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 Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman

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MessageSujet: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Sam 8 Aoû - 15:01

Cela faisait plusieurs semaines que j'étais dans mon nouvel appartement et j'y étais bien. Il faut dire que je n'y étais pas souvent la journée, entre les cours et mon boulot je n'avais pas beaucoup de temps libre. Pourtant j'arriverais à trouver un peu de temps pour Frank. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'avais envie de mieux le connaître et donc je me libérai pour lui, espérons qu'un jour je n'ai pas à le regretter.

Il était 20 heures et ce soir je ne travaillais pas, ce qui me faisait le plus grand bien. Je m'étais préparée une salade et servit un verre de vin frais, l'idéal pour un repas en version détente. Je m'installais devant la télé et commençais à manger tranquillement. Entre deux coups de fourchette je réfléchissais au coût qu'avait cet appartement. J'y étais bien mais cela avait un prix. Je gagnais bien ma vie avec mon travail mais je n'arriverai pas à mettre de l'argent de côté si mon train de vie engloutit toutes mes économies. Je n'avais toujours pas retrouver Eliot et si ça continuait, j'allais devoir embaucher un détective. Il fallait que je trouve un moyen d'économiser un peu.

A la fin du repas et avant le dessert, j'avais trouvé une solution. J'allais prendre un ou une colocataire. Cela me permettrait de garder ce somptueux appartement qui était composé de trois chambres et de me sentir moins seul. Je n'étais pas très à l'aise avec les hommes alors peut être qu'une femme serait préférable. C'est là que j'eus l'idée. Le campus devait être plein d'étudiant à la recherche d'un endroit pour vivre. Le campus était limité en chambre universitaire et vivre seul à New York, et plus particulièrement à Manhattan, était hors de prix. La plupart des étudiants devaient travailler à côté des cours pour vivre et parfois un petit boulot ne suffisait pas.

C'était décidé, demain j'irai mettre une annonce au campus pour ma recherche de colocataire, en espérant que je ne tombe ni sur une folle ni sur un détraqué. La soirée passa et je me perdis dans mon roman du moment pour finir par m'endormir dessus. Je rêvais de mon frère, de mon passé et de mon père. Mes rêves devinrent des cauchemars et à trois heures du matin je me réveillais en hurlant et en sueur. Bien que je n'avais plus eu aucun contact avec mon père, son souvenir continuait à me faire frémir. Je me levais, encore un peu ensommeillée, et me dirigeais vers mon lit pour me laisser y tomber.

Sept heures du matin, le réveil sonna et je l'éteignis d'un geste paresseux de la main. Dix minutes plus tard, l'engin infernal se remit à sonner et je décidais finalement de me lever. En traînant des pieds je me dirigeais vers la salle de bain pour prendre ma douche. Après cette dernière je me sentais un peu mieux et commençais ma journée. Après m'être habillée et maquillée, je partis dans la cuisine prendre un rapide petit déjeuner. J'avais pour habitude de prendre mon café au Starbucks du coin sur le chemin de l'université.

Une fois prête, j'enfilais mes baskets, attrapais mon sac bandoulière et partis pour l'université. Je démarrais les cours à 9 heures alors je n'étais pas en retard, j'avais bien le temps pour un café double crème.

Les cours du matin se passèrent de la manière la plus monotone possible. Les heures défilaient les unes après les autres et midi arriva rapidement. Je me rendis à la salle informatique et imprimais ma annonce puis, munie d'un petit casse croûte, j'allais faire le tour des panneaux d'affichage du campus pour placarder mon annonce.

Arrivée devant le premier, je me rendis compte que mon annonce allait bien passer inaperçue à côté de toutes celles qui étaient déjà présentes. Il y avait beaucoup de feuille au couleur flashie tandis que la mienne était d'un blanc maculé. Bien que je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un rapidement, je décidais de ne pas abandonner. L'annonce était simple et concise :

Jeune femme étudiante en biologie recherche H/F, étudiant, pour colocation dans duplex à Manhattan. Loyer intéressant et appartement sublime. Si vous êtes intéressés, merci de me contacter au : 555.1234

Jordan Cohen.


En une heure de temps, j'avais fait pas mal de panneau d'affichage. Je retournais en cours en espérant que je recevrai quelques appels dans les jours qui viennent.
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MessageSujet: Re: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Mar 11 Aoû - 11:08

►Appelle moi colocataire◄
Jordan & Sacha


Lundi 18 Mai – Matin

La fumée de cigarette virevolte au-dessus de moi et je la contemple, en silence, tête posée sur le ventre nue de Piper. Pas un bruit ne perturbe le silence qui nous englobe depuis … je ne saurais pas dire depuis combien de temps. Seules ses lèvres tirant sur son mégot émettent un léger bruit, discret et doux. C’est ce qu’est Piper. Douce. Grande gueule et parfois explosive, mais douce malgré tout. Sa peau l’est. Sa voix, bien qu’un peu grave, l’est aussi. Ses gestes également. Ceux-là même qui dessinent quelques formes imaginaires sur mon épaule et généralement ce genre de geste m’apaisent, mais cette-fois, je n’arrive pas à m’enlever cet agacement qui gratte la surface depuis plus d’une semaine. Je revois très nettement le visage d’August, arrogant puis inquiet. Je revois également avec la même précision le visage transfiguré de ma mère lorsqu’elle l’a vue et qu’elle a compris qu’il m’avait porté secours. Porter secours. Tsss. Le genre de situation qui me ferait bien péter les plombs, surtout venant de lui. C’est ce qui aurait dû se produire si je n’avais pas eu à voir cette larme roulée sur sa joue lorsqu’il a compris que ma mère lui a volontairement menti et sur sa grossesse et sur mon existence. Il y a aussi ses mots …. « MA gamine ». De quel droit il osait me désigner comme telle, sans déconner ?
Putain ouais, il les a les droits, c’est ce qui est le plus dérangeant dans ce merdier. C’est qu’il les a. Parce qu’il ne savait rien. Et le sentiment d’avoir été dupée et utilisée stagne chez moi comme une tâche insistante. Je n’arrive pas à m’en débarrasser.

- A quoi tu penses ?

La voix de Piper m’extirpe dans ma contemplation qui est, sans que je ne m’en aperçoive, est passée de la fumée au plafond.

- A rien.
- Pourtant j’entends ton gros cerveau réfléchir d’ici.
- C’est parce que chez toi c’est vide, ça fait écho.

Elle lâche un rire amusée et je lui souris en levant mes yeux vers elle un bref instant. Piper n’est pas ma petite amie mais simplement une amie. Amitié améliorée, je l’admets, mais ça ne va pas au-delà de ça. Je tiens à elle, comme je tiens à Peet’.. Quoi que, c’est encore différent. Je n’ai jamais réellement réfléchis à mes relations et encore moins avec quel sexe je préfère passer ma nuit. En réalité, je m’en contre-fou même si certains ne manquent pas de me rappeler que j’ai tendance à envoyer la gente masculine se faire foutre. Et que j’étais aussi une mauvaise féministe. Ils peuvent bien aller se faire foutre, j’y suis pour rien si on ne peut pas faire confiance à un homme. Regardez encore le résultat, aujourd’hui.

- Il est quelle heure ?

Je sens le corps de Piper s’étirer vers sa droite, ramenant un peu plus le drap sur mes côtes, elles aussi nues, cherchant probablement son smartphone pour vérifier.

- Hum… 7h58.
- Va falloir que j’y aille. J’ai cours dans une heure.
- Et que tu t’expliques avec ta mère.
- Pas aujourd’hui.

Silence. Je lâche un soupire. Plus d’une semaine que ne nous n’étions pas adressées la parole. Ça n’était jamais arrivé jusque-là et je mentirais si je disais que je m’en foutais. Parce que bordel, non, je ne m’en fou pas. Je lui en veux encore, vraiment, mais… Elle reste ma mère et je ne peux pas lui en vouloir d’avoir voulu me protéger, surtout en vue du personnage qu’est August. Mais je n’arrive pas à me défaire de l’idée que peut-être tout aurait été différent si elle avait pris son courage à deux mains pour aller tout lui avouer.

- C’est quand même dingue cette histoire de LSD.
- Ouais. Un mec m’a pris le téléphone des mains en le jetant sous un bus, hurlant à qui le voulait que c’était une bombe et que j’étais une terroriste.
- Ca c’est parce qu’il t’a pas encore vu gueuler comme un putois. J’pense qu’il aurait compris le vrai sens de voir Sacha maitre des Pokemon passer à Sacha maitresse du Daech.
- Ta gueule Piper.

Je sens son ventre s’agiter sous son léger rire. Et je souris. Elle a toujours eu un humour particulier mais c’est ce que j’aime bien chez elle.

- T’as été le voir ?
- Non. Pas encore.

Nouveau silence. Oui, j’ai évoqué l’idée d’aller parler à August pour au moins… le remercier. Je me revois en panique, à hurler comme une dingue après ces infirmiers, cette bonne à rien de flic et contre son cher et tendre avocat. M’emmerde celle-là aussi. Mais ça n’empêche pas le fait que malgré toute la connerie que ce type peut réserver, il m’a prêté main forte pour que j’aille rejoindre Zoé au plus vite pour au moins m’assurer que sa vie était sauve. Et si ça n’avait pas été le cas, je n’aurai plus répondu de rien. Je pense que je serais devenu tout simplement complètement barge. Je ne peux pas vivre dans un monde où elle n’est plus là, où elle n’y respire plus. J’ai dû lui expliquer qui était ce type qui a débarquée en parlant de moi comme étant sa gamine, elle qui a toujours cru jusqu’ici que mon père était Aaron. Elle m’a demandée si ça devait changer quelque chose entre nous, je lui ai répondu que pour moi il en était hors de question, que liens du sang ou pas, elle resterait ma Zoé mais que de son côté, le choix lui appartenait. Son câlin d’une demi-heure qui a suivi valait toutes les réponses du monde.

¥

Campus, 11 heures du matin

Il fait lourd pour un mois de Mai où le printemps est censé adoucir la brise. Short en jean, converse, débardeur et chemise ouverte et un peu trop grande pour moi … et j’ai quand même chaud. Sac en bandoulière sur l’épaule, j’entreprends d’attacher mes cheveux en une queue de cheval tout en me dirigeant vers le tableau d’affichage, comme à mon habitude. Certains élèves posent ici des demandes de cours particuliers non pas à donner, mais à recevoir. Quitte à avoir la cervelle de la taille du Brésil, autant que ça me serve pour me ramener quelques fonds… même si avec le coup d’éclat de Messire l’Aristocrate, j’ai largement de quoi vivre pour plusieurs mois, et encore…

Je remonte les manches de la chemise de Piper que je lui ai emprunté en quelques ourlets alors que mes yeux sautent d’annonces en annonces. J’en repère une pour des cours de français basique qui seront largement à ma portée et je bloque sur l’une d’elle, une poignée de seconde.

« Jeune femme étudiante en biologie recherche H/F, étudiant, pour colocation dans duplex à Manhattan. Loyer intéressant et appartement sublime. Si vous êtes intéressés, merci de me contacter au : 555.1234

Jordan Cohen. »


Je ne sais pas pourquoi, là maintenant, je fronce les sourcils en m’approchant et en déchirant l’annonce de son épingle. Une collocation ? Je n’y avais jamais réfléchi, parce que je n’en voyais pas l’utilité à l’époque. Pourquoi maintenant ?
Et pourquoi pas ?

Peut-être que prendre mes distances de ma mère m’aiderait à y voir un peu plus clair avec cette histoire de parent, même si je ne suis pas à plaindre comparé à certains. Mais l’idée d’avoir ma vie, ailleurs, dans un « chez moi » - bon demi-chez moi, mais quand même - , me séduit. Je parcoure de nouveau l’annonce. Etudiante en Bio ? Son nom et prénom ne me disent rien. Je me mords l’intérieur de la joue, agitant le petit bout de papier dans le creux de ma main, hésitant quelques secondes. Je regarde ma montre : Il est 11h et c’est l’intercours. C’est le genre de décision qu’on ne prend jamais à la légère, bien au contraire. On se pose, on en discute et… C’est pour ça que j’ai déjà le téléphone en main, composant le numéro de Jordan et que la tonalité retentit déjà au creux de mon oreille. La jeune femme décroche rapidement, j’échange quelques mots avec elle, lui explique rapidement mes motivations avant qu’elle ne me fixe un rendez-vous pour le midi même, durant la pause déjeuné. Même campus, quasi-même secteur… autant en profiter.

¥

Il est 13h et je marche entre les tables en cherchant une petite tête blonde, vêtue d’un débardeur rose pale, comme elle me l’a décrit tout à l’heure. Mon impulsivité me perdra. Je n’ai pas réfléchis une seule seconde de savoir si oui ou non, c’était un risque à prendre puisqu’au fond, je m’en fou. Si ça passe avec Jordan, alors tant mieux, je tente ma chance et c’est partie pour une nouvelle vie. Si ça ne passe pas et bien, peu importe, c’est pas comme si ma vie en dépendait. J’ai un recul sur ce genre de chose où l’on me catégorie de je m’en foutiste… et ouais, peu importe.
Quelque coup d’œil et je l’aperçois enfin alors qu’elle déjeune à un bout de table. Le brouhaha habituel n’est pas présent, la majeure partie des étudiants étant partie manger leur repas dehors, sous le soleil. Je la détaille de loin : Plutôt jolie, si ce n’est carrément canon – ne cherchez pas, je n’couche pas avec mes colocataires. Ce n’est qu’une simple constatation -, cheveux blonds ondulés tombant sur ses épaules et un visage presque poupin qui lui donnerait presque mon âge. Et c’est peut-être le cas en réalité. Je ne sais rien d’elle si ce n’est son nom, prénom et secteur scolaire. Je ferais mes recherches plus tard.

J’approche, sac sur l’épaule et affiche un sourire en coin avant de l’interpeller.

- Jordan ?

Elle lève yeux vers moi, mon sourire s’agrandit quelque peu.

- Sacha Highman, c’est moi qui t’ai appelé tout à l’heure pour… je dézippe la poche de mon sac et en sort son annonce que je lui tends… la collocation. Pour qu’on discute de tout ça, toi et moi.

Et je m’installe en face d’elle, sans forcément y être invitée. Pas par manque de politesse mais parce que c’est tout simplement dans la nature de mon caractère. Spontanée. Je ne sais pas dans quoi je m’embarque mais ce qui pourrait habituellement effrayer me provoque tout l’inverse, bien au contraire.



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MessageSujet: Re: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Ven 14 Aoû - 15:41

La matinée s'est passée de manière banale, cours, bla bla et changement de salle. Elle n'était pas différente des précédentes seulement j'allais modifier cela car aujourd'hui j'avais décidé de poser mon annonce pour trouver un colocataire. On était en plein mois de Mai et j'avais emménager ici depuis un mois.

Pendant mon cours de politique international, que j'avais pris en option pour espérer avoir un peu plus de point, mon esprit divaguait et s'éloignait du cours. Je pensais à mon frère Eliot. Malgré mes recherches, je ne l'avais toujours pas trouvé et il me manquait énormément. Une partie de moi se sentait incomplète sans lui et j'avais une trouille bleu qu'il m'en veuille encore d'être partie sans rien lui dire. Ce soir là, je n'y avais pas réfléchi, je souffrais tellement et je savais que si cet homme qui se disait mon géniteur me touchait encore une fois j'allais en mourir. C'est pour ça que j'étais partie, pour me sauver c'est Eliot qui en avait fait les frais.

Le bruit des livres qui se ferment et des étudiants qui se lèvent de leur chaise me fit revenir au présent. A 11 heures, après que j'ai déposé quelques annonces, mon téléphone sonna. Je discutais quelques minutes avec une jeune femme qui avait vu l'une de mes annonces, je ne pensais pas trouver aussi vite mais autant lui donner rendez vous pour se rencontrer. En attendant je continuais ma journée de cours en me demandant si cette fille serait la bonne. Je n'attendais pas grand chose d'une colocataire, je voulais simplement quelqu'un de tranquille qui ne penserait pas qu'à faire la fête mais qui mettrait un peu plus de vie dans ce grand appartement. En effet, je n'y étais pas souvent. Entre les cours et le boulot je revenais chez moi seulement pour y dormir la plupart du temps. Mais quand j'y étais, je trouvais parfois le silence pesant sans compter que le loyer n'était pas donné.

13 heures arriva rapidement et je me rendis au point de rendez vous. Je regardais aux alentours et en vis aucune tête blonde habillée comme elle me l'avait décrit. Je m'installais donc à une table et mangeais rapidement une salade. Je n'avais pas très faim et ma salade me rassasie rapidement. A peine j'eus fini, qu'une jeune fille aux cheveux blonds se rapprocha de moi.

- Sacha Highman, c’est moi qui t’ai appelé tout à l’heure pour…  la collocation. Pour qu’on discute de tout ça, toi et moi. 

Je lui souris et lui tendis la main pour la saluer avant qu'elle ne s'installe en face de moi. Je la détaillais et remarqua son look qui détonnait sérieusement avec le mien. Mes cheveux relâchés sur mes épaules et mon haut rose pâle sur mon jean slim détonnaient avec son short et sa chemise. Mon look faisait gentille fille à côté d'elle, ce qui me faisait bien rire intérieurement étant donné mon travail. Remarquez, on me disait souvent que j'avais l'air d'une jeune fille innocente et peut être que c'était seulement qui plaisaient à mes clients. Pourtant, et curieusement, j'étais à l'aise dans mon travail même si c'était un peu dénigrant d'une certaine manière. Mais pour ma part, je m'en foutais. Mon corps avait déjà été souillé par mon père pendant des années alors un peu plus ou un peu moins ne changerait rien mais cette fois ci au moins j'avais le choix des personnes.

Je lui souris et m'attacha rapidement les cheveux en un chignon mou pour ne plus qu'ils me gênent.

- Alors tu as peut être des questions sur l'appartement, mes motivations, je ne sais pas mais je t'écoute.

Je bus une gorgée de mon latte macchiato avec supplément chantilly et attendis.
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MessageSujet: Re: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Mer 26 Aoû - 1:45

Une collocation. Je suis peut-être entrain de faire une bourde monumentale mais c'est pas comme si je me formalisais de ce genre de chose, en générale.  Et encore une fois, si le courant ne passe pas, il n'y aura pas mort d'homme. Je pense simplement qu'il est temps pour moi de prendre le large, de voir autre chose et d'avoir mon espace, ma vie et mon rythme quotidien même si à la maison, je n'étais pas du genre à suivre les règles. Jamais, en réalité. Je suis une capricieuse pour pas mal de chose, mais pas sur le matériel. Je ne réclame pas des sacs à main à 500$ la pièce, ni des vêtements de marque. Non. Mais lorsqu'il s'agit d'un stage par exemple, d'un objectif que je vise... Les choses sont toutes autres.

Peut importe. Ca n'est pas tellement le débat de toute manière.
Après lui avoir serrer rapidement la main, je m'installe face à Jordan qui a clairement tout de la jeune femme sage, bien élevé et tranquille. La confiance est une chose qui se gagne, en particulier de mon point de vue. Peet' et Piper sont les deux seules personnes en qui je confierais ma vie aveuglément et je sais que les apparences peuvent s'avérer trompeuses. Alors qu'elle fasse sage ou non, j'émet tout de même une réserve, comme à chaque nouvelle rencontre.
Elle me sourit, sourire que je lui rend sans aucun problème et sans hypocrisie. Bien au contraire. Si je n'accorde pas ma confiance aux premiers venus, ça n'est pas pourtant que je vais le détester dans la seconde. Je la regarde s'attacher rapidement les cheveux, restant silencieuse de mon côté, attendant ses questions ou demandes si elle en avait, chose qui me semble en réalité évidente. Je ne pense pas qu'elle veuille d'une tarée en tant que collocataire et encore moins une personne qu'elle ne connait pas un minimum...

- Alors tu as peut être des questions sur l'appartement, mes motivations, je ne sais pas mais je t'écoute.

Je marque un temps de pause... pour la simple et bonne raison que je suis surprise. Par sa demande, je veux dire. Elle boit quelques gorgées de sa boisson chaude, attendant une réponse de ma part qui tarde à venir je l'avoue. Disons que... Oui, j'ai des questions mais je m'attendais à ce que ça soit elle qui démarre la discussion à ce sujet. Bref, ça n'est qu'un détail.
Je me laisse légèrement reposer sur le dossier de la chaise avant de lui offrir un sourire, déposant mon sac à côté de moi sur la table.

- Effectivement. J'aimerais en savoir un peu plus sur l'appartement en lui même. Combien de mètre carré, la taille des chambres et celle qui est libre, plus particulièrement. Le prix du loyer, des charges et si tu souhaites une caution et des garants également.

Toujours le sourire aux lèvres, j'essaie de n'omettre aucune question histoire de ne rien louper. Il serait un peu stupide de m'engager dans quelque chose qui ne vaut pas le coup ou qui n'est pas abordable pour moi... même si, encore une fois, le coup d'éclat du Français m'a clairement apportée une très très grosse longueur d'avance en terme d'économie. Mais ça n'est pas une chose que je préciserais, question d'hétique et de préservation.

- Concernant tes motivations... Ca ne regarde que toi. Tu n'as pas à justifier le pourquoi du comment tu souhaites une collocation. Par contre, l'appartement est à toi ou tu l'as loué à une agence ? Ou à un particulier peut-être?

Afin que je sache à qui dois-je m'adresse pour filer les papiers nécessaires si jamais j'suis acceptée. Chose qui n'est pas encore le cas à mon avis. Les motivations de Jordan restent personnels et je préfère que ça soit le cas... Après, si elle veut me les partager, je m'en fichen en réalité. Pas parce que je me fou de son existence mais parce que ça ne regarde que elle et qu'elle n'a pas à se sentir obligé de justifier quoi que ce soit.

- Est-ce que tu serais d'accord pour me le faire visiter? Enfin, si tu estime que le feeling passe entre nous... Ca va de soit. Mais je ne suis pas quelqu'un d'envahissante au quotidien. Au contraire. Je passe le plus clair de mon temps à étudier dans ma chambre, sur mon PC donc, je ne risque pas d'être un fardeau pour toi.

Je ne suis absolument pas entrain de me vendre...
Ou presque.
Et tout cela, avec mon plus beau sourire, s'il vous plait.



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MessageSujet: Re: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Sam 5 Sep - 15:06

Je ne sais pas à quoi je pensais lorsque j'ai décidé de mettre cette annonce pour trouver un colocataire. J'avais toujours été solitaire mais l'idée d'avoir quelqu'un avec qui partager ce grand appartement ne m'avait pas déplu. Je n'étais pas prête pour une relation sérieuse alors vivre avec un homme ce n'était carrément pas possible. Par contre une colocation n'était pas une mauvaise idée. Cela me permettrait de me faire des amis au sein de l'université et de faire des économies. Je n'étais pas dans le besoin, je dépensais en restant réaliste et sans être trop gourmande mais pouvoir mettre de l'argent de côté pour mes études n'étaient pas une mauvaise chose. Je n'avais pas le droit à une bourse et demander de l'aide à mon géniteur n'était pas une éventualité ne serait ce qu'à envisager. Cet homme m'avait fait du mal, il m'avait presque détruite et je ne m'étais pas enfuie de chez lui pour y retourner. Je ne voulais plus entendre parler de lui, ni aujourd'hui, ni jamais. Depuis que j'avais quitté mon bourreau je ne devais compter que sur moi même et l'agence m'avait aidé à m'en sortir. Bien sûr mon travail n'était pas tous les jours rose ni plaisant mais il me permettait de vivre et c'était le plus important.

Les mains entourant ma tasse de café bien chaude, j'observais celle qui serait peut être ma future colocataire. Nos looks étaient complètement différents mais j'aimais bien l'idée de vivre avec quelqu'un qui avait l'air complètement à l'opposé de moi. Elle semblait à l'aise, avec la société et avec elle même ce qui me plaisait. Je l'invitais à me poser toutes les questions qu'elle pouvait avoir pour que chacune de nous puisse prendre sa décision en tout état de cause.

- Effectivement. J'aimerais en savoir un peu plus sur l'appartement en lui même. Combien de mètre carré, la taille des chambres et celle qui est libre, plus particulièrement. Le prix du loyer, des charges et si tu souhaites une caution et des garants également.

Ses questions étaient précises et directes et il me semblait qu'elle n'avait rien oublié. Je bus une autre gorgée de mon café et lui répondis :

- L'appartement en lui même fait environ 130 mètres carrés et c'est un duplex. On est situé en plein Hipper East Side et c'est un quartier tranquille. On a une super vue des chambres et il y a une immense bibliothèque dans le salon.

C'est très aéré et complètement ouvert avec les chambres à l'étage et il y a trois chambres mais je t'avouerais que la troisième sert de bureau pour le moment. Il y a deux chambres à l'étage et la dernière est au rez de chaussée. Chaque chambre fait environ 20 mètres carrés et il y a un placard intégré dans chacune. Derrière l'immeuble il y a une cour avec jardin et on peut en profiter à volonté, les autres locataires ne semblent pas y aller.


Je repris  une gorgée car j'avais la gorge sèche à force de parler et poursuivis :

- Pour ce qui est du loyer, je paye 1100 dollars par mois alors je te propose d'en payer la moitié pour qu'on soit à part égale. Dit comme ça ça fait un peu cher mais l'appartement les vaut largement. Les charges sont comprises dedans, seule notre consommation d'eau chaude reste à notre charge. Pour les courses, chacune fait les siennes ou on les fait ensemble et on partage la note. Je m'en fiche un peu et comme je travaille tard et souvent le soir je t'avouerais que le système qu'on choisira me conviendra que ce soit l'un ou l'autre. J'ai eu ce duplex par une agence, je te donnerai leurs coordonnées si jamais l'offre t'intéresse pour que tu puisses te mettre en contact avec eux. L'avantage c'est qu'on est pas loin du campus et il y a une ligne de bus juste à côté. Le centre n'est pas loin non plus, en fait quand j'y réfléchis, on est à proximité de pas mal de choses.

J'avais l'impression d'être un vrai moulin à parole mais il fallait bien que je lui donne toutes les explications dont elle avait besoin. Terminant ma boisson, je reposais ma tasse et lui souris :

- J'espère que j'ai répondu à toutes tes questions. Si c'est le cas et si t'es toujours intéressé et bien on peut aller le visiter si tu veux.

Je regardais l'heure, il était 14 heures. Cela faisait déjà une heure qu'on était là mais j'avais encore un peu de temps, je n'avais pas de cours avant deux heures. J'avais donc le temps pour une petite visite, surtout qu'on était à cinq minutes du campus. Cette après midi je n'avais que politique internationale, une option que j'avais prise histoire de gagner plus de point. Au pire des cas je louperais une heure de cours, ce ne serait pas la mort pour une fois.
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MessageSujet: Re: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Mar 8 Sep - 15:47

C’est un nouveau cap et une nouvelle opportunité qui s’offre à moi. Et en vue des derniers évènements, ça ne me ferait pas de mal de prendre le large même si je sais pertinemment que je ne resterais jamais trop longtemps éloignée de Zoé. Cette colocation – si tant est que Jordan accepte – n’est pas signe de rupture complète avec ma famille. Juste une occasion de prendre le large et d’avoir mon propre rythme de vie. Je n’en ai pas parlé à ma mère avant, ni à qui que ce soit, c’est d’ailleurs probablement une erreur en sachant qu’elle risque de me piquer une crise monumentale – et supplémentaire -.

Assise confortablement, bras à demi-croisés sur la table, je l’écoute attentivement concernant les détails de l’appartement en question.

— L'appartement en lui même fait environ 130 mètres carrés et c'est un duplex. On est situé en plein Hipper East Side et c'est un quartier tranquille. On a une super vue des chambres et il y a une immense bibliothèque dans le salon. C'est très aéré et complètement ouvert avec les chambres à l'étage et il y a trois chambres mais je t'avouerais que la troisième sert de bureau pour le moment. Il y a deux chambres à l'étage et la dernière est au rez de chaussée. Chaque chambre fait environ 20 mètres carrés et il y a un placard intégré dans chacune. Derrière l'immeuble il y a une cour avec jardin et on peut en profiter à volonté, les autres locataires ne semblent pas y aller.

Au rythme de ses mots, je visualise petit à petit l’habitat, me faisant une esquisse de la taille et de la lumière. Vingt mètre carré pour une chambre est largement suffisant… mais 130m² pour deux ? C’est royal. Comprenant un jardin en plus de ça, je dirais même que c’est presque un luxe. Je sais que j’ai les ressources nécessaires pour vivre avec mon dernier « contrat » mais je patiente quand même avec un sourire satisfait suite à ses dires. Il n’y a pas à dire, il ferait presque rêver. Cependant, je tâche de ne pas trop m’emballer, sait-on jamais.
Jordan bois une gorgée de son breuvage et reprend :

— Pour ce qui est du loyer, je paye 1100 dollars par mois alors je te propose d'en payer la moitié pour qu'on soit à part égale. Dit comme ça ça fait un peu cher mais l'appartement les vaut largement. Les charges sont comprises dedans, seule notre consommation d'eau chaude reste à notre charge. Pour les courses, chacune fait les siennes ou on les fait ensemble et on partage la note. Je m'en fiche un peu et comme je travaille tard et souvent le soir je t'avouerais que le système qu'on choisira me conviendra que ce soit l'un ou l'autre. J'ai eu ce duplex par une agence, je te donnerai leurs coordonnées si jamais l'offre t'intéresse pour que tu puisses te mettre en contact avec eux. L'avantage c'est qu'on est pas loin du campus et il y a une ligne de bus juste à côté. Le centre n'est pas loin non plus, en fait quand j'y réfléchis, on est à proximité de pas mal de choses.

1100 dollars divisé par deux ? Cette nana est entrain de me dire qu’une colocation est possible dans un 130m² pour 550 $ avec charges… Bon sang. Je viens m’adosser en douceur sur le dossier de la chaise, surprise par ce qu’elle me raconte. C’est presque du pain béni pour de petits étudiants comme nous d’avoir une aussi grande surface pour un prix aussi bas. 550$ reste énorme et je n’aurai sans doute pas pu entrevoir l’éventualité immédiate de peut-être y loger si ce coup d’éclat avec Félix ne s’était pas produit.

Pas loin du campus, du centre, ligne de bus, petit budget pour une grande surface et une chambre de 20m²… tout est fait de telle sorte que l’appât en est que plus alléchant. Concernant les courses, c’est le cadet de mes soucis et ça n’est pas une chose sur laquelle je me focalise. Du moins, pas pour l’instant.
Je reste un instant silencieuse, la regardant toujours avec cet air surprit sur le visage mais sans pour autant empêcher cette méfiance de se manifester. C’est presque trop beau pour être vrai et même si Jordan à tout l’air d’une nana sympa, je sais que certains ou certaines sont prêts à beaucoup pour ne pas se retrouver seuls à payer un montant pareil.
Elle termine sa boisson alors que les solutions s’offrant à moi font leur chemin et me connaissant…

— J'espère que j'ai répondu à toutes tes questions. Si c'est le cas et si t'es toujours intéressé et bien on peut aller le visiter si tu veux.

Un point supplémentaire pour elle.

— Pour les questions, j’ai tout ce qu’il me faut oui. Et je dois dire que tu m’as tellement bien vendu la chose que je me voyais presque déjà dedans.

Je lâche un rire amusé sous-entendant subtilement que oui, il m’intéressait. Encore une fois, je me mets un stop afin de ne pas m’emballer inutilement. Si j’ai face à moins un appartement ressemblant à un vrai squat, il était hors de question que j’investisse là-dedans. Grand ou non, faut pas déconner non plus.

— Allez, guide-moi vers cette incroyable demeure ! Je n’ai pas cours de l’après-midi donc j’ai tout mon temps.

Alliant geste à la parole, je claque doucement le plat de ma main sur la table avant de me lever et de glisser mon sac sur mon épaule, attendant la jeune femme qui allait peut-être être ma future colocataire. Je la laisse récupérer rapidement ses affaires et la suit lorsqu’à son tour elle semble prête. Nous sortons de la cafeteria et je la suis en dehors, la laissant me guider vers l’appartement en question. Je profite du chemin pour continuer la conversation.

— Je vais attendre de le voir, mais si l’appartement me convient et si tu es d’accord pour m’avoir en tant que coloc’, je veux bien que tu me file le numéro de l’agence. Ils sont du genre à réclamer quoi comme condition au niveau du revenu et/ou des garants ? Ou pour le loyer ils font peut-être confiance aux salaires parentaux ?

Niveau garant, j’ai ce qu’il faut. En revanche, niveau revenu je n’ai que ma mère et mon beau-père en preuve. Disons que si je leur présente mon compte en banque en leur expliquant que tous ces zéros sont dus à un piratage en règle du système de sécurité d’un grand musée de New-York, je ne suis pas certaine d’avoir le temps de goûter aux joies de la colocation.
Une chose à la fois.

Je me tourne vers Jordan tandis que nous continuons le chemin d’un pas tranquille.

— Et toi, tu viens d’où ? Tu es en quelle année de Bio’ ?

Connaitre l’appartement c’est une chose, apprendre à connaitre sa probable future colocataire en est une autre, aussi primordiale que le reste. Au premier abord elle n’a pas l’air d’être ce genre de fille à venir m’emmerder pour des détails ou à te regarder de la tête aux pieds, mais nous savons tous que même le plus doux des visages pouvaient dissimuler le pire des serpents.



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MessageSujet: Re: Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman   Mer 11 Nov - 13:36

Je n'étais pas du genre à parler sans m'arrêter pendant un long moment, j'étais plutôt une fille discrète qui écoutait les autres plus qu'elle ne parle. Ou alors peut être que c'était une déformation professionnel car, contrairement à ce qu'on pourrait croire, certains homme aiment parler. La plupart de mes clients étaient de riches hommes d'affaire avec de hautes responsabilités et parfois je leur servais de confidente.
Ici les rôles étaient inversés, je devais expliquer à Sacha la situation de mon appartement et lui donner tous les détails dont elle pourrait avoir besoin. J'avais l'impression d'être un véritable moulin à parole, ce qui, encore une fois, ne me ressemblait pas.

Au fur et à mesure de mes dires, je semblais percevoir un petit changement dans le regard de mon interlocutrice. Si je ne me trompais pas, l'appartement commençait déjà à lui plaire mais je préférais émettre des réserves. Après tout, on ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Même si Sacha m'avait l'air sympathique, je ferais des recherches sur elle histoire de vraiment savoir à qui j'ai à faire. Je demanderai à certains de mes clients de m'aider pour cela. Etre une escort girl pouvait avoir certains avantages comme les relations que cela peut apporter. Les hommes ne sont pas très loquaces habituellement mais une fois sur l'oreiller, certains le sont un peu plus.

A la fin de mon discours, elle semblait totalement intéressée je lui proposais donc une petite visite guidée des lieux. Bon il restait encore un ou deux cartons par ci par là mais elle ne m'en voudrait certainement pas pour cela. Je n'avais pas été beaucoup chez moi ces derniers temps alors j'avais pris du retard dans mon emménagement. Une fois que nous nous étions entendu pour y aller tout de suite, je me levais et enfiler ma veste pour ensuite attraper mon sac. Je laissais quelques billets sur la table, suffisamment pour payer ma consommation et y laisser un petit pourboire. Mon activité extra scolaire, si je pouvais appeler ça comme ça, me permettais de bien vivre. Je n'étais pas riche mais je ne manquais de rien et pouvais profiter suffisamment tout en mettant de l'argent de côté. J'étais quelqu'un de prévoyant, peut être parce qu'au départ je m'étais retrouvée sans rien et démunie de tout. Quand j'avais quitté mon affreux géniteur, je n'avais pas d'argent ni d'endroit où aller. J'avais galéré quelques temps avant de tomber sur mon amie qui fut mon ange gardien. Elle m'apprit le métier d'escort girl et grâce à elle, aujourd'hui j'avais un travail, un toit sur la tête et de quoi manger. Grâce à ça j'avais pu faire en sorte que mon père ne me retrouve jamais. Pour cela je lui serai redevable à vie.

J'attendis que Sacha soit prête puis je poussais la lourde porte en bois du café pour m'engouffrer dans la foule new yorkaise. Cette ville n'était pas appelée la grosse pomme pour rien, elle grouillait constamment de gens pressés et stressés qui allaient et venaient à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Pour lui montrer que nous n'étions vraiment pas loin, j'optais pour la marche pied. Je me mis à sa hauteur et on commença à avancer.

- Tu verras on y sera rapidement par contre il me reste quelques cartons à ranger alors désolé du désordre.

Je lui fis un petit sourire d'excuse, simple politesse car je doutais fortement qu'elle m'en veuille. Tandis qu'on marchait je lui apportais les quelques précisions supplémentaires qui me venaient à l'esprit.

- Les autres locataires de l'immeuble sont plutôt tranquilles. Je crois y être la seule étudiante, ce sont tous des hommes d'affaire pour la plupart. C'est peut être pour ça qu'ils ne profitent jamais de l'extérieur de l'immeuble, ils ne prennent pas le temps. Pour ma part j'aime y faire mes séances de yoga, ça me détend. Tu ne verras jamais les propriétaires, tout est géré par l'agence et ils ne nous ennuient jamais. Tu dois penser que je te vend du rêve, un appartement aussi grand et bien situé pour si peu mais je suis une fille réglo et je n'ai pas envie de te prendre plus que nécessaire. Après tout, on reste des étudiantes.

Je lui fis un sourire entendu car ni elle ni moi étions dupes. Un appartement comme ça étaient inaccessible pour de simple étudiant, même une bourse ne suffirait pas pour y vivre sur le long terme à moins de se priver de tout le reste. Si ces parents étaient riches, elle ne chercherait pas de location donc je présumais, peut être à tort, qu'elle avait une activité à côté de ses études tout comme moi. Son visage ne me disait rien, elle ne devait donc pas être du métier. C'est un marché assez restreint.

Dix minutes après notre départ, nous étions arrivés devant chez moi. Je sortis mes clés et ouvris la porte d'entrée de l'immeuble. Nous longeâmes ensuite un couloir pour arriver devant ma porte que j'ouvris puis entrais devant Sacha. Je refermais immédiatement derrière nous, on savait jamais s'il y avait des regards indiscrets.

- Voilà mon duplex.

Je la laissais avancer pour qu'elle puisse s'imprégner un peu des lieux avant de lui faire la visite guidée. Le duplex était composée d'une entrée avec un petit couloir composé d'un placard pour ranger veste et chaussure. Il menait vers le salon séjour au couleur apaisante qui n'était qu'une seule pièce avec une cuisine ouverte sur les lieux. Au mur on pouvait y voir une grande bibliothèque avec deux cartons dessus, j'étais une grande lectrice et je n'avais pas eu le temps de tout ranger. Mes bouquins allaient du simple roman sentimentale aux livres de biologie en passant par un peu de psychologie. J'avais un esprit avide de connaissance et jamais rassasié, ces livres me permettaient d'élargir mon horizon. Le salon comporté une télé écran plat et un canapé trois places. La cuisine était blanche et totalement équipée. Les pièces à vivre étaient très lumineuses puisqu'elles étaient composées principalement de hautes fenêtres. Pour finir, il y avait un toilette et l'escalier qui donnait à l'étage. Je la laissais regarder avant de monter aux chambres.
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Appelle moi colocataire - Pv Sacha R. Highman

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