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 Push your old nummers till i wake your ghost ▬ OS

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MessageSujet: Push your old nummers till i wake your ghost ▬ OS   Sam 19 Sep - 22:11


20 Juillet 2016, à l’aube – Le terrain de basket déserté derrière l’immeuble

Elle avait eu besoin d’air frais pour se calmer. Ses pas l’avaient menée ici sans qu’elle s’en rende véritablement compte. Pourquoi pas après tout ? Ici ou dans son appartement étouffant, cela revenait au même. Au moins ici elle pouvait sentir la fraîcheur de la nuit se déposer sur sa peau. Elle ignorait ce qui l’avait réellement réveillée. Elle se souvenait juste avoir eu l’impression oppressante de manquer d’air, d’être enfermée dans son propre corps, ses poumons écrasés par une force mystérieuse. Elle s’était vêtue d’un simple jean et d’un gilet aux longs pans qu’elle avait repliés sur ses épaules nues, gardant le débardeur en tissu fin qu’elle avait pour dormir l’été. Elle était sortie, marchant sans but précis autre que celui d’avancer. Elle n’était pas dupe de son propre schéma de pensées. Elle savait ce qui l’avait éveillée si soudainement.

Les évènements du mois de mai étaient loin derrière elle. L’empoisonnement d’une partie des eaux de la ville avait eu un considérable retentissement sur la population mais que la Grosse Pomme semblait avoir absorbé avec l’arrivée des vacances d’été. Les New Yorkais partaient en vacances, les touristes affluaient en plus grande masse. La ville semblait plus que tout résolue à oublier les évènements de mai et Erika était, pour une fois, du même avis. Nombre de gens étaient morts ou blessés grièvement ce jour-là, des disparus, de très nombreux traumatisés, des autorités complètement dépassées par l’ampleur des choses… Autant de choses dont elle se serait bien passée, son quotidien était déjà assez chargé d’horreurs comme cela. Mais comme toute chose, la flic avait le parti de faire son travail sans se poser plus de questions. Les choses allaient mal à NYC depuis bien longtemps et cet attentat n’était qu’une pierre de plus à l’édifice chaotique. Ils devaient s’en remettre, se relever, continuer d’avancer. Ses proches n’avaient pas été touchés de trop près, elle n’avait pu que s’en féliciter.

Ce n’était pas non plus d’apprendre que l’avocat avait une fille de 18 ans dont il avait appris l’existence que très récemment et dont Erika avait elle aussi découvert le visage le jour de l’empoisonnement. Blessée par un accident de voiture dont August était l’auteur malgré lui, la flic n’avait eu qu’un très bref aperçu de sa personnalité et le sujet n’étant pas revenu sur le tapis ni de sa part ni de celle de l’avocat, le débat s’était clôturé sans même avoir lieu. Erika n’était pas certaine d’accepter totalement l’idée mais le temps passant, elle ne parvenait plus à aborder le sujet avec celui qu’elle aimait, ne sachant même pas à quoi une discussion pourrait aboutir étant donné qu’aux dernières nouvelles, ils ne s’étaient pas revus. Décision de l’avocat ? de Sacha ? Elle n’avait pas le fin mot de cette histoire et la garder enterrée l’arrangeait bien pour le moment. Elle ne s’était pas encore posé la question de fonder une famille avec l’avocat. Elle n’anticipait pas ce genre de choses, elle préférait les laisser venir. Mais l’idée de savoir qu’il en avait déjà fondé une malgré lui, qu’une autre femme avait porté l’enfant d’August, que cette enfant pouvait potentiellement venir prendre sa place dans la vie de l’avocat … Tout cela remuait une vieille angoisse. Raison pour laquelle elle n’osait pas aborder le sujet non plus. Il ne lui était pas habituelle de faire l’autruche mais dans ce cas précis ; elle avait passé les derniers mois à le faire et comptait bien continuer ainsi jusqu’à ce que la bêtise de son comportement la rattrape et lui remette le nez dans son problème.

Elle avait reçu au début du mois le carton d’invitation au remariage de sa mère. Il était ironiquement accompagné d’un petit post-it lui demandant de la pardonner si cela était encore possible et de venir participer à cette page qui se tournait dans sa vie de femme. Post-it, carton et enveloppe étaient tous trois partis à la poubelle sans plus d’attention de sa part. Elle était sortir courir deux heures avant de se rendre au poste pour profiter de la salle de sports et notamment des sacs de frappe contre lesquels elle avait passé ses nerfs jusqu’à ce que ses jointures la fassent souffrir et que le reste de son corps lui rappelle ses limites. Elle n’avait pas décroché un mot de cette histoire ni à l’avocat ni à personne d’autre. Sa relation avec sa mère ou ce qu’il en restait était quelque chose qu’elle ne partageait pas, ou peu. Ne pas lui donner trop d’importance était la première règle depuis longtemps. Erika ne voulait pas parler de l’effet que cela lui procurait de voir sa mère se remarier, refaire sa vie, réapparaître dans la sienne simplement pour venir exhiber ça sous son nez. Elle préférait se contenter d’ignorer un sujet qui ne méritait plus d’être abordé. Elle avait souffert, elle s’était brisée, reconstruite avec ce qu’elle pouvait, point final. Qu’on ne vienne pas la faire chier avec de faux remords. Elle était passée à autre chose et le sujet était clos. Si remord il y avait de l’avoir blessée, il aurait fallu y penser avant.

Erika renifla sèchement, fronça les sourcils pour chasser la vague de colère qui commençait à gronder en elle et se laissa couler un peu plus sur le banc sur lequel elle s’était installée, regardant le terrain de basket déserté devant elle. Elle avait songé à appeler Cillian. Leur relation s’était améliorée depuis l’arrestation d’Henderson et les explications qui en avaient découlées. Elle n’aurait pas été jusqu’à le considérer comme son ami pour le moment mais elle devait reconnaître que leur partenariat fonctionnait de mieux en mieux à mesure qu’ils enquêtaient ensemble et apprenaient à se respecter et se faire confiance. Tout comme il leur avait fallu du temps avec Dexter, Cillian et elle s’apprivoisaient doucement. Les relations au départ très professionnelles qu’ils entretenaient s’étaient parfois muées à la fin d’une enquête, lors de la clôture d’un dossier particulièrement éprouvant par une bière au bar du coin ou une pizza un soir de match. Elle n’était pas du genre à lui confier toutes ses peines de cœur, ni lui les siennes mais un match de basket au milieu de la nuit aurait sans doute constitué un bon moyen pour elle d’évacuer ses tensions. Elle s’était ravisée cependant. Elle préférait rester seule.

Elle était stupide et elle le savait. Ses pieds tapaient au sol, trahissant son impatience. L’aube pointait le bout de son nez à l’est teintant le ciel d’orange et de rose tandis qu’une sirène d’ambulance trouait le silence de cette fin de nuit. D’un soupir, Erika extirpa son téléphone de sa poche et en contempla l’écran de verrouillage plusieurs secondes en inspirant profondément. Que faire ? Appeler ? Qu’est-ce que ça changerait après tout ? C’était pour elle qu’elle le faisait non ? Lui n’en avait plus rien à foutre maintenant. Elle avait juste besoin d’entendre sa voix. Même si c’était pour l’engueuler d’appeler. Le dernier appel remontait à trop longtemps et les nouvelles interposées de ses tantes ne lui suffisaient pas. Elle avait besoin de l’entendre. Juste l’entendre.

Elle consulta sa montre. Il devait être l’heure du déjeuner là-bas, à Surdulica. Elle regarda un instant la lumière qui venait de s’allumer dans un immeuble en face d’elle et prit finalement sa décision. Déverrouillant son téléphone, elle composa le numéro d’une de ses tantes et attendit nerveusement que la sonnerie retentisse dans le vide. Mieux valait ne pas appeler directement sur le téléphone de son père, il l’avait probablement mise sur liste noire, elle avait plus de chance de l’avoir en passant par ses tantes. Cinq sonneries plus tard, une voix féminine décrocha.

Pozdrav? » (Allo ?)
Ovo je Erika, u redu? » (C’est Erika. Ça va ?)
Ja sam dobro, a ti ? » (Je vais bien et toi ?)

Elle hésita à répondre et se racla finalement la gorge avant de froncer les sourcils et se forcer à demander :

Je li ? Da li je ono što ja mogu da pričam sa njim ? » (Il est là ? Est-ce que je peux lui parler ?)

Il y eut un soupir au bout du téléphone puis le bruit du combiné qu’on pose sur une table. Erika déglutit en silence, sentant son ventre se contracter et son cœur accélérer. Elle avait envie de vomir. Elle s’efforça de respirer calmement, regardant les immeubles autour d’elle et le ciel qui s’éclaircissait de seconde en seconde mais le téléphone tremblait toujours dans ses mains quand une voix masculine se fit brusquement entendre dans son oreille.

Ko je to? » (C’est qui ?)
»
Pozdrav ? » (Allo ?)
.. Srećan rođendan Tata. » (Joyeux anniversaire Papa.)

Vam je rečeno da ne zove ! » (On vous a dit de ne plus appeler !)

Et il raccrocha aussi sec.
Elle resta un moment hébétée, le téléphone encore à son oreille, tâchant de contenir les émotions qui arrivaient. L’échange avait duré moins d’une minute pourtant il la chamboulait comme si cela avait duré des heures à se hurler dessus. Erika crispait ses mâchoires, serrant à présent son téléphone entre ses doigts, cherchant presque à le griffer du bord de l’ongle. Elle ne savait plus s’il fallait se réjouir ou se terrer dans un coin. Elle l’avait fait, elle l’avait appelé pour son anniversaire, pour l’entendre, lui rappeler qu’elle pensait à lui et qu’il … Une larme roula de ses yeux dans un sourire plein d’amertume. Elle rangea son téléphone dans sa poche et renifla à nouveau, tournant la tête comme pour chasser ses larmes, ses mains attrapant le bord du banc pour la ramener vers l’avant.

Pourquoi fallait-il que cela fasse si mal ? Après toutes ces années …

Son téléphone sonna à nouveau. Elle eut un vague espoir qui s’envola lorsqu’elle vit s’afficher le numéro d’Alexei. A cette heure-ci, ça ne pouvait signifier qu’une chose. Elle se racla la gorge, fit disparaître toute trace de larmes dans sa voix et décrocha.

Laisse-moi deviner, cadavre au petit-déjeuner ? »

- Fin du OS -



- Rooting For You -
Even though your words hurt the most, I still wanna hear them, every day. You say let it go but I can't let it go. For I'm so scared of losing you and I don't know what I can do about it. So tell me how long, love, before you go and leave me here on my own. I know that I don't wanna know who I am without you.
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