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 Six pack after fight [Cillian]

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MessageSujet: Six pack after fight [Cillian]   Dim 9 Aoû - 22:51

    Fin du mois de Mai 2016

    Depuis combien de temps fuyait-il la réalité? Combien de temps à se cacher ci et là en ayant l’impression de devenir une ombre mouvante? Combien de temps à tenter d’oublier loin de tout et de tout le monde? Ici même, dans son pays natal…quelques semaines à peine, un mois. Et pourtant Igor avait la douloureuse sensation qu’une année entière venait de s’écouler et qu’il avait pris une dizaine d’années durant ce cours laps de temps.
    La paranoïa s’était envolée mais le doute persistait en surface. Un mois depuis qu’il avait accidentellement tué un membre du Club lors d’un combat et toujours rien. Pas la moindre ligne dans les journaux, aucune plainte ou déclaration de disparition. Ce type était mort dans l’anonymat le plus complet de ses mains et visiblement, personne ne le regrettait. Ça aurait dû soulager le jeune homme puisqu’il reprenait peu à peu pieds dans le monde réel en retrouvant sa liberté mais ça ne faisait qu’alourdir un peu plus sa conscience en l’empêchant de remonter la pente aussi rapidement qu’il aurait dû.

    Quelques jours à peine que le gérant était de retour chez lui, pourtant la mention « home sweet home » ne reflétait en rien son humeur actuelle. Trop longuement plongé dans une solitude forcée, Igor avait tenté de se changer les idées à bon nombres de reprises dans des endroits bondés, là où il pouvait passer inaperçu sans se sentir complètement seul. Mais ce dernier avait vite compris que même au milieu d’une centaine de personnes on ne se sentait pas pour autant entouré.
    Bien que le Club ait rouvert ses portes il y a peu il évitait encore de s’y trouver en soirée, juste par sécurité. C’était du moins l’excuse qu’il avait servi à ses hommes pour expliquer son absence en soirée. Mais la raison restait toute autre. Être là-bas lui rappelait trop vivement ce qui s’y était passé récemment et s’il voulait oublier cet incident et avancer, il se devait de prendre encore un peu de recul par rapport à la situation. Ce n’était pas facile, d’autant plus que le Fight Club, jusqu’à aujourd’hui, avait toujours été son havre de paix, le sanctuaire qu’il s’était crée pour oublier ses problèmes. Jamais il n’aurait pensé avoir à fuir cet endroit justement pour oublier lesdits problèmes. Une problématique qu’il avait du mal à gérer, d’autant plus quand son seul exutoire était de cogner pour oublier.

    C’était en pensant à cela, cogner pour oublier, et au doute persistant sur le fait qu’il se ferait pincer par les flics tôt ou tard que le jeune homme en était venu à penser à Cillian. Son ancien ami, un policier à la criminelle maintenant. Celui-là même qui l’avait sorti d’un mauvais pas quand il s’était fait embarquer pour infraction au couvre feu et qui lui avait confié être en manque de l’ambiance du Club. Tellement de différences pour tant de points communs, l’ironie dans toute sa splendeur.
    Il avait longuement hésité avant de se lancer dans cette aventure à double tranchant, parce que c’était soit sacrément culotté, soit complètement idiot. Sans doute un peu des deux. Mais dans une humeur où il n’avait, de son point de vue, plus grand-chose à perdre, il avait décidé que se jeter dans la gueule du loup n’était peut-être pas si suicidaire que ça. S’il revenait au petit matin chez lui, il pourrait toujours se faire interner chez les fous. Mais le Russe en avait assez de se morfondre sur son canapé, usé de ressasser le passé et ce qui s’était passé, épuisé de vivre avec les remords. Ne supportant pas les endroits trop bondés et à la mode et ne pouvant se réfugier au Club, il avait choisi d’aller mettre en pratique la proposition lancée par Cillian quelques mois plus tôt.

    C’est dans cette optique qu’il s’était rendu dans le Bronx, un quartier qui lui rappelait avec nostalgie son arrivée dans la Grande Pomme sept ans plus tôt. C’était ici qu’il avait débarqué, fait ses premiers pas et avait trempé dans de petits boulots pas toujours très propres. Avant même de rencontrer Stan, de se forcer à apprendre l’Anglais et travailler son accent pour le faire quasiment disparaître, avant même de s’allier avec ceux qui étaient devenus ses amis et le soutenaient aujourd’hui, c’était ici même qu’Igor s’était fait remarquer. Et c’était ici qu’il se retrouvait alors qu’il était au plus bas, comme pour boucler la boucle…

    Se garant à l’arrière du bâtiment où vivait le flic, il sortir de son véhicule, s’allumant une clope et prenant le temps de la fumer, levant les yeux vers les fenêtres où il devinait l’appartement de Henderson. Il fallait vraiment être cinglé pour aller frapper à la porte d’un flic à la criminelle quand on avait buté un type trente jours plus tôt. Complètement cinglé. Mais c’était pourtant exactement ce dont il avait besoin ce soir, il espérait juste que son ancien ami soit dans les mêmes dispositions.
    Terminant sa cigarette il finit par l’écraser sur le bitume, sortant un pack de bières avant de refermer sa voiture. Puis il se dirigea vers la porte de l’appartement du policier, frappant quelques coups brefs à celle-ci. Attendant patiemment que ce dernier vienne lui ouvrir, il leva les bières au moment où la flicaille apparut par l’entrebâillement.

    « De la bière et une bonne baston comme au bon vieux temps, ça te tente toujours? »

    Pas de bonjour, pas de comment ça va. Pas de préambules. Ça n’avait jamais été son truc de toute façon, les entrées en matière. Et puis ils avaient dépassé le stade de la fausse politesse depuis longtemps. Le jeune homme afficha tout de même un sourire amusé, simplement pour signifier la sympathie de sa proposition.


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MessageSujet: Re: Six pack after fight [Cillian]   Mer 12 Aoû - 9:47

►Six pack after fight ◄
Igor & Cillian


Vendredi 27 Mai – Aux alentours de 21h30

La télé en fond sonore sans que je n’y entende les paroles formulées par la bande de motard en pleines contemplation dans une sorte de maison close – Casse-dedi à toi poto, c’est ta série ! -, rediffusion d’une « vieille » série, je reste encore quelques instants sous la douche chaude. Je commence tout juste à me sentir plus léger, à souffler et ce, depuis quelques jours. Le mois d’avril a été rude émotionnellement parlant et le début du mois de Mai n’a pas franchement été mieux avec la merde qui nous ait tombés dessus. Une histoire de LSD dans l’eau… Si nous avions eu l’impression de revivre une scène apocalyptique, je me dis que ça aurait pu être encore bien pire si les autorités ne s’en étaient pas rendues aussi vite compte qu’un truc merdait quelque part. Je dirais même que ça n’était pas nous, adultes, qui avions le plus à craindre mais les gosses. Et je suppose que peut-être, certains d’entre eux sont morts. Il suffit qu’ils aient eu envie d’un bon grand-verre d’eau au levée, bu cul-sec et c’était finit pour un gosse de 6 ans.

Je me frotte le visage sous l’eau bouillante avant couper l’arrivée d’eau et de sortir de ma douche, m’enveloppant dans une serviette. Je croise mon reflet dans la glace et m’observe, quelques instants. J’ai des valises de dix tonnes sous les yeux et même si tout commence à se tasser, je n’arrive pas à me défaire de cette photo que j’ai fini par voir, par regarder. Le corps de mon frère, la gorge béante, dévêtue. Une autre où, encore en vie, mains attachées dans le dos dans une position … humiliante, laissant prévoir l’horreur qui l’attendait à cet instant… Une boule de nerf surgit, je détourne le regard. Ca me hante, encore. Chaque jour. Lui et tous les autres gamins qui y sont passés. Cet enfoiré prenait soin de garder chaque photo précieusement pour revivre ses fantasmes à défaut de pouvoir retourner sur le lieu du crime. Mes parents avaient déjà réussir à plus ou moins faire leur deuil mais de savoir le criminel entre les mains de la justice semble leur apporter un apaisement supplémentaire. Et j’ai l’impression que c’est tout l’inverse de mon côté. Je pensais y trouver une sorte de calme, d’aide au deuil mais tant que le jugement ne sera pas prononcé, je pense que je resterais sur mes gardes. La seule chose que je veux c’est qu’il prenne cher là où il est et où il sera définitivement, qu’il y crève après y avoir passé plus de trente ans d’enfer. J’aurai voulu le tuer, j’aurai pu le faire, j’aurai pu l’achever, le détruire, réduire sa sale gueule en une bouillie de chair. Ouais j’aurai pu. Mais ça aurait été trop facile. Après tout ce qu’il a fait, ce fils de chien ne mérite pas la mort, non. Mais une lente et longue torture sur plusieurs mois, sur plusieurs années. Et lorsque je revois sa sale gueule de tordu, jouant avec mes nerfs après avoir percuté qui j’étais, je me passe le visage sous l’eau glaciale. Un électrochoc brutale pour me ramener à la réalité, m’éloigner de tout ça.

Je prends la direction de ma chambre, enfile un tee-shirt et un jogging avant de me jeter sur le canapé, face à la télé, prenant une part de pizza encore chaude, livrée il y a un quart d’heure. Télécommande en main, je zappe de chaines en chaines, sans réellement trouvé un divertissement suffisamment accrocheur pour m’accaparer les idées. Jusqu’à ce que je tombe sur une chaine d’infos en continue…

« … Loyd Robertson qui, nous le rappelons, est accusé de pas moins d’une vingtaine de meurtre sur des enfants et adolescents entre 7 et 18 ans, y sera transférer afin de comparaitre devant le juge et répondre de ses actes. Il encourrait un emprisonnement à vie, voir, la peine de mort. Nous rappelons également que Robertson est également accusé de viols et de tortures sur mineurs, avant d’achever ses actes par un meurtre sanglants et… »

Plusieurs coups frappés à la porte me sorte de ma contemplation en un léger sursaut. Je baisse le son et me passe de nouveau une main sur le visage. Qu’il y soit transféré, oui. Qu’il y soit jugé mais ne le tuer pas. Pas maintenant. Je repense aux familles, à ceux que nous avons rencontrés pour leur annoncer personnellement la nouvelle mais aussi pour qu’ils reconnaissent leur propre gosse sur les photos trouvés… Questions de procédures où nous avons été obligés de les ramener, pour certains, 4, 6, voir 9 ans en arrière. De les ramener devant l’horreur.

Je me lève, sans forcément tiquer sur l’horaire, ni me demander qui vient frapper à cette heure-là. Probablement un voisin, ou Solène venu m’apporter encore une fois, un trop plein de nourriture, comme si elle avait peur que je meurs de faim entre deux de ces plats qu’elle me donne régulièrement. Un amour de grand-mère.
Je déverrouille la porte et …

- De la bière et une bonne baston comme au bon vieux temps, ça te tente toujours?

… Igor.
Je reste un instant bloqué sur ce type face à moi, paquet de bière levé vers moi. C’est bien la dernière personne que je m’attendais à voir ici et je constate que je n’en suis pas mécontent vu le sourire que j’affiche à l’instant. Quand à ce qu’il me propose, je me souviens parfaitement de ce soir où je l’ai eu en garde à vue alors que je ne l’avais pas revu depuis plusieurs mois, si ça n’est pas plus. Malgré ce fossé qui nous séparait tous les deux, je n’étais pas mécontent de revoir sa gueule de Blondie et je n’avais pas de mauvais souvenirs avec ce type. Loin de là. Le Fight Club représentait pour moi un moyen sûr et efficace pour exorciser tout ce qui pouvait me ronger à l’époque. J’y ai trouvé des adversaires de taille, je me suis fait démonté la gueule un bon paquet de fois mais l’inverse est valable. C’est pas comme si j’avais la carrure d’Erika. Et lors de cette garde à vue, je lui avais ouvertement proposé de venir me voir, si l’envie lui prenait, pour se rappeler du bon vieux temps. Traduction : Si tu veux qu’on mette mutuellement la gueule en travaux, la porte est ouverte.

Et je vois que ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

- Si ça me tente ? J’en ai rêvé toutes les nuits. J’affiche un grand sourire avant de m’écarter. Entre, vas-y.

Je referme derrière lui, non sans jeter un rapide coup d’œil au couloir et à la cage d’escalier.  Aux yeux de la société, il est le méchant, je suis le gentil. Et je suis surpris qu’il ait  pris le « risque » de venir jusqu’ici pour venir me voir même si, en soit, mon immeuble n’est pas situé dans les quartiers les plus huppés, loin de là. Le Bronx a l’avantage de me foutre la paix sur pas mal de point. Je le mène à la pièce principal qui me sert autant de cuisine que de salon et désigne le canapé.

- Installe toi, il y a de la pizza, fais comme chez toi.

Je lui prends le pack d’entre les mains, arrache le carton et en sort deux bière que je pose sur la table avant de mettre le reste au frigo, histoire qu’elle prenne un peu le frais. Eh, j’fais les choses bien ouais, j’ai un invité de marque. Allez savoir pourquoi j’me dis que j’aimerais bien voir la gueule d’Erika si elle savait qu’un mec comme Igor était un ancien – ou toujours ? – ami à moi. Un mec comme Igor… j’ai jamais eu de problème avec lui, c’est plutôt le reste du monde et les règles de la société qui ont eu un problème avec nous et notre différence de milieu. Si les membres du FC avaient appris que j’allais devenir flic à la crim’, j’suis pas certain que je serais là a décapsulé ma bière en m’installant à côté d’Igor après lui avoir donné la sienne. Sur ce coup-là, c’est à lui que j’dois une fière chandelle.

- Alors quoi de neuf part chez toi ? Je vois que tu t’es enfin remis, Robocop. Sourire et je bois une gorgée de bière avec délectation. L’épaule va mieux ?

Je n’avais pas prévu que ma soirée prenne cette tournure mais je n’en suis pas mécontent, au contraire. Et pour être honnête, même si ça n’est pas encore la question en cette seconde, je sens déjà l’adrénaline fourmiller au creux de moi à l’idée d’aller, à un moment dans cette soirée, recevoir les phalanges d’Igor en plein visage.
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MessageSujet: Re: Six pack after fight [Cillian]   Mer 26 Aoû - 22:30

    Ça y est. Il y était. En plein dans la gueule du loup. Et pas de flingue braqué sur lui, pas de placage musclé contre le sol, pas de menottes aux poignets, pas de listing sur ses droits constitutionnels. C’est qu’inconsciemment il s’était attendu plus ou moins à une réponse de ce style. Ça lui aurait démontré que quelque part, il existait une justice pour ce qu’il avait fait, que sa place était derrière les barreaux ou dans un cercueil bas de gamme six pieds sous terre. Que l’homme qu’il avait tué ne resterait pas anonyme parmi les autres et serait vengé de la plus noble des façons. Peut-être que quelque part, c’était ce qu’il était venu chercher. Une raison de penser que le monde ne partait pas complètement en vrille et que les types dans son genre ne demeuraient pas impunis pendant que des innocents se faisaient planter au coin d’une ruelle sordide. Qu’il n’avait aucun droit de déambuler librement dans les rues pendant qu’on pendait des types au bout d’une corde en plein Central Park.
    Mais il n’arriva rien de tout ça. Pas de flingue, pas de visage face contre terre, pas de menottes, pas d’arrestation. Seul un visage surpris céda la place à un large sourire avant que Cillian ne l’invite à entrer, se décalant sur le côté. Hésitant une toute petite seconde, sans doute plus par instinct qu’autre chose, le Russe finit par poser un pied dans l’appartement du flic, suivi du second avant que la porte ne se referme sur lui. Ça y est. Il y était. En plein dans la gueule du loup. Et bizarrement il se sentait moins mal à l’aise que durant ses longues semaines de solitude bloqué dans l’appartement dans lequel il se planquait. Plus malsain comme façon de fonctionner, ça paraissait compliqué à trouver. Mais Igor était bien trop las pour tenter de comprendre sa façon d’agir ce soir. Autant aller voir un psy et s’allonger sur un divan pour déballer sa vie, ce n’était définitivement pas son truc. Il laissait volontiers ça aux névrosés et dépressifs. Quoi que, avec ses joues émaciées et ses cernes violacées, il devait franchement ressembler à l’un d’entre eux. Bon sang il devait vraiment être un débile profond pour faire ce qu’il faisait.

    Par prudence tout de même - le comble alors qu’il venait squatter chez un flic après avoir buté un mec trois semaines plus tôt - il ne rata aucun mouvement de Henderson du coin de l’œil, comme pour vérifier qu’il n’avait pas essayé de le refroidir pour mieux le coincer après. Mais ce dernier se contenta de lui prendre le pack qu’il avait amené pour en sortir deux mousses en l’invitant à s’asseoir et à se servir en pizza. Non, si c’était une technique de flic c’était la plus pourrie de toute. Et dans un sens le gérant s’en trouva soulagé. Parce que ça signifiait que la police n’avait strictement rien sur son compte. Que même si le corps avait été retrouvé, ils n’étaient pas remontés jusqu’à lui. Que si personne n’avait parlé jusqu’ici alors personne ne le ferait jamais. Ça signifiait qu’il n’avait plus à se planquer dans ce petit appartement qui ressemblait d’avantage à une cellule de prison qu’un lieu de vie pour lui. Qu’il pouvait retrouver sa vie et plus important, sa liberté. Ça n’enlevait en rien le poids de la culpabilité sur ses épaules mais c’était la chose la plus positive de ces dernières semaines. Le jeune homme se demanda même si son masochisme suicidaire n’était pas en fait qu’un test pour s’assurer que les sirènes bleues et rouges ne lui collaient pas aux fesses. Qu’à bout de nerfs, épuisé, il n’était pas venu ici juste pour vérifier qu’il pouvait resté libre de ses mouvements et qu’il n’avait pas à se coller une balle dans la tête plutôt que moisir dans une prison d’état.
    Ne montrant rien de son changement d’humeur soudain, il s’affala comme un malpropre sur le canapé, louchant sur la pizza sans pour autant se servir, son appétit ne lui étant pas revenu pour autant.

    « Je prends la bière, je te laisse la pizza. Je me sentirais con si tu me filais un coup à l’estomac et que je me mettais à gerber de la sauce tomate sur le bitume. » répondit-il en décapsulant la bouteille, trinquant au goulot avec celle du flic avant d’en boire une longue gorgée.

    Parce que ouais, même s’ils discutaient comme deux bons vieux potes maintenant, viendrait le moment où ils iraient se foutre sur la gueule. Et c’est à cet instant que le Russe regretta que le vieux pote en question ne fasse plus partie de sa vie. Il adorait sa petite bande, serait prêt à crever pour quelques uns d’entre eux, et il aimait David, son bras droit, comme un frère. Mais c’était le problème à traîner avec des truands, on finissait par croire que le comportement qu’on adoptait était normal, que ce n’était pas si grave, qu’on était obligé d’agir ainsi. Et petit à petit, au fil des années, on glissait doucement mais sûrement vers ce quelque chose de sombre. Les limites imposées dans le passé s’effaçaient ou reculaient pour aller toujours plus loin. Trop loin?
    Alors se retrouver face à Cillian, ça lui prouvait qu’il restait quelques types bien. Du moins meilleurs que lui, et même s’ils ne pouvaient pas vraiment être « frères d’armes », ils pouvaient au moins partager ça.

    Igor évita soigneusement son « quoi de neuf ». Il se voyait mal lui dire la vérité et répondre par « oh tu sais, la routine » n’était pas vraiment son genre. Alors il se contenta de hausser l’épaule, celle-là même qu’il ne pouvait pas bouger à leur dernière rencontre.

    « Je suis opérationnel à trois cents pour cent pour te mettre ta raclée Henderson. Cette petite kiné ultra sexy a fait un excellent boulot sur moi » affirma ce dernier dans un sourire concupiscent.

    Il y avait du vrai et du faux là-dedans. La kiné qui avait rééduqué son épaule était en effet ultra sexy mais Igor avait une autre obsession en tête depuis trop longtemps maintenant pour jouer au chat et à la souris avec sa toubib.

    « Et toi alors? Mes infos t’ont été utiles? T’as coincé le type que tu cherchais la dernière fois? » demanda le gérant, finalement réellement intéressé par la réponse.


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MessageSujet: Re: Six pack after fight [Cillian]   Dim 30 Aoû - 22:56

De la sauce tomate sur le bitume ou alors ton sang que je vais te faire cracher ? C'est ce que j'aurai pu lui répondre à ce gros malin. Enfin « gros » n'est pas vraiment le terme approprié quand il s'agit de parler d'Igor mais tout le monde aura comprit que ça n'était juste qu'une façon de parler...
Nous sommes tous les deux affalés dans le canapé dont la TV n'émet qu'un léger bruit de fond. Bière à la main, pizza devant nous, ça faisait longtemps qu'une soirée comme celle-là ne s'était pas produite. Avec cette affaire sur Robertson je n'ai eu le temps de rien, si ce n'est de me noyer dans un brouillard opaque en rentrant chez moi. Revoir du monde me fait du bien, revoir Igor idem. Surtout en sachant qu'elle sera l'issue de cette soirée. Et sincèrement, me foutre sur la gueule avec lui me fera le plus grand bien même si beaucoup d'esprit ne le comprendront sûrement pas. En réalité je m'en branle.

- Je suis opérationnel à trois cents pour cent pour te mettre ta raclée Henderson. Cette petite kiné ultra sexy a fait un excellent boulot sur moi 
- SUR toi ? Sans déconner.

Je lâche un ricanement amusé tout en prenant note qu'il a volontairement ignoré mon « Quoi de neuf ? ». Je n'en tiens pas rigueur. Igor n'est pas le mec le plus bavard que je connaisse et ça ne me pose aucun problème. C'est pas tellement ce que l'on cherchait lorsque je faisais partie du FC et je ne pense pas que les choses aient réellement changé, même si je reste une oreille à l'écoute s'il a besoin de parler de quelque chose.
Je bois une nouvelle gorgée de bière avant de me pencher pour une part de pizza encore tiède. J'en croque une bouchée, paisiblement, affalé dans mon canapé. La quintessence de la tranquillité. Et je ne le prends pas à la légère quand il dit qu'il va me foutre une raclée mais je ne suis pas non plus incertain sur mes propres capacités. Ce combat promet et j'en frémis d'avance, quoi que nous en disions. Nouveau croc dans ma pizza et je m'essuie le coin des lèvres avec une petite serviette en papier posé sur la table basse.

- Et toi alors? Mes infos t’ont été utiles? T’as coincé le type que tu cherchais la dernière fois?

Retour à la réalité pour quelques secondes. Je m'arrête un instant dans ma mastication en portant mon regard sur la TV où les infos ont changées de sujet, puis avale en silence ma bouchée. Ce qu'il m'a donné comme infos n'ont pas été inutiles n'ont, puisqu'elles nous ont permis d'éliminer un suspect mais aussi de choper un enfoiré semblable. Je bois une nouvelle gorgée de bière avant de reporter mon intention sur Igor.

- Elles ont été utiles mais pas pour le bon type. Ca nous a quand même permit de trouver des trucs pas clairs chez lui et à l'heure qu'il est il doit être entrain de se faire joyeusement accueillir en taule...

Et crois moi que là bas, lorsqu'il s'agit de pédophilie, les mecs savent recevoir comme il se doit. Je bois une nouvelle gorgée, délaissant pour le moment ma part de pizza sur le carton.

- Mais ouais, on a quand même réussit à le choper grâce à un de nos indics. T'as peut-être dû en entendre parler aux infos. Robertson, c'était lui. Un gros fils de pute comme on en fait peu de nos jours.

Deux gorgées de bière alors qu'une colère sourde vibre sous ma peau et flambe aussitôt au creux de mes veines.
Oui, un enfoiré de première qui a tué mon frère et une trentaine d'autres gamins ces dix dernières années. Mais pas seulement. Tués. Torturés. Violés. Tout ce que nous n'arrivons pas à imaginer même dans les histoires les plus sordides. L'annoncé à mes parents n'a pas été chose facile mais j'ai l'impression qu'ils sont passé à autre chose grâce à ça. Et tout le sens inverse me concernant. J'ai foiré lors de cette enquête avec Robertson, à le cogner comme je l'ai fais et même si j'ai souvent détesté Erika je ne peux... que la remercier pour ce coup. De m'avoir sonner les cloches. Maintenant que l'affaire est terminée j'ai du mal à me délester de ce poids que j'avais lors de nos recherches. Robertson reste l'assassin de mon frère et de l'avoir eu en face de moi à clairement éveiller quelque chose de pas clair chez moi, un besoin irrépressible de le réduire en bouillie sous mes phalanges. Et ça m'est retombé sur la gueule par le chef. Avec un dossier comme le mien, on m'a bien gentiment fait comprendre qu'une petite visite de courtoisie auprès de ma psychiatre serait la bienvenue.

Soupire. Je secoue la tête en buvant une énième gorgée.
Je n'ai plus faim.

- Bon, tu veux te la manger quand ta raclée ? Tu veux peut-être prendre une petite tasse de thé avant ?

C'est une pure provocation lancée d'un air amusé tout en sachant que, peu importe le gagnant dans ce combat, j'en ressortirais plus vivant qu'en cette seconde. Plus vivant que ces dernières semaines passées.
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