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 Who let the dog out ? - Alexeï

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MessageSujet: Who let the dog out ? - Alexeï    Mar 28 Juil - 18:52

 ►Who let the dog out ?◄
Alexeï & Cillian


Dimanche 24 avril – Appartement d'Henderson, 7 heures.

Deux semaines que tout s'était terminé. Deux semaines que Robertson était coffré avec des preuves plus qu'accablantes contre lui pour cette histoire de pédophilie mais aussi de meurtres. Deux semaines que nous avions retrouvés le meurtrier d'Ethan. Je ne saurais pas dire si j'ai l'esprit plus léger ou même si je me sens mieux d'avoir trouvé ce connard, qu'il soit en prison en attendant son jugement mais surtout de connaître désormais son identité. J'ai un visage pour le meurtrier de mon frère. De mon petit frère. J'aurai tellement voulu le détruire sous mes phalanges, lui rendre tout ce qu'il a pu faire durant ces dix dernières années. L'achevé, le frapper pour chaque gamins ou gamines tués, torturés et violés. L'exploser pour chaque coups donnés à Ethan.

Assis sur le bord de mon lit, visage entre mes mains, je finis par les passent dans mes cheveux beaucoup moins courts qu'ils ne l'étaient avant. Je jette un œil sur le réveil qui affiche en digital un jolie 7 heures du matin. Un Dimanche. Un jour de congé. Soupire. Les cauchemars se font moins présents qu'il y a une semaine où l'obsession de le tuer m'envahissait un peu plus chaque jours. Tout s'est calmé, tout s'est tari, dès lors que ma mère m'a prit entre 4 yeux pour me faire voir la vérité en face. Quoi que je fasse, quoi que je dise, rien ne ramènera son deuxième fils. Rien ne ramènera mon frère.

- Tu as déjà trouvé celui qui nous l'a enlevé Lian... c'est la meilleure chose que nous pouvions faire pour Ethan.

Et elle a raison. Je ne pouvais pas faire mieux. Nous ne pouvions pas faire pire.
Je me relève et attrape ma montre sur la table de chevet après avoir jeter un œil à ma chambre. C'est un putain de dépotoir. Une main sur ma joue me rappelle qu'il n'y a pas que la pièce qui a besoin d'un bon coup de ménage. J'enfile le bracelet autour de mon poignet et me lève, résolu à ne pas me laisser croupir comme un bon à rien dans mes songes. Un vague instant je me demande si Igor est toujours dans le plâtre ou si son bras s'était remit correctement... Me défouler n'aurait pas été de refus. En caleçon, j'entreprends de remettre un peu d'ordre, les mots de ma mère venant me cinglé à chaque fois que mon esprit dérivait vers cette ordure de Robertson. Reprendre sa vie en main. Voir l'avenir sous un autre jour. Continuer sa route. Autant de conseil que je n'ai pas envie de suivre mais dont je m'efforce d'en percevoir les courbes. Au moins pour faire un minimum d'efforts.
J'ai jamais été un mec qui se laissait abattre ou qui se laissait choir dans sa petite merde. C'est pas maintenant que ça arrivera.

Une heure de rangement plus tard et après une bonne douche suivit d'une séance de rasage, je fouille dans mon armoire pour trouver une chemise. Puis mon esprit fait aussitôt un lien brutale avec Alexeï a qui j'ai prêté quelques vêtements il y a pas mal de temps maintenant. Jeune femme passé d'une beauté printanière à celle d'une beauté froide mais qui ne perdait incroyablement pas son charme. Jeune femme désormais veuve depuis … presque 8 mois maintenant ? Mais surtout, jeune femme m'ayant rendu un service qu'elle n'était absolument pas obligée de me donner. J'hésite quelques secondes avant d'enfiler une chemise, un jean et chaussures, puis de me glisser dans ma veste en cuire. Je me retrouve en quelques minutes dans l'habitacle de ma voiture. Je ne sais pas si ce que j'entreprends est une bonne idée mais je me laisse aller par ma spontanéité.

Je passe par un petit café que je fréquente régulièrement puis reprends la route jusqu'au quartier de Brooklyn. Comment je sais où habite Alexeï ? Finalement, ce café sur son manteau n'était pas inutile. J'ouvre la fenêtre de la voiture, sifflant tranquillement un air de David Bowie passant à la radio. Le ciel est complètement dégagé et malgré l'heure plus ou moins matinal, la brise est incroyablement douce. Un vrai régale. Ce poids qui m'habitait ce matin s'allège considérablement. J'ai la sensation de faire mon deuil pour la deuxième fois, mais il me semble moins difficile à faire que ce jour où nous l'avons retrouvé mort. Savoir l'assassin derrière les barreaux en attendant son jugement doit y être pour beaucoup. La seule chose que je lui souhaite n'est pas la mort, mais un emprisonnement à vie avec les pires raclures que cette terre puisse porter pour qu'ils puissent lui faire comprendre le réel sens du terme souffrance.
Je chasse ces idées de la tête et me concentre sur la chanson, « Heroes » un petit bijou de voyage, portant toujours l'âme sur les routes, sourire aux lèvres. Et c'est exactement ce qu'il se passe en cette seconde. Mes souvenirs avec Ethan affluent et pour la première fois depuis longtemps, je n'en ressens aucune douleur.

Le chemin se fait en douceur, tranquillement et je scrute mon GPS jusqu'à ce qu'il m'indique être arrivé à bon port. Je coupe le moteur, descend et ferme derrière moi, un sachet en papier kraft de taille moyenne à la main. Je cherche la boite postale et fais face à une maison que l'on appel familiale. L'idée que la petit Luz courrait il y a encore moins d'un an dans ce petit jardin me tord l'estomac mais encore une fois, je me recentre sur la porte. Alexeï est devenue introvertie, froide et peu aimable. Mais si nous prenions le temps de passer un peu de temps avec afin de faire fondre la glace, nous pouvions retrouver quelque part, au coin de ses lèvres, ce sourire qu'elle affichait si fréquemment avant de venir veuve.
Mon regard regard glisse sur le sachet du petit déjeuner... Si je peux lui tirer ne serait-ce qu'un sourire avec ça, ça serait déjà pas mal. Ragaillardi, je pousse le petit portail de bois sans prêter attention à un jouet pour chien, échoué un peu plus loin dans l'herbe...

Je n'ai eu le temps que de faire deux pas avant d'entendre un grognement sourd et de sentir une paire de crocs se refermer sur mon jean, entaillant par la même occasion mon mollet.

- NON DE DIEU DE BORDEL DE MERDE !

Je sursaute, m'agite, et gueule aussi bien de douleur que de trouille sur le coup. Je recule pour essayer de sortir du jardin retirant brutalement ma jambe de la gueule de ce monstre sur patte, mais mon talon rencontre une petite dalle déchausser et je m'étale de tout mon long sur le trottoir. Mon souffle se coupe sous le choc et je peine à le retrouver. Instinct de survie en action. Bordel fais chier. Je relève la tête et perçois cette grosse masse dont le poil est complètement hérissé sur le dos, tous crocs dehors, près à me sauter à la gorge. C'est comme ça que je vais mourir, sans déconner ? Bouffer par un Berger ?!

Un sifflement. Puis une voix. Le chien range aussitôt sa rage et recule, d'un pas leste et tranquille presque content de lui... C'est à se demander si j'me suis pas taper le crâne contre le bitume tellement j'ai l'impression de rêver. Je secoue la tête, m'assoie et grimace sous la douleur qui me lance directement dans le mollet. Je jette un œil et malgré le jean, je peux apercevoir entre les déchirures du tissu, celle de ma peau...

- Fais chier.

La douleur me lance et j'ai la sensation d'avoir un chauffage intégrer droit dans le muscle.
Je m'appuie sur mes deux mains en fermant les yeux et en lâchant un soupire exaspérer. A croire que le Karma en a après moi.
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MessageSujet: Re: Who let the dog out ? - Alexeï    Ven 14 Aoû - 17:36

CILLIAN & ALEXEÏ
24 AVRIL 2016
BROOKLYN, chez Alexeï


    Every scar will be my throne.


Un peu plus tôt dans la semaine.

La russe empoigne son téléphone et commence à tapoter frénétiquement. Elle a perdu l’habitude des usages sociaux. Alors on commence par quoi. Bonjour Erika ? Salut ? Yo ? Non, certainement pas. Elle secoue la tête de gauche à droite. Peut-être que la meilleure manière de s’adresser à son amie est d’y aller franco, après tout ça n’a jamais été autrement et ce malgré les barrières qu’elle s’était attelée à construire tant de mois. Elle soupire un moment puis se dis que de toutes façons, il n’est pas question de prendre des pincettes avec Erika, elle le sentirait et se verrait vexer, j’imagine. Alors, le plus simplement du monde, Alexeï refait son entrée dans le monde social.

To Erika a écrit:
“ Italien ou chinois, ce midi ? Je passe te chercher à 12h30. “

Sur ce, elle dépose son téléphone qui était jusque-là devenu inutile, sur sous bureau, à la parallèle d’un dossier proprement posé, sans aucunes taches, sauf celle bien sur de café que son collègue Henderson s’était comme d’habitude permis d’ajouter. Elle soupire, grimace, puis se dit qu’il serait bien de camoufler ce petit coin dérangeant avant que ça ne l’obsède durant son travail. Et s’il y avait bien chose que la brune ne permettrait pas aujourd’hui, c’est que l’on perturbe le bon fonctionnement de son boulot, devenu son exutoire.
Sur ce, elle attrape une étiquette rectangulaire et l’appose avec vigilance sur le coin droit supérieur, juste sur la tâche, parfaitement cadrée avec la forme de la pochette jaune. Elle lisse le papier d’une main. Elle rajoutera plus tard une inscription qui donnera davantage de crédit à cette étiquette, pauvre faire-valoir. A l’instant où elle se redresse et n’aperçoit plus cette tâche, une vague de soulagement se diffuse à l’intérieur d’elle. Son bureau est parfaitement rangé. Tout est parfaitement rangé dans sa morgue, en général personne n’empiète sur son territoire. A part les moins futés. Si ici son côté maniaque la protège de l’invasion des autres légistes qui préfèrent faire des roulements sur les quatre autres pièces qui existent dans cette partie du commissariat, chez elle c’est son chien qui veille à faire respecter leur territoire commun. Alexeï esquisse un sourire, attrape son dossier, puis retourne à sa patiente. Mme X a besoin de son aide et elle ne lui refusera pas. D’un geste elle attrape sa pochette et l’ouvre pour lire les premiers résultats d’examens élémentaires.

« Bien. Enchantée, mademoiselle. »

La femme sur la table, allongée, ne lui répond pas. Alexeï préfère ça.

Ø

Un lourd et dérangeant bruit sourd semble titiller son cerveau embrumé et vouloir la faire sortir de son sommeil englué. Dans un premier temps, la brune perçoit un textile tressé sous sa joue, et la sensation d’une laine douce de l’autre côté. Lorsqu’elle ouvre les yeux elle aperçoit en premier lieu un verre même pas terminé, où végète un liquide ambré, puis son téléphone et une télécommande. Elle s’est encore endormie sur le canapé. Le bruit ? Sa chienne lâchant de manière répétitive son os sur le sol parqueté de son salon. Elle attrape d’une main molle son portable, il est un peu plus de dix heures. Un long soupire s’échappe de ses lèvres. Une semaine plus tôt, la brune se trouvait dans sa morgue, en train de se faire récupérer par Erika à cause d’une foutue fuite de gaz.

Un grognement s’échappe de sa gorge, la russe fait un tour sur elle-même pour se retrouver face au dossier de son canapé après avoir laissé échapper un « Iva… arrête » ressemblant davantage à un son étouffé et incompréhensible qu’autre chose.

Alexeï sait bien qu’il est trop tard désormais pour se remettre à dormir alors, au bout de vingt minutes de lamentations mentales sur le fait d’avoir à se lever, le médecin émerge enfin et se redresse puis passe une main lasse sur son visage. Encore une journée seule, sans sa gamine pour lui courir dans les pattes. Elle pousse un soupir, se demande ce qu’elle va faire, puis son œil est capté par une légère pellicule de poussière sur le meuble à droite de sa télé toujours allumée, d’ailleurs. D’un geste elle choppe son verre, le flacon de médoc vide qu’elle balance à la poubelle puis fais le peu de vaisselle qu’elle a à faire. Elle attrape une tasse de café qu’elle avale d’un trait, noir, attrape un chiffon parce que tout de même, cette foutue poussière la taquine un peu.

Sa chienne sortie, la poussière faite, la brune se fit qu’il serait temps d’aller se doucher et y file à toute vitesse, s’empressant de passer devant la chambre de sa fille sans regarder.

Il est pas loin de onze heures quand, en redescendant de la douche, habillée d’un legging noir et d’un débardeur gris, les cheveux mouillés, un bruit qu’elle connaît tout particulièrement attire son attention par la fenêtre ouverte de la salle de bain.
Un aboiement et surtout, des grondements. Reposant sa serviette déjà pliée à sa place, la brune descend plus ou moins à toute vitesse et ouvre la porte à la volée.

L’image qui lui arrive sous les yeux serait presque drôle si le protagoniste n’était pas en train de se faire charcuter la jambe par son chien. La russe fait deux pas sur le perron et siffle d’un ton sec et claque des doigts. La chienne s’arrête presque immédiatement et se recule d’un geste lent, contrastant nettement avec la rage qui l’animait une seconde plus tôt. Celle-ci se recule de plusieurs pas puis s’assoit, face à l’homme qu’elle a jugé intrusif. Immobile comme une statue. La russe descend les marches, un léger sourire aux lèvres. Elle sait bien qu’elle ne devrait pas rire de cette situation, son chien pourrait lui être pris s’il venait à porter plainte, même si elle était dans son bon droit. Et surtout, Alexeï perçoit bien la déchirure de son jean, et notamment un filet de sang qui s’échappe de la blessure qu’Iva lui a faite.

L’homme n’est autre qu’Henderson. Que fait-il là, dans son jardin, complètement déprimé, poussant un soupir désespéré. Alexeï réprime un léger rire. C’est plus fort qu’elle la situation lui donne envie de sourire.

« Fais chier.
— Est-ce que ça va Henderson ? Vous n’avez pas vu le panneau sur ma porte ? »

Non elle ne rira pas. Son visage essaie de rester impassible malgré la petite forme rieuse de ses yeux. Ses lèvres ne bougent pas, mais le regard ne trompe jamais. Elle s’abaisse un moment puis soulève le pan de tissu déchiré du jean pour observer la blessure.

« Hm... ça va ce n’est pas profond. »

Au fond d’elle, un éclair de fierté traverse son cœur. Sa chienne est très bien dressée, et ce grâce à son mari. Elle lui obéit au doigt et à l’œil et c’est un excellent chien de garde, pour preuve. Iva est d’ailleurs toute fière de son boulot puisque, en même temps que la légiste se relève, main tendue vers son collègue de travail, celle-ci vient s’asseoir aux pieds de sa maitresse, toute contente. L’autre main d’Alexeï la gratifie d’une caresse et la chienne se colle à sa cuisse. C’est le moment câlin chez les Alvarez-Ivanov.

« Qu’est-ce que vous faites ici ? »

Sinon être aimable c’est gratuit, Alexeï.
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MessageSujet: Re: Who let the dog out ? - Alexeï    Jeu 27 Aoû - 19:33

Henderson ou le type qui a le moins de chance à des kilomètres à la ronde. J'exagère mais faut avouer que cette fois, c'est en ma défaveur. J'ai l'air d'un con, le cul par terre sur le trottoir, le jean déchiré, et le mollet en sang. Je n'arrive pas à voir si c'est profond ou non, tout ce que je sais c'est que ça fait mal et que ce clebs est un vrai chien de garde. J'avais qu'à être plus vigilant... imbécile. Dire que j'étais venu pour faire une bonne action, c'est quoi le problème dans ma démarche au juste ? Le pire dans tout ça c'est qu'il a suffit d'un sifflement, un seul, pour que le chien prenne congé et s'écarte de moi, se dandinant fièrement. Au moins, elle peut être sûre que jamais personne ne réussira à venir entrer par effraction chez elle...

Je lève les yeux et c'est Alexeï qui, cette fois, s'approche, les cheveux encore mouillés. J'essaie de lui esquisser un sourire mais autant dire que j'aurai l'air encore un peu plus con que maintenant. Son visage me semble moins... tendu que d'habitude. Après réflexion, à me voir comme ça, ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait envie de se taper une bonne crise de fou rire. C'est pas comme s'il n'y avait pas de quoi pour ça. Et si j'avais pas si mal, je serais probablement le premier à rire en réalité.

— Est-ce que ça va Henderson ? Vous n’avez pas vu le panneau sur ma porte ?

Un panneau ? Je détourne le regard vers le portail, juste derrière elle... Bordel mais quel con. Attention, en gros, en gras, en rouge, avec la gueule d'un chien... On pouvait pas faire plus explicite et plus voyant. Mais il n'y a qu'un seul idiot pour ne pas le voir. Bonjour, j'me présente : Cillian Henderson. Oui oui je suis bien agent de la crim', vous n'hallucinez pas. Je me suis bêtement laissé emporté par l'euphorie de l'instant sans prêter garde aux détails qui aurait pu m'interpeller en quelques secondes à peine. Secondes qui m'auraient été suffisante à éviter de me retrouver dans une situation aussi ridicule que grotesque. Et le regard d'Alexeï ne me trompe pas... C'est un sourire qu'elle retient. J'aurai au moins réussi quelque chose ce matin. Un sourire n'est pas une expression facile à obtenir de sa part depuis quelques mois, je considère donc ça comme une petite victoire.

- Disons que j'ai connu meilleur matin mais ça va aller, vous inquiétez pas.

C'est ça, joue le bonhomme.
Je  n'ai pas tellement le temps d'arrêter Alexeï d'un geste de la main qu'elle est déjà accroupit à soulever le pan de mon jean déchiré. Je jette un œil par dessus son épaule et perçoit le chien, assit gentiment sur le perron. C'est qu'il sourirait presque, non sans arrêter de me fixer comme si j'allais égorger sa maîtresse à tout moment. Bon chien. Loin de moi, t'as l'air plus sympa que lorsque tu tiens mon mollet entre ta gueule pour en faire du canigou.

- Hm... ça va ce n’est pas profond.
- C'est là que j'dois me dire que j'ai de la chance ?

Sourire en coin, j'attrape la main qu'elle me tend et me relève avec mon autre bras, m'appuyant sur le sol. Je fais confiance à son œil d'experte puisqu'elle étudie les cadavres sous toutes les coutures mais aussi les vivants donc si Mme Alvarez dit que ça n'est pas profond... Je prends appuie sur ma jambe et retiens un juron, en plissant les yeux et en serrant la mâchoire. La douleur me lance jusque dans le genoux mais je n'affiche rien... C'est le comble de ramener le p'tit déj' et de venir chouiner comme un gosse de 4 ans parce que j'ai le mollet en morceaux.
Mais j'ai foutrement mal quand même.

Je ramasse doucement le sachet contenant le sac de viennoiserie qui, cette fois par chance, ne s'est pas renversé sur le trottoir et quand je me retourne vers ma collègue, le chien est là, assit sagement à ses côtés, recevant sa petite caresse la gratifiant sûrement de sa bonne action. Et elle a raison, elle peut être certaine que personne n'entrera avec un chien comme celui-là. Mon mollet s'en souviendra, la prochaine fois je regarderais.

- Qu’est-ce que vous faites ici ? 
- Je suis venu faire don de mon mollet pour votre chien. Histoire qu'il ait un os sur laquelle se faire les crocs.

J'ai l'art de tout prendre à la dérision, c'est ma manière à moi de gérer les choses. Chacun son truc. Je jette un coup d'oeil au chien et esquisse un sourire même s'il ne me lâche pas des yeux et qu'il ferait presque flipper à me scruter de la tête aux pieds comme il le fait.

- Je suis sûr qu'il a gardé un morceau dans sa bouche... Je l'aurai bien récupérer mais j'ai encore besoin de mes doigts.

J'essaie une touche d'humour, histoire de détendre l'atmosphère du ton peu aimable qu'Alexeï m'a offert pour me demander ce que je fou ici. Je prends note que je dois me rendre ridicule pour réussir à la faire sourire. Je me redresse et parce que je ne suis absolument pas rancunier, je tends la main vers le chien pour lui faire une petite caresse. D'abord pour lui montrer que je n'ai rien de méchant et que je ne veux faire aucun mal à Alexeï. Sur le coup, l'énervement c'est fait sentir mais je peux comprendre qu'un chien de garde ait réagit de cette manière... C'est clairement moi l'idiot dans l'histoire a avoir voulu jouer les gros malins, en entrant dans son jardin comme dans un moulin.
J'approche ma main et un grognement sourd se fait entendre, provenant tout droit de sa gorge. Alexeï l'arrête d'un geste et d'un chuintement. Je retire ma main d'un geste mais pas trop brusque pour éviter de me faire arracher le bras...

- Okok , j'ai compris. C'est pas aujourd'hui que tu m'aimeras bien et qu'on jouera à 30 millions d'amis.

Regarde vers Alexeï.
Peut-être un peu comme ta maîtresse finalement.
Je garde le sourire et lui tend le sachet en plastique où se trouve le sac à viennoiserie.

- Je suis venu vous apportez le petit dej'. C'est pour vous remercier de m'avoir filer un coup de main pour l'enquête l'autre fois. Avec les tests ADN.

Je me comporte comme si je n'avais pas un mollet éventrer, comme si je n'avais pas le sang qui séchait sur la plaie et comme si je n'avais pas mal. Je ne mentionne ni Lukas, ni Ethan. Pas ce matin, pas maintenant. Ça n'est pas des choses aux quelles j'ai envie de penser pour l'instant. Même avec un morceau de peau en moins.
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MessageSujet: Re: Who let the dog out ? - Alexeï    Mer 2 Sep - 14:55

« Qu’est-ce que vous faites ici ?
— Je suis venu faire don de mon mollet pour votre chien. Histoire qu'il ait un os sur laquelle se faire les crocs. Je suis sûr qu'il a gardé un morceau dans sa bouche... Je l'aurai bien récupérer mais j'ai encore besoin de mes doigts. »

La russe esquisse un léger sourire alors que Cillian tend sa main vers sa chienne. Elle se dit que c’est une mauvaise idée, mais le laisse faire, il verra bien par lui-même. Bien sur elle garde un œil sur Iva, il ne faudrait pas non qu’elle lui avale toute la main, mais son berger ne bouge pas d’un centimètre. Sa seule manifestation est un grognement sourd que le médecin stoppe net d’un geste sec de la main.

« Chht. »

C’est immédiat, la chienne s’arrête, comme d’habitude. Alexeï est fière d’elle malgré tout, c’est son boulot d’arrêter toute personne qui viendrait là sur leur territoire. Alexeï peut sans doute affirmer que son instinct de protection s’est développé à la mort de Luz et Andrès, se retrouvant toutes les deux prisonnières d’une maison pleine de souvenirs.

« Okok , j'ai compris. C'est pas aujourd'hui que tu m'aimeras bien et qu'on jouera à 30 millions d'amis. »

Alexeï repose son regard dans celui de l’agent de la Crim’ et son sourire s’agrandit doucement. Elle ne peut qu’acquiescer à ses paroles pour la simple et bonne raison qu’Iva n’est pas forcément facile à amadouer. Comme sa maitresse, oui, exactement.

« Vous avez bien raison. Elle est un tantinet protectrice. »

En disant cela, la russe pose sa main sur la tête d’Iva, qui adore toujours ce style de geste et se met à remuer gaiement, posant sa gueule sur la cuisse de sa maitresse. C’est aussi à ce moment là que Cillian se décide à lui tendre le sac qu’il a ramassé sous l’œil intrigué de la légiste.

« Je suis venu vous apportez le petit dej'. C'est pour vous remercier de m'avoir filer un coup de main pour l'enquête l'autre fois. Avec les tests ADN.
— Offrir votre mollet à mon chien aurait suffit, Henderson. »

Alerte ! Alerte !
Alexeï fait un peu d’humour.
Elle laisse échapper un sourire un peu plus prononcé en prenant le paquet de viennoiseries. La légiste n’a pas tellement faim mais se contentera d’être polie. Et c’est peut-être ce moment-là qu’elle comprend que Cillian fait semblant de ne pas avoir mal, parce que son regard tombe sur sa jambe au morceau de jean déchiré et remarque qu’il ne s’appuie qu’à moitié dessus. Son visage est un peu crispé pour quelqu’un qui est censé être détendu.

« Je vous remercie, pour petit déjeuner. Mais je pense que vous devriez entrer, j’vais recoudre votre blessure. Faites pas semblant, vous pouvez pleurer si vous voulez. »

Un peu de malice teinte son visage et elle lui tourne le dos en lui faisant signe de la suivre, pour entrer à l’intérieur. Iva suit sa maitresse de près et dès lors que la brune passe le pas de la porte elle se retourne vers le flic et s’adresse à lui sur un ton tranquille.

« Je suis désolée, par contre, pourriez-vous enlever vos chaussures à l’avance ? »

Maniaque, c’est ça ? A peine !
Elle défait ses propres chaussures, dépose sa veste puis monte rapidement à l’étage pour aller chercher de quoi recoudre rapidement sa jambe. Il n’y a pas beaucoup de points à faire, deux ou trois maximum, ça ira vite même si c’est douloureux, elle le sait bien. Elle récupère rapidement ce dont elle a besoin, puis redescend tout aussi vite, les mains chargées et dépose le tout sur la table basse. Cillian est toujours là, debout dans l’entrée, sans chaussures. Elle arque un sourcil, repousse les viennoiseries et se redresse.

« Et bien venez, asseyez-vous sur le canapé. »

Alexeï se force à faire abstraction des tâches de terre sur son pantalon qui vont irrémédiablement se poser sur le canapé. Elle préfère regarder ailleurs quand il s’assoit sur le canapé et se retient de soupirer d’agacement. Elle imagine déjà son canapé sali de terre et elle sent quelque chose à l’intérieur d’elle se contracter. Maintenant qu’elle y pense, ça va l’obséder. Penser à autre chose. Ah, voilà, Cillian. Elle attrape des ciseaux et les lui tend.

« Je vous laisse découper votre jean. »
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MessageSujet: Re: Who let the dog out ? - Alexeï    Jeu 3 Sep - 16:44

Un tantinet protectrice ? Non sans déconner… demandez à mon mollet, il vous répondra ce qu’il en pense. Haha…
En parlant de mollet, j’ai du mal à m’appuyer sur ma jambe blessée… Je ne m’appuie pas du tout dessus en fait parce que j’en suis incapable. Ce chien ne m’a pas arraché un morceau de muscle mais dès l’instant où je prends appuie sur ma jambe gauche, j’ai la sensation que la blessure s’étire et se déchire un peu plus. Cependant, je serre les dents et fais bonne figure. Je n’suis pas une chochotte mais faut pas déconner non plus hein, ça se saurait si j’étais Captain America.

Je suis toujours avec mon sachet de viennoiseries mais aussi mon sourire, même crispé. Parce que si je suis ici, ça n’est pas pour rien mais pour remercier Alexeï de son aide précieuse pour l’enquête. Enquête aujourd’hui close. Enquête que j’essaie d’oublier un peu plus chaque jours histoire de ne pas avoir à regretter de ne pas l’avoir démoli lorsque j’en avais l’occasion dans cette salle d’interrogatoire.

— Offrir votre mollet à mon chien aurait suffit, Henderson.

Je marque la surprise parce que … une seconde je me suis demandé si elle était sérieuse. Jusqu’à ce que je vois son sourire qui me fait comprendre qu’elle a fait de l’humour.
Les mecs, Alexeï vient de me faire une blague.. Bordel, le truc inespéré de la journée. C’est presque une petite victoire accordée à ma démarche et une fraction de seconde j’en arrive même à oublier que j’ai été mordu. Une blague accompagné d’un sourire comme le sien, c’est le genre de truc à vous anesthésier … Je m’appuie sur ma jambe. NON. Non… En fait … non.

Elle prend enfin les viennoiseries, toujours en sourire que je lui rends en serrant les dents.
Mais non t’as pas mal. C’est dans la tête, n’oublie pas. Si t’as chaud comme ça c’est parce qu’IL FAIT chaud. C’est tout.

— Je vous remercie, pour petit déjeuner. Mais je pense que vous devriez entrer, j’vais recoudre votre blessure. Faites pas semblant, vous pouvez pleurer si vous voulez.

Pleurer ? J’arque un sourcil… C’est moi ou elle vient de me faire une seconde blague ? Dis donc, est-ce que ça serait jour de chance ? Il faut croire que oui parce que l’Alexeï que j’ai devant moi n’est pas celle que j’ai retrouvée il y a plusieurs mois. Celle au visage fermé, sans l’ombre d’un seul sourire, le regard terne et d’une froideur déconcertante. La voir en dehors de son job lui donne un tout autre aspect. Elle me semble plus détendue dernièrement, malgré les faits. Peut-être que le temps a enfin fait un minimum son œuvre et que de revoir ses collègues la soulage dans son quotidien.

— Je n’osais pas… Question de crédibilité.

Sourire en coin, je la suis dans l’allée, jetant un regard à la dérobée sur Alexeï. C’est une jolie femme, on ne peut pas m’en vouloir pour ça… et je remarque un détail qui m’avait jusqu’ici échappé. La jeune légiste montre les deux marches du perron et j’ai l’impression de percevoir un léger boitillement que je n’avais jamais vu auparavant. J’ouvre la bouche pour lui poser la question avant de me raviser, me souvenant de cet accident… Si tu pouvais éviter d’accumuler les boulettes pour aujourd’hui, ça ne serait pas si mal que ça.
Je boite jusqu’à la porte, tout en m’efforçant de ne pas crisper le visage, grimpe moi-même les deux marches et lâche un soupir de soulagement devant l’encadrement de la porte ouverte par Alexeï.

Je lève un pieds pour entrer..

— Je suis désolée, par contre, pourriez-vous enlever vos chaussures à l’avance ?
— Euh… je baisse mes yeux par automatisme puis.. Oh, ouais ! Désolé.

Je sais que ça n’est pas comme si elle me laissait le choix et puis je ne voudrais pas salir quoi que ce soit chez elle. J’ai déjà causé pas mal de dégâts alors on va éviter de continuer sur cette lancée. Je la regarde défaire ses chaussures et sa veste avant de monter les escaliers. D’un geste du pied sur le talon de ma jambe blessée, je fais doucement glisser mon pied hors de la chaussure et je me retrouve comme un con pour enlever l’autre. Parce que je ne peux pas m’appuyer sur la jambe blessée pour ça. Ouais… tant pis. Mode warrior. D’une main je prends appuie sur le mur et d’un geste du pied, extirpe celui qui n’est pas touché de mon autre chaussure… Tout en soufflant entre mes dents pour ne pas grogner de douleur. Quelle merde juste pour une paire de de chaussure bordel…

J’entre enfin chez elle… pour la première fois il me semble. Et la première chose qui me saute aux yeux est la propreté de l’appartement. C’est simple, vous avez l’impression que RIEN n’a été bougé depuis une éternité. C’est pas comme une maison plein de vie où vous sentez qu’il y a du mouvement, des babioles déplacés à droite, à gauche. C’est différent, l’ambiance est différente. C’est d’une propreté presque dérangeante comparé à mon p’tit appart’ qui n’est pourtant pas un dépotoir.
Je reste dans l’entrée, glissant mes mains dans les poches de mon jean et patientant en silence. J’en profite pour scruter son milieu de vie. Déformation professionnelle, je sais. Alexeï finit par descendre, les bras chargés et dépose le tout sur une petite table basse dans le salon où une télé géante – vraiment géante – se trouve derrière elle. Si je n’ai pas bougé c’est pour la simple et bonne raison que je n’suis pas chez moi et que contrairement à certains de mes potes, dont un certain Alexander, je n’irais pas m’avachir dans le canapé qui se tient non loin de moi.

— Et bien venez, asseyez-vous sur le canapé.

J’avance en boitant, me défait de ma veste que je pose sur l’accoudoir du canapé et viens doucement m’installer sur le canapé en question. Je grimace légèrement et lâche un soupir de soulagement lorsque que je n’ai plus à m’appuyer ni sur une jambe, ni sur l’autre. J’ai chaud bordel et ça me gêne cette situation. J’suis venu lui ramener le petit déj’ et j’lui fou en l’air son Dimanche matin pour me recoudre le mollet.
J’évalue la situation un instant et glisse mes doigts vers le bouton de mon jean pour m’en défaire. Ouais parce qu’à moins de vouloir recoudre mon jean, j’ai pas d’autre choix que de me foutre en caleçon et…

— Je vous laisse découper votre jean.

Elle me tend une paire de ciseau que je regarde, sans bouger. Mes yeux vont de l’objet au visage d’Alexeï et je bloque un instant avant de reprendre le fil de la réalité.

— Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Parce que, que je sois ici avec une jambe de mon jean en moins, ça m’est égale… mais après je dois sortir. Et j’ai pas tellement l’attention de lancer une nouvelle mode.

Regard insistant d’Alexeï.
Pourquoi tu veux pas faire comment tous les docteurs du monde et me faire enlever ce truc ?
Toujours regard insistant d’Alexeï et je pince les lèvres avant d’abdiquer.

— Bon… C’est vous le patron.

Je prends la paire de ciseaux et découpe grossièrement jusqu’au genou afin qu’elle puisse avoir une totale liberté et visibilité sur la plaie pour faire son job. Je suis penché en avant, m’attelant à la tâche et finit par arracher d’un geste sec le dernier morceau attaché à la couture. Je dépose les lambeaux sur la table basse avant de lâcher en ricanant :

— Collection Printemps/été 2016 : Mi-Short, mi-pantalon. Grande classe. J’vous verserais une partie des ventes si ça fait un carton dans le coin.

Je me laisse aller doucement au fond du canapé, plaçant ma jambe comme elle le souhaite pour pouvoir agir. Mes yeux parcourent la pièce qui doit faire deux fois mon salon. La télé, les meubles, bibliothèque, cadres photos que je repère au loin mais dont je ne relève pas l’existence, et quelques autres babioles. Je la sens désinfecter la plaie et je fronce les sourcils en serrant les dents sous la brûlure. J’suis pas une petite nature. Pas parce que j’suis un mec comme le cliché de base mais parce que j’ai l’habitude. Disons qu’à l’armée les toubibs n’avaient pas forcément le temps de prendre le temps justement, à faire avec les moyens du bord.

— C’est donc là que vie la mystérieuse Alexeï Alvarez… Vous savez que vous nourrissez un vrai mythe au commissariat ? Beauté froide, silencieuse, discrète mais efficace. J’ai pas mal de collègues qui m’ont demandé votre numéro.

J’essaie une petite touche d’humour même si c’est en partie vrai et que je balance ça avec une franchise à toute épreuve, alors que je la vois fouiller dans sa boite de soin, sortant une aiguille et du fil à recoudre. Je la regarde faire, silencieux un instant. Ses gestes sont précis, fluides, assurés. Je saisis un coussin à ma droite, le calle sous mon bras et triture le recoin pour m’occuper les mains. Rester stoïque n’est pas tellement ce que je préfère alors j’occupe autre chose que mes jambes.

— J’suis vraiment désolée d’avoir pourri votre dimanche matin… On peut dire que j’ai tendance à avoir le don de vous gâchez vos matinées.

Le café sur le manteau, l’arrachage de jambe en règle de ce matin et d’autres encore où je suis venu gaffer en live pendant une dissection. Je ne dis pas que je passe mon temps à foutre en l’air ses journées mais j’ai l’impression d’avoir une prédisposition pour ça, de temps en temps.
Mes doigts triturent toujours le coin de l’oreiller en tissu, souriant à Alexeï qui s’apprête tranquillement à me recoudre mon morceau de peau ouverte. Allez-y Doc’, j’suis pas si douillet que ça.
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Who let the dog out ? - Alexeï

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