leur tombait dessus, elle s’expliqua.

C’est la seule idée que j’ai trouvé pour effacer son.. ‘passage’. J’espère que tu ne tenais pas trop à tes fringues parce que de toute façon tu n’as pas le choix. »

Etait-ce la colère, la jalousie, la blessure et la honte ? Tout ça mélangé ? Elle avait eu deux options : garder cette image de la danseuse et lui et ne plus se laisser toucher ni approcher jusqu’à ce qu’elle l’oublie ou faire de son mieux pour effacer ce qui, de toute façon, allait exister encore dans son esprit pendant quelques temps et ne pas laisser Belosi gagner une seconde de plus le terrain qu’il avait déjà conquis sur eux. A ce niveau, elle était du genre à verser de l’alcool sur ses blessures, les brûler et les refermer de force. Cette soirée était un faux-pas mais ce n’était pas le leur. Il n’y avait pas de raison qu’ils payent plus longtemps.

Et ces images ?
Qu’elles aillent se faire foutre par le diable. Elle n’avait pas de faible cœur de femme. Merde à la fin.

La chaleur humide ambiante et celle que dégageait spontanément le corps d’Erika faisaient grimper en flèche la température de la pièce et celles de ses pensées. Repoussant avec autorité l’avocat contre la paroi, elle le contempla un instant, le visage ruisselant d’eau, ne sachant pas très bien ce qui allait advenir de lui. Elle s’approcha lentement, collant petit à petit son corps au sien jusqu’à ce que ses lèvres atteignent le lobe de son oreille et y murmurent délicatement :

T’es à moi. Dans la folie et la jalousie … Je ne laisserai personne d’autre prétendre le contraire. »

Surtout pas elle.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 26 Juin - 15:37

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

▬ Non. Non reste. Je préfère t’avoir à l’œil maintenant qu’on sait que c’est Belosi qui a fait le coup. En plus de ça, si tu n’arrives pas avant moi, c’est moi qu’on va arrêter pour coups et violences injustifiés sur autrui. »

Bien. Je ne m’attendais pas à ça, mais je reste. Sans être certain que ce soit une bonne idée ni une solution, je reconnais qu'il est plus prudent de nous tenir à l’écart de Belosi. Ensemble. Loin de lui, loin des autres.
Je redoute simplement les conversations qui s’éternisent, les arguments qui s’emmêlent et les doutes qui reviennent. Forcément. Les doutes reviennent toujours, dans toutes les histoires. Alors dans une relation comme la nôtre…on pourrait croire qu’elle est faite pour provoquer les suspicions.

Je m’entends articuler un « ok » hésitant et retire ma main de la veste posée sur la chaise. Je ne l'enfile pas, puisque je ne pars pas. Que suis-je sensé dire désormais ? Je veux bien me lancer dans une nouvelle déclaration d’amour torride mais je crois savoir qu’Erika n’est pas d’humeur. Et puis j’n’ai pas envie de tourner autour du pot ce soir. Les métaphores et autres figures de style pour embellir ce que j’éprouve ne me tentent pas. Je l’aime, ça m’fait mal. Et tout le reste. Erika le sait déjà. La colère qui boue en nous à cause de ce connard de Belosi bousille ce qui pourrait ressembler à du romantisme.

Un soupir s’échappe d’entre mes lèvres quand j’envisage de briser le silence, mais la jeune femme est plus rapide. Plus directe.

▬ Enlève tes vêtements. »

Ses doigts enserrent les miens, sa démarche est sévère, ses mots sont des ordres. Je hausse un sourcil plus intrigué qu’amusé. Pas de quoi hésiter cependant, figurez-vous que je suis sage, j’obéis. Visiblement trop lentement. Sa main plaquée contre mon torse me repousse jusque dans la cabine de douche et j’ai juste le temps d’ouvrir la bouche quand l’eau chaude s’écrase sur nous.
Je déglutis en glissant une main contre mes cheveux pour dégager mon front avant de chercher son regard. Aucun de ses fantasmes ne me dérange mais je la pensais plus du genre à avoir besoin de temps, de solitude avant de revenir à ces instants plus palpables ;

▬ C’est la seule idée que j’ai trouvé pour effacer son.. ‘passage’. J’espère que tu ne tenais pas trop à tes fringues parce que de toute façon tu n’as pas le choix. »

« Oh…Très bien. C’est surement, ce qu’il y avait de mieux à faire. »

Légère hésitation, mais je suis vite convaincu. Cette douche brutale n’efface rien. Ce qui est fait est fait. Pour autant, nous sommes collés l’un à l’autre sous cette même eau qui nettoie, purifie, libère et innocente.
C'était une excellente idée.

Possessif, toujours contrarié par les souvenirs, maintenant enflammé par une flicette trempée, je l’attrape par les hanches et me penche à la recherche de ses lèvres. Une fois de plus elle décide pour nous. Je fais un pas en arrière pour lui concéder le geste et mon dos rencontre franchement la paroi de verre.

Puni et honoré, privilégié mais corrigé, je découvre la nouvelle sentence tandis que mon corps s’impatiente. Son souffle vient mourir près de mon cou et je presse davantage sa silhouette humide contre moi.

▬ T’es à moi. Dans la folie et la jalousie … Je ne laisserai personne d’autre prétendre le contraire. »

Relevant le menton avec arrogance, je me délecte de ce regard incisif, accusateur et amoureux. Je ramène mes lèvres aux siennes pour lui voler un baiser provocateur. Ma langue vient jouer tandis que mes mains frictionnent suavement ses fesses. Je la dévore des yeux. Sa poitrine contre mon torse se soulève au rythme de nos respirations accordées, le circuit de l’eau contre son visage trace avec perfection ses traits espions et nos bouches se cherchent sans pardon.

On ne me donne pas d'ordre. Il n’y a plus de place pour un dictateur. Il s’agit de mon équilibre, de ma règle numéro un. La première, inviolable, sans quoi je tombe. Je suis le seul maitre de ma vie, l’unique roi de cette existence. Toutes les années de violence et de haine sont loin derrière l’homme inaccessible, inhumain. J’ai besoin de me sentir au dessus des autres, sans arrêt, pour oublier, pour me sentir en sécurité.

« …personne n’oserait s’opposer à toi. »

Puis Erika est arrivée. Qu’on me damne, mais je pourrais la suivre les yeux fermer, apprécier ses sanctions et me sacrifier en son nom.

Ordonne, chérie, car si je suis à toi, tu m’appartiens.


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Jeu 2 Juil - 23:44


…personne n’oserait s’opposer à toi. »

Un sourire étira ses lèvres donnant à ses traits un air de défi. Elle n’était pas si certaine que lui mais qu’importe. Elle n’hésiterait pas à défendre sa part du lion si d’autres Bellosi venaient à tenter de fragiliser son couple. Elle avait ses failles, certes, sa méfiance, ses doutes quant à la fidélité de l’avocat, rapport à tant d’années passées à ne pas lui faire confiance mais c’était quelque chose qu’elle pouvait apprendre si August se montrait assez patient. La chose dont elle ne doutait absolument pas ce soir était qu’elle aimait cet homme. Pire elle l’avait tellement dans la peau que savoir une autre femme pendue à ses lèvres lui donnaient de violentes envies de meurtre à l’égard du genre féminin. Jalousie qu’elle ne s’était jamais vue éprouver auparavant. Du moins jamais à une telle intensité ! C’était comme perdre tout contrôle sur son propre esprit, laisser bouillir son sang et donner libre cours à ses instincts les plus bas. Le savoir au bras d’une autre lui donnait littéralement besoin de péter les plombs. Ils étaient.. ensembles, liés, s’appartenant l’un l’autre.. qu’en savait-elle après tout ?! Tout cela ne se décrivait pas par des mots, elle le ressentait voilà tout. C’était dans ses tripes, elle éprouvait une haine viscérale contre quiconque cherchait à s’en prendre à lui, nuire à leur couple. C’était.. elle l’aimait ! Merde, c’est tout. Elle l’aimait. Et bien que la blonde ait promené ses lèvres sur lui, laissé errer ses doigts un peu partout sur son corps, la flic ressentait le besoin quasi vital de se réapproprier ce corps qu’elle désirait tant et qui lui faisait éprouver autant de plaisirs qu’elle était capable de lui en procurer. Elle avait cette nécessité de se le réapproprier, de laisser son parfum se déposer sur son âme, à nouveau. Effacer le souvenir de la blonde, effacer la saleté et la rapacité de Bellosi. Ne garder qu’eux. Intacts. Autant que possible. Oui elle aurait pu le chasser, demander du temps pour digérer la nouvelle, le tenir à distance quelques jours mais à quoi bon ? Elle n’était pas du genre à tergiverser encore moins à se plonger dans de longues introspections et certainement pas sur le couple qu’elle pouvait former avec lui. Elle préférait prendre le taureau par les cornes, accepter le fait qu’une autre femme, que tant d’autres femmes pouvaient poser leurs mains habiles sur son avocat et qu’elle ne pourrait pas toutes les en empêcher. C’était un prix à payer. Amer et coûteux mais on a rien sans rien, non ? Elle aurait au moins le mérite d’essayer.

Tu n’oserais pas t’opposer toi ? (Elle haussa un sourcil mi-interrogateur mi-amusé.) Fais attention, c’est dangereux de me laisser les rênes. Je pourrais… en abuser. »

Un long sourire s’invita sur ses lèvres tandis qu’elle les rapprochait de celles de l’avocat pour finir par les happer dans un sauvage baiser. Elle avait faim. Faim de ce corps. Elle voulait le dévorer tout entier, le faire sien, être sienne. Les mains de l’avocat s’aventuraient déjà sur elle, cherchant la chair sous ses vêtements trempés mais il était encore prudent, pas certain de la direction que la jeune femme souhaitait donner à la situation sans doute. Elle allait éclaircir les choses tout de suite, plus prompte à agir qu’à parlementer sur l’état de ses pensées. Ses mains libérèrent d’un coup sec les derniers boutons de sa chemise. Ses lèvres s’emparèrent immédiatement de sa peau, descendant dans son cou, le long de sa pomme d’Adam, remontant à sa bouche pour la dévorer tandis qu’une de ses mains s’aventurait au-delà des frontières de son pantalon, indécemment curieuse, passablement amoureuse, un brin savoureuse. Elle s’approcha, inspecta, caressa, s’empara sans la moindre hésitation. Torturant avec délice.

Ses lèvres cherchèrent un instant leur air, elle appuya son front contre le sien, inspirant l’air que lui soufflait l’avocat tout en poursuivant ses sévices sous le tissu de ses vêtements. L’eau lui donnait chaud. Extrêmement chaud. Ou peut-être était-ce son désir qui s’embrasait littéralement ? … Sans doute un peu des deux. Dans un cas comme dans l’autre, elle n’était pas prête de refroidir la situation, pas même lorsque ses pensées lui ramenaient les images de cette blonde chevauchant presque complètement dévêtue son précieux avocat. Foutu piège.

Alors qu’elle cherchait à chasser ces images de son esprit, elle accentua malgré elle la pression de ses doigts, la violence de ses baisers, mordant presque la lèvre de l’avocat lorsqu’elle passa dessus.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Dim 5 Juil - 17:07

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

▬ Tu n’oserais pas t’opposer toi ? Fais attention, c’est dangereux de me laisser les rênes. Je pourrais… en abuser. »

Je suis très certainement celui qui ne s’opposera jamais à elle, à ses désirs. La question n’est pas d’oser, de redouter ou d’hésiter. Il s’agit simplement de laisser mes pulsions se mêler aux siennes en ces instants de pur appétit. M’opposer à Erika ? Je n’vois pas l’intérêt de freiner nos passions communes, et elle le sait pertinemment. En réponse à son air curieux j’acquiesce en lenteur, laissant planer un faux doute. Pas de menace qui tienne, aucune appréhension d’aucune sorte. Les rênes lui appartiennent, il n’y a rien que je puisse craindre.
Sauf peut être de la chérir plus encore.

Ses lèvres ne s’ennuient pas de ma peau qu’elles dévorent inlassablement comme le plus succulent des mets. Affichant un large sourire, satisfait et impatient, j’encourage l’insolence de sa main sous mes vêtements. Mes doigts redessinent sa délicieuse poitrine et tout mon être la réclame à travers des râles difficilement contenus.
Je décide de refroidir l’eau qui nous arrose en repoussant la commande de température. Un frisson, un nouveau sourire, je vais mordiller sa bouche brûlante. Le contraste n’est que plus exquis. La vapeur recouvre bientôt toute la cabine avant que nos passages ne l'effacent ;

L’arrière de mon crâne frappe une première fois contre la paroi lorsque ses gestes se font plus stricts. J’arrache un bout de tissu sans me soucier de sa fin puis soupire contre ma belle la frustration grandissante. Je me débarrasse de la couche suivante avec plus de hargne.
Nouveau choc contre la douche. Le temps s’est arrêté mais tout va trop vite. Le temps m’échappe, les sensations m’emportent.
J’implose, saisissant ses poignets pour repousser la jeune femme contre la paroi opposée.

Finalement je n’ai pas résisté. Je ne suis plus sûr.
Juste envie.
Qui détient les rênes ?

Plus un rictus en travers du visage, mes yeux seuls expriment tout le plaisir, le caprice, la possessivité qui m’habitent. D’abord ses lèvres pour un Nième baiser langoureux, ensuite je termine de la mettre à nue tandis que mes doigts viennent lui rendre sa minutieuse torture.
Mon corps s’impose au sien pour lui autoriser le moins de mouvement possible. Je cherche son souffle court et apprécie cette douche de toutes les façons possibles.

Sans prévenir, sans même m’y attendre, je prends un brin de distance. Sans la lâcher. Juste ce qu’il faut pour pouvoir la retourner, coller ses courbes sur la vitre, écraser sa silhouette sur laquelle je me plaque avec certitude : je suis à elle, elle m’appartient, nous n’sommes qu’un.

« Tu peux abuser honey, je ne suis pas pour la consommation modérée. »

A ces mots nous fusionnons, ébranlant la cloison de verre.


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 10 Juil - 20:42

Ses gestes se faisant moins sages, l’avocat ne tarda pas à manifester la différence dans son propre comportement. L’arrière de son crâne tapa contre la paroi de la douche une première fois, tirant un sourire triomphal à la jeune femme tandis qu’August retenait un râle de plaisir. Elle le tenait. Dans tous les sens du terme. Ne modifiant pas d’un pouce son emprise sur lui, ses lèvres dévorèrent les siennes tandis que sa langue jouait entre les dents de l’avocat, délicieusement intrusive. Si elle continuait ainsi elle n’allait pas tarder à le … oui. Voilà. Semblant soudain se réveiller et réaliser que la flic contrôlait la situation depuis le début, l’avocat écrasa une deuxième fois sa tête contre le mur, serrant les dents et la repoussa sans violence mais avec la ferme détermination de ne pas la laisser mener la danse toute la nuit. Affamée, Erika le relâcha et attrapa son visage entre ses mains pour l’embrasser avec fièvre tandis que les mains d’August la débarrassaient de son haut dans un craquement humide qui fit sourciller son bon sens. Bon qu’il la déshabille avec sauvagerie, soit mais quand même. Elle l’avait payé les yeux de la tête ce truc ! Ses lèvres approchèrent de son oreille. La bouche de l’avocat se perdit pendant ce temps sur ses seins encore contenus par le soutien-gorge.

T’as idée de la paye d’un flic ? Tu me le.. »

Elle s’interrompit. L’une des mains de l’avocat avait atteint sans prévenir l’intimité de sa personne et entamait déjà une lente mais délicate torture. Un prêté pour un rendu flicette. Et sans mauvais jeu de mots, l’avocat n’y alla pas de main morte. Sa respiration brûlante se perdait contre les lèvres d’Erika dont le souffle déjà court se heurta de plus en plus. Rejetant la tête en arrière, elle ferma les yeux sous le rideau d’eau qui lui tombait sur le visage, mordant sa lèvre inférieure en subissant les exquises vagues de chaleur que procuraient les gestes de l’avocat au creux de son être. Elle sentait ses jambes faiblir et se fléchir, cédant sous elle tandis que son corps au complet se faisait plus lascif. Le geste se fit un peu plus profond, Erika laissa échapper un soupir d’exaltation. Quel délice, b*rdel…

C’est à ce moment que l’avocat s’écarta très légèrement, assez pour lui faire rouvrir les yeux. Elle n’eut pas le temps de l’interroger du regard. Il la retourna et plaqua son corps contre la vitre avec autorité, approchant le sien jusqu’à épouser ses formes et susurrer à son oreille :

Tu peux abuser honey, je ne suis pas pour la consommation modérée. »

Un sourire inassouvi s’étira largement sur les lèvres de la jeune femme. Elle connaissait la suite et l’attendait avec la plus indécente des impatiences. Une main de l’avocat se glissa contre son ventre, la ceinturant tandis qu’il appuyait son corps contre le sien. Elle sursauta légèrement au premier contact, son bassin fit le reste, accompagnant le mouvement d’une lente ondulation. Les mains d’August descendirent alors le long de ses hanches et dans l’exiguïté de sa douche, elle en attrapa une, la serra avant de l’amener contre son sein. Elle ferma ensuite les yeux, laissant l’avocat torturer son corps de passion. Elle ne pensait plus à la petite blonde sur ses lèvres ni à Bellosi et toutes ces conneries, ses sentiments, la jalousie, cette faiblesse. Toutes ses pensées étaient tournées vers le corps d’August au cœur du sien, l’impatientant, la comblant, lui faisant subir des plaisirs pour lesquelles elle se serait damnée sans sourciller. Cette main baladeuse qui redessinait les contours de sa silhouette avec envie, qui commençait à les connaître par cœur, que pouvaient-ils tous contre deux corps destinés à se désirer et s’aimer ?

Les gémissements arrachés à l’extase du mouvement et de l’union de leurs deux corps trahissaient l’effet qu’il lui procurait mais elle n’en avait cure. S’il y avait une chose dont la jeune femme n’avait pas honte était le pouvoir qu’ils exerçaient l’un sur l’autre. Ni gagnant ni perdant dans leur histoire. Ils étaient tantôt le séducteur, tantôt le séduit. Le maître et l’élève. Le chat et la souris. Qui sait si le corps plaqué contre cette vitre elle n’exerçait pas plus de pouvoir sur le désir de l’avocat que lui sa force sur elle ? Quand ses mains s’agrippaient à ses fesses pour accentuer le mouvement de son bassin, qu’elle dégageait ses cheveux de sa nuque pour dévoiler son dos et la chute de ses reins, qu’elle plaquait brusquement ses mains sur la paroi de verre en objection au contrôle qu’elle commençait lentement à perdre, n’était-elle l’objet de fascination des désirs de l’avocat ?

A entendre ses soupirs et ses râles s’échouer impatiemment sur les épaules d’Erika et son corps chercher le plaisir au creux du sien, elle n’en doutait pas un seul instant. Elle eut une vague pensée pour sa consommation d’eau, question d’habitude sans doute, mais cette pensée fut noyée dans le reste de ses ressentis. Plus tard. Elle serait raisonnable plus tard. Pour l’instant, elle faisait l’amour à son avocat sous la douche.

La phrase se souffla alors d'elle-même, entre deux respirations haletantes, tandis que sa main s'écrasait d'un plaisir trop brusque contre la paroi de verre et que son corps tout entier masquait l'expression de son visage.

Je t'aime. »



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 17 Juil - 21:35

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

Les doigts se cramponnent entre eux, les respirations arrachées se perdent et nos cœurs s’envolent. Nos corps mêlés s’offrent les plus somptueux assauts, répondant aux appels de l’autre, comblant un désir inépuisable.
Il pourrait s’agir d’un véritable duel durant lequel les coups sont portés avec application et adresse. Les deux adversaires que nous sommes ont désormais baissé leur garde respective pour ne s’attarder qu’à la précision de leurs estocs. Faisant mouche à chaque fois, les émotions de plaisir et de savoureuse défaite se lisent alternativement sur nos visages et résonnent dans toute la pièce.
Mais il pourrait également s’agir d’une danse. Un langoureux ballet, mêlant profonds sentiments et talents charnels. Comme un cavalier appliqué, honoré, je mène ma galante avec soin. Parfois les pas sont plus autoritaires cependant, l’envie chassant sans mal ma civilité. Je m’impose, la nargue de murmures et de baisers taquins avant de me laisser emporter par le bienfait de ses réactions ;

Adroite et maligne, Erika apprécie entièrement le supplice, conduisant son bourreau aux cimes d’une satisfaction merveilleuse. Je resserre un peu plus mes doigts contre les siens, ma bouche ne cesse de dévorer les parcelles de peau qu’elle découvre et le rythme des secousses qui font vibrer les portes accélère de nouveau.

Ses mots ont alors l’effet d’une décharge électrique. D’une violente prise de conscience et d’un choc atteignant directement l’âme. Aucune douleur n’est ressentie néanmoins. Mon souffle court peine davantage et mes gestes s’abandonnent à elle tandis qu’un sourire indicible barre mon visage amoureux.

Il faudrait sans doute lui répondre, rendre à la jeune femme cet aveu magique. Pour nous retrouver à armes égales. Pour la rassurer, peut être. Mais rien ne s’échappe d’entre mes lèvres, rien de plus qu’un dernier râle comblé au moment où la jouissance nous délivre ;
Le front contre sa nuque et les mains refermées sur ses seins, je reprends péniblement mes esprits. Sans cesser de sourire. D’un geste épuisé je coupe l’arrivée d’eau et ramène Erika à mes bras pour l’enlacer dans un esprit possessif, égoïste.

« …ça valait bien la perte d’un haut. Malgré ta paye de flic. »

Dis-je en haussant un sourcil après avoir posé mon regard sur le vêtement déchiré. Ah ces fonctionnaires, toujours à se plaindre ! Plus sérieusement, je n’avais pas l’intention de casser quoique ce soit. Perde le contrôle, ça arrive à tout le monde. Et puis c’était agréable de sentir le tissu se déchirer sous notre impatience.

Glissant mon pouce le long de son visage, je la dévore des yeux quelques instants.

« J’t’aime aussi Erika. »

Une façon de lui rappeler ses propos. Comme pour m’assurer qu’elle s’en souvient, qu’elle en a eu conscience, qu’elle les a pensé ? Qu'elle n'a pas honte et même envie de les répéter.
Je crains probablement qu’ils n’aient été le résultat que d’une trop vive émotion physique.
Pour autant, je pense les miens.


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Mer 29 Juil - 22:44

Le corps de l’avocat s’immobilisa un bref instant. Sa respiration sembla se suspendre aux lèvres de la flic tandis que son corps à elle restait tourné vers la paroi de verre contre laquelle il la maintenait, sa propre respiration accélérée, les doigts encore crispés sur le verre dégoulinant d’eau et de vapeur. Le temps parut s’étirer une courte seconde puis les coups de reins reprirent, les lèvres d’August affleurèrent à nouveau sur sa peau et Erika se sentit respirer à nouveau. Elle avait craint un instant briser le charme qui enveloppait leurs corps. Les mots s’étaient-ils échappés ? Avaient-ils attendu cet instant ? Cela lui avait semblé naturel de le dire à ce moment, quand son être tout entier se soulevait de plaisir mais après tout, elle n’était pas une experte en amour et encore moins dans ce genre de situations socialement conventionnées par les films, séries et bouquins qui plaçaient le premier ‘Je t’aime’ au même grade d’importance que le premier regard, le premier baiser, la première nuit… Autant de fadaises que la jeune femme n’avait jamais réellement pu intégrer ni à son mode de pensée, ni à ses principes de vie. Elle ne s’était jamais montrée réticente aux relations amoureuses, simplement elle n’y avait jamais pris que ce qui l’intéressait sans réellement songer à l’effet que procurerait telle ou telle parole. Ni à l’importance que certaines pouvaient contenir. Ce pourquoi elle avait été prise de court la première fois que l’avocat lui avait avoué l’aimer. La découverte lui était tombée dessus comme une claque en plein visage et si elle avait voulu faire semblant de n’avoir pas entendu, il y avait toujours Harleen pour témoigner de la scène. Alors que les mots sortent à présent de sa bouche la surprenait et à la fois, elle ne pouvait nier avoir pensé à ce moment bien avant qu’il ne se produise. Oui, elle aimait August. Elle aimait cet homme plus qu’elle n’en avait jamais aimé d’autres. Il la mettait sans-dessus-dessous, la bouleversait dans ses principes, l’amenait à renoncer à certains, attisait sa jalousie plus que quiconque, la rendait plus territoriale qu’elle ne croyait l’être. Il la fragilisait autant qu’il la renforçait, la conduisant à protéger comme une louve ce qu’ils partageaient dès lors que quelqu’un tenait de s’en prendre à leur bonheur naissant. Parce qu’ils n’étaient encore que ça. Des nouveau-nés. Leur relation se construisait, morceau après morceau mais rien n’était encore gagné. Aimer quelqu’un ne coulait pas un ciment indissoluble entre les deux personnes. Alors lui avouer qu’elle l’aimait n’était qu’une étape sur leur chemin, importante, certes, mais loin de marquer une quelconque finalité.

L’esprit d’Erika dérivait dans ces pensées, trop loin sans doute car son corps se chargea par une brusque décharge électrique, violente et voluptueuse, de lui rappeler la situation présente. Son dos s’arc-bouta contre le corps de l’avocat, sa respiration se hacha et ses deux mains se plaquèrent contre la paroi dans cri étouffé.
L’instant d’après, son front vint se poser lentement contre le verre, elle exhala un soupir, épuisée. August lui-même se laissa reposer contre elle, ses mains toujours sur sa poitrine, comme empaumant le plus précieux des trésors. Coupant l’arrivée d’eau, il lui fit faire volte-face lentement pour l’amener ensuite contre lui.

…ça valait bien la perte d’un haut. Malgré ta paye de flic. »

Elle n’était pas précisément du même avis étant donné qu’il s’agissait de SON haut mais que voulez-vous. Si elle avait été moins terre-à-terre à cet instant, sans doute aurait-elle avoué avoir apprécié ce petit moment de sauvagerie pur et simple où tout ce qui comptait était de mettre en contact au plus vite leurs peaux échauffées par le désir. La prochaine fois, elle lui arracherait sa chemise.

J’t’aime aussi Erika. »

Le pouce de l’avocat se baladait le long de sa mâchoire, le reste de ses doigts entourant délicatement son cou. Elle l’observa sans dire un mot, sans même émettre la moindre pensée. Ses prunelles étaient simplement plongées dans les siennes et elle goûtait au silence pour permettre à ses mots de se frayer un chemin à travers elle. Ils l’atteignirent au moment où un sourire retroussa timidement le coin de ses lèvres. Elle baissa les yeux. Touchée.

Spoiler:
 

* * *

Quand son réveil sonna le lendemain matin, Erika eut du mal à réaliser que ce qui s’était passé la nuit dernière s’était réellement produit. Ce fut la présence de l’avocat à ses côtés, dans ses draps, dans son appartement mal isolé du Bronx qui se chargea de lui rafraîchir la mémoire. Laissant glisser ses doigts le long de sa jambe pour le réveiller en douceur, elle posa un baiser rapide dans sa nuque et s’extirpa du lit pour se préparer. Elle ignorait le contenu de la journée de l’avocat mais pour sa part, elle n’allait encore une fois pas chômer et c’était justement ce qu’il lui fallait après un début de nuit comme celle-ci. La douche avait eu raison de sa colère vis-à-vis d’August et de cette fille mais elle n’avait pas encore statué sur le sort qu’elle réserverait à Bellosi. Se positionnait-il sur les jugements pour meurtres ? Elle n’en avait plus le souvenir mais cela ne l’empêcherait de toute manière pas de le croiser un jour ou l’autre au tribunal ou dans les locaux de la police, attendant le client. Elle ne le raterait pas s’il commettait la moindre erreur. Son but n’était pas de l’attendre à l’arrière d’un bâtiment pour lui exploser le visage (bien qu’elle ait une furieuse envie de céder à cette pulsion, toute animale qu’elle soit) mais bien de le discréditer professionnellement comme il avait tenté de le faire intimement parlant pour August. Pour organiser des sauteries pareilles, l’homme ne devait avoir qu’un gouffre à la place des relations sentimentales, inutile donc de l’attaquer sur ce plan-là. Non, mieux valait taper sur le plan professionnel. Et ça tombait bien, elle pouvait être un véritable bulldozer à carrières dès lors qu’on lui faisait voir rouge.

La journée se passa donc ainsi sans qu’Erika repense constamment à cette histoire mais Bellosi se trouvait malgré tout en arrière-fond de ses pensées, la piquant de temps à autre quand elle relevait le nez de son boulot pour s’accorder quelques secondes de pensées. Elle ne lui accorda néanmoins pas même le quart de son attention, sachant pertinemment que la vengeance était un plat qui se mangeait froid et qu’il ne lui serait pas bénéfique de précipiter les choses. Mieux valait patienter dans l’ombre et guetter le moment où son coup serait le plus magistral. Il allait apprendre à ne plus se frotter de la sorte à son couple sans craindre de s’y piquer.

Quand le début de soirée étira les ombres sur New-York, la flic termina sa journée, salua furtivement son partenaire qu’elle avait laissé de côté toute la journée côté sarcasmes à défaut d’avoir la tête à autre chose qu’à son boulot et la soirée d’hier et sortit récupérer sa moto pour rentrer chez elle. Fut-ce un pressentiment ? Une envie soudaine ? Elle décida de faire un crochet par Manhattan pour saluer l’avocat. Rien de particulier ne l’attendait chez elle et la soirée d’hier avait été assez éprouvante comme cela pour qu’elle la passe seule à gamberger. Elle abandonna donc les décors des quartiers du Queens pour ceux, luxueux, du cœur de New York. Rien à voir avec son chez-elle évidemment mais bon, elle commençait à s’habituer à détonner dans l’ambiance générale des lieux. Sentiment qui s’évaporait dès lorsqu’elle se trouvait aussi nue que l’avocat et entre ses bras. Nulle différence pour deux êtres entièrement nus. Bon, de là à passer leur vie constamment à poil, peut-être pas.

Elle se gara, à son habitude, juste en bas de l’immeuble et casque sous le bras, monta les escaliers qui menaient  l’appartement de l’avocat. Arrivée à son étage, elle avança jusqu’à sa porte et toqua plusieurs fois. Quand la porte s’ouvrit et laissa apparaître l’avocat, elle ne put retenir un sursaut et faillit en lâcher son casque. Ses yeux le fixèrent avec horreur.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Jeu 30 Juil - 10:50

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

On pourrait penser qu’une journée comme la veille perturbe un homme, assez pour l’empêcher d’accéder à une nuit profonde et reposante. Le complot de Belosi, les danseuses sulfureuses, mes doutes, l’amour que j’éprouve, le passé, ces habitudes si ancrées en ma personne. On pourrait donc estimer que j’ai passé les heures nocturnes à me tourner et retourner dans le lit, l’esprit plein de culpabilité, de désolation, d’écœurement.
Ce ne fut pas le cas. J’ai apprécié le calme et la sérénité de notre étreinte en attendant le sommeil, puis j’ai sombré, jusqu’au matin. Assez logique finalement, avec la fin de soirée que nous avons partagée.

La matinée a débuté par une tendre caresse ce qui a mis directement mon humeur au positif. J’ai quitté Erika pour rejoindre le bureau, pressé d’en finir avec certains dossiers, de faire sourire les secrétaires et impressionner les juges. Pressé surtout de pouvoir me libérer, prendre le temps de faire un peu de sport pour évacuer ce qu’il reste de rancœur et pourquoi pas envisager une soirée tranquille. Pour une fois.
Si l’effort physique est le meilleur moyen de se défaire des angoisses et autres stress, le boulot reste un remède efficace. Je m’y plonge sans mal, reprenant le rôle de cet avocat réputé, pénible, doué. Les heures défilent aussi normalement que d’habitude ;

« Le stagiaire a rappelé ce matin monsieur. »
« Il faudrait rencontrer le juge du TGI avant demain. »
« Maitre Porter vous a fait parvenir le dossier Polta. »
« Dois-je répondre aux Dixon ? »
« Vous devez être au cabinet Fish à 14h pour la conciliation. »

« Maitre Belosi vous demande. »

What ?
Je relève le nez de l’ordinateur et croise le regard navré – bien qu’un peu moqueur – de la secrétaire. Elle confirme en effectuant un petit geste de la main pour désigner le couloir et, indirectement, l’accueil. Cet enfoiré ose se pointer ?! Mon sang-froid manque de s’effondrer aussitôt mais je tiens bon, remerciant la jeune femme distraitement tandis que je survole mes dernières notes concernant l’affaire commune.
Je doute néanmoins qu’il vienne pour ça.

« Excellente journée ! N’est-ce pas August ?? Le soleil brille, les oiseaux chantent, la vie est belle. »

Dit-il avec assurance, persuadé d’avoir un coup d’avance. Garanti de m’avoir mis en échec hier soir, il pénètre en terre conquise et installe sa répugnante masse sur le fauteuil faisant face au bureau.
Un sourire discret aux lèvres, je choisis de ne pas briser son rêve trop rapidement. Je préfère le voir chuter.

« C’est exactement ce que je me suis dit ce matin ! Tout va bien dans le meilleur des mondes : de quoi se plaindre ? Oh c’est une pensée bien égoïste venant de notre part, mais n’est-ce pas ce que nous sommes ? Une belle bande d’égoïstes plein aux as qui ne pensent qu’à leur bonheur personnel et immédiat. »

Son regard se charge d’incompréhension. Mon sourire n’est pas normal, pas plus que le discours inutile que je tiens. Où est la haine ? Comment puis-je rester si posé ? Incertain, il se racle la gorge avec un sourire mal assumé et me tend un cigare sortie de son joli coffret.
Je décline poliment.

« La soirée s’est bien terminée, au fait ? »

« …Oui…parfaitement. Le juge était néanmoins déçu que tu sois parti si précipitamment. Ce n’était pas judicieux Lockhart, ce type tient les trois-quarts du parquet. Je t’ai invité pour que tu puisses toi aussi entrer dans ses petits papiers. Mais comme souvent, tu joues l’enfant mal élevé… »

« Voyons, nous savons tous les deux que tu n’m’as pas invité pour m’aider. D’ailleurs je n’ai pas besoin de toi pour m’entourer de juristes influents, rassure toi. Mais revenons à tes vraies intentions. »

« Ne sois pas stupide ! Bien sûr que je t’ai invité pour que tu te rapproches du juge et…et il est vrai, parce que ton nom sur la liste des invités est toujours apprécié. »

Je le toise avec fierté, haussant un sourcil amusé. C’est vrai. Les impulsifs insolents sont toujours redoutés mais souvent espérés dans les soirées pompeuses. Ceux qui parviennent à se faire passer pour leurs proches s’attirent d’autant plus de respect. Belosi aime faire croire que nous nous entendons bien ;

« Je sais, ils sont tous venus parce que tu leur as parlé de moi. » Dis-je avec une exagération non feinte. « Mais plus sérieusement, ducon, tu vas avouer ce que tu as essayé de me faire ? Tu vas assumer ? »

Je me suis levé et j’ai contourné le bureau sans m’en rendre compte. Je suis devant ce minable avocat dont la race pullule et condamne toute une profession. Plus sale que les corrompus, plus tordu que les vendus, plus malsain que le bâtard que je suis, Belosi est un fléau sans même s’en rendre compte.
Je le saisis par le col et plonge un regard assassin dans ses yeux porcins.  

« …Allons August…même si tu as réussi à sauver les meubles hier soir – j’ignore comment mais je t’en félicite – crois-tu qu’il y a un espoir pour toi et cette flic ? Elle a vendu son âme au commissariat, donné sa confiance à ses collègues, laissé son corps aux criminels… Il n’y a pas un homme qu’elle a su aimer, il n’y a qu’une pauvre fille qui pense pouvoir aider une ville perdue, certainement parce qu’elle se sent responsable du déclin de sa famille. August, elle ne veut pas de tout ça. »

Le pouls accéléré, les muscles contractés et le regard égaré, je cherche un argument valable, un moyen de défense. Je relâche la chemise de Belosi et fais un pas en arrière pour m’appuyer sur le bureau.
Je sais déjà tout ça. Je sais ce qu’elle est. Je me suis interdit de m’immiscer dans son passé et j’ai accepté de lui donner ma confiance, mon amour, ma fierté. Je ne doute pas d’elle ;

Mais s’il a raison, si ce que j’ai à offrir ne lui convient pas, que veut Erika ?

« Tu t’en rendras compte par toi-même, j’ai simplement voulu t’aider. Tu es le grand maitre Lockhart, August. Tu es fort de ta solitude, de ces apparences. De ces femmes objets qui t’entourent et de ces adversaires qui t’admirent. Erika Stojanović est une erreur, une blessure… Tu souffres déjà, n’est-ce pas ? Tu n’es pas fait pour être amoureux. Tu faiblis, et elle te perdra. »

« …P*tain mais t’as répété avant de venir ? T’as mis combien de temps pour écrire et apprendre tout ça ? Si tu mettais moitié moins d’implication dans tes procès, tu finirais peut être par en gagner un ! »

« Tu es en colère parce que je dis vrai. Enfin, tu ferais mieux de réfléchir. Je suis de ton côté, je suis ton ami. »

L’homme s’est levé et vient déposer une main amicale sur mon épaule. J’observe un moment la chevalière à son doigt puis fronce les sourcils avec lassitude, laissant un soupir pénible s’échapper d’entre mes lèvres.

« Sors. Je n’peux pas me permettre de te frapper ici. »

« Me frapper ? Haha mais s’il y a une personne qui mérite ta violence… ! »

Mon poing s’écrase joyeusement sur sa pommette qui éclate sous le coup. Mes phalanges craquent une première fois. Je ne sais plus faire. La douleur remonte le long de mon avant bras mais je l’ignore et soulève l’avocat pour avoir le loisir d’imposer un nouveau choc.
La lèvre ouverte et la joue en sang, il titube et profite des deux secondes de répit pour prendre ses distances. Réaliser. Puis il sourit. La colère anime ton mon être et je m’approche, prêts à me bousiller les mains sur sa tête de salop, mais je ne sais plus faire. Je fonce sans réfléchir, sans aucune garde ni précaution. L’épaisse chevalière vient alors rencontrer ma mâchoire et remonte jusqu’à l’arcade sourcilière qui se déchire.

« …J’ai encore plus d’amis que toi, August. Tu ne t’en tireras pas. En venir aux mains, c’est si petit. Ça te ressemble, en fait. Tu viens de nulle part, tu n’avais rien que la violence et c’est naturellement que tu y retournes. Parce que tu ne sais pas quoi faire avec elle, hein ? Parce que tu sais que j’ai raison ! »

Il a raison. Là d’où je viens, les coups pleuvaient quotidiennement. Combien de fois papa s’est servi de sa ceinture ? Combien de fois ai-je mangé la poussière en m’écroulant sous les baffes de maman ? Ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, mais j’ai toujours su encaisser.
Ses droites sont ridicules, ses cris vains. Je ramène mes poings à ses côtes et enchaine sur son visage, lacérant ma peau sans même le sentir.

~ ~ ~ ~ ~


J’avale un peu d’eau et constate enfin la douleur. Un peu partout sur le visage, mais surtout dans les mains. Le flot de parole de la demoiselle me fait grimacer mais son sourire me suffit : il n’y a pas eu de catastrophe. Disons, rien de pire qu’un petit règlement de compte.

« […] l’a emmené à l’hôpital, il a promis que ce n’était pas fini et que vous alliez payer cet affront. Mais croyez-moi, il était prêt à vous tuer quand je suis entrée, je suis sûre qu’il préférera taire l’incident. »

C’est surement ce qu’il fera. Je n’ai cependant pas peur de devoir m’expliquer. Malgré la douleur, la bêtise de ces réactions et la merde dans laquelle je viens de me mettre : j’assume, et apprécie. Il fallait faire sortir la colère, d’une façon ou d’une autre.
Remettant ma soirée sportive à demain, je choisis de rentrer chez moi après avoir rassuré la secrétaire qui n’a jamais vu de sang. Ça tâche, c’est rouge, ça coule et enlaidi, mais je vais bien.

~ ~ ~ ~ ~

Appuyé sur l’évier de la salle de bain, je m’observe dans la glace en secouant la tête. Les attaques de Belosi étaient faciles. Il savait comment m’énerver, me blesser. Et il a réussi. Je ne cesse de me répéter que ce n’sont que des mots pour contrarier, qu’il ne sait rien d’elle, de nous. Je ne parviens pas à me rassurer.
Quand je décide de m’affaler sur le canapé, on frappe.

« …Erika ? C’est, ça va. Promis. C’est plus moche que ça fait mal. »

Dis-je en désignant mon visage, peinant à tendre correctement la main. Bordel. Nous n'avions pas parlé de nous voir ce soir, je ne voulais pas qu'elle découvre ça.
Je perds encore un point.

« Je t’assure, ce n’est rien ! Erika, calme-toi. J’ai…Belosi est venu et ; »

Est arrivé ce qu’il devait arriver. Je hausse les épaules, feignant l’innocence. Je ne suis pas tant coupable, après tout, il a frappé le premier hier soir. La flicette est visiblement mécontente et gesticule dans tous les sens jusqu’à disparaitre dans la salle de bain. Je décide de ne pas la suivre et sers tranquillement deux verres de vin avant qu'elle revienne.

« J’suis désolé je ne voulais pas t’inquiéter. J’allais cacher tout ça avant de te rendre visite, promis. Je ne voulais pas t’imposer cette gueule amochée… »

Un rictus, je me mords la lèvre et lui tends son verre, espérant l’amadouer un peu.
Je n’ai pas envie de sa colère.

Et toi, chérie, que veux-tu ?


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Mer 5 Aoû - 14:11

…Erika ? C’est, ça va. Promis. C’est plus moche que ça fait mal. » tenta de la rassurer l’avocat.

Ça va ? Comment osait-il lui sortir un ‘ça va t’en fais pas’ avec son arcade sourcilière explosée, un cocard à l’autre œil, la mâchoire tuméfiée, les mains et le visage ensanglantés comme après un passage à tabac ?! Rapidement, Erika inspecta le reste de son corps, rien d’affolant ou de cassé s’il avait pu marcher jusqu’à la porte sans ramper et lui parler sans grimacer outre mesure. Et lui dire que ça va, hin hin. Oh bah oui, ça va, écoutes, juste un petit ravalement de façade mais rien de bien méchant. Non, bah non tu penses. Sentant la moutarde lui monter au nez à regarder sa gueule cassée, son air légèrement coupable, elle entra dans son appartement d’un pas ferme, le laissant refermer. Elle prit d’emblée la direction de la salle de bains, parlant à travers les pièces tandis qu’il essayait vainement de lui assurer que ça allait, vraiment. Elle n’écoutait pas.

Ça fait combien de temps que t’es rentré ? T’as pensé à mettre de la glace sur tes mains, ton visage ? Non ? Evidemment, on s’en fiche d’avoir la gueule toute enflée du moment qu’on s’est bien dégommé ! Je te jure, August, je ne sais pas ce qui te passe par la tête des fois mais là … T’as mis où les serviettes ? »

Et tandis qu’elle soliloquait, seule avec sa colère, elle fouillait la salle de bains, en sortait des serviettes propres, de l’alcool pour désinfecter, une bassine qu’elle allait remplir d’eau chaude dans la cuisine, mettant tout ça sous son bras et redescendant d’un pas autoritaire pour poser son package sur le canapé avant de se diriger vers la cuisine, rattrapant la bassine à la dernière seconde pour l’emporter avec elle. Pendant ce temps, August plaidait sa cause.

Je t’assure, ce n’est rien ! Erika, calme-toi. J’ai…Belosi est venu et ; »

Et ?
Marquant un temps d’arrêt en remplissant la bassine, Erika planta ses yeux dans ceux de l’avocat et l’observa, les sourcils froncés. Belosi, le rejeton de Satan, l’espèce d’enflure d’avocat qui avait tendu un piège à August pour qu’il se retrouve en compagnie d’une jolie danseuse sur des photos compromettantes ? Qui d’autre après tout. Mais que s’était-il passé réellement ? Il était venu finir ce qu’il avait commencé au point de refaire le portrait d’August ? Elle coupa l’eau, se brûla en voulant tester la température de l’eau et rajouta de l’eau froide avant d’empoigner la bassine et de faire signe à l’avocat d’aller s’asseoir sur le canapé avec ses verres.

J’suis désolé je ne voulais pas t’inquiéter. J’allais cacher tout ça avant de te rendre visite, promis. Je ne voulais pas t’imposer cette gueule amochée… »

La flic le regarda à nouveau, haussant un sourcil. Imposer sa gueule amochée… il avait de ces idées lui parfois. Sans dire un mot mais secouant la tête comme agacée par son propos et voulant le chasser, elle attrapa une serviette propre, la plongea dans l’eau chaude et s’assit à côté de l’avocat mais tournée de sorte à lui faire face. Approchant son visage du sien pour examiner sa plaie sous l’arcade, elle lui attrapa délicatement le visage pour le pivoter.

Ne bouges pas. » lui intima-t-elle, les sourcils froncés de concentration.

Elle n’était pas infirmière, encore moins passionnée par les travaux de couture mais d’un œil tout ce qu’il y a de plus amateur, elle constata que les points de suture ne seraient sans doute pas nécessaires. Ca saignait beaucoup mais la profondeur de l’entaille, là, sans nettoyage, ne paraissait pas énorme. Elle inspecta de la même manière les autres plaies de son visage, usant de la même délicatesse tout en le rappelant à l’ordre d’un claquement sec de langue dès qu’il faisait mine de bouger. Pas de point de suture à faire. Elle soupira intérieurement de soulagement. La seule fois où elle avait fait ça, Dexter avait eu la pire cicatrice de toute sa vie et elle n’avait jamais autant tremblé en présence d’un fil et d’une aiguille. Elle pouvait déloger des balles, voir des quantités de sang sans broncher, dépendre des pendus, examiner des cadavres au plus près. Mais qu’on lui sorte un kit de suture et qu’on lui demande de suturer la peau de quelqu’un et elle freinait des quatre fers. Elle n’était pas infirmière, encore moins médecin. Chacun son job.

Attrapant la serviette mouillée dans la bassine, elle l’essora plusieurs fois avant de la plier pour en faire une espèce de grosse compresse qu’elle appliqua d’abord grossièrement pour éponger le sang qui coulait des différentes plaies, à commencer par l’arcade. De temps à autre elle jetait un œil à l’avocat mais ne pipait mot, concentrée sur ce qu’elle faisait. Une fois les plaies moins sanguinolentes, Erika rinça du mieux qu’elle put la serviette dans la bassine qui se colora d’un rouge carmin et appliqua de nouveau la serviette sur le visage de l’avocat, par petites touches, son autre main lui maintenant le visage. Débarbouillé et l’air un peu moins amoché, l’avocat avait meilleure mine. Erika le regarda et s’avança pour poser un baiser sur ses lèvres avant de se reculer et de murmurer avec tendresse.

T’es sexy avec ta gueule cassée. Imbécile. »

S’attaquant ensuite aux mains, Erika les posa toutes les deux sur ses genoux et prit la première dans sa propre main pour en examiner les jointures et les nettoyer délicatement. Les yeux rivés sur sa tâche, elle demanda finalement :

Qui a frappé le premier ? Toi ? »

Son ton ne se voulait pas inquisiteur, pourtant la question la taraudait. Que ce soit lui ou Belosi, à vrai dire la réponse lui importait peu. Le motif en revanche, l’intéressait plus. Cela allait-il se reproduire ? Fallait-il qu’elle intervienne d’un côté ou de l’autre ? Elle n’était pas de ses petites amies qui posent bravement une main sur chaque torse pour séparer deux hommes en manque de violence mais qu’August se fasse battre à mort la fois suivante ou que lui-même démonte Belosi en pièces détachées. Ça non.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 14 Aoû - 17:55

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

Je suis sexy avec ma gueule cassée, en espérant que ce soit également le cas quand je me porte bien. Amusé, je la remercie d'un hochement de tête.

Qui a frappé le premier. Bonne question. Les coups reçus ont certainement trop bien fonctionné, à tel point que je ne me souviens pas du début de la castagne. Sans doute ai-je cédé le premier, n’étant pas naturellement d’un grand sang froid. J’ai certes appris à masquer cette impulsivité qui m’a longtemps coûté, Belosi est allé trop loin et les barrières ont cédées ;
Me frottant pensivement le front, je me souviens alors. Quelques mots, insultes, entailles. J’ai vue Erika pendant qu’il crachait son venin, j’ai imaginé son quotidien que je connais pourtant et envisagé sa réalité comme son passé. La conclusion de cet abruti fut alors trop proche d’une réalité supposée.


Les doigts habiles – et un peu brusque – d’Erika pansent mes mains et j’apprécie ce contact, la douce chaleur, le charme du geste malgré le contexte. Mon regard remonte alors jusqu’à son visage, concentré, sérieux. Elle n’apprécie pas ce que j’ai fait. Que je sois ou non celui qui a frappé le premier, s’abaisser à en venir aux mains est dégradant pour un homme de ma condition. Pour tout homme à vrai dire, de nos jours.

Je soupire, incapable de la sonder, de deviner ce qu’était sa vie autrefois, ce qu’elle est réellement aujourd’hui ni ce qu’elle espère de nous. De moi.

« Il est venu fanfaronner, persuadé d’avoir réussi son petit coup de la danseuse. J’ai fanfaronné à mon tour, tu me connais, l’occasion était trop belle. » Dis-je avec un sourire narquois et assumé aux lèvres. « Il a…il a utilisé d’autres arguments blessants qui ont eu raison de ma patience. J’suis désolé. Je pense au moins qu’il se tiendra tranquille. »

Pour le moment. L’animal est solide, têtu et rancunier. Il ne laissera pas couler. Cette humiliation mérite vengeance c’est sûr mais je saurais pour l’instant anticiper ses actions politiques et autres déplacements stratégiques. Je connais ses alliés et dispose personnellement d’un certain nombre de connaissances importantes. Ça ira.

Je récupère mes mains soignées en la remerciant et porte le pouce contre mon arcade douloureuse. Elle ne tient jamais bien longtemps, cette conne. Les agressions me paraissent plus nombreuses, plus régulières ces derniers mois. La ville va mal, et le peu que fait la mairie n’arrange rien.
Un nouveau soupir, je réalise que je me suis légèrement éloigné de la jeune femme. Installé à ses côtés, je me suis déplacé sur le fauteuil, les yeux perdu dans le vide. Les mots de l’avocat me reviennent et les doutes qu’ils ont créé s’agrandissent, plongent plus profondément dans mes peurs et réveillent alors méfiance, colère et envie de solitude.

« N’en parlons plus. Je ne veux pas lui accorder le moindre point : il ne pourrira pas une soirée de plus. Comment tu vas, toi ? Ta journée ? »

Une soudaine curiosité me vient. J’aimerai tout savoir. Le détail. Mais certainement pas de ses enquêtes ou des remous qui secouent la ville. Je veux savoir qui elle a vu, quand, comment. Qui sont ses plus proches partenaires, ses préférés, les insupportables. Accorde-t-elle sa confiance aux pions de la sécurité ou est-elle la Erika Stojanovic que je connais ? Qui n’accorde sa confiance que par petites parts, au fur et à mesure, en fonction des démonstrations de qualité qu’elle décèle ?
Jaloux, anxieux, inquiet, je me masse le visage en oubliant un instant ses plaies. Une grimace suivi d’un râle, je finis par me lever, lassé.

Je ne suis pas un homme possessif : je n’en ai jamais eu besoin, ni envie. Et ça ne changera pas. Ça ne peut pas changer. Car si Belosi a raison, je serai seul responsable de l’insupportable douleur qui me frappera, quand elle partira...

« Tu restes un peu ? »

Supplication, espoir, invitation ou abandon, je ne sais même plus.


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 14 Aoû - 21:38

Ses doigts manipulaient à présent ceux d’August avec un peu moins de douceur. La réponse tardait à venir et elle sentait presque les rouages tourner dans l’esprit de l’avocat, pesant le pour et le contre, évaluant ce qu’il lui était possible de dire sans.. sans quoi ? La mettre en pétard ? C’était déjà fait. C’était la deuxième fois qu’elle le ‘voyait’ se battre. La première remontait à l’agression de cette fille dans la ruelle où August avait tenté de s’interposer et s’était finalement fait évincer rapidement. Et si elle n’était pas prompte à le balancer dans le panier des hommes violents qui avaient jalonné sa route, elle ne pouvait s’empêcher de se poser des questions. Pourquoi frapper Belosi ? Qu’avait-il dit de si insupportable qu’il ait recours à ses poings plutôt qu’au reste de son armada verbal ? Sa logorrhée ne figurait pourtant pas parmi les moins impressionnantes de la ville. Alors quoi ?

August soupira finalement et cracha le morceau. Enfin en partie.

Il est venu fanfaronner, persuadé d’avoir réussi son petit coup de la danseuse. J’ai fanfaronné à mon tour, tu me connais, l’occasion était trop belle. (Son sourire mourut aussi vite qu’il était apparu.) Il a…il a utilisé d’autres arguments blessants qui ont eu raison de ma patience. J’suis désolé. Je pense au moins qu’il se tiendra tranquille. »

Erika le regarda à son tour, essayant de déchiffrer son expression, deviner ses pensées. Que mettait-il derrière ‘autres arguments blessants’ ? Qu’est-ce qui pouvait bien faire perdre patience aussi vite à un homme réputé pour sa verve et ses stratégies de plaidoirie ? Pourquoi cette absence d’explications plus poussées ? C’était à cause d’elle c’est ça ? Oui ? Non ? Rah mais bon dieu pourquoi était-il obligé de faire autant de mystères à une flic ?!
Sentant qu’elle s’énervait du peu d’informations qu’il lui donnait, Erika termina son bandage avec un vague grognement à l’égard de sa dernière phrase. Pour sûr, Belosi avait intérêt à se tenir tranquille à présent sinon c’était elle qu’il verrait débarquer et dieu sait qu’elle n’allait pas se priver de faire une jolie paire de boucles d’oreilles avec ses couilles s’il continuait de les lui briser.

La remerciant puis s’écartant, August sembla se perdre dans ses pensées le temps qu’Erika repose son attirail sur la petite table. Elle posa le tout tel quel, songeant qu’elle rangerait ça après et se tourna vers l’avocat qui sembla émerger des méandres de son esprit. Il secoua la tête comme pour se réveiller d’un mauvais rêve.

N’en parlons plus. Je ne veux pas lui accorder le moindre point : il ne pourrira pas une soirée de plus. Comment tu vas, toi ? Ta journée ? »
Euh.. ç’a été. La routine. » répondit-elle, prise de court par sa question autant que par son incapacité à formuler une réponse correcte.

Elle haussa vaguement les sourcils, incertaine de la direction que prenait la conversation à cet instant. August se leva alors en soupirant d’un air las, elle le regarda faire sans dire un mot. La situation lui échappait, elle le sentait. Pas qu’elle ait besoin de tout contrôler à cet instant mais l’avocat paraissait ailleurs, perdu dans ses pensées, réfléchissant à autre chose en même temps qu’il lui parlait. Pensait-il aux propos de Belosi ? Les fameux arguments blessants dont il ne voulait rien lui dire et qu’elle allait devoir lui extirper de force pour qu’il cesse de se comporter aussi étrangement avec elle ? Elle n’avait besoin que d’un regard vers lui et de son instinct pour lui souffler que la réponse était oui. Elle soupira intérieurement. Sortez avec un flic, vous regretterez vite de ne pas répondre à ses questions.

Tu restes un peu ? » demanda-t-il à brûlepourpoint.

Mais qu’est-ce qui t’arrives August …
Erika ne put s’empêcher d’agir ensuite. Il était trop étrange pour qu’elle feigne de ne pas le remarquer. Son regard autant que ses attitudes étaient perturbées, parasitées par elle ne savait trop quelles pensées ou propos de l’autre avocat. Mais elle n’allait pas tarder à le découvrir…
Se redressant à son tour, elle contourna le canapé pour le rejoindre tout en conservant une distance de conversation. Elle ignora superbement sa question parce qu’il était clair qu’elle n’allait pas bouger de cet appartement jusqu’au lendemain à moins qu’il ne la fiche dehors et que c’était bien la peine de lui poser cette question alors qu’elle avait débarquée d’elle-même sans prévenir. Il croyait qu’elle était simplement venue prendre le thé ? Les hommes des fois …

Le jaugeant, les sourcils légèrement froncés, elle demanda :

Qu’est-ce que t’a dit Belosi exactement pour que ça te mette dans cet état ? Et me dis pas que c’était que des paroles en l’air qui ne valent pas qu’on en parle maintenant parce que je te jure que j’ai pas besoin de mes instincts de flic pour voir qu’il y a quelque chose qui cloche. »

Elle marqua une pause très courte avant de poursuivre.

Il t’a parlé de moi ? C’est ça ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ? Réponds-moi August. »

Et regarde-moi nom d’un chien.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Dim 16 Aoû - 10:10

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

J’ai rarement été si mauvais. Il faut pourtant reconnaitre que ce soir, je ne suis pas foutu de dissimuler les angoisses qui me rongent ni d’articuler un mensonge crédible. Planté dans le salon, le visage douloureux et les mains paralysées par des plaies piquantes, je dévisage Erika comme si je ne la connaissais pas.
Alors voilà. Hier soir je pensais avoir esquivé – de justesse – un piège monstrueux et donc sauvé mon couple. Ce soir, je réalise que Belosi aura finalement frappé plus fort que moi. Son jugement sur mon histoire avec la jeune femme était insultant, dur. Mais terriblement véridique ;

La mine sévère, lourde de reproche, je plonge dans son regard avec tant de méfiance. Je peine à nous reconnaitre.
Ai-je jamais su ce que nous sommes ?

▬ Qu’est-ce que t’a dit Belosi exactement pour que ça te mette dans cet état ? Et me dis pas que c’était que des paroles en l’air qui ne valent pas qu’on en parle maintenant parce que je te jure que j’ai pas besoin de mes instincts de flic pour voir qu’il y a quelque chose qui cloche. »

Il vaut peut être mieux miser sur la vérité. A supposer que je parvienne à l'expliquer. Le ton autoritaire et impatient d’Erika m’agace bien qu'il soit logique. Si elle réagit ainsi c’est d’abord parce qu’elle s’inquiète…je suppose.
Perdu entre des sentiments contraires et envahissants, je soupire alors qu’elle a le courage d'abattre la bonne carte.

▬ Il t’a parlé de moi ? C’est ça ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ? Réponds-moi August. »

Comme si l’atmosphère dans l’appartement me consumait, je ne tiens pas en place. Je piétine, fais face à la porte en espérant qu’elle m’entraine puis finalement me retourne et replace mes yeux sur elle.
Il n’y a rien que je puisse lui reprocher. Et pourtant, là au fond de moi, je lui en veux.

« Ouais. »

Dis-je, pour confirmer. Pour annoncer une suite qu’aucun de nous ne veut entendre. Il a parlé d’elle, sans la connaitre. Il a fait des suppositions sans savoir, juste pour blesser. Mais Erika est entière et si facile à sonder malgré ses silences. Quant à moi, c’est tout juste s’il existe encore quelqu’un en ville qui ne connait pas par cœur ma biographie ;

Belosi a probablement eu raison sur toute la ligne et j’en suis terrorisé.

« Il a dit que, qu’on n’était surement pas capable de tenir le coup. Toi et moi. Que tout ce que j’ai l’air d’attendre de toi, tu l’as déjà donné à ton boulot. Tes collègues. »

Première partie. Erika et son travail, Erika et ses engagements professionnels, sa dévotion pour une activité qu'on ne peut pratiquer qu'à 200%.
Je poursuis, histoire de tout balancer en une fois. Nous ferons le point après, elle n'est pas la seule à qui je fais des reproches...

« Il affirme que je ne peux pas changer. Même si j'éprouve des choses pour toi que…» Je soupire, esquissant un sourire désabusé. « D’une façon ou d’une autre, on va tomber. »

Je détourne enfin le regard pour chasser la naissance de larmes humiliantes. Recommençant à faire les cent pas, je passe du côté cuisine en laissant mes mains glisser au hasard sur les meubles, nerveuses et indécises. Je boue, et je sais qu’elle aura surement les bons mots ce soir.
Combien de temps pourra-t-on encore se mentir ?

« J’sais pas quoi penser Erika. Je suis passionné par ce qu’on partage. Je suis tellement fier que tu sois là, à mes côtés… »

Mais j’ai l’impression qu’on se voile la face.


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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Jeu 20 Aoû - 21:23

L’avocat ne lui fit pas face immédiatement et ne répondit pas à ses questions. Se tournant vers la porte, il sembla envisager l’idée de partir. Là. Et à dire vrai, Erika y songea un instant aussi. Qu’il parte loin. Que cette atmosphère de plus en plus irrespirable cesse enfin de lui peser. Les événements lui échappaient, les pensées de l’avocat lui étaient refusées et bien qu’elle ne sache pas pourquoi, elle sentait venir la confrontation. Elle s’énervait. August et elle avaient déjà eu ce genre d’échanges. La dernière fois, elle avait cédé, accepté de ne pas avoir plus de réponses, de rester dans le flou. Ce soir, après ce qu’il s’était passé ; elle en était incapable. Alors August lui fit face.
Tous les reproches du monde n’auraient pas été plus blessants que le regard qu’il lui jeta. Elle en resta figée et instinctivement sur la défensive, attendant sa réponse comme d’autres attendent leur sort. Après une affirmation sèche, l’avocat s’expliqua.

Il a dit que, qu’on n’était surement pas capable de tenir le coup. Toi et moi. Que tout ce que j’ai l’air d’attendre de toi, tu l’as déjà donné à ton boulot. Tes collègues. »

Elle se prit ses propos comme un coup dans l’estomac. Ses pensées immobilisées sous son crâne, elle ne fit pas un geste, n’esquissa pas un mot. Elle déglutit, la gorge soudain sèche et sa colère se mua intérieurement en panique. Comme celui qui vient de se prendre une vérité en pleine face. Ses yeux rivés dans ceux d’August, elle le regarda comme s’il se trouvait à des kilomètres d’elle. Et en vérité, c’était le sentiment qu’elle avait. Ils étaient au bord d’un gouffre. Chacun sur son bord de ravin. Se faisant face. Elle était prête à sauter pour ne pas avoir à entendre la suite mais l’avocat n’en avait pas terminé et poursuivait d’un air désabusé.

Il affirme que je ne peux pas changer. Même si j'éprouve des choses pour toi que… D’une façon ou d’une autre, on va tomber. »

On va tomber.
Elle ne cilla pas, toujours aussi incapable de formuler ses pensées, August ne semblait pas avoir fini de massacrer ce qu’il y avait encore entre eux. Ses doigts glissant le long des meubles brillants de la cuisine, il se tourna finalement vers elle. Elle, le suivait des yeux depuis le début sans avoir pour autant bougé d’un iota. Ses sourcils se fronçaient seulement un peu plus.

J’sais pas quoi penser Erika. Je suis passionné par ce qu’on partage. Je suis tellement fier que tu sois là, à mes côtés… »

Mais.. ? » formula-t-elle d’une voix pressante.

Ses yeux croisèrent ceux, silencieux de l’avocat et la panique céda de nouveau sa place à la colère. Violemment. Si elle avait songé un instant se recroqueviller sous les propos de l’avocat, si ce qu’il venait de lui dire faisait écho à la plupart de ses angoisses enterrées au fond du jardin ces derniers mois, elle ne pouvait pas, elle n’était pas en mesure de supporter ça une minute de plus. Elle aurait pu hocher la tête de façon fataliste, laisser couler les larmes qui menaçaient sous la surface, oui, elle aurait pu. Mais elle était tellement, tellement furieuse d’entendre August céder à l’appel de la facilité, baisser les bras après tout ce qu’ils avaient vécu qu’elle… c’était trop, il fallait qu’elle intervienne. Laissant pulser la rage dans ses veines tandis qu’elle se tournait pour faire face à l’avocat, croisait les bras sur sa poitrine et se campait, bien droite, elle le chercha. Sans détour.

Mais tu crois que je suis pas capable d’assumer notre couple c’est ça ? Ou peut-être que tu crains que le problème ne vienne de toi ? »

Elle s’approcha de la cuisine et poursuivit, toujours aussi furieuse, ne quittant pas l’avocat des yeux. Elle était incapable de retenir cette colère en fusion qui débordait d’elle.

J’vais te dire une chose moi August. Les seules personnes capables de me faire douter de notre couple, c’est nous deux. Et jusqu’à présent j’ai jamais douté de l’un ou de l’autre plus que de raison. Belosi ? Il peut aller se faire mettre ! C’est pas un avocat bouffi et arrogant qui va me dicter ma conduite et encore moins la façon de gérer mon couple. Ok ? »

Sa poitrine se soulevait de fureur, elle crachait ses propos avec tant de colère que le souffle lui manquait presque pour ses fins de phrases. Son corps tout entier semblait prêt à se jeter sur un Belosi imaginaire qu’elle aurait mis en pièces avec les dents s’il le fallait. A fusiller August du regard, on avait peine à croire que ça n’était pas totalement contre lui qu’elle criait et déversait sa rage.

Oui j’suis à 200% dans mon travail et oui je suis pas la première femme que tu aies eue dans ton lit mais merde ! EN QUOI. CA LE. REGARDE ! August tu vas pas te laisser impressionner par un emmerdeur pareil ? Tu vaux mieux que ça ! Tu.. »

Elle s’arrêta de parler, ne trouvant pas de terme adéquat et soupira bruyamment en se détournant, faisant à nouveau face au salon. Son cœur battait furieusement contre ses oreilles, ses mains tremblaient autant de rage - qu’elle avait bien su extérioriser - que de panique qui elle, en revanche, restait sournoisement tapie sous la surface. Oui, à cet instant, elle était terrifiée. L’avocat était en proie à un doute qui remettait en cause nombre de choses s’il décidait d’y prêter plus d’attention et Erika était mortifiée à l’idée qu’il le fasse. Si elle avait toujours craint de s’être trompée sur le compte de l’avocat, de se découvrir un jour la plus cocue de New York, elle n’aurait jamais pensé se retrouver face à ces incertitudes-là. De sa part oui. Mais de la part d’August… Et comment donner tort à Belosi ? Lui qui ne faisait que pointer les faits qu’ils avaient tous deux en tête depuis le début de leur relation. Il avait raison, d’une façon ou d’une autre, ils pouvaient un jour tomber. Mais quelle relation n’était pas soumise à cet ultimatum ? La leur n’était pas plus.. bizarre qu’une autre ! Elle refusait de se plier à ce genre d’arguments. Surtout venant d’un type qui avait essayé de semer la zizanie entre eux.

Erika inspira et expira plusieurs fois, tâchant de se calmer mais en vain. Ses mains tremblaient toujours. Elle fixait tant d’objets dans l’appartement pour essayer de penser à autre chose qu’elle se rendit à peine compte que ses yeux s’étaient embués. Un sourire désabusé se peignit sur son visage tandis que la première larme dévalait sa joue.

T’as pas le droit de douter de moi comme ça. Pas toi. »

Elle le détestait. Elle détestait être sentimentale, elle détestait étaler ses sentiments comme ça, dire tout haut ce qu’elle pensait tout bas, poser des mots sur ce qu’elle ne comprenait pas, sur ce qu’elle ne faisait que ressentir. Elle se sentait pathétique et elle détestait encore plus cela. Il la poussait à bout. Elle ne supportait pas de pleurer devant lui, de devoir se justifier ainsi parce qu’il émettait des doutes non pas de lui-même mais parce qu’un con s’était mis en tête de foutre son grain de sable dans un engrenage qui n’était pas le sien. Quelles justifications pouvait-elle apporter ? Elle n’était pas à une thèse ! Ils s’aimaient, point. Pas d’explications à donner, ces choses-là n’en avaient pas besoin pour exister !

Maintenant si tu ne me fais pas confiance, si tu ne nous fais pas confiance et que tu préfères croire Belosi … (elle fit un geste vague de la main, de celle qui s’en laverait les mains, retroussant ses lèvres d’un air humble.) Vas-y.  Crois Belosi. Mets un terme à cette relation. »

Mais je t’aime et j’espère que t’en es conscient.



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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 21 Aoû - 20:44

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

▬ Mais tu crois que je suis pas capable d’assumer notre couple c’est ça ? Ou peut-être que tu crains que le problème ne vienne de toi ? »

Les deux, sans doute. C'est dû à nos personnalités naturellement incompatibles avec une relation amoureuse. Je ne vois pas comment la justicière de la grosse pomme et l'avocat du diable peuvent construire une histoire ;
Que faisons-nous depuis quelques mois ? A bien y réfléchir et en regardant dans notre dos, le résultat qui me paraissait extraordinaire hier s'avère ce soir très modeste. Nous avons juste réussi à être ensemble. A deux. Nous qui avant cela étions deux entités trop indépendantes, solitaires, libres.

▬ J’vais te dire une chose moi August. Les seules personnes capables de me faire douter de notre couple, c’est nous deux. Et jusqu’à présent j’ai jamais douté de l’un ou de l’autre plus que de raison. Belosi ? Il peut aller se faire mettre ! C’est pas un avocat bouffi et arrogant qui va me dicter ma conduite et encore moins la façon de gérer mon couple. Ok ? »

Ok.
Ce n'est pas Belosi qui a créé ces doutes. Il n'en est pas la cause. Ce sont des obstacles qui ont toujours existé, que nous avons volontairement ignoré pour croire que c'était possible. Il a juste formulé ce que nous savions déjà… Un mal pour un bien.
N'est-il pas temps d'y porter attention ? De tirer le signal d'alarme et de s'affoler ?
Je refuse de nous voir tomber, mais je ne vois pas d'autres solutions et ça me tue.

▬ Oui j’suis à 200% dans mon travail et oui je suis pas la première femme que tu aies eue dans ton lit mais merde ! EN QUOI. CA LE. REGARDE ! August tu vas pas te laisser impressionner par un emmerdeur pareil ? Tu vaux mieux que ça ! Tu.. [ …] T’as pas le droit de douter de moi comme ça. Pas toi. »

Sa colère envahi l'appartement, noirci son cœur et étouffe mes émotions. Je n'sais plus si je suis en colère contre nous, contre Belosi, contre la haine d'Erika ou ses réponses. Les choses n'avancent pas ! Elle campe sur ses positions professionnelles et j'en ferai autant. Malheureusement, c'est notre plus gros problème.

Je laisse la demoiselle pester tant que les mots lui viennent. Je sais à quel point ça peut être soulageant, même si c'est un bien de courte durée. Comme à chaque fois que nos avis divergent, j'aime entendre tous ses arguments avant de plaider. Surement une déformation professionnelle.
Pour conclure, la jeune femme baisse d'un ton. Baisse les bras. Sans chercher à me retenir, elle me libère sans autre forme de jugement et attend.

▬ Maintenant si tu ne me fais pas confiance, si tu ne nous fais pas confiance et que tu préfères croire Belosi … […] Vas-y.  Crois Belosi. Mets un terme à cette relation. »

Son attitude m'insupporte. Elle me reproche d'accorder un brin d'attention aux dires de Belosi pour finalement s'allonger d'elle-même sous la guillotine ?! Las et perdu dans le tourbillon de mes émotions, je suis confronté à un ressenti nouveau. Différent. Ô combien détestable. La situation fait mal, la douleur se répand dans tout mon corps sans être pourtant localisable. Je serre les dents, retiens mes larmes, fuis son regard et me sens irrémédiablement attiré vers mes anciennes armes : l'armure invisible mais indestructible de l'avocat coureur mais autonome, odieux mais souverain.

Faisant trois pas vers la porte, j'hésite à ouvrir la bouche et préfère finalement attraper la poignée. Le plongeon est effrayant, la chute sera certainement douloureuse. Et après ? Juste sortir, prendre l'air, m'accorder une pause. Je passe le seuil et, bordel, reviens sur mes pas pour claquer la porte et nous enfermer.
Prisonniers entre ces quatre murs qui sont parmi les rares à accueillir et permettre notre relation, nous n'avons plus qu'à trouver une solution.
...

« Par quoi je commence Erika ? Tu es à 200% dans ton travail. Super. Quant à moi tu te trompes, si t'es pas la première à froisser mes draps t'es la première pour qui je fais tout ça. »  

La deuxième que j'aime, en fait. Mais Sarah était différente, à tout point de vue. J'étais un gamin, il s'agissait d'un autre August.
Erika est la première à bien des niveaux.

Mes pas me ramènent face à elle. La confrontation est nécessaire, il s'agit d'une envie indescriptible de contact, de violence, une envie qui semble vitale pour rassasier un cœur ouvert en train de se vider.

« Belosi n'a rien inventé. Si j'en suis venu aux mains c'est parce qu'il a dit ce nous avons lâchement cherché à cacher. C'est pas nous que tu n'assumes pas. C'est ce que nous sommes indépendamment. C'est ces trucs, encrées en nous, qui font que nous ne saurons pas tenir la distance. Notre implication dans le boulot est une épine énorme, mais il n'y a pas que ça. Il y a que...qu'on ne sait pas si ça tiendra parce qu'on ne sait même pas si on en a réellement envie ! »

Je marque une pause pour ravaler un sanglot.

« Ose me dire que tu es sûre de toi ? Ose me dire que tu es prête à tout pour August Lockhart ? »

Je plante mon regard dans le sien, nos bustes se frôlant tandis que j'attrape sa main. Un peu trop fermement, peut être. Mais les gestes sont hésitants, maladroits. Ce terrain m'est inconnu, il me rend impuissant.
Inutile de vous préciser que je déteste me sentir aussi faible ;

« Je t'aime. J'aime nos nuits, nos réveils côte à côte, j'adore ta voix quand tu réponds à mes appels et voir ton prénom s'afficher sur mon téléphone me réchauffe le cœur. Je m'en contente largement, parce que je ne vois pas ce que je peux espérer de plus. Tout ce que tu m'accordes, c'est divin. Inespéré. Mais Erika, personne ne vit ainsi. Aucun couple ne tient à quelques nuits torrides et trois démonstrations d'amour par semaine ! »

Pourquoi déjà gâcher notre histoire ? On s'est menti tous ces mois pour éviter de tirer les conclusions déplaisantes. Quand les couples normaux passeront à l'étape supérieur, nous, nous tomberons. Alors pour repousser l'instant, nous n'avons jamais évoqués cette réalité.
Nous aurions pu tenir encore des mois, surement des ans. Cela convient aux fous de travail que nous sommes, à nos caractères égoïstes et secrets. Mais le temps passe, quoiqu'on fasse, quoiqu'on dise. Et si nous ne pouvons deviner la date de la chute, elle est inévitable.
Belosi a juste avancé cette conversation.
Belosi a fait en sorte que je la déclenche ;

Blessé, je ramène mes mains à son visage pour l'encadrer avec une autorité nécessaire. J'aime ce regard, aussi sévère et glacial soit-il. J'aime cette peau sous mes doigts, la franchise et la beauté de la personne.

« ...Dis-moi qu'on n'est pas incapable d'y arriver. Dis-moi que si on ne fera sans doute jamais les choses normalement, on s'aime plus que le reste. »  

C'est faux mais pitié, mens-moi.
Mentons-nous encore un peu, mon amour.
~


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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Sam 29 Aoû - 19:11

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Les secondes semblèrent se figer sur place tandis que l’avocat et la flic se toisaient, le regard et l’attitude froncés par tous ces sentiments dont ils ne parvenaient pas à se dépêtrer et qui les emportaient dans un tourbillon où lâcher la main de l’autre paraissait la meilleure solution pour ne pas sombrer par le fond. Pour autant, ils ne parvenaient pas à se lâcher. Les ongles plantés dans l’âme de l’autre comme un animal veillant jalousement sur son butin, ils se défiaient, cherchant lequel des deux craquerait le premier et prendrait la décision que l’autre ne parvenait pas à envisager. August sembla envisager d’abandonner cette partie qu’ils ne gagneraient pas et se dirigea brusquement vers la porte qu’il ouvrit. Avant de le refermer à la volée et faire volte-face.

Par quoi je commence Erika ? Tu es à 200% dans ton travail. Super. Quant à moi tu te trompes, si t'es pas la première à froisser mes draps t'es la première pour qui je fais tout ça. »

Boom.
Erika resta muette, sentant que le sac à vider allait être au moins aussi profond que le sien et s’il l’avait laissée tempêter tout son soul, elle pouvait bien l’écouter en retour. Surtout pour s’entendre dire qu’on était la première qui semblait ne pas être simplement là pour réchauffer ses draps. Elle le regarda revenir sur ses pas, se rapprochant d’elle jusqu’à se tenir à quelques centimètres de son visage.

Belosi n'a rien inventé. Si j'en suis venu aux mains c'est parce qu'il a dit ce nous avons lâchement cherché à cacher. C'est pas nous que tu n'assumes pas. C'est ce que nous sommes indépendamment. C'est ces trucs, ancrés en nous, qui font que nous ne saurons pas tenir la distance. Notre implication dans le boulot est une épine énorme, mais il n'y a pas que ça. Il y a que...qu'on ne sait pas si ça tiendra parce qu'on ne sait même pas si on en a réellement envie ! »

Il ravala un sanglot qui menaçait dans sa voix et Erika sentit sa propre gorge se serrer, ses yeux s’humidifier.. elle détourna un instant le regard, tâchant de ne pas craquer sous le nez de l’avocat. Comment était-il bien capable d’interpréter ses larmes en plus ? Se doutait-il un seul instant de ce qu’il était en train d’occasionner chez elle ? Elle renifla sèchement et replongea son regard dans celui de l’avocat, fronçant les sourcils pour ne pas avoir l’air de perdre la face quand elle mourrait d’envie de lui jeter à la face tout l’amour qu’elle lui portait et dont il semblait ignorer l’existence.

Ose me dire que tu es sûre de toi ? Ose me dire que tu es prête à tout pour August Lockhart ? »
Me pose pas cette question August… »

Sa voix était fêlée, laissant paraître une blessure béante qu’il était le seul à pouvoir panser. Oui elle était sûre d’elle. Combien de fois devait-elle le lui dire ? Comment devait-elle le lui faire comprendre ? Lui dire qu’elle l’aimait ne suffisait pas apparemment. Quelles autres preuves attendaient-ils d’elle qu’elle n’ait pas déjà données ? Ignorait-il tout d’elle au point de ne pas remarquer le changement radical de ses attitudes depuis qu’ils étaient ensemble ? Ne voyait-il aucune différence comparé à avant ? Ressemblait-elle toujours à cet Iceberg inatteignable contre lequel ses prétendues avances s’étaient brisées net, sans même l’atteindre ? Pourquoi doutait-il de son envie d’être avec lui ? Pourquoi toutes ces questions, tous ces doutes tout à coup ?!

Lui attrapant la main presque avec pudeur, l’avocat poursuivit.

Je t'aime. J'aime nos nuits, nos réveils côte à côte, j'adore ta voix quand tu réponds à mes appels et voir ton prénom s'afficher sur mon téléphone me réchauffe le cœur. Je m'en contente largement, parce que je ne vois pas ce que je peux espérer de plus. Tout ce que tu m'accordes, c'est divin. Inespéré. Mais Erika, personne ne vit ainsi. Aucun couple ne tient à quelques nuits torrides et trois démonstrations d'amour par semaine ! »


Alors c’est tout ce qu’on est pour toi August ?

Elle baissa les yeux. Blessée. Elle sentait son cœur battre dans sa poitrine. Les coups lui étaient douloureux autant que les doutes de l’avocat. Elle sentait sa peur, la détresse dans sa voix et son besoin désespéré de faire écho à la sienne, de ne pas être le seul à avoir peur, de ne pas être celui qui les emmènerait droit dans le mur. Il avait raison. Belosi n’était pas totalement responsable de cette situation. Eux l’étaient. Pour autant, Erika demeurait blessée par les propos de l’avocat. Non pas parce qu’il énonçait une vérité qu’ils avaient tenté de dissimuler comme il essayait de le dire mais bien parce qu’elle ne partageait pas ses doutes. A aucun moment. Elle le lui avait déjà dit, elle ne se posait pas ce genre de questions, elle n’était pas du genre à s’interroger des heures, elle avançait, point. Si elle se trompait, fonçait dans un mur, elle restait sonnée quelques temps, reprenait ses esprits et contournait l’obstacle qu’elle n’avait pas vu la première fois. Pas plus. Pas moins. Que leur couple se résume à des nuits torrides et trois démonstrations par semaine, elle s’en foutait comme de sa première culotte. Elle n’avait pas la sensation de se brider ou de ne pas obtenir ce qu’elle recherchait dans leur relation et à en juger par les propos d’August, elle avait cru que lui aussi mais sans doute avait-elle dû se tromper. Peut-être n’était-il pas satisfait ? Il énonçait pourtant tout et son contraire. Elle soupira intérieurement, perdue.

Deux mains chaudes empaumèrent à ce moment son visage, attirant à nouveau son regard dans celui de l’avocat où luisait une lueur fragile.

...Dis-moi qu'on n'est pas incapable d'y arriver. Dis-moi que si on ne fera sans doute jamais les choses normalement, on s'aime plus que le reste. »

Son regard cherchait la force dans le sien. Il semblait perdu. Fatigué. Erika le regarda longuement sans savoir quoi dire, se contentant de scruter les prunelles de l’avocat, d’y lire ses doutes. Sa peur d’avancer. De blesser. De souffrir. De mal faire. De se perdre.
Autant de choses contre lesquelles elle n’avait pas de mots à opposer, pas de promesses à donner. Un moment, elle se décida à bouger, posant d’abord ses mains en regard de celles de l’avocat, entourant son propre visage mais saisissant délicatement les doigts en-dessous des siens, sans pour autant les enlever de ses joues. Les mots lui vinrent à cet instant et son ton qui avait été agressif et colérique depuis le départ, trahissant ses émotions, se fit très calme. Elle était sûre de ce qu’elle allait dire.

On va y arriver August. »

Elle ménagea un court silence pour que la phrase s’imprègne, qu’il la regarde dans les yeux et continua.

On va y arriver et je vais te dire pourquoi. Parce que c’est nous, qu’on est pas comme les autres et que même si tu n’es pas sûr qu’on en ait réellement envie de notre couple, je peux t’assurer que beaucoup de choses nous prouvent le contraire. D’abord cette porte que tu n’as pas passée. Et cette discussion qu’on est en train d’avoir. Et moi qui ne suis pas en train de m’enfuir. D’accord ? Tu sais déjà ce que je pense de la normalité et tout ce que ça engendre comme comportements stupides. Je ne veux pas être comme les autres August. Je ne veux pas que notre couple soit comme celui des autres. Je veux qu’il nous ressemble. Je ne veux pas avoir à me poser de questions sur ce qu’on en fait parce qu’on en fait bien ce qu’on veut. On est grands, on est différents et c’est sur ça que repose aussi notre relation. On a vécu avant de se rencontrer, on continue de vivre et d’évoluer mais tout comme cette relation. »

Elle esquissa un sourire, le regardant.

J’ai toujours envie de t’arracher les yeux et la tête par moments mais c’est moins qu’avant.. ya du progrès non ? »

Ecartant doucement les mains de l’avocat de son visage, elle laissa l’une des siennes glisser derrière jusqu’à la nuque et l’autre lui entourer la taille. La première attirant délicatement sa tête jusqu’au creux entre son épaule et son cou. Elle l’enlaça ainsi, tout en douceur, continuant de parler de cette même voix calme mais passant sur une note résolument amusée.

Regarde les longs discours que tu m’obliges à faire. Faut vraiment que je t’aime comme une folle pour me lancer dans des trucs comme ça. Tu crois pas ? »

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Mer 2 Sep - 11:19

"Je ne m’étais pas rendu à ce genre de soirée généreuse depuis que ma relation avec Erika a pris un ton sérieux et, bizarrement, je n’avais pas d’inquiétude à ce sujet. Si j’ai toujours considéré la fidélité pour de la connerie, j’ai fait une incroyable découverte avec ma flicette. C’était probablement naïf mais depuis elle et jusqu’à ce soir, je me pensais incapable de la tromper." .•°¤ Mags

▬ On va y arriver August. »

...
Il y a d’abord eu Sarah, irremplaçable, inoubliable. Pour ses défauts et ses bons côtés, sa jeunesse, notre naïveté. C’était pur finalement. Puis il y a eu le drame. Et toutes ces femmes.
Plus belles les unes que les autres, arrogantes, manipulatrices, intéressées. Elles sont devenues mes friandises, ma gourmandise préférée. Plus j’en avais et plus venaient, le cercle vicieux était un délice. Mais une amante devait rapidement laisser place à une nouvelle. Parce qu’une amante dévorée est bien moins plaisante que celle que l’on n’a pas encore goûtée. Mon tableau de chasse est vite devenu vaste, innombrables furent les jolies paires de jambes.
En parallèle, mon cœur se contentait de ce vide absolu, décoré du seul souvenir de Sarah gisant sur la voie publique.

On va y arriver August.

Dès la première rencontre, Erika est venue s’ajouter à la liste des proies. Je n’étais pas certain de l’atteindre, contrairement à ce que l’on peut penser : je ne suis jamais sûr. Mais je suis patient, et les exquises sont si nombreuses en ville !...J’aurai pu trouver ailleurs. Choisir une autre. Piéger plus facilement.
Erika cependant n’était et n’est pas comme les autres. Elle représentait un défi, une nouveauté. Ce que j'incarnais ne l’intéressait pas. Alors quoi ? Si ce que j’arbore fièrement et qui m’a permis de m’installer sur mon trône n’est plus un atout, plus une arme, plus un argument, que me reste-t-il ? Je voulais/devais prouver que malgré ses goûts, son entêtement, son passé et ses idées reçues, je pouvais frôler sa personne. Je pouvais faire naitre un sourire sincère sur son visage, un éclat net dans ses yeux.

On va y arriver August.

J’ai réussi. Je me suis battu contre elle, contre moi-même. Ça n’a pas été si long, et plus beau que dur. Nos disputes, la prise d’otage dans la banque et tous ces chapitres merdiques, c’est avec elle que je les ai vécus.
Avant même que nos peaux se découvrent, que nos langues se goûtent, j’ai du lui donner une part de mon âme. Le chasseur s’est fait avoir et je n’en éprouve aucun regret. Juste quelques appréhensions, les doutes qui m’ont envahi ce soir, la peur de n’pas savoir me passer de mes tares sur le long terme.
Je l’ai surprise et nous en sommes ici. Un couple. J’éprouve des sensations inexplicables. Fasciné par elle, passionné par nous, curieux de tout ce que nous avons fait et ce qu’il reste peut être…

On va y arriver August.

A l’abri, dans ses bras, je laisse son parfum et sa voix me bercer un moment. Ça fait si longtemps que j’affiche défauts et faux principes pour tenir debout que je peine à savoir comment apprécier notre amour à sa juste valeur. J’ai eu peur du discours de Belosi, j’ai eu peur d’admettre que j’ai peur pour nous ;

▬ J’ai toujours envie de t’arracher les yeux et la tête par moments mais c’est moins qu’avant.. ya du progrès non ? […] Regarde les longs discours que tu m’obliges à faire. Faut vraiment que je t’aime comme une folle pour me lancer dans des trucs comme ça. Tu crois pas ? »

Déposant quelques baisers contre son cou, je relève le visage en secouant la tête.

« Excuse-moi. J’m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais ces choses qu’il a pointé du doigt ne sont pas des faiblesses. »

Bien au contraire. On a conscience de l’absurdité de notre histoire, elle n’en est que plus belle.
Je frôle doucement son nez en me perdant dans ses yeux, un sourire niait aux lèvres. Je savais bien que je finirai par avoir peur, un jour.

« Oh et ne t’en fais pas, je te donnerai encore des tas de raison de vouloir me décapiter ! Du moment que j’parviens à te dissuader. »

Nos doigts s’enlacent et je soupire, un brin honteux. Merde, carrément déçu. Cette discussion était nécessaire, j’aurai cependant préféré m’en passer. La colère et la tristesse mêlées laissent un arrière goût dégueulasse. Reprenant contenance, je dérobe ses lèvres pour un baiser langoureux alors que mes bras l’enlacent.

On y arrive déjà, chérie.


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Pris au piège. [Erika]   Ven 11 Sep - 21:02

Si elle ne fut pas certaine que l’avocat accepte et entende ses propos jusqu’à s’en convaincre lui-même, les baisers qu’il déposa dans son cou, soufflant sur sa peau nue, achevèrent de la convaincre que le plus dur était derrière eux. Il la serra à son tour contre lui et elle se laissa aller à cette étreinte qui effaçait les dernières traces de crainte en elle.

Excuse-moi. J’m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais ces choses qu’il a pointé du doigt ne sont pas des faiblesses. »

Elle opina en silence, sentant le nez de l’avocat glisser contre le sien, leurs lèvres se cherchant. Les différences pouvaient être des faiblesses. Dans leur cas, elle doutait que cela soit autre chose qu’une force. Ils étaient différents, ils étaient entiers dans leur caractère et pourtant, ils avaient viscéralement besoin l’un de l’autre à présent. Ils étaient à la fois détachés de tout et dépendants l’un de l’autre. Un drôle de paradoxe que la jeune femme ne cherchait pas à s’expliquer plus que cela. Ils étaient ainsi, point. Elle aimait August et sans se poser la question du pourquoi ou du comment, elle le lui prouvait spontanément. Ses réactions lui paraissaient même parfois tellement spontanées qu’elle doutait de décider de tout. Elle ne contrôlait pas ses attitudes en présence d’August. Elle les vivait. Tout simplement.

Oh et ne t’en fais pas, je te donnerai encore des tas de raison de vouloir me décapiter ! Du moment que j’parviens à te dissuader. »

Elle eut un sourire amusé avant qu’il ne baisse la tête pour soupirer, semblant se perdre un instant dans ses pensées et batailler encore un peu avec. Elle le regarda faire sans dire un mot. Ils n’étaient pas faits pour parler. Ils n’étaient pas de ces gens qui ont pris l’habitude de s’épancher auprès d’une oreille attentive. Et l’un comme l’autre avaient leur fierté. Avouer ses peurs ne faisait sans doute pas partie du tableau idyllique dans lequel August souhaitait voir évoluer leur relation mais cela restait apparemment un passage nécessaire. Erika n’aimait pas plus cela que lui pourtant il en ressortait quelque chose qu’elle aimait. Car au-delà des façades, de leurs grands airs, de leurs bravades, une fois les masques tombés, elle pouvait voir l’homme derrière l’armure. Et cela constituait une chance inestimable. A l’écouter, il ne faisait pas souvent cela pour une femme. Elle était touchée de faire partie de celles qui faisaient une différence.

Plutôt.
Elle était touchée d’être celle qui faisait la différence.

Elle attrapa ses lèvres lorsqu’elles s’approchèrent des siennes et se laissa emporter dans un baiser langoureux qui valait toutes les déclarations du monde. Les bras de l’avocat l’amenèrent un peu plus contre lui. Elle sentit ses mains bandées la parcourir et frissonna quand les doigts atteignirent sa peau sous ses vêtements. Le contact n’était pas inquisiteur, ne semblait pas vouloir jouer de malice et lui faire perdre ses moyens pour le moment. Il la caressait comme pour traduire ce que les mots étaient incapables de leur dire. Là où leurs étreintes étaient souvent passionnées et gorgées de désir, d’envie de se toucher, de se séduire, celle-ci se trouvait plus douce, faisant preuve d’une tendresse rassurante après la discussion qu’ils venaient d’avoir. Et malgré elle, Erika n’était pas contre un peu de tendresse à cet instant. Elle avait besoin de sentir qu’elle pouvait compter sur August, qu’ils étaient au-delà de ces racontars et de ces préjugés, qu’ils valaient mieux que tout ce qu’on pouvait dire sur eux plus ou moins ouvertement. Belosi n’était pas un cas isolé, elle le savait. L’avocat traînait sa réputation de serial-baiseur depuis assez longtemps pour que l’idée qu’il puisse former un couple fasse doucement sourire les mauvaises langues et les concierges du quartier. Il était aisé de prêter l’oreille à ce genre d’idées toutes faites, de se laisser déstabiliser quand tout prêtait à croire qu’ils n’allaient pas ensemble.

Mais il était bien plus tentant et bien plus amusant de lever son majeur bien haut à l’adresse de tous ces gens. Depuis quand se pliait-elle à l’avis des autres sur son couple ? S’ils devaient foirer leur couple, ils n’avaient pas besoin des autres pour ça. Ils se débrouilleraient très bien seuls. Et pour le moment, ils étaient loin de foirer quoique ce soit.

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