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 Dance, blood and 911. - Nash.

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MessageSujet: Dance, blood and 911. - Nash.    Ven 28 Aoû - 2:03

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Nash & Camille


Mercredi 27 Juillet – Tôt le matin

- Non mais ahurissant, j'te jure ! Elle est arrivée comme ça, en déboulant dans mon bureau comme une putain de skyzo pour me dire que j'lui avais volé son mari et foutu sa vie de couple en l'air. Oh, faut pas déconner j'lui ai pas mis le couteau sous la gorge non plus ! Merde !

Ce couteau en question, c'est sous la tienne que j'aimerai l'y glisser tant l'agacement commence à grimper dangereusement les échelons.
Ce qu'il y a de formidable avec Marie, c'est qu'elle parle beaucoup. Elle meuble la conversation et je n'ai qu'à hocher la tête, sourire ou m'offusquer pour qu'elle puisse obtenir cette merveilleuse croyance que je l'écoute attentivement. Et ce qu'il y a de terrible avec elle... C'est qu'elle parle beaucoup. Trop. Des mots, des phrases, des exclamations à n'en plus finir. Des futilités à la pelle qui la rendent un peu plus chaque jours, sans importance. Certains jours je ressens le désir profond qu'un bus la percute lorsqu'elle traverse une rue ou qu'elle soit prise pour cible par un déluré qui viendrait lui planter la lame d'un couteau en pleine gorge. Mais si cela se produisait, je perdrais « une amie » factice et donc, une chance de crédibilité aux yeux de la société. Alors, je la tolère. Mais pas trop souvent. Lorsque je sens ma patience arriver à son terme, je m'exile, la fuis en prétextant des extras le soir au bar, d'autres amis à voir, de la famille à qui je dois rendre visite. Et elle ne s'en formalise pas. C'est Marie. Cette petite conne s'en fout tant que je suis là quelques fois par semaine ou par mois, à l'écouter déverser toute sa vie merdique aux goûts d'adultères.

Elle ramène ses longs cheveux roux en un chignon qu'elle venait juste de défaire par nervosité. Quand elle parle de Ruben, Marie n'arrive jamais à rester en place pour la simple et bonne raison qu'il y a toujours un détail qui la chagrine ou l'agace. Une éternelle insatisfaction, chronique. Maladive. Je ne la comprends pas, même lorsque je dis que c'est le cas.

- Quelle idée d'aller se taper un homme marié. C'est ta merde, tu l'as choisi alors avale là et je t'en prie, ferme là.

Ça, c'est ce que j'aimerai lui souffler.

- Quelle conne quand même. Elle n'manque pas de culot !

Et ça, c'est ce que je lui dis, en réalité. Avec un léger zozotement. Pas trop imposant pour être ridicule, mais suffisamment présent pour en être mignon. Allez comprendre pourquoi la gente masculine trouve ce détail sexy, pour la plupart.

- T'as vu ? Et attends, tu sais pas la suite !

Justement. Je ne veux pas la connaître, ta suite.
Bordel, ferme là.
Je pensais trouver un avantage à vivre avec cette absence de sentiment, d'émotion. Si je ne ressens pas ce que la majorité vive, comme l'affection ou la pitié, je pensais également être exempté de tout ce qui pouvait avoir attrait à l'agacement ou l'impatience. Terrible désillusion lorsque j'ai compris que ceux-là, resteraient bien présents chez moi. Ils sont les catalyseurs de mes futurs plaisirs, certes, mais certaines fois je m'en passerais. Comme maintenant où je paierais cher pour ressentir un vide semblable à un néant lorsque je l'écoute parler.

Coup d’œil à ma montre. 7H32. Note à moi même : Ne plus accepter une marche matinale avec Marie avant le mois suivant.
Je retiens un soupire de lassitude et lève mon regard sur l'ensemble du parc, baigné par la lumière du jour. Marie continue sa litanie que je n'écoute que d'une oreille tandis que je scrute les coureurs, de loin, de près. Ceux qui s'étirent sur l'herbe, ceux qui s'attardent café à la main. Un premier homme s'apprête à nous dépasser mais ralenti sa cadence d'une manière marquante, glissant son regard vers Marie, lâchant un sourire à son attention. Je l'entends glousser, faussement exaspérée par ceux qui passent leur temps à la reluquer. Un autre joggeur suit derrière qui, lui, reste fixer sur son objectif, casquette vissé sur la tête, ne pensant plus qu'à son but premier qui nous est inconnu.

La brise est fraîche, voir agréable et ça n'est que provisoire puisque d'ici 4 heures elle laissera place à une moiteur typique d'une fin de Juillet. Mes yeux glissent sur le sol puis de nouveau face à moi où, cette fois, une femme s'approche à petite foulée assurée. Les premières secondes, je ne capte pas sa présence, pas plus qu'une autre dans ce parc. Elle n'est qu'une forme banale du décor, un corps en mouvement. Rien de plus, rien de moins. Et pour occuper l'ennui que me provoque Marie, je compte les pas de l'inconnue face à moi.

Un, deux, trois, quatre.

Elle s'approche, je lève distraitement le regard.

Cinq, six, sept, huit.

Son visage se distingue. Petit à petit.

Neuf, dix, onze...

Les sons s'estompent, mon regard se plisse, s'aiguise. Les traits se précisent à chaque foulée et la voix de Marie s'éloigne un peu plus. Les couleurs se mélangent, le temps prend lui même le temps, de s'égrener. Et le lien se tisse en quelques secondes, comme les racines d'un arbre s'entremêlent à la terre, je le sens. Je pourrais presque le palper. Ce feeling, ce lien qui se concrétise une première fois à la seconde où je peux distinguer parfaitement ses traits et surtout, son regard. Marie n'existe plus. Le parc n'existe plus. Le monde disparaît et se trouve aspiré par la seule existence qui attire mon attention. La violence des ressentis se fait plus forte. Plus palpable.

Il y a quelques secondes, je n'étais qu'une carcasse vide et creuse où l'ennuie y résonnait, couplée à l'agacement d'entendre geindre Marie. Mais en cet instant précis, je sens au creux du ventre un courant électrique familier. Un crépitement, un début d'étincelle qui s'agrandit un peu plus à chaque seconde. L'excitation. La curiosité. Un désir qui se muera en un besoin profond au fil du temps pour devenir vitale, nécessaire. J'ai l'envie de sourire voir même de rire tant mon être se gorge d'une satisfaction que je connais trop peu souvent. Il est vrai que je ne ressens rien dans leur quotidien, mais dans mon quotidien, il en est tout autre.

Mes yeux scrutent chaque détails, chaque traits. Je connais enfin ce silence auquel j'aspirais une poignée de seconde plus tôt pour ne me concentrer uniquement sur cette femme élancée, au faciès qui s'imprime dans chacune de mes cellules nerveuses. Grande, brune aux cheveux attachés, un regard déterminé, droit, volontaire. Son assurance électrise chacun de ses gestes, de ses mouvements lors de sa course et j'en suis soufflée. Mon myocarde s'accélère au même rythme que ses pas sur le sol, mon souffle s'amoindrit et lorsqu'elle croise ma route, il disparaît. Emporté par son mouvement. Mes yeux ne la lâchent pas un instant, la suit jusque derrière moi où je me retourne légèrement, scrutant cette fois son dos et l'ensemble de son corps.

Je ne sais pas qui elle.
Je ne la connais pas.
Mais je sais d'ors et déjà que demain matin, à la même heure, je me trouverais non loin d'ici pour l'y revoir. Ainsi que le surlendemain. Et les jours suivants.
Une joggeuse ne vient jamais qu'une fois dans un parc. Pas lorsque nous avons un corps comme le sien, pas lorsque nous avons son assurance. Elle connaît les lieux, j'en mettrais ma liberté en jeux.  

- Eh oh Camille ! Qu'est-ce qu'il y a tu m'écoutes plus ?
- Hum ?

Les sons, les couleurs et le reste du monde reviennent à moi avec brutalité. La voix nasillarde de Marie vient de gâcher  ce moment de plénitude. Petite conne.

- C'est qui cette meuf, tu la connais ?
- J'ai cru mais je me suis trompée. Elle me faisait pensée à une amie très proche que j'ai perdu de vue.
- Oh... désolée. Mais bon, maintenant, tu m'as moi ! Et c'est vachement mieux !

Elle me passe un bras autour du cou et si habituellement, j'en aurai ressenti un violent frisson, cette fois il n'en est rien. Je lui accorde un large sourire qui, pour la première fois depuis que je la connais, est sincère. Sincère, mais qui ne lui est pas destiné. Cette flamme au creux de moi, celle que je cherche dans chacune des personnes de New-York et qui éveille chez moi ces sensations endormies, crépite, lèche chaque paroi de mon être pour embraser la personne que je suis.

Pour la première fois depuis quatre mois, je sens de nouveau la vie s'insuffler en moi.
Pour la première fois depuis quatre mois, je palpais enfin le plaisir d'une nouvelle traque.

¥

Mercredi 27 Juillet – 23h30, The Webster Hall.

Sourire. Servir. Rire. Remercier. S'activer. Un enchaînement de geste et d'émotions, à gérer et à exprimer. Tout se passe avec aisance, avec une fluidité à laquelle je me suis habitué. Les verres se remplissent et se désemplissent, pour nous revenir à Tasty, Cédric et à moi-même. Nos mouvements sont presque synchroniser même si ça ne fait que trois heures que nous travaillons ensemble. La musique couplée aux éclats de voix est assourdissante et si la migraine commence déjà à s'insinuer entre les veines de mon cerveau, je n'en laisse rien paraître.

- Cam', ta pause est à quelle heure ?

Regard vers ma montre puis vers Cédric, la petite touche française de cette soirée.

- Dans une demi-heure, pourquoi ?
- Ça t'embête de la prendre maintenant ? J'ai un coup d'fil urgent à passer vers minuit.

Je hausse les épaules, indifférente à ce changement d'horaire. Peut m'importait ces dérèglements, la seule chose que je souhaite est ma paie à la fin de la soirée, en liquide. Cette boîte huppée de Manhattan n'est pas mon lieux de travail habituel mais il m'arrive, de temps à autre, d’accepter quelques extra. Comme présentement.
J'affiche un grand sourire alors que je termine d'essuyer les verres tout juste lavés par mes soins.

- Non non aucun problème. Tiens, je te laisse prendre la relève.
- Cool merci. Prends mon paquet de clope dans la poche de ma veste, c'est moi qui offre ce soir.

Je le remercie d'un geste de la tête, toujours en sourire et glisse la main dans le vêtement pour en retirer le saint Graal. Je glisse une cigarette derrière mon oreille, tenant le briquet dans ma main et m'apprête à contourner le comptoir.

- DEGAGE ESPECE D'ENFOIRE !

Un premier éclat de voix attire notre attention à tous les trois. Je pousse le petit battant nous séparant de la grande salle où les clients s'amusent à danser dans tous les sens dans des gestes incompréhensifs et inutiles, sourcils froncés, yeux plissés. Les lumières estompées et jouant sur les rythmes musicaux ne me permettent pas de voir distinctement ce qu'il se passe. Je n'y prête pas attention, me foutant complètement de l'environnement. Je veux simplement rejoindre l'extérieur, prendre mon quart d'heure pour fumer paisiblement ma cigarette. En paix, si possible.

Un pas. Un deuxième.
Un troisième...

- VA T'FAIRE FOUTRE !
- CONNARD !

Je me sens brutalement bousculé sur le côté et le premier geste qui me vient et qui résonne comme un réflexe est de repousser avec violence ce corps m'ayant écraser contre la table à ma gauche, dont les verres se sont éclatés au sol. Je lâche un juron sortie tout droit des plaines texanes. Et je n'ai que le temps de me redresser avant que le corps revienne  à moi, bousculant ma présence avant que la masse ne s'écrase sur le lino. La confusion s'installe. Les éclats de voix s'intensifient, les cris gagnent en puissance et commencent à couvrir la musique qui emplissait jusqu'alors la pièce. Un regard vers ma droite et le choc éclate ma pommette avec brutalité, me sonnant complètement.  Je m'étale lâchement sur une des tables derrière moi avant de glisser et de tomber plus bas. Au sol. Ma tête rencontre brutalement une surface dure, mon souffle se coupe brièvement et la seule chose que j'entends désormais est un bourdonnement sourd avant de sombrer dans un néant des plus total.

Je ne sais pas combien de temps s'écoule avant que je ne ré-ouvre les yeux mais la première chose à laquelle je pense est cette femme dans ce parc, puis à Marie que je perçois frémissante et pleurant, entouré de rat aussi énorme que mon poing et surtout, affamés. N'attendant que l'accord du chef de la meute pour venir se nourrir allégrement de ces cuisses flasques et gorgés de bonne chair.

Les voix reviennent, la réalité avec et les couleurs reprennent leur texture. Je me resitue en douceur alors qu'une main fraîche s'appose sur mon front.  

- La vache, il t'a pas loupé ce con. Ca va ?

Remise en situation alors que Cédric m'aide à m'asseoir.
Pause. Clope. Eclats de voix. Bousculade et coup donné. Encore des connards alcoolisés, à coup sûr, ayant ce besoin viscérale et incroyablement stupide de se gorger d'alcool en tout genre pour passer « une bonne soirée ». Fais chier.
La salle est pleinement éclairée, les vigiles maîtrisent trois hommes au loin et les pompiers débarquent avec leurs trousses de soins. Et la migraine débarque avec eux, en prime. Je porte les doigts à cette douleur qui m'élance la pommette, douleur que je n'apprécie pas. Pas lorsqu'elle est infligée par une insignifiance pareille de l'espèce humaine. Je sens le liquide poisseux et caractéristique du sang. Du mien. Ma colère redouble.

Respire.
Soupire.
Soirée de merde en perspective.
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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Mer 2 Sep - 21:49

// Paramedical 3 : agression. The Webster Hall. //

23h42. L’alarme venait de retentir dans la caserne 42 mmobilisant chacun de ses membres dans ses activités afin qu’il porte une oreille attentive à ses propos. Hewson était en pleine partie de cartes lorsqu’il reconnut l’alerte caractéristique de son véhicule. Dommage pour une fois qu’il possédait un jeu sympa. Les cartes abandonnées à leur sort, Nash s’empressa de rejoindre au pas de course le véhicule paramédical. Son coéquipier était déjà sur place s’empressant de se placer au volant du véhicule mettant le contact. Gary étant plus ancien que lui, l’honneur lui revenait et l’autre ne discuta pas se contentant d’allumer les gyrophares.

Le trajet n’était pas très long et de plus connu par le chauffeur. Celui-ci avait une conduite assez sportive qui ne rassurait pas Nash. Les feux étaient brûlés, les déplacements se faisaient à l’aveugle et la vitesse était excessive. Sa main droite se cramponnait à l’attache au-dessus de la portière priant pour ne pas déverser son diner sur le tableau de bord. C’est fou comme il pouvait regretter d’avoir repris trois fois du dessert mais le brownie avec de la crème anglaise, c’était irrésistible. En moins de cinq minutes, l’équipe fut surplace.
Sortant du véhicule faisant claquer la porte, Nash s’empressa de porter sa main au niveau de sa radio, l’activant d’un geste de la main.

// Paramédical 3 sur les lieux. //

Gary avait attrapé le sac médical s’empressant de pénétrer à l’intérieur du bar. Nash le suit aussitôt, se plaçant juste derrière lui. A l’intérieur, la première chose qui choque est la musique forte suivi de la vision d’un gros désordre. Des chaises, des tables repoussées. Des bris de verres au sol. Pas mal d’agitation aussi avec plusieurs gars qui gueulent. L’un d’eux était maintenu contre le mur par deux hommes habillés de noirs, certainement des vigiles. Un homme s’avance vers eux signalant la présence d’une blessée et commence un début d’explications.

« Je m’en occupe. »

Dérobant le sac aux mains de son collège, Nash se rapproche de la victime, assise sur une chaise avec pas mal de sang sur le côté gauche du visage.

« Hey. »

L’idée est d’attirer son attention de manière à lui faire les yeux et par conséquent de pouvoir observer sa blessure. Déjà elle est consciente ce qui est une bonne chose.

« Sale soirée hein. ?! »

Sourire rassurant aux lèvres, Hewson pose lentement une main sur l’épaule de la demoiselle afin d’établir un premier contact avant qu’elle ne remonte vers la pommette ensanglantée de celle-ci tirant doucement sur la peau pour constater brièvement les dégâts. Ce simple geste déclenche un petit saignement supplémentaire. Ce n'est pas agréable mais nécessaire pour vérifier que rien n'encombre la plaie qu'il scrute désormais avec une petite lampe torche

« C’est quoi ton prénom ? Moi c’est Nash. »

Sortant une petite lampe torche de la trousse de soin, Hewson scrute la plaie à la recherche de petits éléments à l'intérieur. Pas de bris de verres. C'est déjà une bonne chose.



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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Ven 4 Sep - 23:31

La seule chose qui tend à me soulager est l’absence de musique, même si les lumières qui s'allument me vrillent le cerveau. A la seconde où les « secours » débarquent dans la salle, le DJ entreprend de couper le son le temps que les vigiles et les pompiers agissent. Cédric a voulu m’aider à m’asseoir sur une chaise et je n’ai pas eu d’autre choix que d’accepter en silence. C’était soit ça, soit je le renvoyais chier et à ce stade d’énervement, il valait mieux que je me la boucle, tout simplement. Stratégie imparable pour ne pas me faire défaut.
 
— Attends bouge pas j’vais chercher l’un des pompiers pour qu’il regarde ça.
 
J’ai envie de lui dire d’aller se faire foutre et que ça n’est pas la peine, que j’ai pas besoin qu’un de ces types ne me touchent pour regarder si oui ou non j’ai besoin de points de suture. Tout ce que je veux là, maintenant, c’est sortir de cette salle qui me parait soudainement trop étroite, trop petite. Je veux prendre l’air, partir d’ici et m’enfermer chez moi. Repenser à ce qu’il s’est passé ce matin dans le parc, ressasser en boucle cette sensation perçue entre mes entrailles et ne penser à rien d’autre qu’à ça jusqu’à ce que je m’endorme. Mais en aucun cas je ne veux que l’on me touche.
Personne.
 
Pourtant lorsqu’un des pompiers s’approche de moi, je suis obligé d’afficher ce putain de sourire. Toujours le même, comme si j’étais une attardée trop heureuse de voir ce type venir soigner cette plaie à la pommette qui n’arrête pas de saigner. Je baisse les yeux sur mon bras où quelques gouttes viennent s’y déposer. Ça n’est jamais mon sang qui coule, jamais. Toujours le leur. Un besoin sourd, quasi-vitale, se manifeste au creux de moi. Celui de retrouver le responsable et de le pendre avec ses propres tripes.
 
Respire. Inspire.
 
— Hey.
— B’soir.
 
Je lève timidement la main, dans un sourire crispé.
Un petit effort bon sang.
Je ravale ma haine et essaie tant bien que mal de paraître le plus sereine possible. C’est une vraie lutte intérieure qui se manifeste et même si ça n’est pas la première fois, c’est toujours aussi difficile.
Je détail brièvement le pompier : Beau garçon, sourire serein qui se veut rassurant, cheveux coupé à la militaire, il est le cliché même de ceux pour qui fantasment les ménagères en manque de piment dans leur pieu.

— Sale soirée hein. ?!

Je vois qu'en plus de ça, j'ai le droit au roi de la déduction.

— On va dire que ce sont les risques du métier...

Toujours souriante, je triture le bout de mon tee-shirt avec mes doigts et cette fois, ça n'est pas un geste calculé, même si personne ne le saura probablement jamais. Mes mains. Il faut que je les occupes, le plus possible. Une pure distraction.
Jusqu'à ce qu'il pose sa paume sur mon épaule.
Jusqu'à ce qu'il pose sa putain de main sur moi.
Si ma colère était présente, elle est désormais volcanique. Un frémissement survole la surface de ma peau et j'imagine mes doigts enserrant le cou du pompier avec violence jusqu'à voir ses yeux se révulser et se gorger de sang. Je me perds dans cette contemplation imaginaire dans l'unique but de ne pas réaliser ce fantasme, de ne pas laisser exploser ce qui est entrain de me compresser de l'intérieur. Je déteste que l'on me touche. Putain. Je déteste.

Pourtant, encore une fois, je dois prendre sur moi lorsqu'il tire sur la peau de ma pommette. Je me focalise sur cette doucereuse douleur que je transfère automatiquement sur lui.
Laisse le faire son job. Laisse le faire.

— C’est quoi ton prénom ? Moi c’est Nash.

Il sort une mini lampe torche  de sa trousse de soin et il scrute la plaie pour sûrement essayer d'y trouver des corps étrangers. Je tente de calmer les battements de mon cœur et de garder une respiration normalement rythmée, me focalisant sur ce type face à moi, faisant tranquillement ce pour quoi il est là. Et sa manière de me tutoyer me révulse.
J'en aurai presque oublié sa question.

— Camille.

Moment de silence. Il va falloir être plus loquace que ça ma grande.

— Vous pensez que j'vais avoir besoin de points ?

J'essaie de faire la discussion, en laissant ce cheveux sur la langue ce manifester avec légèreté mais sans jamais me défaire de sourire factice. Il sort son matériel, désinfecte ce qu'il a à désinfecter et je ne cesse de suivre ses gestes d'un œil intéressé. Même si là encore, ça n'est qu'un mensonge.

— Vous faites ce métier depuis combien de temps... Nash, c'est ça ? C'est de quelle origine ? C'est pas commun comme prénom.

J'ai l'air de cette jeune femme souriante, avenante et aimable. Toujours prompt à la discussion avec l'autre, sociable au possible.
Je commence à sentir un nœud se détendre alors que je feints être intéressé par son existence. Et je sais à quel point les pompiers ou tout autre personne effectuant les secours sont bavards pour la simple et bonne raison qu'ils veulent s'assurer de l'éveil de leur patient et de leur bien être. Du moins, c'est ce que j'ai constaté lorsque mon imbécile de frère s'est coupé l’auriculaire et l'annulaire de la main droite. Joe – le mec que je dois appeler papa dans la vie courante – a gueulé comme un putois lorsqu'il a vu que Bruce s'était fait ça en jouant avec sa scie dans son établit. Les pompiers étaient là à fouillé dans la paille s'ils ne retrouvaient pas les fameux doigts perdus – ceux que j'ai cherché bien avant eux, trouvant fascinant l'idée de pouvoir les conserver et les disséquer – pendant qu'un autre essayait de faire la conversation à Bruce, tentant de le maintenir tant bien que mal éveillé, autant que possible.
Je revois parfaitement sa main en sang et sa chair à vif.
Je me sens mieux. Plus ou moins. Moins nerveuse je crois. Je lève le regard par dessus l'épaule du pompier et y voit Cédric entrain d'articuler ses mots face à un flic, puis revient vers celui qui me bouche désormais la vue.

Mes yeux parcourent les lignes du visage de ce fameux Nash et j'essaie, de part ses traits, de deviner sa vie, son histoire. Ce qu'il est et ce que referme sa caboche rasé.


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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Sam 5 Sep - 18:42

N’ayant repéré aucun corps étranger dans la plaie, la lampe torche pouvait sagement retourner dans l’emplacement dédié du sac de soins. Les doigts gantés de violet se referment sur une première compresse sans lâcher des yeux la victime. La connaissance absolue et aveugle du contenu et de l’emplacement de chaque pièce du sac de secours est l’un des premiers bizutages des nouveaux dans la caserne après leur avoir fait déballé et rangé une boite dizaine de fois de suite. Ce n’avait rien d’amusant et c’était même très pénible mais nécessaire. Si un paramédic ne disposait pas de connaissances sur son équipement alors il ne servait à rien car serait incapable de réagir dans l’urgence. On ne lui demandait pas de réfléchir sur place mais bien d’agir.

L’emballage de la compresse se retrouva au sol avant qu’il ne l’appose sur la plaie exerçant une pression suffisante pour espérer stopper le saignement. La dénommée Camille semblait se détendre peu à peu prenant certainement conscience que le danger n’était plus. Réaction tout à fait classique. La voilà désormais qui lui posait des questions s’intéressant à sa situation.

— Vous pensez que j'vais avoir besoin de points ?
Je te dirais ça d’ici deux, trois minutes.

En fait, Nash n’avait pas besoin de ce délai pour lui apporter une réponse. Il avait pu observer la plaie avant de la dissimuler sous le coton médical. Entre 4 et 5 centimètres mais peu profonde. Ce n’était pas très étonnant, la peau était très fragile à cet endroit tout comme l’os. Nash n’avait pas l’équipement nécessaire pour détecter une éventuelle fracture faciale mais il n’y avait pas déformation visible pour le moment. Camille se montrait locace s’intéressant à lui ce qui était toujours plaisant. De plus s’il pouvait lui détournait l’attention de sa blessure, c’était toujours ça de gagner.

Vous faites ce métier depuis combien de temps... Nash, c'est ça ? C'est de quelle origine ? C'est pas commun comme prénom.
«C’est sûr… Je vais finir par croire que mes parents l’ont inventé. » Haussement d’épaules, un sourire rassurant toujours aux lèvres. « Tu vas pouvoir me remplacer et maintenir la compresse ?! »

Lorsque la main de la jeune femme fut apposée sur la compresse, il lui donna quelques indications pour exercer une pression suffisante avant de détourner les talons. Il retrouva son supérieur appuyé au niveau du comptoir en train de remplir la paperasse administrative avec celui qui semblait être le gérant. Visiblement ils n’échangeaient pas que des informations mais aussi un peu du breuvage local à la vue des deux verres remplis de liquide ambré. Cela n’étonna pas Nash, habitué à faire équipe avec Gary et connaissant sa relation fusionnelle avec la bouteille. Tant qu’il bossait correctement, lui n’avait rien à lui reproché et n’allait certainement pas le balancer.

« Faudra l’emmener. Elle a besoin de quelques points. »

La mise au point étant faite avec son responsable, il put revenir vers la victime lui adressant toujours un sourire rassurant. L’homme s’accroupit à ses côtés et après avoir enfilé une nouvelle paire de gants violets retira lentement la compresse. Bon le saignement n’était pas arrêté, à peine le coton retiré que le liquide chaud s’écoulait de nouveau sur sa peau. Il apposa une autre compresse stérile appuyant un peu plus fort pour faire cesser le flux.

« On va devoir t'emmener à l’hôpital pour faire quelques points de sutures. Quelques strips suffiraient mais j’ai pas le droit de t’en poser… Ok ?»

Officiellement car officieusement il n’en était pas à sa première couture ou sa première pose de strips. Il n’était pas sensé en avoir les connaissances mais à force d’observer les médecins en apposer, on finissait par apprendre. De plus il suffisait aussi de chercher un peu sur le net pour tomber sur des vidéos d’explications.


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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Mer 9 Sep - 9:58

— C’est sûr… Je vais finir par croire que mes parents l’ont inventé.

Il hausse les épaules et je ne sais pas s’il évite consciemment mes questions sur ses origines et sur sa profession. Respire, ça n’est pas toi que j’ai envie d’étriper là tout de suite. De toute façon, ça n’est pas comme si ces informations avaient une quelconque importance à mes yeux.

— Tu vas pouvoir me remplacer et maintenir la compresse ?!
— Oui, bien sûr.

Je prends le relais avec un sourire qui se voulait encourageant. La seule chose que je veux présentement est que tout cela se termine et vite. Je le vois rejoindre un autre type accoudé au bar face à un verre, discutant avec le gérant de cette boîte de nuit et j’en profite pour scruter la salle mais surtout, le mec que les vigiles entourent encore. C’est lui que j’ai envie d’égorger et plus je le regarde, plus le besoin de le sentir souffrant sous mes doigts se fait pressent. L’envie pulse entre mes côtes et le seul moyen que je détiens pour me calmer est de l’imager tripes à l’air ou entrain de chialer devant sa phobie. D’ailleurs, quelle pourrait être sa peur ? Serpents ? Le vide ? Ou quelque chose de plus original… Celle des objets pointus ?
Mon regard glisse sur la trousse de soin que Nash à ouverte à côté de moi et dont il connaissait le contenu comme sa poche. Ses gestes se sont fait habile, sûrs d’eux, comme si elle était un simple tiroir de son appartement dont il connaitrait chaque recoin par cœur. Mes yeux glissent d’objet en objet mais ne trouve rien de satisfaisant pour mon imagination en ébullition. Je me concentre de nouveau sur le type complètement saoul et un couteau imaginaire glisse sous son menton barbu, la pointe se dirigeant vers sa paume d’adam qui roule sous sa peau lorsqu’il déglutit. Un léger souffle de calme se dépose sur mes épaules.
L’inconnu titube, gueule un peu face aux vigiles alors que les flics prennent le relais. Soirée de merde.

Je retire la compresse de ma pommette et y voit mon sang absorbé. L’idée même qu’il ait pu le faire coule me rend dingue, proche de l’éclat de colère qui me traverse de temps en temps. Nous allons nous dire que ce sont réellement les risques du métier que de tenter d’avoir une vie sociale comme tout le monde afin de se noyer dans la masse.
Je lève les yeux lorsque le fameux Nash revient à moi et repositionne la compresse sur la blessure, sourire d’excuse aux lèvres qu’il me rend, rassurant. C’est son boulot au quotidien que de venir rassurer les autres, ceux qu’ils appellent victimes et blessés. Un instant je me demande comment il s’y prend avec ceux sur le point de mourir sous ses yeux. Nash revient s’accroupir à mes côtés, enfilant une nouvelle paire de gants violette pour ensuite venir retirer la compresse. Je sens de nouveau le sang s’écouler sur ma joue et cette sensation du liquide chaud sur ma peau aurait presque quelque chose d’apaisant si ça n’était pas le mien.

— On va devoir t'emmener à l’hôpital pour faire quelques points de sutures. Quelques strips suffiraient mais j’ai pas le droit de t’en poser… Ok ?

Je l’ai déjà dit que c’était une soirée de merde ?
Il est là, à quelques centimètres de moi à m’imposer sa présence et sa compresse et je fronce les sourcils, surprise. J’arbore un air gêné avant de me reculer un peu, prenant volontairement la relève avec la compresse sur ma pommette. Il était hors de question que je mette un pied à l’hôpital.

— Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Vous l’avez dit vous-même : Quelques straps suffisent.

Hors, il n’avait qu’à me les poser en catimini s’il le souhaitait, pour le coup ça m’arrangerait que de devoir aller fouler les couloirs d’un centre médicale. Trop de monde, trop d’attente, trop de geste inutile. Quand bien même je serais amené avec les pompiers, je ne passerais pas pour autant en priorité pour une banale coupure sur le visage.
Je glisse mon autre main entre mes cuisses, me tassant un peu sur moi-même.

— Je ne suis pas très à l’aise avec le milieu hospitalier et j’aimerai autant éviter d’y aller. Ce genre de truc, je peux me les poser moi-même, non ? Ou peut-être qu’une pharmacie pourra le faire ?

Je jette un regard circulaire à la pièce et y voit Cédric et Tasty attendre le feu vert pour se remettre à travailler, mais surtout me jetant des coups d’œil pour s’assurer que j’étais prête à reprendre du service. Quitte à choisir un endroit bruyant et bourré de monde, je préfère rester dans celui qui me donnera quelques billets à la fin de la soirée.

Je me concentre de nouveau vers Nash que je détails rapidement avant de reprendre d’une voix douce, sans me défaire de mon sourire :

— Ou alors posez les vous-même. Je ne dirais rien, si c’est là ce qui vous inquiète. Je suis prête à prendre le risque plutôt que de passer ma nuit aux urgences pour de malheureux straps. Et j’ai un service à reprendre, je ne peux pas me permettre de les lâcher comme ça, au dernier moment.

Je lui sers toutes les raisons possibles pour rester ici. Ce n’est qu’une entaille sur un morceau de chair, rien de grave en soit et s’il savait poser les straps en question, qu’il le fasse.


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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Mer 9 Sep - 20:53

C’est marrant comme les gens pouvaient réagir différemment au mot hôpital. Certains se mettaient à paniquer voir à fondre en larmes, d’autres étaient en revanche soulagés d’être amené à une structure de santé mais elle réagissait autrement. Ne la lâchant pas des yeux, Nash remarqua son geste de recul et son froncement de sourcil. Il aurait pu parier qu’elle n’avait aucune envie d’y mettre les pieds là-bas.

Je ne suis pas très à l’aise avec le milieu hospitalier et j’aimerai autant éviter d’y aller. Ce genre de truc, je peux me les poser moi-même, non ? Ou peut-être qu’une pharmacie pourra le faire ?

Elle le confirma bien vite ce qui le fit sourire. Elle n’était pas la première à refuser d’y être conduit. Certains ne pouvaient pas régler la facture finale, d’autres étaient recherchés et ne devaient pas mettre les pieds dans un tel endroit sous peine d’y être arrêté. D’autres n’étaient effectivement fan de ce genre d’endroits. Certes elle passerait devant tout le monde en arrivant avec les pompiers mais elle risquait d’attendre pas mal de temps avant de recevoir les quelques points nécessaires, d’autres ayant besoin de soins plus vitaux.

« Le pharmacien n’est pas autorisé à t’en vendre et encore moins à t’en poser. Les poser soi-même, c’est aussi risquer une belle infection et une cicatrice. »

Il aurait presque rajouté que cela aurait été dommage sur son beau visage mais se contenta de pincer les lèvres. Sa réponse quelque peu protocolaire ne la satisfit pas et elle continua proposant une autre option.

— Ou alors posez les vous-même. Je ne dirais rien, si c’est là ce qui vous inquiète. Je suis prête à prendre le risque plutôt que de passer ma nuit aux urgences pour de malheureux straps. Et j’ai un service à reprendre, je ne peux pas me permettre de les lâcher comme ça, au dernier moment.

« Ton service est terminé pour ce soir… Il y a une voiture de flics et une autre de pompiers devant ton bar. Les flics vont certainement restés un moment, le temps de faire leur rapport, t’interroger ainsi que les différents témoins….Ils ont pas l’air très pressés et regarde un peu autour de toi… Tes clients ne vont pas revenir ce soir…. »

Simple constat des conséquences des derniers événements.

« Je peux aller voir ton patron pour qu’il te libère si tu veux si c’est ça le soucis…. Par contre je peux pas t’obliger à venir avec nous si tu ne veux pas. »

Bon ses supérieurs n’auraient pas peut être pas désiré qu’il lui donne la dernière information. Il devrait tout faire pour l’emmener là-bas mais bon la blessure était loin d’être vitale et pouvait être soigné plutôt facilement. Sentant le regard insistant de son supérieur sur son flanc, il détourna rapidement les yeux vers lui et repéra son geste indiquant la montre, signe qu’il faisait trop trainer les choses. Gary pensait certainement davantage à son match de hockey qu’à la jeune femme mais c’était lui le chef du binome.




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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Mar 15 Sep - 9:50

— Ton service est terminé pour ce soir… Il y a une voiture de flics et une autre de pompiers devant ton bar. Les flics vont certainement restés un moment, le temps de faire leur rapport, t’interroger ainsi que les différents témoins….Ils ont pas l’air très pressés et regarde un peu autour de toi… Tes clients ne vont pas revenir ce soir….

Merci Sherlock.
Je lâche un soupire. Nous sommes dans l’une des boîtes de nuit les plus branchées de la ville où une tenue habillée est de rigueur, voir obligatoire si tu veux y mettre les pieds… Alors je doute que le patron annule tout le reste de la soirée pour une simple baston de nuit. Peut m’importe de toute manière, ça ne change rien aux faits. Je n’ai pas envie de débattre sur le sujet et préfère mettre en avant cet air embêtée de devoir me plier à un très bref interrogatoire quant à savoir ce qu’il s’est passé. Je jette un énième regard au type au loin qui, cette fois, semble s’être calmé. Je donnerais n’importe quoi pour une petite heure seule avec lui.
J’évite de préciser à « Nash » que je me suis déjà débrouillée seule pour des blessures plus profondes et que jusqu’ici, je m’en suis tirée sans gangrène. Venir à l’hosto pour expliquer que mon entaille sur le bras vient d’un couteau qu’un type a voulu me planter dans la chair ferait désordre. D’autant plus lorsque ce ledit type git désormais six pieds sous terre après avoir été étouffé dans un sac plastique.

Cédric et Tasty sont toujours là, à attendre. Attendre quoi ? Sûrement de prendre de mes nouvelles et de savoir si j’ai besoin de quelqu’un pour me raccompagner… ou m’accompagner à l’hôpital. Je leur accorde un sourire de loin et un petit geste de la main qui se veut rassurant. Je ne cherche pas à me faire des amis mais ils augmentent considérablement mon capitale de sociabilité.

— Je peux aller voir ton patron pour qu’il te libère si tu veux si c’est ça le souci…. Par contre je peux pas t’obliger à venir avec nous si tu ne veux pas.

Je me fou complètement de ce que pense le patron.
Et non, il ne peut pas m’obliger à venir, comme il ne peut m’obliger à rien. Mais le pompier ne fait que son job, tout comme moi. Lui sauve des vies, moi je les supprime. Dans les deux cas, les actes sont justifiés, les motivations sont simplement différentes. Question de point de vue.
Un bref regard m’indique que son collègue semble le presser un peu en désignant le cadran de sa montre, visiblement pressé de remballer. Pourquoi perdre son temps pour une plaie aussi superficielle ? C’est sûrement ce qu’il devait se dire. Mais je devais reconnaitre que Nash prenait soin de me rassurer malgré tout, de faire les choses bien et avec professionnalisme. Mes yeux le détaillent rapidement et je me dis que même si ce type est le cliché des pompiers que l’on voit dans les magazines, il n’en reste pas moins séduisant. Je sais reconnaitre la beauté chez l’être humain lorsqu’elle est valable.

— Désolée de vous décevoir mais ça ne sera pas ce soir qu’une jeune femme vous accompagnera.

Je lâche un trait d’humour en prenant la relève avec la compresse qui empêche la plaie de saigner un peu plus. La douleur est présente, certes, mais elle est moindre comparée à ce que j’aimerais faire subir à celui qui m’a cogné par inadvertance.
Je reprends mon sérieux, sourire en coin.

— Je préfère rester ici. Je vous promets de faire en sorte de bien nettoyer la plaie pour ne pas qu’elle s’infecte mais je vous assure que ça devrait aller.

Maintenant, j’aimerais partir de cette boîte de mauvais augure.
Je me penche un peu en avant, rapprochant mon visage du sien et enfreignant clairement les règles de bienséance en franchissant la limite de l’intime avant de lui murmurer :

— Et entre nous, je crois que votre collègue à l’air sacrément pressé de partir.

Et ça tombe bien, parce que nous sommes deux dans ce cas.

— Je ne voudrais pas être responsable d’une remontrance.

Mon zozotement s’accentue légèrement sur cette dernière phrase.
J’affiche un sourire, me redressant lentement sans le lâcher du regard. Je donnerais n’importe quoi pour une bière fraiche.
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MessageSujet: Re: Dance, blood and 911. - Nash.    Mer 16 Sep - 20:39

— Désolée de vous décevoir mais ça ne sera pas ce soir qu’une jeune femme vous accompagnera.

« Dommage… » lui répondit aussitôt, son sourire s’accentuant de quelques millimètres. La demoiselle était loin d’être une victime difficile, qui n’en fait qu’à sa tête ou qui les repousse en leur jetant les pires horreurs. Elle s’était montrée polie, docile ne s’opposant pas aux soins ou n’en faisant qu’à sa tête et au final assez sympathique. Pour peu, Nash aurait pu se demander pourquoi on pouvait lui en vouloir mais à force il avait fini par ne plus se poser de questions sur les circonstances des victimes. IL faisait son travail, point final.

Les soins étant terminés, les gants violets n’avaient plus de raison d’être et furent retirés avant d’être glissés dans la poche de son uniforme. L’attention fut portée quelques instants sur le sac médical pour en zipper les fermetures. Il eut la surprise d’entendre un murmure ressentant la présence proche de son interlocutrice. Immobile, Nash tourna les yeux vers celle-ci remarquant pour la première fois un défaut dans son élocution mais qui n’en était pas un à ses yeux lui donnant plutôt une petite touche personnelle. Son regard ne peut s’empêcher de croiser celui de la demoiselle, ne le lâchant pas durant quelques secondes avant d’y mettre fin en tournant la tête vers son supérieur. Effectivement Gary semblait en avoir assez d’attendre s’approchant de leur position.

« C’est bon, Gary… On rentre. »

Détournant les yeux vers celle-ci, il lui rendit un sourire sincère avant de se relever, le sac en main. Leur proximité n’était plus qu’un souvenir mais Nash ne pouvait la laisser ainsi. Cela aurait été impoli et peu professionnel de sa part.

« Si besoin, hésite pas à appeler… »

Il aurait bien préciser m’appeler mais Gary était beaucoup trop proche pour qu’il se permette un peu de familiarité avec une inconnue. Certes, il n’aurait été le premier pompier à draguer lors d’une intervention mais il était certainement l’un des seuls à assurer des soins en douce. Il ne lui avait pas donné son numéro de téléphone mais Nash n’était pas un prénom très connu et avec les informations dont elle disposait elle pourrait facilement le retrouver sur les réseaux sociaux ou en appelant la caserne. Après un dernier sourire, celui-ci détourna les talons pour rejoindre son supérieur le suivant jusqu’à l’extérieur du bar.

Le sac de soins rejoignit l’arrière du véhicule tandis que Gary s’occupait d’informer le QG de leur situation avant de lui faire une remarque.

« Ne pas confondre boulot et vie privée, le jeune… »
« Serais-tu jaloux, Gary ?! »
« Oue, on peut dire ça. Elle était plutôt mignonne. »


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Dance, blood and 911. - Nash.

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