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 Who will have mercy on your soul...[Anja]

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MessageSujet: Who will have mercy on your soul...[Anja]   Sam 7 Sep - 11:23



    Prélude :


    La matinée débutait dans la fraîcheur, malgré les premiers rayons de soleils qui venaient s’abattre sur New-York. Un appel à la police, un garde forestier signalant le cadavre d’un enfant, retrouvé dans les bois, dans la périphérie New-Yorkaise. Deux patrouilles de polices se rendirent sur place. Une de gendarmes et une de la police criminelle… Après avoir sécurisé le périmètre et enquêter sur le lieu, ils appelèrent une ambulance, destinant le corps à la morgue, afin que le légiste détermine la cause du décès : Asphyxie.  Deux semaines plus tard, les inspecteurs chargés de l’enquête reçurent un appel de la police scientifique, ils avaient découvert un fait plutôt troublant.  L’ADN de l’enfant était identique à celui d’un des criminels les plus recherchés de New-York: Stanislas Lebovski. « J’ai eu un cadavre qui s’était fait battre à mort,  à autopsier une fois.  J’avais identifié deux groupes sanguins différents sur lui. Le sien, plus celui d’une autre personne, probablement l’assassin, qui avait dû saigner sur lui lors de l’altercation. Quand Lebovski s’est fait arrêter, nous avons pu vérifier qu’il s’agissait de son sang. Depuis,  j’ai conservé les détails de son ADN dans mes dossiers. Je peux certifier que La Rage est le géniteur de l’enfant. » Dixit le médecin légiste, plaçant ainsi Stan au rang de suspect numéro 1.


    Deux semaines plus tard…

    Un petit creux en fin de soirée,  poussa Stan à quitter ses fonctions au Fight Club, afin de se rendre au snack le plus proche. Garant sa voiture en double file en face d’un Stand de hot-dogs , il se dirigea vers celui-ci. La rue était animée, les jeunes étaient de sorties, le vent venait relever les jupes des filles, ce qui esquissa un sourire à Lebovski.  Il commanda un hot-dog accompagné d’une Guiness. Il plongea sa main dans la poche de son jean’s noir, en sortit un billet de dix dollars qu’il posa sur le comptoir. Il retourna à sa voiture, s’assit au volant, ouvrit sa bière et alors qu’il s’apprêta à mordre une bouchée, trois flics encerclèrent la voiture, tous une arme pointée sur lui. Stan était sous mandat d’arrêt international. Ca faisait un moment que les autorités cherchaient à le coincer, encore plus après l’humiliation de son évasion, alors qu’il était encore dans l’attente de son procès.  Il aura fallu le croire coupable du meurtre de son enfant pour qu’ils arrivent enfin à mettre la main sur lui… Pour le seul crime, dans la longue liste de son casier judiciaire, qu’il n’avait pas commis.  Son arrestation fit la une des journaux. Ce n’était pas tous les jours qu’on coinçait un criminel comme lui, qui avait terrorisé la ville, qui continuait à faire sa loi en passant systématiquement à travers les mailles de la justice et qui continuait à prendre des vies régulièrement, à chaque fois qu’il montait sur le ring du Fight-Club. Une photo de lui, menottes aux mains, escorté par deux policiers. Gardant le traumatisme de sa première arrestation, qui n’avait pas vu le jour d’un jugement, le juge d’instruction fixa son procès dans les plus brefs délais, trois jours – Avec tous les charges retenues contre lui, ce n’était pas chose difficile - Ca ne laissait pas le temps d’envisager une évasion, ça c’était sûr. L’issue : La peine capitale ; mise à mort par injection létal, la date en attente. Il fut transféré, à l’image de son – feu – associé, Cash Systol, dans le quartier des condamnés à mort à la prison de Rikers Island.
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MessageSujet: Re: Who will have mercy on your soul...[Anja]   Dim 8 Sep - 13:50

    « Dans les bois ?! »

Tels des snipers, ses deux yeux avaient dans leur ligne de mire son agent de sécurité qui, de marbre, encaissait le savon qu'elle était en train de lui passer. Il avait beau faire deux têtes de plus qu'elle et deux fois sa carrure, il restait son employé et ça ne l'empêchait pas de le réprimander de toute sa fureur. Une demie-heure plus tôt, assise dans son canapé, elle resta pantelante quand, sur son écran de télévision, elle vit une photographie de son ancien mari les menottes aux poignets, escorté de deux agents de police. La journaliste indiquait que le célèbre Stanislas Lebovski, criminel reconnu et recherché, venait de se faire arrêter pour le meurtre présumé d'un enfant dont il serait le père et dont on avait retrouvé le corps quelques semaines plus tôt, déclaré depuis plus d'un an porté disparu. C'était les tests ADN sur le cadavre qui avaient permis de relier l'enfant au propriétaire du scandaleux Fight Club. De son ton dégagé, elle annonça que la date du procès était connue, le suspect ayant déjà un casier très chargé, et aurait lieu d'ici trois jours. Ne voulant en entendre plus, Anja coupa la télévision. Son arrestation et un procès aussi rapide, elle savait ce que cela signifiait. Ils ne risqueraient pas de le voir leur filer encore entre les doigts ou s'évader. Ils voudraient montrer l'exemple, encore, après la mort de Cash Systol. Ils voudraient enfoncer le clou et prouver aux criminels que c'était terminé, ce temps où ils faisaient ce qu'ils voulaient. Ni plus ni moins, Stan encourait la peine capitale. Sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, un vent de panique souffla sur la moscovite pendant qu'une colère noire montait en elle. Furieuse, elle prit son téléphone et demanda à ses agents en service de faire venir celui à qui elle avait remis le corps de l'enfant, en mai. Et elle se fichait bien qu'il ne travaille pas ce soir. Trente minutes plus tard, il était devant elle et elle laissait couler toute son intolérance, l’assommant de reproches dans leur langue natale.

    « Tu n'as pas trouvé mieux que de l'enterrer dans des bois ?!! Tu ne t'es pas dit qu'on pourrait déterrer le corps ? Ou le retrouver ? Non, évidemment, tu n'y as pas réfléchi à ça. Mais bon sang, pourquoi ne l'as-tu pas jeté à l'eau ? Ou brûlé ? Ou que sais-je encore ?! »

Matvei la regarda d'un drôle d'air, peut-être un peu choqué, et seulement alors elle se rendit compte de ce qu'elle disait. L'horreur dans ses mots. Elle ne parlait pas d'une personne anonyme dont elle aurait exigé le meurtre. Il s'agissait de Sevastyan. Ce petit garçon qu'elle avait élevé pendant plus d'un an et qui avait égayé la villa et attendri tout son personnel, Matvei y compris. Ce petit bonhomme qu'elle avait tué de ses mains et pour qui elle avait pleuré et s'était détruite pendant plus de deux mois. Prenant conscience de la monstruosité de ses propos, elle ferma les yeux et secoua la tête, lâchant un soupir de désolation. Elle releva un regard à la fois triste et déçu vers son employé, lui demandant de rentrer chez lui. Elle ne savait pas encore si elle lui ferait payer cette erreur ou non, elle déciderait plus tard. Elle avait plus urgent à penser pour l'heure.

Incapable de dormir, elle fit les cent pas dans son salon, enchaînant cigarette sur cigarette, songeant de temps en temps à se servir un verre de vodka mais résistant à la tentation. Il était trop tôt encore. A plusieurs reprises, elle se surprit à se retrouver la tête entre les mains. Quelle ironie. Ca aurait pourtant pu être un plan parfait. Sa vengeance, elle la tenait. Elle était tellement magnifique, tellement machiavélique. L'envoyer dans le couloir de la mort pour le seul meurtre qu'il n'aurait pas commis, mieux encore, celui de son propre enfant. Ca aurait pu être tellement jouissif si elle y avait pensé elle-même, si elle avait eu la tête à ça. Ca aurait été tellement magistral. Elle aurait finalement gagné, obtenu ce qu'elle cherchait depuis des années, depuis leur divorce. Ca l'aurait véritablement été si elle ne s'était pas attaché à l'enfant et si elle n'avait pas été autant dévastée par sa mort. Mais elle se rendit compte, comme l'épée de Damoclès approchait de la tête de Stanislas, qu'elle ne voulait pas le voir tomber. Pas de cette manière. Pas pour ce meurtre-là. Elle ne voulait pas qu'il disparaisse. Après une nuit aux pensées agitées, elle finit par appeler la mafia. Evidemment ils avaient appris la nouvelle et elle resta plusieurs heures au téléphone à discuter avec le grand patron. Une semaine plus tard, le procès passé, la brune foulait de nouveau le sol de la prison. Elle était venue quelques semaines plus tôt, pour rendre visite à Ray. Elle aurait pu passer le voir encore mais il ne se trouvait pas dans la même aile que Stan, et elle avait trop de choses en tête. Non sans amertume, elle se dit qu'elle venait un peu trop souvent dans cet endroit ces derniers temps. Si elle continuait, ils finiraient par ne plus vouloir la laisser repartir... Et si elle pouvait se permettre le culot de venir ici malgré ses activités, c'était uniquement parce qu'elle avait jusque-là était trop maligne pour ne pas leur donner quoi que ce soit pour qu'ils puissent lui mettre la main dessus. Il était néanmoins plus difficile de venir dans cette partie de la prison, là où croupissaient ceux qui attendaient leur heure. Un frisson la parcourut à cette pensée et elle se ressaisit, suivant le garde qui la guidait dans ce dédale.

Il lui avait fallu ruser et jouer serré pour pouvoir venir jusqu'ici. Elle avait dû utiliser ses contacts, un haut magistrat qui avait une fois été client de son agence. Il avait fallu qu'elle fasse pression, qu'elle use de chantage, de menace. Elle avait également dû promettre une soirée avec ses filles réservée au personnel de la prison. Et ne pas hésiter à distribuer quelques billets pour s'assurer de pouvoir se frayer un chemin entre les barreaux pour arriver jusqu'à son ex-époux. Malgré tout, elle n'était pas parvenue à obtenir une visite dans une pièce isolée. Question de sécurité. La rencontre devrait absolument se faire dans la salle commune des visites, sous les yeux des gardes. Par chance, il était très tôt et la salle était vide. Il n'y aurait pas d'autre détenu ni d’autre visiteur. Le gardien qui l'accompagnait lui désigna les petites tables, lui laissant l'embarras du choix pour s'installer où elle le souhaitait. Étudiant d'un coup d’œil la configuration de la pièce, elle s'avança finalement pour aller s'asseoir au beau milieu de la pièce, là où, en chuchotant, il y aurait le moins de risque qu'on les entende, les gardes étant postés aux quatre coins de la pièce. De longues minutes s'écoulèrent sans que rien ne se passe. Elle avait défroissé sa jupe, réajusté sa veste, touché avec négligence ses oreilles dénuées de boucles, les bijoux étant interdits. Nerveuse, elle jouait avec ses doigts, tournant la tête au moindre bruit. Mais toujours rien. Et s'il ne venait pas ? Il avait le droit de refuser une visite. Que faire s'il décidait qu'il ne voulait pas la voir ?




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MessageSujet: Re: Who will have mercy on your soul...[Anja]   Lun 9 Sep - 12:10


    C’était étonnant comme les tic-tacs de l’aiguille d’une horloge,  prenait de l’importance dans le couloir de la mort.  Ce petit bruit de fond qu’on n’écoutait jamais, qu’on entendait à peine en temps normal. Ce petit bruit qui faisait partie du décor… Ici, il hypnotisait, il fracassait le crâne. Stan, depuis qu’on l’avait réveillé ce matin à 5h – heure réglementaire pour les détenus en peine capitale -  regardait l’horloge qui était accroché sur le mur en face, dans le couloir, à travers les barreaux de sa cellule. Son uniforme orange, accoudé contre celles-ci, les avant-bras ballant dehors, sa main droite tenant une énième cigarette.  Sa vie dépendait donc désormais d’un vieux soixantenaire barbu. Les dates d’exécutions pouvaient prendre des années à tomber, mais il était prêt à parier que la sienne serait annoncée très rapidement. Vu le procès expéditif, bien qu’il ait engagé un des meilleurs avocats de la ville. Tout s’arrêtait donc ici… Stan n’avait jamais réellement eu peur de la mort. Il la côtoyait de tellement prêt tous les jours et ce depuis tellement longtemps, qu’il avait bien intégré que c’était la règle du jeu. Elle faisait partie de la vie… Mais il ne s’imaginait pas partir si tôt et surtout pas dans ces conditions.  L’injection létale… Les gens s’imaginaient que c’était une mort douce. Ce qu’ils ne savaient pas c’était qu’après vous avoir endormi, ils vous injectaient un produit qui faisait exploser vos organes vitaux de l’intérieur… Elle était bien évidemment moins spectaculaire que la chaise électrique, mais celle-ci avait au moins l’avantage de provoquer une mort instantanée. Ce qui n’était pas le cas des morts par injection létales qui prenaient énormément de temps, avec toutes les procédures réglementaire à suivre. Sangler le condamné, trouver les veines, installer les cathéters…

    Soufflant sa fumée dans un soupire à l’extérieur de sa cellule, il retourna s’asseoir sur son lit. Contrairement aux autres, il ne voyait pas sa vie défiler devant lui. C’était simple, il n’avait pas de regrets, il savait très bien que si enfer il y avait, il y irait directement. Il ne cherchait pas à s’absoudre.  Il n’était ni en colère, ni triste même si ironiquement, il n’était pas l’auteur de ce crime là… Stan était juste vidé. Il acceptait. C’était la règle. La seule chose qui lui faisait éventuellement un pincement, c’était qu’il allait mourir comme il était venu au monde : seul. Mais dans le fond quand on était quelqu’un comme lui, ça faisait partie du jeu aussi. Il préférait prendre les choses avec indifférence. Ce serait trop dur de supporter les heures défiler dans le couloir de la mort, autrement. Les condamnés à la peine capitale ne bénéficiaient pas du même traitement que les autres détenus. Ils n’y avaient pas de réfectoire où ils pouvaient sympathiser entre eux, leurs repas leurs étaient amenés en cellule. Ils pouvaient, s’ils le souhaitaient, aller prendre l’air sur demande, mais toujours à l’écart des autres.  Autrement dit, les journées étaient longues et il n’y avait pas grand-chose à faire. Alors quand ils avaient une visite, comme ça avait été annoncé à Stan ce matin, ils attendaient frénétiques. Il avait accepté, même si effectivement, il pensait qu’il s’agissait de la vengeance de son ex. Même s’il n’avait pas endossé ce crime, il aurait été condamné à mort de toute manière. Son casier judiciaire était aussi large que le conte de Monte Cristo et pas pour des petits délits mineurs. Deux gardiens entrèrent dans sa cellule. L’un d’eux lui menottait les mains, l’autre lui enchaînait les pieds…

    « C’est ma femme, je ne vais pas la tuer ! » Dit Stan dans un soupire exaspéré.
    « Tu as bien failli pourtant, il me semble ?! » Répondit le gardien. « C’est la procédure de sécurité Lebovski, on est obligé de la suivre. » Avait-il poursuivi moins réprobateur.

    Bien. Alors qu’il sortait dans le couloir escorté de ses nouveaux amis, un hurlement se fit entendre au deuxième étage, de cette grande boîte à conserve de cellule.  La date d’exécution d’un détenu  était tombée.  Placide, dans le bruit des chaînes, Stan avançait avec les deux fonctionnaires à ses bras, en direction de la salle de visite. Les deux hommes le lâchèrent arrivé dans la salle. Chacun allait se poster devant les issues. Boitillant à cause des chaînes, il allait s’asseoir en face d’Anja :

    « C’est la procédure, ils ont peur que je te fasse du mal. » dit-il pour expliquer les menottes et les chaînes qui rendaient ses mouvements limités. On traitait Stan comme un animal en cage, dangereux. Ce qui en soit n’était pas vraiment injustifié, mais tout de même.  Ramenant ses deux mains reliées par ses bracelets de fer, à la poche de son uniforme orange, à hauteur de son cœur, il sortit son paquet de cigarette et s’en alluma une. Puis, un silence s’installa. Oh à peine quelques secondes. Quelques secondes où il tentait de retenir chaque détail du visage d’Anja. Il ne la reverrait certainement plus… Puis, dénué de toute animosité – étrangement – il dit :

    « Tu es venue savourer ta vengeance ? »

    Non, il n’y avait pas d’animosité. Il n’y en avait pas, parce que le verdict était là et que passer ses journées en colère dans un endroit pareil – donc sans possibilité de l’assouvir – rendait fou.
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MessageSujet: Re: Who will have mercy on your soul...[Anja]   Jeu 12 Sep - 1:12

Elle était encore en train de s'interroger quand un petit cliquetis lui parvint, lointain. Bêtement, elle se prit à espérer que ce soit lui qui arrivait. Il fallait qu'il vienne. Il devait accepter sa visite. Autrement, elle serait venue jusqu'ici pour rien ; elle aurait contacté les bonnes personnes pour rien. Allez Stan, un petit effort. Viens. Après quelques secondes durant lesquelles le bruit métallique se rapprocha, elle l'aperçut finalement, derrière les barreaux. Il était escorté par deux gardiens et l'image la choqua dans une certaine mesure. Malgré leur passé et toutes ces années où elle avait pu le côtoyer, elle ne l'avait jamais vu en prison. Plus jeune, son père lui avait caché l'endroit où il se trouvait et elle l'avait appris juste à temps pour aller le chercher à sa sortie. Puis, quand il avait fait sa nouvelle évasion grandiloquente avec Cash, ils n'étaient déjà plus ensemble. C'était la première fois qu'elle le voyait dans cette tenue. C'était la première fois qu'elle le voyait enchaîné. Elle aurait certainement dû ressentir un sentiment de toute-puissance, un plaisir jouissif à le voir si diminué. C'était ce qu'elle avait toujours voulu au fond, depuis qu'il avait levé la main sur elle, depuis qu'il avait tué leur enfant : qu'il tombe par sa faute. La fatalité était parfois mesquine puisque ses vœux s’exauçaient alors même qu'elle n'y portait plus aucun intérêt...

Sans un mot, sans rien laisser paraître non plus, elle le suivit du regard tandis qu'il approchait d'elle puis venait s'installer sur la chaise en face de la sienne. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il découvrait qu'elle avait enlevé Sevastyan et faisait consciemment le choix de lui laisser l'enfant. Peut-être, finalement, aurait-il dû le lui enlever ce jour-là... Comme il les lui désignait, son regard s'attarda sur les chaines qui entravaient ses poignets, celles de ses chevilles étant cachées par la table qui les séparait. Il lui expliqua que c'était la procédure de sécurité, parce que le personnel craignait qu'il la blesse. Durant une seconde, son regard se fit interrogateur et lui demandait silencieusement s'il aurait pu, lui faire du mal ? Mais sa question secrète resta en suspens, le russe tentant de se débrouiller malgré ses mouvements empruntés pour attraper une cigarette. Toujours sans un mot elle le regarda faire, suivant ses faits et gestes de ses yeux clairs. Jusqu'à ce qu'il ne relève les siens vers elle et qu'il ne se mette à la scruter. Et pour la première fois, elle se sentit mal à l'aise. Ca ne lui était jamais arrivé, ni quand ils étaient mariés ni plus tard, et pourtant il avait posé les yeux sur elle un nombre incalculable de fois. Un peu gênée, elle se mit à fixer sa jupe jusqu'à ce qu'il ne se remette à parler, lui posant la question la plus appropriée, celle qui était d'une logique à toute épreuve. Était-elle venue savourer sa vengeance ? Non sans amertume, un petit rire ironique s'échappa de ses lèvres maquillées.


    « J'aurais bien aimé... »

Ca aurait dû être la suite imparable des choses. Elle ne pouvait être là que pour ça de toute façon. Fanfaronner, parader, faire la roue comme un paon. Elle ne savait faire que ça de toute manière. C'était probablement ce que devait se dire Stanislas. Sans laisser le temps au silence de s'installer, elle reprit, faussement amusée.

    « Ca aurait été parfait, tu ne crois pas ? »

Ca l'aurait été, oui. Même dans ses rêves les plus fous et dans ses désirs de vengeance qu'elle nourrissait pourtant depuis de nombreuses années maintenant, jamais elle n'avait imaginé une chute aussi parfaite. Le faire arrêter simplement parce qu'il avait le même ADN que l'enfant dont ils avaient retrouvé le corps. Cet enfant qui n'était pas d'elle. Lui donner un aller simple pour le couloir de la mort pour le seul meurtre qu'il n'aurait pas commis. Et qui pourtant vengeait à merveille le seul qu'elle n'avait jamais pu lui pardonner. Il était finalement condamné pour infanticide, qu'importait qu'elle en soit la mère ou non, son bébé était vengé. Mais c'était tellement plus compliqué que cela... Elle aurait peut-être pu, songer elle-même à ce plan. Si elle ne s'était pas éprise de l'enfant. S'il n'était pas devenu comme le sien. Après quelques secondes pour lui avoir laissé le temps de réfléchir, elle s'appuya sur la table, le coude posé sur celle-ci et le menton installé dans sa paume de main pour cacher au maximum ses lèvres et leur mouvement comme elle reprenait la parole en un murmure à peine audible. Le visage grave, sérieux. Ses yeux droits dans les siens, les sourcils à peine froncés par la contrariété.

    « C'était une erreur Stan. Ils auraient jamais dû retrouver le corps... »

Elle le revoyait très bien, ce petit corps. Petit poupée désarticulée et sans vie après qu'elle lui ait ôté son dernier souffle sous un oreiller. Ce fantôme qui l'avait hanté pendant des semaines et qu'elle avait tenté de repousser à grands coups de vodka et de cocaïne. Sauf qu'à présent, dans son esprit, le visage poupon était couvert de terre et de broussailles. Il avait été retrouvé dans les bois... Comme une boule lui nouait la gorge, elle se vit forcée de se stopper. Son regard quitta le sien pour se perdre sur la table. Elle n'était pas encore tout à fait remise du choc, de ce qu'elle avait fait. Elle n'avait pas encore tout à fait terminé son deuil. Inspirant silencieusement pour tenter de se calmer, elle resta à fixer le vide encore quelques instants. Il lui fallait faire une pause et se forcer à chasser toutes ces images pour en venir au sujet qui l'avait amenée ici. Oh elle y viendrait. Mais elle avait besoin de quelques secondes pour refouler son chagrin et s'assurer de garder la maîtrise d'elle-même. Dompter ce monstre qu'elle était devenue et la tristesse qu'il engendrait sur son passage. Elle ne s'attendait pas à ce que Stan comprenne, il ne devait probablement jamais avoir eu le moindre remord pour les vies qu'il avait ôtées. Mais jamais n'avait-il eu consciemment à prendre celle d'un être qu'il considérait comme son enfant, sa progéniture, son fils... Aussi, que cela lui plaise ou non, elle prenait quelques secondes de recul. Il le fallait, elle en avait besoin.




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MessageSujet: Re: Who will have mercy on your soul...[Anja]   Ven 13 Sep - 13:33


    C’était une erreur ? Une erreur… Stan avait ôté énormément de vies et c’était pour une putain d’erreur qu’il se retrouvait dans le couloir de la mort ? Dans un soupire nerveux, il souffla la fumée de sa cigarette qui créait un gros nuage au-dessus de la tête des deux anciens amants.  Le soviétique n’était pas un fumeur à la base. Il tenait trop à sa condition physique... Bien sûr, plus jeune, il avait fumé, essayé les drogues, eu un rythme de vie intrépide et désordonné. Mais depuis qu’il avait fini ses études – et par extension les fêtes universitaires – il s’était calmé question substances illicites. Il avait une hygiène de vie saine, que ce soit pour l’alimentation, le sommeil ou le sport… Il se permettait quelques écarts de temps en temps, mais s’assurait toujours de récupérer avec de longues périodes où il ne touchait à rien. Depuis qu’il était incarcéré, il descendait deux paquets de clopes par jour… Ca vous changeait un homme. D’autant plus quand  il se savait condamné…  Alors il observa Anja lui dire que c’était une erreur.  Sa tête posée contre le revers de sa main qui tenait la cigarette. Il aurait préféré qu’elle se réjouisse de sa situation… Ainsi au moins il n’aurait pas eu cette impression d’être là pour rien ; même si dans les faits, on savait que sa condamnation à mort était amplement méritée.  Son expression restait malgré tout, placide.

    « Erreur ou pas, le résultat est là ma belle… »

    Le ton se voulait calme et limpide. Serein. Il n’y avait plus rien à faire de toute manière.  Ca ne servait à rien de placer des « et si… » dans sa situation. Ca ne ferait que l’énerver et il ne voulait pas passer ses derniers moments à se prendre la tête avec le mur de sa cellule. Et puis, il voyait bien le désarroi de son ex-femme. A son expression, il devina que c’était elle qui avait tué l’enfant. Il savait aussi que, pour qu’Anja en arrive là, elle ne devait certainement avoir d’autres solutions. Aussi, il se contenta de rester silencieux, lui laissant le temps de se reprendre. Il ne voulait pas savoir pourquoi, ni comment. Il ne voulait plus parler du passé. Il avait toujours eu cette capacité à tourner la page, à laisser le passer là où il était. Contrairement à la maquerelle qui, presque toute sa vie, avait été hantée par un passée encombrant, qui prenait possession de son présent. D’abord Stan et leur enfant qu’il avait tué dans son ventre, puis ce fils qu’il avait eu avec London. Stan n’était pas comme ça. Ce qui était fait était fait, on ne pouvait pas remonter le temps, aussi il estimait que ça ne servait à rien de se confondre en remords.  De toute manière, il avait trop peu de conscience pour ça. Quand enfin, elle relevait ses yeux clairs vers lui, il se permit de casser le silence.

    « Pour être honnête, je n’ai pas accepté ta visite pour te donner l’occasion de fanfaronner, bien que j’ai cru que c’est ce que tu étais venue faire. J’ai un service à te demander… »

    Il scruta un peu les expressions d’Anja afin d’être sûr qu’elle le suive et qu’elle ne soit pas perdues, à nouveau, dans les limbes de son passé. Toujours avec un calme olympien…

    « Je ne pense pas que quelqu’un me pleurera, mais j’ai envie d’être enterré. En Russie, là où je suis né, à St-Petersbourg.  Et même si toi et moi ce n’est plus ce que c’était… Tu restes la seule famille que je n’ai jamais eue… Alors je te demande de t’occuper de toutes les formalités, pompes funèbres, rapatriement du corps, etc… »

    Il voulait être enterré.  Au fond de lui, Stan avait toujours su qu’il mourrait comme ça. Comme un animal… Parce que c’est ce qu’il était : un animal. Il en était conscient… Mais il voulait cette pierre tombale et un endroit où il resterait un petit bout de lui sur cette terre.

    «Financièrement, je ne te demande pas de payer quoique ce soit. J’ai fait mon testament,  tu seras la seule bénéficiaire de tout ce que j’ai. Bon, j’ai perdu beaucoup d’argent lors de mon séjour forcé en Russie, mais j’ai 80 millions bloqués sur un compte aux îles Caïmans. Tu récupères le Fight-Club aussi, il y a env. 1 million dans le coffre. Mon appartement à Manhattan et une villa à Miami. Ah et récemment, j’ai trouvé un carton avec des affaires de toi que tu avais laissé. Tu as des bijoux de familles dedans. Les trucs de ta grand-mère je crois.  Enfin bref, ça couvrira amplement les frais… »

    Pourquoi tout laisser à Anja ? Parce que sinon, c’était l’état de New-York qui allait tout rafler et ça c’était hors de question. Tant qu’à faire, même s’il savait qu’Anja n’était absolument pas dans le besoin… Elle s’enrichirait encore un peu plus.

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MessageSujet: Re: Who will have mercy on your soul...[Anja]   Dim 15 Sep - 16:59

Une erreur. Une stupide erreur. Une putain d'erreur. Mais comme il le disait, non sans un certain relativisme qui la mit plus mal à l'aise encore, ça ne changeait rien au résultat. Oui, c'était vrai. Ce n'était pas tant l'erreur en elle-même qui la désolait mais bien ses répercussions. Qu'il ait été enterré dans les bois ou ailleurs, Anja savait néanmoins qu'il reposait quelque part, en paix. Même si elle n'aurait jamais eu de tombe sur laquelle aller se recueillir. Ce n'était plus le cas. Son cadavre avait été tiré de son repos et probablement examiné et charcuté par les scientifiques. Et elle les détestait pour cela. Pas autant qu'elle se haïssait elle-même mais tout de même. Elle aurait préféré qu'ils le laissent tranquille. Elle avait beau être croyante, elle ne pensait pas que parce qu'il n'avait pas eu d'enterrement digne de ce nom ni un endroit précis où reposer, cela enverrait Sevastyan du mauvais côté du voile. Elle ne savait même pas si elle avait un jour cru à toute cette histoire de paradis et d'enfer. Peut-être un peu, au fond d'elle, sinon pourquoi aller régulièrement voir le pasteur pour se faire absoudre de ses péchés ? Mais d'un autre côté, elle voyait cela comme une histoire rassurante pour ceux qui se comportaient bien tout au long de leurs vies. Que cela existe ou non, elle savait qu'elle finirait en enfer mais, si c'était réellement vrai, elle savait aussi que Sevastyan ne pourrait pas être dans cet endroit qui lui était destiné. Il n'était qu'un enfant. Un petit garçon pur et adorable malgré la noirceur qui avait pu entourer sa vie. Alors elle se réconfortait en se persuadant que, si ça existait, il devait forcément être du bon côté.

Mais outre cette incertitude concernant le corps de l'enfant, dont elle savait qu'elle ne pourrait de toute manière jamais le récupérer puisqu'elle n'en avait aucun droit et qu'il était aux mains de la police, c'était ce que cette erreur entraînait pour Stanislas qui la désarçonnait également. Pas une seconde elle n'avait pensé que l'on retrouve le corps, elle avait pleine confiance en ses hommes de main. Et surtout, elle n'avait pas été capable de gérer cela elle-même alors qu'elle venait elle-même d'ôter une vie. Sa première vie. Stan l'avait toujours cru incapable de tuer qui que ce soit. Force était de voir qu'il s'était, à son grand regret, trompé. Il aurait peut-être mieux fait de douter un peu moins de la noirceur qui l'habitait, peut-être n'en serait-il pas là. Mais il était trop tard de toute manière, ils ne pouvaient pas revenir en arrière et les chaînes à ses mains et ses vêtements oranges le lui prouvaient bien. La peine causée par l'évocation de la mort du bébé passée et contenue, Anja parvint à se ressaisir et à reprendre le pas sur elle-même. Après un dernier soupir, encore mal à l'aise, elle finit par se tortiller sur sa chaise et reposer ses bras croisés sur la table tout en relevant ses prunelles sur son ex-mari. Elle ne savait pas s'il avait attendu exprès ou non qu'elle ait repris la maîtrise d'elle-même mais, si c'était le cas, elle lui en était reconnaissante. Quoiqu'il en soit, seulement alors il reprit la parole. Et elle se retrouva un peu suspicieuse après qu'il ait annoncé avoir un service à lui demander. Un service ? Quel genre de service ? Les sourcils tout juste froncés, la brune s'attendait littéralement au pire. Pourtant, ce qui suivit la laissa complètement interdite.

Elle s'était attendue à tout, sauf à ça. Ou plutôt, elle ne s'attendait vraiment à rien, mais moins encore à ce qu'il lui disait à présent. Durant quelques instants, elle se demanda même si elle entendait bien, si elle n'avait pas un problème d'audition ou si elle n'était pas tout bonnement en train de rêver. Mais la sensation de malaise grandissant et le coeur pratiquement au bord des lèvres quand il parla des pompes funèbres et du rapatriement du corps suffirent à lui faire réaliser qu'elle était bel et bien en pleine réalité. Et que Stan, son ex-mari, celui avec qui elle avait passé les dernières années à se déchirer et à se haïr, à qui elle avait fait les pires crasses et qui le lui avait bien rendu, était en train de lui demander de gérer ses affaires post-mortem. Ni plus ni moins, il lui demandait de s'occuper de sa dépouille. Sans savoir quoi dire elle resta à le fixer, les yeux un peu ronds. C'était de ces restes qu'ils parlaient, de ce qui arriverait à son corps quand il serait mort. Et malgré tout ce qui avait pu se passer entre eux, il se tournait vers elle. Oh, elle ne doutait pas qu'il n'ait personne d'autre vers qui se tourner mais quand même. Pour lui confier pareille tâche, cela devait forcément vouloir dire qu'il lui faisait encore suffisamment confiance. Même si la dernière chose qu'il lui avait laissée - son fils - avait mal fini. Et ce n'était pas une blague, elle voyait aux expressions de son visage qu'il était très sérieux et qu'il ne plaisantait pas le moins du monde. Pire même, il enfonça plus encore le clou en lui annonçant qu'elle était la seule à apparaître sur son testament et qu'il lui laissait.... tout. Cette fois complètement abasourdie, elle sentit ses lèvres s'entrouvrirent d'elles-mêmes et se força à les refermer aussitôt pour ne pas avoir l'air d'une idiote. Il lui laissait tout. Son argent, son club, ses propriétés. Il lui rendait même des vieilles affaires de famille... Quelle mouche le piquait ?! Si elle avait été à sa place, il n'aurait pas eu un centime !! Réellement déboussolée, elle ne comprenait pas. Ce qu'il faisait, ce qu'il disait. Pourquoi il le faisait... A moins qu'il ne lui fasse une blague de mauvais goût et que son héritage ne soit que dettes, ce dont elle doutait. Stan n'était pas un homme à voir de dettes, c'était à lui qu'on en devait. Et malgré la haine réciproque qu'ils s'étaient voués, ce qu'il avait fait, il lui laissait quand même tout. La surprise passée, elle le fixa avec autorité.


    « Non. »

Son refus pouvait paraître abrupt et un peu impoli. Premièrement, elle refusait en bloc tout ce qu'il voulait lui donner. Elle ne voulait pas de son club ni de sa villa ni de son argent. Elle n'en avait pas besoin et ce n'était pas elle qu'il devait en faire bénéficier. Qui, elle n'en avait pas la moindre idée, mais certainement pas elle. Elle ne voulait pas qu'il pense que, peut-être parce qu'il la mettait sur son testament, cela lui suffirait pour le pardonner de ce qu'il avait pu lui faire. Alors, non, elle ne voulait rien de lui. Mais peu importait, son "non" n'était pas destiné à cette partie de son discours mais bien à ce qui avait précédé. Plus que refuser ce qu'il lui laissait, elle rejetait ce service qu'il lui demandait. Elle ne s'occuperait pas de faire ramener son corps à Saint-Pétersbourg, mais pas pour les raisons qu'il pensait. Elle ne lui laissa d'ailleurs pas le temps de douter, explicitant presque aussitôt sa dénégation, murmurant si faiblement que lui aussi devait peiner à l'entendre.

    « Je refuse de m'occuper de ton cadavre Stan. Et je veux pas, parce que... Je vais te faire sortir d'ici. »

Plus qu'un souffle, c'était une promesse. Contre toute attente, et alors qu'elle avait depuis si longtemps espéré et souhaité sa chute, elle faisait aujourd'hui tout l'inverse et se positionnait d'elle-même pour être son salut. Les yeux droits dans les siens, elle espérait qu'il comprenne qu'elle ne se foutait pas de lui. Il devait penser qu'elle était devenue folle. Probablement avait-il du mal à comprendre son geste tout autant qu'elle en avait eu à saisir ce qu'il venait de lui balancer. Pour ne pas lui laisser le temps de se moquer, elle lui coupa l'herbe sous le pied, se penchant légèrement en avant, les coudes toujours posés sur la table, comme elle avouait en une confidence ce qui motivait sa détermination. Même si la raison lui paraîtrait peut-être tout aussi insensée.

    « Je te laisserai pas tomber pour un crime que j'ai commis. Pas celui-là... »




    She'll suck you dry... But still you'll cry, to be back in her bosom. To do it again. She'll make you weep... And moan and cry, to be back in her bosom. To do it again... Saviors and saints, devils and heathens alike... She'll eat you alive.
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Who will have mercy on your soul...[Anja]

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