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 Trust, love, fear [♥]

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MessageSujet: Trust, love, fear [♥]   Ven 8 Déc - 11:43


   
“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August
   

   
♦️♦️♦️

   
Avant Erika, mon idée du bonheur était purement superficielle et matérielle. Elle me convenait, ma foi. Depuis que la jeune femme est entrée dans ma vie, depuis que j'en suis tombé amoureux du moins, le bonheur a pris une dimension nouvelle que je n'aurai jamais su imaginer. J'ai, depuis, constamment envie de lui plaire, de lui être surtout important. Voire indispensable. En réalité ce que j'éprouve pour Erika est si puissant que je cherche désespérément à lui inspirer le même ressenti. J'ignore si c'est possible.

Ces derniers mois ont été compliqués. On peut dire que le bonheur a pris des distances et m'a semé plus d'une fois. La grossesse aurait du être le ciment définitif de notre histoire mais j'ai été mauvais et j'en ai longuement payé le prix.
Aujourd'hui ?

" Ça va nous faire du bien crois-moi, je t'attends en bas. "

Dis-je en lui offrant le sourire le plus assuré qui soit. Tandis que la flicette retourne jusqu'à la chambre, j'observe la jeune fille près de mes enfants. C'est l'ainée d'un collègue qui a bien voulu jouer la baby-sitter. Non je ne lui accorde pas toute ma confiance, mais je prends sur moi et me persuade qu'elle saura s'occuper des jumeaux le temps d'une soirée.
Si moi je n'y crois pas, je ne pourrai jamais convaincre Erika.

Je replace ma cravate correctement, retrouvant des sensations lointaines pour ne pas dire inconnues : le stress de ne pas être assez bien pour elle. Un geste appliqué dans les cheveux, je jette un œil critique à mon reflet avant de me ressaisir.

" Lola ? Je descends. "

J'ouvre la porte mais je ne la franchi pas. Je reviens sur mes pas pour venir déposer un baiser sur le front de chacun de mes garçons.

Nous avons décidé de vivre tous les quatre, dans ce logement luxueux mais inadapté, comme une famille normale que nous ne sommes pas. Nous avons décidé de le faire pour eux, car les bases saines d'une famille sont - je pense - un équilibre assez logique qui impose aux parents d'élever ensemble leurs enfants. Mais nous l'avons fait aussi pour nous.
Mon bonheur n'a désormais plus qu'une définition à mes yeux : réussir à faire celui de ma famille.

" Tout ira bien Mr Lockhart ! Bonne soirée. "

" Merci, tu as mon numéro si besoin. A tout à l'heure. "

Je lui souris, détache difficilement mon regard des berceaux et rejoins enfin le parking pour démarrer la voiture. Je me comporte comme un bon père de famille, celui qui essaye d'être galant, qui cache ses défauts sous des attentions maladroites et tendres, celui qui aime les siens plus que le reste.
Ça me choque, mais j'apprécie ce rythme de vie que nous avons pris.

Depuis le retour de la maternité, Erika et moi n'avons pas vraiment eu de temps pour nous. Figurez-vous qu'avoir des enfants ça occupe ! J'ai eu beaucoup de retard à rattraper côté boulot et puis le temps de trouver nos marques ;
Il me semblait important de prévoir une soirée sans eux. Les soins d'Oscar continuent de nous inquiéter, mais je ne vois pas le mal à s'offrir un peu de répit. C'est essentiel je crois pour préserver un peu de nos santés mentales respectives. Et puis, j'ai bien l'intention de récupérer la confiance et l'amour de celle que j'aime : je ne m'avoue pas vaincu ! Une table nous attend dans l'un des meilleurs restaurants de la ville, volontairement choisi pour sa qualité mais aussi pour sa relative proximité avec le domicile. Voyez comme je progresse. 

Lorsque la belle entre dans la voiture je peux prendre la route, après l'avoir admirée un instant. Je lui suis reconnaissant d'avoir accepté cette escapade de quelques heures. Je sais à quel point c'est dur pour elle de les laisser, pour la simple et bonne raison que c'est également difficile pour moi.

" Tu es magnifique. Ça va, tu as faim ? "

Nous mettons moins d'un quart d'heure pour arriver : que notre soirée commence.
(c) Bloody Storm

   


♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Ven 22 Déc - 16:56


Ça va nous faire du bien crois-moi, je t'attends en bas. »

Un regard, un discret hochement de tête puis finalement un sourire lorsqu’il abandonna le seuil de la chambre pour revenir embrasser leurs enfants. Ils ne tendaient toujours pas à la famille idéale malgré leurs efforts mais qu’importait. Silencieuse, secrètement apaisée de ce geste envers les garçons, la jeune femme laissa sortir l’avocat avant de donner libre cours à ses pensées.
Cela faisait quelques temps qu’ils étaient rentrés de l’hôpital. Le suivi d’Oscar était plus que jamais nécessaire mais au moins les médecins avaient réussi à le sevrer de tous ses tuyaux et de toutes ses perfusions. Si ce n’était la cicatrice droite et rouge sur son sternum, souvenir intemporel de ses débuts dans la vie, il était semblable à n’importe quel bébé ; semblable à son jumeau qui n’était jamais en reste d’attention malgré les soins de son frère.
La vie d’Erika et August avait pris un nouveau rythme, celui des petits. Ils se levaient pour les nourrir, faisaient patienter leurs propres besoins pour changer les couches, calmer une angoisse, endormir un esprit agité, éveiller leur curiosité, sortir leur faire découvrir le monde, rentrer les coucher, se relever pour les nourrir, les rendormir, les changer à nouveau. Ils avaient ruiné bon nombre des costumes et chemises de l’avocat et Erika ne parvenait même plus à différencier l’odeur habituelle de ses vêtements de celle qui imprégnait ses enfants. La maison toute entière sentait le bébé, vivait au rythme des bébés, avait été repensée pour les bébés. Si leur souci de bien faire frôlait par moments la paranoïa, les deux jeunes parents pouvaient néanmoins se féliciter qu’il ne soit encore rien arrivé aux enfants. Erika avait cependant été loin de sentir qu’elle assurait son rôle de mère comme n’importe quelle femme débutant dans la maternité et qu’elle se débrouillait plutôt bien. Dépourvue de repères dans son entourage si ce n’était la femme de Dex ou Alexei, elle s’interrogeait constamment sur tout, agissait à l’instinct mais peinait à reconnaître ses capacités. Il lui semblait incongru de tout réussir la première fois, impossible de ne pas se tromper, de ne pas échouer, de ne pas faire une connerie avec l’un des petits. D’autant plus en en ayant un plus malade que l’autre. N’eusse été sa fierté, elle aurait passé son temps chez le médecin à le questionner. Mais bien qu’hésitante, peu sûre d’elle à leurs débuts, certaines choses, certaines convictions s’étaient néanmoins ancrées petit à petit en elle et la bonne santé des  petits, leur développement qu’on pouvait quasiment voir à l’œil nu avaient contribué à la rassurer. Moins maladroite qu’au début, elle apprenait à être mère comme d’autres auraient appris une langue étrangère. Et elle n’était pas seule à faire encore parfois des fautes d’accord ou de conjugaison ;

Lola ? Je descends. »

La proposition de dîner dehors l’avait prise au dépourvu. Ils avaient décidé d’habiter à nouveau ensemble parce que leur conception de l’avenir des enfants ne pouvaient se faire avec des lieux de vie séparés et une famille scindée ; mais les débuts avaient été si soutenus, si rythmés par les besoins des petits que leur couple n’avait eu aucun véritable moment de répit. Ils vivaient, dormaient, éduquaient ensemble mais pas un seul instant n’avait été réellement accordé à leur relation à eux et l’esprit entièrement tourné vers leurs enfants, Erika s’était quelque peu égarée à ce sujet. Une partie de ses besoins s’était fait refouler pour laisser place à ceux des enfants, primordiaux pour leur survie et leur développement. Il semblait qu’il en ait été de même pour l’avocat jusqu’à ce jour.
Mais bien qu’elle ait été surprise, réveillée par leurs besoins personnels d’une sorte de songe prolongé, elle avait accepté (non sans difficulté) et avait participé au choix de la baby-sitter qui provenait des contacts de l’avocat. Une part d’elle n’était que peu rassurée à l’idée d’abandonner ses bébés, même pour le temps d’une soirée mais l’autre part, celle que l’avocat avait réveillée par sa proposition, ne pouvait nier le bien que cela lui ferait.
Si August avait pu reprendre le travail, il en était autrement d’Erika pour qui le congé maternité se prolongeait du fait des surveillances hospitalières régulières d’Oscar. Elle était donc constamment dévolue aux soins de ses enfants depuis leur sortie de maternité et se sentait éloignée du monde qu’elle avait autrefois connu. Son boulot de flic lui semblait lointain, presque comme un souvenir et n’eusse été les besoins des petits, elle aurait repris du service. Il était donc de bon ton de sortir le temps d’une soirée de ce cercle de vie dans lequel le centre prenait la forme de leurs enfants. Elle était reconnaissante à l’avocat de prendre l’initiative, chose dont elle était incapable avec les enfants dans les parages. Ils passaient avant elle, avant eux, avant tout le reste. Une part d’elle avait beau trouvé cela stupide et digne des feuilletons niais qu’on passait à la télé ; elle ne pouvait que suivre son instinct. Ils étaient petits, leur protection et leur bien être passaient avant. Le fait qu’elle n’ait pas eu de mère suffisamment droite et aimante pour lui apprendre le juste équilibre de l’amour contribuait probablement à cet excès.. Personne n’était parfait de toute façon non ?

Laissant non sans mal indications, conseils, maison et surtout enfants à la jeune fille prénommée Lola, Erika réussit finalement à sortir de l’appartement. Elle grimpa dans la voiture aux côtés de l’avocat et lança malgré elle un regard anxieux vers les hauteurs de l’immeuble tandis qu’ils démarraient.

Tu es magnifique. Ça va, tu as faim ? » fit l’avocat, interrompant ses pensées.

S’efforçant de détacher de son esprit ses préoccupations concernant les petits et se rappeler qu’elle avait accepté de sortir, que ce n’était que pour leur bien, qu’ils n’étaient pas seuls, que quelqu’un veillait sur eux, Erika tourna son regard vers l’avocat. Il était concentré sur sa conduite mais ses yeux dérivaient régulièrement vers elle, attendant sa réponse. Laissant glisser avec douceur ses doigts contre sa main posée sur le levier de vitesse, elle hocha la tête.

Un peu oui, je n’ai pas eu le temps de manger grand-chose ce midi. »

Le silence retomba dans l’habitacle pour un bref instant, August avait choisi un restaurant tout près de l’appartement, si près qu’ils étaient déjà arrivés. Tout en sortant de la voiture, elle songea à tous les efforts qu’il déployait depuis la naissance des garçons. Assurément, il cherchait à rattraper ses comportements du début de grossesse, sa fuite, son abandon et bien qu’elle ait la mémoire encore tenace de ces événements, elle devait reconnaître qu’il lui semblait parfois stupide de se méfier encore des réactions de l’avocat. Son idée de la soirée en était une nouvelle preuve.
Se laissant accompagner jusqu’à l’entrée, elle décida que profiter de la soirée était sans doute la meilleure manière de le remercier de cette bienveillance.

Un serveur les installa à leur table et partit chercher les menus. Observant quelques instants le cadre dans lequel l’avocat l’invitait, les yeux de la jeune femme se plongèrent ensuite inévitablement dans les siens. Un sourire s’étirant enfin sur son visage, elle le contempla avant de déclarer d’une voix tendre :

Merci de t’être donné autant de mal pour qu’on passe la soirée tous les deux. »

Elle voulut ajouter que c’était important pour elle, ce geste, cette décision, ce qu’il faisait aussi pour les enfants, sa présence, son soutien, qu’elle ne l’aurait jamais cru capable de tout cela, qu’elle ne serait jamais cru capable d’être mère non plus et pourtant ! Ils avaient deux enfants, ils avaient fondé une famille, eux, contre toute attente.. Mais le serveur revint leur tendre les menus et coupa court à l’envie d’Erika d’épiloguer sur le sujet.
Ils commandèrent et laissèrent partir le serveur avant de reprendre une discussion. Dont le sujet était autrement plus familier.

Cillian est passé cette après-midi, donner des nouvelles du poste, voir comment allaient les petits. Il les trouve changés, qu’ils ont beaucoup grandi. Surtout Nino. Bientôt ils tiendront leur tête tous les deux, tu te rends compte ? »

On leur apporta leurs boissons et se saisissant de son verre, elle ajouta en grimaçant :

Ça fait de moi une parano si j'envoie un message à Lola pour être sûre que tout se passe bien? »



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 1 Jan - 18:27


 
“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August
 

 
♦️♦️♦️

 
Nous sommes bientôt installés à une chic table et je cherche à libérer définitivement toutes mes pensées, mes esprits, afin de profiter intégralement de la soirée. Je ne veux pas être distrait par des sujets futiles et parasites. J'ai besoin d'être avec Erika, de façon honnête et transparente par respect pour elle et, je l'avoue, avec beaucoup d'espoir pour nous ;

Assis, je commence par l'admirer. Juste prendre le temps d'observer ses traits que j'aime tellement. Oh n'imaginez pas que je me prive de la regarder. Erika est d'une beauté face à laquelle je suis sans défense et sachez que lorsqu'elle s'occupe des enfants, elle gagne encore en charme.
Mon visage se penche lentement sur le côté, comme si je m'amusais ouvertement de cette chance que je savoure. Elle m'a permis d'essayer, essayer d'être père, d'être au moins appliqué et présent : je lui en serai éternellement reconnaissant.

▬ Merci de t’être donné autant de mal pour qu’on passe la soirée tous les deux. »

Je cherche mes mots quelques instants mais le serveur nous revient et nous pouvons passer nos commandes. Ceci fait, je me contente de hausser les épaules : c'était la moindre des choses, et je n'ai pas l'intention de m'arrêter là.
Je suppose que ça se passe d'explication, je n'ai pas à en fournir, Erika mérite qu'on fasse attention à elle.

La jeune femme lance le premier sujet de conversation et je ne suis ni surpris ni déçu qu'elle évoque en premier nos enfants, par le biais de son collègue. Acquiesçant vivement pour confirmer ses propos, je cherche à me souvenir des premiers jours pour comparer la bouille des garçons aujourd'hui. C'est difficile à réaliser à vrai dire, ils étaient beaux, ils le sont un peu plus chaque jour ! De là à dire qu'ils ont grandi... ils sont toujours si petits pour moi.

" Je t'avoue que je ne passe pas mon temps à les mesurer mais je suis rassuré sur une chose : on devine déjà toute la force que tu leur as transmis. " Je lève mon verre après avoir été servi. ... " Et mon charme fou bien entendu ! A nos enfants. "

Avalant une première gorgée d'un vin français agréablement fruité, je tends ma main vers celle d'Erika et suis envahi par tant de bonheur que j'en suis déstabilisé. Je souris bêtement en caressant ses doigts ;
Est-ce trop tôt pour penser que nous avons surmonté notre difficultés ? Que le plus dur est passé et que le plus beau reste à venir ?

▬ Ça fait de moi une parano si j'envoie un message à Lola pour être sûre que tout se passe bien? »

" ...hm, totalement. Mais si tu ne le fais pas je le ferai dans cinq minutes alors : ne te prive pas. "

Ce doit être normal, d'être anxieux. J'ai confiance en Lola, mais tout est relatif. Je donne très difficilement toute ma confiance et il s'agit désormais de ce que j'ai de plus précieux. Mes enfants. Je ne serai jamais assez rassuré, un message pour dire que tout va bien ne sera pas de trop et nous pourrons ensuite partager ce diner - jusqu'au prochain coup de téléphone

Nos plats nous sont portés et je suis ravi de la rapidité d'exécution. Encore une fois, je pense à Nino et Oscar laissés avec une femme qu'ils ne connaissent pas. J'ai beau être maladroit et encore plus craintif avec eux, j'estime être tout de même plus habile que cette jeune femme. Eh, je suis leur père !
Paradoxalement, je ne veux pas que cette soirée en tête à tête s'achève trop vite. De retour à l'appartement, Erika sera de nouveau absorbée par son rôle de mère.

" Tu sais je suis vraiment fier de nous. Tu vas me dire que rien n'est fait et, et tu as raison. Mais félicitons-nous déjà pour ces premières semaines. "

Un clin d’œil et un sourire toujours aussi large, je gère mon euphorie comme je peux. Je l'aime, nous avons nos jumeaux qui se portent ma foi plutôt très bien malgré tout. Rien ne peut venir ternir ce tableau, rien ne doit l'abimer.

" Si tu as besoin de passer voir tes collègues ou voir d'autres personnes cette semaine, dis le moi je peux m'arranger pour me libérer une demi journée. "

Dis-je en m'avançant sans aucune certitude. C'est l'intention qui compte n'est ce pas ?

(c) Bloody Storm

 


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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Mar 9 Jan - 17:03

La réponse de l’avocat se fit sans équivoque :

▬ ...hm, totalement. Mais si tu ne le fais pas je le ferai dans cinq minutes alors : ne te prive pas. »

Il tira un sourire à la jeune femme qui, après une gorgée de son verre, dégaina son téléphone pour envoyer rapidement un message à la babysitter. Elle lui demanda si tout se passait bien et si les enfants dormaient toujours, ne se souciant guère de demander quel film elle avait choisi dans l’incroyable collection que possédait August ni si elle avait trouvé de quoi manger dans le frigo. Avec le temps peut-être traiterait-elle la babysitter avec plus de familiarité mais pour le moment elle était la gardienne de leur trésor et aucune faille, aucune distraction individuelle n’était permise.
Le message envoyé, Erika rangea son téléphone et décida de se laisser cinq minutes avant de le consulter à nouveau, voir si Lola avait répondu. On leur apporta leur plat au même moment et son esprit fut absorbé par la conversation que l’avocat poursuivait :

▬ Tu sais je suis vraiment fier de nous. Tu vas me dire que rien n'est fait et, et tu as raison. Mais félicitons-nous déjà pour ces premières semaines. »

Erika laissa échapper un rire bref avant de répondre :

▬ Oui aucun des deux n’est encore mort de faim, ni tombé, ni perdu dans un parc et ramassé par le premier pervers du coin, je pense que c’est une réussite effectivement ! »

Et le fait est qu’elle le pensait sincèrement. Elle était trop prompte à juger que ce qu’elle faisait avec leurs enfants était insuffisant, pas assez bien, pas assez maternel. Elle regardait d’un œil critique tous les faits et gestes de l’avocat aussi, s’attendant à ce qu’il dérape, faillisse à la tâche. Il y avait de l’inquiétude usuelle mais aussi la méfiance instinctive de la jeune femme qui se mêlait et malgré cela, l’avocat voyait juste ; il y avait de quoi se féliciter. Encore une fois, ils n’étaient peut-être pas parfaits mais pour le moment, pour ces débuts si primordiaux dans la vie de leurs enfants, ils ne se débrouillaient pas si mal que cela.
Même s’il ne fallait pas se leurrer, ce ne serait concrètement jamais suffisant aux yeux d’Erika et elle viserait constamment plus haut pour satisfaire aux besoins de ses enfants. Tout comme elle pouvait se montrer acharnée au travail et prête à donner le maximum pour accomplir son devoir, elle sentait au fond d’elle qu’était en train de naître ce même acharnement pour Nino et Oscar. Elle voulait le meilleur pour eux, rien de moins. Faire ‘ce qu’elle pouvait’ n’était pas suffisant.
Ce serait probablement l’une des leçons les plus dures à apprendre de son existence mais ils auraient le temps d’y revenir …

La conversation bifurqua ensuite, de façon telle qu’Erika en oublia de regarder si elle avait une réponse sur son téléphone.

▬ Si tu as besoin de passer voir tes collègues ou voir d'autres personnes cette semaine, dis le moi je peux m'arranger pour me libérer une demi-journée. »

▬ Euh.. » fit-elle fronçant légèrement les sourcils, indécise. Je.. Je sais pas trop. (Elle baissa les yeux.) Ça ira, tout seul, avec les deux tu penses ? »

Une part d’elle regretta que la question se pose, l’autre ne s’exprima pas. Il était néanmoins clair dans la tête de la jeune femme que l’idée de laisser August seul avec les enfants ne lui plaisait malheureusement et factuellement … qu’à moitié. Cette même moitié qui était convaincue de ses efforts et qui souhaitait lui donner sa chance. Elle ne s’était jamais réellement posé la question de le laisser seul avec les enfants jusqu’à présent étant donné son congé maternité ; elle était présente, elle s’occupait d’eux et il filait un coup de main en rentrant du boulot, point. Le laisser gérer seul … Elle en grimaçait intérieurement. L’idée venait de lui, c’était une chose plutôt positive mais s’en sentait-il réellement capable ? Etait-il capable ? Et s’il arrivait quelque chose ? Si l’un des garçons venait à lui échapper des mains ou avaler de travers ? S’ils tombaient malades ?

C’est à ce moment qu’elle réalisa qu’elle n’était pas prête. Loin s’en faut. Elle n’était pas encore prête à lui accorder pleinement sa confiance. Au point de lui confier leurs enfants. Et le constat était … amer. Ses yeux braqués dans ceux de l’avocat, elle baissa finalement les yeux sur son assiette. Sur son conseil, elle était capable de laisser ses enfants à une étrangère mais pour ce qui était de les confier à leur propre père, elle doutait. Bravo, c’était une belle preuve d’amour et de confiance ! Elle ferma les yeux un instant, révulsée de ses propres réactions. Un soupir s’échappa finalement de sa poitrine, elle leva les yeux vers l’avocat et …

▬ Excuse-moi. Je ne sais pas pourquoi je demande. »

Elle espéra ne pas l’avoir blessé mais au fond, elle se doutait que le mal était déjà fait.



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Lun 15 Jan - 9:48


 
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Le rire qu'elle a en réaction à mes félicitations m'arrache un sourire à la fois conquis et sceptique. Ne pense-t-elle pas que la plupart des gens au courant de notre statut de parents ont parié sur un accident ? La liste des horreurs qui auraient pu se produire me glace le sang et je me raidis en secouant la tête, paniqué par les simples images que trace mon imagination.
Et ça l'amuse ?

Je reste interdit quelques instants, amusé par la légèreté avec laquelle Erika parle de ces choses. Ça veut au moins dire qu'elle est détendue - bien qu'elle surveille le portable de très près. Je ne lui en veux pas de m'effrayer : ce n'était surement pas le but et, contrairement à moi, ces incidents sont déjà familiers pour la flicette. Si elle ne les a pas vécu d'un point de vue professionnel, elle les redoute de son point de vue maternel.
Je constate qu'il y a bien un retard entre nous. Je suis père depuis la naissance des jumeaux, elle était déjà mère depuis neuf mois. Et puis, c'est une femme. Et puis... je suis moi.

Déterminé à lui prouver que je peux m'occuper des enfants, autant pour développer mon amour pour eux que pour lui permettre de souffler un peu, je fais une proposition qui ne me paraît pas indécente.
Son regard m'échappe et mes certitudes s'effondrent aussitôt.

▬ Euh..  Je.. Je sais pas trop. Ça ira, tout seul, avec les deux tu penses ? »

D'abord les doutes, l'angoisse, l'incertitude la plus totale. En une phrase, elle balaye tout ce que je pensais avoir appris ces derniers jours. Je ne parviens qu'à hausser les épaules, sans la moindre assurance. Ma confiance en Erika est totale. Surtout en ce qui concerne Nino et Oscar. Elle sait mieux. Elle décide. C'est ce que je lui dois, en premier lieu, c'est aussi le plus logique. Je ne suis pas fait pour être père et elle a gagné il y a longtemps le droit de décision quant à mes agissements avec nos enfants.
Vient ensuite la douleur, pourtant. Elle doit avoir raison d'hésiter, j'ai fait ma proposition pour lui faire plaisir et je n'ai pas un seul instant imaginé ce que je ferai une fois seul avec deux bébés. Mais son anxiété est palpable et tous les progrès que je pensais acquis disparaissent.

▬ Excuse-moi. Je ne sais pas pourquoi je demande. »

" ...Parce que tu en doutes. "

Le ton n'est pas agressif, ni même réprobateur. Je retrouve son regard en essayant de prendre tout le recul nécessaire. Elle ne voulait pas me blesser bien entendu, si elle a eu cette réaction c'est que le chemin à parcourir dans son estime reste immense.
Au moins, je suis fixé.

" A ce moment là, je pourrais me faire aider. Si ça te rassure. On appellera quand même Lola. "

Lola qui, actuellement, est seule. Lola qui garde nos enfants pour la première fois, sans que Erika n'ait fait la moindre concrète objection. Elle réalise sûrement l'incohérence de ses appréhensions et je fais mon possible pour ne pas lui en tenir rigueur.
Elle est fatiguée et puis nous n'avions jamais envisagé que je puisse m'occuper des jumeaux, moi. Sa réaction doit être normale.

" On attendra quelques semaines, c'est probablement mieux. "

Je pensais être prêts, maintenant je ne suis plus sûr de rien.

Nous poursuivons le dîner dans un silence embarrassant que je décide de briser avec un premier geste. Mon assiette vide, je récupère la main d'Erika et la caresse tendrement, retrouvant un sourire un peu plus vigoureux.

" Pas de message ? Ils doivent dormir maintenant qu'on est parti. "

Dis-je en référence à la non-sieste qu'ils nous ont fait subir.
Le serveur repère vite nos couverts posés et ne tarde pas à venir avec la carte des desserts. Réclamant un simple café, j'assure à la jeune femme qu'elle n'est pas obligée de prolonger le repas : nous avons des desserts à l'appartement ; hm.
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CASIER JUDICIAIRE:
RANG DE CRIMINALITÉ: BLANCHE COLOMBE
MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Sam 20 Jan - 23:01

Excuse-moi. Je ne sais pas pourquoi je demande. »
...Parce que tu en doutes. »

La réponse était sans reproche. Une simple constatation. Pourtant le regard que la jeune femme porta dans celui de l’avocat avait tous les contours du remord. Un silence pesant s’établit. Silence qu’elle ne savait briser. Elle aurait préféré mentir ; tricher ; cacher cette vérité froide et décevante qui les blessait tous les deux. Mais il s’agissait de leurs enfants. Elle ne pouvait courir aucun risque.

A ce moment-là, je pourrais me faire aider. Si ça te rassure. On appellera quand même Lola. »

L’idée n’était pas mauvaise. Pour autant, Erika la réfuta d’emblée. Sous-entendre qu’il lui était plus simple de confier ses bébés à une jeune inconnue plutôt qu’à leur père était suffisamment pénible en soi comme constatation pour qu’elle inflige de surcroît à August l’embarras de se faire donner des leçons par une gamine même pas diplômée. Elle préférait faire les choses elle-même. L’avocat n’avait pas à se sentir plus illégitime que ce qu’elle lui imposait déjà.

On attendra quelques semaines, c'est probablement mieux. » trancha-t-il néanmoins pour couper court à leur embarras.

Le reste du dîner se passa dans le silence. La saveur des plats n’était pas l’unique responsable et ce fut une nouvelle intervention de l’avocat qui sauva le désastre dans lequel la jeune femme semblait avoir plongé ce dîner. Ses doigts se glissant contre les siens, il accrocha son regard doucement :

▬  Pas de message ? Ils doivent dormir maintenant qu'on est partis. »
Non … Ah si, attends. Fit-elle après avoir jeté un œil sur son téléphone. Elle dit qu’Oscar s’est réveillé un peu après notre départ mais qu’il s’est rendormi tout seul, sans réveiller son frère. Ils dorment là. (Un sourire s’esquissa doucement sur ses lèvres.) Regarde, elle a même envoyé une photo. »

Tournant l’écran vers lui, elle dévora au passage sa réaction.
En fin de compte, elle pouvait douter de ses capacités à prendre soin de deux bébés, émettre des réserves quant à ses engagements futurs vis-à-vis des enfants ; mais il y avait une chose qu’elle ne pouvait lui reprocher, une chose qui lui sautait aux yeux chaque fois qu’August s’approchait des enfants, regardait dans leur direction ou parlait d’eux à d’autres personnes : il les aimait. Elle ne pouvait douter de ça. S’il leur arrivait malheur (et dieu sait qu’elle ne souhaitait pas qu’une telle chose arrive un jour), il ne saurait peut-être pas comment faire, il ne saurait peut-être pas réagir assez vite assez bien aux exigences de son intransigeante flicette mais elle était certaine qu’il ferait son maximum.
Tout comme il venait de faire tous les efforts du monde pour ne pas se vexer du scepticisme d’Erika quant à ses capacités en tant que père.

Le serveur les interrompit pour proposer la carte des desserts, la sortant de ses pensées. L’avocat prit un café mais la jeune femme préféra finir là son repas. Ce n’était pas temps qu’elle souhaitait en finir rapidement avec ce restaurant dont elle avait l’impression d’avoir gâché chaque instant qu’un soudain besoin d’intimité avec l’avocat. Un moment à eux. Sans regards, sans conversations autour. Juste eux. Elle ne pouvait l’avoir ici. Elle ne pouvait l’avoir à la maison non plus. Elle attendrait qu’ils sortent.

Le café avalé, l’addition payée, ils sortirent du restaurant plus tôt que la jeune femme ne l’aurait imaginé. Elle en éprouva un regain de culpabilité bien qu’August n’ait à aucun moment montré les signes d’une déception. Leurs doigts s’entremêlèrent jusqu’à ce qu’ils atteignent la voiture où Erika fit le tour pour grimper côté passager. Une fois à l’intérieur, elle laissa August refermer sa portière mais arrêta son geste lorsqu’il voulut démarrer la voiture.

Attends. » fit-elle.

La main qui avait stoppé la mise en route du moteur remonta jusqu’au visage de l’avocat s’y attarda dans une caresse. Elle sentit le questionnement dans le regard d’August. Ses lèvres y répondirent par un bref sourire avant de se poser sur les siennes et de les embrasser tendrement. Un premier baiser qui s’ensuivit d’un second, plus avide. N’ayant plus aucune envie de se reculer, la jeune femme resta le front appuyé contre celui de l’avocat.

Ne rentrons pas tout de suite. » dit-elle simplement.



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MessageSujet: Re: Trust, love, fear [♥]   Hier à 16:12


“Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible.”
Erika & August

♦️♦️♦️

Je préfère couper court au débat en repoussant le problème des semaines plus loin. Le débat, finalement, n'en est pas un. J'accepte ses appréhensions, sans les contester ni les remettre en question.
Erika, de son côté, semble plus consternée que moi par ses propres émotions. Ici encore je ne suis pas en mesure de tout comprendre mais je respecte chacune de ses réactions et me concentre sur notre diner pour prouver non seulement que je lui fais confiance, mais aussi et surtout pour montrer que moi : ça va.

Bien sûr aucun père ne serait réjouit d'un pareil manque de confiance. Ceci dit, je me fous royalement des autres pères. Des autres mères aussi d'ailleurs. La flicette et moi avons une histoire particulière qui lui donne absolument droit de douter. L'avis des autres, les mœurs et habitudes de société me passent à des millions de kilomètres au dessus de la tête ; comme on dit.
J'ai du travail à faire. Pour nous convaincre tous les deux, que je suis capable d'être un bon père pour les jumeaux. Ce constat nous appartient, il ne regarde personne.

La seule bride de conversation concerne nos garçons. La jeune baby-sitter a la gentillesse de nous faire parvenir une photo et nous nous attendrissons, béas, devant leur perfection. En quittant l'écran mes yeux s'arrêtent dans ceux de la jeune maman que j'observe avec fierté.
Je suis fier d'elle, fier de tout cet amour - pour eux trois - que je parviens à ressentir sans étouffer.

Puis le repas touche à sa fin. Certainement l'une des plus brèves soirées de notre relation, et après ? Erika n'est pas la seule pressée de rentrer. Pourtant, je sais qu'une fois chez nous le couple que nous formons se dissociera légèrement. Nous avons été si passionnés autrefois, je me demande si l'étincelle repartira un jour.

" Allons retrouver nos trésors. "

J'entre dans la voiture, sincèrement ravi de ce moment "à nous" avant que la main d'Erika ne m'interrompt.

Pas le temps d'exprimer la moindre interrogation qu'un un délicieux baiser vient tout balayer. Mes paupières se ferment tandis que je savoure la chaleur du contact, avant de regarder ma demoiselle avec tendresse et ravissement mêlés.

▬ Ne rentrons pas tout de suite. »

" ...c'est toi qui décide. "

Dis-je comme s'il me fallait faire un effort pour accepter sa demande implicite. Je me rapproche d'elle et récupère ses lèvres, mes mains préférant aussitôt quitter le volant pour retrouver respectivement son bras et sa cuisse.
Presque prudent dans mes gestes, je rends progressivement le baiser plus langoureux alors que mes doigts viennent caresser son épaule sous le vêtement, les cinq autres glissant du genou à la ceinture.

Entraîné par son souffle chaud, son parfum enivrant et sa visible détermination, je réduis encore la distance entre nous, ignorant les quelques obstacles techniques du véhicule. Mes lèvres viennent finalement se perdre contre sa gorge et mes mains, avides, presque maladroites, forcent les vêtements gênants à s'écarter pour mieux atteindre sa peau.

J'ai passé des heures à imaginer la meilleure façon de la reconquérir depuis la grossesse. J'ai conjecturé de nombreuses hypothèses plus ou moins délicates et blessantes. Tant d'amour négligé, gâché, qu'il m'a fallut apprendre à canaliser. J'ai bien cru devenir fou, durant ces nombreux mois loin de son corps, sa voix. J'ai même cru que je redeviendrai celui qu'elle a rencontré.
Mais Erika a fait de moi un homme différent, il n'y a qu'auprès d'elle que je sais désormais aimer.

Contrairement à ce que je pensais, aucune crainte ne vient abîmer mes attentions ce soir. Je sais où vont mes caresses, comment la frôler, je me souviens parfaitement de la façon d'attraper son regard, et cette parfaite entente qui rend le partage fascinant.

" Je t'aime. "

Dans un sourire, entre deux baisers impatients. Ma cravate trop serrée autour de mon cou ne m'empêche pas de dévêtir Erika avant de l'attirer à moi pour que nous soyons au plus proche.
Fougue, plaisir, complicité. Je la dévore sans réfléchir.

(c) Bloody Storm



♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

« Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. »
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Trust, love, fear [♥]

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