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 Trust, love, fear [♥]

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MessageSujet: Trust, love, fear [♥]   Ven 8 Déc - 11:43


   
“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August
   

   
♦️♦️♦️

   
Avant Erika, mon idée du bonheur était purement superficielle et matérielle. Elle me convenait, ma foi. Depuis que la jeune femme est entrée dans ma vie, depuis que j'en suis tombé amoureux du moins, le bonheur a pris une dimension nouvelle que je n'aurai jamais su imaginer. J'ai, depuis, constamment envie de lui plaire, de lui être surtout important. Voire indispensable. En réalité ce que j'éprouve pour Erika est si puissant que je cherche désespérément à lui inspirer le même ressenti. J'ignore si c'est possible.

Ces derniers mois ont été compliqués. On peut dire que le bonheur a pris des distances et m'a semé plus d'une fois. La grossesse aurait du être le ciment définitif de notre histoire mais j'ai été mauvais et j'en ai longuement payé le prix.
Aujourd'hui ?

" Ça va nous faire du bien crois-moi, je t'attends en bas. "

Dis-je en lui offrant le sourire le plus assuré qui soit. Tandis que la flicette retourne jusqu'à la chambre, j'observe la jeune fille près de mes enfants. C'est l'ainée d'un collègue qui a bien voulu jouer la baby-sitter. Non je ne lui accorde pas toute ma confiance, mais je prends sur moi et me persuade qu'elle saura s'occuper des jumeaux le temps d'une soirée.
Si moi je n'y crois pas, je ne pourrai jamais convaincre Erika.

Je replace ma cravate correctement, retrouvant des sensations lointaines pour ne pas dire inconnues : le stress de ne pas être assez bien pour elle. Un geste appliqué dans les cheveux, je jette un œil critique à mon reflet avant de me ressaisir.

" Lola ? Je descends. "

J'ouvre la porte mais je ne la franchi pas. Je reviens sur mes pas pour venir déposer un baiser sur le front de chacun de mes garçons.

Nous avons décidé de vivre tous les quatre, dans ce logement luxueux mais inadapté, comme une famille normale que nous ne sommes pas. Nous avons décidé de le faire pour eux, car les bases saines d'une famille sont - je pense - un équilibre assez logique qui impose aux parents d'élever ensemble leurs enfants. Mais nous l'avons fait aussi pour nous.
Mon bonheur n'a désormais plus qu'une définition à mes yeux : réussir à faire celui de ma famille.

" Tout ira bien Mr Lockhart ! Bonne soirée. "

" Merci, tu as mon numéro si besoin. A tout à l'heure. "

Je lui souris, détache difficilement mon regard des berceaux et rejoins enfin le parking pour démarrer la voiture. Je me comporte comme un bon père de famille, celui qui essaye d'être galant, qui cache ses défauts sous des attentions maladroites et tendres, celui qui aime les siens plus que le reste.
Ça me choque, mais j'apprécie ce rythme de vie que nous avons pris.

Depuis le retour de la maternité, Erika et moi n'avons pas vraiment eu de temps pour nous. Figurez-vous qu'avoir des enfants ça occupe ! J'ai eu beaucoup de retard à rattraper côté boulot et puis le temps de trouver nos marques ;
Il me semblait important de prévoir une soirée sans eux. Les soins d'Oscar continuent de nous inquiéter, mais je ne vois pas le mal à s'offrir un peu de répit. C'est essentiel je crois pour préserver un peu de nos santés mentales respectives. Et puis, j'ai bien l'intention de récupérer la confiance et l'amour de celle que j'aime : je ne m'avoue pas vaincu ! Une table nous attend dans l'un des meilleurs restaurants de la ville, volontairement choisi pour sa qualité mais aussi pour sa relative proximité avec le domicile. Voyez comme je progresse. 

Lorsque la belle entre dans la voiture je peux prendre la route, après l'avoir admirée un instant. Je lui suis reconnaissant d'avoir accepté cette escapade de quelques heures. Je sais à quel point c'est dur pour elle de les laisser, pour la simple et bonne raison que c'est également difficile pour moi.

" Tu es magnifique. Ça va, tu as faim ? "

Nous mettons moins d'un quart d'heure pour arriver : que notre soirée commence.
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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Ven 22 Déc - 16:56

&

Ça va nous faire du bien crois-moi, je t'attends en bas. »

Un regard, un discret hochement de tête puis finalement un sourire lorsqu’il abandonna le seuil de la chambre pour revenir embrasser leurs enfants. Ils ne tendaient toujours pas à la famille idéale malgré leurs efforts mais qu’importait. Silencieuse, secrètement apaisée de ce geste envers les garçons, la jeune femme laissa sortir l’avocat avant de donner libre cours à ses pensées.
Cela faisait quelques temps qu’ils étaient rentrés de l’hôpital. Le suivi d’Oscar était plus que jamais nécessaire mais au moins les médecins avaient réussi à le sevrer de tous ses tuyaux et de toutes ses perfusions. Si ce n’était la cicatrice droite et rouge sur son sternum, souvenir intemporel de ses débuts dans la vie, il était semblable à n’importe quel bébé ; semblable à son jumeau qui n’était jamais en reste d’attention malgré les soins de son frère.
La vie d’Erika et August avait pris un nouveau rythme, celui des petits. Ils se levaient pour les nourrir, faisaient patienter leurs propres besoins pour changer les couches, calmer une angoisse, endormir un esprit agité, éveiller leur curiosité, sortir leur faire découvrir le monde, rentrer les coucher, se relever pour les nourrir, les rendormir, les changer à nouveau. Ils avaient ruiné bon nombre des costumes et chemises de l’avocat et Erika ne parvenait même plus à différencier l’odeur habituelle de ses vêtements de celle qui imprégnait ses enfants. La maison toute entière sentait le bébé, vivait au rythme des bébés, avait été repensée pour les bébés. Si leur souci de bien faire frôlait par moments la paranoïa, les deux jeunes parents pouvaient néanmoins se féliciter qu’il ne soit encore rien arrivé aux enfants. Erika avait cependant été loin de sentir qu’elle assurait son rôle de mère comme n’importe quelle femme débutant dans la maternité et qu’elle se débrouillait plutôt bien. Dépourvue de repères dans son entourage si ce n’était la femme de Dex ou Alexei, elle s’interrogeait constamment sur tout, agissait à l’instinct mais peinait à reconnaître ses capacités. Il lui semblait incongru de tout réussir la première fois, impossible de ne pas se tromper, de ne pas échouer, de ne pas faire une connerie avec l’un des petits. D’autant plus en en ayant un plus malade que l’autre. N’eusse été sa fierté, elle aurait passé son temps chez le médecin à le questionner. Mais bien qu’hésitante, peu sûre d’elle à leurs débuts, certaines choses, certaines convictions s’étaient néanmoins ancrées petit à petit en elle et la bonne santé des  petits, leur développement qu’on pouvait quasiment voir à l’œil nu avaient contribué à la rassurer. Moins maladroite qu’au début, elle apprenait à être mère comme d’autres auraient appris une langue étrangère. Et elle n’était pas seule à faire encore parfois des fautes d’accord ou de conjugaison ;

Lola ? Je descends. »

La proposition de dîner dehors l’avait prise au dépourvu. Ils avaient décidé d’habiter à nouveau ensemble parce que leur conception de l’avenir des enfants ne pouvaient se faire avec des lieux de vie séparés et une famille scindée ; mais les débuts avaient été si soutenus, si rythmés par les besoins des petits que leur couple n’avait eu aucun véritable moment de répit. Ils vivaient, dormaient, éduquaient ensemble mais pas un seul instant n’avait été réellement accordé à leur relation à eux et l’esprit entièrement tourné vers leurs enfants, Erika s’était quelque peu égarée à ce sujet. Une partie de ses besoins s’était fait refouler pour laisser place à ceux des enfants, primordiaux pour leur survie et leur développement. Il semblait qu’il en ait été de même pour l’avocat jusqu’à ce jour.
Mais bien qu’elle ait été surprise, réveillée par leurs besoins personnels d’une sorte de songe prolongé, elle avait accepté (non sans difficulté) et avait participé au choix de la baby-sitter qui provenait des contacts de l’avocat. Une part d’elle n’était que peu rassurée à l’idée d’abandonner ses bébés, même pour le temps d’une soirée mais l’autre part, celle que l’avocat avait réveillée par sa proposition, ne pouvait nier le bien que cela lui ferait.
Si August avait pu reprendre le travail, il en était autrement d’Erika pour qui le congé maternité se prolongeait du fait des surveillances hospitalières régulières d’Oscar. Elle était donc constamment dévolue aux soins de ses enfants depuis leur sortie de maternité et se sentait éloignée du monde qu’elle avait autrefois connu. Son boulot de flic lui semblait lointain, presque comme un souvenir et n’eusse été les besoins des petits, elle aurait repris du service. Il était donc de bon ton de sortir le temps d’une soirée de ce cercle de vie dans lequel le centre prenait la forme de leurs enfants. Elle était reconnaissante à l’avocat de prendre l’initiative, chose dont elle était incapable avec les enfants dans les parages. Ils passaient avant elle, avant eux, avant tout le reste. Une part d’elle avait beau trouvé cela stupide et digne des feuilletons niais qu’on passait à la télé ; elle ne pouvait que suivre son instinct. Ils étaient petits, leur protection et leur bien être passaient avant. Le fait qu’elle n’ait pas eu de mère suffisamment droite et aimante pour lui apprendre le juste équilibre de l’amour contribuait probablement à cet excès.. Personne n’était parfait de toute façon non ?

Laissant non sans mal indications, conseils, maison et surtout enfants à la jeune fille prénommée Lola, Erika réussit finalement à sortir de l’appartement. Elle grimpa dans la voiture aux côtés de l’avocat et lança malgré elle un regard anxieux vers les hauteurs de l’immeuble tandis qu’ils démarraient.

Tu es magnifique. Ça va, tu as faim ? » fit l’avocat, interrompant ses pensées.

S’efforçant de détacher de son esprit ses préoccupations concernant les petits et se rappeler qu’elle avait accepté de sortir, que ce n’était que pour leur bien, qu’ils n’étaient pas seuls, que quelqu’un veillait sur eux, Erika tourna son regard vers l’avocat. Il était concentré sur sa conduite mais ses yeux dérivaient régulièrement vers elle, attendant sa réponse. Laissant glisser avec douceur ses doigts contre sa main posée sur le levier de vitesse, elle hocha la tête.

Un peu oui, je n’ai pas eu le temps de manger grand-chose ce midi. »

Le silence retomba dans l’habitacle pour un bref instant, August avait choisi un restaurant tout près de l’appartement, si près qu’ils étaient déjà arrivés. Tout en sortant de la voiture, elle songea à tous les efforts qu’il déployait depuis la naissance des garçons. Assurément, il cherchait à rattraper ses comportements du début de grossesse, sa fuite, son abandon et bien qu’elle ait la mémoire encore tenace de ces événements, elle devait reconnaître qu’il lui semblait parfois stupide de se méfier encore des réactions de l’avocat. Son idée de la soirée en était une nouvelle preuve.
Se laissant accompagner jusqu’à l’entrée, elle décida que profiter de la soirée était sans doute la meilleure manière de le remercier de cette bienveillance.

Un serveur les installa à leur table et partit chercher les menus. Observant quelques instants le cadre dans lequel l’avocat l’invitait, les yeux de la jeune femme se plongèrent ensuite inévitablement dans les siens. Un sourire s’étirant enfin sur son visage, elle le contempla avant de déclarer d’une voix tendre :

Merci de t’être donné autant de mal pour qu’on passe la soirée tous les deux. »

Elle voulut ajouter que c’était important pour elle, ce geste, cette décision, ce qu’il faisait aussi pour les enfants, sa présence, son soutien, qu’elle ne l’aurait jamais cru capable de tout cela, qu’elle ne serait jamais cru capable d’être mère non plus et pourtant ! Ils avaient deux enfants, ils avaient fondé une famille, eux, contre toute attente.. Mais le serveur revint leur tendre les menus et coupa court à l’envie d’Erika d’épiloguer sur le sujet.
Ils commandèrent et laissèrent partir le serveur avant de reprendre une discussion. Dont le sujet était autrement plus familier.

Cillian est passé cette après-midi, donner des nouvelles du poste, voir comment allaient les petits. Il les trouve changés, qu’ils ont beaucoup grandi. Surtout Nino. Bientôt ils tiendront leur tête tous les deux, tu te rends compte ? »

On leur apporta leurs boissons et se saisissant de son verre, elle ajouta en grimaçant :

Ça fait de moi une parano si j'envoie un message à Lola pour être sûre que tout se passe bien? »



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Dernière édition par Erika Stojanović le Dim 8 Juil - 10:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 1 Jan - 18:27


 
“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August
 

 
♦️♦️♦️

 
Nous sommes bientôt installés à une chic table et je cherche à libérer définitivement toutes mes pensées, mes esprits, afin de profiter intégralement de la soirée. Je ne veux pas être distrait par des sujets futiles et parasites. J'ai besoin d'être avec Erika, de façon honnête et transparente par respect pour elle et, je l'avoue, avec beaucoup d'espoir pour nous ;

Assis, je commence par l'admirer. Juste prendre le temps d'observer ses traits que j'aime tellement. Oh n'imaginez pas que je me prive de la regarder. Erika est d'une beauté face à laquelle je suis sans défense et sachez que lorsqu'elle s'occupe des enfants, elle gagne encore en charme.
Mon visage se penche lentement sur le côté, comme si je m'amusais ouvertement de cette chance que je savoure. Elle m'a permis d'essayer, essayer d'être père, d'être au moins appliqué et présent : je lui en serai éternellement reconnaissant.

▬ Merci de t’être donné autant de mal pour qu’on passe la soirée tous les deux. »

Je cherche mes mots quelques instants mais le serveur nous revient et nous pouvons passer nos commandes. Ceci fait, je me contente de hausser les épaules : c'était la moindre des choses, et je n'ai pas l'intention de m'arrêter là.
Je suppose que ça se passe d'explication, je n'ai pas à en fournir, Erika mérite qu'on fasse attention à elle.

La jeune femme lance le premier sujet de conversation et je ne suis ni surpris ni déçu qu'elle évoque en premier nos enfants, par le biais de son collègue. Acquiesçant vivement pour confirmer ses propos, je cherche à me souvenir des premiers jours pour comparer la bouille des garçons aujourd'hui. C'est difficile à réaliser à vrai dire, ils étaient beaux, ils le sont un peu plus chaque jour ! De là à dire qu'ils ont grandi... ils sont toujours si petits pour moi.

" Je t'avoue que je ne passe pas mon temps à les mesurer mais je suis rassuré sur une chose : on devine déjà toute la force que tu leur as transmis. " Je lève mon verre après avoir été servi. ... " Et mon charme fou bien entendu ! A nos enfants. "

Avalant une première gorgée d'un vin français agréablement fruité, je tends ma main vers celle d'Erika et suis envahi par tant de bonheur que j'en suis déstabilisé. Je souris bêtement en caressant ses doigts ;
Est-ce trop tôt pour penser que nous avons surmonté notre difficultés ? Que le plus dur est passé et que le plus beau reste à venir ?

▬ Ça fait de moi une parano si j'envoie un message à Lola pour être sûre que tout se passe bien? »

" ...hm, totalement. Mais si tu ne le fais pas je le ferai dans cinq minutes alors : ne te prive pas. "

Ce doit être normal, d'être anxieux. J'ai confiance en Lola, mais tout est relatif. Je donne très difficilement toute ma confiance et il s'agit désormais de ce que j'ai de plus précieux. Mes enfants. Je ne serai jamais assez rassuré, un message pour dire que tout va bien ne sera pas de trop et nous pourrons ensuite partager ce diner - jusqu'au prochain coup de téléphone

Nos plats nous sont portés et je suis ravi de la rapidité d'exécution. Encore une fois, je pense à Nino et Oscar laissés avec une femme qu'ils ne connaissent pas. J'ai beau être maladroit et encore plus craintif avec eux, j'estime être tout de même plus habile que cette jeune femme. Eh, je suis leur père !
Paradoxalement, je ne veux pas que cette soirée en tête à tête s'achève trop vite. De retour à l'appartement, Erika sera de nouveau absorbée par son rôle de mère.

" Tu sais je suis vraiment fier de nous. Tu vas me dire que rien n'est fait et, et tu as raison. Mais félicitons-nous déjà pour ces premières semaines. "

Un clin d’œil et un sourire toujours aussi large, je gère mon euphorie comme je peux. Je l'aime, nous avons nos jumeaux qui se portent ma foi plutôt très bien malgré tout. Rien ne peut venir ternir ce tableau, rien ne doit l'abimer.

" Si tu as besoin de passer voir tes collègues ou voir d'autres personnes cette semaine, dis le moi je peux m'arranger pour me libérer une demi journée. "

Dis-je en m'avançant sans aucune certitude. C'est l'intention qui compte n'est ce pas ?

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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mar 9 Jan - 17:03

La réponse de l’avocat se fit sans équivoque :

▬ ...hm, totalement. Mais si tu ne le fais pas je le ferai dans cinq minutes alors : ne te prive pas. »

Il tira un sourire à la jeune femme qui, après une gorgée de son verre, dégaina son téléphone pour envoyer rapidement un message à la babysitter. Elle lui demanda si tout se passait bien et si les enfants dormaient toujours, ne se souciant guère de demander quel film elle avait choisi dans l’incroyable collection que possédait August ni si elle avait trouvé de quoi manger dans le frigo. Avec le temps peut-être traiterait-elle la babysitter avec plus de familiarité mais pour le moment elle était la gardienne de leur trésor et aucune faille, aucune distraction individuelle n’était permise.
Le message envoyé, Erika rangea son téléphone et décida de se laisser cinq minutes avant de le consulter à nouveau, voir si Lola avait répondu. On leur apporta leur plat au même moment et son esprit fut absorbé par la conversation que l’avocat poursuivait :

▬ Tu sais je suis vraiment fier de nous. Tu vas me dire que rien n'est fait et, et tu as raison. Mais félicitons-nous déjà pour ces premières semaines. »

Erika laissa échapper un rire bref avant de répondre :

▬ Oui aucun des deux n’est encore mort de faim, ni tombé, ni perdu dans un parc et ramassé par le premier pervers du coin, je pense que c’est une réussite effectivement ! »

Et le fait est qu’elle le pensait sincèrement. Elle était trop prompte à juger que ce qu’elle faisait avec leurs enfants était insuffisant, pas assez bien, pas assez maternel. Elle regardait d’un œil critique tous les faits et gestes de l’avocat aussi, s’attendant à ce qu’il dérape, faillisse à la tâche. Il y avait de l’inquiétude usuelle mais aussi la méfiance instinctive de la jeune femme qui se mêlait et malgré cela, l’avocat voyait juste ; il y avait de quoi se féliciter. Encore une fois, ils n’étaient peut-être pas parfaits mais pour le moment, pour ces débuts si primordiaux dans la vie de leurs enfants, ils ne se débrouillaient pas si mal que cela.
Même s’il ne fallait pas se leurrer, ce ne serait concrètement jamais suffisant aux yeux d’Erika et elle viserait constamment plus haut pour satisfaire aux besoins de ses enfants. Tout comme elle pouvait se montrer acharnée au travail et prête à donner le maximum pour accomplir son devoir, elle sentait au fond d’elle qu’était en train de naître ce même acharnement pour Nino et Oscar. Elle voulait le meilleur pour eux, rien de moins. Faire ‘ce qu’elle pouvait’ n’était pas suffisant.
Ce serait probablement l’une des leçons les plus dures à apprendre de son existence mais ils auraient le temps d’y revenir …

La conversation bifurqua ensuite, de façon telle qu’Erika en oublia de regarder si elle avait une réponse sur son téléphone.

▬ Si tu as besoin de passer voir tes collègues ou voir d'autres personnes cette semaine, dis le moi je peux m'arranger pour me libérer une demi-journée. »

▬ Euh.. » fit-elle fronçant légèrement les sourcils, indécise. Je.. Je sais pas trop. (Elle baissa les yeux.) Ça ira, tout seul, avec les deux tu penses ? »

Une part d’elle regretta que la question se pose, l’autre ne s’exprima pas. Il était néanmoins clair dans la tête de la jeune femme que l’idée de laisser August seul avec les enfants ne lui plaisait malheureusement et factuellement … qu’à moitié. Cette même moitié qui était convaincue de ses efforts et qui souhaitait lui donner sa chance. Elle ne s’était jamais réellement posé la question de le laisser seul avec les enfants jusqu’à présent étant donné son congé maternité ; elle était présente, elle s’occupait d’eux et il filait un coup de main en rentrant du boulot, point. Le laisser gérer seul … Elle en grimaçait intérieurement. L’idée venait de lui, c’était une chose plutôt positive mais s’en sentait-il réellement capable ? Etait-il capable ? Et s’il arrivait quelque chose ? Si l’un des garçons venait à lui échapper des mains ou avaler de travers ? S’ils tombaient malades ?

C’est à ce moment qu’elle réalisa qu’elle n’était pas prête. Loin s’en faut. Elle n’était pas encore prête à lui accorder pleinement sa confiance. Au point de lui confier leurs enfants. Et le constat était … amer. Ses yeux braqués dans ceux de l’avocat, elle baissa finalement les yeux sur son assiette. Sur son conseil, elle était capable de laisser ses enfants à une étrangère mais pour ce qui était de les confier à leur propre père, elle doutait. Bravo, c’était une belle preuve d’amour et de confiance ! Elle ferma les yeux un instant, révulsée de ses propres réactions. Un soupir s’échappa finalement de sa poitrine, elle leva les yeux vers l’avocat et …

▬ Excuse-moi. Je ne sais pas pourquoi je demande. »

Elle espéra ne pas l’avoir blessé mais au fond, elle se doutait que le mal était déjà fait.



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 15 Jan - 9:48


 
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Le rire qu'elle a en réaction à mes félicitations m'arrache un sourire à la fois conquis et sceptique. Ne pense-t-elle pas que la plupart des gens au courant de notre statut de parents ont parié sur un accident ? La liste des horreurs qui auraient pu se produire me glace le sang et je me raidis en secouant la tête, paniqué par les simples images que trace mon imagination.
Et ça l'amuse ?

Je reste interdit quelques instants, amusé par la légèreté avec laquelle Erika parle de ces choses. Ça veut au moins dire qu'elle est détendue - bien qu'elle surveille le portable de très près. Je ne lui en veux pas de m'effrayer : ce n'était surement pas le but et, contrairement à moi, ces incidents sont déjà familiers pour la flicette. Si elle ne les a pas vécu d'un point de vue professionnel, elle les redoute de son point de vue maternel.
Je constate qu'il y a bien un retard entre nous. Je suis père depuis la naissance des jumeaux, elle était déjà mère depuis neuf mois. Et puis, c'est une femme. Et puis... je suis moi.

Déterminé à lui prouver que je peux m'occuper des enfants, autant pour développer mon amour pour eux que pour lui permettre de souffler un peu, je fais une proposition qui ne me paraît pas indécente.
Son regard m'échappe et mes certitudes s'effondrent aussitôt.

▬ Euh..  Je.. Je sais pas trop. Ça ira, tout seul, avec les deux tu penses ? »

D'abord les doutes, l'angoisse, l'incertitude la plus totale. En une phrase, elle balaye tout ce que je pensais avoir appris ces derniers jours. Je ne parviens qu'à hausser les épaules, sans la moindre assurance. Ma confiance en Erika est totale. Surtout en ce qui concerne Nino et Oscar. Elle sait mieux. Elle décide. C'est ce que je lui dois, en premier lieu, c'est aussi le plus logique. Je ne suis pas fait pour être père et elle a gagné il y a longtemps le droit de décision quant à mes agissements avec nos enfants.
Vient ensuite la douleur, pourtant. Elle doit avoir raison d'hésiter, j'ai fait ma proposition pour lui faire plaisir et je n'ai pas un seul instant imaginé ce que je ferai une fois seul avec deux bébés. Mais son anxiété est palpable et tous les progrès que je pensais acquis disparaissent.

▬ Excuse-moi. Je ne sais pas pourquoi je demande. »

" ...Parce que tu en doutes. "

Le ton n'est pas agressif, ni même réprobateur. Je retrouve son regard en essayant de prendre tout le recul nécessaire. Elle ne voulait pas me blesser bien entendu, si elle a eu cette réaction c'est que le chemin à parcourir dans son estime reste immense.
Au moins, je suis fixé.

" A ce moment là, je pourrais me faire aider. Si ça te rassure. On appellera quand même Lola. "

Lola qui, actuellement, est seule. Lola qui garde nos enfants pour la première fois, sans que Erika n'ait fait la moindre concrète objection. Elle réalise sûrement l'incohérence de ses appréhensions et je fais mon possible pour ne pas lui en tenir rigueur.
Elle est fatiguée et puis nous n'avions jamais envisagé que je puisse m'occuper des jumeaux, moi. Sa réaction doit être normale.

" On attendra quelques semaines, c'est probablement mieux. "

Je pensais être prêts, maintenant je ne suis plus sûr de rien.

Nous poursuivons le dîner dans un silence embarrassant que je décide de briser avec un premier geste. Mon assiette vide, je récupère la main d'Erika et la caresse tendrement, retrouvant un sourire un peu plus vigoureux.

" Pas de message ? Ils doivent dormir maintenant qu'on est parti. "

Dis-je en référence à la non-sieste qu'ils nous ont fait subir.
Le serveur repère vite nos couverts posés et ne tarde pas à venir avec la carte des desserts. Réclamant un simple café, j'assure à la jeune femme qu'elle n'est pas obligée de prolonger le repas : nous avons des desserts à l'appartement ; hm.
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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Sam 20 Jan - 23:01

Excuse-moi. Je ne sais pas pourquoi je demande. »
...Parce que tu en doutes. »

La réponse était sans reproche. Une simple constatation. Pourtant le regard que la jeune femme porta dans celui de l’avocat avait tous les contours du remord. Un silence pesant s’établit. Silence qu’elle ne savait briser. Elle aurait préféré mentir ; tricher ; cacher cette vérité froide et décevante qui les blessait tous les deux. Mais il s’agissait de leurs enfants. Elle ne pouvait courir aucun risque.

A ce moment-là, je pourrais me faire aider. Si ça te rassure. On appellera quand même Lola. »

L’idée n’était pas mauvaise. Pour autant, Erika la réfuta d’emblée. Sous-entendre qu’il lui était plus simple de confier ses bébés à une jeune inconnue plutôt qu’à leur père était suffisamment pénible en soi comme constatation pour qu’elle inflige de surcroît à August l’embarras de se faire donner des leçons par une gamine même pas diplômée. Elle préférait faire les choses elle-même. L’avocat n’avait pas à se sentir plus illégitime que ce qu’elle lui imposait déjà.

On attendra quelques semaines, c'est probablement mieux. » trancha-t-il néanmoins pour couper court à leur embarras.

Le reste du dîner se passa dans le silence. La saveur des plats n’était pas l’unique responsable et ce fut une nouvelle intervention de l’avocat qui sauva le désastre dans lequel la jeune femme semblait avoir plongé ce dîner. Ses doigts se glissant contre les siens, il accrocha son regard doucement :

▬  Pas de message ? Ils doivent dormir maintenant qu'on est partis. »
Non … Ah si, attends. Fit-elle après avoir jeté un œil sur son téléphone. Elle dit qu’Oscar s’est réveillé un peu après notre départ mais qu’il s’est rendormi tout seul, sans réveiller son frère. Ils dorment là. (Un sourire s’esquissa doucement sur ses lèvres.) Regarde, elle a même envoyé une photo. »

Tournant l’écran vers lui, elle dévora au passage sa réaction.
En fin de compte, elle pouvait douter de ses capacités à prendre soin de deux bébés, émettre des réserves quant à ses engagements futurs vis-à-vis des enfants ; mais il y avait une chose qu’elle ne pouvait lui reprocher, une chose qui lui sautait aux yeux chaque fois qu’August s’approchait des enfants, regardait dans leur direction ou parlait d’eux à d’autres personnes : il les aimait. Elle ne pouvait douter de ça. S’il leur arrivait malheur (et dieu sait qu’elle ne souhaitait pas qu’une telle chose arrive un jour), il ne saurait peut-être pas comment faire, il ne saurait peut-être pas réagir assez vite assez bien aux exigences de son intransigeante flicette mais elle était certaine qu’il ferait son maximum.
Tout comme il venait de faire tous les efforts du monde pour ne pas se vexer du scepticisme d’Erika quant à ses capacités en tant que père.

Le serveur les interrompit pour proposer la carte des desserts, la sortant de ses pensées. L’avocat prit un café mais la jeune femme préféra finir là son repas. Ce n’était pas temps qu’elle souhaitait en finir rapidement avec ce restaurant dont elle avait l’impression d’avoir gâché chaque instant qu’un soudain besoin d’intimité avec l’avocat. Un moment à eux. Sans regards, sans conversations autour. Juste eux. Elle ne pouvait l’avoir ici. Elle ne pouvait l’avoir à la maison non plus. Elle attendrait qu’ils sortent.

Le café avalé, l’addition payée, ils sortirent du restaurant plus tôt que la jeune femme ne l’aurait imaginé. Elle en éprouva un regain de culpabilité bien qu’August n’ait à aucun moment montré les signes d’une déception. Leurs doigts s’entremêlèrent jusqu’à ce qu’ils atteignent la voiture où Erika fit le tour pour grimper côté passager. Une fois à l’intérieur, elle laissa August refermer sa portière mais arrêta son geste lorsqu’il voulut démarrer la voiture.

Attends. » fit-elle.

La main qui avait stoppé la mise en route du moteur remonta jusqu’au visage de l’avocat s’y attarda dans une caresse. Elle sentit le questionnement dans le regard d’August. Ses lèvres y répondirent par un bref sourire avant de se poser sur les siennes et de les embrasser tendrement. Un premier baiser qui s’ensuivit d’un second, plus avide. N’ayant plus aucune envie de se reculer, la jeune femme resta le front appuyé contre celui de l’avocat.

Ne rentrons pas tout de suite. » dit-elle simplement.



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 22 Jan - 16:12


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

Je préfère couper court au débat en repoussant le problème des semaines plus loin. Le débat, finalement, n'en est pas un. J'accepte ses appréhensions, sans les contester ni les remettre en question.
Erika, de son côté, semble plus consternée que moi par ses propres émotions. Ici encore je ne suis pas en mesure de tout comprendre mais je respecte chacune de ses réactions et me concentre sur notre diner pour prouver non seulement que je lui fais confiance, mais aussi et surtout pour montrer que moi : ça va.

Bien sûr aucun père ne serait réjouit d'un pareil manque de confiance. Ceci dit, je me fous royalement des autres pères. Des autres mères aussi d'ailleurs. La flicette et moi avons une histoire particulière qui lui donne absolument droit de douter. L'avis des autres, les mœurs et habitudes de société me passent à des millions de kilomètres au dessus de la tête ; comme on dit.
J'ai du travail à faire. Pour nous convaincre tous les deux, que je suis capable d'être un bon père pour les jumeaux. Ce constat nous appartient, il ne regarde personne.

La seule bride de conversation concerne nos garçons. La jeune baby-sitter a la gentillesse de nous faire parvenir une photo et nous nous attendrissons, béas, devant leur perfection. En quittant l'écran mes yeux s'arrêtent dans ceux de la jeune maman que j'observe avec fierté.
Je suis fier d'elle, fier de tout cet amour - pour eux trois - que je parviens à ressentir sans étouffer.

Puis le repas touche à sa fin. Certainement l'une des plus brèves soirées de notre relation, et après ? Erika n'est pas la seule pressée de rentrer. Pourtant, je sais qu'une fois chez nous le couple que nous formons se dissociera légèrement. Nous avons été si passionnés autrefois, je me demande si l'étincelle repartira un jour.

" Allons retrouver nos trésors. "

J'entre dans la voiture, sincèrement ravi de ce moment "à nous" avant que la main d'Erika ne m'interrompt.

Pas le temps d'exprimer la moindre interrogation qu'un un délicieux baiser vient tout balayer. Mes paupières se ferment tandis que je savoure la chaleur du contact, avant de regarder ma demoiselle avec tendresse et ravissement mêlés.

▬ Ne rentrons pas tout de suite. »

" ...c'est toi qui décide. "

Dis-je comme s'il me fallait faire un effort pour accepter sa demande implicite. Je me rapproche d'elle et récupère ses lèvres, mes mains préférant aussitôt quitter le volant pour retrouver respectivement son bras et sa cuisse.
Presque prudent dans mes gestes, je rends progressivement le baiser plus langoureux alors que mes doigts viennent caresser son épaule sous le vêtement, les cinq autres glissant du genou à la ceinture.

Entraîné par son souffle chaud, son parfum enivrant et sa visible détermination, je réduis encore la distance entre nous, ignorant les quelques obstacles techniques du véhicule. Mes lèvres viennent finalement se perdre contre sa gorge et mes mains, avides, presque maladroites, forcent les vêtements gênants à s'écarter pour mieux atteindre sa peau.

J'ai passé des heures à imaginer la meilleure façon de la reconquérir depuis la grossesse. J'ai conjecturé de nombreuses hypothèses plus ou moins délicates et blessantes. Tant d'amour négligé, gâché, qu'il m'a fallut apprendre à canaliser. J'ai bien cru devenir fou, durant ces nombreux mois loin de son corps, sa voix. J'ai même cru que je redeviendrai celui qu'elle a rencontré.
Mais Erika a fait de moi un homme différent, il n'y a qu'auprès d'elle que je sais désormais aimer.

Contrairement à ce que je pensais, aucune crainte ne vient abîmer mes attentions ce soir. Je sais où vont mes caresses, comment la frôler, je me souviens parfaitement de la façon d'attraper son regard, et cette parfaite entente qui rend le partage fascinant.

" Je t'aime. "

Dans un sourire, entre deux baisers impatients. Ma cravate trop serrée autour de mon cou ne m'empêche pas de dévêtir Erika avant de l'attirer à moi pour que nous soyons au plus proche.
Fougue, plaisir, complicité. Je la dévore sans réfléchir.

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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Ven 2 Fév - 13:50



***

Le chemin du retour dans le silence de regards partagés, d’une complicité retrouvée. Sa main sur la cuisse de l’avocat tandis qu’il les ramenait à la maison, Erika se surprit à goûter à un instant pur et simple de bonheur où tous ses ingrédients préférés étaient réunis. Il lui tardait à présent de revoir leurs enfants, de les embrasser, de savoir comment la soirée s’était passée. Elle savait qu’il en était de même pour l’avocat.

La voiture garée au sous-sol, ils prirent l’ascenseur et l’occasion de s’échanger à nouveau quelques baisers tendres et passionnés. L’ouverture des portes automatiques sonna la fin de ce charme intemporel et ils s’engagèrent dans le couloir aux teintes mordorées en souriant comme deux adolescents. Ce n’est qu’arrivés devant la porte d’entrée que le regard d’Erika capta un détail qui lui fit poser la main sur le bras de l’avocat, occupé à chercher ses clés.

Attends, il y a un problème. »

A cet instant, elle regretta ne pas avoir son arme. Un filet d’effroi descendant le long de son dos, elle poussa lentement la porte restée contre. Les pensées se mirent instantanément à défiler plus vite. Ils avaient fermé la porte, elle en était certaine. Pourquoi était-elle ouverte ? Le loquet avait été forcé ? Non. Lola avait ouvert ? Et les ...

Les enfants. » lâcha-t-elle d’une voix blanche.

Bondissant à l’intérieur, elle fut la première à atteindre l’étage et leur chambre.
La première à réaliser.
La première à comprendre.

La première à se déchirer.

Appelle la police ! »



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mar 6 Fév - 14:19


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

Erika ne m'a pas seulement donné une nouvelle définition du bonheur, celle du plaisir a également été modifiée depuis nous. Nos corps s'aiment autant que nos âmes, ils savent comment s'attirer, se séduire, s'embrasser. Le contact de sa peau n'est pas juste sulfureux et excitant. Il est une satisfaction incommensurable et les mots sont insuffisants pour décrire ce que je ressens ainsi contre elle.

Nous nous aimons sans barrière, sans mensonge. Il n'y a pas de faux semblants, d'apparences ou de perfection dans nos ébats. Il y a juste l'immense amour que nous éprouvons l'un pour l'autre. Ces mois sans pouvoir la dévorer m'ont été très douloureux, par ailleurs, je n'ai pas pu déprimer. Il était impératif que l'on se retrouve, ce n'était pas garanti mais je ne pouvais faire autrement que d'y croire.

A sa demande et avec un réel honneur, je lui fais l'amour, elle, mon cœur, ma sauveuse, la mère de mes enfants.

♦️ ♦️ ♦️

▬ Attends, il y a un problème. »

Mon sourire béat reste accroché à mes lèvres quand je relève les yeux vers elle. Son ton est inquiétant mais la jeune femme a tendance à s'angoisser bien plus rapidement que moi. Du coup, je ne m'affole pas et reprends ma recherche des clés.
Pourtant bien vite, ma sérénité est violemment ébranlée.

Erika passe par la porte sans que l'utilisation des clés soit nécessaire et mon cœur se met à percuter mon torse plus intensément. Je déglutis, peine à franchir la porte alors que le sac dans mes mains fini sa course sur le sol.
C'est la présence d'Erika qui me permet de réagir. Je fais le tour du rez-de-chaussée à la recherche de la baby-sitter, j'observe l'état du salon qui, sans avoir été chahuté semble différent du moment où on l'a quitté.  

▬ Appelle la police ! »

" ... Les petits sont en haut ? ... Erika ?! "

Non ;
Non c'est impossible. Cette fois mes jambes ne supportent pas la réalité et je me pose contre le bar dans un frisson pétrifiant. Impossible. Comment ? Qui ??
Mes mains tremblantes se mettent à pianoter sur le portable mais ce n'est pas la police que je contacte, c'est la demoiselle qui s'occupait de nos mômes. Elle, son père, qu'importe ! Quelqu'un, quelqu'un qui a une explication acceptable. Tolérable. Admissible.

" Peter ?! Eh, ta fille est avec toi ? Allo ? Tu m'entends ?... Mais qu'est ce que tu racontes bordel, où est Lola ?? L'appartement était ouvert et ... "

Ses propos n'ont aucun sens, sa voix est hésitante, et les sons qui me viennent depuis son dos ne font que confirmer ce que je crois comprendre. Lola est retournée chez son père. Lola pleure. Lola est seule.
Où sont mes enfants ?
Je raccroche, une larme naissant au coin de mes yeux.

" Erika ? Ils ont appelé la police, Lola, le père de Lola, il a appelé la police et ; "

Je m'agrippe au sens de ma phrase pour rester concentré tandis que je m'engage dans les escaliers pour la rejoindre. L'idée de trouver la chambre vide me tord l'estomac, me broie le cœur, pourtant j'avance. Erika. Il faut que je sois là pour Erika.

" Ils seront bientôt là. "

Je m'arrête à l'embrasure de la porte, abasourdi, désolé, tellement peiné. J'essaye de capter son regard mais la belle paraît figée. Je la connais. Elle ne va pas tarder à exploser, elle remuera ciel et terre, elle saura abattre les montagnes et plus encore ;
Mais à cet instant elle souffre surtout. Elle souffre uniquement.
Je m'approche et lui attrape la main.

" ...Un homme est venu... Lola va bien... les, emh, les flics vont rapidement les retrouver. "

Une vaine consolation, une promesse que je ne peux pas personnellement tenir. Je l'attire à moi pour la serrer dans mes bras. Il faut peut être inspecter chaque pièce, chercher les indices, la demande de rançon quelque part, la moindre preuve ;
Je prends un instant pour l'étreindre et essayer de lui transmettre le courage qui m'anime. Personne ne peut nous enlever nos enfants.

Quelques voix nous parviennent de l'entrée. Les flics sont là.

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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Dim 11 Fév - 18:12

... Les petits sont en haut ? ... Erika ?! »

Non. Non les petits n’étaient pas en haut. N’étaient plus. Face à l’évidence, Erika était figée. Glacée au cœur même de sa personne. Sa main encore sur l’interrupteur de la chambre, elle regardait, effarée, le souffle court, les lits vides de ceux qu’elles avaient laissés là, sous la surveillance d’une adolescente dont elle connaissait à peine la personnalité et les capacités. Comment cela avait-il pu arriver ? Comment avait-elle pu être aussi idiote ? Aussi sereine ? Par quelle épreuve n’était-elle pas passée pour subir celle-ci aujourd’hui ? Entendant l’avocat qui parlait au téléphone en bas, Erika prêta l’oreille. Elle ferma les yeux, crispant ses mâchoires lorsque la vérité s’insinua entre les mots de la conversation. Elle se doutait, elle savait, il n’y avait qu’à voir les lits vides, il n’y avait qu’à regarder droit devant soi. August lui parla d’en bas mais elle n’écoutait plus. Il monta mais elle était incapable de le rejoindre. Elle était plantée au milieu de la pièce, figée de rage et de désespoir tandis que s’infiltrait en elle la perspective que leurs enfants, leurs bébés avaient été kidnappés.
Tremblante sans savoir s’il s’agissait de colère ou de peine, elle tressaillit à son contact, ne réagissant pas à ses mots ou son réconfort. Son regard s’était figé, le sang retiré de son visage. Quelque chose s’opérait en elle. Elle sentit les bras d’August la réconforter mais ne fut pas capable de s’y laisser aller. Au lieu de ça, elle s’en dégagea au premier son provenant de la porte.

Ne touche à rien. » ordonna-t-elle en quittant la pièce.

Elle descendit retrouver la brigade qu’on leur avait envoyée et un bref instant, en voyant les uniformes, les visages défaits et soucieux la regarder, son regard vacilla. Un bref instant ; puis elle se reprit et tendit la main aux officiers. Elle en connaissait la plupart. Elle se présenta aux autres et commença à répondre aux questions, expliquant la situation. Rigoureuse. Précise. N’omettant aucun détail, observant l’appartement au crible tandis qu’elle leur parlait. Elle surprit à un moment le regard d’un officier à un autre qui signifiait clairement à son collègue qu’elle débloquait, que sa réaction n’était visiblement pas celle attendue mais elle se força à l’ignorer. Il n’y avait pas de temps à perdre à pleurnicher ou à se lamenter, ses bébés avaient disparu. Des bébés !
L’avocat les rejoignit à un moment et dut lui aussi répondre aux questions. Erika, assise sur le canapé, les mains croisées sur ses genoux et la tête baissée écoutait ses réponses. Les sourcils froncés au-dessus de son regard, elle se repassait le fil de leur soirée et comme tout parent à qui un malheur arrive, se maudissait. Ce n’était pas par plaisir d’un auto-apitoiement parce qu’un coupable, elle en avait déjà un, non, c’était une simple réaction à l’ambiance générale. Et toute la rage que son cœur voulait tourner contre elle, son esprit était en train d’en forger avec l’arme idéale pour déterrer de sa cachette l’être immonde capable de voler des enfants à leurs parents. Une détermination telle qu’il voudrait mieux pour lui d’être mort avant qu’elle ne le trouve. Car il n’y aurait ni compassion, ni justice, ni aucune forme de loi entre elle et celui qui leur avait fait ça. Seulement le prix du sang.

Alors que les équipes tournaient dans leur appartement, relevant empreintes, cheveux, indices en tout genre, Erika tournait comme un lion en cage. Elle observait chaque détail, chaque comportement, chaque attitude, incapable de se poser, elle vérifiait que chacun œuvrait à sa tâche sans faillir. L’avocat semblait presque trop tranquille à côté mais ce n’était que façade, son désarroi se lisait aussi clairement que la rage sur son visage. A un moment, la jeune femme s’arrêta, passant une main agacée dans ses cheveux pour s’adresser directement à l’avocat.

Je comprends pas ! Qui peut enlever des enfants comme ça ? Ils ont à peine 3 mois ! (Elle agitait les mains pour parler, n’arrivant plus vraiment à contenir ce qu’elle avait jugulé au début.) Qu’est-ce que tu veux qu’on leur fasse ?! Ils n’ont rien demandé ! Ils .. ils ont à peine conscience d’eux même et du monde qui les entoure ! (Elle soupira rageusement, l’envie de taper dans tous les murs de cet appartement frémissant au bout des doigts..) Et Lola elle pouvait pas appeler au lieu de rentrer chez son père ? C’était trop demander que de prévenir les parents que hey salut au fait on vous a enlevé vos gamins ! c’est 10 dollars de l’heure sinon donc ça f’ra 40, je vous fais cadeau du quart d’heure où ça s’est passé parce qu’ils étaient déjà plus sous ma surveillance ! »

Remarquant que l’avocat n’était pas le seul à écouter ses vitupérations, Erika tourna la tête vers les officiers silencieux et aboya sans vergogne :

Vous n’avez rien de mieux à faire que de m’écouter ? Retrouver mes enfants par exemple ?! »

Un malaise naquit dans l’assemblée.
L’officier en chef s’avança vers elle.

Quoi encore? explosa-t-elle, se dressant face à lui. Vous allez me dire que je gêne l’enquête ? Vous voulez que je vous dise ; vous n’avez rien. (Sa voix monta d’un octave, elle écarta les bras, le regard fou.) RIEN. Ils ont 3 mois, ils sont les enfants d’un couple qui n’a pas d’ennemi récent ou ancien, personne qui pourrait leur vouloir de mal, ils se sont évaporés comme ça aux mains d’un ravisseur d’enfants qui doit savoir ce qu’il fait, qui n’a même pas pris la peine de violenter la baby sitter ou de récupérer ce qui a de la valeur dans cet appartement et vous n’avez pas la moindre idée d’où il pourrait les emmener ! »

L’officier resta silencieux tandis que des larmes furieuses montaient au regard de la jeune femme qui serrait les dents à s’en encastrer les mâchoires l’une dans l’autre pour ne pas les sentir déborder. Elle avait envie de le frapper. Elle avait envie de frapper tout le monde dans cet appartement. Elle aurait boxé le monde entier si cela avait permis au moindre petit indice de sortir et lui indiquer où se trouvaient les garçons à cet instant. Attrapant l’officier au col, elle pointa un index menaçant entre leurs deux regards et adopta un ton plus bas que seul lui, l’avocat juste à côté et elle étaient en mesure d’entendre :

Je vous préviens, avec ou sans votre aide je les chercherai et si je trouve celui qui a fait ça, je ne vous le livrerai pas. Cet homme a signé son arrêt de mort au moment où il m’a pris mes fils. »

Les autres policiers s’étaient rapprochés en voyant Erika empoigner leur chef et ce n’était que par égard à leur collègue et à ce qu’elle endurait en ce moment qu’ils n’intervinrent pas. Tout comme l’officier empoigné garda son calme et se contenta de poser son regard et sa tranquillité dans le brasier ardent qu’était le regard d’Erika avant de lui dire avec la certitude que confère l’expérience du terrain :

On va les retrouver. Ne vous en faites pas. (Ses yeux descendirent sur son col de chemise.) Maintenant si vous le voulez bien … »



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Jeu 15 Fév - 13:57


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

Ne touche à rien. »

Je m'exécute. Pas tant par obéissance, mais pas totale incapacité à faire quoique ce soit. Je ne sais pas si je peux surmonter l'épreuve qui nous tombe sur la gueule ce soir, je suis sûr en revanche que je ne parviendrai à rien sans Erika.
Je la connais, elle est plus forte que moi. Elle va d'abord s'accrocher à ses réflexes professionnels, ses instincts de flic. Elle aura raison, car en plus de lui permettre de ne pas flancher, sa contribution fera avancer l'enquête. Elle est la seule en qui j'ai confiance.

Erika Stojanović n'est pourtant pas à la manœuvre cette fois. Elle fait partie du camp des victimes et j'appréhende énormément. Peut-elle laisser d'autres se charger du boulot dans lequel elle excelle ? Peut-elle supporter leurs stratégies alors qu'il s'agit de la disparition de ses enfants ?

Je finis par descendre, plongé dans un sombre mutisme. Mon logement est passé au peigne fin et j'ai le sentiment que leurs précautions ne servent à rien. Les enfants ne sont pas là, il n'y a pas d'indices à exploiter et le temps passe dangereusement !
Qui sait ce que subissent les deux bébés à l'heure qu'il est ? Je pousse un long soupir en essayant de m'installer sur le fauteuil quand l'un des agents vient m'interroger.

Je développe péniblement les détails que l'on me demande. Quand enfin l'agent se retire, Erika s'approche. Elle boue. Je déglutis. Ne supportant pas cette inefficacité je me lève pour lui faire face. Elle met des mots sur ce que je n'arrive même pas à concevoir ;

▬ [...] Vous n’avez rien de mieux à faire que de m’écouter ? Retrouver mes enfants par exemple ?! »

Finit-elle par beugler à l'encontre de ses collègues. Bon sang. Elle a raison j'en veux tellement à Lola, à son père, à moi-même d'avoir osé lui confier mes enfants. Je pense néanmoins que la haine immense qui continue de croitre en moi est engendrée par l'inquiétude. Toutes mes émotions sont décuplées, à l'inverse de mes réactions presque effacées. Je suis épuisé, vidé. Juste de peur.

En fulminant contre l'officier, Erika relate les faits, inlassablement, espérant peut être leur faire rentrer dans le crâne. Comme s'ils étaient incompétents. Comme s'ils n'avaient pas compris.
Je fronce les sourcils alors que le nœud dans mon estomac se renforce.
un couple qui n’a pas d’ennemi récent ou ancien, personne qui pourrait leur vouloir de mal.
Un frisson d'effroi me fait tituber tandis que la jeune femme craque littéralement. Elle attrape le type par le col et je me fais violence pour me rapprocher d'eux dans une vaine tentative d'autorité.

" Erika ! "

▬ Je vous préviens, avec ou sans votre aide je les chercherai et si je trouve celui qui a fait ça, je ne vous le livrerai pas. Cet homme a signé son arrêt de mort au moment où il m’a pris mes fils. »

La façon dont elle le regarde, la menace qu'elle exprime délibérément, la soif de vengeance qui émane de tout son être. Ce n'est pas ça qui me fait trembler. Cet homme, je crois le connaître. Sa silhouette prend forme dans mes pensées, son sourire mauvais, sa voix, si récemment retrouvée ;
Le flic fait preuve d'un sang froid olympique. J'abandonne leur rixe. Qu'elle le foute au tapis si besoin. Je dois savoir ;

Je vais décrocher mon blouson pour commencer à l'enfiler, ignorant les protestations des agents.

" Je... j'ai peut être un ennemi. "

Qu'a-t-il dit exactement ? Je ne me souviens même plus des démarches effectuées pour retrouver cet enfoiré. J'ai abandonné Erika, en pleine grossesse, pour poursuivre ce fantôme. Pour retrouver mon bourreau. Je ne sais toujours pas ce qui m'a poussé à essayer de le comprendre, à envisager de lui pardonner.
Je n'ai trouvé qu'un homme déséquilibré, sans cœur, sans remord, plus malsain encore qu'il y a trente ans. Je n'aurai jamais du me rappeler à lui.

" C'est ma faute. Erika. Je suis allé le provoquer. "


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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mer 28 Fév - 11:22

Libérant d’un geste sec sa prise sur l’officier, Erika s’écarta en soupirant rageusement, une main sur la hanche, l’autre portée à son front pour tenter d’en atténuer la migraine sous-jacente. Elle avait l’impression d’une alarme stridente et hurlante qu’on aurait mis à sonner dans tout son crâne depuis qu’ils avaient découvert que les petits avaient été enlevés. Son corps tout entier sonnait l’alerte, ses sens étaient à vifs, aux aguets, décuplés par l’angoisse et la colère. Elle emmagasinait minute après minute une tension telle qu’il semblait impossible de ne pas imploser toutes les trente secondes sur quelqu’un ou quelque chose pour en évacuer une partie. Rien n’allait assez vite à son goût, tout prenait trop de temps, bien trop de temps pour deux bébés perdus dans la nature.
Tous les regards convergèrent vers l’avocat lorsque celui-ci, pris d’une pensée soudaine se dirigea vers l’entrée pour attraper son manteau. Erika l’interpella la première :

Où tu vas ? »
Je... j'ai peut-être un ennemi. » répondit-il après une brève hésitation, son regard dans celui de la jeune femme. C'est ma faute. Erika. Je suis allé le provoquer. »
De qui parlez-vous Monsieur Lockhart ? »

Ni l’avocat ni la flic ne répondirent à l’officier. Echangeant silencieusement ce regard qui valait tous les discours, toutes les explications de la terre. Erika n’avait pas besoin qu’il lui dise de qui il parlait. Il n’y avait qu’une personne, qu’un personnage que l’avocat était en mesure de redouter. Et qui de mieux qu’un fantôme de son passé brusquement tiré des limbes par un fils perturbé, bouleversé, en quête de repères familiaux pour arracher deux enfants à leur cocon familial en signe de représailles ? S’ils n’étaient sûrs de rien, ils avaient au moins une première piste à explorer et c’était mieux que pas de piste du tout.
Le regard de l’avocat en disait long sur son intention ; il se passerait volontiers des flics, il voulait régler ça lui-même. C’était son père après tout. Fermant les poings avant de les rouvrir lentement le temps de réfléchir à une solution, Erika, les yeux toujours ancrés dans ceux d’August articula finalement :

Je viens avec toi. »

Un bref hochement de tête mutuel, il n’avait pas plus le choix ; elle venait avec lui ; elle serait avec lui jusqu’au bout. C’était peut-être son père mais c’était leurs enfants. Le rejoignant d’un pas vif, elle se tourna vers l’officier qui avait fait signe à ses hommes de leur barrer la route.

Continuez de fouiller l’appartement. S’il s’agit bien du père d’August alors nous aurons peut-être une piste sérieuse à donner. Si ce n’est pas lui eh bien il n’y aura eu que nous pour perdre notre temps. Est-ce que ça vous semble correct comme marché officier ? »

L’homme en question garda le silence un instant, les jaugeant tous deux du regard. A sa place, Erika aurait remis les choses au clair rapidement et repris le contrôle de son enquête sans égard pour cette intuition parentale qui pouvait à tout moment faire vaciller l’équilibre fragile de cette affaire. Mais l’officier la connaissait de réputation, connaissait probablement son métier mieux qu’elle n’évaluait le sien. Il les observa, prêts à partir, prêts à se battre pour sortir retrouver leurs enfants, incapables de rester assis dans un bureau de la police à répondre aux questions et attendre que d’autres fassent le job. S’il les parquaient ils deviendraient pire qu’invivables. Sur le terrain, avec l’expérience d’une flic de la Criminelle de surcroît, ils pouvaient éventuellement tous arriver à un résultat. Ils avaient tous le même but après tout : retrouver les petits. S’il les laissait suivre cette intuition que l’avocat avait eu, ils pourraient peut-être en tirer quelque chose. Soupirant finalement, il haussa les sourcils, fermant un instant les yeux pour songer à la tête que tirerait son capitaine quand il lui annoncerait la façon dont les choses s’étaient déroulées, il rouvrit les yeux et les planta tour à tour dans ceux d’August puis d’Erika :

D’accord mais vous n’y allez pas seuls. (Il leva la main.) Inutile de protester Stojanović, cette enquête n’est pas la vôtre ; il n’y pas encore de mort établie (heureusement pour eux). Je vous laisse partir devant, prenez votre arme et je vous envoie deux agents en renfort dans une voiture banalisée pour ne mettre personne aux abois pour l’instant. »

Lui adressant un regard reconnaissant, Erika alla chercher son arme de service là où elle la rangeait toujours ; dans sa table de nuit, et rejoignit l’avocat après un bref signe de tête à l’officier.

En route. »
Soyez prudents. Et tenez-moi informé. » fit l’officier d’un air entendu.

Ils quittèrent l’appart d’un pas pressé et rejoignirent la voiture sans prononcer une seule parole, une urgence dans le regard. Le laissant s’installer côté conducteur, Erika prit place sur le siège passager et tourna la tête vers l’avocat :

Tu sais où le chercher ? »



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mar 6 Mar - 18:17


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

J'entends à peine les ordres et les conseils qu'ils donnent, je n'entends que mes bébés pleurer. Voir leurs doux visages se tordre de tristesse lorsqu'ils réclament la présence de leur mère le soir, c'est déjà insupportable, alors imaginer qu'on puisse leur faire du mal... c'est inconcevable.
Je boue. Mais j'attends qu'Erika soit prête pour rejoindre la voiture et nous emmener. Comme si je voulais m'éloigner d'un endroit pestiféré ou mortel, je fais ronfler le moteur et quitte le parking dans un strident bruit de pneumatique. Le but n'est pourtant pas de fuir, mais de retrouver mes fils.

▬ Tu sais où le chercher ? »

" Je sais où est son bar. "

Je sais donc où il vit.
Les questions ne cessent de se superposer dans mes pensées. Pourquoi, comment ? Pourquoi me vouloir du mal aujourd'hui ? Pour ma simple visite l'autre fois ? Pourquoi avoir attendu des mois ? Comment a-t-il trouvé l'appartement ? Comment a-t-il su que j'avais des gamins ? L'a-t-il appris par hasard ? L'a-t-il découvert en forçant la serrure ?
Qu'a-t-il l'intention de leur faire ?...

Je pile et le par-choc du véhicule percute l'arrière d'un autre. Je lance un regard à Erika pour être sûr qu'elle n'est pas blessée avant de déboiter brutalement sur la gauche pour dépasser cet abruti qui s'arrête au feu rouge ;
Quelques esquives dangereuses plus tard, je peux sérieusement accélérer une fois sur la voie rapide.

" ... J'vais le tuer. "

Une larme roule sur ma joue et j'inspire toute la peine qui cherche à s'évacuer. Il faut tenir bon. Il faut tenir jusqu'à ce que je récupère mes trésors, sains et saufs, pour les remettre à l'abri. Dans les bras de leur mère.

Et si mes enfants n'étaient pas chez mon enfoiré de père ? Si il les avait emmené ailleurs ? Si il n'était pas seul responsable de cette atrocité ?
Et si mon père était innocent ?

En approchant de l'établissement miteux, je ralentis, plein d'hésitations. Je ne sais pas quelle attitude adopter, je sais encore moins quelle attitude je vais être capable d'avoir tant la panique me tient. Je vais péter les plombs, qu'il coopère ou non.
J'attrape l'avant bras de ma flicette une fois le moteur coupé.

" Je sais que tu veux venir. Mais laisse moi lui parler d'abord. "

Nous y sommes.
J'ouvre la porte et ignore le regard des deux derniers clients éméchés. Plaquant bruyamment les mains sur le comptoir, je suis déjà exaspéré. Où est ce connard ? J'inspecte d'un coup d’œil rapide la salle pour être sûr qu'il n'est pas étalé sur une table. Non. Je recule alors pour prendre de l'élan et passe par dessus le bar comme si c'était plus logique que d'en faire le tour ;
J'écarte violemment la porte qui mène à la cuisine, sans me soucier de la présence de potentiels employés. Il n'y en a pas, heureusement pour eux.

" T'es où bordel ?! Sors de là ! "

Il y a des clients, c'est plutôt mauvais signe, aurait-il pu accueillir des clients et kidnapper des enfants ? Je ne réfléchis plus. Je renverse la vaisselle qui traîne sous mes mains et fais le tour de la minuscule pièce en moins de deux secondes.
Les derniers clients décampent - sans payer.

En sortant, la présence d'Erika m'apaise assez pour me permettre un brin de logique.

" ...Il loge surement au dessus. "

Nous repérons vite l'escalier qui semble mener à des appartements privés.
...

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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mer 14 Mar - 18:13

Je sais où est son bar. »

La voiture démarra en trombe et le silence tomba dans l’habitacle tandis que l’avocat s’insérait dans la circulation new-yorkaise. Le regard errant sur les passants et les rues qui défilaient, Erika se taisait. Réfléchissait. Son esprit luttait pour ne pas sombrer dans l’océan d’angoisses qui menaçait à chaque instant de la submerger. Il fallait qu’elle reste concentrée. Mais il était bien plus facile de taire ses émotions lorsqu’elle travaillait sur le meurtre d’inconnus que sur le kidnapping de ses propres enfants. Elle essayait malgré tout de ne pas songer à toutes les éventualités. Elle tâchait de ne pas imaginer. C’était l’unique moyen pour ne pas s’effondrer. Et quoi de mieux pour ne plus penser qu’occuper son esprit, le faire travailler, mouliner, épier le moindre détail des discours qu’ils avaient eu avec l’avocat concernant son père. Elle ignorait où ils allaient mais elle ne doutait pas du monstre qu’ils allaient retrouver. Elle ne connaissait pas ses motivations, ni la noirceur que devait repeindre son âme pour enlever son propre sang ; mais elle ne doutait pas qu’il fasse partie des suspects. Elle ne voyait guère que lui et quelques autres tordus qu’elle avait arrêtés pour commettre un crime pareil. Elle pianota en silence sur son téléphone pour prévenir Cillian de ressortir certains dossiers qui se rappelaient à sa mémoire. D’autres suspects potentiels. Le texto envoyé, elle laissa retomber son téléphone sur ses jambes et appuya son coude contre la portière, soupirant, le menton contre son poing fermé. Partagée entre son océan d’angoisses et sa détermination à avancer, chercher, déloger ce fils de… qui leur avait pris leurs enfants.

... J'vais le tuer. » laissa échapper l’avocat, le regard rivé sur la route ; une larme discrète roulant sur sa joue.

Les yeux d’Erika se tournèrent vers lui, détaillèrent son visage, la tension dans sa mâchoire. Il s’en voulait. A l’instar de ce qu’elle ressentait. Il n’y avait sans doute pas plus sincère et douloureux que la culpabilité de parents à qui on a enlevé leurs enfants. Pour certains il ne leur fallait que deux minutes d’inattention, le temps d’une courte conversation ; eux, il leur avait suffi d’une soirée, une soirée à eux, à s’aimer et se retrouver. Et qu’importait à présent la nécessité qu’ils avaient ressentie, ce besoin urgent de s’aimer, là, sur les sièges de cette voiture. Leurs enfants avaient disparu. Ils avaient baissé leur garde. Et rien n’atténuerait jamais leur sentiment de culpabilité s’il arrivait le moindre mal aux garçons. Rien. Ils le savaient. Alors sans dire un mot, la main d’Erika glissa sur la cuisse de l’avocat et la pressa un instant. Le temps pour son autre main d’essuyer de deux doigts tremblants les larmes qui menaçaient. Elle lâcha un soupir, tête baissée, ravalant angoisses et sanglot pour regarder à nouveau son avocat. Et puiser dans sa colère la détermination de repousser à plus tard leur culpabilité. Une fois les enfants retrouvés ils auraient tout le temps de se départager les fautes et de se maudire jusqu’à la fin de leurs jours de les avoir laissés. Pour le moment, ils devaient rester concentrés. Pour eux.

La voiture s’élança bien au-delà des limitations de vitesse, hors de la ville et de ses reliefs urbains rassurants. Erika observa le paysage, scrutant malgré elle le moindre visage, la moindre voiture. Où l’avocat les emmenait-il ? Elle eut la réponse un peu moins d’une heure plus tard lorsqu’ils passèrent le panneau affichant Newark et qu’il gara la voiture dans la rue principale, face à un bar miteux dont le nom ne s’affichait plus correctement que par endroits. Leurs regards se rencontrèrent et August posa la main sur son poignet avant qu’elle n’envisage de sortir.

Je sais que tu veux venir. Mais laisse-moi lui parler d'abord. »

Inclinant légèrement la tête, le regard réprobateur, la jeune femme se fit violence pour accéder à la requête de l’avocat. Elle céda finalement d’un hochement discret du menton et le regarda sortir en se mordant les lèvres de frustration. Il contourna la voiture et entra dans le bar. Elle le suivit juste après avoir vérifié que son arme était chargée. August inspecta le bar, l’arrière-cuisine tandis qu’Erika resta à l’extérieur, suffisamment proche néanmoins de l’entrée pour être à portée de voix. Elle observa les façades, les fenêtres au-dessus, le quartier. Newark était une grosse ville. Incomparable à New York évidemment mais tout de même suffisamment grande pour cacher deux bébés au nez et à la barbe de leurs parents. Si c’était bien là qu’ils se trouvaient …

▬ ...Il loge sûrement au-dessus. » fit l’avocat en ressortant d’un pas furieux et pressé.

Repérant l’escalier de service qui servait à mener à l’étage, ils l’empruntèrent sans plus tarder. Ce n’est qu’arrivés devant la porte du logement qu’Erika arrêta August d’une main sur la poitrine. Ils avaient besoin d’un mandat pour entrer et si l’urgence de la situation outrepassait les règles et le professionnalisme habituels de la jeune femme, le fait est qu’ils ignoraient si le père d’August habitait réellement ici. Passant devant lui pour l’écarter de la porte, Erika passa son arme dans sa main droite, index sur le détenteur et usa de l’autre main pour toquer à la porte. Son regard dans celui de l’avocat, elle attendit la réponse. Qui ne vint pas. Lui interdisant de faire le moindre bruit, le moindre geste d’un froncement de sourcils, elle toqua à nouveau et cette fois colla son oreille à la porte pour écouter. Elle ferma les yeux. Pas un bruit. Pas un chat. Quelles étaient les chances pour que le père de l’avocat habite juste au-dessus de son bar ? fortes ? faibles ? Quels risques prenaient-ils à fouiller ? Elle connaissait la loi …

Et décida d’en faire fi.

Recule toi August. Et reste derrière moi. » ordonna-t-elle, reculant à son tour pour prendre de l’élan.

Balançant son talon de toutes ses forces contre la porte, elle fit voler en éclat le maigre verrou qui la retenait contre le mur et entra, arme au poing. Le logement était minuscule, une fois les trois pauvres pièces sécurisées, Erika baissa son arme et passa une main nerveuse dans ses cheveux. Son regard balaya le sol, le mobilier, en quête du moindre indice. Y avait-il eu des bébés ici ? Elle prit en otage la cuisine tandis que l’avocat inspectait la pièce de vie. Ils n’avaient pas de gants et mirent leurs traces partout mais ils n’étaient plus à une infraction près à présent … Eventrant un sac poubelle, elle s’agenouilla pour en inspecter le contenu. Le nez froncé par l’odeur pestilentielle qui s’en dégageait, elle attrapa un bout de carton rigide pour remuer doucement le contenu. Mais il n’y avait rien, aucune preuve de la présence de Nino ou d’Oscar ici. Rien que des boîtes de nourriture à emporter et des bouteilles d’alcool vides. Elle laissa tomber la poubelle et se redressa.

Tu as quelque chose ? » fit-elle en soupirant.

L’avocat n’eut pas le loisir de donner sa réponse. Des pas se faisant entendre dans l’escalier, Erika se figea, le regard en direction de l’entrée. Resserrant sa prise sur son arme, elle se glissa rapidement et sans un bruit contre le mur de l’entrée et attendit. Quand l’ombre d’une silhouette survint dans l’encadrement de la porte, ses réflexes de flic reprirent le dessus et elle attrapa l’arrivant au col pour le plaquer violemment contre la porte. L’homme eut instantanément le réflexe de lever les mains et Erika cria à l’intention de l’avocat (et autant pour tenir l’autre docile) :

C’est lui ?! »



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mar 20 Mar - 18:03


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

Mon cœur bat la chamade. Je me dis que derrière cette porte, se trouve peut être le soulagement. Une arrivée d'oxygène pour continuer de vivre, si mes enfants sont bien là. En attendant, privé d'air mais maintenu en vie grâce à l'espoir et la colère, je n'entends que mes bruyantes pulsations cardiaques et ces voix dans ma tête qui hurlent.
Où sont mes fils ? Où est ce monstre qui nous les a enlevé ?

Je ne peux ni réfléchir ni décider. Ce qu'il faut faire, maintenant. Ce que nous devrons faire, une fois la porte ouverte. Les hypothèses sont innombrables, les choix tout autant, je ne sais en imaginer aucun. Il n'y a qu'un brouhaha constant et étouffant de sentiments douloureux, d'images cauchemardesques, d'appréhensions.

▬ Recule toi August. Et reste derrière moi. »

Mais Erika ne vit pas la situation de la même façon. Erika est une flic. Et c'est son expérience professionnelle, ses habitudes, qui lui permettent de survivre là où la folie semble être mon seul moteur.
Je m'écarte à sa demande, incapable de faire autre chose que ce qu'elle exige. Apparemment.

La porte est vite brisée et, suivant la jeune femme, je me mets à fouiller. L'exercice est pénible. C'est le lieu de vie de la seule famille qu'il me reste. C'est là que mon paternel termine sa misérable vie. Je retrouve les magazines pathétiques posés sur la table basse, la malbouffe côté cuisine, les effluves d'alcool qui planent et le tabac qui infecte tous les tissus d'ameublement.
Un haut le cœur me saisi. Je me retrouve projeté des années en arrière. Pourtant je ne connais pas cet endroit. Je cherche à respirer mais tout ce que j'avale renforce ma nausée.

" ...je ne trouve rien. "

Dis-je, abattu, constatant que nous avons fait fausse route. Pourtant les bruits de pas me sortent de ma léthargie. Je bondis dans un coin pour me dissimuler tandis qu'Erika se prépare à accueillir l'arrivant.
Pas le temps de remettre notre stratégie en question. En trois mouvements, l'homme se retrouve brutalement coincé entre la porte et une arme.

C’est lui ?! »

Sourcils froncés, avec autant de dégoût dans le regard que l'homme qui me dévisage, je m'approche et cherche la vérité dans ses traits dégueulasses. Il s'est fait surprendre, mais déjà la colère surpasse sa crainte. Il tente de repousser Erika en la frappant et se met à hausser le ton :

" Qu'est ce que c'est que ce bordel ?! Qu'est ce que tu fais là, toi ? Sors de chez moi tout de suite et ; "

Et il comprendre que la jeune femme en train de le menacer ne plaisante pas.
Il reconsidère le flingue un instant et cherche à se calmer. A changer de ton du moins. D'un geste du menton il m'interroge.

" ... c'est elle, la dernière conquête ? ... oh mais oui, c'est la petite policière ! J'ai du mal à suivre, j'avoue ne pas être très assidu à vos rebondissements. T'es allé t'amuser avec des strip-teaseuses puis t'es revenu ? "

Il rit, grassement, mais aucun de nous ne lui permet d'aller plus loin. De peur que Erika ne l'achève je m'interpose et lui fais signe de se contrôler. Si possible. Nous sommes ici pour une chose, une seule : retrouver nos enfants.

" Où sont mes enfants. Tu n'as pas le choix. Papa. Donne nous vite le renseignement, tu vas le regretter. "

Il hésite. Est-ce qu'il se fout de nous ? Est-ce qu'il comprend ? Est-ce qu'il est innocent ?...
J'inspire un grand coup, dévoré par l'incertitude. Je ne parviens pas à évacuer toute la haine que j'éprouve. Son silence me détruit. J'inspire à nouveau, mon poing se ferme et s'écrase finalement contre sa figure déjà marquée par ses nombreux vices.

" Où. Sont. Nos. Garçons ! "

A genoux les mains portées au visage, il n'a plus du tout le charisme d'autrefois. Plus petit que dans mes souvenirs, il gémit et s'assoit contre le mur, encore assez sadique pour esquisser un sourire. Néanmoins il stoppe nos mouvements en quelques mots :

" Ok ok, je vous dis tout. Mais vous me laissez partir. "

Vieux, en mauvaise santé à l'esprit perturbé, il a néanmoins gardé cette inhumanité. Nous fixant tour à tour, sans ciller, avec un regard si puissant, il fini par se relever.

" Ecartez-vous. Tous les deux. "

Il veut prendre ses affaires. Il veut partir. Comment peut-il espérer qu'on le laisse filer ? Je sens d'ici le doigt d'Erika trembler sur la gâchette.

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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 2 Avr - 15:22

L’inconnu ne laissa guère à l’avocat le temps de répondre ; à peine agrippé au col par Erika qu’il tenta de se défaire de cette attache en lui assenant un coup de poing. L’évitant de justesse, le geste obligea néanmoins la jeune femme à lâcher prise et reculer. Ramenant sa main libre sur son arme, elle la braqua droit sur le visage de l’homme qui n’eut que l’air plus furieux :

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! Qu'est-ce que tu fais là, toi ? (fit-il en s’adressant manifestement à August.) Sors de chez moi tout de suite et ; »

Il s’interrompit, surpris sans doute par le cliquetis familier d’une arme dont on a chargé la détente. Son regard passa de l’avocat à Erika. Elle le fixait comme on fixe sa ligne de mire, prête à tirer s’il mettait ne serait-ce qu’un instant la vie de l’avocat en danger. Silencieuse tant la menace de son arme était parlante, elle le laissa faire seul le calcul de ses chances de réchapper de là s’il continuait sur cette voie. Mais il ne savait visiblement pas compter …

... c'est elle, la dernière conquête ? ... oh mais oui, c'est la petite policière ! J'ai du mal à suivre, j'avoue ne pas être très assidu à vos rebondissements. T'es allé t'amuser avec des strip-teaseuses puis t'es revenu ? » s’exclama-t-il avant d’éclater de rire.

August s’interposa juste avant qu’elle n’envisage de jeter son arme pour le défigurer à mains nues. Lui lançant un regard éloquent, il s’avança vers son père et elle dut baisser son arme à contrecœur. Sans qu’elle sache pourquoi, l’avocat tenta initialement la diplomatie :

Où sont mes enfants. Tu n'as pas le choix. Papa. Donne-nous vite le renseignement, tu vas le regretter. »

Le regard des deux parents se posa, avides malgré eux, sur le visage du géniteur de l’avocat. Probablement flatté d’une telle attention, l’homme prit son temps pour réagir. Mimant une réflexion intérieure profonde, il baissa les yeux, lâcha un soupir qui aurait voulu donner espoir aux deux parents … Puis un sourire malsain revint étirer ce visage infâme. Il releva les yeux et les contempla tous deux, leur espoir et leur colère, leurs doutes et leurs peurs se mélangeant dans un chaos délicieux au fond de leurs yeux. Son attention surtout ne quittait pas les réactions de son fils, se délectant de ce qu’il infligeait d’une simple supposition. Avait-il ou n’avait-il pas les enfants ? …

La violence était néanmoins un trait qu’il avait trop enseigné à son fils. Il ne vit pas venir le poing qui s’abattit sur son visage.

Où. Sont. Nos. Garçons ! » répéta l’avocat d’une voix où la violence était de moins en moins contenue.

Erika posa une main sur son épaule pour l’obliger à reculer d’un pas. Comme lui son corps était saturé d’adrénaline, de tremblements, de colère, de peur. Comme lui elle aurait aimé en finir là, le tuer, l’éliminer, régler le problème une bonne fois pour toutes tant cet être la révulsait. Elle aurait aimé céder à cette tentation si séduisante, si évidente quand on avait une arme entre les mains. Mais lui comme elle savaient ce qu’il détenait. Il pouvait très bien les fausser, mentir et tricher mais tant qu’ils l’ignoraient, tant qu’ils n’étaient pas certains que les enfants n’étaient pas en sa possession ; ils ne pouvaient céder à ce besoin de violence, cette envie dévorante de faire souffrir celui qui les torturaient psychologiquement et les mettaient à genoux. Sans lui, ils pouvaient ne jamais les retrouver. Arriver trop tard ou qu’en savait-elle encore. Ils devaient se contrôler.
Ses doigts serrèrent l’épaule de l’avocat jusqu’à ce qu’il la regarde. Alors il recula et la flic reprit sa position, mettant en joue le père de l’avocat avec une froideur qui commençait à se réchauffer. Le temps passait et la découverte du personnage qu’était cet homme ne faisait qu’accroître l’angoisse de ce qu’il avait pu infliger aux enfants.

Ok ok, je vous dis tout. Mais vous me laissez partir. »

Pardon ?
Ni l’un ni l’autre ne bougèrent d’un poil.

Ecartez-vous. Tous les deux. » répéta l’homme d’un ton péremptoire, le regard sombre.

Erika avait rarement travaillé sur des affaires de prise d’otages. Ses dossiers concernaient des morts et la plupart du temps il suffisait de remonter la piste, patiemment, interrogeant, tirant des hypothèses, les vérifiant, enquêtant, menaçant mais jamais elle n’avait eu à jouer le rôle dans lequel ils se trouvaient tous deux avec August. Si négociatrice qu’elle pouvait être en salle d’interrogatoire, il en était tout autrement lorsqu’il s’agissait de céder quelque chose à l’homme qui pouvait vraisemblablement avoir kidnappé leurs enfants. Elle avançait en terre inconnue et ne pouvait que suivre ce que son instinct lui dictait de faire, en espérant ne rien commettre d’irréparable et en priant pour que l’avocat en fasse de même.

A cet instant son instinct lui dictait de s’écarter, de gagner du temps. Elle s’exécuta donc, suivie par l’avocat dont elle ne pouvait à cet instant regarder l’expression tant son attention était absorbée par celle de son père. Ne pas le quitter des yeux, envisager toute porte de sortie qui se présenterait.

Mettez vos mains en évidence. Et toi pose ton arme à terre. » poursuivit-il, le calme revenant dangereusement sur ses traits. Tu vas la faire glisser jusqu’à moi. »
Dans vos rêves. » grinça Erika, réarmant son angle de tir pour le menacer.

L’homme haussa un sourcil moqueur.

T’as pas envie de revoir tes p’tits ? »
Qu’est-ce qui me prouve que vous les avez ? »
Qu’est-ce qui t’prouve que j’les ai pas ? »

Un sourire malsain étira alors ses lèvres ensanglantées. Son nez pissait toujours le sang mais il ne semblait plus s’en soucier. Plongeant une main dans sa veste il en tira un petit objet qui leur appartenait. Une chose qui ne pouvait que se trouver avec un bébé. Il laissa quelques instants aux deux parents afin de contempler la tétine bleue qu’ils avaient achetée à Oscar lors de sa sortie de l’hôpital et dont la jumelle verte avait été offerte à son frère en rentrant à la maison. Puis il la fit disparaître dans sa poche et redressa le menton, les sourcils haussés par le plaisir de voir Erika ébranlée dans sa détermination à le menacer. Quel point de faiblesse délicieux que celui des enfants vis-à-vis de leurs parents. On pouvait à peu près tout obtenir !
Ses ambitions n’allaient néanmoins guère plus loin que d’infliger peur et souffrance à son rejeton. Il lui jeta un regard éloquent avant de ré-insister auprès de la flic :

Allez pose ton arme, sois une gentille fille. Vooooilà. (Ramassant l’arme il la braqua tour à tour sur eux.) Maintenant les mains sur la tête. Tous les deux. »

Ils s’exécutèrent lentement. Le regard d’Erika croisa un instant celui de l’avocat. Les choses leur échappaient. Où était l’agent sensé les rejoindre ? L’officier penserait-il, en n’ayant aucune nouvelle, qu’il leur était éventuellement arrivé quelque chose ? Partait-il sur une autre piste ?
Le père d’August ne lui laissa pas le loisir de tergiverser plus longtemps. Approchant d’elle, il se mit à lui tourner autour avec l’attention d’un prédateur évaluant sa proie, gardant pour autant une distance et une menace suffisantes pour la dissuader d’agir. Son regard passa d’Erika à l’avocat, nouvel haussement de sourcils.

Belle poupée que tu t’es trouvée là fiston … J’imagine qu’elle doit t’en faire voir autant que les deux chiards qu’elle t’a pondu nan ? »

Il laissa échapper un rire obscène et poursuivit sa ronde autour d’Erika, frottant pensivement sa main libre derrière sa nuque. S’arrêtant derrière elle, il l’évalua, la jaugea, un sourire toujours malsain accroché à son visage.
Et l’idée germa.

Je me demandais qui tu choisirais de garder. Si j’te demandais de choisir entre ta p’tite flicaille ou tes deux mômes ? …Hein August ? Tu choisirais de garder qui ? »

A la merci de cette ombre malfaisante dans son dos, Erika restait le plus immobile et calme possible. Attendant l’instant où elle pourrait lui sauter à la gorge et retourner la situation. Mais cet instant ne venait pas et sembla même s’éloigner d’un pas fuyant lorsque le cliquetis familier et glaçant de son arme qu’on charge retentit dans son dos. Il ne fit pas l’erreur de s’approcher pour poser l’arme contre elle. Il ne fit pas l’erreur de lui laisser une fenêtre de visibilité. Il se contenta de les immobiliser face à ce choix. Erika vulnérable. Les enfants vulnérables. La voix, arrogante, à nouveau retentit derrière elle.

Alors fiston ? On garde qui ? »

Au-dessus de sa tête, les doigts de la jeune femme s’étaient mis à trembler. Elle regarda l’avocat.



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 9 Avr - 15:42


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♦️♦️♦️

Chantage. C'est exactement le genre de compétences qu'il maitrise. Le chantage, la violence, le sadisme, la stupidité. Et j'en passe. Il retourne la situation sans problème, nous obligeant Erika et moi à devenir les proies. Nous étions pourtant deux.
Elle était armée.

▬ Allez pose ton arme, sois une gentille fille. Vooooilà. [...] Maintenant les mains sur la tête. Tous les deux. »

La jeune femme a bien essayé de résister mais que peut-on faire désormais ? Il prétend savoir où sont les garçons. Je le connais malheureusement assez pour savoir qu'il peut aussi bien se moquer de nous. Les petits sont peut être à des dizaines de kilomètres et nous avons fait erreur en frappant à sa porte.
Alors il se venge.
Mais je ne crois pas au hasard. Et si je compte des ennemis, autant qu'une flic, voire plus, je trouve la situation beaucoup trop en accord avec les tocs de ce père honteux. Personne de sensé ni d'humain ne s'en prend à des enfants. Personne de logique ne va kidnapper les petits d'une policière si brillante ! Rien n'explique ce qu'il s'est passé, rien si ce n'est la folie de mon paternel.

Et il continue. Tournant autour de celle que j'aime sans se gêner pour la bouffer des yeux, il prend son temps. Comme si nous en avions. Il s'amuse de notre patience et torture nos nerfs, nos raisons, mon sang froid. Je boue. Je vais lui sauter à la gorge mais il serait capable de la blesser...
Mains sur la tête, je n'entends que ses pas écraser nos respirations saccadées.

Les conneries dans son esprit l'emmènent à un cheminement horrible qu'il finit bientôt par prononcer :

▬ Je me demandais qui tu choisirais de garder. Si j’te demandais de choisir entre ta p’tite flicaille ou tes deux mômes ? …Hein August ? Tu choisirais de garder qui ? »

" Je t'en prie, cette question est ridicule ! Je, j'ai pas de réponse ! "

C'est bien tout l'intérêt à ses yeux. Je ne saurai jamais condamner l'un d'eux. Ils sont toute ma vie. Imaginer l'un des scénarios me fait trembler, une larme roule sur ma joue alors que mes jambes semblent ne plus vouloir me porter.

" S'il te plait laisse-la, laisse-les... Pourquoi tu fais ça ? Pour moi ? Hein ? Tu veux me faire du mal, alors je reste ! Mais laisse-les. Par pitié. Laisse-les. "

J'ai rarement été plus pathétique. Paradoxalement, c'est bien le dernier de mes soucis. Tandis que mon père jubile, il ne cesse de tourner autour d'Erika, le canon orienté vers sa tête. Il sait garder ses distances, il sait changer de sens, il sait faire ;

▬ Cesse de geindre ! Je n'ai pas compris, alors. Elle, ou eux ? Personnellement, je n'hésiterais pas longtemps. Deux bestioles à nourrir et changer ou... ce corps de rêve...  »

Des larmes plein les yeux je fixe Erika. Perdu, désolé. Je ne peux évidemment pas la condamner, jamais ! Mais la choisir... et perdre nos jumeaux ? C'est un cauchemar. Où sont les flics ? J'ai l'impression que nous sommes dans cette situation depuis des heures. La gorge nouée, je n'arrive pas à articuler autre chose que des supplications inaudibles.

▬ ... T'as jamais été très marrant, August. »

En perdant patience, il change de ton. Il s'immobilise. Son bras s'étire en direction d'Erika et j'ai le fou réflexe d'en profiter. Ce serait suicidaire de le laisser agir, de toute façon. Bondissant sur sa large silhouette je le percute et l'entraîne dans ma chute ; déclenchant le coup de feu.

Nous nous écrasons bruyamment en détruisant la table basse mais bien vite il se relève. Moi, je ne tremble plus.

C'était idiot, mais je savais qu'il suffirait d'une seconde. Une simple seconde pour qu'elle renverse à nouveau la situation à notre avantage. Confiant, je pousse un soupir en ramenant mes mains sur la plaie poisseuse tandis que la jeune mère a retrouvé son arme ... Et j'en suis sûr, toute la force nécessaire pour sauver nos enfants.

Il émet un rire tordu en me pointant du doigt, avant de replacer son attention sur Erika.

▬ hahaaha t'as vraiment mal choisi ton homme, poupée. J'étais persuadé qu'il t'abandonnerait, toi et tes monstres, mais en crevant si bêtement ?  »

Des pas de courses dans les escaliers finissent par achever sa "bonne humeur". Les renforts qui arrivent ne paraissent pourtant pas l'affoler outre mesure. Il a l'information que nous cherchons et il croit peut être pouvoir encore négocier ;



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mar 17 Avr - 19:04



Je t'en prie, cette question est ridicule ! Je, j'ai pas de réponse ! »

L’avocat était aux supplices. Immobilisé au milieu du minuscule salon, le cœur broyé de ce passé qui le menaçait, qui menaçait son avenir. Cette ordure lui demandait de choisir. Comment pouvait-on engendrer un enfant et le torturer ensuite de la sorte ? Fallait-il qu’il l’ait aimé un jour ce fils dont il mettait en péril tout ce qu’il avait construit et reconstruit loin de sa paternité ? Et si la colère avait déformé ses traits dans la voiture, à présent August n’était plus que larmes, douleur. Le petit garçon qu’on punissait de n’avoir pas été sage. A qui on retirait tous ses jouets et qu’on privait à vie de dessert. Sauf que la version qu’ils vivaient à cet instant n’avait rien d’un caprice de l’avocat. Le cœur déchiré de ne pas pouvoir agir, Erika le regardait se tasser sur lui-même, endurer les coups dans les mots, saigner à nouveau de toutes ces cicatrices qu’il pensait guéries. Mais on ne guérit pas de sa famille. On la subit. On la prend, telle qu’elle est. Il n’y a nul autre choix. Et quoiqu’il adviendrait d’eux ensuite, le père d’August serait toujours cet homme. Inéluctablement.
Il se remit à tourner autour d’Erika, gardant toujours cette distance de sécurité qui mettait en péril toute intention d’agir de la jeune femme. Et tandis qu’il faisait planer près d’elle cette aura de prédateur sexuel qui trouvait la proie en face de lui tout à fait son goût, elle, relevait le menton, redressait les épaules, tournait le menton pour croiser ne serait-ce qu’un instant le regard de cette ordure qu’elle clouerait au tapis à la moindre erreur de sa part. Elle n’avait pas oublié qu’il tenait les petits mais se faire draguer par un suspect ou un criminel la faisait retomber en terrain connu, un terrain où elle pouvait maîtriser suffisamment ses réactions pour envisager des portes de sortie à une situation comme celle-ci. Il lui suffisait d’une seule occasion.
Juste une seule.

... T'as jamais été très marrant, August. »

L’avocat la saisit avant elle.
Bondissant au moment précis où son père tendait le bras vers Erika et que cette dernière commençait à les baisser d’au-dessus de sa tête, il bouscula son père et tomba sur lui. Le coup de feu partit en même temps que le cri d’Erika. Ecartée par les deux hommes qui chutèrent sur la table basse, elle se recula et récupéra sans tarder l’opportunité que l’avocat venait de leur donner. Tirant un coup dans le mur pour alerter le père qu’il n’était plus en position d’avantage,  elle ne put s’accorder le luxe de regarder comment allait August. Regard et arme braqués sur son père, elle le laissa se redresser, lever les mains et sentit l’arme trembler de rage lorsqu’il éclata de rire, regardant son fils à terre. Ses yeux revinrent dans ceux de la jeune femme qui était à deux doigts d’appuyer sur la détente tant ses mains vibraient de colère. Il haussa les sourcils.

Hahaaha t'as vraiment mal choisi ton homme, poupée. J'étais persuadé qu'il t'abandonnerait, toi et tes monstres, mais en crevant si bêtement ?  »
TA GUEULE ! (Serrant les dents en voyant son sourire s’élargir, elle inspira et répéta lentement et distinctement.) Ferme. Ta. Putain. De gueule. Ok ? »

Passant fébrilement sa langue sur sa lèvre pour se calmer, Erika ne quitta pas des yeux ce sourire qu’elle aurait aimé effacer d’une balle dans le crâne. Il était si facile de céder. Si facile de tirer. Là. Malgré les bruits de pas dans les escaliers. L’arrivée de la police. Si facile de baisser les yeux, de regarder comment il allait et de se laisser désarmer. Qu’adviendrait-il ensuite ? Il tirerait ? Sur qui ? Perchée en équilibre au-dessus d’un gouffre sans fin, marchant sur un fil de rasoir sur lequel elle s’écharpait les pieds, Erika ne pouvait faire qu’une chose. Garder sa position. Garder sa menace. Garder son avantage. Ne pas tirer. Ne pas se condamner à la prison. Ne pas tuer le père de l’avocat. Rester dans l’ignorance de l’étendue des dégâts sur l’abdomen de l’avocat. Il respirait. Pour l’instant c’était tout ce qui devait compter. Dans un instant, quand la police arriverait, à cet instant même où ils franchiraient la porte, arme au poing, justice en main, alors elle pourrait regarder, jeter ce regard contre lequel elle luttait pour le moment. Savoir comment il allait. Savoir si son monde s’effondrait.

Riant toujours de la situation, l’homme eut ce regard, ce sourire calmement fou.

▬ Qu’est-ce que t’attends pour tirer poupée ? »
Eux. »
POLICE. MAINS EN L’AIR ! »

Deux policiers entrèrent et immobilisèrent instantanément le père d’August. Laissant bruyamment tomber son arme à terre, Erika passa outre la règle d’immobilité absolue en cas d’arrestation et se jeta à genoux à côté de l’avocat dont la chemise imbibée de sang goûtait à présent sur les débris de la table basse. Il avait posé une main tremblante sur le trou d’où sortait le sang. Erika posa la sienne dessus et appuya jusqu’à déclencher un cri de douleur de l’avocat.

Je suis désolée, il faut comprimer ; sinon tu vas perdre tout ton sang et.. »
Un homme à terre, on a un homme à terre. » fit une voix derrière eux.
Dépêchez-vous, il se vide de son sang ! » ajouta Erika d’une voix fébrile où pointaient les larmes.

Ses mains toujours appuyées sur le ventre de l’avocat, son regard ne quittait plus le sien. Elle aurait voulu caresser son visage, soutenir sa tête, le tenir contre elle et le rassurer mais elle ne pouvait enlever ses mains de l’hémorragie. Sourcils froncés, elle luttait contre les larmes qui ruisselaient malgré tout sur son visage fissuré de toute part par la peur et la douleur. Elle sentait le sang et la vie de l’avocat couler entre ses doigts, s’échapper, filet par filet. Ravalant un sanglot qui resta coincé dans sa gorge, elle serra les mâchoires. Il y a quelques heures, ils couchaient leurs enfants. Il y a quelques heures, ils dînaient au restaurant. Il y a quelques heures tout revenait à la normale. Il y a quelques heures, il lui faisait l’amour de la plus passionnée des façons. La plus amoureuse. Celle où deux corps, deux âmes se retrouvent après trop de temps à se tourner autour sans plus savoir se toucher ni se parler. Celle où les larmes roulent en même temps que les vagues de plaisir qui secouent le corps. Où on s’abandonne, sans limite.
Et à présent …
Comment les choses avaient pu s’enchaîner autant ?

Deux mains se posèrent sur les épaules de la jeune femme.

Je vais vous demander d’enlever vos mains madame. On va s’occuper de lui. »

Erika ne réagit pas. Deux infirmiers et un médecin se placèrent où ils purent autour d’elle et d’August.

C’est bon madame, vous pouvez lâcher. On le prend en charge. Tout va bien se passer. »

On l’écarta, avec douceur mais fermement, la relevant. Elle regarda l’équipe médicale embarquer l’avocat après avoir réalisé une compression empirique sur sa blessure. Ils passèrent précautionneusement la porte étroite. Avançant pour les accompagner, un policier en uniforme la retint. Erika le regarda mais vidée de ses forces, n’eut pas le courage de lutter. Rassemblant ce qui lui restait de force pour ne pas laisser trembler sa voix, elle demanda :

Où sont mes enfants ? Vous les avez trouvés ? »


L’officier hocha silencieusement la tête. Erika sentit sa raison et sa détermination fuir de toute part. Les larmes se remirent à ruisseler.

Est-ce qu’ils … »

Mais elle ne sut pas finir sa phrase.


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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 23 Avr - 14:55


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

Je n'espérais pas de lui qu'il s'inquiète pour son fils. Je n'espère rien de lui. Jamais. Mais cette douleur immense, cette sensation de fin, ma vue qui se trouble et mon souffle court : c'est sa responsabilité. Et pourtant, je ne perçois pas la moindre tristesse, aucune culpabilité. Pas même la surprise d'avoir tiré sur quelqu'un.
Il se met à rire. Mon propre père s'esclaffe alors que je rends peut être mes derniers soupirs.

Je ne suis pas déçu. Ni blessé par son attitude. Finalement, je préfère qu'il soit ce que j'ai toujours imaginé. Un monstre. Découvrir un brin d'humanité m'aurait inspiré regrets et doutes. Cette fois je suis sûr. J'ai bien fait de partir, de l'oublier, de ne jamais revenir. Sa place est désormais en taule, et je n'aurai pas la moindre pitié à son égard.
Qu'il disparaisse.

Erika a récupéré l'arme et mes appréhensions concernant sa sécurité s'évaporent. Elle va gérer. Je n'ai pas la force de prier pour elle, mais ma confiance est intacte. Elle peut se tirer de la situation sans être blessée. Je sais aussi qu'elle retrouvera les petits. C'était lui, depuis le début. J'ai bien pensé m'être engouffré sur cette piste à cause de différents sentiments dus au passé, par erreur, mais nous savons heureusement que les jumeaux sont proches.
Je ne sais pas penser autrement. Le liquide chaud entre mes doigts est de plus en plus abondant, je commence à m'inquiéter alors que la douleur me fait divaguer... puis j'entends sa voix.

▬ Je suis désolée, il faut comprimer ; sinon tu vas perdre tout ton sang et.. »

" ..ah...tu me fais mal. "

Dis-je en esquissant un sourire à peine visible. Les flics sont enfin arrivés. Je serai bientôt à l'hôpital et les médecins s'amuseront avec mon corps sans que je ne puisse les critiquer ou me débattre. Tant pis. Je peux supporter ça du moment qu'à mon réveil, ma famille soit au complet.
Et mon père derrière les barreaux.

Quand on me déplace j'émets quelques plaintes mais mes paupières trop lourdes restent fermées. J'ai mal partout. Surtout là où une balle a traversé mon corps, certes, mais j'ai mal au crâne. J'ai mal à la mâchoire si contractée, aux épaules et à la nuque si raides. Figés. Je peine à me détendre, j'ai peur de leur livrer mon cadavre, sans Erika. Je veux retrouver les petits, je veux les voir en bonne santé avant de cesser la lutte.

J'ouvre un œil dans un effort certain et la seule silhouette que je reconnais, c'est celle de mon géniteur. La rage est comme un courant électrique qui me stimule et j'essaye de lui adresser une insulte. Mais ses lèvres sont les premières à bouger et elles articulent dans un sourire malsain "à bientôt fiston".

Épuisé, je m'effondre finalement.


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